Wikipédia:Sélection/Inde

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Shahrukh Khan

Shahrukh Khan (hindi : शाहरुख़ ख़ान, ourdou : شاہ رخ خان) est un acteur, producteur, showman et présentateur de jeu télévisé indien. Il est né le à New Delhi. Élevé dans une famille musulmane de la classe moyenne de la banlieue de la capitale, il fait des études d’économie et de communication tout en jouant dans une troupe de théâtre. Après avoir été remarqué dans des séries télévisées, il rejoint les studios de Bombay où débute véritablement sa carrière cinématographique.

Il connaît la réussite dès son premier film, Deewana de Raj Kanwar (1992), qui lui permet de recevoir le Prix du meilleur espoir masculin, bientôt suivi de nombreux autres succès parmi lesquels on peut citer : Baazigar, Dilwale Dulhania Le Jayenge, Kuch Kuch Hota Hai, Mohabbatein, Kabhi Khushi Kabhie Gham, Devdas, Veer-Zaara, Chak De ! India et Om Shanti Om. Cette carrière prestigieuse et prolifique lui vaut le surnom de « King Khan » ainsi qu’une renommée internationale.

Alphasyllabaire gujarati

Mot « gujarati » écrit dans sa propre écriture.

L’alphabet gujarati (gujarati : ગુજરાતી) est utilisé pour écrire le gujarati, langue indienne parlée entre autres au Gujarat, un État de l’ouest de l’Inde.

Il s’agit d’un alphasyllabaire très similaire à la devanāgarī utilisée pour écrire le hindi, mais sans la ligne supérieure caractéristique de cette écriture et qui diffère par quelques caractères.

Drapeau de l'Inde

Drapeau de l'Inde.

Le drapeau de l'Inde est le drapeau national de la République de l’Inde. Il se compose de trois bandes horizontales de largeur égale : safran au-dessus, blanc au milieu et vert pour celle du bas. Au centre de la bande blanche se trouve une roue bleue comportant 24 rayons et connue sous le nom de Chakra d’Ashoka.

Le drapeau a été adopté sous cette forme durant une réunion de l’Assemblée constituante le , quelques jours avant l’Indépendance de l’Inde déclarée le . Il est inspiré du drapeau du Congrès national indien et a été le drapeau de l'Union indienne jusqu'au et est depuis le drapeau de la République de l’Inde.

Le drapeau est appelé en hindi तिरंगा (Tiranga), « Tricolore ».

Mohandas Karamchand Gandhi

Gandhi smiling 1942.jpg

Mohandas Karamchand Gandhi, né à Porbandar (Gujarat) le , mort à Delhi le , était un dirigeant politique et guide spirituel de l’Inde et du mouvement pour l’indépendance de ce pays. Il est communément connu et appelé en Inde et dans le monde comme Mahatma Gandhi (du sanskrit, Mahatma : grande âme), voire simplement Gandhi ou Bapu (« Père » dans beaucoup de langues de l’Inde).w

Il a été un pionnier et un théoricien du satyagraha, la résistance à l’oppression à l’aide de la désobéissance civile de masse, le tout fondé sur l’ahimsa (totale non-violence), qui a mené l’Inde à l’indépendance. Gandhi a inspiré de nombreux mouvements de libérations et de droits civiques autour du monde et de nombreuses autres personnalités comme Albert Schweitzer, Martin Luther King, Steve Biko, le Dalaï lama et Aung San Suu Kyi. Ses critiques importantes envers la modernité occidentale, les formes d’autorité et d’oppression (dont l’État), lui valurent aussi la réputation de critique du développement dont les idées ont influencé beaucoup de penseurs politiques.

Avocat ayant fait ses études de droit en Angleterre, Gandhi développa une méthode de désobéissance civile non-violente en Afrique du Sud, en organisant la lutte de la communauté indienne pour ses droits civiques. À son retour en Inde, Gandhi organisa les fermiers et les travailleurs pauvres pour protester contre les taxes écrasantes et la discrimination étendue et porta sur la scène nationale la lutte contre les lois coloniales créées par les Britanniques. Devenu le dirigeant du Congrès national indien, Gandhi mena une campagne nationale pour l'aide aux pauvres, pour la libération des femmes indiennes, pour la fraternité entre les communautés de différentes religions ou ethnies, pour une fin de l'intouchabilité et de la discrimination des castes, et pour l'autosuffisance économique de la nation, mais surtout pour le Swaraj, l'indépendance de l'Inde de toute domination étrangère.

Gandhi a été reconnu comme le Père de la Nation en Inde, son anniversaire y est un jour férié. Cette date a été déclarée Journée internationale de la non-violence par l’Assemblée générale des Nations unies.

Parc national de Kaziranga

Prairies inondées dans le parc national de Kaziranga.

Le parc national de Kaziranga est un parc national situé dans les districts de Golaghat et Nagaon de l'État d'Assam en Inde sur le bord est de l'Himalaya. Ce parc est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.

Les deux tiers de la population de rhinocéros indiens (Rhinoceros unicornis) y vivent, et on y trouve la plus grande densité de tigres au monde, d'où son classement parmi les Tiger reserves en 2006. Le parc dispose d'importantes populations reproductrices d'éléphants, de buffles d'eau et de barasinghas. Kaziranga est en outre une ZICO.

Kaziranga est une vaste étendue de hautes roselières, de prairies d'herbe à éléphants, de marécages et d'une forêt tropicale semi-sempervirente irriguée par quatre grandes rivières, dont le Brahmapoutre et ses nombreux bras morts. Kaziranga a été le thème de plusieurs livres, de documentaires et de chansons. Le parc a fêté son centenaire en 2005, après son classement en Reserved forest en 1905.

Satyajit Ray

Portrait de Satyajit Ray en 1997.

Satyajit Ray (সত্যজিত রায় en bengali Écouter) est un réalisateur, écrivain et compositeur indien bengali, né le à Calcutta et mort dans la même ville le .

Né dans une famille aisée, d'un père écrivain et poète majeur de la littérature bengalie, Sukumar Ray, il reçoit une bonne éducation, en héritier de la Renaissance bengalie. Il étudie au Presidency college, avant de rejoindre l'université de Visva-Bharati, fondée par le poète Rabindranath Tagore à Santiniketan.

D'abord maquettiste publicitaire, il fonde en 1942 un ciné-club à Bombay, puis la Calcutta Film Society en 1947 : cinéastes américains comme européens y sont projetés, notamment les néo-réalistes qui font forte impression. C'est la rencontre avec le cinéaste français Jean Renoir, lors du tournage en Inde du film Le Fleuve et le visionnage du film italien néo-réaliste Le Voleur de bicyclette, lors d'un voyage à Londres, qui le décident à se lancer dans la réalisation cinématographique, alors qu'il exerce le métier d'illustrateur dans une maison d'édition.

Inspiré par le roman Pather Panchali de Bibhutibhushan Bandopadhyay, il décide d'en faire un film et le tourne en décor réel, faisant appel à des amis pour tenir les rôles d'acteurs, et le finançant tout seul. À court de fonds, il obtient un prêt du gouvernement du Bengale ce qui lui permet d'achever le film. C'est un succès tant artistique que commercial, et Ray reçoit un prix en 1956 au Festival de Cannes, faisant découvrir au monde l'industrie cinématographique indienne.

Le cinéma de Ray est réaliste ; ses premiers travaux sont pleins de compassion et d'émotion ; son travail postérieur est plus politisé et parfois cynique, mais il y infuse toujours son humour typique.

Ray a réalisé 37 films, parmi lesquels des courts et des longs métrages ainsi que des documentaires. Le premier film de Satyajit Ray, La Complainte du sentier, remporta onze distinctions internationales, dont le prix du document humain au Festival de Cannes 1956. C'est le premier volet de la trilogie d'Apu, qui sera suivi par Aparajito (L'Invaincu) et Apur Sansar (Le Monde d'Apu). Ray a exercé au cours de sa vie un large éventail de métiers, dont l'écriture de scénarios, le casting, la composition musicale de bandes originales, le tournage, la direction artistique, la conception et la réalisation de ses propres génériques et affiches publicitaires... En dehors du cinéma, il était écrivain, éditeur, illustrateur, graphiste et critique de cinéma. Il a remporté de nombreuses récompenses au cours de sa carrière, dont un Oscar pour son œuvre en 1992. Il a été décoré également de la Bharat Ratna, la plus haute distinction de l'Inde en 1992.

Rhinocéros indien

Photographie d'un rhinocéros.

Le rhinocéros indien (Rhinoceros unicornis) est un rhinocéros unicorne présent en Asie. C’est la plus grande et la moins rare des trois espèces que compte le continent. L’espèce vit plus particulièrement au nord de l’Inde et au Népal.

Jadis très répandu, la chasse et le développement de l’agriculture ont entraîné l’effondrement de sa population, qui ne comptait plus que 100 à 200 animaux au début du XXe siècle. Protégé à partir de 1910, le rhinocéros indien a pu augmenter sa population, qui compte en 2006 environ 2 500 individus.

L'espèce n'a pas de sous-espèce identifiée. L'UICN définit cependant 2 sous-populations : une population orientale, en Assam et au Bengale occidental, et une population occidentale au Népal et en Uttar Pradesh.

Ce rhinocéros d’apparence « préhistorique » possède une peau épaisse brun-argenté, avec des plis énormes aux épaules et aux fesses. Les pattes et les épaules antérieures sont couvertes de sortes de verrues et l’animal a des poils très courts et dispersés sur le corps, formant une petite touffe sur le bout de la queue.

Marwari (cheval)

Photo de profil de Humayun, un étalon marwari.

Le Marwari ou Malani est une race chevaline rare originaire de la région de Mârvar (ou Jodhpur), en Inde. Connu pour ses oreilles étrangement incurvées vers l'intérieur en forme de croissant de lune, une particularité unique chez les équidés, il peut porter toutes les robes, bien que les patrons de robe pie aient tendance à être plus populaires auprès des acheteurs et des éleveurs. Il est connu pour sa rusticité, et assez similaire au Kathiawari, une autre race indienne issue du Kâthiâwar, au sud-ouest de la région de Mârvar. De nombreux représentants de la race vont l'amble naturellement. Les Marwari sont les descendants des poneys autochtones Indiens, croisés avec le cheval arabe et peut-être des chevaux mongols.

Les Rathores, chefs traditionnels de la région de Mârvar dans l'Ouest de l'Inde, ont été les premiers à élever le Marwari. À partir du XIIe siècle, ils ont observé des critères de reproduction stricts qui ont favorisé la pureté et la rusticité. Employé dans l'Histoire comme cheval de cavalerie par les habitants de la région de Mârvar, le Marwari a été remarqué pour sa fidélité et sa bravoure au combat. La race s'est détériorée dans les années 1930, lorsque de mauvaises pratiques de gestion ont entraîné une réduction du cheptel des reproducteurs, mais elle retrouve désormais un peu de sa popularité. Le Marwari est utilisé comme cheval de trait léger afin de réaliser divers travaux agricoles, aussi bien que pour l'équitation et comme cheval de bât. En 1995, une première association d'élevage est formée pour le Marwari en Inde, et depuis les années 2000, ces chevaux commencent à être exportés vers les États-Unis et en Europe. La race n'existe quasiment pas en France, mais l'un de ses représentants se trouve au musée vivant du cheval, à Chantilly.

Histoire des Juifs en Inde

Carte des communautés indiennes avant leur immigration.

L'histoire des Juifs en Inde recouvre celle de trois communautés juives historiques totalisant 6 000 membres (1997), chacune dans une aire géographique très déterminée : la communauté de Cochin dans le sud du sous-continent, les Bene Israël dans les environs de Bombay et la communauté Baghdadi (« ceux de Bagdad ») aux alentours de Calcutta et de Bombay. La communauté de Cochin est elle-même divisée en deux groupes : les « Juifs noirs », plus anciens, et les « Juifs blancs », d'origine plus récente.

Les Juifs noirs de Cochin et les Bene Israël sont les deux communautés les plus anciennes, et bien que les documents sur leur histoire soient très ténus, leur installation sur la côte ouest de l'Inde en suivant les routes commerciales depuis le Moyen-Orient remonte probablement au Ier millénaire de l'ère chrétienne. Au cours de leur histoire et jusqu'au XVIIIe siècle, ces deux communautés sont restées séparées, sans contact l'une avec l'autre. Les contacts avec le reste du monde juif furent également ténus, plus encore pour les Bene Israël de Bombay que pour les Juifs de Cochin, qui conservèrent quelques liens avec l'extérieur. Les Juifs blancs de Cochin et les Juifs Baghdadi ont une origine plus récente, liée à l'expansion occidentale dans la région : XVIe et XVIIe siècles pour les « Juifs blancs » de Cochin, d'origine moyen-orientale et européenne, et début du XIXe siècle pour les Baghdadi, d'origine moyen-orientale. Ces deux groupes conservèrent toujours d'importants contacts avec le reste du monde juif.

Le caractère non prosélyte de la mentalité traditionnelle indienne a permis une structuration de ces communautés en castes endogames, sans persécution manifeste. L'indianisation des cultures et des apparences physiques est corrélée avec l'ancienneté des communautés et leur isolement : très forte pour les Juifs noirs de Cochin et les Bene Israël de Bombay, partielle pour les Juifs blancs de Cochin (qui ont cependant adopté la langue locale) et très faible pour les Baghdadi, partagés entre une culture d'origine moyen-orientale et une anglicisation devenue très forte au cours du XIXe siècle. L'influence indienne peut se lire dans la forte réticence des différents groupes juifs indiens à se marier entre eux, l'endogamie, conformément à la règle indienne régissant les jāti, restant la règle.

L'irruption de la colonisation occidentale dans la région, d'abord portugaise et néerlandaise, puis britannique, a entrainé des mouvements de population (en particulier l'arrivée des « Juifs blancs » de Cochin et des Baghdadi). Elle a entrainé également des interactions croissantes avec les pouvoirs coloniaux, particulièrement avec le raj britannique. Il en est découlé une occidentalisation parfois très forte, ainsi qu'une révolution considérable dans les modes de vie des communautés. Après l'indépendance de l'Inde (en 1947) et celle d'Israël (en 1948), et malgré l'absence de tensions spécifiques avec le nouvel État indépendant (sauf au Pakistan), la majorité des Juifs des Indes ont émigré vers Israël dans les années 1950 et 1960.

Outre les membres Juifs des divers corps diplomatiques, il existe également deux autres groupes se réclamant aujourd'hui du Judaïsme : les Bnei Menashe, de langue Mizo, vivant à Manipur et dans le Mizoram. Ils se sont proclamés juifs dans les années 1950, et disent descendre de la tribu de Manassé. Les Bene Ephraïm (ou Juifs Telugu), sont un petit groupe parlant le Telugu, dont l'observance du judaïsme date de 1981.

Raj britannique

Carte du Raj en 1909.

Le Raj britannique (anglais : British Raj) désigne la période de domination britannique sur le sous-continent indien.

Le Raj débute en 1858 par le transfert des possessions de la Compagnie des Indes orientales à la couronne britannique en la personne de Victoria du Royaume-Uni, proclamée Impératrice des Indes en 1876. Il s'étend principalement sur les territoires qui forment aujourd'hui l'Inde, le Pakistan et le Bangladesh, ainsi que sur la Birmanie jusqu'en 1937, et regroupe des provinces sous administration directe et des États princiers sous suzeraineté. Le Raj est dirigé par un vice-roi désigné par le gouvernement britannique.

Pendant cette période, le pays est dénommé simplement « Inde » (India) dans la législation et c'est sous ce nom qu'il participe aux Jeux olympiques de 1900, 1920, 1928, 1932 et 1936 et est membre fondateur des Nations unies en 1945. On parle également d'« Empire des Indes » (Indian Empire), nom qui figure notamment sur les passeports.

À partir du début du XXe siècle, le mouvement pour l'indépendance, au sein duquel Ghandi met en pratique ses théories sur la non-violence, prend de l'ampleur. Le mouvement aboutit en 1947 sur la partition des Indes en deux dominions indépendants, l'Inde et le Pakistan.

Divali

Diwali Diya.jpg

Divali est une fête majeure dans le monde indien. « Divali » est la forme contractée de « Dipavali », tiré du sanskrit « rangée de lampes » (« dipa avali »).

Indissociable de la grande fête de Dussehra, qui a lieu vingt jours avant, elle commémore le retour de Rāma à Ayodhya. Ses habitants avaient alors éclairé les rues, où passait le roi, avec des lampes dip.

Divali est une fête très populaire en Inde : c'est celle des lumières, à l'occasion de laquelle on s'offre des cadeaux et tire des feux d'artifice. Les festivités durent cinq jours, dont le troisième, le plus important (« Bari Divali », « la grande Divali »), est consacré à la déesse Lakshmi, les quatre autres étant associés à différentes légendes et traditions.

Ce troisième jour est aussi le dernier de l'année du calendrier hindou Vikram, utilisé dans le nord de l'Inde. Le lendemain, début de la nouvelle année hindoue, est connu sous le nom d’Annakut dans le nord de l'Inde.

Dans l'Inde du Sud, Divali ne coïncide pas avec le début de la nouvelle année, car un autre calendrier est utilisé, le calendrier Shalivahana. On y célèbre le Nouvel An par d'autres fêtes (Gudhi Padwa, Ugadi, Vishu, ou Varsha pirappu, selon les États), distinctes de Divali et se déroulant habituellement au printemps, en général en mars ou avril.

Outre les hindous, les sikhs et les jaïns fêtent également Divali, en lui rattachant d'autres valeurs symboliques et des références historiques différentes.

Divali est aussi célébrée au Népal (où la majorité de la population est hindouiste) et dans de nombreux pays où vivent d'importantes communautés indiennes, tels que le Royaume-Uni, Singapour, ou l'Afrique du Sud.