Amqui

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Amqui
Blason d'Amqui
Blason d'Amqui
Image illustrative de l'article Amqui
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Bas-Saint-Laurent
Subdivision régionale La Matapédia (Chef-lieu)
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Gaëtan Ruest
2013 - 2017
Constitution
Démographie
Gentilé Amquien, ienne
Population 6 178 hab. (2016)
Densité 50 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 28′ 00″ nord, 67° 26′ 00″ ouest
Superficie 12 238 ha = 122,38 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 418
Code géographique 07047
Localisation
Localisation d'Amqui dans La Matapédia
Localisation d'Amqui dans La Matapédia

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Amqui

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Amqui

Amqui [amkwi] est une ville de la province de Québec, au Canada. Elle est située au Bas-Saint-Laurent, dans la municipalité régionale de comté de La Matapédia, dont elle est le chef-lieu et la plus grande ville.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Affiche de bienvenue à Amqui.
Articles connexes : Toponymie québécoise et Langue micmaque.

Le mot micmac amqui, qui peut aussi être orthographié sous les formes humqui, unkoui et ankwi, a pour signification : « là où l'on s'amuse » ou « lieu d'amusement et de plaisir »[1]. Une hypothèse pour expliquer ce toponyme est le « jeu de l'eau » qui tourbillonne à la rencontre des rivières Humqui et Matapédia[1]. Cependant, l'hypothèse la plus plausible semble moins métaphorique. En effet, Amqui était jadis un endroit où les Amérindiens se rassemblaient pour faire le pow wow, un rassemblement festif traditionnel et religieux[1],[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation et territoire[modifier | modifier le code]

Article connexe : Géographie du Québec.

Amqui est située sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent dans la vallée de la Matapédia à 415 km au nord-est de Québec, à 345 km à l'ouest de Gaspé et à 80 km au nord du Nouveau-Brunswick. Les principales villes à proximité sont Rimouski à 105 km et Mont-Joli à 70 km à l'ouest ainsi que Matane à 65 km au nord. Amqui est située à 25 km à l'est de Sayabec et à 20 km au nord-ouest de Causapscal, les deux plus grandes municipalités de La Matapédia après Amqui. La ville d'Amqui est limitrophe à Saint-Vianney et à Saint-Tharcisius au nord, à Saint-Alexandre-des-Lacs à l'est, à Lac-au-Saumon et à Saint-Léon-le-Grand au sud ainsi qu'à Sainte-Irène et à Val-Brillant à l'ouest. Le hameau de Courtuval fait partie d'Amqui.

La ville est sise dans la vallée formée par les monts Chic-Choc de la chaîne des Appalaches, dans la section des monts Notre-Dame. La vallée est d'origine glaciaire et a été façonnée durant l'ère primaire il y a des millions d'années. La région se caractérise par une grande vallée à pentes douces où serpente la rivière Matapédia orientée du nord-ouest au sud-est. La ville est située à la rencontre des rivières Humqui et Matapédia

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat d'Amqui est tempéré. Le fait que la ville soit entourée par les monts Chic-Choc crée un climat bien particulier à la région: un hiver long et très neigeux ainsi qu'un été humide et chaud. On retrouve tout près un radar du réseau canadien de radars météorologiques qui couvre l'Est du Québec (48° 28′ 49″ N, 67° 36′ 04″ O).

Relevé météorologique d'Amqui (1981-2010)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −20 −18,9 −12,2 −3,8 2 7,6 11,2 10,1 5,7 0,2 −5,9 −14,3 −3,2
Température moyenne (°C) −15 −13,4 −7 1,2 8,1 13,9 17 15,8 10,9 4,7 −2,4 −10,1 2
Température maximale moyenne (°C) −9,9 −7,8 −1,7 6,1 14,2 20,2 22,8 21,5 16,1 9,1 1,2 −5,9 7,2
Record de froid (°C)
date du record
−40
1984/22
−38,9
1971/01
−35
1984/10
−28,5
1994/02
−12,2
1974/02
−4,5
1990/01
1
1980/08
−2,2
1968/19
−6
1986/21
−13,5
1993/26
−26
1995/30
−34,4
1971/20
Record de chaleur (°C)
date du record
11
1996/19
12
1981/23
16,7
1962/30
28,5
1987/21
32,8
1978/27
33,3
1976/06
33,5
1983/04
33,9
1975/01
32,2
1972/01
24,5
1983/01
18,9
1967/03
17,8
1964/25
Nombre de jours avec température minimale ≤ −10 °C 27,2 24 17,7 2,7 0 0 0 0 0 0,18 6,6 21,1 99,5
Nombre de jours avec gel 30,9 27,7 30,3 25,3 11,1 1,4 0 0,53 4,1 17,1 27 30,6 206,1
Nombre de jours avec température maximale ≥ 30 °C 0 0 0 0 0 0,47 0,94 0,29 0 0 0 0 1,7
Précipitations (mm) 85,3 69,5 66,5 75,9 89,5 93,3 102,1 100,5 81,6 88 98,2 81,8 1 032,1
dont pluie (mm) 9,9 6,1 14,8 45,5 86,4 93,3 102,1 100,5 81,4 80,7 51,6 15,1 687,5
dont neige (cm) 75,4 63,5 51,7 30,3 3 0 0 0 0,2 7,2 46,7 66,7 344,6
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
29,4
1992/05
21,3
1970/02
34,3
1972/17
33
1970/24
56,1
1967/08
65,8
1963/20
74,1
1996/19
56
1981/06
83,8
1969/09
54,4
1970/03
47,4
1994/02
37
1993/11
Record de neige en 24 h (cm)
date du record
33
1994/04
32,5
1977/20
53,3
1972/22
30
1995/05
12,7
1962/09
0
1959/01
0
1957/01
0
1957/01
4,2
1980/28
25,4
1963/29
30,5
1971/25
29,5
1975/26
Nombre de jours avec précipitations 1,4 1,5 3,4 9,1 15,8 14,5 15,7 15,8 16,9 15,2 8,4 2,6 120
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 5 mm 0,69 0,56 1,2 3,3 5,4 5,5 6 6,1 5 5,3 3,6 1,1 43,7
dont nombre de jours avec précipitations ≥ 10 mm 0,38 0,19 0,59 1,4 2,5 3 3,4 2,9 3,1 2,6 1,5 0,44 22
Nombre de jours avec neige 17,4 13,9 12,8 6,3 1 0 0 0 0,18 2,7 9,8 9,8 80,9
Source : « Données des stations pour le calcul des normales climatiques au Canada de 1981 à 2010 », sur climat.meteo.gc.ca (consulté le 12 mars 2017)
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
−9,9
−20
85,3
 
 
 
−7,8
−18,9
69,5
 
 
 
−1,7
−12,2
66,5
 
 
 
6,1
−3,8
75,9
 
 
 
14,2
2
89,5
 
 
 
20,2
7,6
93,3
 
 
 
22,8
11,2
102,1
 
 
 
21,5
10,1
100,5
 
 
 
16,1
5,7
81,6
 
 
 
9,1
0,2
88
 
 
 
1,2
−5,9
98,2
 
 
 
−5,9
−14,3
81,8
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Histoire[modifier | modifier le code]

Développement de la région[modifier | modifier le code]

Camp micmac, photographie de Paul-Émile Miot datant de 1857
Croix de chemin érigée en 1875 par Marcelline Brochu, épouse de Pierre Brochu, à Sayabec

La région est fréquentée avant le XVIIe siècle, puisque la nation amérindienne des Micmacs habitait déjà la vallée de la Matapédia à l'arrivée des premiers colons de descendance européenne. Les Amérindiens sont demeurés présents autour d'Amqui jusqu'au XXe siècle. En 1694, la seigneurie du lac Madapequia fut concédée à Charles-Nicolas-Joseph D'Amours par le gouverneur de la Nouvelle-France, le comte de Frontenac[3]. Cependant, malgré les lois de l'époque, ce propriétaire ne vient ni habiter ni exploiter le territoire et ne cède pas officiellement la seigneurie.

C'est la construction du chemin Kempt, de 1830 à 1832, et du chemin Matapédia, de 1847 à 1862, qui permet la colonisation de la vallée de la Matapédia. Ensuite, le chemin de fer de l'Intercolonial, construit de 1870 à 1872, est un catalyseur important favorisant l'établissement de l'industrie forestière dans la vallée[4]. Le premier habitant de la vallée de la Matapédia, Pierre Brochu, s'installe à l'embouchure de la rivière Saint-Pierre à la pointe du lac Matapédia, où se situe, de nos jours, Sayabec, en 1833. Il occupait le poste le long du chemin Kempt pour dispenser des secours en cas de besoin et assurer l'hébergement des voyageurs et des postillons[5]. Jusqu'à ce qu'un autre gardien soit ajouté aux Fourches de Causapscal en 1839, il est le seul colon de la vallée de la Matapédia[6].

Développement de la ville[modifier | modifier le code]

Dès 1839, un Amérindien nommé Para avait construit une cabane où se situe, de nos jours, Amqui. Il s'y avait défriché une terre et est ainsi, sans doute, le premier défricheur d'Amqui[6]. En 1847 ou 1848, un Écossais nommé Lowe ou Loof est nommé gardien du chemin Kempt à la décharge du lac Matapédia, c'est-à-dire à Amqui. Cependant, il n'y resta pas longtemps puisque, en 1848, le fils de Pierre Brochu, Marcel Brochu est nommé pour le remplacer[7]. Ainsi, Marcel Brochu, devient le premier habitant canadien-français du territoire d'Amqui lorsqu'il s'y défriche une terre située à environ 2 km de l'église actuelle[8]. Le , il se marie à Séraphine Saint-Laurent qui devient donc la première habitante d'Amqui. Ensemble, ils ont 20 enfants[9].

Jusqu'à l'établissement du second colon en 1864, la famille de Marcel Brochu est la seule habitant la région d'Amqui. Le deuxième colon fut Thomas Fréchette qui avait travaillé à l'installation de la ligne télégraphique reliant la vallée de la Matapédia au reste du pays. Il s'installe à Amqui avec sa famille en 1864 pour servir de relais télégraphique et il se défriche une terre. Peu après, d'autres familles viennent s'y installer. Le chemin de fer dans la vallée de la Matapédia est construit de 1872 à 1875 et le premier train passe par Amqui le [10] En 1876, la population d'Amqui est estimée à 150 habitants. Le premier recensement est le rapport effectué par le missionnaire local pour l'évêque de Rimouski datant de 1884 qui indique une population de 330 habitants répartis en 68 familles. Sur ces familles, 65 sont canadiennes-françaises, une est écossaise et deux sont anglaises. La grande majorité est catholique et une trentaine de personnes sont protestantes. À cette époque, plus de 90% des familles sont des cultivateurs[11]. En 1885, la municipalité scolaire d'Amqui fut érigée. Deux ans plus tard, la première école, connue sous le nom de « Petite école », fut construite[12]. Le rapport du curé de 1887 a dénombré une population de 496 habitants. De plus, le rapport citait qu'il y avait 16 protestants et que toutes les familles étaient d'expression française, à l'exception de trois qui étaient anglaises[11]. Le , l'évêque de Rimouski, Mgr Jean Langevin, cède un terrain appartenant à l'évêché adjacent à l'église pour la construction d'une école. Lors de l'érection canonique de la paroisse en 1889, Amqui avait une population de 628 habitants[13].

Le , la paroisse civile d'Amqui est officiellement créée en suivant les mêmes délimitations de la paroisse catholique érigée l'année précédente couvrant une superficie de 21 500 acres. Ce territoire est en partie situé dans la seigneurie du lac Matapédia et en partie dans les cantons de Lepage, d'Humqui et de Nemtaye. Au cours de la décennie suivante, la population d'Amqui triple, passant de 691 habitants en 1890 à 2 355 en 1900. Cette croissance démographique s'explique à la fois par le haut taux de natalité et par l'arrivée de nouvelles familles. Une arrivée de familles importante se déroule en 1896 et 1897 avec 130 nouvelles familles en deux dont 77 familles acadiennes[14]. En 1900, environ 68% des familles sont des cultivateurs[15].

En 1904, le bâtiment de la gare d'Amqui actuel fut construit par le Chemin de fer Intercolonial[16]. La même année, la paroisse de Saint-Léon fut créée par détachement de celle d'Amqui, faisant ainsi baisser la population de plus de 600 personnes[17]. De plus, aux débuts des années 1900, des départs massifs vers les États-Unis firent également baisser la population d'Amqui[18] Le , la municipalité de village d'Amqui se détacha de la municipalité de paroisse de Saint-Benoît-Joseph-Labre[15]. À ce moment, la population d'Amqui est de 1 810 habitants, soit 1 003 personnes de moins que quatre ans plus tôt[17].

Le , la Compagnie électrique d'Amqui est fondée surtout grâce aux efforts de Jules-André Brillant qui fut son premier secrétaire-gérant et qui devient son directeur deux ans plus tard[19]. Un des effets le plus bénéfiques de la création de cette compagnie, c'est qu'elle permet d'établir un moulin à farine. En effet, jusque là, les cultivateurs d'Amqui devaient se rendre soit à Saint-Luce à l'ouest soit à Petit-Rocher à l'est s'ils voulaient faire moudre leurs grains. Ainsi, même les cultivateurs de blé achetaient leur farine au lieu de la produire[20]. En 1911, la population d'Amqui était de 2 400 habitants répartis en 420 familles. La population était surtout agricole puisque 228 familles vivaient sur des terres. En 1917, deux municipalité scolaire furent établies. En 1918, la population atteignit 3 000 habitants répartis en 490 familles dont 260 cultivaient la terre. En 1921, plus de 10 000 acres du territoire d'Amqui servaient pour les cultures, majoritairement pour le foin et pour l'avoine, mais aussi pour le blé, les pommes de terre et l'orge. Cette année là, la première école de garçons, appelée l'« Académie », fut construite[12],[20].

En 1923, la population était de 3 833 habitants. Cette année là marqua le sommet du nombre de familles cultivatrices avec 350 familles. Néanmoins, l'agriculture étaient considérée comme une nécessité servant à nourrir l'exploitant ; pour faire de l'argent, on exploitait plutôt le bois. En 1924, la paroisse de Saint-Tharcisius se détache d'Amqui, amenant, par le fait même, la population de la ville à 2 970 habitants[20].

En 1948, l'École Normale fut construite, puis, en 1956, le Collège Saint-Benoît. En 1961, Amqui obtint le statut de ville. La même annnée, les deux municipalités scolaires furent fusionnées. L'année suivante, l'école secondaire Sainte-Ursule fut établie. En 1969, l'école polyvalente Armand St-Onge fut construite[12].

En , la ville d'Amqui actuelle fut créée par la fusion de l'ancienne ville d'Amqui et la municipalité de la paroisse de Saint-Benoît-Joseph-Labre.

Histoire de la paroisse[modifier | modifier le code]

Église Saint-Benoît-Joseph-Labre d'Amqui

À partir du milieu du XIXe siècle, les curés des paroisses de Saint-Luce, de Sainte-Flavie, de Saint-Octave et de Saint-Moïse servaient de missionnaires pour desservir les habitants de la vallée de la Matapédia. Avant 1874, le territoire d'Amqui et de Saint-Edmond (Lac-au-Saumon) ne formaient qu'une seule mission appelée Saint-Edmond. La première chapelle a été construite en 1874 suite à un décrit l'autorisant promulgué par l'évêque le [11]. Elle était située à 5 km de l'église actuelle en direction de Matapédia. Avant cela, les sépultures avaient lieu à Saint-Moïse qui est la première paroisse de la vallée[21].

L'accroissement de la population a rendu la chapelle trop petite. Au lieu de l’agrandir, les résidents ont plutôt envoyé une requête à l'évêché pour la construction d'une nouvelle chapelle à Amqui même qui fut acceptée le par Mgr Jean Langevin, le premier évêque du diocèse de Rimouski. Par la même occasion, ce dernier nomma cette nouvelle mission Saint-Benoît-Joseph-Labre, en l'honneur de Benoît-Joseph-Labre qui venait d'être récemment canonisé par le pape Pie IX. Celle-ci fut construite en 1884 et la première messe y fut célébré le de cette année-là par le curé de Saint-Moïse, Pierre Brillant, qui était également le missionnaire de Saint-Benoît-Joseph-Labre. D'octobre à décembre 1886, la mission fut confiée à Cajétan Bérubé. Il fut succédé par Philémon Côté qui fut nommé curé résident à la mission d'Amqui, mais également chargé des missions de Saint-Edmond de Lac-au-Saumon, de Saint-Jacques Causapscal, d'Asstmeuquaghan, de Saint-Ambroise de Millstream (Québec) et de Saint-Laurent de Matapédia[11].

Le , la mission a été érigée canoniquement en paroisse par un décret de Mgr Jean Langevin[13]. Philémon Côté devint ainsi le premier curé de la paroisse tout en continuant d'être chargé des autres missions de la région[22]. En 1890, un presbytère fut construit. La même année, Léon D'Auteuil prit la relève en tant que curé de la paroisse d'Amqui et occupa cette fonction pendant 18 ans. Le , une cloche fut bénite par Mgr André-Albert Blais pour l'église. En 1897, l'église et la sacristie attenante ont été agrandies. En 1908, Nazaire Caron succéda à Léon D'Auteuil en tant curé et occupa cette fonction pendant 40 ans. De 1917 à 1922, une nouvelle église et un nouveau presbytère ont été construits. La nouvelle église fut bénie solennellement le [11].

En 1946, les Ursulines s'établirent à Amqui. De 1951 à 1952, un nouveau presbytère fut construit. En 1962, Amqui est l'hôte du Congrès eucharistique diocésain qui a réuni des milliers de personnes provenant de 21 paroisses différentes. En 1972, un nouveau cimetière fut érigé à l'extérieur des limites de la ville. Le , l'église est détruite par le feu et fut reconstruite la même année.[11].

Liste des prêtres de Saint-Joseph-Labre
Nom Dates
Cajétan Bérubé 1886
Philémon Côté 1887-1890
Léon d'Auteuil 1890-1908
Nazaire Caron 1908-1949
Émile Côté 1949-1955
Fortunat Gagnon 1955-1966
Georges Côté 1966-1970
François Gagnon 1970-1980
Gérald Roy 1980-1987
Paul-Émile Labrie 1987-1996
Hermel Lahaie 1996-1997
Benoît Caron 1997-1999
Norman Lamarre 1999-2002

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Représentation politique[modifier | modifier le code]

Au niveau provincial, Amqui fait partie de la circonscription électorale de Matane-Matapédia.

Au niveau fédéral, la municipalité fait partie de la circonscription fédérale de Haute-Gaspésie—La Mitis—Matane—Matapédia.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne de la ville d'Amqui
Évolution démographique
1884 1885 1886 1887 1888 1889 1890 1891 1892
330 457 470 512 556 628 691 616 964
1893 1894 1895 1896 1897 1898 1899 1900 1901
1 024 1 206 1 394 1 812 1 820 1 901 2 141 2 355 2 404
1902 1903 1904 1905 1906 1907 1908 1909 1910
2 813 2 730 2 111 1 821 1 810 2 250 2 176 2 289 2 340
1911 1912 1913 1914 1915 1916 1917 1918 1919
2 400 2 470 2 525 2 600 2 700 2 800 2 850 3 000 3 228
1920 1921 1922 1923 1924 1925 1926 1927 1928
3 355 3 505 3 553 3 833 3 672 2 970 2 927 2 806 2 745
1929 1930 1931 1936 1941 1951 1956 1961 1966
2 991 3 061 3 226 3 524 1 593 2 599 3 247 3 659 3 854
1971 1976 1981 1986 1991 1996 2001 2006 2011
3 797 3 949 4 048 4 249 4 339 6 800 6 473 6 261 6 322
2016 - - - - - - - -
6 178 - - - - - - - -
(Sources : [23],[24])

Santé et services sociaux[modifier | modifier le code]

La ville d'Amqui comporte un hôpital, le Centre hospitalier régional d'Amqui. Elle compte également un centre hospitalier de soins de longue durée (CHSLD) et un centre local de services communautaires, le CLSC de la Vallée.

Éducation[modifier | modifier le code]

Centre matapédien d'études collégiales

Une partie du centre administratif de la Commission scolaire des Monts-et-Marées (CSMM) se situe à Amqui, l'autre étant située à Matane.

La ville d'Amqui possède cinq établissements d'éducation :

  • Niveau collégial (CEGEP) :
    • Le Centre Matapédien d'Études Collégiales (CMÉC) : Le CMÉC fait partie du Cégep de Rimouski[25]. Le CMÉC est spécialisé en sciences, gestion des PME et en foresterie[26]
  • Niveau secondaire :
    • L'École polyvalente Armand Saint-Onge : accueille 963 élèves (2008)[27]
    • Centre d'éducation des adultes (CEA) de la Vallée : situé dans le même établissement que l'école Sainte-Ursule
  • Niveaux préscolaire et primaire :
    • L'École Caron : accueille 214 élèves (2008)[27]
    • L'École Sainte-Ursule : accueille 337 élèves (2008)[27]

En plus de ses établissements d'éducation, la ville d'Amqui possède une bibliothèque municipale. L'université située la plus près d'Amqui est l'Université du Québec à Rimouski (UQAR).

Loisirs[modifier | modifier le code]

La ville d'Amqui a un bâtiment de services principal abritant une piscine intérieure, un curling, une salle communautaire et une vingtaine de salles de réunion[26].

Le club de patinage artistique (CPA) Mira-Belle s'entraîne à l'aréna d'Amqui[28]. À l'aréna d'Amqui, il y a aussi un club de patinage de vitesse (CPV) qui y fait ses entraînements.

Le club de golf Revermont présente un parcours de 18 trous aux golfeurs. La rivière Matapédia traverse le terrain de golf[29].

À l'intérieur du bâtiment de la salle communautaire d'Amqui, il y a une piscine intérieure. Au camping d'Amqui se retrouve une piscine extérieure ouverte l'été uniquement.

Il y a un club de curling à Amqui nommé le Club de curling de la Vallée[30]. Le curling se situe à l'intérieur du bâtiment de la salle communautaire.

Des terrains de tennis extérieurs sont disponibles à Amqui.

Un terrain de balle est présent à Amqui à côté de la salle communautaire d'Amqui.

Il y a eu un club de hockey, les Beavers d'Amqui, qui a évolué durant la seule saison de la ligue de hockey New Brunswick-Québec en 1957-58.

Économie[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

La ville est située à l'intersection de deux routes nationales, soit la route 132 et la route 195. Ces routes permettent respectivement de relier Amqui à Mont-Joli et à Matane.

De plus, la ville compte une gare de train de passagers de VIA Rail Canada. Elle est desservie par le train Montréal - Gaspé, ainsi que par L'Océan, qui fait le trajet de Montréal à Halifax. Elle est également desservie par les autocars d'Orléans Express.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Pointe fine d'Amqui durant le X-Fest, un festival de wakeboard

Amqui est un village-relais. Un village-relais est une municipalité qui offre sensiblement les mêmes services qu'une aire de service comme la restauration, l'essence et l'hébergement[31].

Amqui dispose de plusieurs installations touristiques. Entre autres, on peut y pratiquer la pêche sportive (incluant le saumon), le golf, le camping, la randonnée pédestre, le vélo de montagne, la randonnée en VTT ou en motoneige, le vol libre et différentes activités nautiques.

La station de ski de Val-d'Irène (Parc régional de Val-d'Irène), aménagée en 1971 au pied du mont du même nom qui culmine à 685 m, est tout près (48° 28′ 21″ N, 67° 34′ 20″ O). Le centre de ski comporte 26 pentes.

Culture[modifier | modifier le code]

Exposition agricole[modifier | modifier le code]

Chaque année, au début du mois de juin, la ville d'Amqui est hôte de l'exposition agricole de la Matapédia. En plus des nombreux animaux, le terrain du centre sportif accueille un chapiteau, des activités pour les plus jeunes et plusieurs exposants.

Symboles et devise[modifier | modifier le code]

Logo de la ville d'Amqui

Le logo de la ville d'Amqui présente un pont couvert unissant deux rives. Le rouge représente la chaleur et est la couleur du pont couvert Beauséjour. Le bleu représente l'eau et le calme[26]. Avant cela, la ville avait un logo de forme triangulaire.


Blason d'Amqui

L'écu d'Amqui se blasonne ainsi :

De gueules à sapin d’or, sur le tout une rivière courante en bande d’argent; à un chef d’or, chargé d’un dextrochère de sable, accosté de deux croix fleurdelisées du premier.

La devise officielle d'Amqui est « Per ardua virtus » (« Courage au milieu des problèmes ardus » en latin)[32]. Cependant, la devise populaire est « Là où l'on s'amuse ! »

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le Lynewood est présent pour toute l'année sur le terrain de la gare d'Amqui. L'été, une visite libre est organisée chaque jour.

Gare d'Amqui

La gare d'Amqui est une gare en bois de deux étages, construite en 1904. Elle est protégée par le gouvernement fédéral en vertu de la Loi sur la protection des gares ferroviaires patrimoniales depuis 1993.

La gare du Canadien National est représentative de la période de prospérité du tournant du siècle, et de l'expansion connexe des compagnies ferroviaires en général et du Chemin de fer Intercolonial (CFI) en particulier. Amqui dépendait du chemin de fer pour transporter ses produits agricoles et ses pièces finies en bois.

La conception de la gare d'Amqui est inhabituelle pour une gare du CFI. Elle se distingue par sa conception à deux étages, abritant le logement du chef de gare et de sa famille.

Une nouvelle fontaine a été construite dans le centre-ville d'Amqui. Inaugurée le 24 juin 2010, cette fontaine se trouve en face de la gare d'Amqui.

La ville d'Amqui possède deux ponts couverts. Le plus ancien est le pont des Anses-Saint-Jean et a été construit en 1931. Le second est le pont Beauséjour qui a été acquis par la ville d'Amqui en 2005. Il traverse la rivière Amqui et est situé dans le parc Pierre-et-Maurice-Gagné . Le pont se trouvait originalement dans l'ancienne municipalité de Sainte-Odile de Rimouski. Cette municipalité l'a gracieusement offert à la ville d'Amqui[33].

En juin 2002, la ville d'Amqui a publié un livre d'art intitulé Amqui, lieu de rencontre qui est écrit par Madeleine Gagnon et dont les photos sont l'œuvre de Michel Dompierre. Ce livre raconte l'histoire de la région.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Sébastien Caron, joueur professionnel de hockey sur glace
Olivier Bellavance-Roy, joueur professionnel de hockey sur glace

Sportifs[modifier | modifier le code]

  • Ann-Véronique Michaud est une patineuse de vitesse qui s'entraîne à l'aréna d'Amqui qui est un espoir olympique qui termina en 6e position au 500 m des Jeux du Canada en février 2007 au Québec. Cette dernière a pour entraîneur le champion olympique Éric Bédard[34].
  • Christian Boucher a remporté le championnat canadien de descente et de sauts à ski au travers falaises et boisés (free ski) en janvier 2007.
  • Olivier Bellavance-Roy est un joueur professionnel de hockey né à Amqui.
  • Sébastien Caron est un joueur professionnel de hockey natif d'Amqui.

Religieux[modifier | modifier le code]

Scientifique[modifier | modifier le code]

Artistes[modifier | modifier le code]

Politiciens[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Amqui sur Commission de toponymie du Québec, page consultée le 22 septembre 2010
  2. La Matapédia
  3. Amqui : Cent ans à raconter, p. 4.
  4. Jean-Claude Gagné (dir.), Antonin Fallu, Jacqueline Paquet, Claudette St-Pierre, Denise Thériault, Georges-Henri Tremblay prêtre et Louis-Paul Tremblay, Je vous raconte Sayabec, 1894-1994, Sayabec, Comité du centenaire de Sayabec, , 282 p. (ISBN 2-9804046-0-8), p. 11
  5. Jean-Claude Gagné (dir.), Antonin Fallu, Jacqueline Paquet, Claudette St-Pierre, Denise Thériault, Georges-Henri Tremblay prêtre et Louis-Paul Tremblay, Je vous raconte Sayabec, 1894-1994, Sayabec, Comité du centenaire de Sayabec, , 282 p. (ISBN 2-9804046-0-8), p. 12.
  6. a et b Amqui : cent ans à raconter, p. 10.
  7. Amqui : cent ans à raconter, p. 11.
  8. Renaud Brochu, Les Brochu, vol. 2 : Descendance de Pierre le Matapédien, 20e lignée, Québec, à compte d'auteur, , 513 p. (ISBN 2-9801997-2-9), p. 165.
  9. Amqui : cent ans à raconter, p. 12.
  10. Amqui : cent ans à raconter, p. 15-17.
  11. a, b, c, d, e et f Amqui : cent ans à raconter, p. 45-93.
  12. a, b et c [[#cent|]], p. 169.
  13. a et b Amqui : cent ans à raconter, p. 22-25.
  14. Amqui : cent ans à raconter, p. 26-29.
  15. a et b Amqui : cent ans à raconter, p. 33.
  16. « Gare du Canadien National », sur Annuaire des désignations patrimoniales fédérales de Parcs Canada (consulté le 16 avril 2017).
  17. a et b Amqui : cent ans à raconter, p. 34.
  18. Amqui : cent ans à raconter, p. 39.
  19. Amqui : cent ans à raconter, p. 35.
  20. a, b et c Amqui : cent ans à raconter, p. 37-42.
  21. Amqui : cent ans à raconter, p. 20.
  22. Amqui : Cent ans à raconter, p. 54.
  23. Recensements du Canada de Statistique Canada
  24. Amqui : cent ans à raconter, p. 23.
  25. Centre matapédien d'études collégiales, site Web officiel
  26. a, b et c Ville de Amqui, Site Web officiel
  27. a, b et c Commission scolaire des Monts-et-Marées
  28. Site Web du Club de patinage artistique Mira-Belle d'Amqui
  29. Site Web du Club de golf Revermont
  30. Site Web official du Club de curling de la Vallée
  31. Transports Québec, Villages-relais
  32. Les signatures visuelles de la Ville sur le site officiel de la ville d'Amqui, page consultée le 23 janvier 2013
  33. Gaétan Ruest, L´installation du pont couvert BEAUSÉJOUR de Sainte-Odile au-dessus du rapide des Sœurs à Amqui, c´est pour bientôt!, Vitrine du Bas-Saint-Laurent, 1er janvier 2005, L´installation du pont couvert BEAUSÉJOUR de Sainte-Odile au-dessus du rapide des Sœurs à Amqui, c´est pour bientôt! - La Vitrine du Bas-Saint-Laurent, Bas-St-Laurent, Québec
  34. Archives du journal L'Avantage

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Amqui, cent ans à raconter, Centenaire d'Amqui, 610 p. (ISBN 9782980122736) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Rosa-Marie Brochu-Fournier, Amqui : cent ans de vie religieuse, 1889-1989, Amqui, R.-M. Brochu-Fournier, 310 p..
  • Michel Dompierre et Bertrand Leblanc, La Matapédia, Édition MRC de La Matapédia, (ISBN 2-9808660-0-8). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Œuvre de collaboration, Atlas écologique de la MRC de La Matapédia, Édition MRC de La Matapédia, (ISBN 978-2-9808660-4-3).
  • Madeleine Gagnon et Michel Dompierre, Amqui, lieu de rencontre, Ville d'Amqui, , 120 p. (ISBN 9782980122743).
  • Jacque Larocque, Vie d'autrefois, Ville d'Amqui, , 379 p. (ISBN 9782980122705).
  • Michel Pelletier, Mon coin de pays... La Matapédia!, (ISBN 2-9804604-0-0).
  • Eugène Rouillard, La colonisation dans les comtés de Temiscouta, Rimouski, Matane, Bonaventure, Gaspé, , 153 p..
  • Jos D. Michaud, Notes historiques sur la Vallée de la Matapédia, La voix du lac, , 254 p..
  • Arthur Buies, La Vallée de la Matapédia : ouvrage historique et descriptif, Québec, Léger Brousseau, .
  • Ministère des affaires municipales, de l'industrie et du commerce du Québec, Inventaire des ressources naturelles : comté de Matapédia : section artisanale, Gouvernement du Québec, .
  • DVD La Matapédia, un milieu de vie authentique, produit par le CLD de La Matapédia et la télévision communautaire vallée-de-la-Matapédia, textes de PLUME-ART, scénario et montage de Yidam Boudhi, 2009.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources en ligne[modifier | modifier le code]

  • « Amqui », sur Fiche descriptive, Commission de toponymie du Québec (consulté le 9 février 2013)
  • « Amqui », sur Répertoire des municipalités, Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec (consulté le 9 février 2013)
  • « Amqui », sur Profils des communautés de 2006, Statistiques Canada (consulté le 9 février 2013)
Rose des vents Lac-Matapédia,
Val-Brillant
Saint-Vianney Saint-Tharcisius Rose des vents
Sainte-Irène N Saint-Alexandre-des-Lacs
O    Amqui    E
S
Saint-Léon-le-Grand Lac-au-Saumon