Wikipédia:Sélection/Sardaigne

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Sardaigne

Les huit provinces sardes

La Sardaigne (Sardegna en italien et Sardigna en sarde) est une île au centre de la Méditerranée occidentale et une région italienne, située entre la Corse, au nord, et la Tunisie, au sud.

L'histoire plurimillénaire de la Sardaigne commence sans doute au paléolithique inférieur (500 000 ans av. J.‑C.) auquel remontent les premiers vestiges certains de la fréquentation de l’île par l’homme, qui s’y installe de manière stable bien plus tard, au néolithique inférieur (6000 av. J.‑C.).

Avec des fortes particularités et identités comme toutes les régions italiennes, et si différente dans son intérieur, au point d'être décrite comme « presque un continent » (quasi un continente), elle a obtenu le statut de région autonome d’Italie depuis le 28 février 1948. Après la Seconde Guerre mondiale, même si le développement économique de l'île est supérieur à celui de beaucoup d'autres régions du sud et méditerranéennes, [Quoi ?] n'est pas aussi bonne en comparaison avec l’Italie du nord. Son chef-lieu est la ville de Cagliari.

Histoire de la Sardaigne

Puits sacré de Sardaigne

L’histoire de la Sardaigne est très méconnue malgré sa spécificité et son importance. Elle est pourtant ancienne (depuis le Paléolithique inférieur), particulièrement riche, et permet de mieux comprendre la culture et la mentalité sarde. Le peuplement initial de la Sardaigne résulte de mouvements de population qui se sont produits vers 6000 av. J.-C. en provenance de la péninsule italienne, de la péninsule ibérique et d’Afrique. Mais il s’est poursuivi, au fil des invasions, pour donner le peuple sarde. Christophe de Chenay fait remarquer que :

« Les Sardes ont toujours dû surveiller les envahisseurs [...], ainsi, de cachettes naturelles, puis de nuraghes en villages perchés, le peuple de Sardaigne assiégé a toujours su résister. Il en reste une méfiance à l’égard de l’étranger qui disparaît cependant bien vite. »

On peut trouver deux origines supposées du nom de l’île. En effet, la première, qui est plus de l’ordre du mythe, provient du terme Ichnusa qui dérive de la racine grecque qui signifie trace de pied. Ce terme fait référence à la forme de l’île, « par la ressemblance grossière que les anciens trouvaient entre sa forme et celle de l’empreinte d’un pied d’homme. » Par la suite le nom change pour devenir Sardon également du grec, qui peut se traduire par sandale, ce qui confirmerait cette explication.

Mais une seconde origine, plus probable, viendrait d’un chef d’Afrique du Nord (la Libye actuelle) appelé « Sardus, prétendu fils d’Hercule », qui établit une colonie au sud de la Sardaigne. Sardus fut vénéré, à tel point qu'« on lui érigea des statues dans l’île, avec cette inscription, Sardus Pater ». Une autre thèse alternative à cette dernière serait que les peuples Shirdana et Sikala se seraient joint aux phéniciens, d'où dérive le nom de l'île. Plus tard le nom changera de forme avec les Phéniciens (Shardan) qui écrivent les premiers ce nom, puis les Romains (Sardinia).

Géants de Mont-Prama

Un guerrier géant

Les géants de Mont-Prama (en italien : Giganti di monte Prama) sont des statues en grès remontant à la période de l'histoire sarde dite de la culture nuragique. Découverts en 1974 par un agriculteur dans l'ouest de la Sardaigne, les fragments des statues ont été exhumés dans la localité de Mont'e Prama, sur le territoire de la commune de Cabras, dans la péninsule du Sinis une région de la province d'Oristano en Italie. D'une hauteur de 2 mètres à 2,5 mètres, elles auraient été taillées au plus tôt vers le Xe siècle av. J.-C., même si cette datation fait débat, en particulier du fait de l'imprécision des premières fouilles. Les circonstances de leur destruction ne sont pas éclaircies et sont parfois mises en relation avec la prise de contrôle de la Sardaigne par les Carthaginois.

Quatre campagnes de fouilles archéologiques, effectuées entre 1975 et 1979, sous la direction des archéologues Giovanni Lilliu et Enrico Atzeni, ont permis de mettre au jour plus de 5 000 fragments qui ont été entreposés pendant trente ans au musée archéologique national de Cagliari. Leur restauration a commencé en 2005, et la conception de structures propres à chaque œuvre a permis d'en reconstituer un certain nombre, les pièces ayant été classées par types : pugilistes, guerriers, archers. En outre, les fouilles ont permis de découvrir des maquettes des plus importantes structures architecturales de cette civilisation : des nuraghes et des bétyles.