Allophone (sociolinguistique)

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En sociolinguistique et en sociodémographie, un allophone est une personne qui, dans un territoire donné, a pour langue première une autre langue que la ou les langues officielles (mais ce terme ne s'applique jamais aux autochtones), et qui réside habituellement dans ce territoire.

Au Canada, par exemple, un allophone est un Canadien qui a pour langue maternelle une autre langue que l'anglais et le français, les deux langues officielles.

Le terme est initialement un québécisme, mais il est de plus en plus adopté en Belgique (particulièrement à Bruxelles), dans l'administration (ministères de l'éducation, de l'intérieur, etc.) et dans d'autres pays francophones multilingues.

Les allophones du Canada[modifier | modifier le code]

Les allophones de l'Ontario.

Les allophones représentent environ 20% de la population canadienne[1],[2].

Québec[modifier | modifier le code]

Les personnes allophones constituent un pourcentage important de la population québécoise. En effet, les allophones représentent la principale source de croissance de la population, à cause de la montée de l’immigration, de la baisse du taux de naissance chez les anglophones et francophones québécois et du changement migratoire des pays anglophones vers l’Asie et l’Amérique. En 1971, les allophones représentaient 6.6 % de la population au Québec et vers 2001, ce pourcentage était passé à 10 %. De 1996 à 2001, ce sont les nouveaux immigrants dont la langue maternelle était l’arabe, l’espagnol ou le créole haïtien qui ont expérimenté la plus grande croissance en population.

Par ailleurs, le nombre d’allophones qui parlent français à la maison a augmenté. En effet, on a rapporté qu’environ 20.4 % des allophones parlaient français plus souvent à la maison en 2001, comparativement à 16.6 % en 1996 et 15.4 % en 1991. De façon générale, on peut dire que les allophones du Québec adoptent surtout le français comme langue de vie publique[3],[4]. En matière d'éducation, on peut dire que la majorité des élèves allophones du Québec fréquente des écoles francophones[5].

La plupart des allophones vivent à Montréal, la plus grande ville du Québec. Par contre, la tendance était de quitter la province québécoise. Entre 1996 et 2001, plus de 19,170 allophones ont quitté le Québec pour s’installer dans d’autres provinces, dont 18,810 en Ontario.

Ontario[modifier | modifier le code]

Les allophones représentent environ 24,2% de la population de l'Ontario ce qui oriente la province vers le multilinguisme[6],[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]