Wikipédia:Sélection/Cyclisme

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Paolo Bettini

Paolo Bettini lors du Tour de Californie 2008.

Paolo Bettini est un coureur cycliste italien né le à Cecina en Toscane, professionnel de 1997 à 2008. Considéré comme l’un des meilleurs spécialistes des classiques durant les années 2000, il a notamment remporté Milan-San Remo, deux fois Liège-Bastogne-Liège et le Tour de Lombardie. Il est le seul coureur à avoir remporté trois fois la Coupe du monde, de 2002 à 2004, et a également été champion olympique à Athènes en 2004 et deux fois champion du monde en 2006 et 2007.

Commençant sa carrière comme équipier de Michele Bartoli, un des principaux spécialistes des classiques de la fin des années 1990, il profite de la blessure de ce dernier, en 2000, pour remporter une première fois la doyenne des classiques, Liège-Bastogne-Liège. À partir de cette période, les relations entre l’élève et le maître s’enveniment, et leur rivalité culmine à la fin de la saison 2001, lorsque Bartoli refuse de servir Bettini lors des championnats du monde et quitte l’équipe Mapei.

Au cours des trois années suivantes, Bettini s’affirme comme le meilleur coureur de classiques au monde, remportant notamment une nouvelle fois Liège-Bastogne-Liège, puis Milan-San Remo. Il gagne les trois dernières éditions de la Coupe du monde, et devient en 2003 le seul coureur à en avoir remporté trois manches la même année. En 2004, il remporte le titre de champion olympique.

À partir de 2005, Bettini, plus souvent blessé, bénéficiant d’un moindre soutien de son équipe Quick Step dévouée à Tom Boonen, obtient des résultats moins réguliers, mais s’illustre par des exploits ponctuels et parfois spectaculaires, notamment en fin de saison. En trois ans, il remporte ainsi deux fois le championnat du monde et deux fois le Tour de Lombardie, avant d’annoncer sa retraite en 2008, à l’occasion des championnats du monde. Parmi les courses d’un jour majeures, ne manquent à son palmarès que les deux principales classiques flandriennes, le Tour des Flandres et Paris-Roubaix, auquel il n’a jamais participé.

Course en ligne masculine de cyclisme sur route aux Jeux olympiques d'été de 2008

2008 Olympic cycling road race men.JPG

La course en ligne masculine de cyclisme sur route, épreuve de cyclisme des Jeux olympiques d’été de 2008, a lieu le sur le Vélodrome urbain sur route de Pékin (l’un des huit sites temporaires prévus pour ces Jeux). La course démarre à 11 heures du matin heure chinoise (UTC+8), avec une arrivée prévue au plus tard à 17 heures 30. Le parcours de la course, d’une longueur totale de 245,4 kilomètres (152,5 miles), s’étend au cœur de la métropole chinoise, et passe à proximité de lieux historiques de la ville tels que le Temple du ciel, le Palais de l’Assemblée du Peuple, la place Tian’anmen et le Stade national de Pékin. Après avoir roulé sur un terrain relativement plat de 78,8 km (49,0 mi) au nord du centre-ville de Pékin, les coureurs rejoignent ensuite une boucle de 23,8 km (14,8 mi). Ce circuit, à parcourir sept fois, contient des côtes avec des pourcentages allant jusqu’à 10 %, à proximité de la Grande Muraille.

La course est remportée par le coureur espagnol Samuel Sánchez, après avoir devancé au sprint cinq autres coureurs échappés. L’Italien Davide Rebellin et le Suisse Fabian Cancellara prennent respectivement la deuxième et la troisième place et reçoivent les médailles d’argent et de bronze…

Équipe cycliste Saxo Bank

Tour de Romandie 2009.

L'équipe cycliste Saxo Bank est une formation danoise de cyclisme professionnel sur route participant au ProTour. L'équipe est dirigée par l'ancien vainqueur du Tour de France Bjarne Riis et est gérée par son entreprise Riis Cycling A/S. Le sponsor de l'équipe est depuis 2009 la banque danoise Saxo Bank, qui a succédé à CSC, une entreprise d'informatique basée en Virginie.

Fondée au début de la saison 1998 sous le nom de Team Home - Jack & Jones, l'équipe était engagée en seconde division professionnelle. Elle concourt en première division (devenu le Pro Tour) depuis l'année 2000. Depuis cette date, sous le nom de ses sponsors successifs, Team Memory Card - Jack & Jones puis CSC-Tiscali, Team CSC et enfin Team Saxo Bank, l'équipe participe notamment à chaque édition du Tour de France, la plus prestigieuse des courses cyclistes. Elle a remporté des étapes sur chacun des trois grands tours, ainsi que le classement général de deux d'entre eux, le Tour d'Italie, en 2006, grâce à Ivan Basso, et le Tour de France en 2008 grâce à Carlos Sastre. L'équipe a également remporté de nombreuses classiques, dont Milan-San Remo, Paris-Roubaix et Liège-Bastogne-Liège...

Igor Astarloa

Photo en buste d'Igor Astarloa en tenue rouge

Igor Astarloa Askasibar (né le à Ermua dans la Communauté autonome du Pays basque) est un coureur cycliste espagnol, professionnel de 2000 à 2009. Spécialiste des classiques, son palmarès comporte notamment un titre de champion du monde sur route ainsi qu'une victoire sur la Flèche wallonne obtenus tous deux en 2003.

À la suite d'une carrière amateur effectuée dans sa région natale, Igor Astarloa passe professionnel en 2000 au sein de l'équipe italienne Mercatone Uno. Second de Danilo Di Luca, il obtient ses principales victoires lors de l'année 2003 avec l'équipe Saeco. La saison suivante, Astarloa arbore son maillot de champion du monde avec l'équipe Cofidis. Après un passage à la Lampre, il devient le leader de l'équipe Barloworld mais rencontre de multiples problèmes.

Astarloa arrête sa carrière cycliste en 2009. Impliqué dans plusieurs affaires de dopage, il fait partie des premiers coureurs sanctionnés par l'Union cycliste internationale suite à des anomalies sanguines dans son passeport biologique.

Pedro Horrillo

Horrillo sur le Tour de Californie 2009.

Pedro Horrillo Muñoz (né le à Eibar, en Espagne, dans la Communauté autonome du Pays basque) est un coureur cycliste espagnol des années 2000, professionnel de 1998 à 2009. Devenu cycliste après avoir mené des études de philosophie, il est connu pour ses facultés de stratège et de poisson pilote, notamment pour le compte du triple champion du monde Óscar Freire, avec qui il a partagé l'essentiel de sa carrière. À titre personnel, il compte huit victoires professionnelles, principalement obtenues au sprint ou à l'issue d'une attaque dans le dernier kilomètre de la course. Il a notamment remporté des étapes du Paris-Nice en 2004 et du Tour de Catalogne en 2005. Il met un terme à sa carrière début 2010 après une grave chute lors du Tour d'Italie 2009.

Miguel Indurain

Miguel Indurain au prologue du Tour de France 1993.

Miguel Indurain Larraya, né à Villava (Navarre, Espagne) le , est un coureur cycliste espagnol, professionnel de 1984 à 1996. Il est le premier coureur à remporter cinq fois consécutivement le Tour de France dans les années 1990, et gagne également à deux reprises le Tour d'Italie devenant le seul coureur à avoir réalisé le doublé Giro-Tour deux années d'affilée. Numéro un mondial de juin 1992 à juin 1994, il remporte également un titre olympique et un titre mondial en contre-la-montre. Il a également été détenteur du record de l'heure.

À la suite d'une carrière amateur au cours de laquelle il remporte de nombreuses victoires, Miguel Indurain commence sa carrière professionnelle en septembre 1984 au sein de l'équipe Reynolds dirigée par José Miguel Echavarri. Remportant dès sa première saison sa première victoire, il décroche les années suivantes plusieurs victoires sur des courses espagnoles grâce notamment à ses aptitudes lors des épreuves contre-la-montre. Poursuivant sa progression dans les grands tours, il devient un des principaux équipiers de Pedro Delgado pour le Tour de France.

L'année 1991 marque un tournant dans la carrière d'Indurain. À la faveur d'une deuxième place lors du Tour d'Espagne, il devient co-leader de son équipe avec Delgado. Il prend l'ascendant sur celui-ci en remportant en juillet sa première Grande Boucle. Ayant alors le Tour de France comme objectif principal des saisons suivantes, Indurain s'y impose alors sans interruption jusqu'en 1995, y ajoutant deux victoires sur le Tour d'Italie en 1992 et 1993 et un titre de champion du monde du contre-la-montre, le record de l'heure et une place de no 1 mondial.

Ayant l'occasion de devenir le premier coureur cycliste à remporter à six reprises, qui plus est consécutivement, le Tour de France en 1996, il ne parvient pas à s'imposer lors de ce Tour gagné par le Danois Bjarne Riis. Le coureur navarrais met fin à sa carrière professionnelle quelques mois plus tard en janvier 1997.

Armin Meier (cyclisme)

Armin Meier lors du Paris-Nice 1997.

Armin Meier, né le à Reichenbach, est un coureur cycliste suisse professionnel de 1995 à 2001.

Tout d'abord professionnel individuel, Meier évolue ensuite dans les équipes PMU Roland-Loup Sport, Batik-Del Monte, Festina et Saeco. Ce coureur glane au cours de sa carrière quelques succès parmi lesquels on retrouve deux fois le championnat de Suisse sur route. Il fait partie de l'équipe Festina exclue du Tour de France 1998, reconnaissant alors s'être dopé. Après l'arrêt de sa carrière professionnelle, il travaille dans le milieu du management sportif.

Alex Zülle

Prologue du Tour de France 1993.

Alex Zülle est un coureur cycliste suisse, né le à Wil dans le canton de Saint-Gall, professionnel de 1991 à 2004. Reconnu comme l'un des meilleurs rouleurs et spécialistes des courses à étapes des années 1990, il a notamment remporté à deux reprises le Tour d'Espagne et terminé deux fois deuxième du Tour de France. Il a également remporté le championnat du monde du contre-la-montre 1996 décrochant la même année la place de no 1 mondial du classement UCI. Faisant partie des coureurs exclus du Tour de France 1998, il avoue s'être dopé dans ce qui devient l'affaire Festina.

À la suite d'une carrière amateur au cours de laquelle il affectionne les courses par étapes, Alex Zülle débute sa carrière professionnelle en 1991 au sein de l'équipe ONCE dirigée par Manolo Saiz. Dès sa première saison, il remporte plusieurs courses espagnoles et décroche en 1993 sa première performance majeure en finissant deuxième du Tour d'Espagne. Sa quatrième place lors du Tour d'Espagne 1994 puis sa deuxième place lors du Tour de France 1995 marquent ses saisons suivantes...

Ax 3 Domaines

La piste bleue « Bonascre » d'Ax-3 Domaines.

Ax 3 Domaines, anciennement appelée « Ax-Bonascre », est une station de sports d'hiver des Pyrénées située en Ariège. La station est implantée à huit kilomètres d'Ax-les-Thermes sur les hauteurs de la commune, au cœur de la vallée d'Ax, dans la vallée de la Haute-Ariège. Elle est distante de 30 kilomètres de la frontière entre la France et l'Andorre au sud, 30 kilomètres de Tarascon-sur-Ariège au nord-ouest, 20 kilomètres du col de Pailhères à l'est et 120 kilomètres de Toulouse au nord.

L'accès à la station peut se faire par trois trajets différents : par la route nationale 20 depuis Tarascon-sur-Ariège ou L'Hospitalet-près-l'Andorre ; par la route départementale 613 en franchissant le col du Chioula depuis Prades ; ou encore via le col de Pailhères depuis Mijanès et les gorges de l'Aude.

Créée en décembre 1955, Ax-3 Domaines est en 2008 la neuvième plus importante station des Pyrénées françaises en termes de chiffre d'affaires. C'est essentiellement une station de ski alpin, avec vingt-neuf pistes réparties sur trois domaines skiables, celui de Bonascre à faible altitude, celui du Saquet à moyenne altitude, et celui des Campels à haute altitude, soit en tout quatre-vingt kilomètres de pistes damées, protégées, balisées et sécurisées. Il existe également depuis 2009 une piste de ski de fond. Pour pallier les aléas climatiques, 152 canons à neige couvrent la station. Depuis l'hiver 2002, la station est reliée au village axéen par une télécabine de seize places...

Charly Mottet

Charly Mottet au Paris-Tours 1998.

Charly Mottet, de son vrai nom Charles Mottet, est un coureur cycliste français né le à Valence et originaire de Saint-Jean-en-Royans. Surnommé Petit Charly dans le peloton, Mottet remporte au cours des années 1980 et au début des années 1990 de nombreuses victoires en contre-la-montre et sur les courses à étapes. Deuxième du Tour d'Italie 1990, il termine au pied du podium du Tour de France à deux reprises. Également à l'aise sur les courses d'un jour, il a remporté le Tour de Lombardie 1988 et a fini deuxième du championnat du monde 1986. Numéro 1 mondial à deux reprises, il s'est reconverti dans l'organisation de courses cyclistes à l'issue de sa carrière et a également été directeur sportif de l'équipe de France.

À la suite d'une carrière amateur, Charly Mottet commence sa carrière professionnelle en 1983 au sein de l'équipe Renault-Elf dirigée par Cyrille Guimard. Obtenant sa première victoire dès sa première saison, il remporte en 1984 le classement du meilleur jeune du Tour d'Italie ainsi que le classement final du Tour de l'Avenir. L'année suivante, il s'impose également en contre-la-montre sur le Grand Prix des Nations et obtient sur les courses d'un jour la victoire sur le Tour du Piémont puis un podium sur le Tour de Lombardie.

Suivant Guimard dans sa nouvelle équipe Système U, Mottet en devient l'un des coureurs les plus importants aux côtés de Laurent Fignon. Il se classe deuxième des championnats du monde en 1986 avant de remporter l'année suivante le Critérium du Dauphiné libéré et un deuxième Grand Prix des Nations. Quatrième du Tour de France, il en est maillot jaune pendant plusieurs jours. En 1988, il gagne un troisième Grand Prix des Nations puis le Tour de Lombardie.

Il rejoint l'équipe RMO en 1989 et en devient le leader exclusif. Cette année-là, Charly Mottet est numéro 1 mondial à deux reprises. Son passage dans cette équipe est marqué par deux victoires au Critérium du Dauphiné libéré en 1989 et 1992, une victoire au Tour de Romandie 1990, un podium au Tour d'Italie 1990 et une nouvelle quatrième place au Tour de France en 1991. Il met fin à sa carrière après deux saisons dans l'équipe Novemail-Histor.

Sélectionneur de l'équipe de France en 1997 et 1998, il est également durant plusieurs années, directeur adjoint du Critérium du Dauphiné libéré aux côtés de Thierry Cazeneuve, chargé de l'organisation du parcours de la course. En 2010, il est nommé manager sportif des Grands Prix de Québec et de Montréal, au Canada.

Saison 2012 de l'équipe cycliste Omega Pharma-Quick Step

Tom Boonen et Filippo Pozzato lors du Tour des Flandres

La saison 2012 de l'équipe cycliste Omega Pharma-Quick Step est la première saison de cette équipe avec le nouveau sponsor Omega Pharma arrivé de l'ancienne Omega Pharma-Lotto et Quick Step, rapprochement fait en cours d'année 2011. En tant qu'équipe World Tour, l'équipe participe à l'ensemble du calendrier de l'UCI World Tour du Tour Down Under en janvier au Tour de Pékin en octobre. Parallèlement au World Tour, Omega Pharma-Quick Step peut participer aux courses des circuits continentaux de cyclisme.

Les coureurs principaux de cette équipe sont Tom Boonen et Sylvain Chavanel issus de la formation Quick Step ainsi que les recrues Levi Leipheimer et Tony Martin.

L'équipe, victorieuse à de nombreuses reprises à la fois sur le World Tour et sur trois circuits continentaux, gagne notamment grâce à Tom Boonen deux classiques monuments et obtient la victoire lors du premier Championnat du monde du contre-la-montre par équipes de marques. Quatrième du classement mondial par équipes de l'UCI, le meilleur représentant de la formation belge en individuel est Boonen avec sa troisième place.

Roger Pingeon

Roger Pingeon, en visite sur le Tour de l'Ain 2011.

Roger Pingeon, né le à Hauteville-Lompnes dans la région du Bugey, dans l'Ain, est un coureur cycliste français.

À la suite d'une carrière en indépendant qui le voit remporter la Polymultipliée lyonnaise en 1964, il entame une carrière professionnelle en 1965, qu'il achève en 1974. Comptant plus d'une trentaine de victoires professionnelles, il a, en particulier, gagné deux grands tours, le Tour de France 1967 et le Tour d'Espagne 1969. Il s'est également classé second du Tour de France 1969, battu par Eddy Merckx.

Après sa carrière cycliste, il a été consultant sportif à la Télévision suisse romande de 1979 à 1998, en général associé au journaliste Bertrand Duboux. Son frère René fut également coureur professionnel en 1969, au sein de son équipe : il fut son équipier lors de son Tour d'Espagne victorieux.

Fausto Coppi

Fausto Coppi en 1952.

Angelo-Fausto Coppi, dit Fausto Coppi, né le à Castellania dans le Piémont et mort le à Tortona, est un cycliste italien. Professionnel de 1940 à 1959, il est considéré comme l'un des plus grands coureurs de l'histoire du cyclisme, ce qui lui vaut le surnom de « campionissimo ». Premier coureur à réaliser le doublé Tour d'Italie-Tour de France en 1949 (exploit réédité en 1952), il remporte notamment cinq Tours d'Italie, deux Tours de France, cinq Tours de Lombardie, trois Milan-San Remo, un Paris-Roubaix, une Flèche wallonne, quatre Championnats d'Italie sur route et trois championnats du monde : un sur route et deux en poursuite. Il détient également le record de l'heure de 1942 à 1956. Sa carrière a été marquée par sa rivalité avec Gino Bartali. Coureur complet, son palmarès compte des victoires majeures sur différents types de compétition, sur route et sur piste. Il a acquis nombre de victoires au bout de longues échappées solitaires. Il est également reconnu pour avoir changé l'approche de la compétition cycliste par son intérêt pour la diététique, les évolutions techniques de la bicyclette, les méthodes d'entraînement, la médecine sportive. Il meurt en 1960 après avoir contracté la malaria en Haute-Volta.

Jean Robic

Jean Robic en 1947.

Jean Robic, né le à Condé-lès-Vouziers dans les Ardennes et mort dans un accident de la route, le à Claye-Souilly en Seine-et-Marne, est un coureur cycliste français.

Professionnel de 1943 à 1961, il a notamment remporté le premier Tour de France de l'après-guerre en 1947, exploit accompli sans jamais porter le maillot jaune au cours de l'épreuve. Jusqu'au terme de sa carrière en 1959, à trente-huit ans, il remporte six étapes, dont une seule sous le maillot jaune lors du tour de 1953.

Il a également remporté le premier championnat du monde de cyclo-cross, en 1950. Auparavant, il avait gagné en 1947 le critérium international de cyclo-cross, à l'époque championnat du monde officieux. À son palmarès figurent également un titre de champion de France de cyclo-cross et une Polymultipliée.

Très bon rouleur et excellent grimpeur, il s'avère moins à l'aise dans les épreuves contre-la-montre et les descentes de col, sans doute en raison de sa corpulence relativement chétive. Il a été l'un des coureurs français les plus populaires de l'après-guerre et est parfois considéré comme l'incarnation de « l'anti-Bobet ».

Roger Walkowiak

Roger Walkowiak en 2008.

Roger Walkowiak, né le à Montluçon, est un coureur cycliste français. Il fut professionnel de 1950 à 1960 après avoir été tourneur en usine. À l'issue de sa carrière professionnelle et après avoir été un temps indépendant, puis patron d'un bar, il reprend cette activité de tourneur.

Il a remporté le Tour de France 1956, à la surprise d'une partie des observateurs. Cette victoire est à l'origine de l'expression « Tour à la Walkowiak » pour désigner une victoire née de circonstances de course inattendues. Toutefois, cette façon d'envisager sa victoire dans le Tour 1956 n'est pas partagée par une partie des spécialistes de la course cycliste, qui considère au contraire que Walkowiak est « allé chercher » sa victoire et à ce titre, la mérite pleinement. Sa carrière professionnelle compte également deux victoires d'étapes sur le Tour d'Espagne, une place de second à Paris-Côte d'Azur 1953 et une autre seconde place obtenue lors du Critérium du Dauphiné libéré 1955.

Une cyclosportive à son nom est organisée chaque jeudi de l'Ascension, chez lui à Cusset.

François Faber

François Faber.

François Faber, né le à Aulnay-sur-Iton dans l'Eure et mort tué à l'ennemi le à Carency ou à Mont-Saint-Éloi dans le Pas-de-Calais, est un coureur cycliste de nationalité luxembourgeoise. Il compte à son palmarès un Tour de France, un Tour de Lombardie, un Paris-Roubaix, deux Paris-Tours, un Bordeaux-Paris et un Paris-Bruxelles. Sa réussite sportive est indissociable de la figure d'Alphonse Baugé qui fut son directeur sportif au sein de plusieurs équipes. Durant la seconde partie de sa carrière, une certaine rivalité sportive a opposé Faber à Octave Lapize.

Engagé volontaire dans la Légion étrangère dès le début de la Première Guerre mondiale, il est tué au combat lors de la bataille de l'Artois en mai 1915. Il disparaît le 9 mai 1915 (son corps ne sera jamais retrouvé). Il est officiellement déclaré mort par le tribunal de la Seine, le 25 février 1921. Le Grand Prix François-Faber organisé au Luxembourg depuis 1918, lui rend hommage annuellement.

Il est le demi-frère d'Ernest Paul, également coureur cycliste et surnommé parfois « Faber ».

Circuit des Champs de Bataille

Charles Deruyter, vainqueur de l'épreuve.

Le Circuit cycliste des Champs de Bataille est une course cycliste qui se déroule du au . Moins d'un an après la signature de l'armistice de la Première guerre mondiale, l'épreuve a la particularité de traverser des routes et régions meurtries par les combats. Organisé par Le Petit Journal, à l'initiative de son secrétaire Marcel Allain, le Circuit compte sept étapes, pour un parcours total de 1 981 kilomètres, dessiné et reconnu par Alphonse Steinès. Quatre-vingt-sept coureurs prennent le départ de l'épreuve à Strasbourg. Le Belge Charles Deruyter remporte trois étapes et s'adjuge le classement général final.

Gino Bartali

Gino Bartali pendant le Tour de France 1938.

Gino Bartali, né le à Ponte a Ema, près de Florence en Toscane, et mort le dans la même ville, est un coureur cycliste italien. Professionnel de 1935 à 1954, il est considéré comme l'un des meilleurs coureurs de tous les temps.

Excellent grimpeur, mais aussi capable de s'imposer au sprint, il remporte notamment trois Tours d'Italie, en 1936, 1937 et 1946, ainsi que deux Tours de France à dix ans d'intervalle, une performance jamais égalée, en 1938 et 1948. Il s'est adjugé sept fois le titre de meilleur grimpeur dans le Tour d'Italie et deux fois sur le Tour de France. Il compte également quatre victoires sur Milan-San Remo et trois sur le Tour de Lombardie, ainsi que des succès au classement général de courses à étapes renommées comme le Tour du Pays basque, le Tour de Romandie et le Tour de Suisse à deux reprises. Sa carrière a été marquée par sa rivalité avec Fausto Coppi, qui fut comme lui surnommé le « campionissimo ».

Profondément croyant, membre de l'Action catholique, « Gino le Pieux » a toujours refusé d'être un ambassadeur du fascisme. Proche du cardinal florentin Elia Dalla Costa, son activité de messager clandestin pendant la Seconde Guerre mondiale, sous couvert de sorties d'entraînement au cours desquelles il acheminait des faux papiers cachés dans le guidon ou la selle de son vélo, a permis de sauver de nombreux juifs. Il fut à ce titre reconnu comme « Juste parmi les nations » en septembre 2013 et son nom figure au mémorial de Yad Vashem.

Eugène Christophe

Eugène Christophe en 1913.

Élie Eugène Christophe dit Eugène Christophe, né le à Paris et mort le dans la même ville à l'Hôpital Broussais, est un coureur cycliste français. Issu d'un milieu modeste, il exerce la profession de serrurier avant de se consacrer au cyclisme. Il compte à son palmarès un Milan-San Remo, un Paris-Tours, deux Bordeaux-Paris, trois victoires d'étape sur le Tour de France et six titres de champion de France de cyclo-cross. Sa carrière impressionne par sa longévité : il dispute sa première course professionnelle en 1903, à l'âge de 18 ans, et ne se retire définitivement des pelotons qu'en 1926, âgé de 41 ans. Durant ces années, il a porté les couleurs des plus grandes équipes de l'époque, avant de créer sa propre marque de cycles vers la fin de sa carrière.

Surnommé « Le Vieux Gaulois », en référence aux longues moustaches qu'il portait au début de sa carrière, Eugène Christophe est reconnu pour son endurance et brille particulièrement sur les épreuves de longue distance ou celles disputées dans des conditions climatiques éprouvantes, qualités qu'il doit à sa pratique régulière du cyclo-cross. Il est l'un des coureurs les plus populaires de son époque et le reste après sa mort, principalement en raison de ses déboires sur le Tour de France. En 1913, il casse sa fourche dans la descente du col du Tourmalet et se voit contraint de la réparer seul, en respect du règlement, dans une forge de Sainte-Marie-de-Campan. Il connaît le même incident à deux autres reprises : en 1919, alors qu'il porte le maillot jaune, le premier dans l'histoire du Tour, à deux étapes de l'arrivée, ainsi qu'en 1922, dans la descente du col du Galibier.

Bien que n'ayant jamais remporté le Tour de France, avec pour meilleur résultat une deuxième place en 1912, il est considéré comme une des légendes de l'épreuve.

Tour de France 1903

Parcours du Tour de France 1903.

La 1re édition du Tour de France a eu lieu en 1903, du 1er au . Course cycliste organisée par le journal L'Auto, elle se déroule en six étapes. Le parcours relie les principales villes françaises, Paris, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux et Nantes. L’un des favoris de l'épreuve, Maurice Garin, remporte trois étapes et le classement général avec près de trois heures d'avance sur le deuxième, Lucien Pothier, ce qui constitue le plus grand écart entre le vainqueur du Tour et son dauphin dans l'histoire de cette compétition. La longueur des étapes, disputées pour partie de nuit, varie de 268 à 471 km, pour un total de 2 428 km.

Cinquante-neuf coureurs prennent le départ, face au café « le Réveil-Matin » de Montgeron, mais seulement vingt-et-un d'entre eux figurent au classement général au terme des six étapes. En cas d'abandon, les coureurs peuvent néanmoins concourir lors des étapes suivantes, sans figurer toutefois au classement général. C'est notamment ce qui permet au Français Hippolyte Aucouturier et au Suisse Charles Laeser de remporter une victoire d'étape sur ce Tour, sans être classés à l'arrivée à Paris.

Suggérée à Henri Desgrange, le directeur du journal, par son collaborateur Géo Lefèvre, la création du Tour de France vise à encourager les ventes du quotidien face à son principal concurrent, Le Vélo, tout en promouvant l'industrie du cycle qui soutient financièrement L'Auto. Véritable succès populaire, salué par les différents organes de presse, le Tour de France est organisé à nouveau l'année suivante, en 1904 et le sera chaque année jusqu'à nos jours, hors périodes de guerre.

Histoire du Tour de France

Federico Ezquerra dans la montée du col du Galibier en 1934.

Créé en 1903 dans un contexte de développement du sport cycliste, le Tour de France est organisé par le journal L'Auto, dirigé par Henri Desgrange, afin de relancer les ventes du quotidien. Dès sa première édition, l'épreuve connaît un certain succès populaire puis devient peu à peu l'un des évènements sportifs les plus populaires en France et à l'étranger. Les performances des coureurs, ces « géants de la route », magnifiées et glorifiées par la narration de la course dans les journaux, puis par la TSF, contribuent à asseoir la réputation de l'épreuve. Avec l'introduction du maillot jaune en 1919 pour distinguer le leader du classement général, le Tour de France se dote d'un symbole majeur.

La formule des équipes nationales est retenue à partir de 1930 pour contrer la puissance de certaines équipes de marque, accusées par Henri Desgrange de verrouiller la course, ce qui prive les organisateurs des ressources financières issues des droits d'entrée jusqu'alors payés par les marques. La caravane publicitaire naît cette même année pour compenser ce manque à gagner.

Alors que le Tour de France renaît dans la difficulté après la Seconde Guerre mondiale, la formule des équipes nationales est maintenue jusque dans les années 1960. Les performances de champions comme Fausto Coppi, Gino Bartali ou Louison Bobet marquent le public qui se déchire en 1964 à l'occasion du duel entre Raymond Poulidor et Jacques Anquetil.

Le retour aux équipes de marque combiné à l'émergence de la télévision offrent de nouvelles ressources au Tour de France et durant les années 1980, l'épreuve entre dans une période de forte croissance ainsi que d'« extension mondialisée » tant au niveau des équipes et des coureurs participants qu'au niveau du parcours et renforce sa position hégémonique au sein du cyclisme mondial.

L'« affaire Festina » en 1998 constitue un tournant. La pratique d'un dopage généralisé au sein du peloton apparaît au grand jour et l'image du Tour est ternie par les affaires qui se succèdent au cours des années 2000, notamment avec Lance Armstrong qui se voit retirer ses sept victoires. Depuis lors, les performances des coureurs entretiennent la suspicion tandis que les organisateurs s'évertuent à promouvoir l'image d'un « Tour propre ».

Octave Lapize

Octave Lapize en 1913.

Louis Octave Lapize, dit Octave Lapize, né le dans le 14e arrondissement de Paris et mort le à Toul, est un cycliste français. Professionnel de 1909 à 1914, il est considéré comme l'un des plus grands coureurs de sa génération et possède un riche palmarès. Vainqueur du Tour de France 1910, qui traverse pour la première fois les Pyrénées, il compte également six victoires d'étape dans l'épreuve. Il remporte trois victoires consécutives sur Paris-Roubaix, une performance qu'il est le premier coureur à réussir, ainsi que trois titres de champion de France, trois succès sur Paris-Bruxelles et une victoire sur Paris-Tours.

Coureur véloce et de petite taille, il est particulièrement adroit et rapide lors des arrivées au sprint et obtient la plupart de ses victoires sur les classiques. Il excelle également sur la piste, principalement dans les épreuves derrière tandem ou les courses de six jours, et remporte une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Londres en 1908.

Réformé pour le service militaire pour surdité d'une oreille, Octave Lapize s'engage néanmoins au début de la Première Guerre mondiale et devient pilote dans l'aviation. Moniteur, il forme cent-trente pilotes puis décide de partir au front. Il meurt au combat, abattu par un avion allemand au-dessus du bois de Mort-Mare, en Meurthe-et-Moselle. Il est l'un des premiers coureurs à avoir autorisé une entreprise, par contrat de licence, à commercialiser des produits sous son nom. Des accessoires cyclistes et des bicyclettes de marque Lapize sont ainsi fabriquées par les sociétés La Française Diamant puis Zéfal et perpétuent la mémoire du champion après sa mort.

Jacques Anquetil

Jacques Anquetil en 1963.

Jacques Anquetil (né à Mont-Saint-Aignan le et mort à Rouen le ) est un coureur cycliste français. Professionnel de 1953 à 1969, il est considéré comme l'un des plus grands coureurs de l'histoire du cyclisme et possède l'un des palmarès les plus riches de son sport.

Surnommé « Maître Jacques », il est le premier coureur de l'histoire à remporter cinq fois le Tour de France et compte également deux victoires sur le Tour d'Italie et une victoire sur le Tour d'Espagne, ce qui en fait le premier cycliste à remporter les trois grands tours. Il détient aussi le record du nombre de podiums dans les trois grands tours, avec treize podiums. Formidable rouleur, il bat le record de l'heure de Fausto Coppi en 1956 et compte neuf victoires en autant de participations au Grand Prix des Nations, une épreuve individuelle chronométrée qu'il affectionne particulièrement. Parmi ses succès les plus notables, il compte cinq victoires sur Paris-Nice et le doublé Dauphiné libéré-Bordeaux-Paris en 1965, en ayant pris le départ de la deuxième épreuve seulement huit heures après l'arrivée de la première. Sa carrière a été marquée par sa rivalité avec Raymond Poulidor, qui atteint son paroxysme, lors du Tour de France 1964, avec l'épisode mythique de l'ascension du puy de Dôme.

Perfectionniste, endurant et pragmatique, Jacques Anquetil construit la plupart de ses succès dans les courses par étapes, grâce à sa supériorité dans les contre-la-montre. Il étonne également les suiveurs de l'époque en s'affranchissant des règles diététiques régissant le mode de vie des sportifs. Condamnant le principe de la lutte antidopage, Jacques Anquetil avoue à plusieurs reprises s'être dopé tout au long de sa carrière, au point que certains journalistes évoquent un lien entre les pratiques dopantes du champion et le cancer de l'estomac qui entraîne son décès en 1987, à 53 ans, sans que ce lien puisse être formellement établi.

Lucien Petit-Breton

Lucien Petit-Breton.

Lucien Georges Mazan, dit Lucien Petit-Breton, né le à Plessé dans la Loire-Inférieure et mort le à Troyes, dans l’Aube, à la suite d'un accident de la circulation sur le front, est un cycliste français. Il passe son enfance en Argentine où son père, artisan horloger-bijoutier, s'installe dans les années 1880 après une défaite électorale. Il y fait ses débuts en compétition et se fait appeler « Petit-Breton » pour cacher à sa famille ses participations aux épreuves cyclistes, une passion que son père désapprouve.

De retour en France, Lucien Petit-Breton obtient très vite des résultats probants et se constitue un palmarès très riche. Vainqueur du Tour de France en 1907 et 1908, il est le premier coureur à remporter deux fois l'épreuve. Il y compte par ailleurs sept victoires d'étapes. Rouleur d'exception, il gagne le Bol d'or en 1904, une épreuve sur piste de 24 heures. Lucien Petit-Breton compte également des succès sur des classiques prestigieuses : Paris-Tours, Paris-Bruxelles, ainsi que la première édition de Milan-San Remo en 1907. Ces victoires en font l'un des coureurs les plus titrés d'avant-guerre. Observateur averti de son sport, il signe plusieurs chroniques dans l'hebdomadaire La Vie au grand air pour lequel il couvre notamment le Tour de France.

Affecté au 20e escadron du Train lors de la Première Guerre mondiale, il est victime d'un accident de la route alors qu'il se rend au front et succombe à ses blessures quelques heures plus tard. Il est avec Octave Lapize et François Faber l'un des trois vainqueurs du Tour morts pour la France lors du premier conflit mondial.

René Pottier (cyclisme)

Portrait de René Pottier.

René Pottier, né le à Moret-sur-Loing et mort le à Levallois-Perret, est un coureur cycliste français. Il a remporté le Tour de France 1906, au cours duquel il remporte cinq étapes. Doté de qualités exceptionnelles d'endurance, il brille particulièrement sur les épreuves derrière tandem. Il s'impose notamment sur le Bol d'or, une épreuve sur piste de 24 heures, et termine à deux reprises sur le podium de Paris-Roubaix. Premier coureur à franchir le sommet du Ballon d'Alsace sur le Tour de France 1905, il est considéré comme le premier « roi de la montagne » du Tour à la suite de cet exploit. Sa carrière professionnelle ne s'étale que sur deux ans : il se suicide par pendaison dans les locaux du service de course de son équipe Peugeot, quelques mois seulement après sa victoire dans le Tour de France, sans laisser d'explication. La thèse d'un chagrin d'amour est alors largement soutenue par la presse, ainsi que par son frère André, lui aussi coureur cycliste.

Laurent Fignon

Laurent Fignon au Tour de France 1993.

Laurent Fignon, né le dans le XVIIIe arrondissement de Paris et mort le dans le XIIIe arrondissement de cette même ville, est un cycliste français. Professionnel de 1982 à 1993, il remporte notamment deux Tours de France, en 1983 et 1984, le Tour d'Italie 1989, ainsi que les classiques la Flèche wallonne en 1986 et Milan-San Remo en 1988 et 1989. Il est aussi vainqueur des championnats de France sur route en 1984 et termine l'année 1989 à la première place du classement mondial FICP.

Après plus de cinquante victoires chez les amateurs, Fignon devient professionnel en 1982 dans la formation Renault-Elf-Gitane de Bernard Hinault, dirigée par Cyrille Guimard. En 1983, après des débuts remarqués, il devient le leader de l'équipe lors du Tour de France afin de pallier l'absence d'Hinault. N'ayant pas encore vingt-trois ans, il remporte l'épreuve dès sa première participation. En 1984, cette fois opposé à Hinault, parti sous de nouvelles couleurs, Fignon porteur du maillot tricolore après sa victoire aux championnats de France domine le Tour de France, reléguant son ancien équipier, deuxième au classement général final, à plus de dix minutes. Après avoir perdu le Tour d'Italie 1984 face à l'Italien Francesco Moser, dans des circonstances controversées, il remporte l'édition en 1989, étant toujours le dernier Français vainqueur de cette épreuve. Il s'illustre également sur les classiques, remportant la Flèche wallonne en 1986 et Milan-San Remo à deux reprises successivement, en 1988 et 1989. Fignon est aussi surtout connu du grand public pour avoir perdu le Tour de France 1989 pour huit secondes face à l'Américain Greg LeMond, après un duel épique. Porteur du maillot jaune, il est battu lors de l'ultime étape de l'épreuve, un contre-la-montre individuel arrivant sur les Champs-Élysées. Sa fin de carrière est plus inconstante : il se fâche avec Cyrille Guimard, son directeur sportif depuis ses débuts professionnels et rejoint la formation italienne Gatorade-Chateau d'Ax. Il remporte sa dernière victoire d'importance, une étape à Mulhouse sur le Tour de France 1992 et met un terme à sa carrière en 1993.

Après sa retraite sportive, Fignon devient organisateur de courses cyclistes, faisant l'acquisition pendant deux ans de Paris-Nice avant de le revendre à la société Amaury Sport Organisation. Il crée la course Paris-Corrèze en 2001 et ouvre un Centre Laurent Fignon à Gèdre dans les Hautes-Pyrénées afin d'y effectuer des stages cyclistes. Pendant dix-sept ans, Fignon endosse également le rôle de consultant pour la télévision et la radio, chez Eurosport et Europe 1 et commente le Tour de France sur France Télévisions de 2006 à 2010. En 2009, on lui diagnostique un cancer des voies digestives, mais Fignon continue ses activités dans les médias. Il meurt des suites de sa maladie, un peu plus d'un mois après avoir commenté le Tour de France 2010.