Wikipédia:Sélection/Arles

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Aicard d'Arles

Aicard (° v. 1045 - † 1113), dit Aicard d’Arles ou Aicard de Marseille était un religieux français du Moyen Âge, qui fut archevêque d’Arles de 1070 à 1080, à l’époque de la réforme grégorienne et de la querelle des investitures.

Pour des raisons ecclésiastiques (opposition à la réforme grégorienne) mais aussi politiques (fidélité à son suzerain, l’Empereur du Saint-Empire romain germanique), il s’opposa au pape et au comte de Provence. Il fut déposé et excommunié en 1080, lors du concile d’Avignon, mais soutenu par sa famille des vicomtes de Marseille, ses clercs et le peuple de la ville d’Arles, il usurpa la fonction d’archevêque de la cité jusqu’à la fin du siècle, puis par intermittence du fait de sa participation à la Première croisade jusqu’à sa mort en 1113. Peu après sa disparition, la réforme grégorienne va définitivement s’imposer dans le diocèse.

Camargue (cheval)

Un cheval de Camargue

Le Camargue est une race de petit cheval de selle rustique de couleur grise, originaire de la région de Camargue au sud de la France dans le delta du Rhône, qui couvre une partie des départements du Gard et des Bouches-du-Rhône. Il vit traditionnellement en liberté dans ses marais d'origine et sa généalogie reste mystérieuse, bien qu'il soit généralement considéré comme l'une des plus anciennes races de chevaux au monde.

Mentionné durant l'antiquité, le Camargue fut occasionnellement monture de bât et de guerre jusqu'au XIIe siècle, et ensuite de tous temps utilisé comme un animal utilitaire et de travail par les habitants de la Camargue qui lui faisaient dépiquer le grain, tirer des attelages ou le montaient, entre autres, pour travailler avec le bétail avant de le relâcher en semi-liberté. Les haras nationaux instaurèrent dès leur création de nombreux programmes d'élevage visant à augmenter sa taille par des croisements pour un faire une monture de guerre, qui furent tous des échecs. Le cheval camarguais est aujourd'hui une race de selle reconnue par les haras nationaux français, mais surtout l'un des symboles forts de sa région d'origine, avec le taureau noir et le flamant rose.

Il est toujours traditionnellement élevé dans des manades en semi-liberté et demeure la monture exclusive des gardians de la région qui l'utilisent pour le travail du bétail et de nombreuses fêtes folkloriques. Le cheval camarguais bénéficie également d'une grande notoriété grâce à l'équitation camarguaise et à sa forte image de tradition et de liberté née de sa présence dans les arts, notamment des histoires de Crin-Blanc.

Vincent van Gogh

Autoportrait au chapeau de feutre, 1887, huile sur toile, 41,7 cm par 32,7 cm, Amsterdam, Musée Van Gogh - Fondation Vincent van Gogh, F344/JH1353.

Vincent Willem van Gogh, né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert (Pays-Bas) et mort le 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise (France) est un peintre et dessinateur néerlandais. Son œuvre pleine de naturalisme, inspirée par l'impressionnisme et le néo-impressionnisme, annonce le fauvisme et l'expressionnisme. Au début du XXIe siècle, c'est l'un des peintres les plus connus au monde.

Van Gogh grandit au sein d'une famille de l'ancienne bourgeoisie. Il tente d'abord de faire carrière comme marchand d'art chez Goupil & Cie. Cependant, refusant de voir l'art comme une marchandise, il est licencié. Il aspire alors à devenir pasteur mais échoue aux examens de théologie. À l'approche de 1880, il se tourne vers la peinture. Pendant ces années, il quitte les Pays-Bas pour la Belgique, puis s'établit en France. Autodidacte, Van Gogh prend néanmoins des cours de peinture. Passionné, il ne cesse d'enrichir sa culture picturale : il analyse le travail des peintres de l'époque, il visite les musées et les galeries d'art, il échange des idées avec ses amis peintres, il étudie les estampes japonaises, les gravures anglaises, etc. Sa peinture reflète ses recherches et l'étendue de ses connaissances artistiques. Toutefois, sa vie est parsemée de crises qui révèlent son instabilité mentale. L'une d'elle provoque son suicide, à l'âge de 37 ans.

L'abondante correspondance de Van Gogh permet de mieux comprendre cet artiste. Elle est constituée de plus de 800 lettres écrites à sa famille et à ses amis, dont 652 envoyées à son frère « Theo », avec qui il entretient une relation soutenue aussi bien sur le plan personnel que professionnel.

L'œuvre de Van Gogh est composée de plus de 2 000 toiles et dessins datant principalement des années 1880 et 1890. Elle fait écho au milieu artistique européen de la fin du XIXe siècle. Il est influencé par ses amis peintres, notamment Van Rappard, Bernard et Gauguin. Il échange aussi des points de vue avec son frère Theodorus, un marchand d'art connu. Il admire Millet, Rembrandt, Hals, Anton Mauve et Delacroix, tout en s'inspirant de Hiroshige, Monet, Monticelli, Cézanne, Degas et Signac.

Peu connu dans les années 1890, Van Gogh n'a été remarqué que par un petit nombre d'auteurs et de peintres en France, aux Pays-Bas, en Belgique et au Danemark. Cependant, dans les années 1930, ses œuvres attirent 120 000 personnes à une exposition du Museum of Modern Art à New York.

Mérinos d'Arles

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Le Mérinos d'Arles est une race ovine élevée pour les agneaux et la laine, améliorée dans le sud-est de la France au cours du XIXe siècle, par croisement de brebis locales avec des béliers mérinos espagnols. C'est un mouton de taille moyenne (les brebis pèsent de 40 à 60 kg), sélectionné pour la qualité et la finesse de leur laine, et d'une grande rusticité. Il est bien adapté à la transhumance entre la plaine de la Crau et la haute montagne l'été. Son effectif en France est d'environ 250 000 brebis. On la trouve surtout en région Provence-Alpes-Côte d'Azur et dans des départements voisins (Isère, Drôme) ainsi qu'en Corse et dans les Pyrénées-Atlantiques.

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Abbaye de Montmajour

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L'abbaye Saint-Pierre de Montmajour était une abbaye bénédictine fondée en 948 à environ quatre kilomètres au nord-est d'Arles dans le département des Bouches-du-Rhône (France). Dès la fin du Xe siècle elle devint l'une des abbayes les plus riches de Provence et le monastère se développa, entre le XIe et le début du XVIIIe siècle, par la construction d'une série de bâtiments religieux et militaires. Abandonné à la fin du XVIIIe siècle puis fortement dégradé après la Révolution, cet ensemble architectural est désormais classé aux monuments historiques.

L'abbaye Saint-Pierre de Montmajour fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.

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Sarcophage du passage de la mer Rouge d'Arles

Sarcophage paléochrétien du passage de la mer Rouge, Arles, fin du IVe siècle.

Le sarcophage de la mer Rouge d'Arles est un sarcophage paléochrétien de la fin du IVe siècle, conservé au Musée de l'Arles et de la Provence antiques, représentant l'épisode biblique de l’Exode de la fuite du peuple hébreu d’Égypte.

Il existe un autre exemplaire de sarcophage dit de la mer Rouge à Arles. Ce second sarcophage qui se trouve dans l'ancienne cathédrale de Saint-Trophime, présente quelques différences avec celui du musée.

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Constance d'Arles

Constance d'Arles, nouvelle reine des Francs, une forte personnalité du XIe siècle. Gravure de la fin du XIXe siècle.

Constance d'Arles (née vers 986 à Arles - morte au château de Melun le 22 ou ), fille de Guillaume Ier (c.950-†993) comte d’Arles, et Adélaïde d'Anjou (†1026), est reine de France par son mariage avec Robert II.

En 1003, Constance devient reine de France en épousant le roi Robert II Le Pieux après que ce dernier fut contraint de se séparer de Berthe de Bourgogne.

Constance donne des enfants au roi, dont le futur Henri Ier, et Robert. Elle préfère Robert et veut qu'il règne, mais son époux choisit Henri pour lui succéder. À la mort du roi, elle va jusqu'à tenter de tuer Henri, mais la tentative échoue et il monte sur le trône. Robert devient quant à lui duc de Bourgogne.

Éloignée de la Cour, Constance s'éteint au château de Melun, le 22 ou 25 juillet 1032. Son gisant se trouve à la basilique de Saint-Denis.

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