Wikipédia:Sélection/Pologne

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Massacre de Katyń

Les cadavres exhumés des charniers (1943)

Le massacre de Katyń est le meurtre de plusieurs milliers de Polonais — essentiellement des personnalités, des officiers mais aussi des étudiants (officiers de réserve), des médecins et les membres des élites polonaises réputées hostiles aux soviétiques — par la police politique de l’Union soviétique (le NKVD) au printemps 1940 dans une forêt russe proche de Smolensk. Par extension, l’expression recouvre l’ensemble des exécutions de membres de l’élite polonaise (de 20 000 à 28 000) perpétrées en 1940 en divers lieux de l’ouest de l’URSS. Ce fut l’un des crimes les plus utilisés dans la guerre idéologique entre l’Allemagne nazie et la Russie communiste, celle-ci étant soutenue par les Anglo-saxons ; la polémique fut enfin brièvement relancée par les États-Unis durant la Guerre de Corée.

Frédéric Chopin

Frédéric Chopin, photographié en 1848, peu avant sa mort.

Frédéric Chopin est un compositeur et pianiste polonais né le à Żelazowa Wola, dans le Duché de Varsovie (actuelle Pologne), et mort le à Paris de la tuberculose. Il a des origines lorraines de par son père. Son nom de naissance étant Fryderyk Franciszek Chopin, il adopta ses prénoms francisés Frédéric-François lorsqu'il quitta définitivement la Pologne pour Paris.

Chopin manifeste très tôt de grandes dispositions pour la musique. Il possède en effet l'oreille absolue et fait preuve encore jeune d'une sensibilité exceptionnelle. Il commence donc son éducation musicale à six ans et compose sa première œuvre, la Polonaise en sol mineur, à l'âge de sept ans. Il fait sa première apparition sur scène à huit ans, dans un salon aristocratique de Varsovie.

Camp d'extermination de Chełmno

Fosse commune à Chełmno.

Le camp d'extermination de Chełmno (en allemand Kulmhoff) est le premier camp d'extermination nazi destiné à l'assassinat de Juifs au moyen de gaz asphyxiants.

Situé dans le village polonais de Chełmno nad Nerem à 60 kilomètres au nord-ouest de Łódź dans le Warthegau, partie de la Pologne annexée au Reich, il est utilisé de à , puis en et , faisant plus de 150 000 victimes, essentiellement des Juifs originaires du Warthegau. Caractérisée par l'emploi de camions à gaz, sa première phase d'activité est dans la continuité des meurtres commis dans le cadre du programme Aktion T4 ou par les Einsatzgruppen et constitue une étape vers la mise en place des grands centres d'extermination, comme Sobibor, Treblinka, Maidanek, Belzec et Auschwitz. « Plus qu'un « laboratoire », Chełmno fut une « école » formant le personnel des autres centres de mise à mort ».

Outre le caractère précoce du début de ses activités, Chełmno se distingue des autres camps d'extermination par l'absence de chambre à gaz et par son indépendance à l'égard de l'Office central SS pour l'économie et l'administration et de l’Aktion Reinhard.

Rysy

Vue du sommet du Rysy.

Le Rysy est un sommet de la chaîne des Hautes Tatras, dans l'arc extérieur des Carpates, sur la frontière entre la Pologne et la Slovaquie. Il culmine à 2 503 mètres d'altitude en Slovaquie. Sur son versant septentrional, à 2 499,6 mètres d'altitude, se trouve le point culminant de la Pologne.

La montagne est le point le plus élevé des Hautes Tatras accessible aux randonneurs par des sentiers balisés sans guide de haute montagne. Un refuge, le Chata pod Rysmi, situé 250 mètres plus bas que le sommet est à leur disposition. Depuis le début du XXe siècle, de nombreuses personnalités en ont fait l'ascension comme les époux Pierre et Marie Curie ou Lénine, dont l'ascension n'est pas prouvée mais fut largement exploitée par le pouvoir communiste dans le cadre d'une rencontre internationale pour la jeunesse.

Sa faune et sa flore, principalement alpines, sont protégées par un parc national de part et d'autre de la frontière.

Hugo Steinhaus

Hugo Steinhaus (1968).

Władysław Hugo Dionizy Steinhaus, né le à Jasło et mort le à Wrocław, est un mathématicien et professeur polonais. Steinhaus a obtenu son Ph.D. sous la direction de David Hilbert à l'université de Göttingen en 1911, et est plus tard devenu professeur à l'université de Lwów, où il a cofondé l'École mathématique de Lwów. Il est connu pour avoir « découvert » le mathématicien Stefan Banach, avec qui il a publié le théorème de Banach-Steinhaus, fondamental en analyse fonctionnelle. Après la Seconde Guerre mondiale, Steinhaus a joué un rôle important dans la constitution du département de mathématiques de l'université de Wrocław et plus généralement dans le renouveau des mathématiques polonaises.

Auteur de plus de 170 articles et ouvrages scientifiques, Steinhaus a laissé sa marque dans de nombreuses branches des mathématiques, comme l'analyse fonctionnelle, la géométrie, la logique mathématique ou la trigonométrie. Il est notamment considéré comme l'un des pionniers de la théorie des jeux et de la théorie des probabilités.

1er régiment de chevau-légers lanciers polonais de la Garde impériale

Officier supérieur et lancier en grande tenue (illustration de Richard Knötel).

Le 1er régiment de chevau-légers lanciers polonais (polonais : 1 Pułk Szwoleżerów-Lansjerów Gwardii Cesarskiej) est une unité de cavalerie légère de la Garde impériale, créée par Napoléon Ier et en service dans l'armée française de 1807 à 1815. Avec un effectif théorique de 1 000 cavaliers et 32 hommes d'état-major, c'est le quatrième régiment de cavalerie intégré à la Garde. Il effectue ses premières armes pendant la guerre d'Espagne, particulièrement au col de Somosierra où un seul escadron de chevau-légers s'empare successivement de quatre batteries adverses bien retranchées et gardées par plusieurs milliers d'Espagnols. Après cet exploit, les Polonais intègrent la Vieille Garde. En 1809, ils sont les premiers cavaliers de la Garde impériale à être dotés de la lance, et deviennent alors les « lanciers polonais ». Ils sont également l'un des quatre régiments de la cavalerie de la Garde à fournir chaque jour un escadron de service pour la protection de l'Empereur.

Action Zamość

Des agriculteurs polonais expulsés de Zamość, Hiver 1942/1943.

L'Action Zamość est un projet expérimental de colonisation mené par le Troisième Reich en Pologne pour servir de modèle à de futurs projets coloniaux. Ce projet est appliqué, à partir de 1942, par le chef supérieur de la police et des SS du district de Lublin, Odilo Globocnik, à Zamość, une circonscription administrative du Gouvernement général de Pologne. Il a été longuement élaboré à partir de 1941, sous l’impulsion du Reichsführer SS Heinrich Himmler, à partir d’études détaillées menées par des experts SS de la colonisation. Le district de Zamość a été choisi en raison de la présence de colons allemands établis durant le règne de Joseph II, de la richesse du terroir et de Zamość même, une ville datant de la Renaissance.

La première implantation a lieu à la fin de l'année 1942, après la déportation des habitants juifs, l’expulsion des Polonais, le déplacement des Ukrainiens (réimplantés dans d'autres villages du district) et une sélection précise des Volksdeutsche venus de toute l'Europe. Elle est rapidement renforcée par une seconde implantation au tout début de janvier 1943 mais ces établissements coloniaux gérés par la SS demeurent précaires : ils sont rapidement attaqués par la résistance polonaise, renforcée par des prisonniers de guerre évadés et des soldats soviétiques débandés.

Xavier Branicki

Xavier Branicki vers 1871.

Le comte Xavier Branicki (en polonais : Franciszek Ksawery Branicki), appartenant au clan Korczak, né le à Varsovie en Pologne et mort le à Assiout en Égypte, est un exilé politique polonais devenu français. Ce propriétaire terrien, écrivain politique, financier, mécène et philantrope est un descendant d'une illustre famille de nobles et magnats polonais.

Né dans une Pologne démembrée par des partages successifs, Xavier Branicki s'engage dans l'armée russe mais ses convictions patriotiques — il aspire au rétablissement d'une Pologne souveraine, à l'opposé de son père et de ses grands-pères — lui valent la méfiance puis, plus tard, l'hostilité de l'empereur Nicolas Ier. Sentant sa position fragile, mais ne voulant pas renier ses idéaux politiques, il quitte l'armée en 1844, vend la plupart de ses domaines en Galicie polonaise (faisant partie de l'Ukraine actuelle) et s'exile, d'abord auprès de sa sœur en Italie, où il se lie d'amitié avec le prince Napoléon, puis en France.


Krystyna Skarbek

Krystyna Skarbek en mai 1945, sur une pièce d'identité au nom de Jacqueline Armand.

Krystyna Skarbek (Varsovie, 1908 - Londres, 1952) est une espionne britannique d’origine polonaise, membre du clan Abdank. Sous le nom de guerre de Christine Granville, elle mène des actions d'espionnage et de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale au sein de la section française du Special Operations Executive (SOE), en tant que courrier du réseau « Jockey » de Francis Cammaerts.

Elle intervient notamment en Hongrie, en France au début de la guerre et après le débarquement de Normandie. Son principal fait d'armes est l'organisation de la libération de Cammaerts et deux autres agents détenus à Digne-les-Bains en août 1944.

Après guerre, elle exerce divers petits métiers avant d'être assassinée dans le hall d'un hôtel londonien par un prétendant éconduit.

Parmi toutes les femmes agentes du SOE, c’est elle qui sert le plus longtemps comme espionne. Selon plusieurs de ses biographes, ce sont les capacités et les résultats de Krystyna Skarbek qui ont amené le SOE à faire évoluer sa politique en faveur d'un recrutement croissant de femmes.

Malopolski

Malopolski.

Le Malopolski (polonais : koń małopolski) est une race de chevaux originaire de Pologne. Développée au XIXe siècle dans la région de Petite-Pologne, elle en tient son nom. Mise au point à partir de chevaux indigènes polonais, croisés avec des Pur-sangs et des Arabes, elle aboutit ainsi à un type proche de l'Anglo-arabe, et ses origines génétiques sont marquées par la forte influence du Pur-sang. Polyvalent, le Malopolski est utilisé de nos jours pour la traction légère et toute forme d'équitation, avec une recherche de type plus performant dans les sports équestres. Il est cependant peu performant en saut d'obstacles de haut niveau. Le cheptel total décline depuis la fin du XXe siècle, mais les études génétiques montrèrent peu de risques de consanguinité. Ce cheval, à de rares exceptions, est essentiellement présent en Pologne, et ses principaux effectifs se trouvent au haras national de Walewice ; malgré des effectifs sous les 2 000 individus en 2010, le Malopolski n'est pas considéré comme une race menacée.