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Golfe du Saint-Laurent

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Golfe du Saint-Laurent
Carte du golfe du Saint-Laurent.
Carte du golfe du Saint-Laurent.
Géographie humaine
Pays côtiers Drapeau du Canada Canada
Drapeau de la France France
Subdivisions
territoriales
Drapeau du Québec Québec
Drapeau du Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Drapeau de l'Île-du-Prince-Édouard Île-du-Prince-Édouard
Drapeau de la Nouvelle-Écosse Nouvelle-Écosse
Drapeau de Saint-Pierre-et-Miquelon Saint-Pierre-et-Miquelon
Drapeau de Terre-Neuve-et-Labrador Terre-Neuve-et-Labrador
Géographie physique
Type Golfe
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 48° 28′ 48″ nord, 60° 39′ 36″ ouest
Subdivisions Baie de Gaspé
Baie des Chaleurs
Baie Saint-Georges (N.-É.)
Baie Saint-Georges (T.-N.)
Détroit de Jacques-Cartier
Détroit de Canso
Détroit de Northumberland
Détroit de Cabot
Détroit de Belle Isle
Superficie 226 000[1] km2
Profondeur
· Moyenne 152[1] m
· Maximale 530 m
Volume 34 500[1] km3
Géolocalisation sur la carte : Canada
(Voir situation sur carte : Canada)
Golfe du Saint-Laurent

Le golfe du Saint-Laurent est un golfe de l'Est du Canada communiquant avec l'océan Atlantique. Avec une superficie d'environ 226 000 km2, il s'agit de l'un des plus vastes golfes intérieurs au monde. Il draine un bassin versant de 1 600 000 km2 comprenant les Grands Lacs nord-américains. Le fleuve Saint-Laurent s'y jette à l'extrémité orientale de l'estuaire du Saint-Laurent.

Localisation

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L'Organisation hydrographique internationale (OHI) définit les limites du golfe du Saint-Laurent de la façon suivante[2] :

Hydrographie

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Carte
Détroits et baies du golfe.

Le golfe du Saint-Laurent est délimité au nord par la péninsule du Québec-Labrador comprenant la Côte-Nord du Québec, à l'est par Terre-Neuve, au sud par la côte sud-est de l'île du Cap-Breton, au sud-ouest par la Nouvelle-Écosse, et à l'ouest par le Nouveau-Brunswick puis par la Gaspésie (province de Québec).

Il communique avec l'Atlantique à travers deux passages : le détroit de Belle Isle entre Terre-Neuve et le Labrador puis le détroit de Cabot entre Terre-Neuve et l'île du Cap-Breton. Une troisième embouchure, le détroit de Canso entre l'île du Cap-Breton et la Nouvelle-Écosse continentale, a été fermée à la suite de la construction de la chaussée de Canso en 1955.

Dans l'Ouest du golfe se situent la baie des Chaleurs, un bras de mer du golfe du Saint-Laurent, un peu plus au sud l'estuaire de la rivière Miramichi (ou baie de Miramichi), au sud-ouest le détroit de Northumberland qui sépare l'île du Prince-Édouard du continent et enfin au sud la baie Saint-Georges (Nouvelle-Écosse) (en), formée par la péninsule de Nouvelle-Écosse et l'île du Cap-Breton.

Le golfe du Saint-Laurent draine un bassin versant de 1 600 000 km2 comprenant les Grands Lacs nord-américains[1]. Le fleuve Saint-Laurent s'y jette à l'extrémité orientale de l'estuaire du Saint-Laurent.

Tributaires

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Carte
Tracé des principaux tributaires.
Le chenal Laurentien est la partie la plus profonde du golfe. Contrairement â ce que laisse supposer cette carte les îles Saint-Pierre et Miquelon sont incluses dans le golfe. Inversement les localités de Sept-Îles, Gros-Morne et Grande-Vallée bordent l'estuaire du Saint-Laurent

.

L'estuaire du fleuve Saint-Laurent rejoint le golfe à travers deux détroits de part et d'autre de l'île d'Anticosti : le détroit de Jacques-Cartier au nord, entre l'île et la Côte-Nord, et la partie ouest du détroit d'Honguedo au sud, entre l'île et le Cap-des-Rosiers en Gaspésie.

Outre le fleuve Saint-Laurent, le golfe a pour tributaires la rivière Miramichi, la rivière Natashquan, la rivière Ristigouche, la rivière Margaree, et la rivière Humber.

Terre-Neuve

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L'île de Terre-Neuve se situe dans le golfe du Saint-Laurent, sa côte est-nord-est délimitant la partie nord-est du golfe. Autour de l'île principale, on trouve l'île Brunette, sur la côte sud, non loin de la péninsule de Burin, et l'île St John, au large de la côte nord-ouest, entourée de Flat Island (à l'ouest de St John), Round Head Island et Hare Island (à l'est). Au nord, au large de L'Anse aux Meadows, se situe Great Sacred Island.

Grandes îles et archipels

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Le golfe comprend trois autres îles majeures : l'île d'Anticosti, l'île du Prince-Édouard et l'île du Cap-Breton, et deux archipels : les îles de la Madeleine et les îles Saint-Pierre et Miquelon.

Autres îles

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L'île Saint-Paul, au large de l'île du Cap-Breton, est surnommée le cimetière du golfe, en mémoire des nombreux naufrages qui s'y sont produits. L'île Bonaventure près de la Gaspésie ainsi que l'île Brion et l'ancien phare du Rocher-aux-Oiseaux au nord-est des îles de la Madeleine sont d'importants refuges d'oiseaux migrateurs entretenus par le Service canadien de la faune.

Estuaire du Saint-Laurent

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L'eau salée du golfe, provenant de l'océan Atlantique, remonte dans le fleuve Saint-Laurent jusqu'à l'Île d'Orléans, près de la ville de Québec. L'eau est saumâtre de l'embouchure du Fjord-du-Saguenay jusqu'à un secteur compris entre l'île d'Orléans et Montmagny, et salée à l'est du Fjord. Les marées se font sentir plus en amont, jusqu'à Pointe-du-Lac, sur le débouché oriental du lac Saint-Pierre, et qui marque l'origine de l'estuaire.

Le premier échange assez bien documenté entre Européens et Amérindiens dans la région du golfe eut lieu le , dans la baie des Chaleurs, où Jacques Cartier, l'envoyé officiel du roi de France, avait fait la traite avec des indigènes, probablement des Micmacs[3]. On sait par ailleurs que des pêcheurs européens (Basques, Bretons, Normands…) avaient précédé ce dernier, car ils fréquentaient les côtes du golfe (et leurs occupants) chaque été, depuis belle lurette. Cela, pas seulement sur les bancs de Terre-Neuve (le plateau continental de cette grande île à la sortie du golfe), mais partout où abondait notamment la morue.

Puisqu'ils faisaient longtemps sécher leurs prises au soleil et au vent, sur des vigneaux (treillis horizontaux surélevés) installés sur la grève, les pêcheurs voyaient inévitablement des autochtones approcher, avec qui ils échangeaient des produits métalliques européens (couteaux, hameçons, chaudrons…) ou des morues… contre des produits locaux (maïs, viandes de gibiers, saumons, petits fruits, fourrures…).

Plus tard, lors des guerres franco-britanniques qui se prolongèrent en Amérique, le contrôle des pêcheries dans le golfe du Saint-Laurent fut un enjeu de taille. Ce golfe fut d'ailleurs le théâtre de nombreuses batailles navales opposant les colons anglais aux colons français.

Le Saint-Laurent dont il est question dans le toponyme est Laurent de Rome, diacre martyrisé dans les premiers siècles de la chrétienté.

Les données confirment que la dernière saison des glaces dans le Golfe arrive au 13e rang depuis 1969[4].

Parcs nationaux

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Photographie montrant le Golfe du Saint-Laurent à la hauteur du Parc national de Forillon
Golfe du Saint-Laurent à la hauteur du parc national de Forillon.

La région du golfe comprend plusieurs parcs nationaux canadiens : parc national de Forillon, parc national de Miguasha, parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, parc national de l'Île-du-Prince-Édouard, parc national de Kouchibouguac, parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé, parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, parc national du Gros-Morne, et l'Archipel-de-Mingan.

Géographie

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Des observations topométriques sous-marines du golfe du Saint-Laurent indiquent la présence d'une formation circulaire d'environ 290 km de diamètre dont le centre est situé entre les îles de la Madeleine et l'île-du-Prince-Édouard[5]. Cette structure est peut-être un astroblème[6].

Notes et références

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  1. a b c et d « Atlantic region », Gouvernement du Canada, p. 86
  2. « Limites des Océans et des Mers, Publication spéciale no 23, 3e édition », Organisation hydrographique internationale, (consulté le )
  3. « Biographie – CARTIER, JACQUES (1491-1557) – Volume I (1000-1700) – Dictionnaire biographique du Canada », sur www.biographi.ca (consulté le )
  4. Marine Ernoult, « Le bilan en demi-teinte des glaces du golfe du Saint-Laurent », sur Radio-Canada, (consulté le )
  5. Coordonnées précises : 47° 06′ N, 63° 03′ O.
  6. Jehan Rondot (1995). Les impacts météoritiques à l'exemple de ceux du Québec. Éditions MNH inc. p. 43.

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Articles connexes

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Bibliographie

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Liens externes

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