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Walt Disney

Walt Disney

Walt Disney est connu comme producteur, directeur, scénariste, doubleur et animateur américain de film d'animation. Il fonde dès 1923 la société Walt Disney Company et devient petit à petit l'un des producteurs de dessins animés les plus célèbres au monde. Il propulse l'animation au premier plan du cinéma en lançant le premier long métrage d'animation à la fois sonore et en couleurs : Blanche-Neige et les Sept Nains (1937). Entrepreneur de génie, il édifie le parc à thèmes Disneyland autour de ses productions cinématographiques. Walt Disney et sa société ont créé un bon nombre des personnages animés les plus connus au monde, dont l'un est considéré par beaucoup de biographes comme son alter ego, Mickey Mouse.

Énormément récompensé pour la diversité de son œuvre avec une Médaille d'or du Congrès, une Légion d'honneur, ou plusieurs Oscars dont l'Oscar d'honneur, on retrouve aussi son étoile sur la Walk of Fame à Hollywood.

Mickey Mouse

Mickey Mouse, symbole de la Walt Disney Company, est l’un des plus importants personnages de l’univers Disney. Ambassadeur de la marque, il est présent dans la plupart des secteurs d’activité de la société, que ce soit l’animation, la télévision, les parcs d’attractions ou les produits de consommation. Mickey est utilisé comme un vecteur de communication et ses qualités doivent respecter la morale prônée par « Disney », que ce soit par Walt et l’entreprise elle-même. Mickey Mouse est connu et reconnu dans le monde entier, son célèbre profil formé de trois cercles étant devenu indissociable de la marque Disney. Mickey Mouse est à l’origine un personnage de dessin animé, créé en 1928, après que Walt Disney ait dû laisser son premier personnage, Oswald le lapin chanceux, à son producteur.

Donald Duck

Étoile de Donald sur le Walk of Fame, à Hollywood.

Donald Duck est un personnage de fiction développé, entre autres, par l’animateur Dick Lundy en 1934 pour le compte des studios Disney. Sa première apparition au cinéma a lieu le sous la forme d’un canard en costume de marin, dans le film Une petite poule avisée (The Wise Little Hen).

Ce canard grincheux et colérique sert au début de sa carrière cinématographique de contrepoint au gentil Mickey Mouse. Il devient rapidement héros de sa propre série de dessins animés, avant de connaître une extension exponentielle de son univers grâce à la bande dessinée sous la plume de grands scénaristes-dessinateurs américains et italiens, tels que Carl Barks ou Don Rosa. L’importance du personnage lui-même s’efface un peu devant les nombreux autres personnages créés dans l’univers des canards de Disney, qu’ils soient proches comme son oncle Balthazar Picsou ou plus éloignés comme Myster Mask.

Disneyland

Le Château de la Belle au bois dormant de Disneyland, devenu l’emblème du parc.

Inauguré le 17 juillet 1955 et ouvert au public le lendemain, le parc Disneyland en Californie est le premier des parcs Disney. Il est le seul royaume enchanté conçu et vu par Walt Disney. Il fait désormais partie d’un complexe de loisirs, nommé Disneyland Resort, à l'instar des autres parcs de Floride, de France, de Chine et du Japon.

Le concept voulu par Walt Disney pour ce parc est le parc à thèmes et marque un renouveau des parcs d'attractions. Il augmente l’immersion du visiteur dans un monde fantastique créé de toutes pièces. C’est le lieu où les visiteurs peuvent retrouver les personnages développés par les studios Disney.

Le parc, découpé en plusieurs pays, héberge de nombreuses attractions célébres dont les Pirates of the Caribbean, Big Thunder Mountain, Space Mountain ou Haunted Mansion qui ont été clonées dans les autres parcs Disney. Walt Disney avait voulu que son parc continue de s’agrandir, s’améliorer ... Des anciennes attractions se voient relookées comme les Pirates of the Caribbean, accueillant dorénavant le personnage de Jack Sparrow issu de la trilogie, tandis que de nouvelles attractions ouvrent régulièrement comme la récente Finding Nemo Submarine Voyage, utilisant les personnages Pixar du Monde de Nemo et ouverte en juin 2007.

The Walt Disney Company

Entrée du siège social de Disney à Burbank.

The Walt Disney Company est une entreprise américaine créée en 1923 par Walt Disney, sous le nom Disney Brothers Studios. Elle est en 2012 le premier groupe de divertissement au monde, présent dans l'industrie des médias (journaux, radios, télévision, internet) avec des émissions et séries télévisées (Alias, Desperate Housewives etc.), du cinéma avec des courts métrages d'animation (Mickey Mouse, Donald Duck, Dingo, etc.), des longs métrages d'animation et des films en prises de vues réelles, dans l'industrie du tourisme (parcs d'attractions dont Disneyland et Walt Disney World Resort, hôtels, bateaux de croisière) et des loisirs (spectacles) ainsi que les produits dérivés de ses nombreuses productions (jeux et jouets, jeux vidéo, vêtements, etc.). Elle assure aussi la distribution de productions de tiers.

La société est rebaptisée Walt Disney Productions en 1929, puis The Walt Disney Company en 1986 et a été re-déclarée le 11 février 1987 dans l'État du Delaware, comme de nombreuses sociétés américaines. Son siège social est situé à Burbank en Californie. La société est à l'origine un studio d'animation fondé par Walt et son frère Roy Oliver Disney au début des années 1920, qui obtient un important succès avec une série lancée en 1928, Mickey Mouse. Les années 1940 amorcent plusieurs changements avec une introduction en bourse et des besoins financiers très tendus qui amènent à une diversification des productions dans les années 1950.

Le studio produit alors des films avec acteurs, des émissions pour la télévision et construit son premier parc à thème. Après la mort de Walt en 1966, puis celle de son frère en 1971, la société fait face à un certain marasme essentiellement dans ses productions. Au début des années 1980, lors une tentative d'OPA à son encontre, la société est contrainte de changer son actionnariat et d'élire un nouveau PDG, Michael Eisner. Ce dernier lance, à partir du milieu des années 1980, de nombreux projets qui permettent à l'entreprise de devenir rentable à la fin de la décennie en capitalisant sur ses productions telles que Disney Channel, Disney Store ou les développements des parcs à thèmes.

Le studio diversifie ses productions cinématographiques en créant ou achetant d'autres studios (Miramax, Touchstone, Hollywood). Au milieu des années 1990, l'entreprise se diversifie dans les nouvelles technologies liées à internet (Walt Disney Internet Group), les jeux vidéo (Disney Interactive) et devient un important groupe de média, avec l'achat d'ABC-ESPN (production et diffusion télévisuelle, radio). Le début des années 2000 est marqué par des problèmes financiers variés et la vente de certaines filiales mais, en parallèle, l'entreprise réalise de nombreux achats de sociétés dans des domaines variés (internet, télévision, jeux vidéo, etc.) La fin des années 2000 voit l'entreprise devenir gestionnaire et distributeur de licences avec, entre autres, les catalogues Disney, de Baby Einstein, des Muppets, Jetix, de Pixar (acheté en 2006), de Marvel (acheté fin 2009) et de Lucasfilm (acheté en octobre 2012).

American Broadcasting Company

Times Square Studios d'ABC à Times Square, New York.

American Broadcasting Company ou ABC est un groupe audiovisuel américain qui comprend un réseau de télévision, dont la chaîne de télévision généraliste du même nom, plusieurs chaînes thématiques et différentes sociétés de production et de distribution. Durant son histoire et à la faveur d'opérations financières, ABC s'était diversifié dans la presse, l'édition, l'exploitation de salles de cinéma et la cinématographie. Plusieurs de ces activités ont été revendues et, depuis 2007 avec la vente d'ABC Radio à Citadel Broadcasting, ABC a réduit ses activités autour de la télévision.

Le réseau est créé le comme un réseau radiophonique, successeur de NBC Blue racheté par Edward Noble, puis s'étend à télévision à partir de 1948. Au milieu des années 1950, le groupe fusionne avec United Paramount Theatres, l'ancienne division d'exploitation de salles de cinéma de Paramount Pictures dirigée par Leonard Goldenson. Ce dernier parvient à rendre la chaîne de télévision rentable avec de nombreuses séries télévisées à succès. Dans les années 1970, après avoir revendu ses salles de cinéma, ABC fusionne avec le groupe de presse Capital Cities. Au début des années 1980, la société ABC prend le contrôle de la nouvelle chaîne sportive ESPN avec 80 % du capital. Depuis 1996, la chaîne ABC fait partie du Disney-ABC Television Group, une division de la Walt Disney Company. En 2001, Disney rachète à la Fox une chaîne de télévision par câble spécialisée dans la rediffusion de séries et la renomme ABC Family.

ABC est connu pour de nombreux programmes dont les séries Zorro, Les Incorruptibles, Happy Days, Le Fugitif, et des titres plus récents comme Lost : Les Disparus, Desperate Housewives, les émissions Monday Night Football, America's Funniest Home Videos, Extreme Makeover: Home Edition ou Good Morning America.

Pixar Animation Studios

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Pixar Animation Studios est une société américaine de production de films en images de synthèse dont le siège social est situé à Emeryville, en Californie. À ce jour, le studio a remporté vingt-deux Oscars du cinéma, quatre Golden Globes et trois Grammy Awards ainsi que de nombreuses autres récompenses. Le studio est surtout connu pour ses longs métrages d'animation en images de synthèse créés avec PhotoRealistic RenderMan.

Pixar a été créé en 1979 sous le nom de Graphics Group, un service de la division informatique de Lucasfilm, avant d'être acheté par le co-fondateur d'Apple, Steve Jobs, en 1986. The Walt Disney Company a racheté Pixar en 2006.

Le studio a réalisé plus de dix longs-métrages, qui ont débuté avec Toy Story en 1995, et chacun d'eux a reçu un succès critique et commercial. Pixar a poursuivi l'expérience de Toy Story avec 1001 pattes en 1998, Toy Story 2 en 1999, Monstres et Cie en 2001, Le Monde de Nemo en 2003, Les Indestructibles en 2004, Cars en 2006, Ratatouille en 2007, WALL-E en 2008 et Là-haut en 2009. Le onzième film de Pixar, Toy Story 3, qui est sorti le 14 juillet 2010...

ESPN

Studio ESPN à Los Angeles.

ESPN Inc. (Entertainment Sport Programming Network Incorporated) est un réseau de télévision thématique orienté sur le sport. La société est américaine mais de nombreuses filiales couvrent le monde entier. ESPN était à son origine en 1979 une association entre la Getty Oil Company (rachetée par Texaco) et Nabisco. En 1984, la totalité des réseaux et franchises d'ESPN a été rachetée par ABC (80 %) et la Hearst Corporation (20 %). À la suite du rachat d'ABC par la Walt Disney Company en 1996, la société appartient désormais à la Walt Disney Company (80 %) et à la Hearst Corporation (20 %).

La chaîne ESPN seule était regardée en 2007 par 96 millions de foyers américains. Les chaînes du groupe sont devenues des références en matière de sport. Son siège social est nommé ESPN Plaza ; il est situé à Bristol dans le Connecticut.

Silly Symphonies

Les Silly Symphonies sont une série de courts-métrages d'animation produits entre 1929 et 1939 par les studios Disney. Chacun des courts métrages est une Silly Symphony. Contrairement aux dessins animés mettant en scène Mickey Mouse, Donald Duck, Dingo ou encore Pluto, les Silly Symphonies n'ont pas de personnages récurrents. Les histoires prennent principalement leurs sources dans les contes populaires européens et américains. Cela a permis un monde plus diversifié et plus proche de la fantaisie.

La plupart des studios concurrents de Disney ont été influencés par la série des Silly Symphonies, bien plus que par les séries de Mickey Mouse ou Donald Duck. Plusieurs studios ont créé des dessins animés plus aux moins musicaux : Leon Schlesinger au sein de Warner Bros. lance les Looney Tunes dont le premier court métrage sort en avril 1930 est réalisé par Hugh Harman et Rudolf Ising, des anciens de Disney. En 1931, Harman et Ising créent une autre série pour Warner, les Merrie Melodies. En 1934, insatisfaits chez Warner, Harman et Ising fondent leur propre studio, signent un contrat avec la Metro-Goldwyn-Mayer et lancent la série Happy Harmonies. On peut aussi citer Color Classics du Fleischer Studios lancée en 1934, après la nécessité de ce studio de réduire la production de Betty Boop.

Dingo (Disney)

Dingo (en anglais Goofy Goof) est un personnage de fiction de l’univers de Mickey Mouse créé par la Walt Disney Company en 1932. Ce chien anthropomorphe est l’un des meilleurs amis de Mickey. Sa principale caractéristique est une grande maladresse ; Jack Hannah le qualifie de « Simplet » et l’archiviste Disney, Dave Smith parle de « stupidité associée à un bon fond ».

Après une carrière au côté de Mickey et Donald, il a été, dans les années 1940 à 1960, le héros de sa propre série ainsi que de la sous-série Comment faire… Le personnage est aussi connu pour ces rôles d’homme moyen ayant même un fils et ainsi pour les courts métrages où la population est constituée de déclinaisons du personnage. En 1979, on adjoint à Dingo un cousin, mis en avant par Disney dans des campagnes de promotions principalement liées au sport, et repris en bandes dessinées, Sport Goofy. En 1954, on lui a adjoint un neveu, Gilbert. Puis à partir des années 1990, Dingo devient (à nouveau) père dans une série télévisée, son fils se prénomme Max… Mais rien ne précise qui sont leurs mères respectives. Cette série des années 1990 a été prolongée par deux longs métrages.

Laugh-O-Gram

Les studios avant des rénovations en 2004

Le Laugh-O-Gram Studio, ou la société Laugh-O-Gram Films Inc, est le nom du premier studio d’animation fondé par Walt Disney, en 1922 à Kansas City dans le Missouri, alors qu’il avait 21 ans.

Le studio et ses productions nommées Laugh-O-Grams marquent la première tentative de Disney de se lancer à son compte dans le monde du cinéma et de l’animation en particulier. Il fonde son studio dans la ville de Kansas City, loin de New York, alors capitale de l’animation, ou d’Hollywood, capitale du film en pleine croissance. Débordant d’enthousiasme mais inexpérimenté dans la gestion d’entreprise, il s’entoure de futurs grands noms de l’animation. Parmi ses employés, on retrouve Iwerks, Hugh Harman, Rudolf Ising, Carman Maxwell et Friz Freleng.

Le studio fait faillite un an après sa création mais contient déjà les racines des futurs succès de Disney.

Alice Comedies

Julius et Alice (Dawn Evelyn Paris) dans Alice’s Egg Plant, 1925

Les Alice Comedies sont une série de courts-métrages d’animation produits par Walt Disney au tout début de sa carrière à Hollywood, de 1923 à 1927. Dans cette série de films muets et en noir et blanc, une jeune fille prénommée Alice se retrouve régulièrement dans Cartoonland, un monde de dessins animés, avec entre autres personnages un chat nommé Julius. Elle comprend un pilote Alice’s Wonderland réalisé en 1923 à Kansas City puis 56 autres courts métrages muets en noir et blanc réalisés entre 1924 et 1927 à Hollywood.

La série est la première réalisée par Disney à Hollywood et marque le début du studio d’animation Disney, devenu la société The Walt Disney Company. La célèbre série Mickey Mouse, lancée en 1928, n’est que la troisième de Disney, précédée par Alice Comedies et Oswald le lapin chanceux.

Oswald le lapin chanceux

Oswald le lapin chanceux (Oswald the Lucky Rabbit) est une série de dessins animés tournant autour du personnage éponyme créé par Ub Iwerks et Walt Disney en 1927 et distribué par Universal Pictures, qui en détenait les droits. Le personnage d’Oswald le lapin a commencé sa carrière en 1927, juste après la fin des Alice Comedies.

Après quelques épisodes, Universal a confié la production à d’autres studios que celui de Disney, dont ceux de Charles B. Mintz et de Walter Lantz. C’est au moment de l’arrêt du contrat entre Disney et Universal qu’est né le personnage de Mickey Mouse.

Le personnage d’Oswald a été « récupéré » par la Walt Disney Company en à la faveur d’un échange.

Minnie Mouse

Minnie Mouse est un personnage de fiction de l’univers de Mickey Mouse créé en 1928 par Walt Disney. Comme Mickey, elle se présente sous l’aspect d’une souris anthropomorphe.

Mickey et Minnie sont d’éternels amants. Ils ne se sont jamais mariés et n’ont jamais habité ensemble, que ce soit dans un dessin animé ou une bande dessinée. Minnie n’a jamais eu de série à son nom bien qu’elle apparaisse dans certaines histoires Mickey Mouse alors que Mickey, lui, n’y figure pas.

Comme Mickey, Minnie s’est de plus en plus assagie au fil de ses apparitions. Dans Plane Crazy (1928), elle utilise ses sous-vêtements comme parachute alors qu’elle a montré l’exemple aux femmes américaines durant la Seconde Guerre mondiale pour la réutilisation des graisses culinaires afin de confectionner de munitions destinées aux soldats sur le front.

Blanche-Neige et les Sept Nains

Simplet, l’un des sept nains de « Blanche-Neige et les Sept Nains », à côté d’un de ses compagnons.

Blanche-Neige et les Sept Nains est le premier long-métrage d’animation et « classique d’animation » des studios Disney, sorti le au Carthay Circle Theater de Hollywood. Le film est une adaptation du conte éponyme des frères Grimm paru en 1812, conte fortement ancré dans les traditions européennes.

S’il n’est pas, contrairement à ce qui est souvent affirmé, le premier long-métrage d’animation de l’histoire du cinéma, Blanche-Neige et les Sept Nains éclipse ses prédécesseurs en raison de l’impact qu’il a suscité sur le public aux États-Unis comme à l’international, grâce au travail des nombreux artistes des studios Disney. Considéré par beaucoup comme un chef-d’œuvre, le film marque aussi une étape dans l’animation et même le septième art par les innovations tant techniques qu’artistiques développées et utilisées pour ce film. Le budget de production, 1,5 millions de $US, marque un record pour l’époque. L’investissement réalisé par l’entreprise fondée par Walt Disney a été largement rentabilisé par les revenus engendrés à la sortie et toujours aujourd’hui, faisant du film un succès indéniable.

Pinocchio (film, 1940)

Pinocchio au Magic Kingdom.

Pinocchio est le deuxième long-métrage d’animation et « Classique d’animation » des studios Disney, sorti en 1940 et inspiré du conte de Carlo Collodi, Avventure di Pinocchio, storia di un burattino (1881).

Avec ce nouveau long-métrage d’animation, Disney espérait renouveler le succès de Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) mais la Seconde Guerre mondiale ne permit pas d’atteindre le résultat escompté à l’époque. De plus, Walt Disney était à la même époque sur un projet plus ambitieux, Fantasia (1940). Le film constitue une prouesse significative dans les techniques d’animation, et il est souvent considéré comme le chef d’œuvre ultime de Disney. Il comporte malgré tout une part beaucoup plus sombre que les autres classiques de Disney.

Fantasia (film, 1940)

Fantasia est le troisième long-métrage d’animation et « Classique d'animation » des studios Disney, sorti à la fin de l'année 1940. Sa production a été lancée peu après Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), en parallèle de Pinocchio sorti au début de l'année 1940.

Ce film est une expérimentation sans dialogue dont le but est d'illustrer ou d’accompagner avec l'animation des thèmes de la musique classique. Huit extraits musicaux, joués pour la plupart par l'orchestre de Philadelphie sous la direction de Leopold Stokowski, composent les sept séquences de ce dessin animé. C'est aussi pour de nombreux auteurs et critiques une œuvre d’art d’un genre nouveau, un pont entre les arts et une « nouvelle forme de présenter l’art » (un nouveau média).

Les huit œuvres musicales choisies sont :

Fantasia, qui n'eut pas à sa sortie le succès habituel des productions Disney de l'époque, est le premier volet d'une série voulue par Walt Disney. Grâce à la volonté de Roy Edward Disney, neveu de Walt, un second volet Fantasia 2000 est sorti en 1999.

Dumbo (film, 1941)

Manège de Dumbo à Tokyo Disneyland.

Dumbo est le 5e long-métrage d’animation et le 4e « Classique d’animation » des studios Disney, sorti aux États-Unis en . Il est basé sur une histoire éponyme écrite par Helen Aberson et illustrée par Harold Perl, parue en 1939.

La production de ce film avait pour but de compenser les faibles revenus de Pinocchio et Fantasia, tous deux sortis en 1940. Le scénario d’origine, proche d’une version du Vilain Petit Canard mais avec un pachyderme, a été développé par Joe Grant et Dick Huemer pour devenir un film de 64 minutes, soit l’un des longs métrages les plus courts des studios Disney. Malgré sa brièveté et les nombreuses économies réalisées durant sa production, le film est devenu l’un des films préférés du public grâce à son histoire simple mais émouvante.

Bambi (film, 1942)

Bambi est le 6e long-métrage d'animation et le 5e « Classique d'animation » des studios Disney, sorti en 1942. Ce film est l'adaptation du roman Bambi, Eine Lebensgeschichte aus dem Walde (Bambi, l'histoire d'une vie dans les bois) de Felix Salten, paru en 1923.

Walt Disney a entamé le projet d'adapter cette œuvre dès 1935, juste après le début de la production de son premier long métrage Blanche-Neige et les Sept Nains. Mais en raison de différents contre-temps, le film a été plusieurs fois retardé. Pinocchio, Fantasia et Dumbo sont ainsi sortis avant Bambi. Malgré ou grâce à cela, il propose une qualité graphique incontestable, présentant des décors et des personnages très réalistes.

Dans ce film, Bambi, un faon nouveau-né, apprend, au hasard de ses promenades, mille et une choses qui sont pour lui autant de sources d'émerveillement. De l'été à l'automne, il découvre ainsi les saisons une à une et affronte, pour la toute première fois, l'hiver. Une suite intitulée Bambi 2 est sortie en 2006.

Toy Story

Toy Story ou Histoire de jouets (au Québec) est le premier long-métrage d’animation entièrement en images de synthèse des studios Pixar. Sorti en 1995 aux États-Unis, il est coproduit par les studios Disney. Toy Story a été réalisé par John Lasseter, écrit par Lasseter, Joss Whedon, Andrew Stanton, Joel Cohen et Alec Sokolow, et mis en musique par Randy Newman. Toy Story suit l’histoire d’un groupe de jouets qui prennent vie lorsque les humains sont absents ; Woody, une poupée représentant un cow-boy, et Buzz l’Éclair, une figurine d’astronaute, en font partie.

Le film a généré près de 362 millions de dollars de recettes à l’international ; les critiques qu’il a reçues ont été très positives, saluant à la fois l’innovation technique de l’animation et la qualité du scénario. En 2005, sa première année d’éligibilité, il a été sélectionné dans le National Film Registry pour son « importance culturelle, historique ou esthétique ».

En plus des sorties DVD, de nombreux produits dérivés de Toy Story sont apparus sur le marché : jouets, jeux vidéo, attractions, etc. Le film a fait l’objet de deux suites au cinéma : Toy Story 2 en 1999 et Toy Story 3 en 2010, ainsi que d’une série télévisée dérivée, Les Aventures de Buzz l’Éclair (2000-2001), dont Buzz l’Éclair, le film : Le Début des aventures, long-métrage directement sorti en vidéo en 2000, constitue le prologue.

Le Dragon récalcitrant

Le Dragon récalcitrant (The Reluctant Dragon) est le 4e long-métrage d’animation des studios Disney. Sorti en 1941, il est inspiré en partie du roman pour enfants homonyme de Kenneth Grahame, publié en 1898. C’est le premier long-métrage Disney comportant un mélange d’animation et de prises de vues réelles, si l’on excepte les séquences intermédiaires de Fantasia (1940). De ce fait, il n’est pas considéré comme un « Classique Disney ».

Malgré ce mélange, ce film est d’une grande importance car il présente l’envers du décor du studio Disney et, à la manière d’un documentaire, explique aux spectateurs le processus de création dans l’animation. À ce titre, il est un témoignage inestimable sur le studio Disney.

Saludos Amigos

Saludos Amigos est le 7e long-métrage d'animation et le 6e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1942, le film est un mélange de prises de vues réelles et de séquences d'animation se situant en Amérique latine.

Saludos Amigos, dont le titre signifie Bonjour les Amis en espagnol, est à la fois la première compilation de Disney et le premier film à être diffusé en Amérique latine avant de l'être aux États-Unis. Le terme compilation désigne ici le regroupement de courts métrages d'animation afin d'avoir une durée totale proche des longs métrages.

Une suite lui a été donnée deux ans plus tard : Les Trois Caballeros.

Victoire dans les airs (film)

Victoire dans les airs est le 8e long-métrage d'animation des studios Disney sorti en 1943, basé sur le livre Victoire dans les airs écrit par le major Alexander P. de Seversky en 1942 destiné à sensibiliser les Américains à la Seconde Guerre mondiale. Il n'est pas considéré comme un « classique » en raison du nombre important de prises de vues réelles qu'il contient.

Les deux œuvres mettent en avant la technique militaire du bombardement stratégique comme un moyen d'abréger le conflit mondial. Le film, après un historique de l'aviation en animation, laisse au major Alexander P. de Seversky le soin d'expliquer ses théories sur l'importance pour les Alliés d'avoir une armée aérienne forte afin de vaincre les puissances constituant l'Axe durant la Seconde Guerre mondiale.

Les Trois Caballeros

Les Trois Caballeros est le 9e long-métrage d'animation et le 7e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1944 et mêlant animation et prises de vues réelles, le film reprend plusieurs personnages de Saludos Amigos (1942).

Dans ce film, l'anniversaire de Donald Duck sert de prétexte pour découvrir les pays d'Amérique latine non visités dans Saludos Amigos et pour retrouver José Carioca le perroquet brésilien puis de découvrir le Mexique avec le coq Panchito Pistoles. Plusieurs thèmes sont abordés dont les traditions et danses locales.

Comme son prédécesseur le film mêle animation et prise de vue réelle. Techniquement le film repousse les limites précédemment établies et fait usage du procédé Technicolor. Parmi les acteurs filmés aux côtés des personnages d'animation, on retrouve trois vedettes sud-américaines et mexicaines de l'époque. Cette présence et ce qui est à l'origine une volonté de divertissement lié à la personnalité supposée de Donald, a provoqué de nombreuses réactions sur le caractère sexuel du film.

La Boîte à musique

La Boîte à musique est le 10e long-métrage d’animation et le 8e « Classique d’animation » des studios Disney. Sorti en 1946, ce film est une compilation de dix courts métrages musicaux, chantés par des artistes de l’époque. C’est la troisième compilation de courts métrages d’animation produite par le studio durant les années 1940, après Saludos Amigos en 1942 et Les Trois Caballeros en 1944.

Alors que les deux compilations précédents sont des mélanges d’animation et de prise de vue réelles basés sur le thème du voyage en Amérique du Sud, La Boîte à Musique reprend le principe de Fantasia (1940) : une exploration musicale et graphique à travers des séquences réalisées uniquement en animation. Cependant, à la différence de Fantasia, les compositions musicales sont plus variées, comprenant, outre de la musique classique, de la musique populaire avec notamment du jazz et du swing. Par ailleurs, les séquences mettent en scène des histoires plus fortement liées à la culture américaine que Fantasia, exception faite du conte russe Pierre et le Loup.

L’accueil du film est assez mitigé. Cette troisième compilation renforce la dissociation entre les premiers longs métrages, considérés par beaucoup comme des chefs-d’œuvre, et une période artistiquement moins glorieuse pour le studio, qui s’achèvera avec la sortie, en 1950, de Cendrillon.

Mélodie du Sud

Mélodie du Sud est le 11e long-métrage d'animation des studios Disney, mélangeant animation et prises de vues réelles. Sorti en 1946, il est adapté des Contes de l'Oncle Rémus (Tales of Uncle Remus) de Joel Chandler Harris, parus entre 1880 et 1905.

Le film met en scène trois contes de Harris inclus dans une histoire dramatique se déroulant dans le vieux Sud américain avec d'anciens esclaves et leurs anciens maîtres dans une plantation de coton. Bien que l'histoire soit située après la Guerre de Sécession, les éléments à caractère raciaux sont fortement présents, par les paroles et les attitudes des personnages réels ou d'animation. Tout au long de la conception du film, dans les années 1940, puis après sa sortie, le film a fait l'objet d'une importante controverse aux États-Unis autour des images et propos raciaux qu'il véhicule. Le film n'est plus ressorti au cinéma depuis les années 1980 et malgré quelques rares sorties sur supports vidéos il n'est plus disponible et ce de manière officiellement intentionnelle pour des raisons éthiques et morales.

Mélodie du Sud est l'une des rares productions Disney à n'avoir jamais connu de diffusion en DVD alors qu'un film jugé propagandiste tel que Victoire dans les airs (1943) est disponible dans la collection Walt Disney Treasures.

Coquin de printemps

Coquin de printemps (Fun and Fancy Free) est le 12e long-métrage d'animation et le 9e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1947 et comportant quelques prises de vues réelles, il est composé de deux moyens-métrages : Bongo, roi du Cirque et Mickey et le Haricot Magique, présentés par Jiminy Cricket.

La première séquence, Bongo, roi du cirque, est tirée d'une histoire de Sinclair Lewis et est narrée par Dinah Shore. Celle de Mickey et le Haricot magique est quant à elle une adaptation du conte traditionnel Jack et le Haricot magique. Jiminy Cricket puis Edgar Bergen servent à introduire les histoires et à conclure le film. Ce dernier se finit lorsque le toit de la maison de Bergen est arraché par le géant.

Mélodie Cocktail

Mélodie Cocktail — ou Le Temps d'une mélodie au Québec — est le 13e long-métrage d'animation et le 10e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1948, il s'agit d'une anthologie de sept courts métrages dans la lignée de Fantasia (1940) et de La Boîte à Musique (1946), mais incluant des prises de vues réelles.

Les sept séquences, assez disparates, reprennent des traits caractéristiques des précédentes productions de Disney. Ainsi, on retrouve deux séquences sur le folklore américain, une séquence d'animation surréaliste, une autre dans un monde d'objets anthropomorphes et d'autres mêlant animation et acteurs en prise de vue réelle. Plusieurs auteurs notent que le film, malgré un certain niveau technique et quelques éléments agréables, manque d'unité. D'après ces mêmes critiques, le film conforte le public dans son attente d'un retour aux standards de Disney, les longs métrages d'un seul tenant. Mélodie cocktail est la dernière compilation de courts métrages de Disney hormis la compilation Le Crapaud et le Maître d'école (1949) avec deux moyens métrages. Le long métrage Cendrillon est alors en production et prévu pour 1950.

En 1955, deux séquences issues du film ont été éditées sous le titre Contrasts in Rhythm tandis que cinq autres ont été regroupées avec quatre tirées de La Boîte à musique sous le nom de Music Land.

Danny, le petit mouton noir

Danny, le petit mouton noir est le 14e long-métrage d'animation des studios Disney. Sorti en 1948 et mêlant animation et prises de vues réelles comme Mélodie du Sud (1946), il est basé sur le livre Midnight and Jeremiah (1943) de Sterling North.

Le film possède une histoire assez simple basée sur la nostalgie du début du XXe siècle, mettant en vedette un jeune garçon prénommé Jeremiah qui cherche à démontrer qu'un mouton noir est un véritable champion de concours. Malgré d'intéressants points techniques, tant du côté animation que cinématographique, le film reste peu connu. Son principal intérêt réside dans le fait qu'après Mélodie du Sud, il confirme la diversification des studios Disney dans le cinéma en prises de vues réelles.

Le Crapaud et le Maître d'école

Le Crapaud et le Maître d'école ou Contes d'automne et de printemps au Québec est le 15e long-métrage d'animation et le 11e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1949, il est composé de deux moyens-métrages : La Mare aux grenouilles et La Légende de la Vallée endormie (Le Fantôme du cavalier au Québec), inspirés respectivement du roman Le Vent dans les saules (1908) de Kenneth Grahame et de Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête (1919) de Washington Irving.

Le film présente les histoires de deux personnages fabuleux de la littérature anglo-saxonne. Le film est surtout connu comme étant la dernière des compilations du studio Disney produites durant les années 1940 avant la sortie en 1950 de Cendrillon. Malgré son manque de reconnaissance, la première séquence de ce film sert de base à une attraction d'un parc Disney et plusieurs des personnages ont été réutilisés dans d'autres productions.

Cendrillon (film, 1950)

Le Château de Cendrillon au Magic Kingdom.

Cendrillon est le 16e long-métrage d'animation et le 12e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1950, il s'inspire du conte de Charles Perrault Cendrillon ou la Petite Pantoufle de verre, paru en 1697, et de la version des frères Grimm, Aschenputtel, publiée en 1812.

Le film Cendrillon partage de nombreux éléments avec Blanche-Neige et les Sept Nains, le premier long métrage du studio Disney, sorti en 1937, et est presque similaire : au niveau scénaristique, au niveau graphique, la personnalité et l'aspect des héroïnes, l'atmosphère, l'époque des événements et les éléments qui en font des contes de fées. Les deux films sont aussi des entreprises risquées pour le studio : Blanche-Neige parce qu'il était le premier long métrage, et Cendrillon parce qu'il devait renflouer le studio, qui était alors dans une position financière difficile. D'ailleurs, après huit années de compilations, le long métrage Cendrillon était très attendu. Heureusement pour la suite, les deux films ont été des succès tant commerciaux qu'artistiques, même si en comparaison des productions de la fin des années 1930 ou du début des années 1940, Cendrillon est pour de nombreux auteurs de qualité légèrement inférieure. On peut y voir à la fois les conséquences des années précédentes, difficiles pour le studio, mais aussi un certain désengagement de Walt Disney pour ce type de film.

Cendrillon, en partie grâce à son succès, marque le retour du studio Disney dans la production de longs métrages d'animation. Il fait aussi entrer l'entreprise Disney dans une nouvelle période faste, avec une diversification des productions, pour la plupart initiées ou ayant leurs racines à la fin des années 1940. Entre 1950 et 1955, le studio se lance dans la télévision, les longs métrages en prise de vue réelle et les parcs à thèmes. Un autre effet du film est un impact psychologique assez fort, car il conforte un imaginaire spécifique de Disney, établi dans les productions précédentes, et qui sera prolongé dans les suivantes. En analysant ce film, de nombreux auteurs évoquent une formule, une recette, des conventions définissant une notion de « classique Disney ». Ces éléments ont été assimilés par des générations d'enfants puis d'adultes, et, pour certains spécialistes, les effets de cet imaginaire imposé ne sont pas sans conséquence.

L'histoire de Cendrillon a été prolongée dans les années 2000 avec deux suites, sorties directement sur le marché vidéo : Cendrillon 2 : Une vie de princesse en 2002 et Le Sortilège de Cendrillon en 2007.

Alice au pays des merveilles (film, 1951)

« The Mad Tea Party », illustration de John Tenniel (1865).

Alice au pays des merveilles est le 17e long-métrage d’animation et le 13e « Classique d’animation » des studios Disney. Sorti en 1951, ce film est l’adaptation du roman de Lewis Carroll, Les Aventures d’Alice au pays des merveilles (Alice’s Adventures in Wonderland, 1865) et de sa suite, De l'autre côté du miroir (Through the Looking-Glass, 1871).

L’œuvre de Lewis Carroll possède un long parcours au sein des studios Disney : c’est avec la série Alice Comedies, une adaptation très libre du livre mêlant animation et prises de vues réelles, que Walt Disney commence sa carrière à Hollywood en 1923. Par la suite, plusieurs projets reprennent le concept ou l’histoire d’Alice. À la fin des années 1930, avec le succès de Blanche-Neige et les Sept Nains, Disney décide d’en tirer un long métrage. Il pense d’abord reprendre le principe animation/prises de vues réelles avec Mary Pickford mais la Seconde Guerre mondiale force les studios à repousser le projet. Celui-ci est relancé au milieu des années 1940, avec le succès de Mélodie du Sud (1946) mais les problèmes liés à l’adaptation de l’œuvre de Carroll incitent Disney à se tourner vers l’animation pure.

À sa sortie, le film n’attire pas le public escompté qui, soutenu par la presse, critique les libertés prises avec l’œuvre originale. Au sein du studio, les créateurs du film, dont Walt Disney, estiment également que le film ne répond pas à leurs attentes. Par la suite, le film trouve le succès auprès d’une partie des étudiants des années 1960, ceux de la mouvance hippie. Malgré ses nombreux problèmes, le film gagne avec le temps son statut de « classique ». En 2010, une suite lui a été donnée, réalisée par Tim Burton, mélangeant prises de vues réelles et images de synthèse, intitulée également Alice au pays des merveilles.

Peter Pan (film, 1953)

Peter Pan est le 18e long-métrage d'animation et le 14e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1953 sous le titre Les Aventures de Peter Pan, il est l'adaptation de la pièce homonyme de J. M. Barrie créée en 1904.

Le film tente, comme Alice au pays des merveilles (1951), d'adapter une œuvre récente de la littérature jeunesse britannique. Plusieurs auteurs s'accordent pour dire que Disney a réussi cette adaptation, Peter Pan devenant l'un des chefs-d'œuvre des studios. Toutefois, le film Peter Pan est régulièrement utilisé par d'autres auteurs pour critiquer le studio. Parmi les points les plus souvent relevés comme sources de critiques sont l'aspect (trop) séduisant de la Fée Clochette, les métaphores homosexuelles autour de plusieurs personnages (Peter Pan en tête), et l'usage de stéréotypes sur les Amérindiens. La production du film, assez difficile au niveau de l'adaptation, souffre aussi de la diversification, à l'époque, des activités de la société Disney et des nombreux projets de Walt Disney.

En 2002, le film a fait l'objet d'une suite : Peter Pan 2 : Retour au Pays imaginaire.

La Belle et le Clochard

Photo d’un cocker.

La Belle et le Clochard (Lady and the Tramp) est le 19e long-métrage d’animation et le 15e « Classique d’animation » des studios Disney. Sorti en 1955, il est adapté d’une histoire de Ward Greene, Happy Dan, the Whistling Dog, parue en 1937.

La Belle et le Clochard marque une étape importante dans l’histoire des studios Disney à plusieurs titres : c’est le premier de leurs longs métrages d’animation à utiliser le format d’image CinemaScope (2,55:1), utilisé à partir de 1953, et à bénéficier du son stéréo (quatre voies), si l’on excepte la tentative de Fantasia (1940) en « Fantasound ». Cependant, peu de salles étant encore équipées à cette époque pour le CinemaScope, il fut entièrement retourné au format 1,37:1. C’est également le premier film distribué par Buena Vista Pictures Distribution, une société créée en 1954 par Walt Disney afin de ne plus être dépendant d’autres groupes cinématographiques (Disney était jusqu’alors distribué par RKO Radio Pictures).

L’histoire du film est aussi marquée par la présence de la chanteuse Peggy Lee, qui, à la fin des années 1980, assigna le studio en justice avec succès pour obtenir des dédommagements sur la vente de cassettes vidéo du film, support non prévu dans son contrat initial. La chanteuse fut suivie par d’autres professionnels, et les contrats ont, par la suite, été modifiés pour éviter ce type de procès.

Une suite intitulée La Belle et le Clochard 2 : L’Appel de la rue est sortie directement en vidéo en 2001.

La Belle au bois dormant (film, 1959)

Le Château de la Belle au bois dormant de Disneyland.

La Belle au bois dormant (Sleeping Beauty), est le 20e long-métrage d'animation et le 16e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1959, il est adapté des versions du conte La Belle au bois dormant de Charles Perrault (1697) et des Frères Grimm (Dornröschen, 1812).

Avec La Belle au bois dormant, le studio Disney reprend des ingrédients de la recette lui ayant assuré le succès de Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) et Cendrillon (1950) mais malgré une indéniable qualité technique, le succès n'est pas au rendez-vous. Le public de la fin des années 1950 préfère les films familiaux, les westerns et les productions télévisuelles comme Disneyland et The Mickey Mouse Club. Graphiquement, le film est remarqué pour ses décors évoquant le gothique et les enluminures des Très Riches Heures du duc de Berry. Le personnage de la sorcière, Maléfique, est pour de nombreux auteurs l'élément le plus marquant du film que ce soit sa tenue, sa personnalité ou sa métamorphose en dragon. Le Prince charmant sort aussi son épingle du jeu avec un rôle plus développé que les incarnations des précédents contes de fées adaptés par le studio.

Les 101 Dalmatiens (film, 1961)

Un dalmatien femelle.

Les 101 Dalmatiens (One Hundred and One Dalmatians) est le 21e long-métrage d'animation et le 17e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1961, il est adapté du roman de Dodie Smith The One Hundred and One Dalmatians (1956).

Ce film est le premier à avoir utilisé la technique de la xérographie dans le domaine de l'animation, procédé allongeant la liste des nombreuses innovations techniques des studios Disney et sans lequel le film n'aurait jamais vu le jour (étant donné le nombre de chiens à animer). Le film innove aussi en se déroulant à l'époque contemporaine (on y regarde la télévision) et en s'éloignant de la recherche du réalisme parfait pour les personnages humains. Le film est enfin marqué par son « méchant », caricatural et haut en couleur, Cruella d'Enfer, qui éclipse pour la première fois les autres personnages.

Un remake en prises de vue réelles a été réalisé en 1996, Les 101 Dalmatiens avec Glenn Close en Cruella, suivi des 102 Dalmatiens en 2000. Côté animation, une série TV, Les 101 Dalmatiens, la série (1997-1998), a été créée, ainsi qu'un second long-métrage, intitulé Les 101 Dalmatiens 2 : Sur la trace des héros, sorti en 2003.

Merlin l'Enchanteur (film, 1963)

The Sword in the Stone à Hong Kong Disneyland.

Merlin l'Enchanteur (The Sword in the Stone) est le 22e long-métrage d'animation et le 18e « classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1963, il est adapté du livre de Terence Hanbury White L'Épée dans la pierre (1938) et s'inspire librement du magicien Merlin, célèbre personnage de la légende arthurienne.

Le film reprend des thèmes habituels de Disney, le monde médiéval et la magie, mais pour de nombreux auteurs cette adaptation d'une légende ne possède pas les qualités d'un « classique de Disney ». La genèse du film doit essentiellement à l'obstination d'un homme, le scénariste Bill Peet qui développe seul la majeure partie de la trame du film, histoire et personnages compris. Mais la production de l'œuvre se fait à une période où le studio et la société Disney se consacrent à d'autres sujets, les films en prise de vue réelle, la télévision ou les parcs à thèmes. Les longs métrages d'animation sont relégués au second plan aussi pour des raisons budgétaires. Les critiques attribuent les raisons de l'échec de Merlin l'Enchanteur aussi bien au sujet du film en lui-même, au scénariste et à son adaptation de l'histoire de White, au réalisateur Wolfgang Reitherman ayant un style inapproprié, ainsi qu'aux acteurs ayant prêté leur voix. Mais la plupart reconnaissent la qualité artistique du film avec par exemple un duel final de magiciens qui voit s'opposer Merlin et Madame Mim dans une succession de métamorphoses. En résumé, Merlin l'Enchanteur possède une animation de qualité mais n'a pas marqué le public.

Mary Poppins (film, 1964)

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Mary Poppins est un film musical américain de Robert Stevenson adapté du roman éponyme de Pamela L. Travers et sorti en 1964. Mêlant prises de vues réelles et animation, il est considéré comme le 23e long métrage d'animation des studios Disney.

Après une longue période de tractations entre Walt Disney et Pamela L. Travers pour obtenir les droits d'adaptation, la production du film commence en 1960 pour s'achever en 1964. Cette période fait l'objet d'un long métrage de fiction, Dans l'ombre de Mary (Saving Mr. Banks) réalisé par John Lee Hancock, sorti en 2013 avec Tom Hanks dans le rôle de Walt Disney. Révélant le talent de Julie Andrews et confirmant celui de Dick Van Dyke, Mary Poppins est l'une des productions Disney les plus chaleureusement accueillies par le public et la presse, remportant de nombreux prix (dont cinq Oscars), bien que certains spécialistes estiment que sa forme rappelle plus les années 1940 que le milieu des années 1960. Le film est remarquable sur plusieurs points, comme le traitement en « comédie musicale » ou le mélange entre prises de vue réelles et animation, même si cette dernière, qui constitue pourtant l'activité originelle des studios Disney, passe au second plan, phénomène qui s'amplifiera dans les décennies suivantes. Réalisé à une période qui voit l'institutionnalisation des critiques chez une élite intellectuelle devenue le fer de lance des détracteurs de Disney, Mary Poppins est aussi une œuvre-testament qui couronne la carrière de Walt Disney, mort deux ans plus tard.

Le Livre de la jungle (film, 1967)

Le Livre de la jungle (The Jungle Book) est le 24e long-métrage d'animation et le 19e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1967, il est inspiré du livre du même nom de Rudyard Kipling, paru en 1894. Le film présente le jeune Mowgli élevé par des loups et qui, accompagné de la panthère Bagheera, doit retourner dans un village auprès des hommes pour échapper au tigre mangeur d'hommes et terreur de la jungle, Shere Khan. Durant son voyage, Mowgli rencontre Kaa le serpent hypnotiseur, un groupe d'éléphants, Baloo l'ours bon-vivant et un groupe de singes mené par le Roi Louie qui cherche à devenir un homme.

Le film est marqué par une qualité graphique élevée, mais surtout par l'utilisation d'acteurs vocaux célèbres ayant fortement influencé voire inspiré les personnages comme Phil Harris (Baloo), Louis Prima (Roi Louie) et George Sanders (Shere Khan). Pour plusieurs auteurs, la présence de fortes personnalités vocales et un scénario assez simple sans vrais méchants font du Livre de la jungle une succession de scènes musicales divertissantes, mais où il manque un petit quelque chose. Le film est aussi marqué par la mort de Walt Disney quelques mois avant sa sortie. Pour le studio Disney, l'ensemble marque le début d'une période désignée à la fois comme une forme de déclin, de léthargie, mais aussi de perpétuelle réutilisation d'une même formule, justement utilisée pour Le Livre de la jungle.

Malgré les critiques, Le Livre de la jungle est un succès commercial et sert de base à de nombreux produits dérivés. Deux séries animées « spin-off » ont été créées : Le Livre de la jungle, souvenirs d'enfance (1996-1998), qui raconte l'enfance des personnages, et Super Baloo (1990-1994), où Baloo travaille comme pilote d'avion. Un remake en prise de vue réelle a été produit en 1994 avec le même titre Le Livre de la jungle‎ ainsi qu'une préquelle avec acteurs intitulée The Jungle Book: Mowgli's Story. Une suite au film d'animation est réalisée en 2003 avec Le Livre de la jungle 2.

Les Aristochats

Promotion du film à Amsterdam en 1971, avec des costumes représentant deux personnages dont Scat Cat.

Les Aristochats (The Aristocats) est le 25e long-métrage d'animation et le 20e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1970 et réalisé par Wolfgang Reitherman, ce film est inspiré d'une histoire de Tom McGowan et Tom Rowe, qui met en scène des chats, désignés comme héritiers par une vieille dame parisienne, aux prises avec un majordome qui souhaite bénéficier seul et plus rapidement de cet héritage.

Ce film est le dernier dont la production a été approuvée par Walt Disney, décédé fin 1966, avant que le film ne soit réalisé. L'élément le plus important du film est sa musique, avec la participation de Maurice Chevalier et des frères Sherman. Malgré un succès en salles, les critiques négatives sont nombreuses surtout à cause de la réutilisation d'une recette classique, tant dans le scénario que dans l'animation, dans les acteurs ou dans la musique. Cet usage est souvent vu comme une conséquence du décès de Walt Disney tandis que d'autres évoquent la mise à la retraite progressive de la plupart des artistes du studio. L'absence d'un méchant d'envergure est aussi un sujet de critiques.

Pour les studios Disney, après Le Livre de la jungle en 1967, le film s'inscrit dans les prémices de la période de déclin des années 1970 qui précède une forme de léthargie tout au long des années 1980, avant le Second âge d'or, débutant en 1989.

L'Apprentie sorcière

Angela Lansbury en 1957.

L'Apprentie sorcière (Bedknobs and Broomsticks) est un film de Robert Stevenson, et le 26e long-métrage d'animation produit par les studios Disney, distribué par Buena Vista Distribution Company et sorti le 13 décembre 1971 en Amérique du Nord. Mêlant animation et prises de vues réelles, comme Mary Poppins (1964), ce film est adapté des romans de l'écrivain anglaise Mary Norton The Magic Bed Knob or How to Become a Witch in Ten Easy Lessons (1943) et Bonfires and Broomsticks (1947). Les personnages principaux sont interprétés par Angela Lansbury et David Tomlinson.

Le film est souvent comparé à Mary Poppins de par leurs nombreuses ressemblances, mais L'Apprentie sorcière est loin d'égaler son prédécesseur. Parmi les raisons du faible succès tant critique que financier, beaucoup d'auteurs évoquent l'absence de Walt Disney, mort cinq ans avant la sortie du film. Le studio semble dans l'attente d'un nouveau souffle depuis le départ de son fondateur, tandis que les animateurs et équipes techniques reproduisent une même recette. Certains auteurs notent quelques changements principalement associés à l'évolution de la société américaine comme la morale du film ou la représentation de la femme. Le film est aussi notable pour être la dernière participation des frères Sherman à une production Disney, après dix ans de collaboration.

Robin des Bois (film, 1973)

Robin des Bois (Robin Hood) est le 27e long-métrage d'animation et le 21e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1973, il s'inspire à la fois de la légende de Robin des Bois et du Roman de Renart, un recueil de récits médiévaux français des XIIe et XIIIe siècles.

Le studio Disney envisage d’adapter le Roman de Renart dès les années 1930. De nombreuses idées remontant à ce projet sont reprises pour adapter la légende du voleur justicier anglais, notamment l'utilisation d'animaux anthropomorphes comme personnages. Le projet porté par Ken Anderson est validé par Walt Disney peu avant sa mort en 1966, ce qui lance la production de Robin des Bois.

La réalisation de Robin des Bois est marquée par la réutilisation d'éléments d'animation des précédentes productions Disney, tandis que des acteurs reproduisent peu ou prou des prestations antérieures : ainsi Phil Harris, qui interprétait l'ours Baloo dans Le Livre de la jungle (1967), joue à nouveau un ours, Petit Jean.

Du côté du scénario, offrir le rôle de héros à un voleur entre en conflit avec la morale établie et diffusée par le studio. Le scénario du film et les personnalités des personnages sont vivement critiqués, et malgré un succès relatif en salle, le film ne se hisse pas à la hauteur des précédentes productions du studio. De nombreux critiques attribuent les problèmes du film à l'atmosphère qui règne à l'époque au sein des studios Disney, toujours affectés par la mort de leur fondateur.

Les Aventures de Winnie l'ourson (film)

Ralph Wright devant l'affiche de Winnie l'ourson et l'Arbre à miel en 1968.

Les Aventures de Winnie l'ourson ou Les Merveilleuses Aventures de Winnie l'ourson au Québec (The Many Adventures of Winnie the Pooh) est le 28e long métrage d'animation et le 22e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 1977 et basé sur les personnages d'Alan Alexander Milne créés en 1926, ce film est en fait la réunion de trois moyens métrages préexistants : Winnie l'ourson et l'Arbre à miel (1966), Winnie l'ourson dans le vent (1968) et Winnie l'ourson et le Tigre fou (1974), agrémentés de transitions inédites.

Les critiques sont peu nombreuses en raison de l'exploitation d'abord en moyen métrage puis en une compilation. Certains spécialistes de Disney font même l'impasse sur ce long métrage dans leur anthologie. Le principal intérêt du film est de regrouper les premiers moyens métrages consacrés à Winnie l'ourson avant que le studio ne se lance à partir des années 1980 dans une exploitation plus large de la franchise Winnie l'ourson, avec des séries d'animations et plusieurs longs métrages. À partir de 2002, les éditions DVD du film Les Aventures de Winnie l'ourson comportent, en bonus, un moyen métrage supplémentaire, Sacrée journée pour Bourriquet, produit en 1983.

Ratatouille (film)

Brad Bird, après la victoire de l'Oscar du meilleur film d'animation

Ratatouille [ra.ta.tuj] est le huitième film d’animation en images de synthèse de Pixar Animation Studios. Il a été distribué, comme les précédents, par Walt Disney Pictures et est sorti en salles à partir du .

Il raconte les aventures mouvementées d’un rat, baptisé Rémy, qui est séparé de sa famille lors d’une fuite en catastrophe de sa colonie, délogée de son lieu d’établissement. Rémy s’installe alors dans les cuisines d’un très grand restaurant parisien nommé Chez Gusteau !. Le film a été réalisé par Brad Bird, déjà réalisateur pour Pixar du long métrage oscarisé Les Indestructibles, d’après une idée originale de Jan Pinkava, également détenteur d’un Oscar reçu en 1998. Pinkava était le réalisateur originellement en charge au projet Ratatouille, mais il a été démis de cette fonction pour devenir simple coréalisateur.

Ratatouille a notamment été trois fois nommé aux Oscars 2008 : pour celui du meilleur film d’animation, celui de la meilleure chanson originale et celui du meilleur scénario. Au total, il obtiendra aussi treize nominations aux Annie Awards (dont 9 récompenses) et une victoire aux Golden Globes dans la catégorie « Meilleur film d’animation ». Le film a pour l’instant remporté près de dix-huit prix internationaux et a été nommé pour divers autres prix à vingt-sept reprises.

La Reine des neiges (film, 2013)

Cosplays d'Elsa et d'Anna à Disneyland.

La Reine des neiges (Frozen en anglais) est le 127e long-métrage d'animation et le 53e « Classique d'animation » des studios Disney. Sorti en 2013, il est librement inspiré du conte éponyme de Hans Christian Andersen publié en 1844. Il raconte l'histoire de l'optimiste et intrépide princesse Anna, partie en voyage aux côtés de Kristoff le montagnard, de Sven, son fidèle renne, et d'un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, afin de retrouver sa sœur, Elsa, exilée à cause de ses pouvoirs glacials, qui a accidentellement plongé le royaume d'Arendelle dans un hiver éternel.

Pendant plusieurs années de réflexion et de tentatives d'adaptation avortées, plusieurs intrigues différentes ont été imaginées pour mettre en scène La Reine des neiges. Le film est définitivement commandé en 2011 avec un scénario écrit par Jennifer Lee, également co-réalisatrice avec Chris Buck, et les voix d'Idina Menzel, Kristen Bell, Jonathan Groff, Josh Gad et Santino Fontana (respectivement doublés en français par Anaïs Delva, Emmylou Homs, Donald Reignoux, Dany Boon et Guillaume Beaujolais). Les chansons ont été composées et écrites par Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez ; la musique orchestrale par Christophe Beck (Paperman). Le film a reçu un accueil critique plutôt positif et connu un grand succès. Certaines critiques considèrent La Reine des neiges comme le meilleur film d'animation musical de Disney depuis l'ère de la Renaissance Disney. Il est devenu le plus grand succès de tous les temps pour un film d'animation en dépassant contre toute attente le milliard de dollars de recettes de Toy Story 3. Le film a été largement récompensé, notamment comme meilleur film d'animation aux Annie Awards 2014, aux Oscars du cinéma 2014 et aux Golden Globes 2014. Idina Menzel a également été saluée pour la chanson Let It Go (Libérée, délivrée).

La Reine des neiges (bande originale)

Idina Menzel, la voix d'Elsa dans La Reine des neiges.

La bande originale du film La Reine des neiges sorti en 2013 est un album publié par Walt Disney Records dont la partition orchestrale a été composée par Christophe Beck et les chansons écrites par Kristen Anderson-Lopez et Robert Lopez. Il est constitué des musiques entendues dans le film, incluant la chanson oscarisée Let It Go (Libérée, délivrée) chantée par Idina Menzel et reprise par Demi Lovato. Il existe une version deluxe qui contient des démos et des versions karaoké, ainsi que des chansons inédites retirées du film, dont Life's Too Short. Le compositeur Christophe Beck s'est beaucoup inspiré de la musique Sámi, et une chanson, Vuelie, a été composée par le Norvégien Frode Fjellheim.

La bande originale a été sélectionnée aux Grammy Awards et a connu un grand succès, certifiée trois fois platine aux États-Unis et diamant au Japon. L'album a reçu un accueil critique contrasté : certains mettent l'accent sur le talent des chanteurs et sur les chansons réussies, d'autres regrettent les anciennes grandes mélodies Disney comme Un jour mon prince viendra de Blanche-Neige et les Sept Nains (1937) et soulignent le manque d'originalité.

New Amsterdam Theatre

New Amsterdam Theatre à New York

Le New Amsterdam Theatre est une salle de spectacle située sur la 42e rue près de Times Square à New York. Elle fut d'abord ouverte en 1903 et était un haut lieu de la vie mondaine de New York principalement de 1913 à 1927 sous le surnom de Ziegfeld Follies.

Après une transformation en cinéma à partir de 1937 puis plusieurs années de décrépitude, la salle fut louée en 1994 par la Walt Disney Company pour 97 ans. Elle lança par la suite un important projet de réhabilitation du quartier environnant, le Disney's New Deuce. Disney rénova la salle grâce aux ingénieurs et artistes de Walt Disney Imagineering et inaugura pour la deuxième fois le théâtre le 2 avril 1997.

Depuis le New Amsterdam Theatre présente régulièrement les comédies musicales de Disney, produites par les Walt Disney Theatrical Productions.

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It's a Small World

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« It's a Small World » est l'une des attractions les plus connues des parcs à thèmes Disney. Elle est présente dans chacun des cinq complexes Disney de par le monde. Comme trois autres attractions de Disney, l'histoire de It's a Small World commence avec la Foire Internationale de New York 1964-1965. Elle a été conçue pour le pavillon de l'Unicef alors financé par la société Pepsi-Cola. Après la fin de la foire internationale elle a été démontée, déménagée et reconstruite dans le parc Disneyland en Californie.

L'attraction consiste en une croisière au milieu de poupées représentant toutes les nationalités et chantant un hymne à la fraternité composé par les frères Sherman. L'aspect graphique des décors est l'œuvre de Mary Blair, qui fut aussi directrice artistique sur plusieurs films d'animation de Disney comme Cendrillon (1950) et Peter Pan (1953).

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Space Mountain

Space Mountain est l'une des attractions phares des parcs à thèmes de Disney. Elle a été reproduite dans chacun des Royaumes Enchantés dans le pays Tomorrowland/Discoveryland.

L'attraction ouvrit pour la première fois au Magic Kingdom de Walt Disney World Resort en 1974. Celle de Disneyland en 1977 et de Tokyo Disneyland en 1983 suivirent rapidement. En 1995 la version du Parc Disneyland de Paris ouvrit avec un nouveau concept pour être intégré dans celui de Discoveryland. La version de Hong Kong Disneyland reprend elle la nouvelle version 2005 de la Space Mountain de Disneyland.

L'attraction est un parcours de montagnes russes en intérieur, ce qui permet l'ajout d'effets de lumières. Ainsi, certaines portions des rails sont invisibles. Ce principe, imaginé par Disney, permet d'augmenter l'effet de surprise pour les visiteurs et compense l'absence de certains autres éléments typiques des autres montagnes russes.

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M. Night Shyamalan

Bryce Dallas Howard et Night Shyamalan

Manoj Nelliyattu Shyamalan (മനോജ് നൈറ്റ് ശ്യാമളന en malayalam), né le 6 août 1970 à Pondichéry, plus connu sous le nom de M. Night Shyamalan ( 'ʃæ.mæ.lɔːn : « SHAH-ma-lahn » ) est un réalisateur, scénariste, producteur et acteur de cinéma américain d'origine indienne. Il a notamment été nominé à plusieurs reprises aux Oscars, pour sa réalisation et son scénario de Sixième Sens.

À l'instar de Woody Allen, Alfred Hitchcock, Charlie Chaplin, ou Quentin Tarantino, on le retrouve la plupart du temps dans ses propres films. Par exemple, il joue le rôle du docteur Hill dans son long métrage Sixième Sens, ou encore celui d'un dealer dans Incassable. Ses apparitions ne sont généralement pas reconnues comme des caméos ; en effet, elles influencent le cours de l'histoire, à la différence de celles d'Alfred Hitchcock. Dans La Jeune Fille de l'eau, il interprète l'un des premiers rôles : il permet à la narf de regagner son monde, en élucidant le mystère des Tartoutiks.

Souvent à l'origine de polémiques, M. Night Shyamalan s'est révélé comme un maître du thriller, et a su se démarquer des autres réalisateurs de sa génération.

Kingdom Hearts

Kingdom Hearts (キングダム ハーツ, Kingudamu Hātsu?) est une série de jeux vidéo d'action-RPG développée et éditée par Square Enix, qui marque l'association entre Disney Interactive Studios et l'univers des jeux de Square sous la direction de Tetsuya Nomura. Kingdom Hearts est donc un crossover entre plusieurs personnages de Square et l'univers Disney qui a lieu dans un monde parallèle créé spécialement pour la série. Dans chacun des opus, les voix des personnages de Disney sont interprétées par les mêmes célébrités que dans leur œuvre d'origine.

Les personnages de la franchise de Square Enix Final Fantasy font eux aussi des apparitions et interagissent avec le joueur et avec les personnages de Disney. La série tourne autour de la recherche des amis de Sora, le personnage principal, et de ses rencontres avec les personnages de Disney et de Final Fantasy au travers de différents mondes.

En 2012, la série compte sept épisodes sortis sur différentes consoles de jeux vidéo, mais de futurs opus sont programmés. Même si chaque titre ne reçoit pas le même succès, la plupart des jeux de la série sont acclamés par les critiques et reçoivent un important succès commercial. En mars 2011, la série Kingdom Hearts s'est vendue à plus de 17 millions d'exemplaires à travers le monde. Une grande variété de produits dérivés est sortie, comprenant les bandes originales, des figurines, guides de jeux, romans et une série en manga.

Scrubs

Zach Braff interprète le personnage principal de la série, John « JD » Dorian.

Scrubs ou Toubib or not Toubib est une sitcom américaine créée par Bill Lawrence et diffusée depuis le sur le réseau NBC. En France, la série est diffusée depuis le sur TPS Cinéstar, sur Paris Première - en version multilingue - et depuis le sur M6. En Suisse romande, elle est diffusée depuis le par la TSR en bicanal et depuis le en Belgique francophone sur Plug TV.

La série raconte les aventures du personnel de l’hôpital du Sacré-Cœur, et notamment celle de l’interne John « JD » Dorian (Zach Braff). Malgré son statut de médecin, JD est un grand enfant qui possède la particularité de se perdre fréquemment dans ses pensées, retransmises par sa voix intérieure, et de s’imaginer des scènes loufoques inspirées de la réalité, qui sont alors représentées à l’écran, parfois en plein milieu d’une discussion avec les autres personnages.

Scrubs peut avoir plusieurs significations en argot anglais. Ici le terme fait référence à la fois aux blouses portées par le personnel médical et à un groupe de personnes de second ordre incompétentes.

Pulp Fiction

Une femme brune allongée sur le ventre les jambes à demi-repliées et fumant une cigarette, avec un pistolet et un magazine posé devant elle, parodiant Uma Thurman sur l'affiche du film.

Pulp Fiction, ou Fiction Pulpeuse au Québec, est un film de gangsters américain réalisé par Quentin Tarantino et sorti en 1994. Utilisant la technique de narration non linéaire, il entremêle plusieurs histoires ayant pour protagonistes des membres de la pègre de Los Angeles et se distingue par ses dialogues stylisés, son mélange de violence et d'humour et ses nombreuses références à la culture populaire. Sa distribution principale se compose notamment de John Travolta, dont la carrière a été relancée par ce film, Samuel L. Jackson, Bruce Willis et Uma Thurman.

Il a été récompensé par la Palme d'or au Festival de Cannes 1994, ainsi que par l'Oscar du meilleur scénario original l'année suivante, et a été un succès aussi bien critique que commercial, établissant ainsi définitivement la réputation de Tarantino. Il est, selon le classement établi en 2007 par l'AFI, le 94e meilleur film américain de tous les temps. L'AFI le classe également à la 7e place de sa liste des meilleurs films de gangsters.

Le film revendique son artificialité et est considéré comme l'un des principaux représentants du cinéma postmoderne. Sa structure et son style non conventionnels en ont fait un film culte dont l'influence s'est ressentie sur de nombreux autres films mais aussi dans d'autres domaines culturels. Il tient son nom des pulp magazines, type de revues très populaires dans la première moitié du XXe siècle aux États-Unis et connues pour leur violence graphique et leurs dialogues incisifs.