Wikipédia:Sélection/Océanie

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Peuplement de l'Océanie

L’Océanie et ses cinq grandes subdivisions.

L’Océanie est un ensemble géographique dont les frontières sont discutées, mais qui regroupe généralement la Wallacea (sud de l’actuelle Indonésie), l’Australie, la Mélanésie / Nouvelle-Guinée, la Micronésie et la Polynésie.

Le peuplement de l’Océanie s’est fait à travers deux grandes vagues migratoires. La première s’est produite il y a 45 à 50 000 ans, voire davantage, et a amené des chasseurs-cueilleurs à peupler l’Insulinde puis l’Océanie proche, c’est-à-dire la Nouvelle-Guinée, certaines îles de la Mélanésie et l’Australie.

La seconde vague est plus récente et débute il y a environ 6 000 ans. Elle mène des agriculteurs et navigateurs parlant des langues austronésiennes à peupler l’Insulinde, soit les Philippines, la Malaisie, et l’Indonésie. À partir d’Indonésie, elle conduit, il y a 3 500 à 4 000 ans, ces navigateurs austronésiens vers les îles de l’Océanie proprement dite : Wallacea (sud de l’Indonésie), Micronésie, Mélanésie et rives de la Nouvelle-Guinée. Plus à l’est, ces navigateurs ont été les premiers à atteindre, également il y a environ 3 500 ans la Polynésie (peuplement des Tonga, à l’ouest de la Polynésie, il y a environ 3 300 ans) et, il y a sans doute un millénaire, l’Amérique du Sud. Enfin, plus à l’ouest, ils ont atteint il y a 1 500 ans Madagascar

Économie de l'Australie

La mine de Super Pit ("le super puit") près de Kalgoorlie, la plus grande mine d’or à ciel ouvert d’Australie (3 km de long, 1 km de large, 500 m de profondeur)

L'économie de l'Australie, la douzième du monde, est une économie de marché, occidentale, moderne, offrant à ses citoyens un niveau de vie parmi les plus élevés de la planète (le pays était 3e au classement de l’indice de développement humain 2006). L’Australie a achevé, en 2006, sa seizième année consécutive de croissance économique, mouvement qui ne donne aucun signe d’essoufflement, et présente un mélange dynamique de post-industrialisme (80% du produit intérieur brut (PIB) est généré par le secteur des services) et d’abondance de ressources naturelles (agriculture et minerais corrot les deux tiers du commerce extérieur). Il s’agit aussi d’une économie cyclique, où l’alternance de périodes de boom et de forte dépression est probablement plus marquée que dans la plupart des autres pays développés : il semble toutefois que le chaos macroéconomique, généré par la flambée et l’affaissement des marchés (comme dans les années 1970), appartienne, désormais, à un passé révolu, le pays ayant su s’adapter sans difficultés à l’environnement volatile du tournant du millénaire.



Équipe d'Australie de rugby à XV

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L'équipe d'Australie de rugby à XV est l’équipe nationale qui représente l’Australie dans les compétitions majeures internationales de rugby à XV. En raison de son palmarès, elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde et est actuellement deuxième au classement des équipes nationales de rugby. Elle porte le surnom de « Wallabies » et dispute chaque année le Tri-nations contre les équipes de Nouvelle-Zélande et d’Afrique du Sud. Elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux équipes européennes qu’elle affronte tous les quatre ans lors de la coupe du monde de rugby. Rivale séculaire des All Blacks, l’équipe néo-zélandaise, la sélection australienne est la seule à compter deux titres de champion de monde, en 1991 et 1999. John Eales, Jason Little, Tim Horan et Phil Kearns participèrent à ces deux finales historiques. Les « Wallabies » ont également disputé la finale de l’édition 2003, mais ont perdu contre l’Angleterre dans la prolongation. Elle est placée sous le patronage de l’Australian Rugby Union.

Faune de l'Australie

Le kangourou roux est le plus grand des kangourous. Animal emblématique de l’Australie, il apparaît sur les armoiries du pays.

La faune australienne est constituée d’une très grande diversité d’animaux. Quelque 83 % des mammifères, 89 % des reptiles, 90 % des poissons et des insectes et 93 % des amphibiens qui habitent cette masse continentale sont endémiques.

La relative rareté des mammifères placentaires explique que les marsupiaux, un groupe de mammifères dont les petits sont portés dans un marsupium et qui inclut les kangourous, les possums et les Dasyuromorphia, occupent plusieurs niches écologiques qui, dans d’autres parties du monde, sont occupées par les animaux placentaires. L’Australie est le foyer de deux des cinq espèces existantes connues de monotrèmes. Elle compte de nombreuses espèces venimeuses, dont les ornithorynques, certaines araignées, les scorpions, les pieuvres, les scyphozoaires, certains mollusques, les poissons-pierres et les raies.

La colonisation humaine de l’Australie, débutée il y a plus de 40 000 ans, a considérablement affecté la faune, avec notamment la disparition de la perruche de paradis, du bandicoot à pieds de cochon et du Potorous platyops. Afin de faire face aux menaces qui pèsent sur la faune, les autorités australiennes ont adopté des lois pour l’établissement de zones protégées.

Murray (fleuve)

Confluence du Murray et du Darling

Le Murray (en anglais : Murray River) est un fleuve d’Australie d'une longueur de 2 530 kilomètres de sa source dans la Cordillère australienne à son embouchure dans l'océan Indien.

Né dans les Alpes australiennes, il draine la partie sud-est du pays et se jette dans l’océan Indien près d’Adélaïde après avoir reçu l’apport de ses deux grands affluents : le Murrumbidgee et surtout le Darling. Bien qu'étant le plus long d'Australie, le fleuve présente un débit faible pour un cours d’eau de cette importance en raison des précipitations insuffisantes sur les régions qu'il traverse et de l’utilisation massive de ses eaux par l’agriculture et les villes proches de ses rives.

Le Murray, largement présent dans la mythologie des Aborigènes (qui l'appelaient Millewa), n’a été exploré qu'au cours de la première moitié du XIXe siècle par les Européens installés dans le pays mais a joué ensuite un grand rôle dans la mise en valeur de l’Australie grâce à la navigation de nombreux bateaux à vapeur et au développement des activités agricoles. Sa faune et sa flore endémiques offrent un riche patrimoine naturel, aujourd’hui menacé par l’introduction d’espèces invasives et par la surexploitation de ses eaux.

Ian Thorpe

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Ian James Thorpe, médaillé de l'ordre d'Australie, né le 13 octobre 1982 à Sydney, est un ancien nageur australien. Il est, avec cinq titres olympiques, l'Australien ayant remporté le plus de médailles d'or olympiques. De plus, ses onze médailles d'or aux championnats du monde en font le deuxième nageur le plus titré dans cette compétition, derrière l'Américain Michael Phelps. Surnommé « Thorpedo » en anglais ou la « torpille » en français, il est l'un des deux nageurs à avoir reçu à quatre reprises le titre de nageur de l'année, récompense décernée par le mensuel américain Swimming World Magazine et fut nommé nageur australien de l'année de 1999 à 2003. Ses exploits sportifs, sa générosité caritative et son image intègre ont fait de lui le sportif le plus populaire d'Australie, un succès qui se traduit en 2000 lorsqu'il est officiellement nommé Australien de l'année.

À seulement 14 ans, il devient le plus jeune athlète de l'histoire à représenter l'Australie en compétition internationale et sa victoire sur 400 m nage libre quelques mois plus tard, lors des championnats du monde de 1998, le consacre plus jeune champion du monde de tous les temps. Après cette victoire, Thorpe domine l'épreuve du 400 m nage libre, remportant l'or à chaque reprise lors des Jeux olympiques, des championnats du monde, des jeux du Commonwealth ou des championnats pan-pacifiques, ceci jusqu'à son retrait de la compétition deux ans après les Jeux olympiques de 2004. En plus de ses 17 records du monde individuels, dont 13 en grand bassin, il faut ajouter, grâce à ses participations à des épreuves de relais, six autres records du monde. Lors des Jeux olympiques d'Athènes, ses victoires aux épreuves du 200 m et du 400 m, et sa médaille de bronze au 100 m nage libre en font le seul nageur de l'histoire à remporter une médaille dans chacune de ces disciplines.

Thylacine

Thylacinus cynocephalus 2 Gould.jpg

Le thylacine, appelé également loup marsupial, loup de Tasmanie ou encore tigre de Tasmanie, est un mammifère marsupial carnivore de la taille d’un loup, au pelage tigré. Depuis 1936, l’espèce est considérée comme éteinte.

Son nom scientifique est Thylacinus cynocephalus, de la famille des thylacinidés. Il était la dernière espèce survivante de son genre mais on a trouvé de nombreux fossiles d’espèces voisines dont les plus anciens remontent au début du Miocène. L’animal apparenté le plus proche encore en vie est le diable de Tasmanie.

Il était largement répandu en Australie et en Nouvelle-Guinée il y a plusieurs milliers d’années, mais des bouleversements réduisirent son habitat à la Tasmanie au sud-est de l’Australie, notamment l’introduction du dingo vers le 3e millénaire av. J.‑C.. On attribue sa disparition de Tasmanie à sa chasse intensive encouragée par des primes d’abattage mais il y eut aussi l’introduction des chiens et l’enracinement des colons dans son milieu naturel.

Le thylacine se nourrissait de toutes espèces d’animaux, notamment de kangourous, de wallabies et d’oiseaux nichant à terre. Il était plutôt nocturne ou semi-nocturne, se déplaçait lentement et était maladroit dans ses mouvements. Il chassait généralement seul.

Calyptorhynchus banksii

Calyptorhynchus banksii Photo prise à Darwin, Northern Territory, Australie

Le Cacatoès banksien ou Cacatoès de Banks (Calyptorhynchus banksii) est un des grands cacatoès australiens. Cette espèce a été connue sous le nom de Calyptorhynchus magnificus pendant de nombreuses décennies, jusqu'à ce que son nom scientifique actuel, du nom du botaniste Joseph Banks, soit adopté officiellement en 1994.

On le trouve plus fréquemment dans les parties les plus sèches du continent. On en distingue cinq sous-espèces qui diffèrent de manière significative par la taille du bec. Bien que les sous-espèces du nord soient encore répandues, les deux sous-espèces méridionales sont menacées. Ces dernières sont nommées d'après leurs noms vernaculaires anglophones, le « Cacatoès banksien de forêt » et le « Cacatoès banksien du Sud-Est »...

Échidné à nez court

Echidné à nez court

L'échidné à nez court (Tachyglossus aculeatus) est un mammifère vivant pratiquement sur tout le continent australien (On ne le trouve pas dans quelques îles du nord ; c'est le mammifère autochtone qui a le plus vaste territoire en Australie) et dans les régions côtières et montagneuses du sud-est de la Nouvelle-Guinée. C'est l'une des quatre espèces d'échidnés existant encore mais c'est le seul membre du genre Tachyglossus. Avec les trois (ce nombre est controversé) espèces d'échidnés à nez long et l'ornithorynque, il forme l'ordre des monotrèmes, les seuls mammifères pondant des œufs vivants encore actuellement.
Il est aussi connu pour son manteau de piquants, sa possibilité de se rouler en boule pour échapper aux prédateurs et sa longue langue visqueuse qui lui permet d'attraper à grande vitesse les fourmis et les termites dont il se nourrit.

Il n'est pas menacé d'extinction mais les activités humaines telles que la chasse, la destruction de son habitat, l'introduction de nouveaux parasites et prédateurs et la circulation automobile ont sensiblement réduit sa population.

Émeu d'Australie

D. novaehollandiae novaehollandiae à collier blanc au Victoria

L’Émeu d’Australie (Dromaius novaehollandaiae) est la seule espèce de la famille des dromaiidés, encore vivante de nos jours.

C’est aussi, par sa taille, le deuxième plus grand oiseau du monde actuel derrière l’autruche. Il peut atteindre deux mètres de haut. Cet oiseau brun, au plumage original est commun sur presque tout le territoire australien bien qu’il évite les régions trop densément peuplées, les zones trop humides ou trop sèches. Il peut voyager sur de grandes distances d’un bon pas et si besoin courir à 50 kilomètres/heure. Ce sont des oiseaux nomades capables de parcourir de nombreux kilomètres à la recherche d’une nourriture variée à base de plantes et d’insectes.

La sous-espèce d’émeu qui habitait la Tasmanie (diemenensis) s’est rapidement éteinte après l’arrivée des premiers Européens en 1788. La répartition des différentes sous-espèces (novaehollandiae, woodwardi et rothschildi) a aussi été modifiée par les Européens. Alors qu’autrefois les émeus étaient très communs sur la côte est de l’Australie, ils y sont maintenant devenus rares ; en revanche, le développement de l’agriculture et la création de points d’eau pour le bétail à l’intérieur du continent ont fait augmenter leurs effectifs dans les régions arides. On les élève pour leur viande, leur huile et leurs plumes.

Archie Jackson

Portrait d'Archie Jackson

Archibald Jackson, dit Archie Jackson, est un joueur de cricket international australien né le à Rutherglen en Écosse et décédé le à Brisbane en Australie. Batteur, il débute avec la Nouvelle-Galles du Sud à l'âge de 17 ans puis avec l'équipe d'Australie à l'âge de 19 ans. Il devient le plus jeune joueur à marquer un century en Test cricket, et dispute huit matchs dans cette forme de jeu entre 1929 et 1931.

Son style de jeu, généralement qualifié d'« élégant », est similaire à ceux de son aîné Victor Trumper et de son ami et mentor Alan Kippax. Sa carrière coïncide avec les premières années de celle de Donald Bradman, à qui il est souvent comparé. Avant que lui et Jackson ne participent à la tournée anglaise de l'équipe d'Australie en 1930, c'est ce dernier qui est souvent considéré comme le plus prometteur des deux. Sa santé fragile empiète sur sa carrière. Il s'effondre peu avant un match au cours de la saison 19311932. Admis par la suite dans un sanatorium, les médecins lui découvrent une tuberculose. Déménageant à Brisbane, il rejoue au cricket contre avis médical. Sa santé décline à nouveau et il meurt à l'âge de vingt-trois ans.

Ornithorynque

L'ornithorynque

L'ornithorynque (Ornithorhynchus anatinus) est une petite espèce de mammifère semi-aquatique endémique de l'est de l'Australie, y compris en Tasmanie. C'est l'une des cinq espèces de l'ordre des monotrèmes, les seuls mammifères qui pondent des œufs au lieu de donner naissance à des petits vivants (les quatre autres espèces sont des échidnés). C'est la seule espèce survivante de la famille des Ornithorhynchidae et du genre Ornithorhynchus bien qu'un grand nombre de fragments d'espèces fossiles de cette famille et de ce genre aient été découvertes.

L'apparence bizarre de ce mammifère pondant des œufs, muni d'aiguillons venimeux, à bec de canard, à queue de castor et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l'ont découvert et bon nombre de naturalistes européens ont cru à une plaisanterie. C'est l'un des rares mammifères venimeux : le mâle porte un aiguillon sur les pattes postérieures qui peut libérer du venin capable d'infliger de vives douleurs à un être humain. Les traits originaux de l’ornithorynque en font un sujet d’études important pour connaître l’évolution des espèces animales et en ont fait un des symboles de l’Australie : il a été utilisé comme mascotte pour de nombreux événements nationaux et il figure au verso de la pièce de vingt centimes australiens.

Jusqu’au début du XXe siècle, il a été chassé pour sa fourrure mais il est protégé à l’heure actuelle. Bien que les programmes de reproduction en captivité aient eu un succès très limité et qu’il soit sensible aux effets de la pollution, l’espèce n’est pas encore considérée comme en danger.

Riverina

Vignobles dans la Riverina

La Riverina est une région agricole localisée au centre de la partie méridionale de la Nouvelle-Galles du Sud, en Australie.

C'est une région de plaines au climat tempéré chaud avec de grandes quantités d'eau disponibles pour l'irrigation ce qui permet à la Riverina d'être une des principales régions agricoles australiennes, tant par la quantité que par la diversité de ses productions.

La région n'a pas de limite officielle : elle correspond aux zones de culture et d'élevage limitées à l'est par la Cordillère australienne, au nord par le fleuve Lachlan, au sud par l'État de Victoria (ou le fleuve Murray qui sert de frontière entre les deux États) et à l'ouest par les zones incultes du Far West australien.

Peuplée depuis plus de 40 000 ans par les Aborigènes et depuis le milieu du XIXe siècle par les Européens, la région a d'abord été une région d'élevage fournissant viande et laine au marché australien ou étranger. Au début du XXe siècle, le développement de l'irrigation a permis la culture du riz et de la vigne. Les transports se sont faits d'abord par barques et chars à bœufs puis le développement des techniques et de l'économie de la Riverina ont permis de créer des liaisons routières et ferroviaires qui relient aujourd'hui la région aux grandes villes comme Sydney, Melbourne et Adelaïde.

Les villes (Cities) de Wagga Wagga, Albury et Griffith sont les principaux centres économiques et culturels. Les deux premières accueillent l'université Charles Sturt, le seul établissement d'enseignement supérieur de la région. Wagga Wagga dispose de deux bases militaires.

Uluru

Vue aérienne d'Uluru.

Uluru, aussi connu sous le nom d'Ayers Rock, est un inselberg en grès situé dans le Territoire du Nord, au centre de l'île principale de l'Australie. Il s'élève à 348 mètres au-dessus de la plaine. C'est un lieu sacré pour les peuples aborigènes Pitjantjatjara et Yankunytjatjara, à la base duquel ils pratiquent parfois des rituels et réalisent des peintures rupestres d'une grande importance culturelle. Ceci combiné à ses singularités géologiques et hydrologiques, ainsi qu'aux remarquables teintes qu'il peut prendre, en particulier au coucher du soleil, en a fait un des emblèmes de l'Australie, depuis sa découverte par les Occidentaux en 1873.

Il est classé sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO au travers du parc national d'Uluru-Kata Tjuta dont il est, avec Kata Tjuta (aussi connu sous le nom de monts Olga), l'une des formations emblématiques. Ce parc protège des espèces fragiles, adaptées au climat aride de l'outback, et qui constituent une ressource importante pour les Anangu. Il est devenu une attraction touristique phare à partir des années 1940. Ce statut a provoqué diverses réactions des aborigènes, surtout lorsque certains des 400 000 touristes qui défilent chaque année s'aventurent à escalader le rocher.

Mauna Loa

Vue du Mauna Loa enneigé.

Le Mauna Loa, terme hawaïen signifiant littéralement « longue montagne », est un volcan rouge actif situé aux États-Unis, dans l'archipel d'Hawaï (État d'Hawaï). Culminant à 4 170 mètres d'altitude, c'est le deuxième plus haut sommet de l'île d'Hawaï après le Mauna Kea. Le Mauna Loa est le plus haut volcan du monde : il s'élève à 17 kilomètres au-dessus de sa base, qui s'enfonce dans le plancher océanique, et la superficie de sa partie émergée, 5 271 km2, représente plus de la moitié de la surface de l'île. Le Mauna Loa, qui est un volcan bouclier caractérisé par des laves fluides pauvres en silice, a été créé par un point chaud à l'origine de la formation de l'archipel des Îles Hawaï. Le volcan est couronné par une grande caldeira et traversé par deux rifts sur toute sa longueur, d'où partent la très grande majorité des coulées de laves. Depuis le XIXe siècle, ces éruptions se sont produites en moyenne tous les cinq ans, bien que la dernière remonte à 1984. Elles ont à plusieurs reprises menacé et, dans certains cas, détruit des installations humaines. Un réseau de surveillance sismique très dense a été mis en place pour anticiper les sursauts de l'activité volcanique et ainsi prévenir les risques pour la population.

Le climat, l'isolement et la nature des sols du Mauna Loa sont à l'origine de nombreuses espèces endémiques de la faune et la flore. Bien qu'elles soient protégées et qu'une grande partie du volcan fasse partie du parc national des volcans d'Hawaï, ces espèces sont aujourd'hui fortement menacées par les activités humaines. Les conditions atmosphériques particulières qui règnent au sommet du Mauna Loa ont permis l'installation en 1957 d'un observatoire qui joue un rôle notable dans la mesure de la qualité de l'air, la quantité de gaz à effet de serre, et les recherches sur la haute atmosphère. C'est aussi le site d'une batterie d'instruments pour l'observation de la couronne solaire.

Alors que les Hawaïens gravissent la montagne depuis plusieurs siècles, probablement pour faire des offrandes à leurs divinités, les Européens ne réussissent leur première ascension qu'en 1794. Depuis, plusieurs itinéraires et quelques refuges ont été aménagés. D'abord utilisés uniquement pour les recherches scientifiques, ceux-ci sont de nos jours fréquentés par les randonneurs qui, après une ascension longue et difficile jusqu'au sommet, peuvent contempler la grande caldeira.

Ukulélé

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L’ukulélé est un instrument à cordes pincées traditionnel des îles Hawaï, proche du cavaquinho portugais dont il est une adaptation.

Instrument facile d'accès, très bon marché dans la première moitié du XXe siècle, ce petit instrument polyvalent composante indispensable d'un orchestre hawaïen fut rapidement adopté par divers courants musicaux — de la chanson populaire au jazz — parfois parce qu'il apportait une dimension humoristique ou exotique à un ensemble.

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Histoire de Nauru

Le roi Auweyida (haut de forme), la reine Eigamoiya (robe blanche) et les sujets royaux vers 1890.

L'histoire de Nauru est celle d'une petite île de 21 km2 isolée au sein de l'océan Pacifique central et qui forme aujourd'hui un État indépendant : la République de Nauru. Les événements antérieurs à sa colonisation à la fin du XIXe siècle sont peu connus faute de sources écrites et en la quasi-absence de données archéologiques. Les faits postérieurs sont quant à eux intimement liés à l'histoire de son unique ressource : le phosphate.

Vraisemblablement peuplée à l'origine de Mélanésiens et de Micronésiens, l'île enregistre une seconde vague de migration venant des littoraux chinois via les Philippines aux alentours de 1200 avant Jésus-Christ. Elle est découverte par les Européens le lorsque le capitaine britannique John Fearn s'approche de l'île. Elle est alors colonisée par différentes puissances : Allemagne en 1888, Australie en 1920, Japon de 1942 à 1945 puis à nouveau Australie en 1947. Nauru acquiert son indépendance en 1968 puis rejoint l'Organisation des Nations unies en 1999.

Aéroport international de Nauru

L'aéroport vu du ciel, photo prise depuis le sud de l'île.

L'aéroport international de Nauru (code AITA : INU, code OACI : ANYN, anciennement ANAU) est l'unique aéroport de la République de Nauru. Datant de la Seconde Guerre mondiale, il est situé au sud de l'unique île de cet État du Pacifique dont il occupe une importante portion de sa plaine côtière. C'est un lien vital avec l'extérieur pour ce pays isolé au milieu de l'océan ne disposant d'aucun port en eau profonde. En raison de son éloignement des grandes routes commerciales, il n'est desservi régulièrement que par la compagnie aérienne nationale de Nauru, Our Airline, et la variation de son activité est donc fortement liée à la santé économique de cette entreprise.

Attaques allemandes sur Nauru

Carte des mouvements et des attaques perpétrées par les croiseurs auxiliaires allemands Komet et Orion ainsi que le pétrolier-ravitailleur Kulmerland dans l'Ouest de l'océan Pacifique.

Les attaques allemandes sur Nauru survenues en sont les raids de deux croiseurs auxiliaires de l'Allemagne nazie, des navires de commerce reconvertis en bâtiments de guerre par l'adjonction d'armement et maquillés en bâtiments civils contre les intérêts des Alliés dans le Pacifique central. Elles comptent parmi les premières opérations du conflit mondial dans la région, avant le déclenchement de la Guerre du Pacifique proprement dite. À cette époque, l'Empire du Japon n'est pas encore entré en guerre contre les Alliés et le Pacifique ne constitue qu'un théâtre marginal de la Seconde Guerre mondiale. Les attaques visent à porter un coup d'arrêt à l'exportation du phosphate de Nauru, une petite île d'Océanie administrée depuis 1914 par l'Australie. La flottille allemande composée de l’Orion, du Komet et du Kulmerland a pour intention d'opérer un débarquement sur l'île et d'y détruire les infrastructures essentielles. Les attaques se déroulent en deux temps : entre le 6 et le 8 décembre les bâtiments allemands coulent cinq cargos évoluant autour de l'île puis le 27 décembre l'un des croiseurs revient bombarder le port de Nauru et les structures attenantes. Les dégâts provoqués conduisent à l'arrêt temporaire des exportations du phosphate de Nauru et ont pour conséquence d'accroître les mesures de surveillance maritime dans toute la région.

Lagune Buada

Vue de la lagune Buada

La lagune Buada, Buada Lagoon en anglais, est le plus grand et le seul véritable lac de l'île de Nauru, une petite République indépendante d'Océanie constituée d'une île très plate de 21,3 km2. Le lac est situé dans le district de Buada d'où il tire son nom. Ce plan d'eau est appelé « lagune » non pas parce qu'il est en communication avec la mer mais en raison de ses eaux légèrement saumâtres.

Le lac a traditionnellement servi de bassin de pisciculture de poisson-laits pour la consommation humaine durant des siècles et malgré son abandon dans les années 1960 et en dépit de la pollution de ses eaux, cette activité bénéficie d'efforts récents pour la relancer.

Nauruans

Les Nauruans sont un groupe ethnique originaire de Nauru, une île formant une république indépendante et située dans l’océan Pacifique, au nord-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée. De nos jours, les Nauruans ne vivent que sur cette île à l’exception d’une petite diaspora présente en majorité en Australie.

Le terme « nauruans » constitue aussi bien l’ethnonyme que le gentilé de la population de Nauru. Les personnes ayant la nationalité de Nauru sont donc appelées à ce titre nauruans mais toutes ne font pas nécessairement partie du groupe ethnique des Nauruans.

Équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV

Danse de Haka par les All Blacks en 2006 en France

L'équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV surnommée les All Blacks, est l'équipe qui représente la Nouvelle-Zélande dans les principales compétitions internationales de rugby à XV. Elle est considérée comme l’une des meilleures sélections nationales au monde de par son palmarès, et est actuellement en tête du classement des équipes nationales de rugby.

Le rugby à XV est le sport le plus populaire de Nouvelle-Zélande, il attire principalement les meilleurs sportifs du pays et aussi ceux des îles voisines de l’Océanie. L’équipe de Nouvelle-Zélande, surnommée les All Blacks, dispute chaque année le Tri-nations contre les équipes d’Australie et d’Afrique du Sud, elle effectue aussi régulièrement des tournées pour se confronter aux équipes européeennes et rencontre ces équipes tous les quatre ans lors de coupe du monde de rugby.

Les All Blacks sont régulièrement favoris pour remporter la coupe du monde de rugby, ils ont gagné cette épreuve en 1987 et en 2011. Ils ont un palmarès inégalé dans le rugby à XV avec un fort pourcentage de victoires en test matchs, leur premier succès est acquis dès 1903 contre l’équipe d’Australie. Ils sont aussi connus pour leur tenue tout en noir et leur chant de guerre, le fameux Haka, qu’ils interprètent avant chaque match pour impressionner l’adversaire.

Nouvelle-Zélande

Drapeau de la Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande est un pays de l’Océanie, au sud-ouest de l’océan Pacifique, constitué de deux îles principales (l’île du Nord et l’île du Sud), et de nombreuses îles beaucoup plus petites, notamment l’île Stewart et les îles Chatham.

Elle est connue pour son isolement géographique, étant séparée de l’Australie d’environ 2 000 km par la mer de Tasman. Ses voisins les plus proches sont la Nouvelle-Calédonie, les îles Fidji et les îles Tonga. C’est de par cet isolement qu’on y voit une faune et flore endémique très riche et variée, allant des kauri géants aux insectes weta et en passant par les kaponga et le kiwi, ces deux derniers symboles officieux du pays.

Île du Millénaire

Image satellite de l'île du Millénaire.

L’île du Millénaire, en anglais Millenium Island, Caroline Island et Caroline Atoll, anciennement appelée île Caroline, est un atoll inhabité des îles de la Ligne qui appartient à la République des Kiribati. C'est l'île la plus orientale du pays (au-delà du 150e méridien), dans l'océan Pacifique.

Découverte par les Européens en 1606, elle fut réclamée par le Royaume-Uni en 1868 et fut intégrée à la République des Kiribati à l'indépendance de l'archipel en 1979.

L'île du Millénaire est restée relativement intacte et, à ce titre, elle est considérée comme l'un des atolls tropicaux les plus primitifs au monde malgré l'exploitation du guano, la culture du coprah et la présence humaine aux XIXe et XXe siècles. Elle abrite l'une des plus grandes populations de crabes de cocotier du Pacifique et constitue un important site de reproduction pour les oiseaux de mer, notamment de la sterne fuligineuse.

L'île a été récemment rebaptisée « île du Millénaire » en raison du réalignement du fuseau horaire plaçant l'île à UTC+14, juste après la ligne de changement de date. C'est donc le premier endroit sur Terre - pôles exceptés - où commence la journée. Des célébrations exceptionnelles s'y sont tenues en présence du président Teburoro Tito pour l'an 2000.

Occupation japonaise de Nauru

La survie est précaire dans l'île soumise aux bombardements, ici en avril 1943.

L'occupation japonaise de Nauru est la période de trois ans ( - ) durant laquelle Nauru, petite île isolée de l'océan Pacifique central administrée par l'Australie, est occupée par l'armée impériale japonaise dans le cadre plus général de la Guerre du Pacifique et de la Seconde Guerre mondiale. Cette invasion répond à un double objectif : le contrôle des ressources en phosphate de l'île et la construction d'une base renforçant la présence militaire japonaise dans la région. S'ils ne parviennent pas à relancer l'exploitation du phosphate, les Japonais réussissent en revanche à faire de ce territoire un retranchement inexpugnable où les Américains renonceront à débarquer durant leur reconquête du Pacifique. La plus importante infrastructure qu'ils construisent est un aérodrome dont l'existence sera la cause de nombreux raids alliés. La guerre touche durement la population de l'île. Isolée par la reconquête américaine du Pacifique et surpeuplée en raison de la présence d'un important contingent de soldats japonais et de travailleurs forcés, l'île connaît un état de disette. Les occupants instaurent un régime très dur, particulièrement à l'égard des Chinois de Nauru qu'ils considèrent comme des sous-hommes, le travail forcé est généralisé. Ils décident de déporter la majeure partie de la population nauruane dans les îles Truk où elle connaît un taux de mortalité très important. Neutralisée par les bombardements américains, la garnison ne se rend cependant que onze jours après la capitulation du Japon. Au lendemain de la guerre, les Australiens reprennent en main l'administration de l'île, le bilan est lourd pour la population nauruane qui connaît l'un des plus importants déclins démographiques de son histoire.

Rainette de White

Photo d'une rainette de White sur un tronc.

La rainette de White (Litoria caerulea) est une espèce de grenouille arboricole originaire d'Australie et de Nouvelle-Guinée, avec des populations vraisemblablement introduites comme NAC en Nouvelle-Zélande et aux États-Unis. Cet anoure est assez semblable à certaines autres espèces du même genre, en particulier la grenouille magnifique (Litoria splendida) et la grenouille géante (Litoria infrafrenata).

La rainette de White est plus grande que la plupart des grenouilles australiennes, atteignant dix centimètres de longueur. La durée de vie moyenne de la grenouille en captivité est d'environ seize ans, plus grande que celle de la plupart des autres grenouilles. Ces grenouilles sont paisibles et bien adaptées à l'homme, pouvant vivre à proximité des habitations. On les trouve souvent sur les rebords des fenêtres ou à l'intérieur des maisons, où elles mangent les insectes attirés par la lumière.

En raison de ses caractéristiques physiques et comportementales, la rainette de White est devenue une des grenouilles les plus facilement reconnaissables dans sa zone de répartition d'origine, et est devenue un animal exotique prisé à travers le monde. Les sécrétions de la peau ont des propriétés antiseptiques, qui pourraient se révéler utiles dans des préparations pharmaceutiques. Malgré une aire de répartition en recul et la chytridiomycose, une maladie infectieuse fatale aux amphibiens, l'espèce n'est pas menacée.

Niuafoʻou

Vue par satellite de l'île

Niuafoʻou, aussi appelée Tin Can Mail Island (« île du courrier en boîte de conserve ») et anciennement Good Hope Island (« île de Bonne-Espérance »), est une île volcanique au nord des Tonga dans l'océan Pacifique. Elle est formée de plusieurs lacs volcaniques au milieu du cratère principal, dont le cône s'est effondré à la suite d'une éruption. Ses côtes formées de falaises et l'absence de lagon en rendent l'accès très difficile pour les bateaux. Le volcan est toujours en activité et les éruptions successives ont laissé des coulées de lave sur toute la partie sud-est. L'île est également vulnérable aux cyclones.

Peuplée aux alentours du Ier millénaire par des Polynésiens, l'île a développé des relations importantes avec les îles alentours, en particulier Wallis. Au XIIIe siècle ou au XIVe siècle, Niuafoʻou est conquise par les Tongiens qui installent plusieurs chefs, dont Fotofili puis Fusituʻa. Isolée et difficile d'accès, elle a cependant vécu dans une indépendance relative du pouvoir tongien jusqu'au XXe siècle, développant une langue propre et une culture spécifique. Au cours du XIXe siècle, des missionnaires protestants puis catholiques convertissent la population au christianisme. Depuis 1875, l'île fait partie des Tonga, protectorat britannique de 1900 à 1970.

En 1946, l'éruption du volcan pousse le gouvernement tongien à évacuer l'île. Les habitants n'ont pu rentrer qu'à partir de 1958 et une partie a choisi de rester sur l'île de ʻEua. Depuis les années 1990, la population de l'île diminue régulièrement. En 2011, Niuafoʻou comptait 523 habitants.

Le sol volcanique très fertile favorise une végétation luxuriante et une croissance très facile des cocotiers, ignames, taros, arbres à pains ainsi que de nombreux arbres fruitiers. Niuafoʻou était réputée pour avoir les cocotiers les plus gros du Pacifique et l'export du coprah a longtemps constitué la principale activité économique des insulaires au sein d'une économie de subsistance basée sur l'agriculture. En raison de l'isolement géographique de l'île, sa faune est relativement restreinte : beaucoup d'oiseaux, dont une espèce endémique, le mégapode de Pritchard, quelques mammifères et lézards et les eaux côtières sont riches en poisson. Les habitants élèvent principalement des cochons.

Depuis le début des années 1920, Niuafoʻou est connue sous le nom de Tin Can Mail Island en raison du mode inédit utilisé pour envoyer et recevoir le courrier : il était envoyé dans des boîtes de conserve et transporté à la nage jusqu'aux navires. Le marchand allemand Walter George Quensell développa des cachets postaux avec la mention Tin Can Mail qui rencontrèrent un vif succès auprès des philatélistes et des touristes.

Pikelot

Carte espagnole. Île de Pikelot ou Coquille (selon Krusenstern). 1886.

L'île de Pikelot (en puluwat, chuuk et satawal Piik) est une petite île inhabitée des îles Carolines, dans l'océan Pacifique. Elle est rattachée administrativement à la municipalité de Satawal dans l'État de Yap dans les États fédérés de Micronésie. Cette île est la plus orientale de l'État de Yap. Pikelot, entourée de récifs de coraux, constitue la partie émergée d'un petit mont sous-marin à l'extrémité ouest d'une formation montagneuse sous-marine. Celle-ci est depuis longtemps pour les habitants des îles et atolls voisins un lieu de chasse à la tortue, qui se pratique en avril et mai. Pikelot est également un point de repère en mer pour les Micronésiens effectuant de longs trajets entre les îles. L'Américain Samuel Bolle est le premier Occidental à observer l'île en 1804.