Wikipédia:Sélection/Bretagne

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À l'Olympia (album d'Alan Stivell)

Le 16 février 2012, Alan Stivell est de retour sur la même scène quarante ans après le concert historique.

À l'Olympia est le premier album live et le quatrième album original d'Alan Stivell, produit en mai 1972 par le label Fontana. Il est enregistré en public à l'Olympia, le célèbre music-hall de Paris, le .

Avec une solide expérience musicale, principal acteur du renouveau de la harpe celtique, Alan Stivell s'entoure pour la première fois d'un orchestre de neuf musiciens. Le concert étant programmé sur Europe 1, l'une des trois radios françaises, le jeune chanteur breton bénéficie d'une audience estimée à sept millions d'auditeurs. Il propose une musique bretonne réarrangée et modernisée par l'ajout d'instruments folk et rock, ce qui est une innovation majeure. Chantant principalement en breton, il ajoute un air gaélique et deux chansons en anglais, donnant une dimension interceltique à sa musique. Des chansons bretonnes s'illustrent dans les hit-parades : l'instrumental Pop Plinn, qui marque l'interprétation d'une danse bretonne pour la première fois à la guitare électrique, ainsi que les chansons Suite Sudarmoricaine et Tri Martolod, entonnées tels des hymnes fédérateurs.

Ce concert, comprenant exclusivement des titres inédits, marque le début de la deuxième étape du renouveau breton. Plus de deux millions d'albums se sont vendus dans le monde, en France, mais aussi en particulier dans les pays celtiques et les États-Unis (reconnaissance du magazine Rolling Stone). S'en suit une « vague » bretonne et celtique en France et en Europe à moindre échelle, avec des décalages temporels, ayant même des répercutions dans le bloc de l'Est et au Maghreb. Celle-ci voit la naissance de nombreux groupes et porte la popularité de l'artiste durant les années 1970.

Abbatiale de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu

Vue générale de l'édifice.

L'abbatiale de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu est l'abbatiale de l'ancienne abbaye fondée au IXe siècle par des moines bénédictins et située à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu en France.

L'abbatiale, édifice de style carolingien, a accueilli un temps le corps de saint Philibert dont la commune tirera son nom. Suite à l'attaque du site par les Normands, les moines s'enfuient avec le corps du saint et se réfugient à Tournus. La communauté se reforme alors pour fonder un prieuré. Utilisée au XIXe siècle comme marché couvert, l'abbatiale ne sert alors plus à la célébration du culte. Des fouilles mettent à jour le sarcophage du saint et l'édifice est classé au titre des Monuments historiques en 1896. L'abbatiale est réaffectée au culte depuis 1936. C'est aujourd'hui l'un des monuments importants du pays de Retz ouvert aux visiteurs.

Aimé Picquet du Boisguy

Boisguy.jpg

Aimé Casimir Marie Picquet, chevalier du Boisguy, né le 15 mars 1776 à Fougères, et mort le 25 octobre 1839 à Paris, était un général chouan pendant la Révolution française.

Il était surnommé « le petit général » par ses hommes, en raison de son jeune âge. Encore enfant lors du début de la Révolution française, il se distingua par un engagement royaliste précoce, à 15 ans, il rejoignit l'Association bretonne et devint aide de camp de Armand Tuffin de La Rouërie. Dés lors son influence grandit, à 17 ans il prit la tête des chouans du pays de Fougères et de Vitré, et à 19 ans, il fut reconnu général.

Chef actif et excellent tacticien, Boisguy fit des pays de Fougères et de Vitré la zone la plus importante de la chouannerie d'Ille-et-Vilaine et l'une des prinipale de Bretagne. Il commandait des troupes disciplinées, bien organisées, souvent en uniforme mais manquant de cavalerie et surtout d'artillerie.

Aussi bien à la pacification de 1796, qu'à celle de 1800, Boisguy fut le dernier général chouan à déposer les armes, ce qui en fit une des figures majeure de la chouannerie.

Alan Stivell

Alan Stivell en concert à Quimper, 22 juillet 2016.

Alan Stivell, né le à Riom, est un auteur-compositeur-interprète et musicien français qui milite pour la reconnaissance culturelle, linguistique et politique de la Bretagne. Chanteur, il est aussi multi-instrumentiste : bombarde, cornemuse écossaise, whistles, synthétiseurs et surtout harpe celtique.

Avec la première harpe néo-celtique construite par son père, originaire de Gourin, il contribue à la renaissance de cet instrument et de la musique bretonne moderne. Héritier du premier renouveau musical breton avec la création des bagadoù, inspiré par le folk-song et le rock anglo-saxons, il nourrit le mouvement folk des années 1960. Sa personnalité et son travail ont joué un rôle majeur dans la popularisation de la musique celtique en Bretagne et dans le monde : il est en grande partie à l'origine de ce mouvement de renouveau des années 1970, notamment grâce à l'électrification de cette musique et par sa conceptualisation. Alan Stivell se rend ainsi célèbre par ses arrangements dans le répertoire traditionnel, même si l'autre partie de son œuvre est la création de nouveaux morceaux.

Reconnu aux États-Unis et au Canada en tant que harpiste new age, il réalise plusieurs tournées internationales. Il influence le sursaut que connaît la langue bretonne et la fierté du peuple breton. Il ouvre la voie à d'autres groupes ou artistes, suscite des vocations chez les jeunes, les luthiers, les enseignants et devient un modèle pour d'autres cultures. Il interprète majoritairement des paroles en langue bretonne, mais aussi dans d'autres langues celtiques, en français et en anglais. À la suite de son père, il élabore des prototypes de harpes électriques.

Son œuvre musicale s'enrichit d’un combat pour la reconnaissance de la culture bretonne et celtique et transmet des messages humanistes de fraternité au-delà des frontières. Cet esprit d'ouverture se traduit dès ses débuts par des métissages culturels et des fusions musicales, ce qui en fait l'un des précurseurs de la world music, qu'il définit clairement sur son premier album Reflets. La quête d'une « musique globale », dans l'espace et le temps, renforce le panceltisme et recentre la Celtie.

Armand Tuffin de La Rouërie

Armand Tuffin de La Rouërie.jpg

Armand-Charles Tuffin, marquis de La Rouërie, gentilhomme breton, né le à Fougères, mort le au château de la Guyomarais à Saint-Denoual, est un héros de la guerre d’indépendance américaine et l’organisateur de l'Association bretonne.

Parti en Amérique après une jeunesse orageuse, La Rouërie participa à la guerre d’indépendance américaine au sein de l'armée continentale. Connu sous le nom de Colonel Armand, il se distingua à la tête de la 1re légion de dragons et participa activement à la bataille de Yorktown. Admirateur de la Révolution américaine, ami de George Washington, La Rouërie revint en France avec le grade de brigadier-général, la croix de Saint-Louis et l'ordre de Cincinnatus.

De retour en Bretagne, La Rouërie défendit le parlement de Bretagne contre les édits de Versailles, ce qui lui valut d'être enfermé à la Bastille le .

Opposé à l'absolutisme, il vit d'abord avec joie les signes de la Révolution française mais le refus de la noblesse bretonne de députer à Versailles l'empêcha de jouer un rôle aux États généraux. Royaliste, libéral et franc-maçon, La Rouërie devint contre-révolutionnaire suite à la suppression des lois et coutumes particulières de la Bretagne. Il créa l'Association bretonne afin de lever une armée contre les révolutionnaires. Trahi, La Rouërie mourut avant de pouvoir terminer son entreprise mais le mouvement organisé par le marquis devait par la suite être précurseur de la Chouannerie.

Attentat de Roc'h Trédudon

Le pylône de Roc'h Trédudon à terre après l'attentat.

L'attentat de Roc'h Trédudon est la destruction, dans la nuit du 13 au , de l'émetteur de Roc'h Trédudon, situé à Plounéour-Ménez dans le Finistère, par un ensemble de bombes qui y avaient été placées. Il est revendiqué par l'organisation indépendantiste bretonne du Front de libération de la Bretagne (FLB) et prive l'Ouest de la Bretagne de télévision pendant plusieurs semaines. Intervenant dans un contexte de renaissance du mouvement nationaliste breton, il déclencha de très vives réactions, ainsi qu'une vaste polémique quant à la véritable identité des coupables.

Attentat du 7 août 1932 à Rennes

Monument pris pour cible et détruit par la bombe. Photo de 1911.

L'attentat du 7 août 1932 à Rennes est un attentat à la bombe visant une œuvre du sculpteur Jean Boucher symbolisant l'union de la Bretagne à la France, et placée dans une niche de l'hôtel de ville de Rennes. Celle-ci, représentant Anne de Bretagne, est depuis son inauguration en 1911 jugée dégradante par le mouvement breton, en raison de sa position agenouillée devant le roi de France.

Il prend symboliquement pour cadre les festivités marquant le 400e anniversaire de l'union de la Bretagne à la France qui ont lieu le même jour à Vannes. Premier attentat commis par le mouvement breton, il est aussi la première action du groupe armé Gwenn ha Du. Il est réalisé par Célestin Lainé, qui fournit la bombe, et André Geffroy, qui la pose.

L'évènement, bien que n'ayant que peu de conséquences concrètes politiquement, et ne représentant pas une date clef dans l'histoire du mouvement breton, acquiert immédiatement une forte charge symbolique parmi ses militants.

Attentat du château de Versailles

La galerie des Batailles, prise pour cible, ici en 2007.

L'attentat du château de Versailles entraîne la dégradation d'une partie de l'aile gauche du château de Versailles, principalement la galerie des Batailles, par l'explosion d'une bombe dans la nuit du 25 au . Cette bombe est placée la veille par deux membres du Front de Libération de la Bretagne (FLB), Lionel Chenevière et Padrig Montauzier, et provoque des destructions dans un rayon de 80 mètres, pour un coût de restauration d'un peu plus de trois millions de francs.

L'attentat intervient dans le cadre d'un regain d'activité du Front de Libération de la Bretagne entre 1976 et 1978, à une époque où la mouvance commence à prendre pour cible des biens culturels pour protester contre la signature de la Charte culturelle bretonne l'année précédente, dont les avancées sont jugées insuffisantes par le groupe.

Les deux auteurs de l'attentat, déjà placés sous surveillance par le service régional de police judiciaire de Rennes depuis plusieurs mois, sont arrêtés dès le 27 juin. Après un procès de trois jours, ils sont condamnés à quinze ans de réclusion criminelle le . À la suite de l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République en 1981, ils sont amnistiés en août de la même année.

Back to Breizh

La harpe et la voix d'Alan Stivell sont au service d'une musique à la fois contemplative et militante.

Back to Breizh (en français : « Retour vers la Bretagne ») est le vingtième album original d'Alan Stivell et son seizième album studio, paru le chez Dreyfus. Il représente une synthèse de la musique du harpiste, avec des côtés traditionnels, l'écriture de textes actuels et des expérimentations, entre la musique pop rock, new age et électronique. La fusion de sonorités contemporaines conserve néanmoins une plus grande place aux accents acoustiques et à la harpe celtique en tant qu'instrument électrique.

L'album, synthèse des idéaux défendus par Alan Stivell depuis toujours, a pour thèmes centraux les bienfaits du sentiment de civilisation (amour de sa terre et de sa tribu) et les dangers du sentiment de supériorité (conquêtes des grandes villes, du capitalisme et de l’uniformisme) qui va à l'encontre de la paix et qui tue des héritages de l'humanité (créativité, pensée, biodiversité).

Afin de concrétiser le mélange des différents genres musicaux qui touchent Alan Stivell, l'artiste convie des proches d'Étienne Daho pour le côté rock (Frank Darcel, Xavier Géronimi, Marcel Aubé), des musiciens et chanteurs issus du milieu traditionnel breton (frères Guichen, Gwennyn) et des spécialistes de l'électronique (Cooky Cue, Yves-André Lefeuvre). Apprécié par les journalistes spécialisés, Back to Breizh trouve écho dans le cœur des Bretons et à travers une tournée internationale.

Bagad

Le bagad de Penhars.

Un bagad (prononcé en breton : [ˈbɑːɡat], en français : [baɡad]) est un ensemble musical de type orchestre, inspiré du pipe band écossais, interprétant des airs le plus souvent issus du répertoire traditionnel breton. Il est composé de trois pupitres : bombarde, cornemuse écossaise et percussions. Selon l'importance du bagad, le pupitre percussions peut être organisé en deux pupitres, l'un de percussions traditionnelles (caisses claires, batterie), l'autre de percussions non traditionnelles.

Il trouve son origine historique dans la tradition des sonneurs, populaires dans la Bretagne du XIXe siècle. Dès le début des années 1930, sur le modèle des pipe bands, des premières tentatives de regroupement de sonneurs dans un même ensemble sont menées par Hervé Le Menn au sein de la diaspora bretonne en région parisienne. Dans la seconde moitié des années 1940, Polig Monjarret est à l'origine de la relance du projet, voyant la création des premiers groupes entre 1946 et 1948. Dans les années 1950 et 1960 sont ensuite fixés les principaux traits, sur la forme comme sur le répertoire musical.

Les activités musicales de ce type de groupe peuvent comporter la participation au championnat national des bagadoù organisé chaque année par Sonerion, des concerts de musique bretonne et tous styles musicaux, ainsi que l'accompagnement sonore de groupes de danses bretonnes ou de fest-noz.

Bagad Kemper

Défilé du bagad au Festival interceltique de Lorient 2011.

Le Bagad Kemper est un bagad originaire de la ville de Quimper dans le Finistère, en France. L'ensemble comporte aussi un groupe secondaire, le Bagad Glazik Kemper, ainsi qu'un bagad école, le Bagadig Kemper.

Il est créé en 1949 et remporte son premier titre de championnat des bagadoù dès 1951. Il connaît par la suite une période de performances moins bonnes jusqu'au milieu des années 1970 et remporte depuis régulièrement le championnat, le dernier étant obtenu en 2011. Il compte cette même année dix-neuf titres, ce qui en fait à ce jour le groupe le plus récompensé.

Ses productions musicales sont réalisées avec des artistes bretons comme Dan Ar Braz, notamment via leur participation à l'Héritage des Celtes, ou encore Red Cardell. Il a également travaillé avec d'autres musiciens de musique celtique tels que Carlos Núñez ou Susana Seivane. Ses participations aux œuvres d'artistes comme Johnny Clegg sont aussi notables. Le groupe a par ailleurs publié une quinzaine d'albums.

Bagad de Lann-Bihoué

Le bagad pendant un défilé.

Le bagad de Lann-Bihoué est un ensemble traditionnel de musique bretonne, un bagad, de la marine nationale française et le seul bagad militaire français et professionnel encore existant. Cette formation représente la Marine nationale et la France dans diverses manifestations nationales et internationales, et a joué à plusieurs reprises dans le cadre de ses activités devant des chefs d'État. Il est une source d'influence culturelle en Bretagne comme dans le reste de la France.

Il a vu le jour en 1952 sur la base d'aéronautique navale de Lann-Bihoué près de Lorient. Après avoir frôlé la dissolution à deux reprises en 1969 et en 1998, il connaît dans les années 2000 une étape de consolidation. Il a enregistré 13 albums lors de ses 60 ans d'existence, et participé à plusieurs morceaux ou albums d'autres artistes.

Les 30 sonneurs, qui signent un contrat d'un an renouvelable trois fois, écrivent et arrangent eux-mêmes les 90 minutes du répertoire du bagad, en apportant toute leur personnalité et leurs connaissances dans leur terroir de prédilection, ou dans un style de musique particulier.

Base sous-marine de Lorient

La base sous-marine de Lorient en 2006.

La base sous-marine de Lorient, ou encore base de sous-marins de Keroman, est un complexe de bunkers de la Seconde Guerre mondiale, situé à Lorient (Bretagne, France). Elle occupe l'extrémité de la presqu'île de Keroman, dans la rade de Lorient et donne sur le golfe de Gascogne. Elle prend le nom de base de sous-marins ingénieur général Stosskopf en 1946.

Construite entre 1941 et 1944 par l'Allemagne nazie pendant l'Occupation, elle est alors destinée à abriter les 2e et 10e flottilles de U-boote de la Kriegsmarine, tout en s'inscrivant dans le dispositif du mur de l'Atlantique. Sa présence est la cause de la destruction de la ville de Lorient par les aviations anglaise et américaine en janvier et février 1943, puis de la reddition tardive de la poche de Lorient le .

La base sous-marine est récupérée par la Marine nationale après le conflit et sera utilisée jusqu'en 1997 comme base de sous-marins. Géré par la Marine dans le cadre du développement du programme de SNLE français, et pour la création de constructions navales à base de matériaux composites, le site est consacré depuis lors à des activités civiles dont le pôle d'activité est centré sur le domaine maritime.

Depuis la fin des années 1990, le site est reconverti en un pôle nautique spécialisé dans la plaisance et la course au large. Il accueille par ailleurs un centre d'affaires tourné vers le monde maritime, un musée aménagé dans le sous-marin Flore, ainsi que la Cité de la voile Éric Tabarly.

Le complexe est composé de trois bunkers, Keroman I, II et III, de deux Dom-Bunkers situés dans l'espace du port de pêche de Keroman, ainsi que d'un bunker situé à Lanester sur les rives du Scorff. Le tout a nécessité le travail de 15 000 personnes et le coulage de près d'un million de mètres cubes de béton. Les trois bunkers de Keroman comptent entre cinq et sept alvéoles destinées à accueillir des U-boote, couverts par des toits d'une dizaine de mètres d'épaisseur.

Basilique Saint-Sauveur de Rennes

Façade de l'église vue depuis la rue du Guesclin.

La basilique Saint-Sauveur de Rennes est une basilique mineure de l’Église catholique romaine, sous le vocable de Notre-Dame des Miracles et Vertus, située au cœur du centre-ville historique de Rennes en France. Sa fondation, sous le vocable de Saint-Sauveur, est antérieure au XIIe siècle. Agrandie à plusieurs reprises et reconstruite au début du XVIIIe siècle, elle a été le siège d'une paroisse pendant près de 300 ans, jusqu’à la Seconde Guerre mondiale, puis à nouveau à partir de 2002. Suite à plusieurs événements qualifiés de miraculeux aux XIVe et XVIIIe siècle, le culte de Notre Dame s’y développe fortement pour aboutir à une érection en basilique en 1916. De style classique, cet édifice se distingue particulièrement par son mobilier : baldaquin du maître-autel, chaire en fer forgé, orgue, ainsi que les nombreux ex-voto déposés par les fidèles.

Bataille de Camaret

La tour Vauban à Camaret

Pendant la guerre de la ligue d’Augsbourg, la bataille de Camaret est une tentative anglo-hollandaise, organisée en 1694, de détruire une partie de la flotte française stationnée à Brest et de débarquer une troupe d’occupation en Bretagne.

Début 1694, Louis XIV décide de déplacer le champ des opérations militaires vers la Méditerranée et l’Espagne afin de contraindre cette dernière à signer la paix. Pour ce faire, sous les ordres de Tourville, il envoie sa flotte à proximité de Barcelone. Brest, vidée de ses troupes, semble un objectif facile pour le Prince d’Orange. Une opération militaire est montée pour prendre la ville. Renseigné du projet, le roi charge Vauban, avec peu de moyens, d’organiser la défense du secteur.

Le 18 juin, sous les ordres de l’amiral John Berkeley et du lieutenant-général Talsmash, une importante flotte d’invasion se présente à Camaret pour y débarquer plusieurs milliers d’hommes. Vauban, lors de son seul commandement militaire indépendant, met en déroute les troupes débarquées et fait échouer le projet.

Batz-sur-Mer

La chapelle du Mûrier.

Batz-sur-Mer (prononcé [bɑ syʁ mεʁ]) est une commune de l'Ouest de la France dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Elle est située sur une île qui, jusqu'aux environs du IXe siècle, demeure séparée du sillon de Guérande et de l'île voisine du Croisic. Le territoire de la commune fait aujourd'hui partie de la côte sauvage de la presqu'île guérandaise, avec des falaises rocheuses et des plages de sable du côté de l'océan Atlantique, et une large étendue de marais salants au nord-est et à l'est.

L'Homme a fréquenté ce territoire depuis le Paléolithique et l'Antiquité. En 945, le duc de Bretagne Alain Barbe-Torte, après avoir repoussé les Normands installés à Batz, en offre le territoire à l'abbaye de Landévennec qui y fonde un prieuré dédié à saint Guénolé. Les religieux qui s'y installent développent alors l'activité salicole de la paroisse, qui comprend les trèves du Croisic jusqu'en 1764, et du Pouliguen jusqu'en 1820.

Les marais salants font profondément partie de l'histoire de la localité et ont fortement influencé sa physionomie. On reconnaît ainsi un style architectural propre à cette zone salicole, qui a été durant les années 1970 l'objet de convoitises immobilières et de projets d'infrastructures, déjà en maturation depuis l'avènement du tourisme balnéaire et de la connexion ferroviaire de la fin du XIXe siècle ; en réaction, les différents acteurs professionnels, environnementaux et politiques de la région ont élaboré et fait accepter un modèle prenant en compte l'activité salicole et une protection environnementale dont les actuelles zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) sont les héritières.

Outre les marais salants et ses côtes, qui ont attiré nombre d'artistes aux XIXe et XXe siècles, dont Honoré de Balzac et Jean Fréour, la commune présente un patrimoine civil et religieux dont certains éléments sont classés par le ministère de la Culture, telle l'église Saint-Guénolé.

Bidet (cheval)

Bidet de selle.

Un bidet est un petit cheval trapu à tout faire, qui sert indifféremment à la selle, au bât ou au trait, essentiellement pour les roturiers ou des agents de l’État. Son existence est documentée du XVe siècle au XIXe siècle. En France, la plupart des individus sont originaires de Bretagne et du Morvan, où deux races sont identifiées. Plusieurs types existent en fonction de l'emploi recherché, tels que le bidet d'allure, le bidet de compagnie et le bidet de poste. Ils sont élevés de manière semi-sauvage, sans véritable sélection.

La plupart disparaissent au XIXe siècle avec l'industrialisation, qui induit un fort développement des routes carrossables et du chemin de fer, rendant les chevaux carrossiers et les chevaux de trait plus adaptés. L'utilisation du bidet breton et du bidet du Morvan régresse fortement dans les années 1850, si bien qu'à la fin du siècle, tous deux ont disparu. Si l'emploi du nom de « bidet » a beaucoup régressé au XXe siècle, ce petit cheval reste connu de la culture populaire à travers romans et expressions populaires, surtout grâce à la comptine « À dada sur mon bidet ».

Bidet breton

Lignol, un vieux bidet breton de 23 ans, d'après une photographie publiée en 1931.

Le bidet breton est un type de bidet, petit cheval élevé en Bretagne. Caractérisé par sa capacité à se déplacer à l'amble et élevé pour sa force de travail, le bidet est présent dès le Ve siècle. Au Moyen Âge, il est peut-être croisé avec des chevaux orientaux ramenés par la maison de Rohan. Il est très répandu en Bretagne jusqu'au milieu du XIXe siècle, pour tous les travaux qui demandent un cheval de peu de valeur. Les haras nationaux français luttent contre cet élevage et les transports se modernisent au XIXe siècle, rendant le cheval de trait plus recherché. Le bidet breton disparaît à l'orée du XXe siècle.

Ce sont de petits chevaux, toisant 1,30 m à 1,45 m, de robe généralement alezane. Réputés laids, ils disposent en contrepartie d'une grande endurance et d'une résistance proverbiale à l'effort. Les bidets servent essentiellement à la selle ou au bât, mais certains sont connus pour leur utilisation en course. Ils sont élevés dans le sud et le centre de la Bretagne, près de Briec, de Carhaix, de Loudéac, et sur le littoral du Morbihan.

Breton (cheval)

Jument trait breton à la robe alezane, typique de la race.

Le Breton est une race de cheval de trait originaire de Bretagne. Issu de robustes petits chevaux locaux, son élevage s'organise dès la fin du XVIIe siècle sous l'influence de très nombreux croisements. Apprécié des militaires comme des paysans pour son amble confortable, sa capacité de traction et sa polyvalence, le Breton connaît un grand succès à l'arrivée du XXe siècle. Il quitte par trains et bateaux entiers sa Bretagne natale depuis Landivisiau. Il sert d'améliorateur pour d'autres races de chevaux de trait. En 1912, le registre d'élevage de la race est officiellement créé pour rassembler ses deux types, le trait et le postier, avant d'être fermé aux apports de sang étrangers en 1951. S'il garde ses fonctions de cheval de trait plus longtemps que d'autres races françaises, les années 1970 marquent une forte réduction de l'élevage. La réorientation de celui-ci vers la production de viande à destination de l'Italie survient vers 1980. Avec l'essor de l'équitation de loisir dans les années 1990, le Breton retrouve ses anciennes fonctions de cheval d'attelage.

Le cheval Breton est très massif et musclé, il présente souvent une robe alezane et malgré sa taille modeste pour un trait, déploie un trot efficace et une grande puissance au travail. Plusieurs chevaux nommés Bretons ont historiquement existé, chacun provenant d'un biotope spécifique. Si le bidet ambleur originel a désormais disparu, tout comme son descendant le Centre-montagne, officiellement, deux types de chevaux bretons sont reconnus. Le postier Breton, fleuron de l'élevage, est à l'origine un cheval de poste utilisé aussi bien pour l'attelage que pour les travaux des champs. Le trait Breton, le plus grand et puissant de tous, est historiquement élevé sur les côtes du Nord de Bretagne et destiné au trait lourd agricole.

Il est devenu au début du XXIe siècle l'un des chevaux de trait les plus présents en France, avec le Comtois, bien que l'expansion de son élevage soit surtout liée à l'hippophagie. Il continue à s'exporter et le Brésil le reconnaît comme race. Grâce à sa rusticité, il entretient les espaces verts et valorise les pâturages de moyenne montagne. L'attachement des bretons pour leur cheval est resté très fort, proche d'une « parenté totémique », comme en témoignent de nombreuses manifestations et l'érection de statues à Callac et Landivisiau.


Bugul-noz

Selon certaines descriptions, le bugul-noz est un loup-garou.

Le Bugul-noz (/by.gyl.'noz/ en breton vannetais), ou bugel-noz, « enfant de la nuit » ou « berger de la nuit », est une créature nocturne du légendaire breton, proche du lutin et du loup-garou, et connue pour se présenter sous la forme d'un berger métamorphe portant un large chapeau. Surtout attaché au vannetais, qui forme l'actuel Morbihan, il est mentionné depuis le XVIIe siècle, et peut-être issu des créatures du type « appeleur ».

La tradition populaire parle de la crainte qu'il inspire et des moyens de s'en protéger. Il aurait pour fonction, selon Walter Evans-Wentz et Pierre Dubois, de prévenir les bergers attardés de l'arrivée des hordes nocturnes, et de les pousser à regagner leurs foyers. Les mères bretonnes effrayaient jadis leurs enfants en l'évoquant.

Centre de formation du Stade rennais football club

Inscription sur la façade de l'école technique privée Odorico.

Le centre de formation du Stade rennais football club est un centre de formation de football. Il a pour but de former les jeunes joueurs du Stade rennais FC, club de football professionnel situé à Rennes en Bretagne, en leur fournissant une structure d'hébergement, un accompagnement scolaire, et un programme de formation sportive. En tant que structure, il existe depuis la fin des années 1970, mais n'est développé que depuis 1987 avec la création de l'école technique privée Odorico. Auparavant, aucune structure de formation dédiée n'existe au club, ce qui n'empêche pas l'existence d'équipes de jeunes. Celles-ci remportent quelques titres, comme la Coupe Gambardella en 1973.

Les volontés affichées de développer la formation au Stade rennais permettent au fil des ans l'émergence de nombreux jeunes qui intègrent l'équipe fanion du club. Sous la direction de Patrick Rampillon, qui en est le directeur depuis 1987, le centre de formation connaît plusieurs succès sportifs, remportant des titres de champion de France dans certaines catégories, mais aussi deux nouvelles coupes Gambardella, en 2003 et 2008. Il se hisse également de 2006 à 2011 à la première place du classement des centres de formation français, classement établi annuellement par la direction technique nationale.


Centre de l'imaginaire arthurien

Claudine Glot, présidente du centre de l'Imaginaire arthurien, en conférence au siège au château de Comper.

Le Centre de l'imaginaire arthurien est un centre culturel soutenu par une association loi de 1901. Il est consacré à la matière de Bretagne, et tout particulièrement à la légende arthurienne. Fondé en mai 1988 à Rennes sous l'impulsion de différents spécialistes de la légende arthurienne, d'élus locaux, d'artistes et d'écrivains, son siège est situé au château de Comper, en forêt de Paimpont (Brocéliande), depuis 1990. Il organise chaque année une exposition consacrée à une thématique de la matière de Bretagne et une saison culturelle avec de nombreux événements, parmi lesquels la « Pentecôte du roi Arthur », les « Rencontres de l'imaginaire de Brocéliande » et la « Semaine du dragon ». Son investissement en faveur de la diffusion de l'art, de la culture et de l'histoire de la légende arthurienne ainsi que son action en faveur du public scolaire lui ont valu sa reconnaissance. Ses membres ont créé la maison d'édition Artus, pour publier des ouvrages consacrés à ces thématiques.

Claudine Glot préside le Centre arthurien depuis sa création ; il compte aussi de nombreuses personnalités, comme Philippe Le Guillou, Gilbert Durand et Michel Le Bris. L'elficologue Pierre Dubois, les artistes Séverine Pineaux, Bruno Brucéro et Didier Graffet ainsi que les universitaires Philippe Walter et Bernard Sergent font partie de ses piliers. Il est dirigé depuis 2008 par Nicolas Mezzalira, et a reçu la visite de nombreux invités prestigieux, comme Mario Vargas Llosa, Nolwenn Leroy et Patrick Poivre d'Arvor. Il accueille en moyenne 30 000 visiteurs par an, dont près d'un tiers de scolaires.

Chemins de fer départementaux du Finistère

Le réseau finistérien à son apogée

Les chemins de fer départementaux du Finistère sont un ancien réseau ferroviaire départemental à voie métrique. Composé d'un réseau desservant le Léon dans le Nord-Finistère et de 3 lignes isolées desservant le Sud-Finistère, ce réseau complétait, avec le réseau des Chemins de fer armoricains qu'il absorba en 1921, la desserte ferroviaire du Finistère qu'assuraient les « grandes compagnies » de l'Ouest et du PO, la première ayant par ailleurs affermé aux SE l'exploitation du Réseau breton à voie métrique.

Composant le « premier réseau » des chemins de fer d'intérêt local décidés par le conseil général du Finistère à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, ces lignes s'étendaient sur 214 km. Sauvées par la Seconde Guerre mondiale de la fermeture que le conseil général avait votée pour 1939, elles disparurent en 1946 [pourquoi ?].

Chemins de fer des Côtes-du-Nord

CdN-Gare centrale.jpg

Les chemins de fer des Côtes-du-Nord (CdN) est un ancien réseau ferroviaire départemental à voie métrique. Composées de 19 lignes, ces voies ferrées d'intérêt local quadrillaient le département des Côtes-du-Nord, en Bretagne. Avec ses 452 km, ce fut l'un des plus grands réseaux départementaux de France. Il doit en partie sa renommée aux nombreux ponts et viaducs construits par l'audacieux ingénieur en chef Louis Auguste Harel de La Noë.

Le réseau fut construit en deux étapes. L'exploitation du premier réseau, dont les lignes ouvrirent entre 1905 et 1907, avait été confiée à la Compagnie des Chemins de Fer des Côtes-du-Nord (CFCN). L'exploitation du second, dont les lignes ouvrirent entre 1916 et 1926, avait été confiée aux Chemins de Fer Armoricains (CFA). La Première Guerre mondiale mit ces deux sociétés en difficulté financière. En 1920, le département reprit les deux réseaux pour les exploiter en régie. Cependant les difficultés perduraient et les lignes furent fermées à partir de 1937. La dernière ligne ferma le 31 décembre 1956.

Cheval en Bretagne

Jument postier breton parée des couleurs de la Bretagne.

Le cheval en Bretagne, en dehors de toute notion relative à une race, a une nette importance historique, économique et culturelle. Peut-être introduit par les Celtes, le cheval est essentiellement employé comme animal de selle jusqu'au milieu du XIXe siècle, à travers le bidet breton. La plupart des éleveurs se spécialisent ensuite dans le cheval de trait et d'attelage avec l'amélioration des routes. Ils s'implantent surtout à l'ouest, en Basse-Bretagne, dans le Trégor et le Léon. Le cheval de trait Breton, animal de travail réputé, s'exporte en très grand nombre au début du XXe siècle, depuis Landivisiau.

L'élevage du cheval en Bretagne concerne aussi des races légères, notamment les chevaux de course qui naissent avec la multiplication des hippodromes, en particulier le cheval de Corlay. Si l'élevage du cheval de trait Breton reste prédominant, les sports équestres sont désormais bien implantés. Jadis compagnon indispensable des paysans et animal militaire, le cheval a changé de rôle mais l'attachement envers lui reste très fort. La Bretagne compte cinq pôles hippiques régionaux, dont les haras nationaux de Lamballe et de Hennebont. Le cheval est l'objet de nombreuses traditions bretonnes, incluant des pardons, des contes, des légendes et des chansons.

Cheval de Corlay

Ivan, alezan, 1,58 m, 5 ans. 1er prix de selle à Paris en 1911 et en 1912.

Le cheval de Corlay, ou demi-sang de Corlay, est un type de cheval demi-sang issu de croisements pratiqués autour de la ville de Corlay en Bretagne, entre les juments locales de race bidet breton et des étalons importés, principalement de race pur-sang. Destinée aux courses, cette variété de chevaux bretons est réputée pour avoir impressionné Napoléon III par ses capacités en steeple-chase. Par la suite, les éleveurs locaux se spécialisent dans ce cheval de course, en optimisant notamment l'alimentation par l'ajout de maërl dans leur ration. L'élevage du cheval de Corlay gagne une excellente réputation du milieu jusqu'à la fin du XIXe siècle. L'étalon le plus influent sur la race est Corlay, qui se reproduit de 1876 à 1897 dans la localité homonyme. La race est considérée comme fixée à la fin du siècle.

Le cheval de Corlay voit ses effectifs diminuer régulièrement au siècle suivant, en raison notamment de la concurrence du cheval de trait. Il disparaît pratiquement à la fin du XXe siècle. N'ayant jamais eu de registre généalogique sous son nom propre, il est désormais référencé en France parmi les chevaux AQPS (autre que pur sang), des chevaux de course de toute origines possédant une haute proportion d'ascendants pur-sang. La race de Corlay est considérée comme éteinte par la FAO.

Cheval Mallet

Le Cheval Mallet, d'après un montage sous le logiciel GIMP, en 2009.

Cheval Mallet ou cheval Malet désigne un cheval fabuleux et maléfique mentionné dans le folklore français autour de la Vendée, du Poitou, et plus fréquemment dans le pays de Retz, près du lac de Grand-Lieu. Il était censé apparaître le soir ou au milieu de la nuit sous la forme d'un magnifique cheval blanc ou noir, sellé et bridé, et tenter les voyageurs épuisés par un long voyage. Plusieurs légendes circulent à propos des imprudents qui chevauchèrent cette monture, et ne revinrent jamais à moins de posséder sur eux la rançon du voyage ou un charme de protection comme une médaille de Saint Benoît. Une fête fut également connue sous le nom de cheval Merlette, Merlet ou Mallet dans la commune de Saint-Lumine-de-Coutais, elle avait une fonction militaire, cathartique, de célébration du renouveau ou de carnaval, et mettait en scène plusieurs acteurs autour d'un chêne, dont un déguisé en cheval. Elle fut combattue par les autorités ecclésiastiques et interdite en 1791.

Château de Clisson

Vue générale de nuit.

Le château de Clisson se situe dans la ville de Clisson, sur un promontoire granitique dominant la rive gauche de la Sèvre nantaise.

Édifié par la puissante famille de Clisson du XIIIe au XVe siècle, ce château fort devient un point stratégique et défensif sur les Marches de Bretagne protégeant la frontière du duché de Bretagne. Le château n'est alors qu'une enceinte polygonale agrémentée de tours défensives. Après la chute des seigneurs de Clisson, le château devient la propriété des ducs de Bretagne puis de leurs descendants. Le duc François II de Bretagne transforme le château en véritable forteresse avec l'adjonction d'une seconde enceinte munie de nombreuses tours défensives couvrant la partie ouest, plus exposée.

Déserté par ses châtelains au milieu du XVIIIe siècle, le château est incendié par les troupes républicaines pendant la guerre de Vendée. Longtemps en ruines, il est en cours de restauration. Le château fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1924 ; les fortifications et terrains d'assiette ont été inscrits en 2004.

Château de Comper

Le château actuel, un manoir de style Renaissance abritant le Centre de l'imaginaire arthurien.

Le château de Comper est situé au nord de la forêt de Paimpont, à trois kilomètres à l'est du bourg de Concoret en France. À l'origine château fort médiéval profitant d'une position stratégique enviable grâce à la protection offerte par le vaste étang et la forêt qui l'entourent, il a connu diverses destructions et reconstructions au fil de son histoire, passant aux mains des barons de Gaël-Montfort, à celles des Laval, des Rieux, des Coligny et des La Trémoïlle. Démantelé en 1598 sur ordre d'Henri IV, il est incendié durant la Révolution française.

Il reste peu de traces de ses parties féodales, le manoir de style Renaissance ayant été reconstruit comme lieu d'habitation au XIXe siècle. Il est le seul des cinq châteaux historiquement liés à la forêt de Paimpont (et donc à la légende arthurienne) subsistant à ce jour, et se retrouve au centre de plusieurs légendes qui en font le lieu de naissance et de résidence de la fée Viviane.

Il abrite les expositions du Centre de l'imaginaire arthurien depuis 1990. Il fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis juin 1996.

Château médiéval de Pouancé

Le château médiéval surplombant l'étang de Pouancé

Le château médiéval de Pouancé est situé dans la commune de Pouancé, dans le département de Maine-et-Loire (France), à la frontière occidentale de l’ancienne province de l’Anjou, face à la Bretagne. Avec l’enceinte urbaine de la ville, dont une partie est encore visible aujourd’hui, il couvre une superficie de trois hectares. On le surnomme parfois « second château de l’Anjou » en terme d’importance, juste après le château d’Angers. Il fait partie des Marches de Bretagne et est le pendant angevin du château de Châteaubriant.

Sur un site fortifié au moins dès le XIe siècle, le château fort actuel est construit du XIIe au XVe siècles. Assiégé à plusieurs reprises pendant la guerre de Cent Ans, il devient une forteresse de premier plan à la fin du XVe siècle, lors du conflit entre le royaume de France et le duché de Bretagne. Le château fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le . Il a subi 40 ans de fouilles ponctuelles et de rénovations. Cependant, de nombreuses questions restent en suspens, le site n'ayant pas fait l'objet de recherches approfondies.

Cimetières de Nantes

Vue d'une allée du cimetière Parc.

Les cimetières de Nantes sont des lieux d'inhumation qui se situent au moins en partie sur le territoire de la commune de Nantes en France. La plupart des tombes relèvent du rite catholique. Depuis la fin du XIXe siècle les adeptes d'autres religions ont la possibilité d'enterrer leurs morts selon leurs rituels propres.

Certains cimetières tels que ceux de Saint-Léonard, de Chamfleuri, ou encore des Huguenots, ont disparu. La place des morts étant à la fois souhaitée hors de la ville et proche des lieux de cultes, principalement des églises (voire à l'intérieur de celles-ci), l'emplacement des cimetières a été en évolution constante. Les considérations de salubrité publique, les choix politiques et économiques, les oppositions religieuses (contre les Juifs puis les Protestants), les guerres (guerre de Vendée, les deux guerres mondiales), ont modelé le nombre, l'organisation et l'apparence des nécropoles que les Nantais connaissent au XXIe siècle. Le respect des croyances, des convictions, des choix de sépultures, la situation géographique (sauf une exception) en pleine zone urbanisée, la réglementation actuelle sont le fruit d'un processus historique...

Colonnes infernales

Vitrail représentant André Ripoché défendant un calvaire devant les soldats de l'armée républicaine.

Les colonnes infernales sont les opérations menées par les armées républicaines du général Turreau lors de la guerre de Vendée (1793 - 1796), en France, afin de détruire les dernières troupes vendéennes.

Après l'anéantissement de l'Armée catholique et royale lors de la Virée de Galerne, le général Turreau met au point un plan visant à quadriller la Vendée militaire par douze colonnes incendiaires avec pour ordres d'exterminer tous les « brigands » ayant participé à la révolte, femmes et enfants inclus, de faire évacuer les populations neutres ou patriotes, de saisir les récoltes et les bestiaux et d'incendier les villages et les forêts, de faire enfin de la Vendée un « cimetière national » avant de la faire repeupler par des réfugiés républicains. De janvier à mai 1794 les colonnes quadrillent les territoires insurgés dans le Maine-et-Loire, la Loire-inférieure, la Vendée et les Deux-Sèvres. Certaines se livrent aux pires exactions, tels que : incendies, viols, tortures, pillages et massacres des populations, souvent sans distinction d'âge, de sexe ou d'opinion politique. Ces atrocités coûtent la vie à des dizaines de milliers de personnes et valent aux colonnes incendiaires d'être surnommées « colonnes infernales ». Loin de mettre fin à la guerre, ces exactions provoquent de nouveaux soulèvements des paysans menés par les généraux Charette, Stofflet, Sapinaud et Marigny. Ne parvenant pas à vaincre les insurgés, dénoncé par les patriotes locaux et certains représentants en mission, Turreau finit par perdre la confiance du Comité de salut public, sa destitution mettant fin aux colonnes mais pas à la guerre.

Dahut

Évariste-Vital Luminais, La Fuite du roi Gradlon, vers 1884 (détail).

Dahut ou Dahud, parfois confondue avec Ahès, est un personnage majeur de la légende de la ville d'Ys, l'un des récits les plus connus du légendaire breton. Issue d'une figure féminine de l'Autre Monde propre à la mythologie celtique, Dahut était certainement une femme inspirée d'une déesse mère ou une fée gardienne des vannes empêchant les eaux de se répandre dans la ville sur laquelle elle règne. Son rôle et sa nature sont ensuite nettement modifiés par l'influence de la religion chrétienne et de la littérature.

Remaniée, sa légende en fait la fille unique de Gradlon, le roi de Cornouaille. Elle construit (ou fait construire) la ville d’Ys où le plaisir règne en maître, provoquant la colère d'un homme d'Église. Princesse de cette ville, Dahut finit par provoquer la submersion d'Ys par l’océan à cause de ses péchés. Selon différents collectages bretons plus tardifs, elle n’en est pas morte et continue de hanter la baie de Douarnenez et les côtes du Trégor sous la forme d’une sirène. Dahut intervient aussi dans un conte du roi Marc'h. Émile Souvestre introduit de nombreux détails littéraires sur sa luxure dans sa version de la légende, notamment la nuit que Dahut passe avec le Diable, cause de la submersion d'Ys. La version de Charles Guyot, écrite au début du XXe siècle, en fait la fille de Malgven, la « reine du Nord ». C'est généralement cette dernière version qui est reprise comme version canon de l'histoire de Dahut depuis le milieu du XXe siècle, en particulier par Jean Markale et Michel Le Bris.

Dahut est devenue un symbole du mal dans les versions courantes de sa légende. Cependant, d'autres analyses y voient l'incarnation d'un pouvoir spirituel féminin combattu par le christianisme ou une allégorie de la mer. Plusieurs artistes se font l'écho de cette vision et proposent une vision païenne de Dahut, dans laquelle elle a un enfant et se cache depuis dans sa cité engloutie. Sa légende connait un grand succès littéraire depuis le XIXe siècle. Elle reste très populaire de nos jours, Dahut apparaît dans de nombreux opéras, des chansons, des romans, des spectacles et des bandes dessinées.

Denez Prigent

Denez Prigent à la fête du chant de marin 2005.

Denez Prigent, né le à Santec dans le Finistère, est un auteur-compositeur-interprète français de chants bretons. Ses genres de prédilection sont le kan ha diskan, chant et contre-chant à danser, et la gwerz, chant dramatique racontant une histoire ou une légende. Depuis ses débuts sur scène à seize ans, il s'est fait connaître en interprétant des chants traditionnels a cappella, puis en renouvelant la musique bretonne par des textes originaux accompagnés d'une musique mêlant instruments acoustiques et échantillons électroniques. Auteur de cinq albums studio, d'un live et d'un best-of, il donne régulièrement des concerts en France et dans d'autres pays.

Domaine de la Garenne Lemot

Vue de l'allée d'accès à la villa Lemot.

Le domaine de la Garenne Lemot est un parc situé sur les communes de Gétigné et Clisson en Loire-Atlantique et de Cugand en Vendée. Il a été créé par le sculpteur François-Frédéric Lemot au début du XIXe siècle. L'ensemble se veut un hommage aux paysages et à l'architecture de l'Italie. Le domaine se compose d'une villa néo-palladienne surplombant la vallée de la Sèvre nantaise ainsi que des bois et des jardins où sont érigés des fabriques et des statues rappelant le style Antique ainsi que les maisons du jardinier et du portier de style italianisant.

Le conseil général de la Loire-Atlantique achète le domaine à la famille Lemot en 1968. Il est inscrit au titre des monuments historiques l'année suivante, et classé par étapes depuis 1988. Aujourd'hui, c'est un lieu de promenade et un centre culturel où sont régulièrement organisés des expositions d'art contemporain et des spectacles.

Duchesse Anne (trois-mâts carré)

Le Duchesse Anne, façon nuit américaine, devant le Musée portuaire de Dunkerque face à l'Hôtel de ville.

Le (ou la) Duchesse Anne, ex-Grossherzogin Elisabeth est le plus grand voilier, et le dernier trois-mâts carré français. Construit en 1901 par le chantier Johann C. Tecklenborg de Bremerhaven-Geestemünde (Brême) selon les plans de Georg W. Claussen, il est considéré comme un chef-d'œuvre d'architecture navale, en raison notamment de la forme profilée de sa coque en acier et de l'équilibre général du navire, qui ménagent un espace habitable d'une grande capacité, tout en innovant en matière de sécurité.

Ancien navire-école de la marine marchande allemande, passé sous pavillon français et remis à la Marine nationale française comme dédommagement de guerre, basé à Lorient et Brest sans jamais appareiller, il échappe de peu à la démolition, grâce à l'opiniâtreté de quelques passionnés dans les années 1970. Après une très longue restauration visant à lui faire retrouver son état d'origine, et conserver son authenticité de navire-école, il est, aujourd'hui, un bateau musée qui peut être visité dans le port de Dunkerque. Utilisé dans le cadre d'actions de communication événementielle, mais étant définitivement à quai, sa notoriété n'égale pas celle du Belem qui bénéficie, pour sa part, des effets médiatiques des rassemblements de gréements traditionnels.

La Duchesse Anne, qui a trois sister-ships et de nombreux « cousins », fait l'objet d'un classement au titre objet des monuments historiques depuis le 5 novembre 1982.

Encadrement technique du Stade rennais football club

L'entraîneur du Stade rennais Frédéric Antonetti, en discussion avec un arbitre lors d'une rencontre disputée par son équipe en août 2011.

L’encadrement technique du Stade rennais football club regroupe l'ensemble des techniciens chargés d'encadrer et de diriger sportivement l'équipe de football du Stade rennais et ses joueurs. Durant les trente premières années de l'histoire du club, au début du XXe siècle, la présence d'un entraîneur n'est pas régulière. Importée de Grande-Bretagne, cette pratique demeure un luxe pour les clubs français, et le capitaine joue alors un rôle prépondérant par rapport à ses coéquipiers. À l'image de son premier entraîneur, le Gallois Arthur Griffith, qui exerce entre 1907 et 1909, le Stade rennais emploie d'abord des techniciens étrangers, afin que ceux-ci apportent leur expérience à l'effectif rennais. À partir des années 1930, le Stade rennais passant sous statut professionnel, la fonction devient récurrente. Au cours des années, les différents entraîneurs qui se succèdent à la tête du Stade rennais s'entourent d'autres techniciens pour les seconder. Il s'agit d'abord de joueurs de leur effectif, puis de plusieurs adjoints dédiés à partir de la fin des années 1980, parfois spécialisés dans l'entraînement des gardiens de but ou dans la préparation athlétique des joueurs.

Après les techniciens exclusivement étrangers qui exercent au Stade rennais jusqu'en 1936, le premier entraîneur français du club est Jean Batmale, qui reste à la tête de l'effectif professionnel rennais jusqu'en 1945, de façon quasi ininterrompue. À l'instar de Batmale, nombreux sont ensuite les anciens joueurs du club à occuper la fonction d'entraîneur, comme François Pleyer, Salvador Artigas, Henri Guérin et Antoine Cuissard. Les années 1960 sont marquées par le passage de l'un d'entre eux, Jean Prouff, qui dirige le Stade rennais lors de ses deux victoires en Coupe de France en 1965 et 1971. Développant un jeu offensif et spectaculaire, il est ensuite désigné « entraîneur du siècle » lors du centenaire du Stade rennais, en 2001. Depuis lors, aucun technicien ne dépasse les quatre années de présence consécutives à la tête de l'équipe rennaise, ceux-ci se succédant au gré des résultats et des orientations sportives du club.

Équitation en Bretagne

Randonnée équestre sur une jument postier breton, près de Bourbriac.

L’équitation en Bretagne est pratiquée dès l'époque celte, perdurant par nécessité militaire et pour les déplacements. Si les courses de chevaux représentent une tradition très ancienne en Basse-Bretagne, le sport hippique, codifié en Angleterre, s'implante au XIXe siècle, au détriment de traditions plus populaires. La pratique de l'équitation se raréfie avec l'amélioration des transports aux XIXe siècle et XXe siècle, avant de connaître de profondes mutations causées par la croissance des marchés du sport et du loisir.

Le tourisme équestre est désormais très présent en Bretagne, notamment le long du circuit régional de randonnée Equibreizh. Les sports équestres ont valu, depuis la fin du XXe siècle, des récompenses européennes et mondiales à des Bretons, en particulier en endurance grâce à des cavaliers de niveau international comme Stéphane Fleury et Élodie Le Labourier. Nonobstant, la plupart des compétitions équestres organisées en Bretagne concernent le saut d'obstacles, en particulier au stade équestre du Val Porée et à Lorient.

Festival interceltique de Lorient

Joueurs de cornemuse lors d'un des concours du festival interceltique de Lorient.

Le Festival interceltique de Lorient, souvent réduit en FIL, est un festival de musiques celtiques qui se tient tous les ans à Lorient, en Bretagne. Il réunit des dizaines de groupes des pays et régions d'origine celtique pendant dix jours lors de la première quinzaine d'août.

Le festival trouve son origine dans l'accueil en 1971 d'une compétition de bagadoù. Il s'est tourné vers l'interceltisme dès l'année suivante pour se démarquer d'autres festivals de la région, puis s'est ouvert à d'autres formes d'expressions culturelles par la suite. Il devient à partir de la fin des années 1990 l'un des festivals français les plus importants par son nombre de visiteurs, en accueillant jusqu'à 800 000 visiteurs dont 115 000 entrées payantes en 2010.

Sa programmation est avant tout tournée vers des concerts et des spectacles de danses. Il accueille par ailleurs des compétitions musicales, comme des épreuves du championnat national des bagadoù, de danses comme celles de la fédération War 'l leur et des compétitions propres au festival. D'autres animations comme des défilés ou des activités de découvertes culturelles sont aussi organisées.

Il a une importante influence sur son territoire, tant sur le plan économique que sur le plan médiatique. Le festival agit aussi comme un acteur culturel, permettant la création et la diffusion dans le domaine des cultures bretonne et celtique.

Fée des houles

Illustration du conte « La fée des Houles », collecté par Paul Sébillot, publié en 1883 dans les Contes de terre et de mer.

Les fées des houles sont des fées bretonnes, propres à la côte de la Manche qui s'étend de Cancale à Tréveneuc en Haute-Bretagne, et à l'île de Guernesey. Elles vivraient dans les grottes et cavernes côtières nommées houles. Réputées magnifiques, immortelles et très puissantes, elles sont sensibles au sel. Plutôt bienveillantes, les fées des houles décrites par les récits locaux vivent en communauté, s'occupent à leur lessive, à cuire leur pain ou à garder leur troupeau, se marient avec des féetauds et sont servies par des lutins guerriers nommés les Fions. Elles viennent en aide de multiples façons aux humains qui le leur demandent, fournissant de la nourriture et des objets enchantés, mais se fâchent si l'un d'eux leur manque de respect ou acquiert le pouvoir de voir leurs déguisements sans leur accord.

Les collectes de Paul Sébillot, en langue française et gallèse, ont permis de rassembler une cinquantaine de contes et de fragments de légendes évoquant ces créatures. Les fées des houles, considérées comme des « semi-divinités », ont probablement été vénérées localement par les Hauts-Bretons. La croyance a beaucoup reculé au XIXe siècle, sous l'influence religieuse du christianisme et celle des professeurs des écoles. Les récits collectés évoquent eux-mêmes la disparition de ces fées, souvent en conséquence de la perte de leur immortalité et de leurs pouvoirs.

Fions

Les Fions sont des créatures du petit peuple surtout mentionnées dans le folklore maritime de la Haute-Bretagne, de type lutin. Ils sont peut-être d'origine anglaise, et l'essentiel des récits à leur sujet provient des collectes de Paul Sébillot, à la fin du XIXe siècle. Caractérisés par leur habitat dans les rochers et les grottes du rivage nord de la Bretagne, les Fions mènent une vie militaire en communauté avec les fées des houles, dont ils sont les serviteurs. Organisés en bataillons, ils guerroieraient sur un navire en or. D'après les contes, ils possèdent du bétail qu'il font paître et donnent parfois des objets enchantés ou de la nourriture aux humains. Pierre Dubois et Joann Sfar font intervenir un Fion dans la série de bande dessinée Petrus Barbygère, en 1996 et 1997.

Football Club de Nantes

Le Football Club de Nantes (FCN) est un club de football français, fondé à Nantes en 1943 par Marcel Saupin. Issu de la fusion de différents clubs nantais dans le but d’intégrer l’élite du football français, le FCN compte huit titres de championnat de France et trois coupes de France, ce qui constitue l’un des plus beaux palmarès du football français.

Ses équipes sont connues pour avoir développé, sous l’égide de José Arribas et de ses disciples Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix et grâce au talent de joueurs comme Philippe Gondet, Henri Michel, Maxime Bossis, José Touré ou encore Japhet N'Doram, un jeu vif et technique fondé sur le mouvement collectif et la rapidité d’exécution surnommé « jeu à la nantaise » par la presse et le public. À ce titre, les équipes du milieu des années 1960, de 1983 ou encore de 1995 sont particulièrement réputées.

Le FCN est également réputé pour son centre de formation, « La Jonelière », dont sont issus de nombreux internationaux français tels les champions du monde Didier Deschamps, Marcel Desailly, Christian Karembeu. Ces particularités ont permis au club de ne pas connaître de relégation jusqu’en 2007, après une série record de 44 saisons d’affilée en première division.

D’abord résident du stade Malakoff, devenu stade Marcel-Saupin en 1965, le FC Nantes utilise depuis 1984 le stade de la Beaujoire, le sixième plus grand en France à l’heure actuelle. Le club est présidé par Waldemar Kita depuis 2007. L’équipe première, entraînée par Claudio Ranieri depuis juin 2017, évolue en championnat de Ligue 1 depuis la saison 2017-2018.

François-Pierre Blin

« M. Blin, médecin, député de Nantes », dessin par Charles Toussaint Labadye.

François-Pierre Blin ou Pierre-François Blin, né à Rennes en 1756, mort en 1834, est un médecin et homme politique français, député aux États généraux de 1789.

Jeune médecin diplômé à Montpellier, il lutte pour faire admettre son droit d'exercer à Nantes. En 1788-1789, il est choisi pour présenter à Versailles les revendications du tiers état de la région, et participe à la rédaction des cahiers de doléances. Il est ainsi élu député de Nantes aux États de Bretagne, puis aux États généraux de 1789 et à l'Assemblée constituante. Il est un des membres fondateurs du club breton qui devient le club des Jacobins.

Jacobin à l'origine, Blin intervient vigoureusement à l'Assemblée. Il propose des motions pour la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, intervient sur la Constitution et les colonies, et en faveur des hommes de couleur. Il s'oppose à Mirabeau en se prononçant pour une véritable séparation des pouvoirs. Il s'élève contre la dictature et la répression. Intervenant contre les établissements religieux, il admet cependant ceux pour l'éducation et les œuvres de charité, et reste favorable à l'exercice du culte. Il modère ensuite sa participation, tempère ses opinions.

Après la session parlementaire, il reprend la médecine, appartient à la faction des Girondins. Prisonnier de l'armée royaliste, libéré par les républicains, il participe l'année suivante aux pourparlers de paix entre les Vendéens et la Convention. Plusieurs fois destitué et arrêté, il est libéré et réintégré en raison du manque de médecins. Il calque ses idées sur les changements politiques, devenant partisan du nouveau régime sous le Consulat et le Premier Empire puis royaliste réactionnaire sous la Restauration.

Médecin réputé, il exerce à Nantes où il bénéficie d'une bonne clientèle. Il devient médecin en chef aux armées sous le Consulat et chef de service en hôpital. Il écrit et traduit des ouvrages de médecine. Il est ensuite professeur puis directeur de l'école de médecine de Nantes, où son passé versatile lui est parfois reproché.

Galette-saucisse

Galettes-saucisses.

La galette-saucisse est un en-cas composé d'une saucisse de porc grillée, roulée dans une galette de sarrasin froide. Elle est principalement consommée en Haute-Bretagne, plus précisément en Ille-et-Vilaine et dans certaines parties de ses départements limitrophes : les Côtes-d'Armor, le Morbihan, la Loire-Atlantique, la Mayenne et la Manche.

Créée et popularisée au cours du XIXe siècle, elle réunit deux produits de la gastronomie bretonne. Le sarrasin, introduit en Bretagne au XVe siècle et cuisiné sous forme de galettes, est très largement cultivé dans les campagnes bretonnes jusqu'au XXe siècle. Substitut au pain pour les pauvres, son goût très prononcé est adouci par divers accompagnements. Parmi ces derniers, les charcuteries, dont la saucisse de porc, font partie des spécialités de la région rennaise.

La galette-saucisse devient, dès lors, un en-cas populaire, consommé debout et à la main, à l'occasion des fêtes, des marchés ou des événements sportifs. Elle est ainsi fortement associée au club de football du Stade rennais, et devient l'un des emblèmes de la gastronomie populaire de Haute-Bretagne.

Gallo

Le gallo est la langue d'oïl de la Haute-Bretagne. Il est traditionnellement parlé en Ille-et-Vilaine, en Loire-Atlantique et dans l'est du Morbihan et des Côtes-d'Armor, derrière une frontière linguistique allant de Plouha à la presqu'île de Rhuys. La limite orientale du gallo est moins claire, car il existe un continuum avec les langues d'oïl voisines. Certains linguistes considèrent par exemple que le gallo s'étend dans des régions contigües à la Bretagne historique.

Comme il n'y a pas de critères universellement acceptés pour distinguer les langues des dialectes, il n'y a pas de réel consensus sur la nature du gallo. Bien qu'elle soit essentiellement orale, cette langue est l'objet d'études universitaires et d'efforts de standardisation, et des ouvrages en gallo sont régulièrement publiés. Cependant, contrairement au breton, le gallo ne bénéficie pas d'une longue tradition de défense et de protection. Les deux ont toutefois été reconnues conjointement « langues de Bretagne » par le conseil régional de Bretagne en 2004.

Langue romane, le gallo n'est pas apparenté au breton, qui est une langue celtique. Les locuteurs sont les gallésants. « Gallo » est un mot venu de la langue bretonne et son utilisation par les gallésants est récente. Beaucoup d'entre eux utilisent simplement le terme « patois », bien qu'il soit souvent considéré comme péjoratif.

Malgré quelques initiatives pour l'enseigner à l'école et dans les universités, le gallo est en voie d'extinction. Les locuteurs sont généralement âgés et la transmission intergénérationnelle est très faible. Le gallo est considéré comme sérieusement en danger par l'Unesco. Le nombre de locuteurs du gallo est difficile à évaluer et il peut varier selon les estimations. D'après un sondage réalisé en 2013, le gallo et le breton auraient un nombre similaire de locuteurs, puisque 5 % des habitants de la Bretagne historique parleraient couramment le gallo, et 6 % le breton.

Groac'h

La Groac'h de l'île du Lok d'après Théophile Busnel, pour les Contes et légendes de Basse-Bretagne (1891).

Une groac'h (breton pour « fée », « sorcière » ou « vieille femme », pl. groagez) est une fée bretonne liée à l'eau. Multiforme, elle est souvent vieille et nocturne, apparentée aux ogres et aux sorcières, parfois avec des dents de morse. Réputée vivre dans des cavernes, sous le sable ou sous la mer, la groac'h a du pouvoir sur les éléments de la nature et maîtrise la métamorphose. Elle est surtout connue comme une figure malveillante, en particulier à cause du conte d'Émile Souvestre La Groac'h de l'île du Lok. La fée y séduit les hommes qu'elle change en poissons et les sert comme repas à ses hôtes, sur l'une des îles de l'archipel des Glénan. D'autres contes les présentent comme de vieilles fées solitaires pouvant combler de cadeaux et de dons les humains qui leur rendent visite.

Plusieurs toponymes de Basse-Bretagne sont attribués à une groac'h, en particulier des mégalithes dans les Côtes-d'Armor, ainsi que l'île de Groix dans le Morbihan, et le phare de la Vieille sur Ouessant. L'origine de ces fées appartenant à l'archétype de « la Vieille » est à rechercher dans des divinités féminines antiques diabolisées avec le christianisme. L'influence des écrivains bretons, au XIXe siècle, les a rapprochées de la figure féerique classique. La groac'h apparaît régulièrement dans des œuvres littéraires récentes, comme La Pâleur et le Sang de Nicolas Bréhal.

Gros-plant-du-pays-nantais

Bouteille de gros-plant-du-pays-nantais.

Le gros-plant-du-pays-nantais (connu aussi sous le nom simplifié de gros-plant) est une appellation d'origine vin de qualité supérieure (AOVDQS) du vignoble de la vallée de la Loire qui produit des vins blancs secs principalement issus du cépage folle-blanche.

Il couvrait, en 2008, une superficie de 1 372 hectares dans la région Pays de la Loire, principalement au sud de Nantes dans le département de la Loire-Atlantique et déborde sur celui du Maine-et-Loire et de la Vendée. Ce vin est aujourd'hui, avec 79 380 hectolitres, le premier vin de qualité supérieure de France en volume.

Comme son voisin le muscadet, le gros-plant-du-pays-nantais peut être élevé sur lie. Élaboré depuis plus longtemps que ce dernier, le vin est aussi plus sec avec une certaine fraîcheur (acidité) ; il se caractérise par une robe pâle à reflet vert et dégage des arômes à dominante florale (fleur blanche, aubépine...), agrume (citron...) voire fruit exotique, avec parfois quelques notes minérales. Il est particulièrement connu pour accompagner les fruits de mer, notamment les huîtres de Cancale, moules et autres bigorneaux.

Guerre de Vendée

Henri de La Rochejaquelein au combat de Cholet, 17 octobre 1793, peinture de Paul-Émile Boutigny, Musée d’histoire de Cholet

La guerre de Vendée est le nom donné à la guerre civile qui opposa partisans et adversaires du mouvement révolutionnaire, entre l’An I et l’An IV (1793 et 1796) au cours de la Révolution française, et plus particulièrement pendant la Première République.

Comme partout en France, la Vendée a connu des manifestations paysannes, entre 1789 et 1792. Mais c’est au moment de la levée en masse, en 1793, que la révolte ou rébellion vendéenne, aussi appelée insurrection vendéenne, s’est déclenchée dans un premier temps comme une jacquerie paysanne classique, avant de prendre la forme d’un mouvement contre-révolutionnaire.

Étalée sur trois années, la guerre a connu plusieurs phases, avec une brève période de paix, au printemps 1795. Elle ne s’est arrêtée qu’au début de 1796, après bien des combats, bien des morts et bien des destructions.

Guillaume Moullec

Guillaume Moullec, né le à Brest, est un footballeur français. Il dispute onze saisons au niveau professionnel et joue trois cent matchs pour quatre équipes différentes.

Fils d'un footballeur, Guillaume Moullec intègre le centre de formation du Stade brestois 29 à 12 ans, et joue avec les jeunes. En 1997, il poursuit sa formation au Montpellier Hérault Sport Club où il débute chez les professionnels en 2001. Il devient un titulaire récurrent à partir de 2003. Cependant, il subit, avec Montpellier, une relégation lors de la saison 2003-2004 et quitte le club en 2005.

Breton d'origine, il signe au Football Club de Lorient, en Ligue 2, et décroche la promotion avec les Merlus. Malgré une saison 2005-2006 très complète, Moullec alterne le poste de titulaire et le banc des remplaçants durant la saison 2006-2007. Non conservé, il rejoint le Football Club de Nantes, qui retrouve la Ligue 1 en 2008. Malgré des tensions, au début de la saison 2008-2009, il garde une place relativement importante au sein de l'effectif. Une blessure et des choix tactiques l'éloignent des terrains en fin de saison et les Canaris sont relégués en Ligue 2.

Le joueur retrouve Michel Der Zakarian au Clermont Foot 63 et reste deux saisons. La dernière, en 2011-2012, lui permet de devenir meilleur passeur de son équipe. Cependant, il n'est pas prolongé et se retrouve sans club. Le défenseur intègre l'USJA Carquefou en janvier 2013. Après un essai non concluant au DPMM Brunei en fin d'année 2013, il prend sa retraite de footballeur en 2014 pour devenir entraîneur du club amateur de l'AC Saint-Brévin.

Il est également un des joueurs ayant reçu le plus de sélections avec l'équipe de Bretagne de football avec cinq matchs de 2008 à 2013.

Hellfest

Scènes principales en 2008.

Le Hellfest, également appelé Hellfest Summer Open Air, est un festival de musique français spécialisé dans les musiques extrêmes, annuellement organisé au mois de juin à Clisson en Loire-Atlantique. De par sa fréquentation, il figure parmi les plus importants festivals de musique français, et est l'un des plus grands festivals de metal en Europe.

Il trouve son origine dans un autre festival musical, le Furyfest, qui se tient de 2002 à 2005 dans différents lieux des Pays de la Loire ; le Hellfest en prend la suite en 2006 puis connait, en quelques années, une hausse continue de sa fréquentation, passant de 22 000 pour la première édition à plus de 100 000 entrées en 2012.

Sa programmation est avant tout centrée sur le hard rock et le metal pour les deux scènes principales, tandis que chacune des quatre autres scènes du festival sont dédiées à un style plus particulier comme le black metal, le death metal, le punk hardcore, le doom ou le stoner, s'assurant ainsi la présence de groupes tels que Iron Maiden, Deep Purple et KISS, tout autant que celle de Slayer, Sepultura ou Anthrax.

Henri Gillard

Henri Gillard, plus connu sous le nom de l’abbé Gillard ou du recteur de Tréhorenteuc, est un prêtre breton attaché à l'église Sainte-Onenne de Tréhorenteuc de 1942 à 1962. Dès son arrivée, il fait restaurer cette petite église communale du Morbihan en la décorant de peintures qui mélangent le merveilleux celte à la foi chrétienne, à travers la symbolique du Graal. Il popularise nettement la légende arthurienne grâce à ses nombreux ouvrages et aux visites guidées du Val sans retour tout proche, qu'il organise. Durant ses années de service, il guide les visiteurs et les héberge dans l'église. Son action dynamise la commune de Tréhorenteuc, alors victime d'un important exode rural, pour en faire une destination touristique prisée. Désavoué et exilé par sa hiérarchie en 1962, l'abbé Gillard est finalement réhabilité et enterré dans l'église de Tréhorenteuc après son décès en 1979. Une statue à son effigie a été érigée et une association s'est constituée pour défendre ses œuvres et son héritage.

Histoire de la Bretagne

Allégorie de la Bretagne par Jeanne Malivel.

L'histoire de la Bretagne commence avec un peuplement dont les traces remontent à la préhistoire, dès 700 000 ans av. J.-C. La période néolithique qui commence vers 5000 av. J.-C. se caractérise dans la région par le développement d'un mégalithisme important se manifestant dans des sites comme le cairn de Barnenez, le cairn de Gavrinis, ou les alignements de Carnac. Au cours de sa protohistoire qui commence vers le milieu du IIIe millénaire av. J.-C., le sous-sol riche en étain permet l'essor d'une industrie produisant des objets de bronze, ainsi que de circuits commerciaux d'exportation vers d'autres régions d'Europe. Elle est habitée par des peuples gaulois comme les Vénètes ou les Namnètes dans les premiers siècles avant notre ère avant que ces territoires ne soient conquis par Jules César en 57 av. J.-C., puis progressivement romanisés.

Faisant partie de l'Armorique lors de la période gallo-romaine, elle voit se développer un commerce maritime important autour des ports de Nantes, Vannes et Alet, ainsi que des usines de salaison le long de ses côtes. Lorsque le pouvoir romain connait des crises aux IIIe et Ve siècles, les premiers Bretons insulaires sont appelés par le pouvoir impérial pour aider à sécuriser son territoire, commençant ainsi un mouvement migratoire qui se poursuit jusqu'au VIe siècle, et donnant naissance à plusieurs royaumes dans la péninsule. C'est pour prévenir des incursions bretonnes que le royaume franc voisin met en place une marche de Bretagne incorporant le comté de Rennes et celui de Nantes. Les Mérovingiens puis les Carolingiens tentent du VIe siècle au VIIIe siècle d'intégrer cette région au royaume franc, avec des succès limités et éphémères.

L'unité de la région sous la forme du royaume de Bretagne se fait en 851 avec le roi Erispoë, fils de Nominoë, mais ne perdure pas à cause des querelles de succession et des incursions normandes. Dès 939, un duché de Bretagne prend sa suite dans des frontières quasi définitives, administré par des ducs issus de maisons bretonnes de 939 à 1166, avant qu'il ne tombe dans la sphère d'influence des Plantagenêts puis des Capétiens. La guerre de Succession de Bretagne voit s'affronter de 1341 à 1364, sur fond de Guerre de Cent Ans, différentes factions qui luttent pour s'approprier le duché. Un pouvoir autonome émerge ensuite lors des XIVe et XVe siècles, qui mène une politique d'indépendance vis-à-vis du royaume de France, mais qui aboutit finalement à l'union de la Bretagne à la France en 1532...

Histoire de Lorient

La tour de la Découverte, dans l'enclos du port, datant de la Compagnie perpétuelle des Indes, et un des derniers vestiges de cette époque encore visibles.

L'histoire de Lorient commence avec la fondation de la ville, en 1666, pour fournir une base à la Compagnie française des Indes orientales. D'autres compagnies commerciales s'installent par la suite, jusqu'à la fin de l'ancien régime, participant ainsi à fournir à la ville ses équipements. À partir de 1688, le port est également utilisé par la Marine royale, qui y fait construire ou armer ses navires.

Le poids politique de Lorient s'affirme à partir de la Révolution française, et la ville gagne un rôle administratif à partir du premier Empire. Les arsenaux bénéficient, pendant le XIXe siècle, des vagues de modernisation successives dues à la vapeur, puis aux constructions métalliques, et, à la fin du XIXe siècle, le développement de la pêche apporte un nouveau pôle d'activité à la ville.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville héberge la plus grande base de sous-marins de l'époque, causant sa destruction presque totale. L'occupation de la ville dure jusqu'à la reddition de la poche de Lorient ; commence alors une époque de reconstruction, qui façonne un nouveau visage pour la ville, et qui s'étend jusqu'au début des années 1960.

L'histoire récente de la ville est marquée par une série de crises sectorielles. La cité entame alors une phase de reconversion, marquée par un développement socio-culturel porté par son festival interceltique, l'ouverture de l'université de Bretagne-Sud et un développement économique s'appuyant sur les activités liées à la plaisance et aux courses nautiques au large.

Histoire du Football Club de Nantes

L’histoire du Football Club de Nantes, club de football français basé à Nantes, commence au mois d’avril 1943 par le regroupement de plusieurs clubs nantais dont la Saint-Pierre de Nantes, le principal club amateur de la ville. Le FC Nantes prend le statut professionnel en 1945 lors de la montée dans le championnat national de deuxième division. Le club doit attendre ensuite une vingtaine d’années avant d’accéder, sous l’impulsion de son entraîneur José Arribas, au championnat de France de première division, qu’il remporte deux fois dans la foulée en 1965 et 1966 grâce au jeu offensif, collectif et agréable de ses « Canaris », salué par la France entière. Grâce à cette école de jeu, à la stabilité de son effectif et de son encadrement et à son centre de formation, l’un des premiers et des plus performants, le FCN maintient ses résultats sous Jean Vincent, puis sous Jean-Claude Suaudeau, disciple d’Arribas, et sous Raynald Denoueix, disciple des deux précédents.

Toujours réputé pour son jeu surnommé le « jeu à la nantaise » par les journalistes et les supporters, le FC Nantes, qui devient FC Nantes Atlantique de 1992 à 2007, se forge, malgré quelques périodes délicates, l’un des plus beaux palmarès de France, le deuxième en nombre de championnats (huit titres étalés de 1965 à 2001), auxquels il faut ajouter trois coupes de France. Moins performant sur le plan européen où il ne dépasse pas les demi-finales de la Coupe des coupes 1980 et de la Ligue des champions 1996, le FC Nantes est toutefois réputé pour la qualité de ses équipes à la fois sur le plan collectif et sur le plan individuel, avec quelques vedettes (Henri Michel, Vahid Halilhodžić, Jorge Burruchaga) et de très grands joueurs formés au club (Didier Deschamps, Marcel Desailly, Christian Karembeu, Claude Makelele)…

Histoire du Stade rennais football club

L'équipe première du Stade rennais à l'aube du XXe siècle.

L’histoire du Stade rennais football club, club de football français basé à Rennes en Bretagne dont le nom est couramment abrégé en Stade rennais ou Stade rennais FC, débute le , date à laquelle d'anciens étudiants créent sous le nom de Stade rennais un club omnisports où sont pratiqués le football et l'athlétisme. Rapidement, les footballeurs du club s'illustrent lors des premiers championnats régionaux organisés par l'USFSA. En 1904, le Stade rennais et un autre club local, le Football-club rennais, unissent leurs forces pour créer le Stade rennais université-club, adoptant les couleurs rouges et noires du second cité.

Après l'obtention d'un titre de champion de France interfédéral en 1917, l'entre-deux-guerres permet au Stade rennais d'acquérir une certaine notoriété sur la scène nationale en disputant deux finales de Coupe de France, toutes deux perdues, en 1922 et 1935. En 1932, il franchit le pas du professionnalisme, et participe au premier championnat du genre organisé en France. Pendant trente ans, le Stade rennais sillonne les divisions professionnelles sans parvenir réellement à y briller. En 1964, l'arrivée comme entraîneur de Jean Prouff est un déclic. En l'espace de sept ans, le Stade rennais remporte par deux fois la Coupe de France en 1965 et 1971, fait l'expérience de deux participations à la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, et s'installe de fait parmi les meilleures équipes de l'hexagone...

Hôpital Saint-Jacques de Nantes

Entrée principale de l'hôpital Saint-Jacques avec la chapelle au centre.

L'hôpital Saint-Jacques est le deuxième plus ancien des sept établissements hospitaliers gérés par le Centre hospitalier universitaire de la ville de Nantes (France), sur le territoire de laquelle il est implanté. Il se situe le long de la rive gauche de la Loire (bras de Pirmil), dans le quartier Saint-Jacques, au sud de la ville.

Édifié au début du XIXe siècle sur l'emplacement d'un ancien prieuré devenu dépôt de mendicité, il est destiné à remplacer l'hospice municipal alors en activité, baptisé Sanitat, devenu vétuste. À l'origine, le rôle de Saint-Jacques est d'offrir un hospice pour les aliénés, les vieillards indigents et les orphelins. Conçu selon les connaissances les plus avancées du début du XIXe siècle, il est l'objet d'aménagements réguliers pour répondre à l'évolution des techniques médicales et sanitaires, et à l'augmentation de la population accueillie. La destruction de l'Hôtel-Dieu, en 1943, fait de Saint-Jacques le grand hôpital généraliste de l'agglomération nantaise jusqu'en 1967. Il retrouve par la suite sa vocation d'origine, et est consacré à la gériatrie et à la psychiatrie.

Hôtel de Blossac

Façade de l'hôtel de Blossac, côté jardin.

L’hôtel de Blossac est un hôtel particulier du XVIIIe siècle situé dans le centre historique de Rennes.

Composé de deux ailes principales accolées, ce bâtiment, assorti de communs, est construit en 1728 à la suite de l'incendie de Rennes de 1720, sur un dessin supposé de Jacques Gabriel. Il présente une architecture classique unique en Bretagne, notamment pour sa superficie, la taille de son bâti, l'assemblage architectural de plusieurs bâtiments et son escalier d'honneur.

Propriété de la famille de La Bourdonnaye, comtes de Blossac, pendant près de deux siècles, il est loué par la ville comme résidence du commandant en chef de la province de Bretagne, avec un faste rappelant la cour de France. À la Révolution française, il est divisé en appartements et devient un immeuble, où naît Paul Féval.

Classé au titre des monuments historiques en 1947, il fait l'objet d'une restauration extérieure complète étalée sur une trentaine d'années alors que les appartements laissent place à des bureaux. Il appartient intégralement à l'État depuis 1982 et abrite, dans des locaux réaménagés et restaurés, la Direction régionale des Affaires culturelles de Bretagne et, dans les communs, le Service territorial de l'architecture et du patrimoine d'Ille-et-Vilaine.

Hôtel Gabriel

L'hôtel Gabriel.

L'hôtel Gabriel est un ensemble de bâtiments du XVIIIe siècle situé dans l'enclos du port à Lorient, en France. Ils sont l'œuvre de Jacques Gabriel, dans le cadre d'une commande passée par la compagnie perpétuelle des Indes pour la construction d'un siège des ventes de ses marchandises.

Les deux pavillons sont construits selon un plan symétrique et dans un style classique. Ils sont situés de part et d'autre d'une cour d'honneur, bordés au sud par un jardin à la française de deux hectares, et au nord par une place d'armes. Ils sont détruits lors de la Seconde Guerre mondiale mais reconstruits à l'identique entre 1956 et 1959.

Récupérés par la Marine royale en 1770 après la dissolution de la compagnie perpétuelle des Indes, ils sont utilisés par son état-major pendant près de deux siècles. En 2000, la municipalité de Lorient les rachète et y installe son service des archives.

Jack Kerouac

Jack Kerouac, par Tom Palumbo vers 1956.

Jack Kerouac (prononcer [ˈkɛruːæk, ˈkɛrəwæk]) (né le 12 mars 1922 à Lowell, dans le Massachusetts, mort le 21 octobre 1969 à St. Petersburg, en Floride) est un écrivain et poète américain qui compte parmi les membres les plus importants du mouvement de la Beat generation en littérature.

Il est aujourd'hui considéré comme l'un des auteurs américains les plus importants du XXe siècle ; il est même pour la communauté beatnik le « King of the Beats ». Son style rythmé et immédiat, auquel il donne le nom de « prose spontanée », a inspiré de nombreux artistes et écrivains et en premier lieu le chanteur américain Bob Dylan. Les œuvres les plus connues de Kerouac, Sur la route, considéré comme le manifeste de la beat generation, Les Clochards célestes, Big Sur ou Le Vagabond solitaire, narrent de manière romancée ses voyages à travers les États-Unis. Le genre cinématographique du road movie est directement influencé par ses techniques et par son mode de narration.

Jack Kerouac a passé la majeure partie de sa vie partagé entre les grands espaces américains et l'appartement de sa mère à Lowell dans le Massachusetts. Ce paradoxe est à l'image de son mode de vie : confronté aux changements rapides de son époque, il a éprouvé de profondes difficultés à trouver sa place dans le monde, ce qui l'a amené à rejeter les valeurs traditionnelles des années 1950, donnant ainsi naissance au mouvement des « beatniks ». Ses écrits reflètent cette volonté de se libérer des conventions sociales étouffantes de son époque, et de sa quête d'un sens à son existence. Un sens qu'il a également cherché dans des drogues comme la marijuana et la benzédrine, dans l'alcool également, dans la religion et la spiritualité (notamment le bouddhisme), et dans une frénésie de voyages enfin.

« Jazz poet » comme il se définit lui-même, Kerouac vante les bienfaits de l'amour (la passion charnelle est pour lui « la porte du paradis »), proclame l'inutilité du conflit armé, quel qu'il soit, et considère que « seuls les gens amers dénigrent la vie ». Jack Kerouac et ses écrits sont vus comme précurseurs du mode de vie de la jeunesse des années 1960, celle de la Beat Generation, « qui a ébranlé la société américaine dans ses certitudes. Elle a directement inspiré aussi bien les mouvements de mai 1968 que l’opposition à la guerre du Vietnam, ou les hippies de Berkeley et Woodstock. Pourtant la Beat Generation a aussi contribué à enrichir le mythe américain. Sur la route, le roman le plus connu de Kerouac, est une ode aux grands espaces, à l’épopée vers l’ouest, à la découverte de mondes nouveaux. »

Jean Robic

Jean Robic en 1947.

Jean Robic, né le à Condé-lès-Vouziers dans les Ardennes et mort dans un accident de la route, le à Claye-Souilly en Seine-et-Marne, est un coureur cycliste français.

Professionnel de 1943 à 1961, il a notamment remporté le premier Tour de France de l'après-guerre en 1947, exploit accompli sans jamais porter le maillot jaune au cours de l'épreuve. Jusqu'au terme de sa carrière en 1959, à trente-huit ans, il remporte six étapes, dont une seule sous le maillot jaune lors du tour de 1953.

Il a également remporté le premier championnat du monde de cyclo-cross, en 1950. Auparavant, il avait gagné en 1947 le critérium international de cyclo-cross, à l'époque championnat du monde officieux. À son palmarès figurent également un titre de champion de France de cyclo-cross et une Polymultipliée.

Très bon rouleur et excellent grimpeur, il s'avère moins à l'aise dans les épreuves contre-la-montre et les descentes de col, sans doute en raison de sa corpulence relativement chétive. Il a été l'un des coureurs français les plus populaires de l'après-guerre et est parfois considéré comme l'incarnation de « l'anti-Bobet ».

Jetins

Les Jetins sont de petites créatures de Bretagne, surtout mentionnées par Paul Sébillot le long du littoral de l'Ille-et-Vilaine et sur l'île de Guernesey. Par rapport aux lutins du même type, ils sont caractérisés par leur grande force permettant de jeter d'énormes rochers sur une très longue distance, et par leur habitat, essentiellement dans les rochers et les grottes du rivage. Ils ont aussi l'habitude, très crainte des humains, d'enlever de beaux bébés pour y substituer leurs changelins vieillots. Pierre Dubois donne de nombreux détails sur l'apparence des Jetins dans La Grande Encyclopédie des lutins.

Kerlenn Pondi

Deux sonneurs du bagad lors du festival interceltique de Lorient en 2013.

La Kerlenn Pondi est un ensemble traditionnel regroupant un bagad et un cercle celtique. Il est fondé à Pontivy dans le Morbihan en 1953 sur la base de deux groupes plus anciens, la Garde Saint-Ivy et les « Moutons Blancs ». Il hérite du nom de cette dernière association comme surnom, en raison de la couleur et de la texture laineuse des costumes de cette région.

Son bagad évolue en 2015 en première catégorie du championnat national des bagadoù, qu'il a remporté une seule fois en 2011. Il a par ailleurs produit cinq albums depuis sa création. Son cercle celtique évolue lui dans la seconde catégorie des concours de Kendalc'h, qu'il a remporté une seule fois en 1966. Ces deux groupes se produisent fréquemment ensemble et sont à l'origine de la sauvegarde d'airs de musiques bretons, notamment de danse comme la laridé-gavotte et la gavotte Pourlet.

L'association est aussi active dans d'autres domaines de la culture bretonne, touchant par exemple la langue bretonne et l'organisation d’événements comme le Kan ar Bobl.

Lac de Grand-Lieu

Photo satellite du lac (crédit : CNES - Spot Image).

Le lac de Grand-Lieu est un lac situé en France, au sud-ouest de Nantes, à une dizaine de kilomètres au sud de la Loire, en presque totalité sur le territoire de la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, dans le département de la Loire-Atlantique.

Du fait de la très faible déclivité du terrain qu'il recouvre, il est caractérisé par une superficie très fluctuante, une faible profondeur, et un fonctionnement qui évoque plutôt celui de grands lacs peu profonds comme le lac Tchad, que celui de la plupart des autres grands lacs de France. Il s'agit en hiver du plus grand lac naturel de plaine français.

La faune et la flore du lac sont remarquables. Ce sont 270 espèces d'oiseaux, 19 espèces de reptiles et batraciens, 30 espèces de poissons et une cinquantaine de mammifères qui peuplent le site. C'est notamment un milieu très favorable pour l'anguille d'Europe. La zone du lac abrite 250 espèces de végétaux et 220 d'algues. Huit plantes s'y trouvant sont protégées au niveau international. La majeure partie du lac est recouverte d'herbiers flottants. Il a été classé en 1995 comme zone humide d'importance internationale par la convention de Ramsar.

Languidic

Rue de Lanveur.

Languidic (prononcé [lɑ̃ɡidik] ; en breton Langedig) est une commune française située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Par sa superficie, Languidic est la commune la plus étendue du Morbihan et la troisième de Bretagne derrière Scaër dans le Finistère et Paimpont en Ille-et-Vilaine ; par son nombre d'habitants, elle était en 2012 la 17e commune du Morbihan.

Les premières activités humaines se manifestent sur le territoire communal dès le Néolithique ; plusieurs traces du passage de l'Homme sont aujourd'hui encore visibles. La voie romaine reliant Vannes à Quimper fixe le peuplement à l'époque antique. Faisant historiquement partie du Vannetais, Languidic, mentionnée dès le XIIe siècle, est attachée à plusieurs personnages chrétiens : saint Kinède d'abord, qui lui donne son nom ; Aubin d'Angers, vraisemblablement né dans la localité et premier patron de la paroisse, et enfin saint Gurloës, qui y serait mort ou aurait installé son ermitage près du Blavet. Sa proximité avec la cité médiévale d'Hennebont et la cité portuaire de Lorient lui ont parfois valu un passé tumultueux, notamment pendant la guerre de Succession de Bretagne, la Chouannerie ou plus récemment, la Seconde Guerre mondiale. Maintes fois remaniées, ses frontières actuelles sont définitivement adoptées après 1945.

À la périphérie de l'aire urbaine de Lorient, cette commune de tradition rurale est surtout connue pour la richesse de son patrimoine naturel et religieux. Établie sur la rive gauche du Blavet, la commune est longée par un chemin de halage de 18 km, principale activité touristique. En outre, quatorze chapelles, abritant un riche mobilier liturgique, sont disséminées sur le territoire. La plus remarquable reste la chapelle Notre-Dame-des-Fleurs au bourg, classée au titre des monuments historiques depuis 1922.

Ligne d'Auray à Quiberon

Le « Tire-Bouchon » en gare de Quiberon.

La ligne d'Auray à Quiberon est une ligne de chemin de fer française à voie unique et écartement normal qui constitue un embranchement de la ligne de Savenay à Landerneau, ligne radiale du sud de la Bretagne. Elle permet, à partir de la gare d'Auray, la desserte de la presqu'île de Quiberon.

Elle est construite par l'Administration des chemins de fer de l'État, puis mise en service en 1882 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans (PO). En 1972, le trafic voyageurs, qui n'est plus assuré l'hiver, est limité à deux trains quotidiens pendant l'été.

Pour faire face à l’encombrement chronique de l'unique route permettant de rejoindre la presqu'île de Quiberon depuis le continent, la ligne prend un nouveau départ en 1985, avec la mise en service de navettes à tarif unique, proposé conjointement par la région Bretagne et la SNCF dans le cadre du service TER Bretagne. Le nom de ce service de navettes est directement lié aux embouteillages que les trains permettent ainsi d'éviter : « Tire-Bouchon ». Cette exploitation permet une desserte plus consistante de la presqu'île pendant les deux mois de la saison estivale. Le reste de l'année, un service routier par cars TIM, organisé par le département du Morbihan, permet les liaisons entre les gares d'Auray et de Quiberon.

Malgven

Malgven ou Malgwen(n) est un personnage introduit dans la légende de la ville d'Ys à la fin du XIXe siècle par Édouard Schuré, peut-être à partir d'une légende locale du cap Sizun. Elle est rendue célèbre par Charles Guyot au début du XXe siècle, dans sa version littéraire de la légende d'Ys. Valkyrie et reine du « Nord », Malgven règne sur ses terres avec son époux vieillissant, le roi Harold. Elle rencontre le roi Gradlon parti en expédition et en tombe amoureuse. Elle le persuade de tuer son mari et de s'enfuir avec elle sur son cheval Morvarc'h, jusqu'aux terres bretonnes de Gradlon. Le voyage dure un an, durant lequel elle donne naissance à une fille, Dahut. Malgven meurt après l'accouchement.

Bien qu'elle n'ait peut-être rien d'authentique dans la légende de la ville d'Ys, Malgven restitue à sa fille Dahut une origine féérique et participe à l'aspect dramatique et romantique de cette légende. Ce personnage est repris dans nombre de productions plus récentes, notamment des romans, une pièce de théâtre et une bande dessinée.

Margot la fée

Margot la fée est, dans les traditions de Bretagne et de la Mayenne, le nom générique de certaines fées terrestres. Elles sont surtout connues en Centre-Bretagne, particulièrement dans les Côtes-d'Armor. Vraisemblablement issues de la fée Morgane et avant elles d'un aspect de la Terre mère, les Margot la fée sont assez puissantes. Elles peuvent se rendre invisibles, se métamorphoser et transformer autrui. Réputées excellentes danseuses, souvent généreuses et parfois cruelles, elles prennent plaisir à mettre les humains à l'épreuve par le don d'or et d'objets. Elles sont créditées d'avoir bâti plusieurs monuments, et posséderaient d'immenses trésors cachés sous la terre. Elles ont des animaux, souvent du bétail.

Contes et légendes parlent des habitudes de ces fées, qui enlèvent les enfants humains pour les remplacer par les leurs et deviennent les marraines de bébés qu'elles nomment et couvrent de dons plus ou moins arrangeants. Elles récompensent les justes et punissent ceux qui leur font du mal, se montrent avides, ou font preuve d'indiscrétion envers elles. Elles se montrent parfois voleuses. De nombreux mégalithes et rochers seraient les demeures de ces fées, ou bien leurs meubles et leurs outils : table, fuseau, chambre, sabot, fauteuil, berceau... Elles ont fait l'objet de cultes et de croyances, en particulier à la grotte Margot. Ces croyances, jusqu'à la fin du XIXe siècle, ont poussé plusieurs personnes à leur offrir des animaux en sacrifice et à rechercher leurs trésors supposés.

Merlin (magicien)

Merlin, tel que représenté dans l'édition originale des Chroniques de Nuremberg d'Hartmann Schedel, 1493.

Merlin, communément appelé Merlin l'Enchanteur, est un personnage légendaire, prophète magicien doué de métamorphose, commandant aux éléments naturels et aux animaux dans la littérature médiévale. Sa légende provient à l'origine de la mythologie celtique galloise, et s'inspire certainement d'un druide divin, mêlé à un ou plusieurs personnages historiques. Son image première est assez sombre. Les plus anciens textes concernant Myrddin Wyllt, Lailoken et Suibhne le présentent en « homme des bois » torturé et atteint de folie, mais doté d'un immense savoir, acquis au contact de la nature et par l'observation des astres. Après son introduction dans la légende arthurienne grâce à Geoffrey de Monmouth et Robert de Boron, Merlin devient l'un des personnages les plus importants dans l'imaginaire et la littérature du Moyen Âge.

Dans le cycle arthurien, dont il est désormais indissociable, Merlin naît d'une mère humaine et d'un père diabolique. Bâtisseur de Stonehenge, il emploie ses sortilèges pour permettre la naissance du Roi Arthur et son accession au pouvoir, grâce à l'épreuve de l'épée Excalibur et à la formation de la Table ronde. Conseiller du roi et de ses chevaliers, il prédit le cours des batailles, influe sur leur déroulement et entraîne la quête du Graal. Homme sauvage proche du monde animal, Merlin se retire régulièrement en forêt pour y rencontrer son scribe et confident Blaise. Son histoire connaît différentes fins selon les auteurs, la plus connue étant celle où il tombe éperdument amoureux de la fée Viviane, à laquelle il enseigne ses secrets de magicien. Elle finit par l'enfermer à jamais dans une grotte ou une prison d'air, en usant de l'un de ses propres sortilèges.

Merlin est mentionné très régulièrement dans la littérature depuis le Moyen Âge, qui a construit son image par inspiration successive entre différents auteurs. Archétype du sorcier ou du magicien, son nom est fréquemment associé à la fonction d’« enchanteur », notamment depuis que ce terme a servi de titre à la version française du célèbre dessin animé de Walt Disney dans les années 1960, Merlin l'Enchanteur. Il reste une source d'inspiration pour de nombreux auteurs et artistes, comme Guillaume Apollinaire (L'Enchanteur pourrissant), René Barjavel (L'Enchanteur), Stephen Lawhead (Cycle de Pendragon) et T. A. Barron (Cycle de Merlin).

Morvarc'h

La fuite du roi Gradlon selon Évariste-Vital Luminais, vers 1884, musée des beaux-arts de Quimper. Le cheval de droite est censé être Morvarc'h.

Morvarc'h (en breton, « cheval de mer ») est le nom d'un cheval fantastique du légendaire breton, présent dans deux contes et légendes recomposés aux XIXe et XXe siècles. Si son nom apparaît dans des sources plus anciennes, il est inventé ou ré-interprété par Charles Guyot, qui le nomme Morvark dans sa version de la légende de la ville d’Ys en 1926. Il appartient à la « reine du nord » Malgven, qui en fait don à son époux le roi Gradlon. Doué de la faculté de galoper sur les flots, Morvarc'h est décrit avec une robe noire et il expire des flammes par les naseaux. Il apparaît aussi dans un conte populaire breton tiré de la légende du roi Marc’h de Cornouaille. Monté lors d'une chasse à la biche, il est tué par la flèche de son propre cavalier, qui fait demi-tour sous l'effet d'un sortilège de Dahud, la fille de Malgven. Elle fait ensuite pousser les oreilles du cheval Morvarc'h sur la tête du roi Marc'h, qui cherche en vain à les cacher.

La légende de Morvarc'h étant cornouaillaise, il est le sujet de statues équestres dans la commune d'Argol et sur la cathédrale Saint-Corentin de Quimper. Un toponyme lui serait dû à Pouldreuzic. Lié à l'eau comme bon nombre de chevaux celtiques, Morvarc'h réapparaît dans des œuvres plus récentes composées autour de la légende de la ville d'Ys, parmi lesquelles des romans de Gordon Zola et Suzanne Salmon, et une chanson de Dan Ar Braz.

Muscadet (AOC)

Muscadet Muscadet-Sèvre et Maine sur lie.

Le muscadet est une appellation d'origine contrôlée (AOC) du vignoble de la Vallée de la Loire qui produit des vins blancs secs issus d'un cépage unique : le melon de Bourgogne. Cette appellation est classée AOC depuis 1937 (dernières modifications par le décret du 19 septembre 2001) et couvre une superficie de 13 000 hectares dans la région Pays de la Loire, principalement au sud de Nantes dans le département de la Loire-Atlantique et débordant sur ceux du Maine-et-Loire et de la Vendée.

Le vignoble du muscadet comporte plusieurs appellations : le Muscadet-Sèvre-et-Maine, le Muscadet-côtes-de-grandlieu, le Muscadet-coteaux-de-la-loire et le muscadet sans dénomination particulière. Le muscadet est un vin sec aux arômes floraux et fruités qui peut être élevé sur lie d'où il tirera une légère effervescence dite « perlante ». Ce vin s'accorde particulièrement bien avec les fruits de mer.

Mythologie bretonne

La Fuite du roi Gradlon selon Évariste-Vital Luminais, vers 1884, conservé au musée des beaux-arts de Quimper. Cette peinture représente une célèbre scène de la légende de la ville d'Ys.

La mythologie bretonne constitue le fonds des croyances de la Bretagne. Les peuples celtes d'Armorique connaissent probablement avec leur mythologie celtique plusieurs divinités et créatures spécifiques associées à des cultes de la nature, dont on retrouve quelques traces chez certains saints bretons. Ce fonds mythologique est accepté par les Romains puis nettement christianisé, provoquant la perte irrémédiable des grands récits et la destruction ou la conversion des lieux de culte païens. Le mythe du roi Brutus est promu pour attribuer des origines troyennes aux Armoricains, avant d'être concurrencé par celui de Conan Mériadec au XIe siècle, qui explique la christianisation de la région et sa langue. Les migrations des Bretons depuis la Grande-Bretagne à partir du IVe siècle voient les mêmes croyances chrétiennes s'implanter de part et d'autre de la Manche, avec un probable retour de la matière de Bretagne. La légende arthurienne est fortement diffusée dans le duché de Bretagne au Moyen Âge, à travers notamment les poèmes de Marie de France. Les grandes familles nobles des Laval et des Rohan revendiquent la possession de terres arthuriennes en Bretagne à la fin du XVe siècle, époque où figure la première trace écrite de la légende de la ville d'Ys.

Après une longue période de désintérêt pour les croyances bretonnes, au XIXe siècle, de nombreux érudits dont certains celtomanes défendent l'identité celtique de la Bretagne, par probable réaction à la perte d'autonomie de la région après la Révolution. Des toponymes légendaires s'ancrent définitivement dans le territoire. La Brocéliande des romans arthuriens est placée dans la forêt de Paimpont, avec le tombeau de Merlin et le Val sans retour. La ville engloutie d'Ys est imaginée au large des côtes de Douarnenez. La publication du Barzaz Breiz de La Villemarqué en 1839 entraîne une longue vague d'intérêt pour le « légendaire celtique », et contribue à forger l'image de la Bretagne comme « terre de légendes » pittoresque. De nombreux collectages du folklore local sont effectués jusqu'au début du XXe siècle, aussi bien en Haute qu'en Basse-Bretagne, ce qui permet de préserver un grand nombre d'histoires mettant en scène des fées, des lutins et d'autres créatures ou personnages tels que Merlin. Paul Sébillot, François-Marie Luzel ou encore Anatole Le Braz mettent en lumière l'existence de croyances paysannes autour d'une multitude de fées bénéfiques ou maléfiques, dont la plus célèbre est Dahut, et de lutins plus ou moins serviables désignés plus tard sous l'unique nom de korrigan. La Bretagne compte aussi une personnification de la Mort, l'Ankou. Le roi Marc'h aux oreilles de cheval, qui marque la toponymie de la Cornouaille, est connu depuis les romans arthuriens du Moyen Âge. Quelques récits mentionnent des géants et des créatures nocturnes de type appeleur, comme le Bugul-noz. Le tourisme et la littérature assurent désormais un net succès à ces nombreuses histoires préservées dans les collectages, mais victimes d'un syncrétisme parfois important.

Nantes

Le Marité amarré au quai Ernest Renault (à coté du quai de la Fosse). L'île de Nantes est à droite. La grande tour située un peu plus au fond de l'image est la tour Bretagne.

Nantes est une commune française de l'Ouest de la France. Chef-lieu du département de la Loire-Atlantique et préfecture de région des Pays de la Loire, elle est l'élément central de la communauté urbaine Nantes Métropole. Ses habitants sont appelés les « Nantais ». Située au sud du massif armoricain à 50 km de l'océan Atlantique, soumise à un climat océanique, elle s'étend sur les rives de la Loire.

Ville d'art et d'histoire, Nantes est la capitale des Namnètes, puis elle devient le siège d'un évêché au Ve siècle, puis le chef-lieu d'un comté franc, illustré par la personnalité semi-légendaire de Roland. Point d'appui de la résistance franque à la poussée des Bretons, Nantes est conquise en 851 par Nominoë. S'ouvre alors l'histoire bretonne de la ville, dont subsiste le château des ducs de Bretagne, résidence ducale du XVe siècle, époque où Nantes était véritablement la capitale du duché de Bretagne et où commença la construction de sa cathédrale actuelle. La duchesse Anne, de par ses mariages, contribuera à l'union de la Bretagne à la France…

Naufrage du Droits de l'Homme

Combat du Droits de l'Homme 13 et 14 janvier 1797, huile sur toile de Léopold Le Guen.

Le naufrage du Droits de l'Homme (en anglais : action of 13 January 1797) est la conclusion d'une bataille navale opposant un vaisseau de ligne français à deux frégates britanniques au large des côtes de Bretagne pendant les guerres de la Révolution française. Pendant le combat, les deux frégates britanniques parviennent à manœuvrer de sorte à contraindre le vaisseau français à aller s'abîmer sur des hauts-fonds par gros temps, conduisant à la mort de 900 marins parmi les 1 300 embarqués. Une des frégates anglaises est également perdue au cours du combat, s'échouant sur un banc de sable.

Le Droits de l'Homme, vaisseau de 74 canons, avait pris part à l'Expédition d'Irlande, une tentative avortée d'envoyer un corps expéditionnaire français envahir l'Irlande. Pendant cette expédition, la flotte française, qui doit faire face à un manque de coordination de ses chefs et à des conditions météorologiques défavorables, est finalement contrainte de rentrer en France sans avoir pu débarquer un seul soldat. Deux frégates britanniques, le HMS Indefatigable, de 44 canons, et le HMS Amazon, 36 canons, reçoivent l'ordre de patrouiller dans la Manche au large d'Ouessant avec pour mission d'intercepter la flotte française rentrant d'Irlande. Elles aperçoivent le Droits de l'Homme dans l'après-midi du 13 janvier

Nolwenn Korbell

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Nolwenn Korbell, née à Quimper le , est un auteur-compositeur-interprète et une actrice française d'expression bretonne et française et, occasionnellement, galloise, anglaise, serbe et russe. Connue pour ses chansons en breton, avec ses musiciens ou en duo avec le guitariste Soïg Sibéril, elle continue en parallèle sa carrière d'actrice. Auteur de quatre albums studio, elle donne régulièrement des concerts lors des principaux événements du monde celte, joue dans des pièces de théâtre, participe au doublage de films et de dessins animés.

Olivier V de Clisson

Détail du tombeau d'Olivier de Clisson, Josselin.

Olivier V de Clisson, né le au château de Clisson et mort le au château de Josselin, est un grand seigneur féodal breton, connétable de France, comte de Porhoët, baron de Pontchâteau. Représentant le plus illustre de la famille de Clisson, sa cruauté au combat lui vaut d'être surnommé le Boucher.

Son existence est jalonnée par deux grands retournements : d'abord ennemi des Valois ayant fait exécuter son père, il se retourne contre son suzerain le duc Jean IV de Bretagne, alors allié aux Anglais, pour se mettre au service des rois de France Charles V puis Charles VI, avant de se réconcilier avec Jean IV et devenir tuteur du fils et successeur de celui-ci, Jean V. Il fait preuve d'une exceptionnelle valeur militaire, et est nommé connétable de France en 1380. Sa position de grand féodal fortuné, impliqué dans les conflits de succession en Bretagne, le plonge au cœur des antagonismes de la guerre de Cent Ans.

Oust (rivière)

L'Oust à Josselin.

L'Oust est une rivière de l'ouest de la France, principal affluent de la Vilaine qu'elle rejoint à Redon en rive droite. Son cours, long de 145 kilomètres (ou de 155 kilomètres selon certaines sources), est entièrement situé en Bretagne dans les départements des Côtes-d'Armor, du Morbihan et d'Ille-et-Vilaine. La rivière, très artificialisée, fait partie intégrante, sur plus de 80 kilomètres, du canal de Nantes à Brest ; sa vallée revêt de pittoresques aspects lorsque, près de sa confluence avec la Vilaine, la rivière traverse l'Armorique appalachienne et offre un tracé en baïonnette formant une cluse. La vallée de l'Oust ne laisse pas apparaître de véritable unité historique mais revêt davantage l'aspect d'un agrégat de pays qui, par leur patrimoine (château de Josselin) ou la présence de lieux symboliques (bataille de Ballon), illustrent la longue histoire de la Bretagne.

L'économie de la vallée est fortement marquée par les activités liées à l'agriculture et à l'industrie agroalimentaire. Les nombreux élevages hors-sol installés dans le bassin versant ont contribué, par le rejet d'effluents, à une dégradation régulière de la qualité de l'eau. Si la concentration en nitrates reste élevée, la situation s'est toutefois améliorée comme l'atteste le repeuplement des rives de l'Oust par la loutre d'Europe.

Parc du Thabor

Parc du Thabor, Rennes, France

Le parc du Thabor ou Thabor, situé à Rennes, à proximité du centre-ville, est un parc public aménagé sur plus de dix hectares dont la particularité est de mêler un jardin à la française, un jardin à l’anglaise et un important jardin botanique. Son nom fait référence à une montagne calcaire d’Israël dominant au sud-ouest le lac de Tibériade, le mont Thabor.

Le développement et l’agrandissement du parc du Thabor s’est fait par vagues successives. D’abord simple promenade publique, puis muni d’un jardin botanique, le parc est aménagé entre 1866 et 1868 par Denis Bühler qui mit en place le boulingrin, l’enfer, les jardins à la française et les jardins à l’anglaise. Au début du XXe siècle, la partie sud du parc, appelée « les Catherinettes », est aménagée en extension du jardin anglais.

Pascal Delhommeau

Flocage « Delhommeau » apposé sur un t-shirt, en l'honneur de son passage au Football Club de Metz.

Pascal Delhommeau, né le à Nantes, est un footballeur français. Évoluant au poste de défenseur central, il joue quatorze saisons au niveau professionnel et près de 300 matchs au sein de quatre équipes différentes.

Formé au FC Nantes, Delhommeau intègre l'effectif professionnel en 1997 et joue ses premiers matchs au haut niveau l'année suivante. Après trois saisons où il n'arrive pas à s'imposer parmi les titulaires, il est prêté au FC Lorient pour la deuxième partie de la saison 2001-2002. Après cette courte période dans la région bretonne, qui le voit remporter la Coupe de France 2001-2002, il revient à Nantes et devient un joueur clé de l'équipe pendant quatre saisons. Delhommeau reçoit le surnom du « Squale », pour ses qualités défensives ainsi que sa vigilance.

Se sentant écarté par l'entraîneur Serge Le Dizet, il quitte son club formateur en 2006 pour le FC Metz, évoluant en deuxième division. Dès sa première saison chez les Messins, il remporte le titre de champion de France de Ligue 2 et revient parmi l'élite du football français.

En 2008, il signe avec le Vannes OC, en Ligue 2, et joue trois saisons avec les Vénètes avant de prendre sa retraite professionnelle à la fin de la saison 2010-2011 à l'âge de trente-deux ans. Ensuite, Delhommeau retourne au niveau amateur où il intègre l'équipe de son village d'enfance, l'US Château-Thébaud, devenant éducateur auprès des jeunes joueurs.

Pascal Lamour

Pascal Lamour avec le bagad Roñsed-Mor à Locoal-Mendon en 2005.

Pascal Lamour, né le 28 octobre 1958 à Vannes dans le Morbihan, est un producteur, compositeur et musicien breton et celtique surnommé l'« électro-shaman ». Locuteur du breton vannetais, il a toujours vécu à Theix où il s’investit en faveur de la culture régionale.

Il suit une longue carrière de pharmacien herboriste après son doctorat et sa thèse consacrée à la phytothérapie dans la presqu’île de Rhuys. La musique est depuis longtemps une passion, à laquelle il se consacre entièrement depuis l'année 2000. Il produit ses premiers albums sous son propre label, BNC Productions, et se fait réellement connaître dans le milieu musical vers 2005, en particulier grâce à l'album Shamans of Brittany qui fait découvrir ses fusions de musique bretonne, musique électronique et musiques du monde. Cette reconnaissance lui ouvre les portes de grandes rencontres comme le festival interceltique de Lorient et la nuit de la Saint-Patrick à Bercy. Depuis, il a produit une centaine d'albums et une douzaine d'artistes sous son label, dont le sonneur du bagad Roñsed-Mor André Le Meut, le harpiste celtique Myrdhin, et le conteur vannetais Rémy Cochen.

Pascal Lamour est également un spécialiste de l'ésotérisme. Il porte un titre de druide obtenu au terme d'une longue initiation, et s'intéresse de près au chamanisme. La connaissance des plantes restant parmi ses spécialités, il a longtemps écrit sur ce thème dans la presse avant de devenir écrivain. Il réalise de 2010 à 2012 À la recherche de la mandragore et Le chant de la mandragore, un livre et un CD aux thèmes druidiques centré sur la forêt de Brocéliande, en collaboration avec l'illustrateur breton Bruno Brucéro.

Le Peuple breton

Le Peuple breton est un magazine d'actualité mensuel fondé à Rennes en janvier 1964 lors de la constitution de l'Union démocratique bretonne (UDB), un parti politique autonomiste à sensibilités socialiste et écologiste. Le magazine dépend financièrement du parti politique, mais la majeure partie de sa rédaction n'en est pas membre et ses colonnes sont ouvertes à d'autres courants de pensée. Média généraliste, Le Peuple breton reste toutefois un magazine d'opinion qui entend proposer à ses lecteurs de « regarder et comprendre le monde à partir de la Bretagne ».

Classé en presse périodique régionale, Le Peuple breton couvre l'information de la région depuis cinquante ans. Il a publié son numéro 600 en janvier 2014. D'un quatre pages noir et blanc au format tabloïd à ses débuts, il est passé au format A4 dans les années 1970, à la couleur dans les années 1990 et comporte 36 pages. Imprimé à 15 000 exemplaires au plus fort de son succès, son tirage mensuel moyen s'élève en 2013 à 4 000 exemplaires.

Le mensuel a pour sous-titre la traduction du titre en breton : Pobl Vreizh. Ce sous-titre provient d'un autre mensuel, entièrement brittophone, et publié par l'UDB parallèlement au Peuple breton entre 1970 et 1982. Cessant sa parution en raison de problèmes financiers, Pobl Vreizh est réapparu en 1984 sous la forme d'un cahier encarté chaque mois dans la publication francophone.

Phare d'Eckmühl

Phare d’Eckmühl, Penmarc'h, Finistère, France.

Le phare d'Eckmühl est un phare maritime situé sur la pointe de Saint-Pierre, à Penmarc'h, dans le Finistère en France. Il mesure plus de 60 mètres de haut. Il a été inauguré le et doit son nom au titre de noblesse de la donatrice qui l'a en grande partie financé. Il sécurise l'une des côtes les plus dangereuses de France en raison de ses nombreux rochers.

Ses murs sont entièrement bâtis en granite de Kersanton et la paroi interne de sa cage d'escaliers est recouverte de plaques d'opaline. C'est aujourd'hui l'un des monuments les plus visités du Finistère.

Phare de la Vieille

Le phare par temps calme ; la tour Temperley (aujourd'hui disparue) était située sur la droite.

Le phare de la Vieille est un phare maritime du Finistère (France) construit de 1882 à 1887 sur le rocher de Gorlebella (« la roche la plus éloignée » en breton).

Il éclaire et sécurise fortement le passage dangereux du raz de Sein, de concert avec la tourelle de la Plate (cardinale ouest). Il est situé dans le raz de Sein à moins d'un mille marin à l'ouest de la pointe du Raz sur la commune de Plogoff et appartient à l'État français.

L'« Enfer » de la Vieille doit sa célébrité à sa situation isolée en mer dans une zone agitée. De plus, il se démarque par son histoire et son passé riches : entre les études de faisabilité et le premier allumage, près de dix ans ont été nécessaires pour sa construction. Lors de son automatisation en 1995, les gardiens en place refusèrent la relève en signe de protestation.

Il a été inscrit monument historique par arrêté du 31 décembre 2015.

Pont du Bonhomme

Le pont lors de ses premières années.

Le pont du Bonhomme est situé dans la région de Lorient, en France. Il relie les villes de Kervignac et de Lanester en franchissant le Blavet et remplace un bac utilisé depuis le XVIIe siècle. Son emplacement à l'entrée de la vallée est choisi de façon à permettre aux bateaux à voile de continuer à relier la commune d'Hennebont située en amont.

Le premier ouvrage est un pont à haubans et tablier en poutre en treillis, fabriqué entre 1900 et 1904 par Ferdinand Arnodin. Plusieurs fois endommagé pendant la Seconde Guerre mondiale, il est remis en état après le conflit et exploité jusqu'en 1974. Il est ensuite démoli, à l'exception de ses deux piliers, et remplacé par un second ouvrage de Jacques Mathivat qui reprend la technique du pont à poutres.

Port de commerce de Kergroise

Vraquier déchargeant.

Le port de commerce de Kergroise est un port de commerce d’intérêt national situé à Lorient dans le quartier de Kergroise, sur la côte sud de la Bretagne, en France. Il est la propriété de la région Bretagne depuis 2007 et géré par la Chambre de commerce et d'industrie du Morbihan. Par le tonnage annuel traité, il s'agit du 14e port de commerce au niveau français, et il se situe à la 7e place dans le classement des ports d’intérêt national.

Sa construction date des années 1910, puis il est agrandi après-guerre lors de la reconstruction de la ville en utilisant les gravats pour combler l'anse de Kergroise. Ses quais sont à nouveau agrandis pendant les années 1970 et de nouveaux équipements permettent de diversifier ses activités. Son chenal d'accès est dragué au début des années 2010 pour faciliter l'accès de navires de type Panamax.

Ses activités sont principalement orientées vers l'importation, majoritairement d'hydrocarbures, de produits agroalimentaires et de matériaux de construction. Il est par ailleurs ponctuellement utilisé pour le transport de passagers et par des navires militaires en relation avec l'arsenal de Lorient.

Port de pêche de Keroman

Le port en construction.

Le port de pêche de Keroman est un port de pêche français situé à Lorient, dans le quartier du même nom. Propriété de la région Bretagne, il est géré par une société d'économie mixte, dont Cap l'Orient agglomération est l'actionnaire majoritaire. C'est le deuxième port de pêche français en termes de volume de pêche.

Il est construit à partir des années 1920 dans le cadre de la loi dite des 200 millions, qui vise alors à développer la flotte de pêche française. Son développement connaît, cependant, un coup d'arrêt avec la survenue de la Seconde Guerre mondiale et la construction de la base sous-marine de Lorient à proximité. Il reprend son essor après la guerre, mais connaît plusieurs crises successives, de la fin des années 1970 jusqu'à la fin des années 1990.

Ses activités se concentrent autour de la pêche et de la transformation des produits de la mer. La flotte du port exerce de la zone côtière lorientaise jusqu'aux mers du nord de l'Écosse. La construction et la réparation navales sont également présentes sur le site, ainsi que des activités de services. Enfin, le site est aussi utilisé ponctuellement pour des activités culturelles, comme la « Nuit du port de pêche » du festival interceltique de Lorient.

Prieuré de la Primaudière

Vue du Prieuré de la Primaudière, chapelle et bâtiments conventuels.

Le prieuré de la Primaudière est un ancien prieuré datant des XIIIe et XVIIIe siècles, bâti sur les communes d'Armaillé en Maine-et-Loire et de Juigné-des-Moutiers en Loire-Atlantique, dans la région Pays de la Loire, en France.

Il est fondé par les moines de l'ordre de Grandmont en 1207 avec l'aide et le soutien des seigneurs locaux. Les derniers moines le quittent en 1762. Le bâtiment principal est la chapelle de la Primaudière, construite au XIIIe siècle. Lieu de pèlerinage au Moyen Âge, l'organisation du prieuré est typique de l'architecture grandmontaine, notamment par l'organisation des ouvertures dans la chapelle, et ses deux portes, une pour les fidèles et la seconde pour les moines la desservant.

Quickly de Kreisker

Quickly de Kreisker monté par Abdelkebir Ouaddar au CHI de Genève en 2013.

Quickly de Kreisker est un étalon de race Selle français concourant en saut d'obstacles, né le dans un élevage du Finistère. Issu de Diamant de Semilly et Briseis d'Helby par Laudanum, il est vendu par l'agence Fences à deux ans. Il évolue quelques années en France sur le cycle classique, formé par Benjamin Robert et les écuries bretonnes de Bruno Souloumiac. Fin 2012, le roi du Maroc Mohammed VI l'achète sous la supervision de Marcel Rozier, et le confie à Abdelkebir Ouaddar, un cavalier marocain.

L'entente du couple entraîné par Rozier en région parisienne se révèle excellente. Quickly de Kreisker accède au plus haut niveau, avec une progression « fulgurante » sur les années 2013 et 2014. Il décroche notamment une seconde place au Jumping international de France, et le Morocco Royal Tour deux années de suite. Quickly de Kreisker est régulièrement n°1 du classement mondial des chevaux de saut d'obstacles en début de saison 2014 et 2015. Il est très apprécié, tant du public français que du public marocain.

Red Cardell

Red Cardell (Jean-Michel Moal et Jean-Pierre Riou) à Niort en 2011.

Red Cardell est un groupe musical français issu de la scène rock indépendante en Bretagne, fondé en 1992 à Quimper par Jean-Pierre Riou (chant, guitares), Jean-Michel Moal (accordéon) et Ian Proërer (batterie). Après le départ de ce dernier en 2001, Manu Masko devient le batteur du groupe jusqu'en 2015.

À partir de 2006 et l'album Naître, des musiciens devenus proches au fil des rencontres sont régulièrement invités, le trio devenant ainsi un collectif. En 2011 la formation intègre Mathieu Péquériau (harmonica, washboard) comme nouveau membre quelques mois avant que Jean-Michel Moal se mette en retrait du groupe à la suite d'ennuis de santé. De 2012 à 2015, ils sont rejoints sur scène par deux musiciens additionnels : Ronan Le Bars (cornemuse, flûtes) et Pierre Stéphan (violon) ou se produisent dans un spectacle commun avec le Bagad Kemper. En parallèle les cinq membres de l'équipe participent à l'ensemble The Celtic Social Club dans la même période.

En décembre 2015, Jean-Pierre Riou et Jean-Michel Moal, co-fondateurs du groupe en 1992, se retrouvent après quatre années de séparation. Ils sont accompagnés pour ce nouveau collectif par le multi-instrumentiste Pierre Sangra, un proche depuis l’album Naître, et le batteur Hibu Corbel.

Considéré par la critique musicale comme l'un des meilleurs groupes breton de son temps, Red Cardell apparaît comme un des piliers du rock celtique, enraciné et novateur à l'instar d'Alan Stivell et Dan Ar Braz, ayant réussi à concilier musiques actuelles et musiques traditionnelles. Le collectif, qui revendique être né du rock alternatif, tout en affirmant sa culture bretonne, croise depuis toujours ses influences et se définit comme un groupe de musique populaire, ouvert sur le monde.

Le groupe finistérien dont le parcours est jalonné de dix-huit albums dont cinq enregistrés en public, est essentiellement une formation scénique, dans l'esprit des jam bands, avec près de deux mille concerts depuis ses débuts, à travers toute l'Europe et la Côte Est américaine.

Le succès commercial de Red Cardell n'est cependant pas comparable à celui d'artistes en contrat avec une des majors de l'industrie musicale. Néanmoins le groupe signé par des labels indépendants depuis des débuts, dont Coop Breizh et Keltia Musique, est suivi par un public fidèle et reçoit également une reconnaissance professionnelle : il obtient des récompenses pour quatre de ses albums, des critiques élogieuses de la part de journalistes spécialisés, participe à des « grands événements » qui représentent la Bretagne, est accueilli en création par des scènes nationales ou conventionnées et bénéficie du soutien de la première marque internationale d'instruments de musique.


Remparts de Vannes

La tour du Connétable vue du nord.

Les remparts de Vannes sont les fortifications érigées entre les IIIe et XVIIe siècles pour protéger la ville de Vannes dans le département du Morbihan en France. Fondée par les Romains à la fin du Ier siècle av. J.-C. sous le règne d’Auguste, la civitas Venetorum se voit contrainte de se protéger derrière un castrum à la fin du IIIe siècle, alors même qu’une crise majeure secoue l’empire romain. Cette première enceinte demeure la seule protection de la cité pendant plus d’un millénaire. C’est à l’époque du duc Jean IV, à la fin du XIVe siècle, que l’enceinte de la ville est réédifiée et étendue vers le sud pour protéger les nouveaux quartiers. Le duc veut faire de Vannes non seulement un lieu de résidence mais également une place forte sur laquelle il peut s’appuyer en cas de conflit. La superficie de la ville intra-muros est doublée et le duc adjoint à la nouvelle enceinte sa forteresse de l’Hermine.

Les guerres de la Ligue de la fin du XVIe siècle obligent la ville à se doter de plusieurs bastions polygonaux (Gréguennic, Haute-Folie, Brozilay, Notre-Dame). L’éperon de la Garenne est la dernier ouvrage défensif construit à Vannes vers 1630. À partir de 1670, le roi Louis XIV vend morceau par morceau les éléments des remparts afin de financer ses guerres. L’événement le plus significatif est, en 1697, le don à la ville de Vannes des ruines du château de l’Hermine, qui servent alors au réaménagement du port et à l’entretien des bâtiments municipaux…

Réseau breton

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Avec 426 kilomètres de ligne à l'écartement métrique, le Réseau Breton (RB) était l'un des plus importants réseaux ferroviaires secondaires de France. Il a été construit à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle pour desservir le centre de la Bretagne. Il était composé de cinq lignes déclarées d'intérêt général qui, à partir de Carhaix, centre du réseau, reliaient les villes de Paimpol, Morlaix, Camaret-sur-Mer, Rosporden et La Brohinière. Son exploitation a fait appel en particulier à de puissantes locomotives Mallet. Ce réseau a contribué au développement économique des communes du centre de la Bretagne jusqu'alors isolées.

En 1967, les lignes ont été fermées à l'exception de la ligne vers Paimpol qui a été convertie à l'écartement standard. En 2008, il ne subsiste que cette ligne et quelques vestiges répartis sur les lignes déferrées. Une partie du matériel a été préservée par des particuliers et des associations.

Révolte du papier timbré

Un exemple d'un des premiers actes produits sur papier timbré à Quimperlé (9 avril 1674, inventaire après décès rédigé par la juridiction de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé).

La Révolte du papier timbré s’est produite dans l’Ouest de la France, sous le règne de Louis XIV (d’avril à septembre 1675). Cette révolte antifiscale d’Ancien Régime est déclenchée par une hausse des taxes, dont celle sur le papier timbré, nécessaire pour les actes authentiques.

La révolte eut plus d’ampleur en Basse-Bretagne, notamment en prenant un tour antiseigneurial sous le nom spécifique de révolte des Bonnets rouges, car certains insurgés portaient des bonnets bleus ou rouges selon la région : ainsi dans le centre-ouest de la Bretagne et notamment dans le Poher où la révolte fut plus violente, le bonnet porté par les insurgés était de couleur rouge, tandis qu'il était bleu dans le Pays Bigouden. On l'appelle également révolte des Torreben (« casse-lui la tête » ou des « Casse-Têtes »), un cri de guerre qui sert aussi de signature dans un des codes paysans.

Rezé

Le centre-ville de Rezé avec, de gauche à droite, l'hôtel de ville, l'église Saint-Pierre et la Cité Radieuse.

Rezé est une commune française, située dans le département de la Loire-Atlantique et la région Pays de la Loire.

Sous l’Ancien Régime, Rezé faisait partie du pays nantais dans l'ancienne province bretonne. Rezé a par ailleurs donné son nom au pays de Retz, pays traditionnel dont elle fut la capitale originelle.

La position de la ville, au confluent de la Loire et de la Sèvre, en a fait dès l’Antiquité un site militaire et économique privilégié. Point de passage de la Sèvre, sa proximité de Nantes, des frontières de la Bretagne, de l'Anjou et du Poitou, et de la Vendée lui ont valu un passé tumultueux lors des invasions (romaines, bretonnes, des vikings), au cours des guerres de succession de Bretagne (entre la Bretagne, l'Anjou, l'Angleterre et la France), et enfin lors de la Révolution française de 1789. Rezé fut plusieurs fois détruite...

La Roche-aux-Fées

Vue d’ensemble de la Roche-aux-Fées.

La Roche-aux-Fées est un dolmen en forme d'allée couverte situé dans la commune d'Essé, dans le département français d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne. Son nom vient d'une légende prétendant que les pierres auraient été apportées par des fées, légende souvent à l'origine du nom de « roche aux fées » donné à des dolmens ou allées couvertes.

Le dolmen est composé de plus d'une quarantaine de pierres formant un couloir quatre fois plus long que large. Son orientation nord-nord-ouest – sud-sud-est est telle que le soleil se lève dans l'alignement de celui-ci lors du solstice d'hiver.

C'est un des mille premiers monuments historiques classés en France et un des quatre situés à l'époque en Ille-et-Vilaine.

Sainte Onenne

Sainte Onenne est une sainte bretonne probablement légendaire, dont le culte n'existe qu'à Tréhorenteuc. L'église de la commune porte d'ailleurs son nom. Considérée comme une « sainte celtique », elle provient vraisemblablement d'une femme ou déesse-oiseau comparable à la déesse Ana, d'où son lien avec les canes et les oies, des oiseaux qui ont conservé une place importante dans son hagiographie et son culte. Bien qu'elle aurait vécu au VIIe siècle, sa première mention écrite remonte au XIe siècle. Avec le temps, l'expurgation des éléments originels rapproche son culte de celui de la Vierge Marie.

Son hagiographie, détaillée et transcrite du XVIIIe au XXe siècle, veut qu'elle soit la plus jeune des sœurs de saint Judicaël. Elle fait vœu de pauvreté puis mène une vie humble et pieuse de gardienne d'oies, recevant des faveurs de la Vierge et échappant à un viol grâce à la protection de ces oiseaux. Sainte Onenne n'est pas connue pour avoir accompli de miracles mais cette figure de l'humilité gagne une certaine popularité, attirant de nombreux pèlerins à Tréhorenteuc au XIXe siècle. Elle se fêtait originellement deux fois par an, le et le . L'abbé Henri Gillard a déplacé la procession en son honneur au . Depuis les années 1990, une procession annuelle est tenue à Tréhorenteuc.

Siège de Lorient

Statue allégorique de la victoire lorientaise.

Le siège de Lorient est une opération amphibie de la guerre de Succession d'Autriche menée du 29 septembre au par des troupes anglaises contre la région de Lorient. Elle est conçue comme une diversion devant amener la monarchie française à retirer des troupes de Flandres pour les envoyer en renfort sur le littoral français.

Le débarquement d'environ 4 500 soldats anglais est retardé de plusieurs jours au large des côtes de Lorient, ce qui permet à la ville d'organiser ses défenses et d'obtenir des troupes en renfort d'autres villes de la région. Les Anglais n'arrivent dans les environs de la cité que le 3 octobre, et des discussions en vue d'obtenir la reddition de la ville repoussent les bombardements au 5 octobre.

Les opérations de bombardement durent jusqu'au 7 octobre, jour où la retraite anglaise est ordonnée. L'incompétence des ingénieurs anglais, ainsi que les pertes en hommes par fatigue et maladie, obligent le commandant à cesser l'offensive. Dans le même temps, le commandement français, croyant à une supériorité écrasante de l'adversaire et ne pouvant compter que sur de faibles défenses et sur des troupes médiocrement formées et armées, projette une reddition. Celle-ci est effectivement proposée le 7 octobre, peu après le départ de l'ennemi, et reste sans suite.

Le raid a des conséquences militaires, comme d'obliger la monarchie française à développer les fortifications dans le sud de la Bretagne, mais aussi culturelles, puisqu'il suscite une controverse entre David Hume et Voltaire et la création de plusieurs chansons évoquant le siège, ainsi qu'un culte marial dans la ville.

Siège de Pouancé (1432)

Château de Pouancé (reproduction d’une gravure de 1694).

Le siège de Pouancé de 1432 (également appelé troisième siège de Pouancé) est lié au différend qui opposa Jean II d’Alençon à son oncle, Jean V de Bretagne. Il fait suite aux sièges qu’a subis la ville de Pouancé en 1066 et en 1379.

Bien qu’il voit s’affronter Anglais, Bretons et Français dans le contexte de la guerre de Cent Ans, ce conflit trouve son origine dans une dispute familiale de nature financière.

Stade de la route de Lorient

Vue intérieure du stade en 2007.

Le Roazhon Park, anciennement stade de la route de Lorient, est un stade de football situé à Rennes, en France. Inauguré le , il est depuis cette date le terrain de jeu du Stade rennais football club. Propriété de la ville de Rennes, il est rénové à plusieurs reprises avant-guerre, dans les années 1950 et à la fin des années 1980. Entre 1999 et 2004, l'ensemble des tribunes du stade sont rénovées ou entièrement reconstruites, ce qui lui permet d'accroître sensiblement sa capacité d'accueil pour atteindre un peu moins de 30 000 places assises.

Quinzième stade français au nombre de places proposées, il accueille également ponctuellement quelques autres événements sportifs et culturels. Situé dans le quartier Bourg-l'Évesque - la Touche - Moulin du Comte, il est bordé par le paisible cours de la Vilaine, et se trouve au centre des installations du Stade rennais FC. À sa proximité immédiate se trouvent le centre de formation et le centre d'entraînement Henri-Guérin, alors que le stade abrite en son sein la boutique et le restaurant du club.

Supporters du Stade rennais football club

Photographie montrant la tribune d'un stade, avec un blason de grande taille en tissu, déployé par la foule.

Des supporters soutiennent et encouragent le Stade rennais football club. Créé en 1901, ce club de football français, basé à Rennes, suscite, dès ses premières années d'existence, un intérêt grandissant parmi les amateurs de sport en Bretagne, attirant plusieurs centaines, puis plusieurs milliers de personnes qui assistent aux rencontres disputées par ses équipes. Leur soutien et leur intérêt s'organisent sous la forme de diverses associations ou souscriptions, lesquelles jouent un rôle décisif dans la sauvegarde du club lorsque celui-ci se retrouve en difficulté financière, dans les années 1930 et 1970 notamment.

Club le plus populaire de la région Bretagne, mais dont la notoriété reste modérée sur la scène nationale, le Stade rennais voit parfois son rôle dépasser le simple cadre sportif : ses succès en Coupe de France en 1965 et 1971 sont l'occasion pour plusieurs milliers de personnes, portant fièrement les couleurs de la Bretagne, de suivre leur équipe jusqu'à Paris, et de célébrer ses victoires dans les rues de Rennes, participant au renouveau et à l'affirmation de l'identité bretonne dans les années 1970.

Suivant les évolutions économiques et sociales de la région rennaise et de la Bretagne, le public qui se masse dans les tribunes du stade de la route de Lorient voit sa composition se modifier au fil des décennies, avec la disparition progressive du tissu industriel rennais au profit du secteur tertiaire, transformant le soutien populaire en un public plus familial, souvent critiqué pour sa froideur et son exigence envers sa propre équipe. Suivant également les évolutions du football, il voit émerger la culture ultra, apparue à Rennes à la fin des années 1980, qui transforme la vie des associations de supporters, ainsi que les formes de soutien, avec ses animations, ses codes, et sa mentalité spécifique.

La Tanche

Silhouette approximative du chalutier patrouilleur La Tanche, vers 1918.

La Tanche est un navire français utilisé pour diverses activités entre son inauguration en 1918 à La Rochelle et son naufrage en 1940 à la sortie de la rade de Lorient.

Le navire commence son service pour la Marine française en 1919 comme patrouilleur. Il est ensuite racheté par le secrétariat à la marine marchande en 1920 afin d'être reversé à l'Office scientifique et technique des pêches maritimes, et d'y servir jusqu'en 1928. Il est par la suite racheté par un armateur de Fécamp et est utilisé comme navire de pêche jusqu'en 1940.

Lors de la bataille de France, il rejoint le port de Lorient, le , et y embarque près de 250 personnes qui fuient l'avancée des troupes allemandes. Le même jour, il saute sur une mine dans la passe ouest des Courreaux de Groix à 16 h 10. Seule une douzaine de passagers et de membres de l'équipage survivent au naufrage.

Tadig Kozh

La chapelle Saint-Hervé, où Tadig Kozh pratiquait ses séances d'exorcisme.

L’abbé Placide Guillermic, surnommé Tadig Kozh, (né le à Plounez, mort le à Bégard), est un curé et chanoine catholique mythifié par les croyances des Bretons. Peu d'informations biographiques sont connues sur sa personne, mais les témoignages évoquent les exorcismes que ce recteur de Bégard pratiquait au Méné-Bré dans la chapelle Saint-Hervé. Anatole Le Braz collecte un récit selon lequel Tadig Kozh possède la connaissance de la vie et de la mort et des pouvoirs surnaturels, lui permettant entre autres de se réincarner indéfiniment, de commander aux démons et au vent. Selon Claude Sterckx, Tadig Kozh est l'un des rares personnages issus du folklore breton que l'on puisse rattacher directement à des thèmes de la mythologie celtique, en particulier à Merlin.

TK Bremen

Le TK Bremen échoué sur le plage de Kerminihy.

Le TK Bremen est un cargo battant pavillon maltais qui s'est échoué le sur la côte de Bretagne sud, en France, en suscitant une importante couverture médiatique et une vive polémique. Ce vraquier de taille modeste, construit en 1982 dans un chantier naval de Pusan, en Corée du Sud, a été, depuis son lancement, la propriété successive de plusieurs armateurs, changeant parfois de pavillon. Inspecté régulièrement, il ne présente pas de défaut de sécurité majeur au moment de l'échouement.

Le 15 décembre, le navire quitte le port de Lorient, où il vient de décharger sa cargaison, alors que la tempête Joachim est annoncée. Le capitaine décide de mouiller à l'abri de l'île de Groix, en face de Lorient, pour laisser passer celle-ci. Au cours du coup de vent, le navire ne parvient pas à se maintenir sur son ancre, et, après plusieurs tentatives pour regagner un mouillage à l'abri, le navire s'échoue dans la nuit du 16 décembre sur la côte sud du Morbihan, sans faire de victime, mais en créant une pollution modérée du site. Trop endommagé pour être réparé, il est démantelé en sur le lieu même du naufrage. Un mois plus tard, l'espace dunaire où s'est échoué le navire est complètement remis en état. L'accident suscite une polémique, car les autorités du port sont accusées d'avoir laissé le navire prendre la mer alors qu'une tempête était annoncée. Le rapport du Bureau d'enquêtes sur les événements de mer, rendu en avril 2012, met en cause de mauvaises décisions prises par le capitaine du TK Bremen lors de la nuit du drame.

Tréo-Fall

Les Tréo-Fall, également connus sous le nom de danserien-noz, sont des créatures du folklore populaire de la Basse-Bretagne, de type lutin. Sous ce premier nom, ils sont spécifiques à l'île d'Ouessant où les traditions à leur sujet ont été collectées par François-Marie Luzel. Les Tréo-Fall se regrouperaient au sommet de falaises pour danser à la lumière de la lune, promettant des trésors aux humains qui les croisent. Deux contes à propos de « danseurs de nuit » ont été recueillis à Plouaret en janvier 1869. Ces lutins y récompensent les humains qui se joignent à leur danse, et punissent ceux qui les insultent.

Une chambre en ville

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Une chambre en ville est un film musical dramatique français de Jacques Demy, sorti en 1982.

Sur fond de grèves et de conflits sociaux, à Nantes, François, un ouvrier en lutte, et Edith, une fille d'aristocrate, mal mariée à un bourgeois, s'aiment éperdument sous l'œil désabusé et impuissant de la veuve d'un colonel, mère d'Edith, chez qui François a pris la chambre en ville du titre.

Salué par la critique, mais boudé par le public à sa sortie, Une chambre en ville, entièrement chanté comme le sont Les Parapluies de Cherbourg, est beaucoup plus sombre que la plupart des films de Demy. Il exprime sa part d'ombre et permet de reconsidérer l'œuvre du réalisateur sous une autre perspective.

Université de Bretagne occidentale

Le parvis de la fac de Lettre et des Sciences Humaines de l'UBO dans le centre-ville de Brest.

L'université de Bretagne occidentale (nom officiel : Université de Brest, abrégée en UBO) est une université française pluridisciplinaire située dans le département du Finistère et la région Bretagne. Elle est implantée principalement à Brest et sur le pôle universitaire Pierre-Jakez-Hélias à Quimper, et dispose d'implantations dans d'autres villes de la région. C'est l’une des quatre universités de l'académie de Rennes.

Elle est créée en 1971 à partir de plusieurs composantes de l'université de Rennes implantées à Brest à partir de la fin des années 1950 à la suite des activités du comité d'étude et de liaison des intérêts bretons. L'établissement intègre le pôle de recherche et d'enseignement supérieur université européenne de Bretagne lors de sa création en 2007, et accède aux responsabilités et compétences élargies en 2010.

L'établissement dispense des formations dans les domaines des arts-lettres-langues, du droit-économie-gestion, des sciences humaines et sociales, ainsi que des sciences-technologie-santé à quelques 17 413 étudiants.

Ses activités de recherche sont assurées par quelque 1 350 personnels de recherche et 719 enseignants-chercheurs, et elles sont structurées autour de quatre pôles : « sciences de la mer », « santé agro-alimentaire », « math-STIC-matière » et « sciences humaines et sociales ».

Université de Bretagne-Sud

Bâtiment des sciences à Lorient.

L’université de Bretagne-Sud (nom officiel : Bretagne-Sud, abrégée en UBS), est une université publique située dans le département du Morbihan en France. Créée en 1995, l’UBS est la quatrième et la plus jeune université publique bretonne après celles de Rennes-I, Rennes-II et de Bretagne occidentale. Les six composantes de l’université sont réparties sur les campus de Vannes et de Lorient. Une antenne de l’IUT de Lorient est implantée depuis 2001 à Pontivy.

L’université est pluridisciplinaire (droit, économie, gestion, arts, lettres, langues étrangères, histoire, géographie, action sociale, mathématiques, informatique, biologie, chimie). Elle forme quelque 7 800 étudiants.

Elle est membre de plusieurs pôles de recherche comme l’université européenne de Bretagne, dont elle est co-fondatrice et qui regroupe les principaux centres de recherche bretons, ou encore le réseau des universités de l’Ouest Atlantique qui regroupe les dix universités présentes dans les quatre régions de Bretagne, Limousin, Pays de la Loire et Poitou-Charentes. Elle dispose par ailleurs d’une fondation depuis le .

Université Rennes 2

Le bâtiment de la présidence, siège de l’administration de l’université

L’université Rennes 2 Haute Bretagne, est une université publique située à Rennes en France. Elle est avec l’université de Rennes 1 l’une des deux universités rennaises. Elle a été créée en 1969, issue de l’ancienne faculté de lettres de l’université de Rennes dont l’origine remonte à la création de l’université de Bretagne en 1460 à Nantes.

Son campus principal est situé au Nord-Ouest de Rennes dans le quartier de Villejean, comme l’autre campus situé à La Harpe. Une antenne, qu’elle partage avec l’université de Rennes 1, est située depuis 1991 à Saint-Brieuc sur le campus Mazier.

L’université est spécialisée dans les sciences humaines, les sciences sociales, les langues étrangères, et dans le sport. Elle forme quelques 17 000 étudiants, répartis dans ses trois campus. Elle est le plus grand pôle de recherche et d’enseignement dans le domaine des sciences humaines et sociales dans l’Ouest de la France.

Les activités de l’université sont visibles au-delà de ses murs, notamment par les Presses universitaires de Rennes dont elle est à l’origine, par les activités du PRES Université européenne de Bretagne dont elle est co-fondatrice, mais aussi par ses activités culturelles liées à celles de la ville de Rennes, notamment par l’accueil de festivals, ou par les activités de la salle du Tambour.

Val sans retour

Le Val sans retour en forêt de Paimpont, derrière le Miroir aux fées.

Le Val sans retour, Val périlleux ou encore Val des faux amants, est à la fois un lieu légendaire du cycle arthurien en forêt de Brocéliande, et un site renommé de centre-Bretagne, dans la forêt nommée administrativement forêt de Paimpont. La légende est racontée dans le Lancelot-Graal, mais elle circule oralement avant la fin du XIIe siècle. La fée Morgane vit une déception amoureuse avec le chevalier Guyomard (ou Guiomar, Guyamor), qui la repousse à l'instigation de la reine Guenièvre. Elle étudie la magie avec Merlin puis, en représailles, crée le Val sans retour dans la forêt de Brocéliande pour y enfermer les « faux amants », des chevaliers infidèles en amour. Après dix-sept ans, Morgane est déjouée par Lancelot du Lac, resté fidèle à Guenièvre, qui libère 253 chevaliers. Ce récit constitue la plus éclatante action de Morgane contre la chevalerie arthurienne, et une inversion des rôles masculins et féminins tels qu'ils sont conçus dans la littérature médiévale.

Le Val sans retour est identifié au val de la Marette près de Paimpont en Bretagne vers 1820, par Blanchard de la Musse. La localisation change en 1850 pour le val de Rauco, et s'y fixe grâce à Félix Bellamy. Au fil du siècle suivant, ce Val devient l'un des principaux lieux visitables liés aux légendes arthuriennes. L'entrée s'effectue à proximité du bourg de Tréhorenteuc, dans le Morbihan. Ravagé par des incendies puis remis en état, le Val sans retour se fait connaître, notamment, grâce à l'abbé Gillard. Il compte différents points d’intérêt dont l'Arbre d'Or et le miroir aux fées dans sa vallée, l'hotié de Viviane et le siège de Merlin sur ses crêtes. Il attire chaque année de nombreux visiteurs, qu'ils soient des touristes, des néodruides ou encore des passionnés de la légende arthurienne, tant grâce à ses paysages que par l'atmosphère de spiritualité qu'il dégage.

Virée de Galerne

La déroute de Cholet, octobre 1793

La Virée de Galerne est une campagne militaire de la Guerre de Vendée pendant la Révolution française qui s’est déroulée dans le Maine, en Bretagne et en Normandie. Elle tire son nom de gwalarn, mot breton qui désigne le vent de noroît (nord-ouest).

Il s’agit de l’expédition effectuée par l’armée vendéenne qui, ayant traversé la Loire après la défaite de Cholet le , se rend à Granville dans l’espoir d’y trouver des renforts en provenance d’Angleterre.

N’ayant pu prendre Granville le , elle se replie vers Savenay où elle est anéantie par l’armée républicaine le . La bataille de Savenay marque la fin de ce qui sera appelé la première guerre de Vendée.

Vitré (Ille-et-Vilaine)

Centre historique de Vitré, avec vue sur le château

Vitré est une commune française, située dans le département d’Ille-et-Vilaine et la région Bretagne. Son nom breton est Gwitreg et son nom gallo est Vitræ. Les habitants sont les Vitréens ou Vitréennes.

Vitré, ancienne sous-préfecture (jusqu'en 1926) et chef-lieu de canton de plus de 17 000 habitants, aux portes de la Bretagne historique, à la rencontre de la Normandie, du Maine et de l’Anjou, a obtenu le label ville d’Art et d’Histoire du fait de son très riche patrimoine.

Il semblerait que le site de Vitré fut occupé très tôt, dès le néolithique. Le nom de Vitré viendrait de l’anthroponyme gallo-romain Victor ou Victrix, le nom du propriétaire d’un domaine se situant dans la région. Une autre hypothèse voudrait que l’origine du nom viendrait de Vicus signifiant « petite agglomération » en latin. L’an 1000 marqua la naissance d’une véritable agglomération de Vitré par la fusion avec les villages environnants.

Zebra & Bagad Karaez

Création originale pour la 20e édition du festival des Vieilles Charrues le 27 juillet 2011.

Zebra & Bagad Karaez est un album de rock français aux sonorités de musique bretonne, fruit d'un travail entre DJ Zebra et le Bagad Karaez. Il sort le et est distribué par le label Avel Ouest de Coop Breizh ainsi que par le distributeur digital IDOL.

Les origines du disque remontent à un projet musical mené dans le cadre du 20e anniversaire du festival des Vieilles Charrues de 2010, et destiné initialement uniquement à la scène. Le succès de celui-ci incite DJ Zebra à travailler sur la création d'un album à partir , et ce dernier est effectivement enregistré à Carhaix et Paris entre février et avril 2012.

Produit par Zebra, il mêle compositions originales et reprises. Parmi les huit chansons qu'il a écrites, deux sont interprétées en duo avec Tom Hogg et deux autres sont en duos avec Cali et Arno. L'accueil critique à sa sortie est plutôt positif, notamment par la presse bretonne. Commercialement, le disque s'écoule à environ 10 000 exemplaires.