Sorel-Tracy

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Sorel-Tracy
Vue aérienne de Sorel-Tracy
Vue aérienne de Sorel-Tracy
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Montérégie-Est (Montérégie)
Subdivision régionale Pierre-De Saurel
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Serge Péloquin
2013 - 2017
Code postal J3P, J3R
Constitution
Démographie
Gentilé Sorellois, Sorelloise
Population 34 755 hab. (2015)
Densité 521 hab./km2
Population de l'aire urbaine 47 772 hab.
Géographie
Coordonnées 46° 02′ 00″ nord, 73° 07′ 00″ ouest
Superficie 6 670 ha = 66,70 km2
Divers
Fuseau horaire Heure de l'Est (UTC-5)
Indicatif +1 450 ou 579
Code géographique 53052
Localisation
Localisation dans la MRC de Pierre-De Saurel
Localisation dans la MRC de Pierre-De Saurel

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Sorel-Tracy
Liens
Site web ville.sorel-tracy.qc.ca

Sorel-Tracy est une ville du Canada, située dans la province du Québec. Avec près de 34 967 habitants[1] et son territoire de 56 km2, elle est la capitale économique, industrielle et culturelle de la municipalité régionale de comté de Pierre-De Saurel en Montérégie[2].

La Ville de Sorel-Tracy est née le 15 mars 2000 du regroupement des villes de Sorel et de Tracy[3].

Géographie[modifier | modifier le code]

Sorel-Tracy est située au confluent du fleuve Saint-Laurent et de la rivière Richelieu[2]. La ville est construite sur les deux rives de cette dernière avec le secteur Sorel sur la rive Est et secteur Tracy sur la rive Ouest.

Les deux secteurs sont reliés par l'autoroute 30 (appelé par les locaux le "Pont neuf"[4]) et la route 132 (où se trouve le pont Turcotte[5]).

Histoire[modifier | modifier le code]

En 2000, les villes de Sorel (rive droite du Richelieu) et Tracy (rive gauche) ont fusionné pour créer la ville actuelle[6]. Il s'agissait auparavant de deux villes distinctes. La municipalité de Saint-Pierre-de-Sorel avait également fusionné avec la Ville de Sorel en 1992.

Blason populaire[modifier | modifier le code]

Le blason populaire Tirebouchon, Tirebouchonne est couramment utilisé comme dénomination familière des Sorellois et Sorelloises, depuis la première moitié du 20e siècle. Après avoir examiné les différentes explications qui circulent sur l'étymologie de cette dénomination, le linguiste québécois Gabriel Martin affirme que « selon les preuves linguistiques recueillies, une seule hypothèse tient la route : les Sorellois sont surnommés Tirebouchons, car ils sont réputés être de grands buveurs [d'alcool] depuis une époque sans décapsuleurs, où l'on devait tirer sur les bouchons de liège, afin de s'abreuver à la dive bouteille[7] ».

Ville de Sorel[modifier | modifier le code]

La ville de Sorel fut bâtie à l'emplacement du Fort Richelieu. Ce dernier fut construit à l'embouchure de la rivière Richelieu (dite autrefois rivière des Iroquois) au XVIIe siècle. Son nom lui a été donné en mémoire du cardinal de Richelieu (1585-1642), ministre de Louis XIII. Le 20 aout 1642, en la fête de Saint Bernard, le Père Anne de Noue bénit le fort et y célèbre la messe. La tradition veut que cette date soit considérée comme celle de la naissance de la ville de Sorel[8] ce qui fait de cette ville la sixième plus ancienne au Canada (derrière Tadoussac, Port-Royal, Québec, Trois-Rivières et Montréal). Le fort est abandonné en 1647 sous les coups répétés des Iroquois[9].

C'est en 1665 qu'arrive le Régiment de Carignan-Salières sur le territoire[9]. Pierre de Saurel, à la tête de cinq compagnies, est chargé, par le gouverneur Alexandre de Prouville de Tracy, de reconstruire l'ancien fort. En 1672, le roi concède à M. de Saurel la région avoisinant le fort, où il s'y installe, de même que ses soldats. Par la suite, les terres sont défrichées et les familles se multiplient si bien, qu'en 1681, plus de 120 habitants forment la communauté sorelloise[9]. M. de Saurel décède à Montréal et sa femme, Catherine Le Gardeur vend la seigneurie à Claude de Ramezay de Montréal en 1713.

La guerre de Sept Ans vient bouleverser le développement de la seigneurie. À la conclusion de la paix en 1777, beaucoup d'Américains demandent à s'établir au Canada, qui seront désormais surnommés les loyalistes[10]. C'est dans l'intention de venir en aide à ces expatriés que le gouverneur Frederick Haldimand achète, au nom de MM. Greenwood et Higginson, la seigneurie de Sorel en date du 13 novembre 1781[11]. Au mois de , Son Altesse Royale William Henry rend visite à Sorel. De cette époque la ville prend le nom de William-Henry qu'elle conservera jusqu'en 1860[12].

Sorel obtient le statut de cité en 1889, à la suite de multiples améliorations de ses infrastructures, comme la construction d'un aqueduc, l'installation d'usines d'éclairage au gaz, la construction d'un édifice des douanes et des postes[12]. Finalement, elle redevient la Ville de Sorel en 1982[13].

Ville de Tracy[modifier | modifier le code]

Le 10 février 1954, la municipalité de la paroisse de Saint-Joseph-de-Sorel est constituée en la corporation de la Ville de Tracy[2]. Le choix de ce nom de noblesse du marquis de Tracy est le résultat de la soumission d'un citoyen dans le cadre d'un concours.

Maison des gouverneurs[modifier | modifier le code]

La Maison des gouverneurs est située au bord de la rivière Richelieu, sur le chemin des Patriotes. C'est en décembre 1781 qu'y fut illuminé pour la première fois un sapin de Noël[2]. En effet, au cours de cette même année, le général Frédérick Haldimand acquiert, au nom de la Couronne britannique, la seigneurie de Sorel. Il y fait ériger des casernes et une maison. Les premiers habitants de la Maison des Gouverneurs sont le baron et la baronne von Riedesel[14]. Afin de perpétuer une tradition de son pays, l'Allemagne, consistant à illuminer un sapin pour Noël, la baronne von Riedesel crée un évènement unique en Amérique du Nord. Depuis, presque tous les Nord-Américains illuminent un sapin à l'occasion des festivités de Noël.

Aujourd'hui, on retrouve dans la Maison des Gouverneurs le Bureau d'information touristique de la région de Sorel-Tracy et un centre d'exposition.

Administration[modifier | modifier le code]

Maires de Sorel-Tracy[modifier | modifier le code]

La Ville de Sorel-Tracy a, depuis sa création en 2000 à la suite de la fusion de Sorel et de Tracy, été dirigée par trois maires[15].

Liste des maires successifs de Sorel-Tracy[15]
Période Identité Étiquette Qualité
en cours Serge Péloquin    
Réjean Dauplaise    
Marcel Robert    

Maires des anciennes municipalités[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
2001 2006 2011 2016 2021
34 194 34 076 34 600 34 755 -

Économie[modifier | modifier le code]

Usine de Rio Tinto QIT à Sorel-Tracy.

Sorel-Tracy a été le fief de la construction navale au cours du XXe siècle. En effet, à une certaine époque, les usines de Marine Industries Limited et Sorel Industries Limited tournaient à plein régime 24 heures sur 24 et employaient jusqu'à 10 000 personnes pour répondre aux commandes de navires de guerre de diverses classes[13].

La ville est un important centre industriel traditionnellement connu pour son activité sidérurgique. Rio Tinto, groupe minier multinational anglo-australien, est le principal employeur avec son complexe métallurgique RTFT (Rio Tinto Fer et Titane) anciennement Q.I.T. Fer et Titane, avec plus de 1 000 employés. Durant les années 1960 à 1990, la ville de Sorel-Tracy fut surnommée « la ville de l'Acier » comptant en ses rangs Les Forges de Sorel, Acier inoxydable Atlas, Crucible Steel, Beloit Steel, Sorel Steel and Founderies, Tioxide Canada ainsi que ses chantiers navals (Marine Industries, qui a fermé ses portes vers la fin de 1986). De plus, la ville de Sorel-Tracy est en plein cœur de la Vallée Sidérurgique et Métallurgique de Sorel.

La ville de Sorel-Tracy renferme aussi un important terminal pétrolier. Le terminal est opéré et géré par la compagnie Kildair Service ULC, affiliée depuis 2007 à l'Américaine Sprague International Properties LLC.. La capacité de stockage du terminal est de plus de 3,2 millions de barils (environ 509 millions de litres) de produits pétroliers. La réception ou l'exportation des produits se fait principalement par navire au quai détenu par la compagnie depuis le mois de janvier 2012.

Transports[modifier | modifier le code]

Port de Sorel

Une nouvelle gare d'autobus, au 250, boulevard Poliquin, a été ouverte en 2012[16].

Un service de traversier de la Société des traversiers du Québec relie Sorel-Tracy et Saint-Ignace-de-Loyola[17].

Un service de Taxibus est aussi disponible dans la ville[18].

Le conseil municipal de la ville de Sorel-Tracy a donné son appui par voie de résolution le 7 décembre 2015 à une étude de faisabilité pour un pont reliant Sorel-Tracy et Lanoraie par le fleuve Saint-Laurent. L'étude est financée par l'homme d'affaires Luc Poirier[19] et a été présentée à la Chambre de Commerce de Sorel-Tracy le 08 novembre 2016[20],[21].

Éducation[modifier | modifier le code]

Collégial[modifier | modifier le code]

Secondaire[modifier | modifier le code]

Primaire[modifier | modifier le code]

  • École Au Petit Bois
  • École Harold-Sheppard (École anglophone)
  • École Laplume
  • École Maria-Goretti
  • École Saint-Gabriel-Lalemant
  • École Saint-Anne-les-îles
  • École St-Jean-Bosco
  • École Martel

Personnalités liées à Sorel-Tracy[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Joseph-de-Sorel Saint-Ignace-de-Loyola,
Fleuve Saint-Laurent
Sainte-Anne-de-Sorel Rose des vents
Lanoraie, Fleuve Saint-Laurent N Yamaska
O    Sorel-Tracy    E
S
Contrecœur,
Saint-Roch-de-Richelieu,
Saint-Ours
Sainte-Victoire-de-Sorel Saint-Robert

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Décret de population », sur Ministère des affaires municipales et de l'occupation du territoire (consulté le 13 avril 2015)
  2. a, b, c et d « Portrait de la ville », sur Ville de Sorel-Tracy (consulté le 13 avril 2015)
  3. Commission de toponymie du Québec
  4. >, WikiMapia
  5. Le pont Turcotte
  6. Histoire de Sorel-Tracy, 1932 à aujourd'hui, Mario Lemoine
  7. Martin, Gabriel, « D’où vient réellement le surnom Tirebouchon? », Le Saurelois : bulletin de la Société historique Pierre-de-Saurel, 2015, vol. 42, no 3, été 2015, p. 4-7.
  8. Sorel-Tracy, une histoire à découvrir, Mario Lemoine
  9. a, b et c Yvon Beaudry. Sorel: 1642-1942, Éditions du 111e Centenaire, 1942, p. 8
  10. A. Couillard-Després. Histoire de Sorel. De ses origines à nos jours, Montréal: Imprimerie des sourdes-muets, 1926, p. 126
  11. A. Couillard-Després. Histoire de Sorel. De ses origines à nos jours, Montréal: Imprimerie des sourdes-muets, 1926, p. 110
  12. a et b Yvon Beaudry. Sorel: 1642-1942, Éditions du 111e Centenaire, 1942, p. 9
  13. a et b « Histoire de Sorel et Tracy », sur Ville de Sorel-Tracy (consulté le 13 avril 2015)
  14. « Maison des gouverneurs », sur Répertoire du patrimoine culturel du Québec - Ministère de la culture et des communication du Québec (consulté le 14 avril 2015)
  15. a, b, c, d et e « Historique des maires », sur http://www.ville.sorel-tracy.qc.ca/ (consulté le 22 juillet 2016).
  16. Louise Grégoire-Racicot, « La nouvelle gare d'autobus ouvre ses portes le 2 avril », Les 2 Rives La Voix,‎ (lire en ligne)
  17. « Les traverses : Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola », Societé des traversiers
  18. « Taxibus », sur www.citsv.qc.ca (consulté le 23 octobre 2015)
  19. « L’entrepreneur Luc Poirier finance une étude pour un pont entre Sorel et Berthier », sur Les 2 Rives et La Voix (consulté le 10 décembre 2015)
  20. « Le promoteur Luc Poirier veut assumer seul les dépenses du pont », Les 2 Rives et La Voix,‎ (lire en ligne)
  21. « Luc Poirier explique son projet devant les membres de la Chambre de commerce de Sorel-Tracy », sur www.soreltracy.com (consulté le 10 novembre 2016)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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