Wikipédia:Sélection/Nord-Amérindiens

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Amérindiens aux États-Unis

Un Amérindien (détail d’un tableau de Benjamin West)

Le terme Amérindiens désigne les premiers occupants du continent américain et leurs descendants. En 1492, l’explorateur Christophe Colomb pense avoir touché les Indes occidentales alors qu’il vient de débarquer en Amérique. À cause de cette erreur, on continue d’utiliser le mot « Indiens » pour parler des populations du Nouveau Monde. Avec les travaux du cartographe Martin Waldseemüller au début du XVIe siècle, on commence à parler de « continent américain », en l’honneur du navigateur italien Amerigo Vespucci ; ses habitants deviennent les « Indiens d’Amérique » pour les distinguer des populations de l’Inde. En absence d’appellation qui fasse consensus, on utilise parfois les expressions de « premières nations » ou « premiers peuples ».

Dans les territoires des actuels États-Unis d’Amérique, de la préhistoire à l’acquisition de la citoyenneté américaine en passant par les guerres indiennes et l’ethnocide au XIXe siècle, l’histoire des amérindiens se confond avec celle d’hommes en quête de reconnaissance de leur identité et de leur culture. De nos jours, les Amérindiens y restent organisés en tribus qui ont chacune un chef et/ou un conseil tribal et qui peuvent organiser des référendums ou faire valoir leurs droits devant la justice fédérale. Les deux tribus les plus importantes en nombre sont les Cherokees (729 513) et les Navajos (298 197).

Anasazis

Mesa Verde

Les Anasazis sont des Amérindiens du Grand Sud-Ouest de l’Amérique du Nord. Ils étaient répartis en plusieurs groupes dans les États actuels du Colorado, de l’Utah, de l’Arizona et du Nouveau-Mexique. Leur civilisation a laissé de nombreux vestiges monumentaux et cultuels sur plusieurs sites, dont deux sont classés sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO. Ensuite, les vestiges retrouvés par les archéologues témoignent d'une maîtrise des techniques de la céramique, du tissage et de l'irrigation. Enfin, les Anasazis savaient observer le soleil et dessinaient des symboles restés mystérieux dans le désert. Aujourd'hui, les descendants des Anasazis, les Zuñis et les Hopis de l’Arizona et du Nouveau-Mexique perpétuent leur culture.

Économie des Iroquois

Iroquoises au travail, pilant du grain ou des fruits secs (gravure de 1664).

L’économie des Iroquois, telle qu’elle est apparue aux premiers colons européens, reposait sur une organisation collective de la production qui combinait l’agriculture et des activités de type chasse et cueillette. Ce système économique était commun dans ses grands traits à toutes les tribus de la Confédération iroquoise – les Iroquois proprement dit – et plus largement à l’ensemble des peuples iroquoiens du nord - dont les mieux connus sont les Hurons – qui vivaient dans la région correspondant aujourd’hui à l’État de New York et à la zone des Grands Lacs. La Confédération iroquoise s’était constituée peu de temps avant la venue des Européens par le regroupement de cinq tribus, les Cinq-Nations (Sénécas, Cayugas, Onondaga, Oneidas et Mohawks), auxquelles une sixième (les Tuscaroras) s’adjoignit plus tard. Quant aux peuples hurons, bien qu’ennemis traditionnels des Iroquois, ils appartenaient à la même famille linguistique et pratiquaient une économie similaire.

Ces peuples étaient avant tout agriculteurs et se nourrissaient des « trois sœurs » communément cultivées parmi les groupes amérindiens : le maïs, le haricot et la courge. Semi-sédentaires, ils complétaient leur alimentation par la pêche, au printemps, et la chasse, pour laquelle les hommes quittaient les villages de l’automne à l’hiver. Ils avaient élaboré des formes culturelles spécifiques, en rapport avec leur mode de vie. Au nombre de ces créations figuraient leurs conceptions de la nature et de la gestion de la propriété.

Les Iroquois avaient développé une économie très différente du système occidental aujourd’hui dominant. Elle se caractérisait notamment par la propriété collective du sol, une division du travail selon le genre et un mode d’échange fondé principalement sur l’économie de don. Dans cette société relativement homogène, les conflits endémiques avec les nations voisines entretenaient un élément de différenciation interne par le flux de captifs qu’ils produisaient et dont le statut pouvait aller de l’esclavage à l’adoption

Seconde guerre séminole

Florida massacre 1836.jpeg

La seconde guerre séminole, également connue sous le nom de guerre de Floride (en anglais : Second Seminole War ou Florida War), est un conflit qui se déroula de 1835 à 1842 en Floride entre divers groupes d'Amérindiens, connus sous le nom générique de Séminoles, et les États-Unis. Elle fait partie d'une série de conflits appelés les guerres séminoles. La seconde guerre séminole, souvent appelée la Guerre séminole, fut la plus coûteuse des guerres indiennes et l'une des plus longues que menèrent les États-Unis. Elle fut aussi l'une des premières guerres de guérilla, préfigurant sans doute ce qu'allait être les guerres de guérilla au XXe siècle.

À l'origine du conflit, les États-Unis firent l'acquisition de la Floride espagnole en 1821 et la colonisation de ce nouveau territoire souleva encore une fois le problème des Indiens de Floride, déjà combattus lors de la première guerre séminole. Par le traité de Moultrie Creek, les Séminoles obtinrent tout de même le droit de s'établir dans une réserve au centre de l'État, jusqu'à ce qu'Andrew Jackson, héros des guerres indiennes, devienne le septième président des États-Unis et que le Congrès américain approuve son Indian Removal Act qui prévoyait de résoudre la question indienne par une déportation massive à l'ouest du Mississippi, ce que les Séminoles refusèrent…

Bataille de White Bird Canyon

Représentation du sergent Michael McCarthy entouré par les guerriers nez-percés lors de la bataille de White Bird Canyon.

La bataille de White Bird Canyon est le premier affrontement de la guerre des Nez-Percés. Elle se déroule le , à une vingtaine de kilomètres au sud-ouest de Grangeville dans le territoire de l'Idaho et oppose environ 70 guerriers Nez-Percés à deux compagnies de cavalerie de l'armée des États-Unis. Elle constitue une importante victoire pour les Nez-Percés et l'une des pires défaites de l'armée américaine des années 1865 à 1890, après la bataille de Fetterman en 1866 et la bataille de Little Bighorn en 1876.

Contraints par le gouvernement américain de s'installer dans une réserve, plusieurs groupes de Nez-Percés se sont regroupés à White Bird Canyon après que de jeunes guerriers ont tué des colons américains le long de la rivière Salmon, occasionnant la peur et la confusion tant du côté des Américains que des Nez-Percés qui craignent des représailles. Deux compagnies de cavalerie menées par le capitaine David Perry sont alors dépêchées par le général Oliver Otis Howard pour protéger les habitants de Grangeville et de Mount Idaho, mais après avoir atteint Grangeville le 16 juin en soirée, Perry se laisse convaincre par les citoyens de se lancer à la poursuite des Nez-Percés avant qu'ils ne traversent la rivière Salmon.

Mal préparée, l'attaque tourne au fiasco. Ignorant le nombre et la position précise de ses adversaires, Perry conduit ses hommes fatigués et inexpérimentés dans White Bird Canyon où les guerriers Nez-Percés se tiennent prêts à les affronter. Après l'échec de pourparlers, les Amérindiens harcèlent les flancs de la cavalerie et rapidement, les soldats américains se replient en désordre. Les cavaliers Nez-Percés les poursuivent au travers des pentes abruptes du canyon, puis sur plusieurs kilomètres en direction de Mount Idaho. Finalement, les Américains ont laissé 34 hommes sur le champ de bataille tandis que les Nez-Percés n'ont subi aucune perte.

Attaque du camp de Looking Glass

Le campement de Looking Glass était situé à proximité de la Clearwater, près de la ville actuelle de Kooskia.

L’attaque du camp de Looking Glass est une attaque militaire menée le dans le cadre de la guerre des Nez-Percés par le capitaine Stephen G. Whipple de la United States Army sur le village du chef amérindien Looking Glass installé à proximité de la Clearwater, près de la ville actuelle de Kooskia. Alors que ce dernier a refusé de se joindre aux autres factions de Nez-Percés hostiles aux Américains, le général Oliver Otis Howard, se fiant à des rapports indiquant qu'il constituerait une menace, donne l'ordre de l'arrêter ainsi que son groupe.

À l'arrivée des Américains, Looking Glass leur fait savoir qu'ils vivent en paix et leur demande de partir mais le tir d'un des civils volontaires accompagnant les soldats précipite l'affrontement. Surpris par l'attaque, les Amérindiens fuient leur village et se réfugient dans les collines avoisinantes. Les soldats mettent ensuite à sac le campement et capturent près de 700 chevaux qu'ils ramènent à Mount Idaho.

Bien que le campement de Looking Glass ait été détruit, la mission est un échec pour les Américains puisque Whipple n'est pas parvenu à capturer le groupe d'Amérindiens. En outre, Looking Glass, furieux de la façon dont il a été traité par les Américains, choisit de se joindre aux autres groupes de Nez-Percés hostiles, compliquant la tâche de l'armée américaine.

Poncas

Ponca photographié par Frank Rinehart en 1898.

Les Poncas sont un peuple amérindien d'Amérique du Nord vivant dans les États actuels du Nebraska et de l'Oklahoma.

Ils font partie de la branche des Dhegihas qui forment avec entre autres les Chiweres et les Winnebagos, l’ethnie Sioux. Originaires de la côte atlantique américaine, les Poncas ont migré au XVIe siècle à l'intérieur des terres pour finalement s'installer entre la Niobrara et le Missouri. Petite tribu, par son nombre d'individus, les Poncas sont néanmoins rentrés dans l'Histoire des Amérindiens d'Amérique du Nord par l’intermédiaire d'un de leurs chefs, Standing Bear, qui, à la fin du XIXe siècle, s'opposa à la politique gouvernementale de déplacement des tribus dans le Territoire indien. En 1879, une cour de justice reconnait qu'« un Indien est un homme », ce qui permet à Standing Bear et les siens de jouir de l'habeas corpus. Une partie des Poncas suivra Standing Bear dans le Nebraska tandis que l'autre restera sur ses terres de l'Oklahoma. Ainsi, la seule ethnie des Poncas forme aujourd'hui deux tribus distinctes : les Poncas du Nord et les Poncas du Sud.

Depuis les années 1980, les deux tribus essaient de renforcer leurs liens afin de faire perdurer leur culture commune.

Bataille de Cottonwood

Dessin annoté de l'action à Cottonwood House par Robert H. Fletcher, 1877.

La bataille de Cottonwood est une série d'escarmouches qui eurent lieu du au durant la guerre des Nez-Percés entre plusieurs groupes d'Amérindiens Nez-Percés et des soldats de l'armée américaine et des civils volontaires près de la ville actuelle de Cottonwood, dans l'Idaho.

Poursuivis par les troupes du général Oliver O. Howard après leur victoire à White Bird Canyon le , les groupes de Nez-Percés hostiles aux Blancs traversent la rivière Salmon et tentent de rejoindre le groupe du chef Looking Glass installé au bord de la Clearwater. Pour cela, ils doivent traverser la Camas Prairie où le général Howard a demandé au capitaine Stephen G. Whipple et à ses deux compagnies de cavalerie d'établir une position défensive.

Le , prévenu de la proximité des Amérindiens, Whipple envoie un détachement de douze cavaliers afin de reconnaître la position des Nez-Percés mais le groupe est rapidement anéanti. Le jour suivant, les Amérindiens lancent plusieurs assauts sur les positions ennemies sans qu'aucun des deux camps ne subisse de perte. Les combats reprennent le lendemain dès l'aube, tandis que le reste des Nez-Percés entame la traversée de la prairie sans que l'armée ne puisse interférer avec leur déplacement. Dans l'après-midi, un groupe de dix-sept civils volontaires venus prêter main forte aux soldats se fait attaquer par un petit groupe de guerriers amérindiens et subissent plusieurs pertes avant que les troupes ne viennent à leur secours.