Montérégie

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Montérégie
Image illustrative de l’article Montérégie
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Statut Région administrative
MRC et TE Acton
Agglomération de Longueuil
Beauharnois-Salaberry
Brome-Missisquoi
Le Haut-Richelieu
Le Haut-Saint-Laurent
La Haute-Yamaska
Les Jardins-de-Napierville
Marguerite-D'Youville
Les Maskoutains
Pierre-De Saurel
Roussillon
Rouville
La Vallée-du-Richelieu
Vaudreuil-Soulanges
Nombre de municipalités 177
Ministre responsable Christian Dubé
Fuseau horaire Heure de l'Est (UTC−05:00)
Indicatif téléphonique +1 450 et +1 579
Code géographique 16
Démographie
Gentilé Montérégien(ne)
Population 1 508 127 hab. (2014)
Densité 128 hab./km2
Variation 2009-2014 3 64 %
Géographie
Altitude Min. 1 m
Max. 962 m
Superficie 11 788 km2
– incluant eau 11 853 km2
Économie
PIB régional 51 909 M CAD (2014)
Taux d'activité 67,0 % (2012)
Taux de chômage 6,5 % (2012)
Sources
http://www.stat.gouv.qc.ca

La Montérégie est une région administrative du Québec délimitée à l'ouest par la région de Montréal et à l'est par les régions de l'Estrie et du Centre-du-Québec. Elle s'étend du fleuve Saint-Laurent jusqu'à la frontière avec les États-Unis. Son nom vient des collines montérégiennes, presque toutes situées sur son territoire. La Montérégie se compose de 15 municipalités régionales de comté (MRC), de 177 municipalités locales et 2 réserves indiennes.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Montérégie, comme le terme montérégien pour désigner l'ensemble des collines de la région, provient de la forme latinisée du mont Royal, soit mons regius. Le mont Royal sur l'île de Montréal, bien qu'à l'extérieur de la région de la Montérégie, est l'une des collines montérégiennes. Ce terme pour nommer cet ensemble de collines dans la plaine du Saint-Laurent a été créé initialement en 1903 en anglais par le géologue Frank Dawson Adams pour désigner une nouvelle province pétrographique[1]. Outre le mont Royal, deux autres collines montérégiennes ne sont pas situées en Montérégie : le mont Mégantic en Estrie et les collines d'Oka dans les Basses-Laurentides.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte des MRC et TE de la région

Sont repartis sur son territoire, en ordre d'importance : les terres agricoles (53,5 %), les forêts (27,4 %), les surfaces artificielles (9 %), les eaux (6,1 %) et finalement les milieux humides (4 %)[2].

Situation[modifier | modifier le code]

La Montérégie est située immédiatement au sud de la région de Montréal, à mi-chemin vers les États-Unis. Sa superficie s'étend sur 11 852 km2, dont 11 112 km2 qui sont terrestres[2], soit moins de 1 % du territoire québécois. Région administrative la plus populeuse après Montréal, la Montérégie est également reconnue pour être le « grenier du Québec », avec ses terres fertiles et plus de la moitié de son territoire consacré à l'agriculture[3].

Elle est bordée à l'ouest par la province canadienne de l'Ontario, au sud par les états américains de New York et du Vermont, au nord par les régions administratives de Montréal, des Laurentides et de Lanaudière, puis à l'est par les régions administratives de l'Estrie et du Centre-du-Québec.

Relief[modifier | modifier le code]

La topographie de la Montérégie est caractéristique des basses-terres du Saint-Laurent. Son altitude moyenne est plus basse que la majorité des autres régions du Québec, ce qui en fait un territoire très fertile. Le long du fleuve Saint-Laurent et de la vallée de la rivière Richelieu, l'altitude ne dépasse jamais les 50 mètres. La monotonie de son paysage très plat est toutefois rompue par la présence remarquée des collines Montérégiennes, une série d'inselbergs alignés d'est en ouest. Les environs du mont Brome et du mont Shefford forment un piémont des Appalaches, une zone de transition vers l'Estrie[4]. L'extrême sud et le sud-est sont les secteurs les plus élevés de la région, à la lisière des Adirondacks et des montagnes Vertes.

L'altitude minimale est de 1 m au lac Saint-Pierre et s'élève jusqu'à 962 m au sommet Rond (monts Sutton)[5].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La rivière Richelieu traverse la Montérégie dans son intégralité, du nord au sud. La région était jadis recouverte par la mer de Champlain. Le Richelieu en est l'héritier, en reliant toujours le lac Champlain au fleuve Saint-Laurent. Son bassin versant est délimité par les deux autres principaux cours d'eau de la Montérégie : la rivière Yamaska (à l'est) et la rivière Châteauguay (à l'ouest). Au nord, le fleuve Saint-Laurent constitue sa principale frontière, sans oublier la rivière des Outaouais pour la portion touchant la municipalité régionale de comté de Vaudreuil-Soulanges.

À l'exception notable du lac Champlain et de sa baie Missisquoi, la région ne comporte aucun plan d'eau d'importance. On en retrouve toutefois quelques uns dans les secteurs de la Haute-Yamaska et de Brome-Missisquoi, dont le plus vaste est le lac Brome (15 km²).

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de la Montérégie commence avec les amérindiens, notamment avec les communautés Mohawks d'Akwesasne et de Kahnawake.

Par la suite, les Français s'installent dans la région et leurs campagnes militaires constituent un élément important de l'histoire récente de la Montérégie. Les forts de Chambly et de Saint-Jean constituent les remparts de cette époque. Construit respectivement en 1665 et 1666, ils assuraient la protection de Montréal contre les attaques iroquoises, alors alliés avec les Anglais. En outre, la Vallée du Richelieu tire son surnom « Vallée des forts » de cet historique militaire.

Dans les années 1837, les patriotes se rebellent contre les troupes du gouvernement Britannique[6].

En 2011, la région est l'objet d'importantes inondations le long de la rivière Richelieu.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La Montérégie se compose de 177 municipalités qui se regroupent dans 15 municipalités régionales de comté (MRC).

Carte de la région et des MRC de Montérégie

Municipalités amérindiennes[modifier | modifier le code]

La Couronne Sud[modifier | modifier le code]

Les municipalités régionales de comtés de Marguerite-D’Youville, de La Vallée-du-Richelieu et de Roussillon, avec l'Agglomération de Longueuil composent la Couronne Sud de la communauté métropolitaine de Montréal[7] :

MRC de Marguerite-D’Youville[8][modifier | modifier le code]

MRC de La Vallée-du-Richelieu[9][modifier | modifier le code]

MRC de Roussillon[10][modifier | modifier le code]

Agglomération de Longueuil (Hors MRC)[11][modifier | modifier le code]

Le Suroît[modifier | modifier le code]

En plus du Roussillon, le Suroît se compose des municipalités régionales de comté de Beauharnois-Salaberry, Le Haut-Saint-Laurent, Les Jardins-de-Napierville et Vaudreuil-Soulanges.

MRC de Beauharnois-Salaberry[12][modifier | modifier le code]

MRC du Haut-Saint-Laurent[13][modifier | modifier le code]

MRC des Jardins-de-Napierville[14][modifier | modifier le code]

MRC de Vaudreuil-Soulanges[modifier | modifier le code]

La Montérégie-Est[modifier | modifier le code]

La Montérégie-Est se compose des municipalités régionales de comté de Acton, Pierre-De Saurel, Brome-Missisquoi, Le Haut-Richelieu, La Haute-Yamaska Les Maskoutains et Rouville.

MRC d’Acton[15][modifier | modifier le code]

MRC de Brome-Missisquoi[16][modifier | modifier le code]

MRC du Haut-Richelieu[17][modifier | modifier le code]

MRC de La Haute-Yamaska[18][modifier | modifier le code]

MRC des Maskoutains[19][modifier | modifier le code]

MRC de Pierre-De Saurel[20][modifier | modifier le code]

MRC de Rouville[21][modifier | modifier le code]

Représentation provinciale[modifier | modifier le code]

La Montérégie représente la deuxième entité politique qui envoie le plus de députés à l'Assemblée nationale du Québec après la région de Montréal, elle se compose de 23 circonscriptions provinciales :

Représentation fédérale[modifier | modifier le code]

La Montérégie représente la deuxième région du Québec qui envoie le plus de députés au Parlement du gouvernement canadien après la région de Montréal, elle se compose de 15 circonscriptions fédérales :

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, la Montérégie compte une population de 1 508 127 habitants. La densité de population est de 135,7 habitants par kilomètre carré[22].

Superficie en terre ferme (2013) 11 111 km²
Densité de population (2014) 135,7 hab./km²
Population totale (2014) 1 508 127 hab.
   0-14 ans 246 546 hab.
   15-24 ans 182 914 hab.
   25-44 ans 386 116 hab.
   45-64 ans 442 134 hab.
   65 ans et plus 250 417 hab.
Solde migratoire interrégional (2013-2014) 4 928 hab.
Perspectives démographiques

(variation de la population 2036/2011)

21,1 %
Emplois (novembre 2015)¹ 786,8 k
Taux d'activité (novembre 2015)¹ 66,9 %
Taux d'emploi (novembre 2015)¹ 62,8 %
Taux de chômage (novembre 2015)¹ 6,2 %
Taux de faible revenu des familles (2012) 6,8 %
Revenu disponible par habitant (2013) 28 115 $
PIB aux prix de base par habitant (2014) 34 419 $
Secteur manufacturier

(variation des revenus découlant des biens fabriqués 2012/2011)

1,9 %

Source : Institut de la statistique du Québec

Principales municipalités par population[modifier | modifier le code]

Principales villes de la Montérégie ayant une population supérieure à 40 000 habitants par ordre décroissant :

Économie[modifier | modifier le code]

Surnommée le « garde-manger du Québec » la région de la Montérégie occupe une place stratégique dans la production et la transformation des aliments, notamment en raison de ses sols et de ses climats favorables à la culture[23]. En tout, les secteurs de la production de biens, des services et le tourisme occupent aussi une importante part du marché et des emplois de la région[24]é.

  • PIB total (2014) 51 908,6 M$[25] (2 de 17)
  • Revenu disponible moyen par habitant[26] (2013) - 26 112 $

Santé[modifier | modifier le code]

La région de la Montérégie es découpée en trois territoires de Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS).

CISSS Montérégie-Est[modifier | modifier le code]

CISSS Montérégie-Centre[modifier | modifier le code]

CISSS Montérégie-Ouest[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Commission de la toponymie du Québec, fiche 227462 : Montérégie, consulté le 4 décembre 2012.
  2. a et b Institut de la statistique du Québec - Le Québec chiffres en main 2018
  3. Portrait agroalimentaire de la Montérégie
  4. « Les collines montérégiennes au Crétacé », sur www2.ggl.ulaval.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  5. « La conservation dans les monts Sutton », sur Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (consulté le 11 septembre 2011)
  6. « Montérégie - Guide touristique des régions du québec, Le Portail québecweb, Canada, Hébergement, Centre Virtuel des Véhicules, Annuaires des entreprises, Annonceurs, Activités :: QuebecWeb :: Bienvenue ! », sur www.quebecweb.com (consulté le 14 décembre 2015)
  7. « La région métropolitaine de Montréal – Secrétariat à la région métropolitaine », sur www.metropole.gouv.qc.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  8. « Marguerite D'Youville », sur www.margueritedyouville.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  9. « vallee-du-richelieu.ca », sur www.vallee-du-richelieu.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  10. « Mrc roussillon », sur Mrc roussillon (consulté le 14 décembre 2015)
  11. « Agglomération de Longueuil, Les fondements juridiques de l'agglomération de Longueuil » (consulté le 16 janvier 2016)
  12. « MRC de Beauharnois-Salaberry - Un monde de possibilités », sur www.mrc-beauharnois-salaberry.com (consulté le 14 décembre 2015)
  13. « Mot du préfet | MRC DU HAUT-SAINT-LAURENT », sur www.mrchsl.com (consulté le 14 décembre 2015)
  14. « MRC Des-Jardins-de-Napierville », sur mrcjardinsdenapierville.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  15. « MRC d'Acton : Municipalité Régionale de Comté d'Acton », sur www.mrcacton.qc.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  16. « MRC Brome-Missisquoi - Accueil - », sur www.mrcbm.qc.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  17. « MRC du Haut-Richelieu », sur www.mrchr.qc.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  18. « MRC de La Haute-Yamaska, des services aux citoyens pour les matières résiduelles, les cours d’eau, l’aménagement du territoire et l’évaluation municipale. », sur www.haute-yamaska.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  19. « MRC des Maskoutains », sur www.mrcmaskoutains.qc.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  20. « Accueil | MRC de Pierre-De Saurel », sur www.mrcpierredesaurel.com (consulté le 14 décembre 2015)
  21. « MRC de Rouville », sur mrcrouville.qc.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  22. « Profils statistiques par région et MRC », sur www.stat.gouv.qc.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  23. « Montérégie - Gouvernement du Québec »
  24. « Statistique secteurs d'activités - Montérégie »
  25. « Produit intérieur brut (PIB) aux prix de base, Montérégie et ensemble du Québec, 2010-2014 », sur www.stat.gouv.qc.ca (consulté le 14 décembre 2015)
  26. « Revenus disponibles par habitant, Montérégie et ensemble du Québec 2009-2013. »

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]