Wikipédia:Sélection/Monde équestre

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Poney de Manipur

Dessin d'un poney de Manipur dans Horses and Ponies de R. S. Summerhayes, Warne & Co, New York, 1948.

Le poney de Manipur est une race de poney des contreforts de l'Himalaya, au Nord-Est de l'Inde. Son origine exacte reste controversée, mais il s'agit vraisemblablement d'un animal assez ancien, proche du poney tibétain, du cheval mongol et du cheval arabe. Mentionnés pour la première fois en 1584, les poneys de Manipur servent d'animaux de cavalerie tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, ils deviennent très recherchés par les Britanniques comme poneys de polo. Le nombre d'animaux diminue, notamment à cause des exportations.

Le poney de Manipur dispose d'une bonne diversité génétique, il est proche des trois autres races de poneys indiennes, mais très éloigné du cheval Marwari. Originellement destiné à l'usage militaire et au polo, il reste populaire pour ce dernier usage. Il est aussi monté en course et employé pour le transport. Les poneys de Manipur subsistent en nombre très réduit, à cause de la destruction des zones humides où ils sont traditionnellement élevés. En 2015, ils sont considérés comme en danger critique d'extinction. Des mesures conservatoires ont été entreprises, mais l'extinction de la race est envisagée dans les prochaines années.

Furioso-North Star

Furioso au modèle, en Pologne.

Le Furioso, Furioso-North Star ou demi-sang de Mezőhegyes est une race de cheval de selle et de traction légère hongroise, originaire du haras de Mezőhegyes. La race porte le nom de ses deux étalons fondateurs, deux Pur-sangs bais nommés Furioso et North Star, qui ont donné les deux lignées subsistant de nos jours. Le Furioso-North Star est un cheval léger à mi-lourd, montrant une forte influence du Pur-sang. Jadis utilisé pour les travaux agricoles et la selle en Hongrie, il devient de plus en plus un cheval de sport, apte notamment à l'attelage de compétition.

La race est diffusée dans un bonne partie de l'Europe centrale, mais elle est rare et menacée d'extinction.

Prise en charge de l'autisme par l'équithérapie

Contact entre un enfant et un cheval.

L′équithérapie dans l'autisme est une intervention pour les personnes en situation d'autisme, faisant appel à un cheval ou à un poney comme médiateur. Une séance peut se dérouler à pied ou à dos de cheval. L'équithérapie constitue la plus populaire des zoothérapies en autisme.

L'effet du contact avec des chevaux sur les personnes autistes n'est longtemps connu qu'à travers des témoignages isolés, tels celui de Temple Grandin, docteure en zootechnie, dans son autobiographie Ma vie d'autiste, en 1986. L'équithérapie est popularisée par le livre et le film L'enfant cheval, en 2009, dont l'auteur raconte les progrès de son fils autiste pendant un voyage en Mongolie. Depuis 2005, des études ont porté sur l'efficacité de cette intervention, passée du statut de thérapie « controversée » à celui de thérapie « prometteuse ».

L'application de l'équithérapie aux personnes autistes étant récente, les études à son sujet restent limitées, bien qu'elles concluent à des réductions cliniquement significatives du handicap dans les domaines de la communication, de la perception, de l'attention et de la régulation des émotions. L'équithérapie se révélant bénéfique pour accroître la volonté, réduire l'hyperactivité et améliorer l'intégration sensorielle, la communauté scientifique s'accorde pour conclure qu'elle est la plus efficace des zoothérapies accessibles aux personnes autistes. Elle fait appel à un animal capable de répondre à des besoins particuliers à toutes les formes d'autisme, mais n'est pas adaptée à toutes les personnes autistes. De plus, les séances sont relativement onéreuses, et peuvent mobiliser beaucoup de ressources humaines.


Hequ (cheval)

Nomade Tibétain et son cheval Hequ de type Jiaoke au Gansu, en Chine.

Le Hequ (chinois : 河曲马 ; pinyin : Héqū mǎ), autrefois nommé Nanfan, est une race chevaline originaire du Nord-Ouest du plateau du Tibet, administrativement chinois et culturellement tibétain. Élevé dès l'époque de la dynastie Tang, ce cheval est influencé par le poney tibétain, le Ferghana et le cheval mongol. Il reçoit son nom actuel en 1954, inspiré par sa région natale, la première boucle du fleuve Jaune. Jadis très commun, l'élevage du Hequ a régressé sous l'influence de la politique chinoise et de la modernisation des modes de transport.

Ce petit cheval très solide est apte à la selle comme au trait léger. Il se divise en trois types, le Jiaoke, le Suoke et le Kesheng. Il présente une adaptation physiologique remarquable, issue d'une forte pression de la sélection naturelle, lui permettant de vivre dans l'environnement hypoxique du plateau tibétain, à des altitudes de 4 000 m. Le Hequ se montre d'une grande polyvalence, étant présent tant lors de courses locales tibétaines que pour l'usage religieux ou la gestion des troupeaux. Les autorités chinoises cherchent à développer son élevage pour la viande de cheval. La race reste commune ; plusieurs milliers de ces chevaux se rencontrent encore couramment dans les régions de Maqu, Xiahe et Luqu.

Gayo (cheval)

Poney Gayo monté par un homme Gayo à Aceh, en 1927.

Le Gayo ou Gaju (en indonésien, kuda-Gayo) est une race de poney originaire d'Aceh, dans le Nord de Sumatra, en Indonésie. Il a parfois été nommé à tort « Deli », en raison des ports du sultanat de Deli, d'où il était exporté. Ce poney indonésien de petite taille appartient au groupe des poneys du Sud-Est asiatique. Son statut fait débat, il est parfois considéré comme une variété du Batak, caractérisé par sa taille plus réduite, son modèle plus lourd et sa moindre vivacité par rapport à ce dernier. Le Gayo est employé bâté, attelé, et monté par les enfants. Il est aussi croisé pour donner des chevaux de course. Avec 7 500 poneys recensés en 1997, la race ne serait pas menacée, bien que sa région ait été durement touchée par le séisme et tsunami de 2004 dans l'océan Indien.

Bali (cheval)

Poney de Bali monté par un enfant.

Le Bali (en indonésien kuda-Bali, soit « cheval de Bali ») est une race de poney d'origine ancienne, propre à l'île du même nom, en Indonésie. Il n'en est vraisemblablement pas natif, trouvant son origine dans l'importation de chevaux mongols sous la dynastie Tang, avec plus tard l'influence de chevaux arabes et perses. Le Bali est un poney de taille moyenne à la tête large, et dont la crinière pousse hérissée. Sa robe porte souvent le gène dun et des caractères primitifs. Il est utilisé par les habitants de Bali pour tous les transports de la vie quotidienne. Ce poney est attelé devant les dokar et bâté pour le transport de coraux. Bien que les effectifs de 3 500 poneys recensés en 1997 soient assez réduits, la race n'est pas considérée comme menacée.

Sumbawa (cheval)

Poney Sumbawa harnaché.

Le Sumbawa (en indonésien kuda-Sumbawa, soit « cheval de Sumbawa ») est une race de poney originaire de l'île de Sumbawa, en Indonésie. Il fait l'objet d'un élevage d'export florissant pendant toute son histoire. La destruction des forêts locales pour fournir des terrains de pâture a des effets néfastes sur la faune endémique de l'île de Sumbawa. Ce poney est exporté sur l'île de Java et dans le sud des Célèbes au XVIe siècle. La compagnie néerlandaise des Indes orientales introduit des poneys de Sumbawa en Afrique du Sud au XVIIe siècle.

Très proche du poney de Sumba, ou Sandalwood, le Sumbawa est souvent confondu avec ce dernier. Il mesure environ 1,20 m et porte généralement une robe baie avec des caractères primitifs dus au gène dun. Deux variétés existent, l'une est historiquement élevée près de Tambora, l'autre près de Bima. Ces poneys servent encore pour tous les travaux de la vie quotidienne, notamment au transport attelé et pour l'agriculture. Ils sont montés en course par de jeunes enfants, une tradition locale très populaire sur l'île de Sumbawa. Les juments sont traites pour leur lait, réputé pour soigner le cancer et les maladies de peau. Bien qu'essentiellement locaux, les poneys de Sumbawa restent très nombreux. L'Indonésie compte plus de 75 000 de ces animaux en 2010.

Zanskari

Poney Zanskari bâté.

Le Zanskari est une race de poney originaire de la région de Leh et Ladakh, dans le Jammu-et-Cachemire. Ce poney de taille moyenne présente une grande résistance au travail et aux maux d'altitude, due à son adaptation au biotope rude de l'Himalaya, à des altitudes moyennes de 4 000 m. Il est surtout employé bâté par les habitants locaux, de culture tibétaine, et par les touristes lors de grandes randonnées. Le Zanskari est en danger d'extinction, une centaine de poneys de pure race subsistant dans leur biotope montagneux en 2012. Le gouvernement de l'Inde a mis en place un programme de conservation sur dix ans en 2006. Il promeut son usage pour le transport militaire en haute montagne, en particulier à l'aide de croisements avec le Haflinger.

Anatolien (cheval)

Groupe d'Anatoliens bâtés sur le mont Ararat.

L'Anatolien, Anadolu ou Anatolien natif (en turc Anadoly Yerci) est une race de poney indigène de la Turquie, dont l'origine reste inconnue, mais qui remonterait à environ 1 000 ans. Ces poneys proviennent de fréquents échanges entre l'Europe et l'Asie, et présentent de nombreuses influences, en particulier celles du cheval mongol, de l'Akhal-Teke et du cheval arabe. Ils sont réputés pour leur endurance, leur vigueur et leur hardiesse. Les différences de conformation peuvent être importantes, notamment en termes de taille, selon la région d'élevage et les croisements dont ils ont fait l'objet. L'Anatolien est le cheval le plus commun en Turquie. Employé monté, attelé ou bâté, il a influencé de multiples autres chevaux de ce pays, dont le Karacabey et l'Uzunyayla.

Yomood

Zmey, étalon Yomood de 12 ans, 1,45 m, dans Les races chevalines : avec une étude spéciale sur les chevaux russes.

Le Yomood est une race chevaline originaire du Turkménistan, descendante du Turkoman et proche du cheval arabe. Il est l'une des deux grandes races de chevaux de ce pays, avec l'Akhal-Teke, nettement plus populaire que lui. Traditionnellement élevé par la tribu des Yomut, le Yomood se raréfie au cours du XXe siècle. Des mesures de conservation sont mises en place en 1983, alors qu'il ne reste plus que 616 animaux de race pure. Le Yomood est plus petit et plus compact que l'Akhal-Teke, il présente souvent une robe grise et un pas rapide. Apte à l'équitation, ce cheval oriental est réputé pour sa résistance aux rudes conditions du désert, ce qui le rend performant en course de vitesse et de fond. Les mesures de conservation ont permis de nettement redresser les effectifs de la race, qui est désormais considérée comme hors de menace par la FAO.

Trotteur russe

Trotteur russe noir au sulky.

Le trotteur russe, ou trotteur métis (russe : Русский рысак, soit Rousski ryssak), est une race de trotteur originaire de Russie. Moins connu que le trotteur Orlov, il en descend par métissage avec le trotteur américain, dit Standardbred. La race est reconnue depuis 1927, mais reste en formation durant une bonne partie du XXe siècle. Malgré les nombreux croisements effectués, le trotteur russe est moins rapide que les races européennes et américaines. Ce cheval carrossier est musclé et bien proportionné, mais présente encore des défauts de conformation, tels que des jarrets clos. Essentiellement destiné au trot attelé, il s'est parfois imposé sur les hippodromes internationaux. Il est très répandu en Russie, avec 280 000 sujets répertoriés en 1980 dans l'URSS. En plus de la Russie, la race reste très présente en Biélorussie.

Estonien (cheval)

Cheval estonien bai pommelé.

L’estonien ou estonien natif (en estonien : Eesti hobune), est une race chevaline de l'Estonie. Son origine remonte au XIe siècle. Des chevaux russes gagnent le territoire d'origine aux XIVe et XVe siècles, puis la race se répand au XIXe siècle, pour le travail agricole. Elle recule face à la concurrence du cheval de trait. Peu croisé, le cheval estonien est progressivement repoussé sur les îles de la mer Baltique. Il devient menacé d'extinction à la fin du XXe siècle.

Ce petit cheval se montre particulièrement fort et résistant aux maladies. La hauteur au garrot est d'environ 1,45 m, ce qui explique pourquoi il est parfois appelé « poney d’Estonie ». La robe présente souvent une raie de mulet, le gène dun, ou plus rarement le rouan. Le cheval estonien influence d'autres races des pays baltes, y compris le cheval de Tori. Il est désormais principalement utilisé sous la selle, pour le tourisme équestre et comme cheval de bât. Proche des autres chevaux natifs du Nord de l'Europe, il fait partie des races animales domestiques les plus menacées du monde. La plupart des effectifs se situent sur l’île de Saaremaa.