Wikipédia:Sélection/Slovaquie

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Kriváň (montagne)

Vue du Kriváň depuis Vychodna.

Le Kriváň (polonais : Krywań, allemand : Krummhorn, Ochsenhorn, hongrois : Kriván) est une montagne située en Slovaquie culminant à 2 494 mètres d’altitude. Il fait partie des Carpates et plus précisément du massif des Hautes Tatras.

Symbole de la Slovaquie et fierté nationale, il est considéré comme la plus belle montagne du pays et joue un rôle majeur dans l'activisme nationaliste slovaque depuis bientôt 200 ans. Il est cité dans des œuvres littéraires du XIXe siècle, à travers des peintures, des films documentaires et par une chanson rock polonaise. Il a été choisi par vote pour être représenté sur les pièces de 1, 2 et 5 centimes slovaques entrées en vigueur le 1er janvier 2009.

L’ascension du Kriváň se fait relativement aisément en trois ou quatre heures sur des sentiers balisés, en partant de Podbanské, Tri studničky ou Štrbské Pleso. Avec un panorama exceptionnel à son sommet, c'est la montagne préférée des randonneurs dans la partie occidentale des Hautes Tatras.

Košice

Košice (Phonétique : [ˈkɔʃɪʦɛ], allemand : Kaschau, hongrois : Kassa) appelée parfois Cassovie en français, sur la base du nom latin Cassovia, est la deuxième plus grande ville de la Slovaquie et était la cinquième de l'ancienne Tchécoslovaquie.

Située sur la rivière Hornád, carrefour routier et ferroviaire, Košice est la capitale régionale de la région de Košice (Košický kraj), mais elle étend son influence, au-delà des frontières régionales, à toute la Slovaquie orientale. La ville est le siège de plusieurs universités, de la Cour constitutionnelle de Slovaquie et des diocèses catholique romain (depuis 1995 archidiocèse) et catholique grec. Le centre ville s'articule autour de la rue Hlavná, rendue aux piétons depuis 1986. Celle-ci comprend de nombreuses maisons, palais aristocratiques et églises mêlant les architectures gothiques, baroques ou art nouveau, avec en son centre la plus grande église de Slovaquie, la cathédrale Sainte-Élisabeth. Le tout constitue le plus grand centre historique protégé de Slovaquie. Ville royale, chef-lieu historique du comitat d'Abaúj, c'est la première ville d'Europe à s'être vu attribuer des armoiries. Košice démontre actuellement son regain d'attractivité en devenant pour un an capitale européenne de la culture en 2013 avec Marseille.

Peter Šťastný

Peter Šťastný en 2008, avec les All-Star Legends à Toronto

Peter Šťastný (né le à Bratislava en Tchécoslovaquie aujourd'hui ville de Slovaquie) est un ancien joueur professionnel de hockey sur glace slovaque (mais a obtenu sa citoyenneté canadienne). Depuis 2004, il est membre du Parlement européen.

Après Wayne Gretzky, il fut le joueur le plus prolifique des années 1980. Il a atteint le plateau des 100 points et plus à sept reprises dont six saisons consécutives. Avant son arrivée dans la Ligue nationale de hockey, il fut un membre important de l'équipe nationale de la Tchécoslovaquie en compagnie de ses frères Anton et Marián.

En 1998, il devient membre du Temple de la renommée du hockey puis, en 2000, il rejoint le Temple de la renommée de l'IIHF. En 2002, un nouveau temple de la renommée est créé, le temple de la renommé slovaque, le Hokejová sieň slávy et Šťastný va faire partie de la première promotion à être admise.

Danube

Cours du Danube

Le Danube est le deuxième plus long cours d'eau d’Europe (après la Volga) et le plus long parcourant l’Union européenne. Il prend sa source dans la Forêt-Noire en Allemagne lorsque deux petits cours d’eau, le Brigach et le Breg, se rencontrent à Donaueschingen ; c’est à partir de ce point que le cours d’eau prend son nom de Danube. Mais à l'heure actuelle, il y a plus à penser que c'est la Brigach qui se jette dans le Breg qui serait donc le Danube lui-même. Il s’écoule alors vers l’est sur une distance d’environ 2,902 kilomètres, et traverse plusieurs capitales de l’Europe centrale et orientale (Vienne, Bratislava, Budapest et Belgrade). Il se jette dans la Mer Noire par le delta du Danube situé en Roumanie et en Ukraine et qui figure dans la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le Danube est depuis des siècles une importante voie fluviale. Connu dans l’histoire comme une des frontières de l’Empire romain, le cours d’eau s’écoule le long des frontières de dix pays : l’Allemagne, l’Autriche, la Slovaquie, la Hongrie, la Croatie, la Serbie, la Bulgarie, la Roumanie, la Moldavie et l’Ukraine. Son bassin versant comporte une partie de neuf autres pays : l’Italie, la Pologne, la Suisse, la République tchèque, la Slovénie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la République de Macédoine et l’Albanie.


Cathédrale Sainte-Élisabeth de Košice

Vue d'ensemble de la cathédrale, avec la chapelle Saint Michel.

La cathédrale Sainte-Élisabeth (slovaque : Dóm svätej Alžbety, hongrois : Szent Erzsébet-főszékesegyház, allemand : Dom der Heiligen Elisbeth) est la plus grande église de Slovaquie avec une superficie de 1 200 m2 et une capacité de 5 000 personnes. Située à Košice, c'est en outre la cathédrale gothique de style occidental la plus à l'est d'Europe. Dédiée à sainte Élisabeth de Hongrie, elle se situe au centre de la rue Hlavná, qui s'élargit au niveau de l'église, ce qui lui donne sa forme oblongue caractéristique. C'est l'église principale de l'archidiocèse de Košice et l'église paroissiale de la paroisse Sainte-Élisabeth de Košice. La construction eut une influence certaine sur les édifices des villes des environs comme Prešov, Bardejov, Sabinov, Rožňava mais également sur l'architecture religieuse de certaines églises de Pologne et de Transsylvanie (Sibiu, Braşov à Cluj).

La cathédrale gothique de Košice est composée d'un sanctuaire, de cinq parties fermées, de deux tours, d'une sacristie avec étage au nord et de deux chapelles ainsi que d'un vestibule du côté sud. La disposition intérieure est unique. La nef principale et quatre nefs secondaires croisent en leurs centres le transept qui est de même hauteur et largueur que la nef principale avec laquelle il forme une croix grecque. Cela crée au milieu de la cathédrale un espace central volumineux et de l'extérieur trois frontons d'égales dimensions munis d'un portail richement décoré qui font partie de l'apogée de l'art de la taille de la pierre au Moyen Âge de l'Europe centrale.

Sa construction s'est étalée sur plus de cent ans des environs de l'an 1380 à 1490. Depuis, elle subit plusieurs rénovations dont la plus importante entre 1877 et 1896 magnifia le style gothique originel. Le complexe englobant la cathédrale, la chapelle Saint-Michel et la tour Urban ont été déclarés monument culturel national en 1970.

Drapeau de la Slovaquie

Drapeau de la Slovaquie.

Le drapeau de la Slovaquie (en slovaque : vlajka Slovenska) a été adopté le . C'est un drapeau tricolore composé de trois bandes horizontales reprenant les couleurs panslaves : la bande supérieure est blanche, l'intermédiaire bleue et l'inférieure rouge. L'écu national, de type néogothique, est placé sur le drapeau pour le distinguer des autres drapeaux slaves : décalé du côté de la hampe, il empiète sur les bandes supérieure et inférieure du drapeau. Les proportions du drapeau sont 2:3. Ce drapeau aux dimensions d'1,5 m × 1 m est également le pavillon de la marine marchande slovaque.

Depuis le , le drapeau européen est hissé à coté du drapeau slovaque, les deux drapeaux forment ensemble la présentation des couleurs de la République slovaque.

Gerlachovský štít

Vue de la face Sud du Gerlachovský štít.

Le Gerlachovský štít, parfois Gerlach ou pic Gerlach en français, culmine à 2 655 mètres d'altitude ce qui en fait le point culminant de la Slovaquie, de la chaîne des Tatras et de toutes les Carpates. Jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale, il est le point culminant de la Hongrie et celui de la Tchécoslovaquie jusqu'en 1992.

Longtemps considéré par erreur comme une montagne de taille moyenne du massif des Hautes Tatras, il a pris une grande importance depuis les mesures par triangulation du début du XIXe siècle qui ont établi sa prédominance au point de changer six fois de nom, dont quatre différents, au cours des XIXe et XXe siècles. D'aspect pyramidal, marqué par un important cirque, il a été gravi pour la première fois en 1834.

Il est protégé au sein du parc national slovaque des Tatras et son ascension, relativement difficile, requiert généralement la présence de guides de montagne certifiés.

Lomnický štít

Vue du Lomnický štít à partir du Slavkovský štít.

Le Lomnický štít (hongrois : Lomnici-csúcs ; allemand : Lomnitzer Spitze ; polonais : Łomnica) est, avec ses 2 632 mètres d'altitude, le troisième plus haut sommet de la Slovaquie, de la chaîne des Tatras et de toutes les Carpates mais fut jusqu'au XIXe siècle considéré comme le plus haut.

Le sommet du Lomnický štít est le seul de la chaîne des Hautes Tatras à être accessible par téléphérique. Grâce à ce dernier, un observatoire astronomique ainsi qu'une station météorologique ont pu être installés. Cette dernière, avec −3,2 °C, enregistre la plus faible température moyenne annuelle de Slovaquie.

Il est protégé au sein du parc national slovaque des Tatras et son ascension, relativement difficile en particulier le mur ouest qui ne fut vaincu qu'en 1929, requiert généralement un guide de haute montagne.

Rysy

Vue du sommet du Rysy.

Le Rysy est un sommet de la chaîne des Hautes Tatras, dans l'arc extérieur des Carpates, sur la frontière entre la Pologne et la Slovaquie. Il culmine à 2 503 mètres d'altitude en Slovaquie. Sur son versant septentrional, à 2 499,6 mètres d'altitude, se trouve le point culminant de la Pologne.

La montagne est le point le plus élevé des Hautes Tatras accessible aux randonneurs par des sentiers balisés sans guide de haute montagne. Un refuge, le Chata pod Rysmi, situé 250 mètres plus bas que le sommet est à leur disposition. Depuis le début du XXe siècle, de nombreuses personnalités en ont fait l'ascension comme les époux Pierre et Marie Curie ou Lénine, dont l'ascension n'est pas prouvée mais fut largement exploitée par le pouvoir communiste dans le cadre d'une rencontre internationale pour la jeunesse.

Sa faune et sa flore, principalement alpines, sont protégées par un parc national de part et d'autre de la frontière.

Luník IX

Vue de bâtiments de Luník IX.

Luník IX (phonétique slovaque : [luɲiːk ɟɛvɛc]) est l'un des quartiers autonomes de la ville de Košice en Slovaquie situé un peu à l'écart de sa banlieue ouest. Conçu dans les années 1970 comme expérience forcée d'intégration de populations roms vivant à proximité du centre-ville, ce quartier de grands ensembles composé de trois rues est habité par environ 2 000 personnes dans les années 1980 et plus de 6 000 en 2012. Depuis la fin des années 1990, le quartier fait face à des difficultés sociales croissantes, avec un taux de chômage dépassant les 90 %. Du fait qu'il soit habité exclusivement par des populations roms très souvent en grande précarité, il est désormais considéré comme un ghetto ethnique, parmi les plus grands de Slovaquie et d'Europe centrale.

Église Saint-Michel de Košice

Vue d'ensemble de l'église Saint-Michel.

L'église Saint-Michel (slovaque : Kostol svätého Michala), souvent encore appelée chapelle Saint-Michel (Kaplnka svätého Michala), est une église gothique composée d'une seule nef, située au centre de la ville de Košice en Slovaquie. L’édifice fut construit durant la seconde moitié du XIVe siècle et est situé juste à côté de la cathédrale Sainte-Élisabeth dont il était la chapelle funéraire. Celle-ci fut longtemps entourée d'un cimetière, qui fut remplacé par un parc après son démantèlement en 1771. De ce passé, la chapelle a conservé sa consécration à saint Michel et un ossuaire. Elle a également fait l'objet de plusieurs modifications et rénovations, dont les plus importantes, entraînant une modification du plan, eurent lieu au XVe siècle et au début du XXe siècle. La chapelle reçut le titre d'église en 2006, après une dernière rénovation.

Le complexe formant le cœur de la cité de Košice et comprenant la cathédrale Sainte-Élisabeth, l'église Saint-Michel et la tour Urban a été déclaré « monument culturel national » en 1970.

Équipe de Tchécoslovaquie de football

Équipe de Tchécoslovaquie en 1966.

L'équipe de Tchécoslovaquie de football (Československá fotbalová reprezentace), créée en 1920 et dissoute en 1993, est la sélection de joueurs tchécoslovaques représentant le pays dans les compétitions internationales de football masculin, sous l'égide de la Fédération tchécoslovaque de football.

Succédant à l'équipe de Bohême et Moravie, l'équipe tchécoslovaque apparaît en 1919, un an après l'indépendance de la Tchécoslovaquie, et dispute son premier match officiel lors des Jeux olympiques d'Anvers de 1920. En 1934, pour sa première participation à la Coupe du monde, elle ne s'incline qu'en finale face à l'Italie, pays hôte. Occupée par l'Allemagne lors de la seconde Guerre mondiale, la Tchécoslovaquie est disloquée entre plusieurs États, et plusieurs sélections « remplacent » celle de Tchécoslovaquie. Après sa libération, le pays est en proie à une certaine instabilité politique et la sélection peine à retrouver son niveau d'avant-guerre.

Le début des années 1960 marque le retour au très haut niveau des Tchécoslovaques qui terminent troisièmes de l'Euro 1960 et sont à nouveau finalistes de la Coupe du monde 1962, où ils s'inclinent face au Brésil. Cette embellie est brève, la Tchécoslovaquie n'arrivant plus ensuite à dépasser le premier tour des compétitions, quand elle parvient à s'y qualifier. Elle crée pourtant la surprise en étant sacrée championne d'Europe en 1976, avant que son homologue olympique ne l'imite en décrochant la médaille d'or à Moscou en 1980. La Tchécoslovaquie réalise une dernière performance notable en atteignant les quarts de finale de la Coupe du monde de 1990.

Après la dissolution du pays en 1993, l'équipe nationale laisse la place à deux nouvelles sélections : celle de République tchèque, qui sera finaliste de l'Euro trois ans plus tard, et celle de Slovaquie. La République tchèque est considérée par la Fédération internationale (FIFA) et le Comité international olympique (CIO) comme l'héritière juridique et statistique de l'équipe de Tchécoslovaquie.