Brion (Indre)

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Brion
La mairie en 2013.
La mairie en 2013.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre
Arrondissement Châteauroux
Canton Levroux
Intercommunalité Communauté de communes de la région de Levroux
Maire
Mandat
Thierry Fourré
2014-2020
Code postal 36110
Code commune 36026
Démographie
Gentilé Brionnais
Population
municipale
530 hab. (2014 en augmentation de 4,95 % par rapport à 2009)
Densité 12 hab./km2
Population
aire urbaine
85 674 hab. (2010)
Géographie
Coordonnées 46° 57′ 28″ nord, 1° 43′ 42″ est
Altitude Min. 158 m
Max. 222 m
Superficie 44,2 km2
Localisation

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Brion

Brion est une commune française située dans le département de l'Indre, en région Centre-Val de Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le centre[1] du département, dans la région naturelle de la Champagne berrichonne. Elle appartient à l'aire urbaine de Châteauroux.

Les communes limitrophes[1] et chefs-lieux[1] sont : Bretagne (6 km), La Champenoise (6 km), Liniez (8 km), Coings (8 km), Levroux (9 km), Vineuil (10 km), Châteauroux (16 km), Issoudun (20 km), La Châtre (46 km) et Le Blanc (62 km).

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

Les hameaux[2] et lieux-dits[2] de la commune sont : le Grand Vau, la Meublaterie et le Chaignat.

Géologie et hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 2, correspondant à une sismicité faible[3].

Le territoire communal possède les sources de la rivière Ringoire[2].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A20[4] (L’Occitane) passe par le territoire communal et dessert un échangeur (numéro 11). On trouve aussi les routes départementales[4] : 8, 8B, 27 et 37.

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Neuvy-Pailloux[4], à 14 km.

La commune est desservie par la ligne B du réseau L'Aile Bleue[5].

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Châteauroux-Centre[4], à 11 km.

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Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente le détail du secteur des logements[6] de la commune :

Date du relevé 2013
Nombre total de logements 274
Résidences principales 81,8 %
Résidences secondaires 5,5 %
Logements vacants 12,8 %
Part des ménages propriétaires de leur résidence principale 82,1 %

Toponymie[modifier | modifier le code]

Ses habitants sont appelés les Brionnais[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Familles seigneuriales[modifier | modifier le code]

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Une seule famille, en transmission féminine, a assumé le destin féodal de Brion du Xe siècle jusqu'en 1716. Puis Brion est passé à une famille alliée, les Longaunay.

Comme ses voisines Levroux (avec Romsac et Saint-Phalle), Rouvres-les-Bois, Bouges-le-Château et Sainte-Colombe, Baudres ou Bretagne, Brion faisait d'abord partie de la « principauté Déols », et relevait donc des princes de Déols, seigneurs de Châteauroux. Puis elle passe à Marguerite de Beaumez (Bommiers), dame de Châteaumeillant, dont la mère est Mathilde de Déols et qui épouse Henri III de Sully en 1282.

Leur fils Henri IV de Sully, sire de Brion et Châteaumeillant, gouverneur de Navarre, grand-bouteiller de France, a pour fille cadette Jeanne de Sully, dame de Maupas et Corbigny, qui transmet Brion à son mari le vicomte Jean Ier de Rochechouart, épousé en 1336. Un de leurs petits-fils cadets, Jean-Louis de Rochechouart sire d'Aspremont (fief venu de sa mère Isabeau de Parthenay, fille de Guy de Parthenay-Soubise), hérite de Brion après son demi-frère Foulques de Rochechouart (deux frères du vicomte Jean II, tous fils du vicomte Louis) ; il a pour fils Jean-Jacques et pour petite-fille Isabeau de Rochechouart, qui passe Brion et Apremont à son mari Renaud Chabot de La Grève seigneur de Jarnac.

Renaud Chabot et Isabeau sont les parents de Jacques et les grands-parents du célèbre amiral de Brion, Philippe Chabot, amiral de France en 1526, ami et neveu par alliance de François Ier, comte de Charny et Buzançais. Le fils aîné de l'amiral Philippe, Léonor, hérite de Brion, que sa fille cadette Charlotte Chabot apporte à son mari Jacques Le Veneur de Tillières.

Leur fille Anne Le Veneur de Tillières, dame de Brion, est la femme de François de Fiesque (famille Fieschi, des comtes génois de Lavagna  : François, né en 1586 et mort en 1621 au siège de Montauban, comte de Lavagne, baron de Bressuire et de Levroux, était le fils de Scipione Fieschi (Scipion de Fiesque) – réchappé de l'échec de la conjuration de Fiesque en 1547, et réfugié à la cour de France – et d'Alphonsine Strozzi, dame de Levroux par don de la reine Catherine à son mariage en 1581, et dame de Bressuire en succession de son père Philippe Strozzi, lui-même fils du maréchal Piero Strozzi, cousin germain[Note 1] de ladite reine Catherine de Médicis. Leur fils aîné Charles-Léon de Fiesque continue les barons de Levroux, et son frère cadet Claude de Fiesque, est baron de Brion et abbé de Lonlay. Leur sœur Marie de Fiesque transmet Brion à son mari Pierre de Bréauté et à leur fils Alexandre-Charles de Bréauté, sans postérité, aussi baron de Levroux en 1708 à la mort sans alliance de son cousin germain Jean-Louis-Marie de Fiesque, fils de Charles-Léon.

La famille de Fiesque, branche française des Fieschi, étant alors éteinte, la succession de Brion et de Levroux est alors recueillie en 1716 par le petit-cousin d'Alexandre-Charles de Bréauté, Antoine-François marquis de Longaunay, né en 1664, gouverneur de Carentan, petit-fils de Suzanne de Bréauté – la sœur de Pierre de Bréauté ci-dessus – père d'Antoine-Antonin (1696-1759, marquis de Dampierre, baron de Levroux en 1745) et d'Alexandre de Longaunay baron de Brion. Levroux et Brion sont donc passées au début du XVIIIe siècle d'une famille normande à l'autre, des Bréauté aux Longaunay de Dampierre, pour ainsi quitter, au bout de huit siècles, le sang des princes de Déols.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'arrondissement de Châteauroux, du canton de Levroux, de la deuxième circonscription de l'Indre et de la communauté de communes de la région de Levroux.

Elle dispose d'une agence postale communale[8] et d'un centre de première intervention.

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Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2005 en cours Thierry Fourré[9],[10] DVD[11] Exploitant Agricole

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2014, la commune comptait 530 habitants[Note 2], en augmentation de 4,95 % par rapport à 2009 (Indre : -2,62 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 509 586 658 700 761 765 804 785
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
799 810 841 795 833 835 847 851 805
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
776 813 828 744 794 772 788 778 753
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
686 680 585 598 496 440 481 487 493
2013 2014 - - - - - - -
515 530 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune possède comme lieu d'enseignement[16] une école primaire publique, qui dépend du RPI[17] : Brion - La Champenoise - Saint-Aoustrille - Saint-Valentin. Le collège public (Condorcet) de secteur[18] se trouve à Levroux. Les lycées publics de secteur[18] se trouvent à Châteauroux (lycée général Jean-Giraudoux et lycée polyvalent Blaise-Pascal).

La commune est couverte par les médias suivants : La Nouvelle République du Centre-Ouest, Le Berry républicain, L'Écho - La Marseillaise, La Bouinotte, Le Petit Berrichon, France 3 Centre-Val de Loire, Berry Issoudun Première, Vibration, Forum, France Bleu Berry et RCF en Berry.

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Économie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'aire géographique et dans la zone de production du lait, de fabrication et d'affinage du fromage Valençay[19].

La culture de la lentille verte du Berry[20] est présente dans la commune.

Plusieurs commerces se trouve dans la commune.

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Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Château des Chapelles : propriété de la famille Grillon puis des Adam à la mort d'Amador Grillon des Chapelles, le . Ce dernier, conseiller de préfecture, secrétaire général du département de l'Indre, est l'auteur d'Esquisses biographiques du département de l'Indre et d'une notice sur l'abbaye de Déols.
  • Église
  • Monument aux morts
  • Ancienne pompe
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Piero Strozzi était le fils de Filippo Strozzi et de Clarice de Médicis, sœur de Lorenzo II de Médicis duc d'Urbino et par là tante de la reine Catherine. De plus, il avait épousé Laudomia de Médicis, fille de Pierfrancesco II, petite-fille de Lorenzo di Pierfrancesco et arrière-petite-fille de Pierfrancesco Ier di Lorenzo, ce dernier étant le cousin germain de Pierre le Goutteux père du Magnifique et arrière-arrière-grand-père de Catherine.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Site de Lion 1906 : Indre, consulté le 10 septembre 2012.
  2. a, b et c Site du Géoportail : Brion, consulté le 15 décembre 2013.
  3. Site de la prévention du risque sismique : Didacticiel de la règlementation parasismique : Indre, consulté le 30 juillet 2016.
  4. a, b, c et d Site de ViaMichelin : Brion, consulté le 14 décembre 2013.
  5. Site du conseil départemental de l'Indre : Les horaires de l’Aile Bleue, consulté le 7 mars 2016.
  6. Site de l'Insee : Brion (Indre), consulté le 6 septembre 2016.
  7. « Nom des habitants des communes françaises, Brion », sur le site habitants.fr de la SARL Patagos (consulté le 2 avril 2012).
  8. Site de La Poste : Un bureau de poste, consulté le 22 août 2012.
  9. Site du ministère de l'Intérieur : Résultats des élections municipales de 2008, consulté le 28 novembre 2009.
  10. [PDF] Site de la préfecture de l'Indre : Résultats des élections municipales de 2014, consulté le 28 avril 2014.
  11. Site du Monde.fr : Brion (Indre), consulté le 21 septembre 2016.
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  16. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Coordonnées des établissements scolaires publics et privés sous contrat, consulté le 16 août 2012.
  17. Site de l'académie d'Orléans-Tours : Carte des communes sans écoles et regroupement pédagogique intercommunaux (RPI), consulté le 18 août 2012.
  18. a et b Site de l'académie d'Orléans-Tours : Tableau des secteurs de recrutement collèges et lycées, consulté le 20 août 2012.
  19. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Valençay, consulté le 15 août 2014.
  20. Site de l'Institut national de l'origine et de la qualité : Lentilles vertes du Berry, consulté le 11 novembre 2014.