Ministère de la Culture et des Communications

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Ministère de la Culture et des Communications
Ministère de la Culture et des Communications
Siège du ministère (Édifice Guy-Frégault)
Siège du ministère (Édifice Guy-Frégault)

Création
Juridiction Gouvernement du Québec
Siège 225, Grande Allée Est
Québec (Québec)
G1R 5G5
Coordonnées 46° 48′ 12″ N, 71° 13′ 15″ O
Effectifs 433
Budget annuel 664,1 M$ (2012-2013)
Ministre responsable Nathalie Roy (ministre de la Culture et des Communications)
Activité(s) Contribue à l'affirmation de l'identité et de la vitalité culturelle québécoise
Direction Marie Gendron (sous-ministre)
Agences filles Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Conseil du patrimoine culturel du Québec
Conseil des arts et des lettres du Québec
Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec
Musée d'art contemporain de Montréal
Musée de la civilisation
Musée national des beaux-arts du Québec
Société de développement des entreprises culturelles
Société de la Place des Arts de Montréal
Société de télédiffusion du Québec
Société du Grand Théâtre de Québec
Centre de conservation du Québec
Site web http://www.mcc.gouv.qc.ca/
Géolocalisation du siège
Géolocalisation sur la carte : Québec
(Voir situation sur carte : Québec)
Ministère de la Culture et des Communications
Géolocalisation sur la carte : Québec
(Voir situation sur carte : Québec)
Ministère de la Culture et des Communications
Colloque, sculpture de Lewis Pagé, devant le 225, Grande Allée Est.

Le ministère de la Culture et des Communications (MCC) est un ministère du gouvernement du Québec. Il a pour mission de contribuer au rayonnement de la culture et des communications, à l’épanouissement individuel et collectif de la population ainsi qu’à la mise en place d’un environnement propice à la création et à la vitalité des territoires. Conformément à sa mission, le Ministère prend position sur les grands enjeux actuels et défend les intérêts culturels du Québec, au Canada et sur la scène internationale.

Son action se situe principalement dans les domaines suivants : patrimoine, muséologie, lecture et livre, formation artistique, médias, mécénat et immobilisations. Elle vise à offrir à l’ensemble des citoyennes et des citoyens, dans chaque région du Québec, des services équitables et diversifiés dans les secteurs de la culture et des communications. Pour atteindre cet objectif, le Ministère intervient principalement auprès des personnes, des organismes, des entreprises et des instances locales et régionales.[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Genèse des composantes[modifier | modifier le code]

  • Le ministère des Affaires culturelles a été créé le [2].
  • Le ministère des Communications a été créé le .
  • Le poste de ministre déléguée à la Condition féminine a vu le jour en 1979[3]. En , le gouvernement du Québec a adopté la loi instituant le ministère de la Famille, des Aînés et de la Condition féminine.

Changement de nom en 1993[modifier | modifier le code]

À la fin , le gouvernement Bourassa dépose deux projets de loi pour réformer la gouvernance de la culture et créer un ministère de la Culture et un Conseil des arts et des lettres[4].

La loi sur le ministère de la Culture est sanctionnée le pour une entrée en vigueur le , date à laquelle le ministère de la Culture remplace le ministère des Affaires culturelles[5]. La nouvelle loi remplace la loi sur le ministère des Affaires culturelles qui est alors abrogée[6].

Évolutions du périmètre du ministère[modifier | modifier le code]

Fusion de la Culture et des Communications en 1994[modifier | modifier le code]

Gérard D. Levesque, alors ministre des Finances, annonce en l'élimination prochaine de deux ministères dont celui des communications[7].

Lorsque Daniel Johnson succède à Robert Bourassa et forme son gouvernement en , il procède à une réduction sensible du nombre de ministères[8]. Le ministère de la Culture récupère les attributions de celui des Communications et celles liées à la Francophonie à partir du pour devenir le ministère de la Culture et des Communications[9]. La loi constitutive de ce nouveau ministère est sanctionnée le [10].

Rattachement de la Condition féminine en 2007[modifier | modifier le code]

En , avec la création du ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, les responsabilités en matière de condition féminine et liées à l'application de la Charte de la langue française sont transférées à la ministre en titre, Christine St-Pierre[11],[12].

Retour à l'intitulé précédent en 2012[modifier | modifier le code]

Le , Pauline Marois a confié la Culture et les Communications à Maka Kotto[13] et la Condition féminine à Agnès Maltais. Le ministère reprend le nom de ministère de la Culture et des Communications qui était le sien de à .

Le , François Legault a confié le ministère à Nathalie Roy[14]. Le 4 septembre 2019, les dossiers relatifs à la langue française sont transférés à Simon Jolin-Barette qui est nommé ministre de la Langue française[15].

Identité visuelle (logotype)[modifier | modifier le code]

Compétences du volet « Communications »[modifier | modifier le code]

La Cour suprême ayant limité les pouvoirs des provinces en la matière, la compétence du ministère des Communications au Québec se limite à Télé-Québec, aux radios et télévisions communautaires et au financement de TV5 Monde[16].

Note sur l'appellation[modifier | modifier le code]

Dans ses Entretiens avec Stéphane Savard (2019), Denis Vaugeois, ministre des Affaires culturelles de 1978 à 1981, précise :

« En somme, les équipements culturels, je les percevais comme des investissements et non comme des dépenses. Je ne me considérais pas comme un ministre de la Culture à l'image de Georges-Émile Lapalme, disons. J'estimais être aux Affaires culturelles, nuance importante à mes yeux[17]. »

Liste des ministres[modifier | modifier le code]

Liste des ministres de la Culture du Québec depuis 1961 v · d · m )
Ministre Parti Début Fin Cabinet
Ministre des Affaires culturelles
Georges-Émile Lapalme Libéral Lesage
Pierre Laporte Libéral
Jean-Noël Tremblay Union nationale Johnson (père)
Bertrand
François Cloutier[note 1] Libéral Bourassa (1)
Claire Kirkland Casgrain Libéral
François Cloutier Libéral
Denis Hardy Libéral
Jean-Paul L'Allier Libéral
Louis O'Neill Parti québécois Lévesque
Denis Vaugeois Parti québécois
Clément Richard Parti québécois
Gérald Godin Parti québécois P.M. Johnson
Lise Bacon Libéral Bourassa (2)
Lucienne Robillard Libéral
Liza Frulla Libéral
Ministre de la Culture
Liza Frulla Libéral Bourassa (2)
Ministre de la Culture et des Communications
Liza Frulla Libéral Johnson (fils)
Marie Malavoy Parti québécois Parizeau
Rita Dionne-Marsolais Parti québécois
Jacques Parizeau[note 2] Parti québécois
Louise Beaudoin[note 3] Parti québécois
Bouchard
Agnès Maltais Parti québécois
Ministre d'État à la Culture et aux Communications
Diane Lemieux[note 4] Parti québécois Landry
Ministre de la Culture et des Communications
Line Beauchamp Libéral Charest
Ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine
Christine St-Pierre Libéral Charest
Ministre de la Culture et des Communications
Maka Kotto Parti québécois Marois
Hélène David[note 5] Libéral Couillard
Luc Fortin Libéral
Marie Montpetit[note 5] Libéral
Nathalie Roy[note 6] Coalition avenir En fonction Legault

Sociétés d'État et organismes[modifier | modifier le code]

Les organismes et sociétés d'État suivants composent le portefeuille du ministre ou de la ministre de la Culture et des Communications et du ministre ou de la ministre responsable de la Langue française[19] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Également ministre de l'Immigration.
  2. Également Premier ministre du Québec.
  3. Également ministre responsable Charte de la langue française et de l'autoroute de l'information à partir du .
  4. Également vice-présidente du Conseil du Trésor.
  5. a et b Également ministre responsable de la Protection et de la Promotion de la langue française.
  6. Également ministre responsable de la langue française jusqu'au .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement du Québec, ministère de la Culture et des Communications, « Mission et mandat », sur Quebec.ca, (consulté le )
  2. Gilles Potvin, « Ministère des Affaires culturelles du Québec », sur L'Encyclopédie canadienne, (2006/2013) (consulté le )
  3. « En 1979, création du poste de ministre déléguée à la Condition féminine. »
  4. Gilles Normand, « Québec créera un ministère de la Culture et un Conseil des arts et des lettres : Deux projets de loi en ce sens sont déposés à l'Assemblée nationale », La Presse,‎ , B1 (lire en ligne)
  5. L.Q. 1992, ch. 65, art. 51
  6. L.Q. 1992, ch. 65, art. 50
  7. Denis Lessard, « Elimination prochaine de deux ministères », La Presse,‎ , A4
  8. André Pépin, « « Une opération de maquillage », selon le PQ », La Presse,‎ , B1 (lire en ligne)
  9. [PDF] Canada, Québec. « Décret 95-94 » [lire en ligne (page consultée le )]
  10. L.Q. 1994, ch. 14, art. 36
  11. Mandat en matière de condition féminine
  12. [PDF] Canada, Québec. « Décret 306-2007 » [lire en ligne (page consultée le )]
  13. grioo.com : Maka Kotto nommé ministre au Québec
  14. « Le premier ministre du Québec fait connaître la composition de son Conseil des ministres », sur Québec.ca - Site officiel du gouvernement du Québec, (consulté le )
  15. Radio-Canada, « Le ministre Simon Jolin-Barrette hérite du dossier de la langue », sur Radio-Canada.ca, (consulté le )
  16. Christine St-Pierre, Ici Christine St-Pierre, Septentrion, Québec, 2020, p. 217.
  17. Denis Vaugeois, Entretiens avec Stéphane Savard, Boréal, Montréal, 2019, p. 285.
  18. « Les ministères québécois depuis 1867 », sur Bibliothèque de l'Assemblée nationale du Québec
  19. Ministère de la Culture et des Communications, « Organismes et sociétés d'État », sur www.mcc.gouv.qc.ca, (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]