Saint-Jérôme

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Saint-Jérôme
Blason de Saint-Jérôme
Par notre volonté
Saint-Jérôme
La cathédrale de Saint-Jérôme, centre-ville, (Québec Canada)
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec[1]
Région Laurentides
Subdivision régionale La Rivière-du-Nord
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Stéphane Maher
2017 - 2021
Constitution
Démographie
Gentilé Jérômien, ne
Population 75 812 hab. (2016)
Densité 848 hab./km2
Population de l'aire urbaine 77 146 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 47′ nord, 74° 00′ ouest
Superficie 8 937 ha = 89,37 km2
Divers
Fuseau horaire EST (UTC−05:00)
Code géographique 24 75017
Devise Par notre volonté
Localisation

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Saint-Jérôme
Liens
Site web www.vsj.ca

Saint-Jérôme est une ville de la province du Québec, au Canada, le chef-lieu de la MRC de La Rivière-du-Nord dans la région administrative des Laurentides[2].

La ville de Saint-Jérôme est créée en 2002 à la suite de la fusion des villes de Saint-Antoine, Bellefeuille, Lafontaine et de l'ancienne ville de Saint-Jérôme.

Elle est à environ 45 km au nord-ouest de Montréal. Ses habitants sont les Jérômiens. Saint-Jérôme se retrouve présentement au 14e rang des villes au Québec pour ce qui est de la population, avec plus de 75 000 habitants. Elle est la plus grande ville de la région des Laurentides pour ce qui est de la population. Ville de services, Saint-Jérôme se trouve à être le siège de plusieurs organismes gouvernementaux pour la région des Laurentides et compte également des institutions d'enseignement supérieur et artistique au centre-ville.

Saint-Jérôme est édifiée au pied de montagnes des Laurentides et traversée par la rivière du Nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Seigneurie

Le territoire où se trouve aujourd'hui la Ville de Saint-Jérôme a été concédé en 1752 par Jacques-Pierre de Taffanel de La Jonquière, marquis de la Jonquière, alors gouverneur de la Nouvelle-France, sous le nom d'Augmentation de la seigneurie des Mille-Îles puis comme la seigneurie de Bellefeuille. Entre le début des années 1760 et le début des années 1840, la seigneurie a appartenu aux familles Dumont, de Lefebvre et de Bellefeuille, résidant à Saint-Eustache, 25 km plus au sud. Ces familles ont concédé des terres à des colons venus principalement de la région nord de Montréal. L'embryon de village portait alors le nom de Dumontville.

Paroisse
Cathédrale de Saint-Jérôme.

La paroisse catholique de Saint-Jérôme de la rivière du Nord a été érigée le par monseigneur Joseph Signay[3], archevêque de Québec. La municipalité du village de Saint-Jérôme a vu le jour le par décret du gouverneur Metcalfe[4].

Le curé Labelle, (Antoine Labelle ou François-Xavier-Antoine Labelle, selon les sources), grand colonisateur du nord de Montréal, a été responsable de l'administration pastorale de Saint-Jérôme de 1868 jusqu'à son décès, en 1891. Huit ans après son arrivée, il avait réussi l'énorme entreprise de la construction d'un chemin de fer unissant Saint-Jérôme à Montréal.

Statue du curé Labelle.

Antoine Labelle fut curé de Saint-Jérôme pendant 22 ans, du 8 mai 1868 jusqu’à sa mort, à l’âge de 57 ans, survenue le . On l’a surnommé « le roi du Nord, l’apôtre de la colonisation », et il passe dans l’histoire comme un géant de légende.

L’ouverture de routes et l’arrivée d’un chemin de fer devenaient essentielles au développement des petites communautés. Ces voies de communication pour la circulation des biens et des personnes assureraient l’établissement du commerce et de l’industrie.

Le curé Labelle se fit l’ardent promoteur de l’idée d’un chemin de fer vers le Nord dès 1869, mais il ne vit apparaître la première locomotive à Saint-Jérôme qu’en 1876, et cela en partie à cause du besoin en bois de chauffage et de construction de grands centres urbains comme Montréal et Québec. Saint-Jérôme est également retrouvé dans les traditions africaines sur diverses formes. Il est le saint protecteur des femmes persécutées chez les chrétiens de la Côte d'Ivoire.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Saint-Jérôme
Par notre volonté

L'écu de Saint-Jérôme se blasonne ainsi :

D'azur chapé d'argent au lion d'or tenant une crosse du même, accompagné en chef d'un iris versicolore et d'un pin, le tout au naturel[5].

Secteurs[modifier | modifier le code]

Saint-Jérôme a été fusionné le lors des réorganisations municipales québécoises. La nouvelle ville de Saint-Jérôme est alors le résultat d'une fusion des anciennes villes de Bellefeuille, Lafontaine, Saint-Jérôme (centre) et Saint-Antoine, lesquelles sont par la suite devenues des secteurs jusqu'à une nouvelle définition des limites de ceux-ci. Au moment de la fusion en 002, le secteur centre, composé de l'ancienne ville comptait 24 583 résidents, comparativement aux seteurs Bellefeuille 14 066),Saint-Antoine 11 488) et Lafontaine 9 477). En date de , la population totale de Saint-Jérôme compte 77 334 habitants, faisant de Saint-Jérôme la 14ème plus grande ville au Québec en terme de population.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Deux hypothèses sont avancées quant à l'origine du nom de la ville :

  • la plus répandue est celle selon laquelle la ville porte le nom de saint Jérôme, Jérôme de Stridon, en latin Eusebius Sophronius Hieronymus, surtout connu pour sa traduction de la Bible en latin, la Vulgate. Né en Dalmatie (actuelle Croatie) en 341 et mort à Bethléem en 420, on raconte qu’il apprivoisa un lion qui l’accompagnait ensuite partout où il allait. Considéré comme un père de l'Église par les chrétiens et reconnu docteur de l’Église pour lui avoir donné la Vulgate (première traduction intégrale des Saintes Écritures en latin), saint Jérôme fut souvent représenté tenant la crosse d’un cardinal et accompagné d’un lion. Ces symboles se retrouvent aujourd'hui sur les armoiries officielles de la ville ;
  • l'autre hypothèse évoque un des premiers résidents de la région, mais son histoire est très peu certaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Drapeau et armoiries[modifier | modifier le code]

Description

Les armoiries de la ville de Saint-Jérôme sont d’azur chapé d’argent, à dextre un iris pourpre (du Québec), à senestre un pin de sinople tronqué de sable, et en cœur un lion d’or tenant une crosse du même armé et lampassé de gueules ; elles sont soutenues de tressés d’épis de blé et de feuilles d’érable pour évoquer le curé Labelle (ces éléments figuraient dans ses armoiries), et timbrées d’une couronne muraillée des trois tours caractéristiques des villes dominantes d’une région, telles que proposées par la Société héraldique du Canada, pour indiquer son statut de capitale régionale[6]. Elles ont été conçues et réalisées par Gleason Théberge et Ginette Robitaille, et adoptées en 1999 sous la mairie de Marc Gascon.

La symbolique principale

Les armoiries de Saint-Jérôme évoquent principalement les divers niveaux d’appartenance de sa population à des territoires. Le Québec, qui possédait depuis 1963 un emblème floral identifié comme une fleur de lis, est ici évoqué par l’iris versicolore. En adoptant la Loi 49, le gouvernement du Québec mettait fin à la controverse et proclamait que l’iris versicolore devenait l’emblème floral officiel du Québec. L’utilisation de ce nouvel emblème sur les armoiries de Saint-Jérôme constitue probablement une première. Les Laurentides sont parmi les quelques régions du Québec à s’être dotées d’armoiries officielles. À Saint-Jérôme, c’est le Conseil régional de développement qui, en avril 1998, a fait le choix d’utiliser sur un fond évoquant le drapeau québécois et ses quatre cantons d’azur (bleu) un pin blanc stylisé évoquant l’essence de bois jadis la plus répandue et encore très présente sur le territoire. La Ville elle-même, au centre de l’écu, est évoquée par un lion tenant une crosse épiscopale or sur fond azur. Ces éléments évoquent le patron même de la ville, saint Jérôme.

Le lion est également associé à la vigueur, au courage et à l’esprit d’initiative, valeurs dont Saint-Jérôme est pourvue, comme en témoigne son statut de ville centre. La crosse épiscopale rappelle de plus le diocèse, dont l’évêché et sa cathédrale sont à Saint-Jérôme, grâce aux efforts du curé Antoine Labelle, que certains surnommaient le roi du Nord. On notera d’ailleurs que c’est ce personnage que désignent les feuilles d’érable et le blé qui soutiennent l’écu, puisque telles étaient les armoiries qu’il s’était choisies quand il fut désigné protonotaire apostolique, en 1889.

Autres aspects des armoiries

On peut aussi aisément identifier dans la dominance azur des armoiries de Saint-Jérôme une évocation de l’eau, cette rivière du Nord qui la traverse et qui lui donna autrefois ses premières ressources. On peut également voir dans l’or du lion la lumière de l’été, l’automne dans le pourpre de l’iris, le printemps dans le vert du pin et l’hiver dans l’argent du fond des deux pointes. Des tressés d’épis de blé et de feuilles d’érable figuraient dans les armoiries du curé Labelle. Enfin, la devise « Par notre volonté » est l’affirmation par les citoyens de leur foi en leurs capacités et de leur détermination à façonner leur histoire.

Politique[modifier | modifier le code]

Les élections municipales se font par bloc et suivant un découpage en douze districts depuis 2013, mais quatorze auparavant. À l'élection de 2013, Stéphane Maher devient maire avec 38,9 % des voix et succède à Marc Gascon, qui ne s'est pas représenté. Alors que peu de membres du conseil précédent se représentent, trois équipes s'affrontent et le parti du maire obtient neuf des douze sièges. Le taux de participation de 41,0 %[7]. Lors des élections de 2017, l'ensemble des candidats du parti du maire Stéphane Maher sont tous élus, faisant face à peu d'opposition.[8]

Composition du conseil municipal[2],[7],[9]
2009-2013 2013-2017 2017-...
Maire Marc Gascon Stéphane Maher Stéphane Maher
District 1 Renée Arsenault Benoît Beaulieu Benoît Beaulieu
District 2 Guy Lalande Colette Thibault Mylène Laframboise
District 3 Bernard Bougie François Poirier François Poirier
District 4 André Langlois Marc Bourcier Érik Bak
District 5 Robert Carrière Bernard Bougie Bernard Bougie
District 6 Benoît Delage Benoît Delage Benoît Delage
District 7 Marcel Lachance Stéphanie Viens-Proulx Chantale Lambert
District 8 Vacant Johanne Dicaire Johanne Dicaire
District 9 Martin Pigeon André Marion Sophie St-Gelais
District 10 François Boyer Mario Fauteux Janice Bélair Rolland
District 11 Tommy Kulczyk Gilles Robert Gilles Robert
District 12 Manon Labrèche Nathalie LaSalle Nathalie LaSalle
District 13 Luc Savoie .
District 14 Michèle Cécilier .


Saint-Jérôme
Maires depuis 2001
Élection Maire Qualité Résultat
2001 Marc Gascon Voir
2005 Voir
2009 Voir
2013 Stéphane Maher Voir
2017 Voir
Élection partielle en italique
Depuis 2005, les élections sont simultanées dans toutes les municipalités québécoises

Aux fins de représentation à l'Assemblée nationale du Québec, Saint-Jérôme fait partie de la circonscription électorale de Saint-Jérôme[2] et est représenté par Youri Chassin de la Coalition Avenir Québec[10].

À la Chambre des communes du Canada, les Jérômiens sont représentés par le député et chef intérimaire du Bloc Québécois Rhéal Fortin de la circonscription de Rivière-du-Nord[11].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1991 1996 2001 2006 2011 2016
23 384*23 916*24 583*63 72968 45674 346

Enseignement[modifier | modifier le code]

Saint-Jérôme compte sur son territoire plusieurs institutions d'enseignement, allant de l'école primaire jusqu'à l'université. La Commission scolaire de la Rivière-du-Nord offre un service francophone dé servis sur le territoire de Saint-Jérôme. En date de mars 2017, la CSRDN compte sur son territoire plus de 41 écoles préscolaires et primaires[12], 9 écoles secondaires publics, 2 centres de formation générale pour les adultes[13], ainsi que 3 centres de formation professionnelle[14]. Plusieurs programmes sont offerts dans les écoles de la CSRDN, dont le programme d'éducation internationale du Baccalauréat international à l'École polyvalente Saint-Jérôme. La Ville compte également sur une école publique anglophone, administrée par la Commission scolaire Sir-Wilfrid-Laurier, soit l'école primaire Laurentia[15]. Établissement scolaire privé, l'Académie Lafontaine figure également parmi les institutions scolaires de Saint-Jérôme.

Au niveau de l'enseignement supérieur, le Cégep de Saint-Jérôme est une institution collégiale présente depuis bientôt 50 ans au centre-ville de Saint-Jérôme. En date de l'automne 2015, le collège compte plus de 5 000 étudiants au campus de Saint-Jérôme. La plus vieille aile de l'établissement, l'aile A, a été construite en 1929 était occupée par les Sœurs de Saint-Anne qui dirigeaient l'école normale. Le cégep apparut sur le circuit des cégep en 1968. Le collège est depuis les dernières années en croissance et la construction d'une nouvelle aile est présentement en cours parallèlement à la rue du Palais. Se trouve le campus de l'Université du Québec en Outaouais situé au 5, rue St-Joseph. Le campus a été inauguré le 22 janvier 2010 et succède au Centre d'étude universitaires des Laurentides de l'UQO. En 2015, l'UQO compte environ 2 500 étudiants à son campus de Saint-Jérôme. Tout comme le cégep, l'UQO est en croissance et prévoit la construction d'un nouveau pavillon dans le centre-ville de Saint-Jérôme.

Santé[modifier | modifier le code]

CISSS des Laurentides
Centre de Santé et des Services Sociaux.

Issu de la fusion des Centre de Santé et des Services Sociaux de la région des Laurentides à la suite de l'adoption du projet de , le Centre intégré de santé et de services sociaux des Laurentides gère l'hôpital régional de Saint-Jérôme, haut de 7 étages, avec tous les soins de technologies de pointes. L'hôpital ayant une vocation régionale, il rayonne dans toute la région des Laurentides.

Créé depuis le 1er avril , le CISSS des Laurentides est le fruit du regroupement de 12 établissements, dont les CSSS, le centre jeunesse et les centres de réadaptation de la région des Laurentides.

Le CISSS des Laurentides dispose d'un budget d'environ 1 milliard de dollars et est réparti en 80 installations situées sur un territoire de 20 000 km2. Il compte plus de 13 500 employés et plus de 1 000 médecins qui offrent des soins et services en santé à une population de 595 000 personnes.

La Ville de Saint-Jérôme a comme projet de développer davantage de services santé autour de l'hôpital régional de Saint-Jérôme afin de créer un « pôle santé »[16].

Transports[modifier | modifier le code]

Gare intermodale de Saint-Jérôme.

La gare intermodale Saint-Jérôme d'autobus et de train est située au 455, boulevard Jean-Baptiste-Rolland Est, au centre-ville de Saint-Jérôme, entre les rues Wilfrid et Latour. En plus de donner accès aux autobus naviguant à l'intérieur de Saint-Jérôme, la gare permet une liaison ferroviaire avec le train de banlieue et par autobus avec Montréal et les villes des basses Laurentides. Des autocars vers Montréal au sud et Mont-Tremblant et l'Abitibi-Témiscamingue au nord y font aussi escale.

Réseau routier[modifier | modifier le code]

Saint-Jérôme est très bien desservie par le réseau routier québécois. L'autoroute 15 constitue l'épine dorsale du réseau routier de la quinzième ville en importance au Québec, Saint-Jérôme, qu'elle relie avec la Ville de Montréal. Elle traverse la ville du nord au sud, en passant à l'ouest du centre-ville. 4 échangeurs permettent de relier l'autoroute 15 à Saint-Jérôme, soit les sorties 39 (route 158, boulevard Lachapelle, secteur Saint-Antoine), 41 (boulevard du Grand Héron), 43 (rue de Martigny, centre-ville) et 45 (boulevard de la Salette, secteur Bellefeuille, vers route 117). Elle possède 3 voies dans chaque direction alors qu'elle traverse la ville, et la limite de vitesse demeure à 100 km/h, et il faut doubler de prudence en direction sud, puisque l'autoroute 15 subit un faux-plat qui monte vers le nord et descend vers le sud.

La route 117 est, quant à elle, est l'une des principales artères commerciales de Saint-Jérôme. Elle est une route à 4 voies séparées sur toute sa longueur à l'intérieur de Saint-Jérôme, excepté dans Saint-Antoine à la hauteur du boulevard des Laurentides. Dans le centre de la ville, elle prend la rue Saint-George et la rue Labelle, alors qu'elle quitte la ville par le nord, à Lafontaine, vers Prévost, devenant le boulevard du Curé-Labelle.

La route 158 passe dans le secteur Saint-Antoine. Elle porte deux noms dépendant de l'endroit, soit le boulevard Lachapelle et le boulevard Saint-Antoine. Elle est l'artère routière la plus achalandée puisqu'elle donne accès vers l'est à la municipalité de Sainte-Sophie, en pleine croissance elle aussi. Plusieurs commerces sont situés sur cette route, notamment la Fromagerie Mirabel plus à l'ouest. La route se rend à l'ouest vers Lachute et à l'est, vers Joliette.

Accès[modifier | modifier le code]

Saint-Jérôme est situé à exactement 62 kilomètres de route de Montréal (40 kilomètres de l'île), et à 44 kilomètres de Sainte-Agathe-des-Monts, villes qui sont accessibles par l'autoroute 15. Saint-Jérôme est aussi situé à 15 kilomètres de Saint-Sauveur et à 164 kilomètres de Gatineau, accessible par l'autoroute 50, qui débute sur l'autoroute 15 environ 10 kilomètres au sud de la ville.

Transport collectif[modifier | modifier le code]

Un autobus circulant sur la rue André-Prévost, dans le secteur Saint-Antoine, ayant comme destination la gare de Saint-Jérôme.

Saint-Jérôme compte sur son territoire la Ligne Saint-Jérôme de l'Agence métropolitaine de transport qui mène au centre-ville de Montréal en direction sud. La Gare Saint-Jérôme est la tête de ligne de ce réseau. La ville est desservi en autobus par Exo Laurentides (anciennement le Conseil inter-municipal de transport des Laurentides- CITL). Ceux-ci desservent l'ensemble des secteurs de la Ville vers la gare.

  • Ligne 9- Route 117, (Sud, vers métro Montmorency, nord au boulevard Lafontaine) ;
  • Ligne 100- secteur centrə (Domaine Parent, Notre-Dame et Sainte-Paule) ;
  • Ligne 101- secteur Saint-Antoine ;
  • Ligne 102- secteur Lafontaine (Schulz) ;
  • Ligne 103- secteur centre (Sainte-Marcelle/Brière et Saint-Pierre) ;
  • Ligne 105- secteurs centre et Bellefeuille (Saint-Pierre, Place-Citation, Jérôbelle et Lac-Claude) ;
  • Ligne 107- secteur Bellefeuille (J-B Rolland, Grand-Héron et parc industriel).

La municipalité a également mis en place un service de navettes gratuites reliant le stationnement de l'aréna régional Rivière-du-Nord, jusqu'aux campus du Cégep de Saint-Jérôme et de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), ayant une fréquence aux 10 minutes en heure de pointe du matin et aux 20 minutes le reste de la journée jusqu'à 18h30 les jours de semaine[17].

D'autres circuits d'autobus existent également, notamment l'Inter des Laurentides, reliant le centre-ville de Saint-Jérôme jusqu'à Mont-Tremblant, en passant par des municipalités comme Prévost, Saint-Sauveur, Sainte-Adèle, Val-David et Sainte-Agathe[18].

En direction de Saint-Lin–Laurentides, le circuit 35 du Conseil régional de transport de Lanaudière a comme lieu de départ la gare de Saint-Jérôme. Il fait sur son chemin quelques arrêts dans la municipalité voisine de Sainte-Sophie.

Également, un circuit d'autobus de la MRC d'Argenteuil se rend à la gare de Saint-Jérôme quelques fois par jours, du lundi au vendredi.

Des taxibus sont également offerts vers les secteurs les plus éloignés de Saint-Jérôme, comme le circuit 104 vers différents quartiers du secteur Bellefeuille, le circuit 106 au nord du secteur Lafontaine et dans le quartier des Chutes-Wilson. Ce service est également offert vers les villes limitrophes de Saint-Jérôme, soit Mirabel (secteur Saint-Canut), Saint-Colomban, Sainte-Sophie, Saint-Hippolyte et Prévost.

Économie[modifier | modifier le code]

Usine Uniroyal de Saint-Jérôme en 1975, construite entre 1911-1930.
L'édifice de l'Uniroyal a été démoli en 1994.

Ancienne ville ouvrière, l'histoire de Saint-Jérôme a été marquée par celle de nombreuses industries qui étaient présentes à la fin du 19e siècle et dans la première partie du 20e siècle. En 1911, installation de la première compagnie du caoutchouc dans Saint-Jérôme, production de chaussures. En 1926, par une charte obtenu le 10 mai 1926, le nom de Dominion Rubber Co. Ltd. exclusivement donné au départ, à l'usine de Saint-Jérôme devint celui de toutes les usines de la Canadian Consolidated Rubber Co.

Durant les années 1950, 37 000 paires de chaussures sont produites pour le monde entier. En 1966, la compagnie change de nom pour Uniroyal Ltd. En 1968, la compagnie ré-oriente sa production pour les tableaux de bord d'automobile de certains modèles GM et Ford.

Le 22 juin 1981, l'usine est vendue à un groupe d'affaires qui la revend, le 5 mars 1985, à la compagnie Les produits cellulaires Waterville In. qui devient le 30 octobre 1986 Waterville-Enoac Inc.. Celle-ci la revend à son tour, y compris le barrage, à Hydro P-1 St-Jérôme Inc. En 1994, la bâtisse principale est démolie.

Aujourd'hui, Saint-Jérôme compte encore de nombreuses industries sur son territoire, tels que l'usine de pâtes et papiers Rolland, inscrite au patrimoine culturel du Québec. Se retrouve également l'entreprise Soucy Baron[19], dans le domaine du caoutchouc, ainsi que La Compagnie électrique Lion, ayant une expertise dans l'électrification des transports qui compte son siège social à Saint-Jérôme.

Avec les années, Saint-Jérôme est passée d'une ville ouvrière à une ville de services au niveau régional. L'ouverture de nombreux commerces aux abords de l'autoroute 15, ainsi que les institutions de santé et d'éducation qui y sont installés en témoigne. Le centre-ville accueille aujourd'hui de nombreux services gouvernementaux, ainsi que de nombreux bars et restaurants, dont la brasserie Dieu du Cielǃ, installée depuis 2007 sur la rue de Villemure.

Sports[modifier | modifier le code]

Saint-Jérôme a accueilli les Jeux du Québec durant l'hiver 1987, lesquels lui ont permis, entre autres, d'ajouter des estrades aux plateaux du centre récréatif d'éducation physique et des sports (CREPS) à la polyvalente Saint-Jérôme, aujourd'hui le plus grand centre sportif de la ville. En avril 2007 et 2014, Saint-Jérôme a reçu le championnat de la coupe Fred Page (finale du hockey junior de l'est du Canada), lequel réunit le champion des provinces maritimes, du Québec et de l'Ontario, en plus de l'équipe hôtesse.

Panthères de Saint-Jérôme[modifier | modifier le code]

Voir l'article Panthères de Saint-Jérôme

Cette équipe de hockey junior AAA a vu le jour en 1990-1991 alors que la région de Laval Laurentides accueillait cette concession. Depuis, les Panthères ont d'abord évolué à Saint-Antoine avant de déménager à l’Aréna Melançon de Saint-Jérôme, sur la rue du même nom, où elles évoluent aujourd'hui.

Cheminots de Saint-Jérôme[modifier | modifier le code]

Les équipes sportives du cégep de Saint-Jérôme, dénommées les Cheminots, font partie de l'élite du sport collégial au Québec. Particulièrement, l'équipe de hockey féminin de calibre AA a dominé la ligue en étant déclarée championne en 2003, 2004, 2005 et 2006, avant de s'incliner en 2007 par un point devant Dawson. Elle a en plus remporté à deux reprises, pendant cette période, le Polar Bear Tournament, tournoi international disputé au Connecticut, États-Unis.

Parc Multi-Sports[modifier | modifier le code]

Le parc Multi-Sports est situé à l'extrémité de la rue Fillion, près de l'École polyvalente Saint-Jérôme. En 2013 était inauguré les premiers terrains de soccer et de football synthétiques. Le parc comprend également l'aréna régional de la Rivière-du-Nord.

Aréna régional de la Rivière-du-Nord[modifier | modifier le code]

Situé à l'extrémité de la rue Fillion, dans le nouveau parc Multi-Sport, l'aréna régional de la Rivière-du-Nord a été financé par les villes de Saint-Jérôme, Sainte-Sophie et de Prévost. Inauguré le 27 février 2016, il accueillera notamment les Panthères de Saint-Jérôme dès l'automne 2016 et les Lions de Saint-Jérôme, équipe junior de la ville. L'aréna est géré par la régie intermunicipale de l'aréna régional de la Rivière-du-Nord composée des villes de Prévost, Sainte-Sophie et Saint-Jérôme.

Vue de côté du Festival Saint-Jérôme Folk à l'amphithéâtre Rolland le 14 août 2015 pendant le spectacle de Richard Desjardins.

Culture[modifier | modifier le code]

Maison de la Culture Claude-Henri-Grignon (ancien palais de justice de Saint-Jérôme).

Festivals[modifier | modifier le code]

Saint-Jérôme compte plusieurs festivals Saint-Jérôme compte plusieurs festivals à chaque année sur son territoire, tant au niveau musical, que humoristique ou encore sur le volet communautaire. La majorité de ces événements se déroulent au centre-ville de Saint-Jérôme.

  • Depuis 2015, le Saint-Jérôme Folk présente plusieurs artistes folk-rock au centre-ville de Saint-Jérôme. Le festival se donne comme mission de « mettre en valeur les auteurs compositeurs marquants de notre époque, et les classiques de ce mouvement musical depuis ces débuts »[20]. Les spectacles sont présentés à l'amphithéâtre Rolland, ainsi qu'à la nouvelle place des festivités, devant le Théâtre Gilles-Vigneault.
  • Les Estivales de Saint-Jérôme sont une série d'événements durant la période estivale à Saint-Jérôme. Il rassemble des artistes de renom lors des grands spectacles extérieurs au mois de juillet, ainsi qu'une tournée des différents secteurs dans les principaux parcs, proposant ainsi des activités pour les jeunes familles.
  • Depuis 2017, Saint-Jérôme accueille Le P'tit Fest du Nord, vers la fin de l'été. Le festival porte son nom en référence au Parc linéaire Le P'tit Train du Nord puisqu'il se déroule au kilomètre 0 de ce parc, sur la place des festivités. L'événement accueille des artistes issus du rap québ et accorde une importance aux arts urbains.[21]
  • Pour une première année en 2018 s'est déroulé le Festival Nord de Rire, s'adressant autant aux jeunes familles le jour, qu'aux plus vieux en soirée. Ce festival offrait des spectacles d'humour dans plusieurs bars du centre-ville de Saint-Jérôme, ainsi que sur la place des festivités.[22]
  • Organisé par l'organisme communautaire Le Coffret, le Festival du Monde permet aux visiteurs de découvrir les différentes cultures présentes sur le territoire des Laurentides à l'aide de spectacles, de kiosques de cuisine, ainsi que d'artisanat.[23]

Infrastructures culturelles[modifier | modifier le code]

La Maison de la culture Claude-Henri Grignon est logée dans l'ancien palais de justice de Saint-Jérôme. Bâtiment patrimonial, il est nommé en l'honneur de Claude-Henri Grignon, ancien journaliste à Saint-Jérôme, auteur et homme politique régional. Il est entre autre l'auteur du roman Un homme et son péché, l'une des œuvres littéraires les plus connues du Canada français, histoire faisant référence à la colonisation des Laurentides peu avant la fin du XIXe siècle. Ce bâtiment comprend la bibliothèque municipale Marie-Antoinette-Foucher, le Musée d'art contemporain des Laurentides, l'Espace Claude-Henri-Grignon, la salle de spectacle Antony-Lessard, ainsi que les bureaux de la Société d'histoire de la Rivière-du-Nord et du Centre d'archives de la Rivière-du-Nord.

Une nouvelle salle de spectacle, le théâtre Gilles-Vigneault — nommé en l'honneur du poète et auteur-compositeur-interprète québécois Gilles Vigneault —, se situe au cœur du centre-ville de Saint-Jérôme. Elle est gérée par Diffusion en scène Rivière-du-Nord Inc. et se situe à côté de la Place de la gare et de l'hôtel des régions sur le terrain qu'occupait CIME-FM. Elle a une capacité de plus de 800 spectateurs. Son inauguration a eu lieu le 18 janvier 2018[24],[25].

Article détaillé : Théâtre Gilles-Vigneault.

La municipalité compte également une seconde salle de spectacle située sur son territoire, la salle André-Prévost. Située dans l'école polyvalente Saint-Jérôme, cet auditorium a une capacité d'accueil d'environ 800 personnes. Cette salle appartient à l'école Polyvalente Saint-Jérôme. Avant l'inauguration du Théâtre Gilles-Vigneault, c'est à cet endroit que l'organisme Diffusion En Scène Rivière-du-Nord diffusait ses spectacles.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

La vieille gare de Saint-Jérôme est située au cœur du centre-ville de Saint-Jérôme. Construite en 1897, elle fait partie du patrimoine historique jérômien.

La capitale régionale des Laurentides compte de nombreux attraits patrimoniaux, principalement situés au centre-ville. Parmi les bâtiments patrimoniaux se retrouve la vieille gare de Saint-Jérôme, bâtie en 1897 où se retrouve le kilomètre 0 du Parc linéaire Le P'tit Train du Nord, ainsi qu'une place publique. Non loin de là se situe l'hôtel Plouffe, autrefois connu sous le nom d'hôtel Beaulieu, le pensionnat des Saintes-Anges, l'ancien poste de police et de pompiers sur la rue Saint-Georges, ainsi que la cathédrale de Saint-Jérôme. le Vieux Palais, devenu aujourd'hui la maison de la culture Claude-Henri Grignon. Dans d'autres bâtiments patrimoniaux se retrouve de nombreuses maisons ayant appartenu à des personnages historiques de Saint-Jérôme, tels la maison Bruno-Nantel, la maison Prévost, la maison Édouard-Marchand, la maison J.D. Guay, le moulin Drouin, la maison Lagwell et la maison C.E.-Laflamme. [26]

Société[modifier | modifier le code]

Évêché
Églises
  • Église Ecclésia Saint-Jérôme
  • Église La Clairière
  • Assemblée Chrétienne du Nord
  • Église chrétienne de Saint-Jérôme
  • Église évangélique de Saint-Jérôme
Escadron
Corps de cadets


Personnalités[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les informations de la fiche proviennent de Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités : Saint-Jérôme », 75017, sur Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire du Québec (consulté le 29 août 2013)
  2. a b et c Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités : Saint-Jérôme », 75017, sur Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire du Québec (consulté le 29 août 2013)
  3. Ville de Saint-Jérôme : Historique
  4. Auclair, Elie-J., Saint-Jérôme de Terrebonne, Imprimerie J.H.A. Labelle, 1934, pages 13-35.
  5. « Le Registre public des armoiries, drapeaux et insignes du Canada: Vol. IV, p. 262 », sur L'Autorité héraldique du Canada (consulté le 26 juin 2016)
  6. « Identité visuelle de Saint-Jérôme », sur Ville de Saint-Jérome
  7. a et b Gouvernement du Québec, « Élections municipales 2013, Candidatures et résultats pour Saint-Jérôme », 75017, Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire du Québec, (consulté le 24 novembre 2013).
  8. « L'équipe Maher complète le balayage à Saint-Jérôme - TopoLocal », sur topolocal.ca (consulté le 28 novembre 2018)
  9. « Résultats 2017 - Élections municipales - Conseil municipal - Ville », sur www.vsj.ca (consulté le 25 novembre 2018)
  10. « Raz de marée de la CAQ : Youri Chassin remporte le comté de Saint-Jérôme - Journal Le Nord », Journal Le Nord,‎ (lire en ligne)
  11. Gouvernement du Canada, « Proclamation donnant force de loi au décret de représentation électorale à compter de la première dissolution du Parlement postérieure au 25 août 2004 (TR/2003-154), Annexe: Loi sur la révision des limites des circonscriptions électorales - Décret de représentation », Ministère de la Justice du Canada (consulté le 20 juin 2013).
  12. « Commission scolaire de la Rivière-du-Nord », sur www.csrdn.qc.ca (consulté le 21 mars 2017)
  13. « Commission scolaire de la Rivière-du-Nord », sur www.csrdn.qc.ca (consulté le 21 mars 2017)
  14. « Commission scolaire de la Rivière-du-Nord », sur www.csrdn.qc.ca (consulté le 21 mars 2017)
  15. "LAURENTIA ELEMENTARY ZONE." Commission scolaire Sir Wilfrid Laurier. Consulté le 16 séptémbre 2017.
  16. « Un pôle santé qui regroupe les services - Journal Le Nord », Journal Le Nord,‎ (lire en ligne)
  17. « LaNavette reprend du service le 20 août » (consulté le 19 novembre 2018)
  18. « l'Inter - Information sur le service - Transport collectif - autobus, taxibus. », TaCL, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  19. « Soucy Baron | Le Groupe Soucy », sur www.soucy-group.com (consulté le 28 novembre 2018)
  20. « Saint-Jérôme Folk - Musique - Saint-Jérôme Folk – Festival de musique », sur Saint-Jérôme Folk - Musique (consulté le 29 novembre 2018)
  21. « Le P’tit Fest du Nord - Festival Mural », Festival Mural,‎ (lire en ligne)
  22. « L'événement | Festival Nord-de-Rire », sur www.festivalnordderire.ca (consulté le 29 novembre 2018)
  23. « Festival du monde - Saint-Jérôme », sur festivaldumonde.ca (consulté le 29 novembre 2018)
  24. « Le nouveau Théâtre Gilles-Vigneault est inauguré à Saint-Jérôme », Cision, (consulté le 25 juillet 2018)
  25. « Le Théâtre Gilles-Vigneault ouvre officiellement ses portes », Radio-Canada, (consulté le 25 juillet 2018)
  26. « Circuit patrimonial de la Ville de Saint-Jérôme », sur shrn.org, (consulté le 28 novembre 2018)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Auclair, Elie-J., Saint-Jérôme de Terrebonne, Imprimerie J.H.A. Labelle, 1934, pages 13–35.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Anne-des-Lacs Prévost Sainte-Sophie Rose des vents
Mille-Isles N Sainte-Sophie
O    Saint-Jérôme    E
S
Saint-Colomban et Mirabel (Mirabel-en-Haut) Mirabel