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Wikipédia:Sélection/Histoire

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Napoléon Ier

Napoléon Bonaparte

Napoléon Bonaparte (15 août 17695 mai 1821), général de la Révolution, dirigea la France à partir de la fin 1799 et fut Empereur des Français de 1804 à 1815 sous le nom de Napoléon Ier. En tant que général en chef et chef d'état, Napoléon tente de briser les coalitions montées et financées par le Royaume de Grande-Bretagne et qui rassemblent depuis 1792 les monarchies européennes contre la France et son régime né de la Révolution. Il conduit pour cela les armées françaises d'Italie au Nil et d'Autriche à la Prusse et à la Pologne : ses nombreuses et brillantes victoires (Arcole, Rivoli, Pyramides, Marengo, Austerlitz, Iéna, Friedland), dans des campagnes militaires rapides, disloquent les quatre premières coalitions. Les paix successives, qui mettent un terme à chacune de ces coalitions, renforcent la France et donnent à son chef, Napoléon, un degré de puissance jusqu'alors rarement égalé en Europe lors de la paix de Tilsit (1807).


Il conquit et gouverna la plus grande partie de l'Europe continentale hors Scandinavie et plaça des membres de sa nombreuse famille sur les trônes de plusieurs royaumes.

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Égypte antique

Pierre de Rosette trouvée le 15 juillet 1799.

Égypte antique

Plongez-vous dans l'histoire de l'Égypte antique et découvrez le monde fascinant des pharaons et des dieux égyptiens.

Un formidable voyage dans le temps, à la rencontre des pyramides et des hiéroglyphes, pour comprendre la vie des Égyptiens.

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Little Boy

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Little Boy (anglais pour « petit garçon ») était le nom de code de la bombe atomique qui fut larguée sur Hiroshima au Japon le 6 août 1945 par le B-29 Enola Gay de l'armée américaine. Elle fut la première bombe atomique utilisée de manière offensive, la seconde fut Fat Man, qui détruisit Nagasaki trois jours plus tard.

L'arme fut developpée au cours de la Seconde Guerre mondiale dans le cadre du Projet Manhattan, et tirait sa puissance explosive de l'uranium enrichi.

Little Boy était la deuxième explosion nucléaire de l'histoire après l'essai de Trinity.

D'une longueur de 3 m et d'un diamètre de 71 cm, elle avait une masse de 4 000 kg. Elle contenait un peu plus de 64 kg de U-235 parmi lesquels seuls 700 grammes entrèrent en fission.

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Mur de Berlin

Reste du Mur de Berlin, 2004

Le Mur de Berlin (en allemand Berliner Mauer), également appelé le « Mur » vocable utilisé pour caractériser la frontière entre l'Europe de l'Ouest et l'Europe de l'Est, ou le « Mur de la honte », a été érigé en plein Berlin pendant la nuit du 12 au suscitant la réprobation des puissances occidentales. La République démocratique allemande (RDA) tente ainsi de mettre fin, avec l'appui du pacte de Varsovie, à l'exode croissant de ses habitants vers la République fédérale d'Allemagne (RFA). Le Mur, séparant physiquement la ville en « Berlin-Est » et « Berlin-Ouest », est pendant près de trente ans le symbole de la Guerre froide et de la partition de l'Allemagne à l'issue de la Seconde Guerre mondiale. Plus qu'un simple mur, il s'agit d'un dispositif défensif comportant deux murs avec chemin de ronde, miradors et dispositifs d'alarme. Plusieurs centaines de ressortissants de la RDA ont perdu la vie en essayant de le franchir, les gardes-frontière est-allemands et soldats soviétiques n'hésitant pas à tirer sur les fugitifs.

L'affaiblissement de l'Union soviétique, la politique de libéralisation conduite par Gorbatchev et la détermination des Allemands de l'Est qui ont organisé de grandes manifestations permettent, le , d'abattre le « Mur de la honte » ; leur élan a suscité l'admiration du « Monde libre ». Cet événement a conduit à la réunification allemande. Bien que détruit presque totalement, le Mur reste un lieu de mémoire auquel plusieurs musées sont consacrés et les cicatrices qu'il a laissées dans l'organisation urbaine de la capitale allemande ne sont toujours pas effacées en 2009. Le Mur de Berlin joue un rôle important dans la pensée et dans l'imaginaire allemand et occidental, comme en témoignent de nombreux livres et films.

New Deal

Le New Deal (« Nouvelle donne » en français) est le nom donné par le président américain Franklin Delano Roosevelt à sa politique interventionniste mise en place pour lutter contre les effets de la Grande Dépression aux États-Unis. Ce programme s'est déroulé entre 1933 et 1938, avec pour objectif de soutenir les couches les plus pauvres de la population, de réformer les marchés financiers et de redynamiser une économie américaine meurtrie depuis le krach de 1929 par le chômage et les faillites en chaîne.

On distingue communément deux New Deals : le premier, marqué notamment par les « Cent Jours de Roosevelt » en 1933 visait à une amélioration de la situation à court terme. On y retrouve donc des lois de réforme des banques, des programmes d'assistance sociale d'urgence, des programmes d'aide par le travail, ou encore des programmes agricoles. Le gouvernement réalisa ainsi d'importants investissements et permit l'accès à des ressources financières au travers des diverses agences gouvernementales. Les résultats économiques furent mitigés, mais la situation s'améliora. Le « Second New Deal » s'étala entre 1935 et 1938, mettant en avant une redistribution des ressources et du pouvoir à une échelle plus large, avec les lois de protection syndicales, le Social Security Act, ainsi que des programmes d'aide pour les farmers et les travailleurs itinérants. Cependant, la Cour Suprême jugea de nombreuses réformes anticonstitutionnelles, mais, certaines parties des programmes furent rapidement remplacées, à l'exception de la National Recovery Administration. Le second New Deal fut bien plus coûteux que le premier, et creusa le déficit public. Par ailleurs, malgré des programmes comme la Public Works Administration, le chômage touchait encore 11 millions d'Américains en 1938.

De nombreux programmes du New Deal restent toujours actifs, dont certains qui ont gardé leur nom originel : on peut ainsi citer la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), la Federal Housing Administration (FHA), la Tennessee Valley Authority (TVA), mais aussi le Social Security System, première expérience d'État-providence aux États-Unis ainsi que la Securities and Exchange Commission dans le domaine de la régulation financière.

Guerre de Gempei

Scène de la guerre de Gempei (panneau du XIIe siècle.)

La guerre de Genpei (源平合戦, Genpei gassen?, ou de Gempei) nommée également guerre Jishō–Juei (治承・寿永の乱, Jishō–Juei no ran?) est une guerre civile de l’ancien Japon (1180-1185), qui doit son appellation à la contraction des noms des deux clans qu’elle confronta : les Minamoto (?, ou Genji suivant la lecture on'yomi des caractères) et les Taira (?, ou Heike).

La guerre de Genpei débute en 1180 lorsque Minamoto no Yorimasa supporte un candidat différent de celui des Taira pour le trône impérial. La guerre s’achève cinq ans plus tard avec la victoire décisive du clan Minamoto à la bataille navale de Dan-no-ura, qui marque la fin de l’ère Heian et le début de la période Kamakura.

Histoire de l'Afrique du Sud

Drapeau de l’Afrique du Sud

L’histoire de l’Afrique du Sud est très riche et très complexe du fait de la juxtaposition de peuples, de cultures et d'origines éthniques différentes depuis la Préhistoire. La culture des Bochimans y est présente depuis au moins 25 000 ans et celle des Bantous, 2 500 ans. Les deux cultures auraient, selon des sources limitées à l’archéologie, généralement cohabité paisiblement. L’histoire écrite débute avec l’arrivée des Européens, en commençant par les Portugais qui décident de ne pas coloniser la région, laissant la place aux Néerlandais. Les Britanniques la contestent vers la fin du XVIIIe siècle, menant à deux guerres. Le XXe siècle est marqué par la montée et la chute du régime ségrégationniste de l’apartheid.


Guerre de Trente Ans

Defenestration-prague-1618.jpg

La guerre de Trente Ans est une série de conflits armés qui a déchiré l’Europe de 1618 à 1648. Les causes en sont multiples mais son déclencheur est la révolte des sujets tchèques protestants de la maison de Habsbourg, la répression qui suivit et le désir des Habsbourg d’accroître leur hégémonie et celle de la religion catholique dans le Saint-Empire.

Ces conflits ont opposé le camp des Habsbourg d’Espagne et du Saint-Empire, soutenus par la papauté, aux États allemands protestants du Saint-Empire, auxquels étaient alliées les puissances européennes voisines à majorité protestante, Provinces-Unies et pays scandinaves, ainsi que la France qui, bien que catholique et luttant contre les protestants chez elle, entendait réduire la puissance de la maison de Habsbourg sur le continent européen.

Cette guerre a impliqué l'ensemble des puissances européennes selon qu'elles étaient pour ou contre le parti de l'Empereur, à l'exception de l'Angleterre et de la Russie – qui ont néanmoins indirectement œuvré contre le parti des Habsbourg. L'emploi de mercenaires était la règle. Les combats se déroulèrent surtout dans les territoires d’Europe centrale dépendant du Saint-Empire, puis se portèrent sur la plaine de Flandre, le nord de l'Italie ou encore dans la péninsule Ibérique. Les batailles, les famines, les massacres ont provoqué plusieurs millions de morts. Cette « guerre civile européenne » a lourdement pesé sur la démographie et l'économie des États allemands et du royaume d'Espagne, et assis l'hégémonie de la France, qui s'épanouira davantage encore sous Louis XIV.

Esclavage en Grèce antique

Esclave noir aux mains liées, Égypte ptolémaïque, musée du Louvre

L’esclavage a été une composante essentielle du développement du monde grec antique pendant toute son histoire. Il est considéré par les Anciens non seulement comme indispensable, mais encore comme naturel : même les stoïciens ou les premiers chrétiens ne le remettront pas en cause.

L’étude de l’esclavage en Grèce antique pose des problèmes méthodologiques non négligeables. La documentation est disparate et très fragmentaire, concentrée sur la cité d’Athènes. Aucun traité ne porte spécifiquement sur le sujet. Les plaidoyers judiciaires du IVe siècle av. J.-C. ne s’intéressent à l’esclave qu’en tant que source de revenus. La comédie décrit des esclaves de comédie, la tragédie des esclaves de tragédie. Il est difficile de distinguer avec certitude un esclave d’un artisan dans la production iconographique ou parmi des stèles. Même la terminologie est souvent vague.

Civilisation de la vallée de l'Indus

Aire de la civilisation de la vallée de l'Indus.

La civilisation de la vallée de l'Indus (2600 av. J.-C.1500 av. J.-C.), était une civilisation de l'Antiquité dont l'aire géographique s'étendait principalement le long du fleuve Indus dans le sous-continent indien. Bien que probable, on ne connaît pas l'influence qu'elle a pu avoir sur la culture hindoue contemporaine.

La dénomination civilisation de l'Indus-Sarasvatî est parfois utilisée. Elle l'identifie à la civilisation décrite par les Veda et qui aurait prospéré le long du fleuve Sarasvatî, dont on ignore actuellement la localisation.

Oubliée par l'Histoire jusqu'à sa redécouverte dans les années 1920, la civilisation de l'Indus se range parmi ses contemporaines, la Mésopotamie et l'Égypte ancienne, comme l'une des toutes premières civilisations.

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Anasazi

Mesa Verde

Les Anasazis sont des Amérindiens du Grand Sud-Ouest de l’Amérique du Nord. Ils étaient répartis en plusieurs groupes dans les États actuels du Colorado, de l’Utah, de l’Arizona et du Nouveau-Mexique. Leur civilisation a laissé de nombreux vestiges monumentaux et cultuels sur plusieurs sites, dont deux sont classés sur la liste du patrimoine mondial établie par l'UNESCO. Ensuite, les vestiges retrouvés par les archéologues témoignent d'une maîtrise des techniques de la céramique, du tissage et de l'irrigation. Enfin, les Anasazis savaient observer le soleil et dessinaient des symboles restés mystérieux dans le désert. Aujourd'hui, les descendants des Anasazis, les Zuñis et les Hopis de l’Arizona et du Nouveau-Mexique perpétuent leur culture.

Thomas Jefferson

Thomas Jefferson, Charles Willson Peale, Philadelphie, 1791

Thomas Jefferson, né le à Shadwell (colonie de Virginie) et mort le à Monticello (Virginie), est un homme d'État américain, troisième président des États-Unis, en fonction de 1801 à 1809. Il est également secrétaire d'État des États-Unis entre 1790 et 1793 et vice-président de 1797 à 1801.

Né au sein d'une famille d'origine britannique, il fait ses études en Virginie. Il sort diplômé du collège de William et Mary et exerce un temps les fonctions de magistrat, défendant parfois des esclaves cherchant à recouvrer leur liberté. Durant la révolution américaine, il représente la Virginie au Congrès continental et participe activement à la rédaction de la Déclaration d'indépendance des États-Unis en 1776 ; il est également à l'origine de la loi sur la liberté religieuse et sert en tant que gouverneur de son État pendant la guerre contre les Anglais de 1779 à 1781. Jefferson occupe ensuite le poste d'ambassadeur en France de 1785 à 1789 puis devient le premier secrétaire d'État des États-Unis sous la présidence de George Washington. Au côté de James Madison, il fonde le Parti républicain-démocrate qui s'oppose au Parti fédéraliste quant à la politique du pays et conteste la position du gouvernement au sujet des lois sur les étrangers et la sédition.

Attaque sur Pearl Harbor

Vue aérienne de l'attaque sur Pearl Harbor

L’attaque de Pearl Harbor, base navale américaine située sur l’île d’Oahu, dans l’archipel d’Hawaï, au cœur de l’océan Pacifique, fut lancée par surprise le matin du dimanche par le Service aérien de la Marine impériale japonaise contre la flotte américaine du Pacifique dans le port et d’autres forces qui stationnaient aux alentours. Cette attaque s’inscrit dans la politique d’expansion impériale. L’anéantissement de la principale flotte de l’United States Navy devait permettre à l’empire du Soleil levant d’établir sa sphère de coprospérité de la grande Asie orientale. Le Quartier-général impérial souhaitait également répondre aux sanctions économiques prises par Washington en après l’invasion de la Chine et de l’Indochine française par l’armée impériale japonaise.

À l’issue de l’attaque, conduite en deux vagues aériennes, les pertes américaines furent importantes : 2 403 morts et 1 178 blessés. Quatre navires de ligne, trois croiseurs, trois destroyers et 188 avions furent détruits. Cependant, beaucoup de navires purent être remis en état dans les mois qui suivirent, et les trois porte-avions américains du Pacifique échappèrent à l’attaque.
Les Japonais perdirent 64 hommes, 29 avions et cinq sous-marins de poche ; un marin fut capturé.

Cet événement provoqua l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale aux côtés des Alliés. Aux États-Unis, il est commémoré chaque année par la mise en berne du drapeau. Les historiens ont mis en évidence l’audace du plan de l’amiral Isoroku Yamamoto, le manque de préparation et les négligences américaines. Le rôle du président Roosevelt reste un sujet de polémique.

Louisiane (Nouvelle-France)

En rouge, le territoire de la Louisiane française en 1803

La Louisiane était un territoire de la Nouvelle-France, espace contrôlé par les Français en Amérique du Nord, du XVIIe au XVIIIe siècle. Elle fut baptisée en l'honneur de Louis XIV par l'explorateur Cavelier de la Salle. Immense espace allant des Grands Lacs au Golfe du Mexique, elle était divisée en deux secteurs appelés « Haute-Louisiane » (au nord de la rivière Arkansas, appelée parfois le « Pays des Illinois ») et « Basse-Louisiane » (au sud). Le fleuve Mississippi constituait l'épine dorsale de la colonie. Aujourd'hui, l'état américain de la Louisiane est beaucoup plus réduit que le territoire contrôlé par les Français il y a trois cents ans.

Explorée sous le règne du Roi Soleil, la Louisiane française fut relativement peu mise en valeur par manque de moyens humains et financiers. La monarchie ne la conserva que pour faire pièce à l’impérialisme anglais en Amérique et joua des alliances avec les divers peuples amérindiens pour se maintenir. Les défaites de la guerre de Sept Ans finirent par avoir raison de la Louisiane française qui dut être cédée aux Anglais et aux Espagnols. La France récupéra un temps sa souveraineté sur ce territoire mais Napoléon Bonaparte décida de s’en séparer définitivement en 1803 au profit des États-Unis.

Histoire de la Californie

Drapeau de l'État de la Californie

La Californie était habitée depuis plus de 13 000 ans par de nombreuses tribus amérindiennes, lorsque les explorateurs européens l'atteignent au XVIe siècle. Oubliée durant le XVIIe siècle par les Espagnols, elle n’est colonisée qu’à partir de 1765 sous l’impulsion de Charles III d’Espagne. Cette colonisation repose sur trois piliers : les missions, qui convertissent les Amérindiens, les presidios, qui assurent la défense du territoire, et enfin les pueblos, où résident les colons. C’est à cette époque que les Britanniques et les Français commencent à s’intéresser à la Californie, suivis par les Russes au début du XIXe siècle.

Scandale du Watergate

Watergate complex.jpg

L'affaire du Watergate, qui se déroule de 1972 à 1974, est l'un des plus grands scandales de la vie politique américaine au XXe siècle.

Sur fond d'élections présidentielles en 1972, l'affaire commence avec le cambriolage de locaux du Parti démocrate dans l'immeuble du Watergate à Washington, et se développe ensuite avec de nombreuses ramifications. Les investigations de journalistes et une longue enquête sénatoriale lèvent le voile sur des pratiques illégales à grande échelle au sein de l'administration présidentielle. Obsédés par l'affaire et suivis par leurs confrères, deux journalistes, Woodward et Bernstein (surnommés Woodstein), parviennent à éclairer le sujet, qui est ensuite relayé par la justice américaine, puis par une commission d'enquête sénatoriale. C'est l'un des cas les plus évidents, dans l'histoire américaine, du pouvoir de la Presse : le « quatrième pouvoir ».

L'affaire se transforme en dénonciation des abus du pouvoir présidentiel, plusieurs personnalités proches du pouvoir sont finalement condamnées et le président Richard Nixon est contraint à la démission le suite à la procédure d’impeachment engagée contre lui.

George Washington

George Washington.

George Washington, né le à Pope's Creek (colonie de Virginie) et mort le à Mount Vernon (Virginie), est un homme d'État américain, chef d’État-major de l’Armée continentale pendant la guerre d’indépendance (1775-1783) et premier président des États-Unis (1789-1797).

Washington est l'un des planteurs les plus riches de la région sur son domaine de Mount Vernon. Il est l'instigateur de la guerre de Sept Ans (1754-1763) à 22 ans, et l'affaire Jumonville fait du bruit jusqu'en Europe, où la guerre s'emballe en même temps que l'arrivée de la nouvelle. Plus tard, son engagement dans la Révolution américaine ainsi que sa réputation le portent au poste de commandant des troupes américaines, qu'il organise et mène à la victoire finale, avec l'aide des Français, sur la métropole britannique. Après le conflit, il participe à la rédaction de la Constitution américaine et fait l’unanimité lors de la première élection présidentielle. Pendant ses deux mandats, George Washington montre ses qualités d'administrateur habile, malgré les difficultés internes et la guerre en Europe. Il a laissé son empreinte sur les institutions du pays et sur l’histoire nationale.

Considéré comme l'un des Pères fondateurs des États-Unis par les Américains, George Washington a fait l'objet de nombreux hommages depuis la fin du XVIIIe siècle : son nom a été donné à la capitale des États-Unis, à un État du nord-ouest de l'Union, ainsi qu'à de nombreux sites et monuments. Son effigie figure sur le billet et la pièce d'un dollar de même que sur la pièce de 25 cents. Son anniversaire est un jour férié fédéral aux États-Unis.

Martin Luther King

Martin Luther King, Jr., en 1964.

Le révérend Martin Luther King, Jr., né à Atlanta, en 1929 et mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis, est un pasteur baptiste afro-américain, activiste pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis et militant politique américain.

Il est l'organisateur des marches pour le droit de vote, la déségrégation, l'emploi des minorités, et d'autres droits civiques élémentaires pour les Noirs-Américains. La plupart de ces droits ont été promus par la loi américaine « Civil Rights Act » et le « Voting Rights Act » sous la présidence de Lyndon B. Johnson. Il prononce l'un de ses plus célèbre discours le 28 août 1963 à Washington : « I have a dream » (J'ai un rêve).

Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix en 1964 pour sa lutte non violente contre la ségrégation raciale et pour la paix. Il commence alors une campagne contre la guerre du Viêt Nam et la pauvreté, qui prend fin en 1968 avec son assassinat par James Earl Ray, dont la culpabilité et la participation à un complot sont toujours débattues.

Il se voit décerner à titre posthume la médaille présidentielle de la Liberté par Jimmy Carter en 1977 et la médaille d'or du Congrès en 2004. Depuis 1986, le Martin Luther King Day est un jour férié aux États-Unis.

Guerre anglo-américaine de 1812

Battle of Queenston Heights.jpg

La guerre anglo-américaine de 1812 a opposé les États-Unis à l’Empire britannique, entre juin 1812 et février 1815. Cette guerre est aussi connue sous les noms de guerre de 1812, de seconde guerre d'indépendance, voire plus rarement de guerre américano-britannique. L'appellation de « guerre de 1812 » peut parfois conduire à une confusion dans la mesure où la guerre d’invasion de la Russie par Napoléon Bonaparte, la Campagne de Russie, a eu lieu la même année.

Alors que le Royaume-Uni devait fournir un important effort de guerre du fait de son conflit avec la France napoléonienne, les États-Unis lui déclarèrent la guerre le par ressentiment et colère envers l’attitude britannique, notamment à cause de l’enrôlement forcé de matelots américains dans la Royal Navy, des restrictions imposées aux échanges commerciaux américains par le blocus britannique des ports continentaux d’Europe, et du soutien militaire du Royaume-Uni aux Amérindiens défendant leurs terres contre les colons américains.

La guerre se déroula sur trois théâtres d'opérations : l’océan Atlantique, la région des Grands Lacs, et les États du Sud. Au début de la guerre, les États-Unis tentèrent d'envahir les colonies nord-américaines, mais furent repoussés (prise de Détroit, Bataille de Queenston Heights). La Royal Navy fit le blocus de la côte Est, ce qui affaiblit l’économie américaine en raison de la réduction drastique des exportations agricoles américaines (même si le blocus favorisa l’émergence de l’industrie locale). Leur domination des mers permit aux Britanniques de mener des raids côtiers et d’incendier Washington en août 1814. En revanche, les batailles navales sur les Grands Lacs tournèrent à l'avantage des États-Unis.

Révolution américaine

Le premier drapeau des États-Unis 1777.

La Révolution américaine est une période de changements politiques importants provoqués par l’insurrection des habitants des treize colonies d’Amérique du Nord contre la Grande-Bretagne à la fin du XVIIIe siècle. Moment fondateur de la nation américaine et de la naissance des États-Unis, la révolution se manifesta par des violences contre les autorités anglaises, une guerre contre la métropole et des troubles sociaux.

Après la guerre de Sept Ans (1756-1763), l’Angleterre imposa des taxes à ses treize colonies d’Amérique du Nord sans les consulter ; les colons américains protestèrent auprès du roi George III et du Parlement de Londres, puis lancèrent une révolte que la métropole tenta de mater en envoyant des troupes. Le , les représentants des colonies réunis à Philadelphie adoptèrent la déclaration d’Indépendance, et, après une série de revers de l’armée continentale commandée par George Washington, la guerre contre l’Angleterre tourna à l’avantage des Américains. Les insurgés en anglais : insurgents reçurent l’aide de volontaires français, puis du gouvernement de Louis XVI, de l’Espagne et des Provinces-Unies. En 1783, Londres dut reconnaître l’indépendance des États-Unis. Le nouveau pays se dota d’une Constitution (1787) qui s’inspirait de la philosophie des Lumières. George Washington fut élu président en 1789 ; mais les premières années du nouveau pays furent marquées par des oppositions politiques et des tensions sociales…

Ruée vers l'or en Californie

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La ruée vers l'or en Californie est une période d'environ huit ans (1848 - 1856) qui commença en janvier 1848 à la suite de la découverte d'or à Sutter's Mill, près de Coloma, à l'est de Sacramento, dans l'actuel État de Californie (États-Unis). La nouvelle se répandit rapidement et attira en Californie plus de 300 000 aventuriers, américains et étrangers.

Ces pionniers, appelés par la suite « forty-niners » (expression que l'on pourrait traduire par « quarante-neuvards »), arrivaient par bateau ou par voie terrestre à bord de chariots, de tout le continent, au prix d'un voyage bien souvent difficile. Bien que la plupart de ces nouveaux arrivants aient été des Américains, la ruée vers l'or attira également des dizaines de milliers d'immigrants d'Amérique latine, d'Europe, d'Australie et d'Asie. Ces chercheurs d'or commencèrent par s'installer le long des rivières et utilisèrent pour leur recherche les techniques artisanales de l'orpaillage. Puis des méthodes plus sophistiquées d'extraction de l'or se développèrent et furent ensuite adoptées dans le monde entier. On estime que la valeur des quantités d'or découvert pendant cette période s'élève à plusieurs milliards de dollars actuels. Mais alors que certains firent fortune, d'autres retournèrent chez eux avec guère plus que ce qu'ils possédaient au départ...

Panique bancaire américaine de 1907

Début de panique sur le trottoir de la bourse de New York.

La Panique bancaire américaine de 1907, aussi nommée Panique des banquiers, est une crise financière qui eut lieu aux États-Unis lorsque le marché boursier s'effondra brusquement, perdant près de 50 % de la valeur maximale atteinte l'année précédente. Cette panique se produisit au milieu d'une période de récession, marquée par d'innombrables retraits de fonds des banques de détail et d'investissement. La panique de 1907 se propagea à tout le pays, de nombreuses banques et entreprises étant acculées à la faillite. Parmi les premières causes de la crise, on peut citer le retrait de liquidités des banques de New York, la perte de confiance des dépositaires et l'absence d'un fonds de garantie des dépôts.

La crise éclata en octobre après une tentative ratée de corner sur les actions de la compagnie United Copper. Les banques qui avaient prêté de l'argent pour réaliser le corner furent victimes de retraits massifs, qui se propagèrent aux établissements affiliés, causant en l'espace d'une semaine la chute de la société fiduciaire Knickerbocker Trust Company, troisième établissement en importance de ce genre à New York. Cette chute causa une vague de paniques parmi les établissements financiers de la ville lorsque les banques régionales commencèrent à retirer des fonds de New York. La panique gagna bientôt le pays tout entier et les particuliers se ruèrent sur les banques pour retirer leurs dépôts.

La panique se serait accrue si le financier J. P. Morgan n'était pas intervenu en engageant ses fonds propres et en persuadant d'autres banquiers de l'imiter pour soutenir le système bancaire américain. À cette époque, il n'existait pas de banque centrale américaine pour réinjecter des liquidités sur le marché. En novembre, la crise était pratiquement terminée, quand elle repartit de plus belle lorsqu'une firme de courtiers fit un emprunt massif gagé sur les actions de la Tennessee Coal, Iron and Railroad Company (TC&I). La chute des actions de cette compagnie fut évitée par une prise de participation d'urgence de la U.S. Steel effectuée avec l'aval du président Theodore Roosevelt, pourtant farouche opposant des monopoles. L'année suivante, le sénateur Nelson W. Aldrich réunit une commission qu'il présida lui-même pour enquêter sur la crise et préconiser des solutions. Le processus allait aboutir le 22 décembre 1913 à la création de la Réserve fédérale des États-Unis.

Fort Saint-Louis (Texas)

Expédition de Robert Cavelier de La Salle à la Louisiane en 1684, La Belle est sur la gauche, Le Joly au centre et L'Aimable est échoué à droite

Le Fort Saint-Louis au Texas, fut fondé en 1685 par l'explorateur français René Robert Cavelier de La Salle et les membres de son expédition, sur les berges de la Garcitas Creek, à quelques kilomètres à l'intérieur des terres depuis l'embouchure du fleuve Lavaca. La Salle avait l'intention de créer la colonie à l'embouchure du Mississippi, mais des cartes imprécises et des erreurs de navigation conduisirent ses navires à plus de six cents kilomètres à l'ouest, sur les côtes du Texas. La colonie, au cours de sa brève existence, connut de nombreuses difficultés, dont l'hostilité des indigènes et les épidémies venant s'ajouter à de rudes conditions climatiques. Conscient de sa mission originelle, La Salle conduisit plusieurs expéditions pour trouver le Mississipi, ce qui le conduisit à explorer une bonne partie du Río Grande et l'est du Texas. Lors d'une de ses absences, en 1686, le dernier navire de la colonie fut détruit, interdisant aux colons de s'approvisionner auprès des possessions françaises de la mer des Caraïbes. Sa dernière expédition eut lieu sur le fleuve Brazos, au début de 1687. C'est alors que La Salle et cinq de ses hommes furent assassinés en raison de rivalités au sein du groupe qu'il conduisait.

Assassinat de William McKinley

Dessin de 1905 représentant Leon Czolgosz tirant sur le président McKinley.

L’assassinat de William McKinley est l’attentat perpétré dans l’État de New York le contre le président des États-Unis, William McKinley, alors qu’il visitait l’exposition Pan-américaine au Temple of Music à Buffalo. Au moment de lui serrer la main, l’anarchiste Leon Czolgosz tira deux coups de pistolet sur le président, qui d’abord se remit de ses blessures, avant que son état se détériore rapidement six jours plus tard et qu’il ne meure le .

Après l’assassinat, Theodore Roosevelt prit la succession et fit voter une loi interdisant l’entrée du territoire aux anarchistes. Le Congrès chargea officiellement le Secret Service de la protection rapprochée des présidents.

Franklin Delano Roosevelt

Franklin Roosevelt en 1933.

Franklin Delano Roosevelt (ˈrəʊzəvelt), né le à Hyde Park (État de New York) et mort le à Warm Springs (Géorgie), était le 32e président des États-Unis. Figure centrale du XXe siècle, il fut le seul président américain à être élu à quatre reprises à partir de 1932 et à accomplir quatre mandats consécutifs.

Confronté à la Grande Dépression, Roosevelt mit en œuvre le New Deal, un programme de relance de l’économie et de lutte contre le chômage. Il refonda le système bancaire et la Sécurité sociale. Il créa de nombreuses agences gouvernementales telles que la Works Progress Administration, la National Recovery Administration ou l’Agricultural Adjustment Administration. Il réussit à élaborer un nouveau mode de présidence, plus interventionniste et plus active grâce à son équipe de conseillers (Brain Trust).

Roosevelt fut l’un des principaux acteurs de la Seconde Guerre mondiale et rompit avec l’isolationnisme traditionnel de son pays. Avant l’entrée en guerre des États-Unis, il lança le programme Lend-Lease afin de fournir les pays alliés en matériel de guerre. Après l’attaque de Pearl Harbor, il assuma pleinement ses fonctions de Commandant en chef de l’Armée américaine et prépara largement la victoire des Alliés. Il tint un rôle de premier plan dans la transformation du monde au sortir du conflit. Critiqué par les uns, admiré par les autres, il a laissé une très forte empreinte dans l’histoire de son pays et celle du monde.

Zviad Gamsakhourdia

Zviad Gamsakhurdia, Tbilisi, 1988.jpg

Zviad Gamsakhourdia (en géorgien : ზვიად გამსახურდია) (né le – mort le ) est un homme politique géorgien qui fut le premier président de la Géorgie indépendante, du 26 mai 1991 au 6 janvier 1992.

Premier président démocratiquement élu d'une ex-république soviétique, Zviad Gamsakhourdia fut aussi un professeur, un écrivain, un dissident soviétique et enfin un homme politique, craignant et accusant sans cesse le Kremlin de comploter contre son gouvernement. Père de la Géorgie indépendante, il ne put recevoir l'aide des puissances étrangères pour développer son pays et dut se trouver un solide allié en Djokhar Doudaïev, président tchétchène dont la république fut reconnue par Gamsakhourdia.

Victime d'un coup d'État qui mena la République de Géorgie à une terrible et sanglante guerre civile, Zviad Gamsakhourdia fut également à l'origine des actuelles dissensions entre l'Abkhazie et la Géorgie mais se rapprocha d'autres pays caucasiens, telle que l'Arménie. En tant qu'ennemi d'Edouard Chevardnadzé, l'actuel président Mikheil Saakachvili est considéré comme l'héritier de Gamsakhourdia, même si la famille de ce dernier ne le soutient pas.

Bagrat III de Géorgie

Peinture murale représentant Bagrat III dans le monastère de Ghélati.

Bagrat III de Géorgie (en géorgien : ბაგრატ III ; né vers 960, mort le ) est le fondateur du royaume unifié de Géorgie. Appartenant à la dynastie des Bagrations, il devient rapidement l'héritier de sa famille en se faisant adopter par le puissant David III le Curopalate. En quelques années, grâce à une stratégie basée sur les alliances familiales et les conquêtes, il unifie tout le nord de la Transcaucasie et se retrouve bientôt suzerain (selon les sources) de la totalité du Caucase.

Également protecteur du christianisme et des arts en tout genre, son royaume acquiert une renommée sans précédent jusque-là. Mais cela ne l'empêche pas de se poser en allié du Califat fatimide et en ennemi déclaré de l'Empire byzantin.

William Tecumseh Sherman

William Tecumseh Sherman.

William Tecumseh Sherman ( - ) est un militaire, homme d’affaires, enseignant et écrivain américain. Il sert en tant que général de l’Armée de l’Union lors de la guerre de Sécession, où ses talents d’officier et de stratège sont reconnus. Mais il est aussi très critiqué pour la dureté de sa politique de la terre brûlée et la guerre totale qu’il mène contre les États confédérés.

En 1862 et 1863, Sherman sert sous les ordres du général Ulysses Simpson Grant, lors des campagnes qui mènent à la chute du fort confédéré de Vicksburg sur le fleuve Mississippi, et aboutissent à la déroute des armées confédérées dans l’État du Tennessee. En 1864, Sherman succède à Grant à la tête de l’Armée de l’Union sur le théâtre occidental de la guerre de Sécession. Il conduit ses troupes lors de la prise d’Atlanta, un succès militaire qui contribue à la ré-élection du président Abraham Lincoln. Plus tard, la marche de Sherman à travers la Géorgie et la campagne des Carolines ébranlent davantage la capacité de la Confédération à poursuivre les combats. Il obtient la capitulation de toutes les armées confédérées dans les Carolines, en Géorgie, et en Floride en .

Quand Grant devient président, Sherman lui succède au poste de général commandant l’United States Army (1869 - 1883). Son rôle le conduit à mener les Guerres indiennes dans l’Ouest américain. Sa carrière est marquée par un refus constant de s’engager en politique et, en 1875, il publie Memoirs, un des témoignages directs les plus connus de la guerre civile américaine. Analysant le parcours militaire de Sherman, l’historien militaire Liddell Hart affirme qu’il est « le premier général moderne ».

Assassinat d'Abraham Lincoln

Assassinat d’Abraham Lincoln - Gravure de Currier and Ives (1865). De gauche à droite : Henry Rathbone, Clara Harris, Mary Todd Lincoln, Abraham Lincoln et John Wilkes Booth.

L’assassinat d’Abraham Lincoln se produit le à Washington. Le seizième président des États-Unis, Abraham Lincoln, est tué par balle alors qu’il assiste à la représentation de la pièce de Tom Taylor, Our American Cousin (titre français : Lord Dundreary. Notre cousin d’Amérique.), au théâtre Ford en compagnie de son épouse et de deux invités. L’assassin de Lincoln, l’acteur et sympathisant de la cause confédérée John Wilkes Booth, a recruté plusieurs complices, dont Lewis Powell et George Atzerodt, qu’il a chargé d’assassiner respectivement le secrétaire d’État William H. Seward et le vice-président Andrew Johnson. Par ce triple meurtre, Booth espère créer le chaos et renverser le gouvernement de l’Union. Malgré la mort de Lincoln, son complot échoue : Powell agresse Seward, mais ce dernier se remet de ses blessures, et Atzerodt, pris de panique, s’enfuit de Washington sans avoir vu Johnson.

La chasse à l’homme est organisée par l’armée sitôt après l’attentat. Powell est arrêté le 17 avril et Atzerodt le 20. Booth et l’un de ses complices, David Herold, après avoir fui les lieux de leur forfait, se retrouvent dans le Maryland et parviennent à échapper à leurs poursuivants jusqu’au 26 avril. Encerclés par l’armée, Herold se rend, mais Booth refuse et est abattu. De nombreux suspects sont arrêtés, mais finalement ce sont sept hommes et une femme qui sont jugés par un tribunal militaire dès le . Le 30 juin, tous sont reconnus coupables par la cour, quatre d’entre eux sont condamnés à la peine de mort et exécutés par pendaison, le .

Manifestations de la place Tian'anmen

Une bicyclette détruite et les traces de chenille d’un char, monument à la mémoire des victimes de la répression de Tian’anmen à Wrocław, en Pologne.

Les manifestations de Tian’anmen se déroulent entre le et le sur la place Tian’anmen à Pékin, la capitale de la République populaire de Chine. Elles prennent la forme d’un mouvement d’étudiants, d’intellectuels et d’ouvriers chinois, qui dénoncent la corruption et demandent des réformes politiques et démocratiques. La contestation s’étend à la plupart des grandes villes, comme Shanghai, et aboutit à Pékin à une série de grandes manifestations et de grèves de la faim organisées sur la place Tian’anmen. Après plusieurs tentatives de négociation, le gouvernement chinois instaure la loi martiale le et fait intervenir l’armée le .

La répression du mouvement provoque un grand nombre de victimes civiles (de quelques centaines à quelques milliers selon les sources), et de nombreuses arrestations dans les mois qui suivent. Plusieurs dirigeants politiques favorables au mouvement sont limogés et placés en résidence surveillée, notamment le Secrétaire général du Parti communiste chinois, Zhao Ziyang. Par la suite, un coup d’arrêt durable est porté aux réformes politiques en République populaire de Chine. Le gouvernement renvoie les journalistes étrangers et contrôle strictement la couverture de l’événement par la presse chinoise. À l’étranger, la répression provoque une condamnation générale du régime de Pékin.

Histoire de l'Épire du Nord de 1913 à 1921

L'Épire, une région à cheval sur la Grèce et l'Albanie. Sur cette carte on peut voir l'extension approximative de l'Épire antique (en gris), de l'actuelle préfecture grecque d'Épire (en orange), de la partie habitée majoritairement par des « Grecs albanais » (en vert) et les limites de l'« Épire du Nord » en pointillés. Gjirokastre (Argyrokastro) et Korçë (Koritsa) sont les deux principales villes de l'Épire du Nord.

L’histoire de l'Épire du Nord de 1913 à 1921 est marquée par la volonté d'énosis, autrement dit de réunion à l’État national grec, de la minorité grecque présente dans cette région du Sud de l'Albanie et par le désir irrédentiste du royaume hellène de l'annexer.

Pendant la Première Guerre balkanique, l’Épire du Nord, qui abrite une importante communauté orthodoxe de langues hellène et/ou albanaise, est occupée en même temps que l'Épire du Sud par l’armée grecque, victorieuse sur les Ottomans. Athènes souhaite annexer ces territoires. Cependant, l’Italie et l’Autriche-Hongrie s’y opposent et le traité de Florence de 1913 confie l'Épire du Nord à la toute nouvelle principauté d’Albanie, de population majoritairement musulmane. L’armée grecque évacue donc la région mais les Épirotes chrétiens rejettent la décision internationale et décident de former, avec le soutien tacite de la Grèce, un gouvernement autonome à Argyrokastro (Gjirokastre).

Face à l’instabilité de l’Albanie, l’autonomie de l’Épire du Nord est finalement confirmée par les grandes puissances par la signature du protocole de Corfou du 17 mai 1914. L’accord reconnaît en effet les spécificités des Épirotes et leur droit d’avoir leur propre administration et leur propre gouvernement sous la souveraineté nominale de l’Albanie. Malgré tout, l’accord n’est jamais réellement mis en œuvre parce que le gouvernement albanais s’effondre en août et que le prince Guillaume de Wied, élu souverain du pays en février, retourne en Allemagne en septembre.

Peu après l’éclatement de la Première Guerre mondiale, en octobre 1914, le royaume de Grèce réoccupe donc la région. Cependant, l’attitude ambiguë d’Athènes face aux puissances centrales durant la Grande guerre pousse la France et l’Italie à envahir à leur tour l’Épire en septembre 1916. À la fin du premier conflit mondial cependant, l'accord Tittoni-Venizélos prévoit le rattachement de la région à la Grèce. Le changement de gouvernement à Rome et les difficultés militaires de la Grèce face à la Turquie de Mustapha Kemal profitent toutefois à l’Albanie, qui reçoit finalement la région le 9 novembre 1920.

Dynastie Song

Carte de l'Empire Song en 1111.

La dynastie Song (chinois : 宋朝 ; pinyin : Sòng Cháo ; Wade : Sung Ch'ao) est une dynastie qui a régné en Chine entre 960 et 1279. Elle a succédé à la Période des Cinq Dynasties et des Dix Royaumes, et a été suivie par la dynastie Yuan. Il s'agit du premier gouvernement au monde à émettre des billets de banque et du premier gouvernement chinois à se doter d'une marine permanente. Cette dynastie a également vu le premier usage connu de poudre à canon, ainsi que la première désignation du vrai Nord à l'aide d'une boussole.

L'histoire de la dynastie Song se divise en deux périodes distinctes : les Song du Nord et les Song du Sud. Durant la période des Song du Nord (chinois : 北宋, 960-1127), la capitale est la ville septentrionale de Bianjing (actuelle Kaifeng) et l'empire s'étend sur la plupart de la Chine historique. La période des Song du Sud (chinois : 南宋, 1127-1279) est la période durant laquelle les Song perdent le Nord de la Chine au détriment de la dynastie Jin. À cette époque, la cour impériale se réfugie au sud du fleuve Yangzi Jiang, et la nouvelle capitale est établie à Lin'an (actuelle Hangzhou). Bien que la dynastie ait perdu le contrôle du berceau traditionnel de la civilisation chinoise, au bord du fleuve Jaune, son économie ne s'effondre pas pour autant, le Sud de la Chine comportant 60 % de la population de la Chine et une majorité des terres les plus fertiles de la région. La dynastie Song du Sud a considérablement développé et professionnalisé sa force navale pour défendre ses eaux et ses frontières et pour mener des expéditions maritimes vers l'étranger.

Pour repousser les Jin, et, plus tard, les Mongols, les Song ont développé des technologies militaires révolutionnaires, notamment l'usage de la poudre à canon. En 1234, la dynastie Jin est défaite par les Mongols, qui prennent la main sur le Nord de la Chine. Möngke, quatrième grand Khan de l'Empire mongol, meurt en 1259, lors du siège de la ville de Chongqing. Son plus jeune frère, Kublai Khan, est proclamé nouveau Grand Khan, nomination partiellement soutenue par les Mongols de l'Ouest. En 1271, Kublai Khan est proclamé empereur de Chine. Après deux décennies de guerres sporadiques, ses armées vainquent définitivement la dynastie Song en 1279. La Chine est de nouveau unifiée sous la dynastie Yuan (1271-1368).

La population chinoise double au cours des Xe et XIe siècles. Cette croissance est due à l'expansion de la culture du riz en Chine centrale et méridionale, à l'usage de riz précoce en Asie du Sud-Est et du Sud et à la production d'abondants surplus alimentaires. Le recensement des Song du Nord fait état d'une population d'environ 50 millions d'individus, soit bien plus qu'au cours des dynasties Han et Tang...

Histoire de la Savoie de 1815 à 1860

Blason de Savoie.

L’histoire de la Savoie de 1815 à 1860 commence avec la défaite de Napoléon à Waterloo, et le Traité de Paris signé le . Le duché de Savoie est rendu aux princes de Savoie, après vingt-trois ans d’occupation révolutionnaire puis napoléonienne. Cette restauration marque cependant le début d’un éloignement entre la population savoisienne et la dynastie de Savoie. En effet, l’application d’une monarchie autoritaire donne aux Savoyards le sentiment d’être une minorité au sein d’un ensemble italophone, et par dessus tout, les tentatives d’unification de la péninsule italienne — et leurs coûts — semblent être en décalage avec les préoccupations de la population savoyarde. De plus, l’expérience française a permis aux Savoyards de prendre conscience de leurs similitudes culturelles avec leurs voisins français, malgré les différentes annexions. Un brassage culturel s’est fait notamment par le biais de l’armée sous le Premier Empire (1814), où 18 lieutenants-généraux, 800 officiers et 25 000 soldats de l’armée impériale sont d’origine savoyarde, sur un ensemble de 300 000 hommes.

Lorsque, dans les années 1840, la politique italienne - début du Risorgimento - de la maison de Savoie s’accentue, la déchirure s’aggrave jusqu’à la séparation définitive entérinée par le traité de Turin de 1860

Babylone

Ruines de Babylone photographiées en 1975.

Babylone (akkadien : Bāb-ili(m), sumérien KÁ.DINGIR.RA, arabe بابل Bābil) est une ville antique de Mésopotamie située sur l'Euphrate dans ce qui est aujourd'hui l'Irak, à environ 100 km au sud de l'actuelle Bagdad, près de la ville moderne de Hilla. À partir du début du IIe millénaire av. J.-C., cette cité jusqu'alors d'importance mineure devient la capitale d'un royaume qui étend progressivement sa domination à toute la Basse Mésopotamie et même au-delà. Elle connaît son apogée au VIe siècle av. J.-C. durant le règne de Nabuchodonosor II qui dirige alors un empire dominant une vaste partie du Moyen-Orient. Il s'agit à cette époque d'une des plus vastes cités au monde, ses ruines actuelles occupant plusieurs tells sur près de 1 000 hectares. Son prestige s'étend au-delà de la Mésopotamie, notamment en raison des monuments célèbres qui y ont été construits, comme ses grandes murailles, sa ziggurat (Etemenanki) qui a inspiré le mythe de la tour de Babel et les jardins suspendus dont l'emplacement n'a toujours pas été identifié.

Babylone occupe une place à part en raison du mythe qu'elle est progressivement devenue après son déclin et son abandon qui a lieu dans les premiers siècles de notre ère. Ce mythe est porté par plusieurs récits bibliques et également par ceux des auteurs gréco-romains qui l'ont décrite et ont ainsi assuré une longue postérité à cette ville, mais souvent sous un jour négatif. Son site, dont l'emplacement n'a jamais été oublié, n'a fait l'objet de fouilles importantes qu'au début du XXe siècle sous la direction de l'archéologue allemand Robert Koldewey, qui a exhumé ses monuments principaux. Depuis, l'importante documentation archéologique et épigraphique mise au jour dans la ville, complétée par des informations provenant d'autres sites antiques ayant eu un rapport avec Babylone, a permis de donner une représentation plus précise de l'ancienne ville, au-delà des mythes. Il n'empêche que des zones d'ombres demeurent sur l'un des plus importants sites archéologiques du Proche-Orient ancien, tandis que les perspectives de nouvelles recherches sont réduites du fait de la situation politique de l'Irak.