Wikipédia:Sélection/Sculpture

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Ivoire Barberini

L’ivoire Barberini, musée du Louvre

L’ivoire Barberini est un objet d’art byzantin datant de l’Antiquité tardive. Il est conservé au musée du Louvre à Paris.

C'est un feuillet d’ivoire composé de quatre plaques sculptées dans le style classicisant dit théodosien tardif, représentant le thème de l’empereur triomphateur. L’œuvre est généralement datée de la première moitié du VIe siècle et attribuée à un atelier impérial de Constantinople, tandis que l’empereur figuré est identifié soit à Anastase Ier soit beaucoup plus probablement à Justinien.

Il n’est pas certain que le feuillet appartenait à un diptyque, c’est-à-dire qu’il existait un autre ensemble comparable de plaques formant un second feuillet, où aurait pu être représentée par exemple l’impératrice : le poids de ce premier feuillet est déjà trop important pour qu’il puisse être manipulé aisément et remplir une fonction utilitaire. Par ailleurs, il n’y a pas trace de charnière, qui pourrait indiquer une reliure.

La question de l’identification de l’empereur représenté sur le panneau central constitue le problème central qui a occupé les commentateurs de l’ivoire Barberini : son premier propriétaire moderne connu, Peiresc, y reconnaissait sans hésitation apparente Héraclius et faisait de l’officier lui offrant la statuette de victoire son fils Constantin III. Par la suite, on a reconnu sous les traits de l’empereur aussi bien Constantin Ier, que Constance II, Zénon Ier, et surtout Anastase Ier ou Justinien.

L’identification est compliquée par le fait que l’empereur représenté n’est pas nécessairement celui sous le règne duquel l’ivoire a été réalisé : la datation de l’ivoire n'est donc pas conclusive quant à l’identification de la figure impériale, mais elle est indéniablement une indication précieuse.

Art olmèque

Tête colossale n°1 de San Lorenzo

L’art olmèque se manifeste par une grande maîtrise de la sculpture et de la ciselure. Il ne sera dépassé par aucune autre civilisation précolombienne. Cette maîtrise est visible aussi bien dans l’art colossal que dans l’art miniature. La culture olmèque, entre 1200 av. J.-C. et 500 av. J.-C., première des grandes civilisations de la Mésoamérique, invente l’écriture, en utilisant les pictogrammes-idéogrammes et le calendrier. Mais c’est sans nul doute son art exceptionnel, tant par sa richesse iconographique que par ses qualités techniques, qui est une référence et un héritage pour toutes les cultures postérieures. Ainsi l’écriture maya va puiser ses racines dans le premier système glyphique élaboré par l’art olmèque. Les Toltèques, les Zapotèques jusqu’aux Aztèques et toutes les autres civilisations de l’Amérique moyenne vont se référer aux Olmèques dans de nombreux autres domaines qu’ils soient artistiques, techniques, religieux ou intellectuels.

Statue de la Liberté

Statue de la Liberté

La Liberté éclairant le monde (Liberty Enlightening the World), plus connue sous le nom de statue de la Liberté (Statue of Liberty), est l'un des monuments les plus célèbres de la ville de New York. Elle est située sur l'île de Liberty Island au sud de Manhattan, à l'embouchure de l'Hudson et à proximité d'Ellis Island (États-Unis). Elle fut offerte par les Français en 1886, pour célébrer le centenaire de la déclaration d'indépendance américaine et en signe d'amitié entre les deux nations. L'inauguration de la statue fut célébrée le 28 octobre 1886 en présence du président des États-Unis, Grover Cleveland. L'idée vient du juriste et professeur au Collège de France, Édouard Laboulaye en 1865. Le projet est confié en 1871, au sculpteur français né à Colmar Frédéric Auguste Bartholdi. Le choix des cuivres devant être employés à la construction fut confié à l'architecte Eugène Viollet-le-Duc, qui eut l'idée d'employer la technique du repoussé. En 1879, à la mort d'Eugène Viollet-le-Duc, Frédéric-Auguste Bartholdi fit appel à l'ingénieur Gustave Eiffel pour décider de la structure interne de la statue. Ce dernier imagine un pylône métallique qui supporte les plaques de cuivre martelées et fixées. La statue fait en outre partie des National Historic Landmarks depuis le 15 octobre 1924 et de la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO depuis 1984.

La statue de la Liberté, en plus d'être un monument très important de la ville de New York, est devenue l'un des symboles des États-Unis et représente de manière plus générale la liberté et l'émancipation vis-à-vis de l'oppression. Au plan de l'architecture, la statue rappelle le Colosse de Rhodes qui était l'une des sept merveilles du monde antique. Elle constitue enfin l'élément principal du Statue of Liberty National Monument qui est géré par le National Park Service.

Cloud Gate

Cloud Gate ("The Bean") - Millenium Park (35640530046).jpg

La Cloud Gate (littéralement « Porte des nuages ») est une sculpture publique de l'artiste britannique Anish Kapoor située dans le Millennium Park dans le secteur communautaire du Loop à Chicago (comté de Cook, États-Unis). Pièce centrale de l'AT&T Plaza, elle est située au-dessus du Park Grill et adjacente à la Chase Promenade. Elle fut construite entre 2004 et 2006 avec un dévoilement temporaire lors de l'été 2004. Surnommée The Bean (« Le Haricot ») à cause de sa forme, son extérieur consiste en 168 plaques d'acier inoxydable polies soudées entre elles. Elle est haute de 10 mètres, sa base mesure 20 m × 13 m et elle pèse 99,8 tonnes. Son aspect s'inspire du mercure liquide. Son extérieur poli reflète et déforme la skyline de la ville. Les visiteurs sont invités à marcher autour et en dessous de l'arche haute de 3,70 m contenant une chambre concave appelée « omphalos » qui multiplie et déforme l'image des spectateurs par réverbérations.

Grand autel de Pergame

Grand autel de Pergame

Le Grand Autel est un monument religieux élevé à l’époque hellénistique sur l’acropole de la ville de Pergame, sans doute au début du règne d’Eumène II (197-159 av. J.-C.). Ses frises monumentales, représentant une Gigantomachie et l’histoire de Télèphe, constituent l’un des chefs-d’œuvre de la sculpture grecque antique et représentent l’apogée du « baroque hellénistique ». L’Autel fit, à une époque, partie de la liste des merveilles du monde.

Découvert en 1871 par l’ingénieur allemand Carl Humann, il est transporté et reconstitué à Berlin en 1886, aux termes d’un accord de 1879 entre l’Allemagne et l’Empire ottoman ; il est désormais conservé au musée de Pergame des Staatliche Museen de Berlin. Depuis plusieurs décennies, l’État turc réclame la restitution du Grand Autel, en vain. La restauration du monument est prévue en 2008 dans le cadre d’un grand plan de rénovation des Staatliche Museen.

Julio González

Autoportrait du peintre Julio González

Julio González, né Julio Luis Jésus González Pellicer le à Barcelone en Espagne et décédé le à Arcueil en France, est un sculpteur et peintre espagnol associé aux mouvements cubiste et surréaliste ainsi qu’à l’abstraction picturale.

Arrivé à Paris en 1900, Julio González passe sa vie et toute sa carrière de sculpteur dans le quartier cosmopolite et artistique du Montparnasse, en relation étroite avec la communauté espagnole exilée. Ainsi, de 1928 à 1932, il poursuit plus particulièrement avec Pablo Picasso une collaboration fructueuse, notamment autour des nouvelles techniques de soudure du fer appliquées à la sculpture cubiste. Bien que restant dans l’ombre de Picasso, il développe cependant son propre langage artistique. Depuis les années 1930, Julio González est considéré comme le père fondateur de la sculpture en fer moderne et un inspirateur essentiel pour de nombreux artistes ayant poursuivi dans cette voie tels David Smith et Eduardo Chillida. Il a également eu pour gendre le peintre allemand Hans Hartung qui épousa sa fille Roberta au début de la Seconde Guerre mondiale.

Mont Rushmore

De gauche à droite : effigies des présidents George Washington, Thomas Jefferson, Theodore Roosevelt et Abraham Lincoln.

Le mémorial national du Mont Rushmore (en anglais : Mount Rushmore National Memorial), situé près de la ville de Rapid City dans l'État du Dakota du Sud aux États-Unis, est une sculpture monumentale en granite localisée à l’intérieur du mémorial présidentiel des États-Unis qui retrace 150 ans de l'histoire du pays.

Les sculptures, hautes de 18 mètres, représentent quatre des présidents les plus marquants de l'histoire américaine. Il s'agit de gauche à droite de George Washington (1732-1799), de Thomas Jefferson (1743-1826), de Theodore Roosevelt (1858-1919) et d'Abraham Lincoln (1809-1865).

Le mémorial couvre une surface de 5,17 km2 et se situe à 1 745 mètres d'altitude. Il est géré par le National Park Service qui dépend du Département de l'Intérieur des États-Unis et attire près de trois millions de visiteurs chaque année.

L'Âme de la France

L'Âme de la France en bronze dans son cadre actuel à Hell-Bourg, sur fond de montagnes et entourée de fanjans.

L’Âme de la France est le nom donné par le sculpteur français Carlo Sarrabezolles à trois statues monumentales identiques qu’il a réalisées dans trois matériaux différents durant l’entre-deux-guerres, la première en plâtre en 1921, la deuxième en pierre en 1922 et la dernière en bronze en 1930. D’une hauteur de 3,20 mètres, elles représentent une guerrière aux seins nus levant les bras vers le ciel.

Réalisée à partir du premier des trois modèles, la sculpture la plus récente est actuellement installée sur un piédestal à l’entrée d’Hell-Bourg, dans les Hauts de l’île de La Réunion, département d’outre-mer de l’océan Indien. Elle a été offerte par le député Lucien Gasparin à la commune de Salazie en 1931 et a depuis lors traversé l’histoire réunionnaise d’une façon irrégulière.

Fernando Botero

Fernando Botero en 2006.

Fernando Botero Angulo, né le 19 avril 1932 à Medellín, est un peintre et sculpteur colombien réputé pour ses personnages aux formes rondes et voluptueuses. S'étant lui-même surnommé ironiquement « le plus colombien des artistes colombiens », il est l'un des rares peintres à connaître le succès et la gloire de son vivant. Sa carrière commence réellement en 1958, lorsqu'il gagne le premier prix du Salon des artistes colombiens (Salón de Artistas Colombianos en espagnol).

Au gré de ses nombreux voyages aux États-Unis et en Europe, Fernando Botero a développé un style qui lui est propre et dont sa Nature morte à la mandoline, datant de 1957, constitue la première manifestation. Ce style, que l'on peut remarquer tant dans ses peintures ou dessins que dans ses sculptures, lui permet de n'être associé à aucun mouvement ou courant, passé ou présent. Son œuvre est par ailleurs essentiellement inspirée de l'art précolombien et populaire...

B of the Bang

Gros plan sur la sculpture.

Le B of the Bang était une sculpture conçue par Thomas Heatherwick située près du City of Manchester Stadium, à Manchester, au Royaume-Uni et dont la forme rappelait un feu d'artifice en explosion. Elle fut démontée en 2009 en raison de problèmes liés à sa structure.

Commandé à l’occasion des Jeux du Commonwealth de 2002, le B of the Bang était l'une des plus hautes structures de Manchester et la plus haute sculpture du Royaume-Uni jusqu'à l'achèvement d’Aspire en 2008. Elle était plus haute et plus inclinée que la tour de Pise. La sculpture tire son nom d'une phrase du sprinter Linford Christie, dans laquelle il disait qu'il ne commençait pas ses courses au « Bang » du pistolet de départ, mais dès le « B du Bang » (B of the Bang).

Elle a été commandée en 2003 ; la construction a pris plus de temps que prévu et la sculpture n'a été inaugurée que le . Six jours avant, l'extrémité de l'une des pointes s'est détachée et est tombée au sol. La justice s'est saisie de l'affaire un an plus tard, qui s'est terminée par une transaction à l'amiable de 1,7 million de livres.

En février 2009, à la suite de problèmes similaires, le Manchester City Council a annoncé que la « seule solution pratique » était le démontage et la mise en entrepôt de la sculpture. Le conseil s'est engagé à travailler en étroite collaboration avec l'équipe de conception de la sculpture afin de « déterminer s'il existe une stratégie abordable et durable pour reconstruire la structure sur le site ». Malgré la promesse de stockage et de potentielle reconstruction du B of the Bang, son cœur et ses pieds ont été séparés durant son déménagement.

Joan Miró

Joan Miró, photographié par Carl van Vechten, le 13 juin 1935, à Barcelone.

Joan Miró est un peintre, sculpteur, graveur et céramiste espagnol né à Barcelone le et mort à Palma de Majorque le (à 90 ans). Se définissant avant tout comme « Catalan international », il est l'un des principaux représentants du mouvement surréaliste.

Son œuvre reflète son attrait pour le subconscient, pour l'« esprit enfantin » et pour son pays. À ses débuts, il montre de fortes influences fauvistes, cubistes et expressionnistes, avant d'évoluer dans de la peinture plane avec un certain côté naïf. Le tableau intitulé La Ferme, peint en 1920, est l'une des toiles les plus connues de cette époque.

À partir de son départ pour Paris, son œuvre devient plus onirique, ce qui correspond aux grandes lignes du mouvement surréaliste auquel il adhère. Dans de nombreux entretiens et écrits des années 1930, Miró manifeste son désir d'abandonner les méthodes conventionnelles de la peinture, pour — selon ses propres mots — « les tuer, les assassiner ou les violer », favorisant ainsi une forme d'expression contemporaine. Il ne veut se plier à aucune exigence, ni à celles de l'esthétique et de ses méthodes, ni à celles du surréalisme.

En son honneur, la Fondation Joan-Miró a été créée à Barcelone, en 1975. C'est un centre culturel et artistique, dévolu à la présentation des nouvelles tendances de l'art contemporain. Elle est initialement alimentée par un important fonds offert par le maître. D'autres lieux possèdent d'importantes collections d'œuvres de Miró, comme la Fondation Pilar et Joan Miró de Palma de Majorque, le Musée national d'art moderne de Paris, le musée d'art moderne de Lille et le Museum of Modern Art de New York.

Boupalos

Boupalos (en grec ancien Βοὐπαλος / Boúpalos, en latin Bupalus) est un sculpteur et architecte grec antique de l'époque archaïque, fils du sculpteur Achermos et frère du sculpteur Athénis. Il est connu principalement pour sa querelle avec le poète satirique Hipponax, qui devint proverbiale chez les auteurs antiques. En revanche, aucune de ses œuvres n'a été conservée avec certitude.

Éléphant de la Bastille

La fontaine de l'éléphant, projet d'Alavoine (vers 1813-1814). Il s'agit probablement de la vue exposée au Salon de 1814, ou d'une lithographie en couleur de celle-ci (Paris, musée Carnavalet).

L’éléphant de la Bastille est le nom couramment donné à un projet napoléonien de fontaine parisienne destinée à orner la place de la Bastille. Alimentée par l'eau de l'Ourcq acheminée par le canal Saint-Martin, cette fontaine monumentale devait être surmontée de la statue colossale d'un éléphant portant un howdah en forme de tour.

Confiée après 1812 à l'architecte Alavoine, sa réalisation fut remise en cause par la chute de Napoléon avant d'être abandonnée, après la Révolution de 1830, au profit de la colonne de Juillet. Seuls les infrastructures, le bassin et le socle de cette fontaine furent réalisés entre 1810 et 1830. Encore visibles de nos jours, ils servent de base à la colonne.

La statue de l'éléphant ne fut jamais exécutée en bronze, mais un modèle en plâtre à l'échelle 1, élevé en 1814 près du chantier puis détruit en 1846, constitua pendant une trentaine d'années un objet de curiosité qui suscita les commentaires de plusieurs écrivains avant d'être immortalisé par Victor Hugo dans une scène mémorable des Misérables mettant en scène le jeune Gavroche.

Paul Carmel Laporte

Paul Carmel Laporte, au début du XXe siècle.

Paul Carmel Laporte (Verchères, 1885 - † Edmundston, 1973) était un médecin, homme d’affaires et artiste canadien, qui eut un rôle important dans le développement de l’art acadien.

Après des études de médecine à Montréal qu’il finança en travaillant comme apprenti sculpteur, Laporte fut médecin au Nouveau-Brunswick. En plus d’y fonder un hôpital, une compagnie de construction et de participer à plusieurs autres projets, il enseigna l’art bénévolement durant 40 ans. Il est considéré comme le pionnier des arts visuels au Madawaska, une région frontalière canado-américaine, et plusieurs de ses élèves ont eu un impact important dans la culture acadienne.