Français canadien

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Français canadien
Pays Canada et aux États-Unis
Région
Nombre de locuteurs 11 552 800 en 2005[1] au Canada, et 2 000 000 aux États-Unis.
Typologie SVO flexionnelle, syllabique
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle Drapeau du Canada Canada, Drapeau : Québec Québec, Drapeau du Manitoba Manitoba, Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick, Drapeau de l'Ontario Ontario
Codes de langue
IETF fr-ca

Le français canadien est le terme général qui regroupe les diverses variétés de la langue française parlées par les francophones du Canada. La plus importante de ces variétés est celle du Québec, appelée le français québécois. Cependant le français est également parlé dans d'autres provinces canadiennes, principalement le Nouveau-Brunswick (32 % de la population), mais aussi l’Ontario et le Manitoba (4 % chacun) dans ce qui est appelé la ceinture bilingue[2]. On peut ajouter à cela les petites communautés francophones du Maine, du New Hampshire et du Vermont, aux États-Unis, où les Québécois immigrèrent en grand nombre entre 1830 et 1930. La Louisiane conserve également une population francophone (issue de la colonisation et de la déportation des Acadiens au XVIIIe siècle). Les autres établissements des États-Unis ayant été occupés par les Français au XVIIIe siècle (Detroit, Saint-Louis, etc.) ne comptent plus de population francophone.

Statut[modifier | modifier le code]

Le français et l'anglais ont les deux le statut de langue officielle du Canada, mais l'anglais est la langue maternelle majoritaire des Canadiens. Ce statut est reconnu principalement par la Constitution du Canada (1867, révisée en 1982) et par la Loi sur les langues officielles (1969). Le gouvernement canadien fournit ainsi des services dans les deux langues, et il en va de même de toutes les institutions fédérales.

Le Canada étant une fédération, chaque province a sa propre législation dans les compétences qui lui sont attribuées par la Constitution. Celle-ci ne précise pas si la langue est une compétence fédérale ou provinciale. Donc, le gouvernement fédéral comme les gouvernements provinciaux peuvent légiférer dans ce domaine. En cas de conflit, la Cour suprême du Canada tranche en fonction des droits reconnus dans la Constitution.

Le Québec a déclaré le français seule langue officielle de la province en 1974 par la Loi sur la langue officielle, remplacée en 1977 par la Charte de la langue française, qui confirme et renforce ce statut. Le français employé au Québec est encadré par l'Office québécois de la langue française.

Le Nouveau-Brunswick est la seule province canadienne officiellement bilingue. Quant aux gouvernements provinciaux de l'Ontario et du Manitoba, la Constitution les oblige à fournir les services gouvernementaux en français dans les régions où le nombre de francophones le justifie.

Dans les trois territoires nordiques (Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut), qui ont un statut différent de celui des provinces, les deux langues sont officielles, de même que quelques langues autochtones.

En vertu de la Constitution, toutes les provinces canadiennes sont tenues de fournir l'éducation primaire et secondaire aux minorités des deux langues officielles.

Variétés[modifier | modifier le code]

Groupes francophones du Canada[modifier | modifier le code]

Article connexe : Canadiens français.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce chiffre représente le nombre de locuteurs de la langue française au Canada en 2005 selon l'Organisation internationale de la francophonie. Il comprend donc des locuteurs qui parlent le français couramment 9 487 500, et ceux qui parlent le français partiellement 2 065 300.
  2. Pierre Martel, Hélène Cajolet-Laganière, « La norme du français québécois », sur UQAC, Université du Québec à Chicoutimi,‎ (consulté le 30 mai 2009) : « Par immigration, ce français s'est répandu à l'ouest du pays, notamment en Ontario et au Manitoba. »

Articles connexes[modifier | modifier le code]