Église catholique

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Cet article traite des structures de l'Église catholique en tant qu'institution ; pour la religion et sa doctrine, voir l'article catholicisme ; pour son histoire jusqu'au XXIe siècle, voir Histoire de l'Église catholique.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Église catholique (homonymie).

Église catholique
Image illustrative de l’article Église catholique
La basilique Saint-Pierre au Vatican.
Généralités
Branche Catholicisme
Gouvernance Saint-Siège
Curie romaine
Chef Le pape François en tant qu'évêque de Rome et « vicaire du Christ sur Terre »
Fondation
Date Ier siècle
Origine et évolution
Issue de Christianisme primitif
Chiffres
Membres 1,25 milliard
Divers
Site Web Saint-Siège
Les clefs croisées d'or et d'argent du Saint-Siège symbolisent les clefs de Simon-Pierre, représentant le pouvoir papal. La triple couronne symbolise le triple pouvoir du pape en tant que « père des rois », « gouverneur du monde » et « vicaire du Christ ». La croix d'or sur un monde (globe) surmontant la tiare symbolise la souveraineté de Jésus.

L’Église catholique, ou Église catholique, apostolique et romaine, est l'institution rassemblant l'ensemble des catholiques, c'est-à-dire tous les chrétiens en communion avec le pape et les évêques. En plus d'être l'ensemble des baptisés, elle est aussi une institution et un clergé organisés de façon hiérarchique. Pour les catholiques, Jésus-Christ est le chef de l'Église.

Il s'agit de la plus grande Église chrétienne avec plus d'un milliard de baptisés. L'Église catholique est l'une des plus vieilles institutions religieuses au monde. Elle a joué un rôle fondamental dans l'Histoire et, en particulier, dans l'histoire du monde occidental[1].

La théologie catholique est résumée par le symbole de Nicée et elle se caractérise par la dévotion à la Miséricorde Divine et la célébration des sept sacrements dont le plus important est l'Eucharistie célébrée liturgiquement durant la messe.

Selon son propre catéchisme, l'Église catholique est composée d'une partie visible, l'Église militante, sur terre, et d'une partie invisible, l'Église triomphante et l'Église souffrante, au ciel, qui représentent respectivement les âmes au Paradis et celles au Purgatoire. L'Église catholique sur terre se conçoit comme une communion d'Églises particulières. Celles-ci sont chacune pleinement l'Église catholique dans la mesure où elles sont en communion avec le pape, qui est l'évêque de Rome et considéré comme étant le successeur de saint Pierre, et en communion les unes avec les autres. L'Église latine comprend la majorité des catholiques (au moins 98%), mais l'Église catholique comprend également 23 Églises catholiques orientales qui sont en pleine communion avec le pape. L'Église catholique est centralisée au Vatican, mais ses synodes, ses assemblées d'évêques, ses diocèses et ses paroisses locales assurent la gestion et la vie de l'Église sur tous les continents.

L'Église catholique se définit comme une institution à la fois humaine et divine : « société parfaite en dépit de l'imperfection de ses membres »[2].

Désignation[modifier | modifier le code]

L'Église catholique, apostolique et romaine[modifier | modifier le code]

L’Encyclopedia Universalis indique l'appellation officielle d'« Église catholique, apostolique et romaine » (ECAR)[3]. Cette désignation vient du droit civil des États. Elle est utilisée dès la fin du XVIe siècle, dans l'édit de Nantes qui reconnaissait pour la première fois deux religions : « La Religion catholique, apostolique et romaine » et la « Religion prétendue réformée », c'est-à-dire ce que l'on appelle aujourd'hui le protestantisme. Pour ce qui concerne la désignation de la religion des catholiques, les termes « catholique » et « apostolique » sont tirés du Credo de Nicée-Constantinople (où ils qualifient l'Église plutôt qu'une religion), termes auxquels s'est adjoint l'adjectif « romaine ».

Cette désignation demeure pour reconnaître l'Église romaine comme religion officielle dans la constitution de certains pays comme Malte[4] et l'Argentine[5] ou la mentionner dans le droit des cultes à Madagascar[6].

L'expression « Église catholique apostolique romaine » est parfois employée également dans les textes officiels du Saint-Siège[7] mais ils utilisent plutôt, selon le contexte, l'expression « Église catholique » ou bien parlent de « l'Église » tout court.

Définitions de l'Église[modifier | modifier le code]

Une page en grec du Papyrus 46 contenant les lettres de Paul. Manuscrit de la fin du IIe siècle ou du début du IIIe siècle.
Article détaillé : Église (institution).

Le mot « église » vient du latin ecclesia, issu du grec ekklesia ( ἐκκλησία), qui signifie assemblée[8]. Lorsque les premiers chrétiens employaient le terme église, ils reprenaient l'une des appellations traditionnelles du judaïsme hellénique pour désigner Israël ou le peuple de Dieu. Cependant, l’usage chrétien du terme ekklesia a également sonné comme en contrepoint de celui qui en était fait dans les cités grecques. Dans le monde grec classique, l’ekklesia était une assemblée réservée aux citoyens et à laquelle les étrangers n’étaient pas admis[8]. L’Église au sens chrétien est l’assemblée dans laquelle plus personne n’est étranger. Elle est ce qui rassemble des hommes de toute nation, race, peuple et langue (Ap. 7,9).

Dans la Septante, version grecque de la Bible hébraïque datant du IIe siècle av. J.-C., le mot grec ekklesia (église) désigne une assemblée convoquée pour des raisons religieuses, souvent pour le culte. Dans cette traduction, le grec ekklesia correspond toujours à l'hébreu qahal qui est cependant parfois aussi traduit par synagôgè (synagogue). Pour le judaïsme du Ier siècle, ekklesia évoque immédiatement la synagogue, à comprendre comme l'assemblée de Dieu[9]. Les mots « église » et « synagogue » étaient ainsi deux termes synonymes. Ils ne prendront un sens différent que parce que les chrétiens s'approprieront le mot église, réservant celui de synagogue aux assemblées des juifs qui refusent le christianisme et dont ils se distinguent de plus en plus clairement[10].

Le terme « Église » n’est employé que deux fois dans les Évangiles, deux occurrences qui se trouvent en Matthieu[8]. Jésus dit à Simon-Pierre : « Pierre tu es pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » Depuis le milieu du XXe siècle, les exégètes se posent la question de savoir si l'on peut attribuer la paternité de cette expression à Jésus[9]. L'enseignement et la pratique de ce dernier s'inscrivent dans le cadre des synagogues locales et du Temple de Jérusalem ; rien dans les Évangiles ne permet d'affirmer que Jésus a fondé ou voulu fonder sa propre communauté religieuse[9]. Cette phrase témoigne de ce que, pour la communauté qui reçoit cet évangile, il y a une Église du Christ et que c'est lui qui la bâtit. Dans un autre passage de Matthieu, l'Église est la communauté locale à laquelle on appartient : « Si ton frère n’écoute pas … dis-le à l’Église ».

Le terme « Église » est beaucoup plus fréquent dans les autres textes du Nouveau Testament, où, de façon concordante avec l’usage qui en est fait dans l’Évangile de Matthieu, il désigne parfois les communautés locales, parfois l’Église dans son ensemble. Si le terme ekklesia est très fréquent dans les Actes, les épîtres et l'Apocalypse, son emploi ne s'y répartit pas régulièrement. Dans les sections dont il est absent, il peut néanmoins être question de l'Église avec d'autres mots. Par exemple le mot ekklesia est totalement absent des quatorze premiers chapitres de la Lettre aux Romains où il est toutefois beaucoup question des « appelés » (κλήτοι, klêtoï), les « bien-aimés de Dieu », idée qui renvoie à celle d'Église comme l'assemblée à laquelle on se rend parce qu'on y est convoqué[11]. Par ailleurs, toujours sans employer directement le terme ekklesia, il peut aussi être question de l'Église au moyen d'images traditionnellement employées dans la Bible pour désigner le peuple de Dieu, notamment celle de la vigne du Seigneur, particulièrement développée dans l'Évangile selon Jean[10].

Il est possible de considérer que l'Église, au sens de communauté de tous les chrétiens, naît dans la Pâque du Christ, lorsqu'il passe de ce monde à son Père. Les Pères de l'Église diront en ce sens que l'Église est née du côté du Christ, dans le sommeil de la mort, comme Ève est née du côté d'Adam pendant son sommeil, tel que le raconte le Livre de la Genèse[10]. Avec l'Évangile selon Jean, il est aussi possible d'envisager que l'Église naît lorsque le sang et l'eau jaillissent du côté transpercé du Christ en croix : le sang est le sacrifice du Christ, tandis que l'eau symbolise le baptême ou le don de l'Esprit qui est la vie de l'Église[10]. Ce don de l'Esprit saint est aussi figuré par le récit de la Pentecôte dans les Actes des apôtres (Ac 1,8), de sorte que la Pentecôte se présente dans la tradition chrétienne un peu comme la date de naissance officielle de l'Église. Il s'agit du moins de sa confirmation : l'Église reçoit l'onction, la marque de l'Esprit qui scelle sa naissance dans la mort et la résurrection du Christ. C'est le moment où elle commence sa mission avec la première manifestation publique des apôtres[10].

Il n'y a pas « d'Église » au sens contemporain du terme avant l'institutionnalisation formelle à laquelle procède Constantin le Grand[12] ; institutionnalisation cependant déjà amorcée par des évêques intéressés par la politisation des structures ecclésiales, en témoignent les résultats du concile d'Elvire (305-306). En effet, le christianisme est d'abord constitué de communautés locales considérées comme plus ou moins hérétiques. Quand elles s'organisent, il n'y a pas « l'Église » mais l'assemblée locale autour de ses anciens presbyteroi et de son episcopos.

Significations du terme « catholique »[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Catholicisme et Catholicité.

L’adjectif « catholique » vient du grec καθολικός, katholikos, signifiant « universel ». Le terme a commencé à être employé pour qualifier l’Église au début du IIe siècle[13]. Le préfixe κατά (kata) signifie « par » ou « selon », tandis que l'adjectif ὅλος (holos) signifie « tout » ou « entier »[14]. Chez Aristote, καθόλον (katholon) est synonyme de κοινόν (koinon), c’est-à-dire « général, commun ». En grec classique un καθολικὸς λόγος (katholikos logos) signifie un « lieu commun ». L'adverbe καθόλου (katholou) est aussi employé selon l'usage courant dans le Nouveau Testament, non pas pour qualifier l’Église, mais simplement comme adverbe signifiant « absolument », « totalement » ou « complètement » : « Ils leur défendirent absolument (καθόλου) de parler et d’enseigner au nom de Jésus (Ac. 4,18) ».

Ce mot se trouve dans le symbole de Nicée adopté en 381 et qui proclame : « Je crois en l’Église une, sainte, catholique et apostolique ». Cette profession de foi, qui est avec le symbole des apôtres la plus importante de l’ancienne Église, est depuis des siècles le credo de toutes les liturgies, de sorte que des chrétiens de toutes Églises, même lorsque commencera le temps des divisions confessionnelles, déclareront croire en l’Église catholique, indépendamment du fait que leur confession soit ou ne soit pas explicitement désignée comme « catholique » dans l’usage courant ou dans des textes officiels[15].

Mosaïque de la basilique Saint-Clément. Rome, XIIe siècle (détail)[n 1]. L'Église est figurée par la croix du Christ, avec douze colombes qui représentent les apôtres, tandis que l'arbre de la croix se développe en de nombreuses volutes comme autant d'Églises qui en forment une seule.

Le terme catholique n’a jamais fait l’objet d’une définition officielle[15], ni avant, ni après avoir été intégré au credo de Nicée. Son sens ancien se prend de ce qu’il signifiait alors dans le langage courant, ce qui permet de percevoir une évolution de sa signification dès lors qu’il fut appliqué à l’Église.

L’Église n’est pas qualifiée une seule fois de « catholique » ou d’« universelle » dans les textes du Nouveau Testament. Il reste néanmoins très clair que les Églises sont « une » dans l’Église, que les chrétiens doivent chercher à toujours être bien d’accord entre eux, que l’Évangile doit se répandre jusqu’aux extrémités de la Terre et parmi toutes les nations, que l’Église est ouverte à tous les peuples, qu’elle doit être sans divisions[8].

L'adjectif a commencé à être employé par des auteurs chrétiens au début du IIe siècle, à une époque où émerge la figure d’autorité locale de l’évêque et où les communautés chrétiennes cherchent progressivement à construire l'unité et la communion de celles-ci[16], en même temps que la définition de la doctrine du christianisme se dessine au fil des débats doctrinaux[13].

Le premier auteur à utiliser l'expression semble être Ignace d'Antioche qui, à l'aube du IIe siècle, écrit : « Là où paraît l’évêque, que là soit la communauté, de même que là où est le Christ Jésus, là est l’Église entière (καθολικὴ ἐκκλησία, katholikê ekklêsia) »[17]. Il y a débat sur la portée de ce mot courant de la langue grecque utilisé par Ignace[18] mais, une fois entré dans la littérature chrétienne, il prend progressivement un sens particulier ou théologique. Il y exprime d’abord le caractère universel de l’Église suivant la signification grecque usuelle, mais il sert bientôt à distinguer l’Église « authentique » des communautés « hérétiques » et, en ce sens, devient synonyme d’« orthodoxie » : à partir du IVe siècle, il s'officialise en apparaissant dans le symbole de Nicée comme l'une des quatre notes de l'Église, « une, sainte, catholique et apostolique »[17].

Le terme « catholique » devient dès lors spécifique pour parler de l’Église, exprimant à la fois que l’Église du Christ est répandue dans tout l'univers et qu'elle porte l'intégralité du dépôt de la foi[17]. De ce fait, bien que le latin disposât à l’évidence d’un terme équivalent au grec καθολικός avec celui de universalis, ce mot n’a pas été traduit en latin mais il a été simplement translitéré en catholicus[13]. Augustin emploiera ainsi le terme catholicus pour qualifier l’Église ou les chrétiens en communion et en accord avec l’évêque de Rome tandis qu’il propose par ailleurs de larges développements sur la religion « catholique », mais il parle à ce sujet de « voie universelle », en employant le terme « universalis » plutôt que ce lui de « catholicus »[19].

Parler d’Église catholique, c’est affirmer que l’Église est universelle, qu’elle ne peut se replier sur une communauté ou dans un espace particulier en se coupant du tout[15], en même temps que cela revient à désigner la véritable Église du Christ « la seule légitime et authentique »[20].

Dans l’Antiquité, le mot « catholique » ne s’employait pas seulement comme un adjectif mais aussi, comme c'est le cas pour tous les adjectifs en grec, comme un nom[14] neutre avec l'article : το`καθολικόν, to katholikon, l'universel. Zénon avait ainsi écrit un traité des universaux : les καθολικά, katholika. Selon Henri de Lubac, au moment où le terme catholique commence à être employé pour qualifier l’Église, il devient aussi d’usage de parler de l’Église comme de la catholica (καθολική, katholikê)[14]. Ce substantif est, en effet, attesté chez Tertullien[21] dans un sens absolu dès le IIe siècle et reste d'usage, quoique rarement, jusqu’au VIIe siècle. On le trouve encore chez Bernard de Clairvaux au XIIe siècle. Cet usage du terme renvoie, selon Henri de Lubac, à ce que sont les καθολικά (universaux) chez les philosophes. La catholica étant un universel, elle n’est ni un composé, ni une somme[14]. Il faut avoir recours au terme latin pour reprendre cet usage en français. C’est en ce sens qu’il peut être question de la catholica.

À l'extérieur de l'Église catholique, certaines Églises et communautés chrétiennes emploient le mot « catholique » dans leur dénomination, sans pour autant reconnaître, dans la pratique sinon en théorie, la primauté du pape de Rome, par exemple l'Église vieille-catholique, qui regroupe environ un million de fidèles aux États-Unis, en Pologne, en Allemagne, en Autriche, en Suisse.

Signification du terme « apostolique »[modifier | modifier le code]

Les quatre évangélistes et leur symbole (le tétramorphe) dans les Évangiles d'Aix-la-Chapelle (vers 820).
Article détaillé : Succession apostolique.

L'Église catholique considère que, de par la succession apostolique, elle est la continuatrice des apôtres (Église apostolique). Dans cette optique, tout évêque est le successeur des apôtres : il a la charge d'une Église locale (son diocèse) sur lequel il doit veiller.

Elle considère que l'Église fondée par le Christ se perpétue dans l'Église catholique[c 1], ou plutôt qu'elle est une institution permanente qui demeure éternellement à travers les âges sans aucune discontinuité de succession apostolique, en préservant la foi intégrale et l'unité des croyants.

Signification du terme « romaine »[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Diocèse de Rome et Primauté pontificale.

L'Église catholique est dite « romaine » parce que l'Église établie à Rome, principalement par l'apôtre Pierre, a toujours été considérée comme étant la plus importante des Églises[22].

Doctrine[modifier | modifier le code]

Théologie[modifier | modifier le code]

La doctrine catholique s'est développée au cours des siècles selon les enseignements des premiers chrétiens et des définitions formelles de ce qui est considéré hérétique par les conciles œcuméniques et les bulles pontificales. L'Église catholique croit qu'elle est continuellement guidée par l'Esprit saint lorsqu'elle considère de nouvelles questions théologiques et qu'elle est infaillible par rapport aux erreurs théologiques lorsque des décisions fermes sont adoptées[c 2],[c 3].

Elle enseigne que la Révélation n'a qu'une source, Dieu, et qu'elle a deux modes de transmission distincts, l'Écriture sainte et la Tradition sacrée[c 4],[c 5]. L'Écriture sainte est composée des 73 livres de la Bible, 46 dans l'Ancien Testament et 27 dans le Nouveau Testament. De son côté, la Tradition sacrée est interprétée par le Magistère, l'autorité de l'enseignement de l'Église, qui est constituée par le pape et le collège des évêques en communion avec le pape[23].

L'Église catholique croit en un Dieu unique et éternel comprenant trois hypostases, ou trois personnes, qui forment ensemble la Sainte Trinité : le Père, le Fils et le Saint-Esprit[c 6],[c 7]. Bien que fondamentalement distinctes, ces trois personnes sont égales et participent à la même essence divine. Cette doctrine a officiellement été définie au IVe siècle.

Jésus-Christ est la deuxième personne de cette Trinité, c'est-à-dire Dieu le Fils. Dans un événement appelé l'Incarnation, par la puissance du Saint-Esprit, Dieu s'est uni avec la nature humaine par la conception du Christ dans le sein de la sainte Vierge Marie. Ainsi, le Christ est à la fois totalement divin et totalement humain. La foi catholique enseigne que Jésus est demeuré sans péché et qu'il a librement accepté d'être injustement exécuté au moment de la Crucifixion pour être la victime du sacrifice qui réconcilie l'humanité avec Dieu. Après sa mort sur la croix, Jésus est ressuscité d'entre les morts. Cette croyance est au centre de la théologie catholique et est connue sous le nom de mystère pascal[c 8].

Sacrements[modifier | modifier le code]

L'Église catholique enseigne que Jésus-Christ a institué sept sacrements confiés à l'Église. Le nombre et la nature des sacrements ont été définis par plusieurs conciles œcuméniques. Ceux-ci sont le baptême, la confirmation, l'eucharistie, la pénitence, l'onction des malades, l'ordre et le mariage. Les sacrements constituent des rites visibles que les catholiques considèrent comme étant des signes de la présence de Dieu et des manifestations de la grâce de Dieu[c 9].

Organisation[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Selon le catéchisme du concile de Trente, l'Église est en fait composée de l'Église militante, de l'Église triomphante et de l'Église souffrante qui ne forment qu'une seule Église placée sous Jésus-Christ. L'Église militante rassemble l'ensemble des fidèles sur terre, l'Église triomphante comprend tous les saints qui sont au ciel et l'Église souffrante, quant à elle, comprend toutes les âmes qui sont au purgatoire[24].

La constitution conciliaire Lumen Gentium indique que : « C'est ici l’unique Église du Christ, dont nous professons dans le symbole l’unité, la sainteté, la catholicité et l’apostolicité, cette Église que notre Sauveur, après sa résurrection, remit à Pierre pour qu’il en soit le pasteur […]. Cette Église comme société constituée et organisée en ce monde, c’est dans l’Église catholique qu’elle subsiste, gouvernée par le successeur de Pierre et les évêques qui sont en communion avec lui, bien que des éléments nombreux de sanctification et de vérité se trouvent hors de sa sphère, éléments qui, appartenant proprement par le don de Dieu à l’Église du Christ, portent par eux-mêmes à l’unité catholique »[25]. Le pape Benoît XVI décrit la nature profonde de l'Église dans une encyclique sur l'amour et la charité :

« La nature profonde de l’Église s’exprime dans une triple tâche : annonce de la Parole de Dieu (kerygma-martyria), célébration des Sacrements (leitourgia), service de la charité (diakonia). Ce sont trois tâches qui s’appellent l’une l’autre et qui ne peuvent être séparées l’une de l’autre. La charité n’est pas pour l’Église une sorte d’activité d’assistance sociale qu’on pourrait aussi laisser à d’autres, mais elle appartient à sa nature, elle est une expression de son essence elle-même, à laquelle elle ne peut renoncer. »

— Benoît XVI, Deus caritas est, no 25.

La composition de l'Église catholique ne se réduit pas à l'Église dite « latine », même si celle-ci représente au moins 98 % du catholicisme. Les Églises catholiques orientales (chaldéenne, syrienne, libanaise, une petite fraction des coptes et des grecques) se sont le plus souvent unies à Rome au XIXe siècle. Elles reconnaissent l'autorité et la primauté du pape, et font pleinement partie de l'Église catholique. Leur organisation canonique (y compris, par exemple, l'ordination sacerdotale d'hommes mariés) et surtout leur liturgie ont toutefois conservé des caractères orthodoxes. À la différence des uniates, l’Église maronite est une Église catholique orientale non issue d’une Église mère orthodoxe et qui ne s’est jamais séparée de l’Église catholique.

Le nombre de baptisés, à la fin de 2014, était de 1,272 milliard ; ce qui correspond à 17,8% de la population mondiale[26],[27].

Structures institutionnelles[modifier | modifier le code]

François, 266e pape depuis le 13 mars 2013.

Le pape est l’évêque de Rome, successeur de saint Pierre. À ce titre, il est le premier des évêques et doit veiller à l’unité de l’Église. L’Église catholique est constituée de toutes les Églises particulières dont l’ordinaire est en communion avec le pape.

La direction universelle, ou internationale, de l’Église est assumée par le pape et par l’ensemble des évêques, réunis en concile œcuménique sur convocation du pape. Les conciles sont rares, convoqués à des moments exceptionnels. L’essentiel du gouvernement de l’Église se trouve au Saint-Siège qui réside principalement dans la Cité du Vatican, micro-État souverain enclavé dans la ville de Rome dont le pape est le chef d'État.

La hiérarchie de l'Église catholique est composée de ministres, aussi appelés clercs, qui ont pour rôle de veiller sur l'Église[28]. Ceux-ci comprennent trois ordres : les diacres, les prêtres et les évêques. Les diacres et les prêtres de l'Église catholique effectuent leurs sacerdoces en communion avec leur évêque. Les autres fidèles de l'Église catholique non ordonnés sont appelés laïcs et comprennent tous les catholiques qui ont reçu le baptême.

« Alors que le sacerdoce commun des fidèles se réalise dans le déploiement de la grâce baptismale, vie de foi, d’espérance et de charité, vie selon l’Esprit, le sacerdoce ministériel est au service du sacerdoce commun, il est relatif au déploiement de la grâce baptismale de tous les chrétiens. »

— Instruction sur quelques questions concernant la collaboration des fidèles laïcs au ministère des prêtres, Libreria editrice vaticana, cité du Vatican, 1997.

En outre, en vertu de certains vœux, certains baptisés s’engagent de façon particulière au service de Dieu, de l’Église et du monde par des vœux de pauvreté, de chasteté et d'obéissance, notamment dans les ordres religieux. On distingue ainsi les ministres ordonnés, les baptisés laïcs et les consacrés. Les consacrés peuvent être soit ordonnés ou laïcs.

Curie romaine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Curie romaine.

Longtemps puissance temporelle, la papauté s'est progressivement concentrée sur sa mission spirituelle. Depuis Pastor Æternus, 1870, l’ambition de primauté symbolique se substitue à l’exercice temporel du pouvoir, progressant suivant les relations qu’elle entretient avec les gouvernements comme avec les autres religions. Voir : Lutte du sacerdoce et de l'Empire.

En 1929, le pape Pie XI signe avec l'État italien les accords du Latran qui reconnaissent au Saint-Siège la souveraineté sur la cité du Vatican, créant ainsi l'État du Vatican.

Depuis le pontificat de Jean-Paul Ier, les papes ont délaissé la tiare, couronne pontificale qui représentait le pouvoir temporel, le pouvoir spirituel et l'autorité sur les princes. Elle apparaît encore sur les armoiries de l'État du Vatican.

Le Saint-Siège, personne morale souveraine de droit international et souverain sur l'État du Vatican, est représenté dans les institutions politiques internationales (ONU, Europe). Il joue parfois un rôle de médiation dans certains conflits.

Droit canonique[modifier | modifier le code]

La Transfiguration. Pologne, fin XIVe siècle / début XVe siècle.
L'image de l'amande, dont il faut casser l'écorce pour trouver la substance nourrissante, se retrouve dans l'art : c'est à cause de cette symbolique que dans les icônes, le Christ est parfois représenté au centre d'une figure en forme d'amande.
Article détaillé : Droit canonique.

Le droit canonique, ou droit canon (jus canonicum en latin), est l'ensemble des lois et des règlements adoptés ou acceptés par les autorités catholiques pour le gouvernement de l'Église et de ses fidèles.

Le terme vient du grec κανών / kanôn, la règle, le modèle. Ce mot a rapidement pris une connotation ecclésiastique en désignant au IVe siècle les ordonnances des conciles, par opposition au mot νόμος / nómos (la coutume, la loi) utilisé surtout pour les lois des autorités civiles.

Le droit canonique n'a pas de portée sur les accords conclus par l'Église, ni sur les questions de dogme à proprement parler, quoiqu'il faille relativiser ; le pape Jean-Paul II a en effet inséré, dans le code de 1983, l'interdiction faite aux femmes d'accéder à l'ordination en engageant la foi de l'Église. En ce qui concerne la liturgie, le code ne donne que des orientations dans la partie liée à la charge ecclésiale de sanctifier ; les normes liturgiques se trouvent dans la présentation des divers rituels.

Ces normes ont force de loi et doivent être respectées car, pour certaines d'entre elles, il y va de la validité des sacrements. Tous les rituels ne concernent pas les sacrements, et il convient, là aussi, de respecter les normes, en particulier pour les funérailles. En ce qui concerne la messe, les normes se trouvent dans la PGMR « présentation générale du missel romain ». La dernière PGMR a été publiée par Jean-Paul II en 2002, et traduite en français par le CNPL. Le nouveau missel, publié également en 2002, n'a pas encore été traduit en français.

Le terme canoniste renvoie ordinairement à un expert de ce droit interne de l'Église, tandis qu'un juriste peut être expert de droit religieux ou ecclésiastique s'il connaît le droit de son pays touchant aux diverses religions.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Église catholique.

Premiers siècles[modifier | modifier le code]

Christ en majesté, parchemin éthiopien de la fin du XVIIe siècle, British Library. Entourant Jésus, les quatre Évangélistes apparaissent sous la forme de leurs symboles respectifs.
Article connexe : Âge apostolique.

Selon la doctrine catholique, l'Église catholique est la continuation de la communauté chrétienne établie par Jésus-Christ au Ier siècle[29]. À cette époque, la religion chrétienne s'est répandue au sein de l'Empire romain malgré les persécutions. Elle se répandit également à l'extérieur de l'empire, notamment en Arménie, en Iran et le long de la côte de Malabar en Inde.

À ses débuts, l'Église chrétienne était peu organisée et sa distinction par rapport au judaisme était vague ; ce qui mena à diverses interprétations des croyances chrétiennes[30]. En 70, lors du siège de Jérusalem pendant la Première Guerre judéo-romaine, la destruction du Temple de Jérusalem fut un événement marquant vers la séparation du christianisme et du judaisme. De plus, des prêcheurs tels que Paul de Tarse commencèrent à convertir des non Juifs au christianisme ; ce qui mena à l'établissement d'une religion chrétienne distincte.

C'est ainsi que, au IIe siècle, les communautés chrétiennes s'organisèrent davantage de manière hiérarchique avec un évêque ayant l'autorité sur le clergé de sa ville, menant au concept de métropolite où les évêques des villes plus importantes exerçaient une plus grande autorité que les évêques des plus petites villes environnantes avec les Églises d'Antioche, d'Alexandrie et de Rome ayant le plus d'autorité[31],[32]. Dès le IIe siècle, les évêques se rassemblaient souvent en synodes régionaux afin de régler des questions doctrinales. Au IIIe siècle, l'évêque de Rome a commencé à agir comme une sorte de cour d'appel pour les problèmes que les autres évêques ne pouvaient pas régler[33].

En 313, le christianisme a été légalisé au sein de l'Empire romain par l'empereur Constantin Ier. À cette époque, plusieurs sectes chrétiennes existaient avec des versions différentes de la foi chrétienne. C'est ainsi que Constantin Ier a pris des mesures afin d'éliminer certaines sectes. De plus, il convoqua plusieurs conciles œcuméniques afin d'établir de manière officielle les interprétations de la doctrine de l'Église. En 380, le christianisme est devenu la religion officielle de l'empire. Lors du concile de Chalcédoine en 451, la primauté de l'évêque de Rome en tant que pape a été solidifiée[34].

Moyen Âge et Renaissance[modifier | modifier le code]

En 1054, survint le schisme entre Rome et l'Orient. Des querelles christologiques éloignaient déjà l'Église de Rome et les Églises d'Orient bien avant cette rupture, mais des raisons politiques entrèrent également en jeu[35],[36].

Réforme protestante[modifier | modifier le code]

Situation religieuse de l'Europe centrale en 1618, à la veille de la guerre de Trente Ans.
Article détaillé : Réforme protestante.

À partir de 1517, commença la Réforme protestante, représentée notamment par le Saxon Martin Luther, le Français Jean Calvin et le Suisse Ulrich Zwingli. Une autre rupture s'est produite peu après, dû à des raisons politiques, qui mena à l'apparition de l'Église anglicane en 1534[37].

Un monde en pleine mutation

La fin du Moyen Âge et la Renaissance ont entraîné de grands bouleversements dans les sociétés européennes[38] :

  • Sur le plan politique, on assiste au déclin de la féodalité et à la montée du nationalisme. En France, la centralisation du pouvoir royal qui a commencé sous Louis XI, s'est amplifiée au cours des règnes suivants notamment de François Ier. Plus tard, elle atteindra son apogée avec la monarchie absolue de Louis XIV.
  • Sur le plan culturel, l'invention de l'imprimerie a permis la transmission de nouvelles idées et connaissances non seulement parmi les érudits, mais aussi parmi les commerçants et les artisans. L'imprimerie est le vecteur qui va permettre l'échange des nouvelles idées.

Monde contemporain[modifier | modifier le code]

Article connexe : Evangelii nuntiandi.

Un élément marquant de l'histoire de l'Église catholique au XXe siècle est le concile Vatican II tenu de 1962 à 1965.

Exhortation apostolique de Paul VI sur l'évangélisation dans le monde moderne[39]. Synode des évêques, IIIe Assemblée Générale Ordinaire (27 septembre - 26 octobre 1974)
Thème : “L’évangélisation dans le monde moderne”[40].

L'Église face aux défis du XXIe siècle

Le cardinal Godfried Danneels, qui fut archevêque de Malines-Bruxelles en Belgique[pertinence contestée], s'exprima sur les grands défis auxquels l’Église doit faire face en ce début du XXIe siècle : l'inculturation du christianisme en Afrique, en Asie et surtout en Europe, la construction de l'Europe, l’Église et les média, la place de la théologie et des théologiens dans la vie de l’Église. Et répond aux questionnements concernant le dialogue à l'intérieur de Église, les dialogues œcuménique et interreligieux et le dialogue avec le monde[réf. à confirmer][41].

Place des femmes dans l'Église catholique[modifier | modifier le code]

Au fil des siècles, bien des femmes, religieuses et laïques, ont tenu des places décisives dans l'Église. Que l’ordination soit réservée aux hommes n’exclut pas les femmes des postes de responsabilité. Les derniers papes ont insisté sur leur charisme propre dans la vie de l’Église[42].

Abus sexuels et violences faites aux enfants[modifier | modifier le code]

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L'Église catholique fait face, depuis la fin du XXe siècle, à la révélation de nombreuses affaires d’abus sexuels sur mineurs commis par des prêtres, des religieux ou des laïcs en mission ecclésiale[43],[44]. Le film La Mauvaise Éducation de Pedro Almodóvar relate le combat de plusieurs victimes plusieurs années après avoir subit de telles violences.

Par ailleurs des révélations sur les agissements de certains lieux contrôlés par l'église catholique ont également mis au jour d'autres type de violences comme des séparation forcées entre des mères seules et leurs enfants et des violences mentales. Ces révélations ont conduit à la réalisation de fictions pour les relater comme notamment les films The Magdalene Sisters et Philomena.

Droits de l'enfant dans l'Église catholique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : De delictis gravioribus.

La doctrine de l'Église catholique sur la dignité et les droits des enfants est exposée dans la doctrine sociale de l'Église (dans les numéros consacrés à la famille, ainsi qu'aux no 244 et 245).

L'Église recommande de réserver une « attention très spéciale » à l'enfant, de façon à développer « un grand respect pour ses droits que l'on doit servir généreusement ». Elle souligne que « c'est d'autant plus important que l'enfant est plus jeune, ayant besoin de tout, ou qu'il est malade, souffrant ou handicapé ». Elle insiste pour que les droits des enfants soient « protégés par des normes juridiques ». Elle rappelle le discours de saint Jean-Paul II à l'assemblée générale des Nations unies le 2 octobre 1979, dans lequel le pape affirmait qu'« aucun pays du monde, aucun système politique ne peut songer à son propre avenir autrement qu'à travers l'image de ces nouvelles générations qui, à la suite de leurs parents, assumeront le patrimoine multiforme des valeurs, des devoirs, des aspirations de la nation à laquelle elles appartiennent, en même temps que le patrimoine de toute la famille humaine ». Le même Jean-Paul II rappelait, dans un discours au Comité des Journalistes européens pour les droits de l'enfant, le 13 janvier 1979, que le premier droit de l'enfant est celui de « naître dans une véritable famille, un droit dont le respect a toujours été problématique et qui connaît aujourd'hui de nouvelles formes de violation dues au développement des techniques génétiques »[45].

Afin de protéger les droits de l'enfant dans les affaires d'abus sexuels sur mineurs dans l'Église catholique commis par des évêques, des prêtres ou des diacres (pédophilie), l'Église catholique a décidé d'obliger les évêques à remonter les dossiers à Rome, en conférant à la Congrégation pour la doctrine de la foi de nouvelles compétences dans ce domaine, par le Motu Proprio de Jean-Paul II, Sacramentorum sanctitatis tutela, du 30 avril 2001. La liste des délits les plus graves (delicta graviora) a été mise à jour par le cardinal Joseph Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, par la lettre De delictis gravioribus (Sur les crimes les plus graves) du 18 mai 2001 envoyée à tous les évêques catholiques.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'inscription sous la mosaïque indique : « Ecclesiam Cristi viti similabimus isti quam lex arentem sed crux facit esse virentem », c’est-à-dire « nous assimilons l’Église à la vie du Christ que la Loi rend sèche mais que la Croix rend pleine de force ».

Catéchismes et encycliques[modifier | modifier le code]

  1. Vatican II, constitution Lumen Gentium (sur l'Église) 8 (www.vatican.va).
  2. Catéchisme de l'Église catholique, première partie : la profession de la Foi, seizième section : la profession de la Foi chrétienne, chapitre troisième : je crois en l'Esprit saint, article 9 « je crois à la sainte Église catholique », paragraphe 4 : les fidèles du Christ – hiérarchie, laïcs, vie consacrée, la charge d'enseigner (articles 888 à 892).
  3. Lumen Gentium, chapitre III, paragraphe 25.
  4. Catéchisme de l'Église catholique, première partie : la profession de la Foi, première section « je crois » – « nous croyons », chapitre deuxième : Dieu à la rencontre de l'homme, article 2 : la transmission de la Révélation divine, II. le rapport entre la Tradition et l'Écriture sainte (articles 80 à 82).
  5. Lumen Gentium, chapitre 2, paragraphe 14.
  6. Catéchisme de l'Église catholique, première partie : la profession de la Foi, deuxième section : la profession de la Foi chrétienne, chapitre premier : je crois en Dieu le Père, article 1 « je crois en Dieu le Père tout-puissant créateur du ciel et de la terre », paragraphe 2. Le Père, I. « Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (articles 232 à 237).
  7. Catéchisme de l'Église catholique, première partie : la profession de la Foi, deuxième section : la profession de la Foi chrétienne, chapitre premier : je crois en Dieu le Père, article 1 « je crois en Dieu le Père tout-puissant créateur du ciel et de la terre », paragraphe 2. Le Père, III. La Sainte Trinité dans la doctrine de la foi, La formation du dogme trinitaire (article 252).
  8. Catéchisme de l'Église catholique, première partie : la profession de la Foi, deuxième section : la profession de la Foi chrétienne, chapitre deuxième : je crois en Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, article 4 « Jésus-Christ a souffert sous Ponce Pilate, il a été crucifié, il est mort, il a été enseveli » (articles 595 à 623).
  9. Église catholique, Catéchisme de l'Église catholique (lire en ligne)

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Gerald O'Collins et Maria Farria, Catholicism: The Story of Catholic Christianity, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-925995-3), préface.
  2. Denis Pelletier, « Église » dans Dictionnaire des faits religieux, p. 300 (ISBN 978-2-13-054576-7).
  3. Régis Burnet, article « Catholicisme », Encyclopædia Universalis.
  4. Assemblée parlementaire européenne, documents de séance : session ordinaire de 2007 (troisième partie), 25-29 juin 2007 (lire en ligne), « État, religion, laïcité et droits de l'homme », p. 253.
  5. Constitution de l'Argentine. Art. 2º.- El Gobierno federal sostiene el culto católico apostólico romano.
  6. Ordonnance no 62-117 relative au régime des cultes.
  7. Voir par exemple Chirographe au Cal. Pompili de Pie XI] ou le Discours du pape Jean-Paul II aux catholiques de France.
  8. a b c et d François Louvel, « Naissance d’un vocabulaire chrétien », dans Les Pères apostoliques, texte intégral, Paris, Cerf, 2006, « Église », p. 517-518 (ISBN 978-2-204-06872-7).
  9. a b et c Daniel Marguerat, « Jésus de Nazareth ou Paul de Tarse », dans Daniel Marguerat et Éric Junod, Qui a fondé le christianisme, éd. Bayard, 2010, p. 13.
  10. a b c d et e Xavier Léon-Dufour (dir.), Vocabulaire de théologie biblique, Paris, Cerf, 1981, « Église » p. 323-335 (ISBN 2-204-01720-5).
  11. Julienne Côté, Cent mots-clés de la théologie de Paul, p. 157 ss. (ISBN 2-204-06446-7).
  12. Histoire du christianisme, sous la direction de Alain Corbin, Paul Veyne.
  13. a b et c François Louvel, « Naissance d’un vocabulaire chrétien », dans Les Pères apostoliques, texte intégral, Paris, Cerf, 2006, p. 507-509 (ISBN 978-2-204-06872-7).
  14. a b c et d Henri de Lubac, Catholicisme. Les aspects sociaux du dogme, Paris, Cerf, Unam Sanctam, 1952, p. 24-31.
  15. a b et c Henrich Fries, « Catholicité/catholicisme », dans Nouveau Dictionnaire de théologie, Paris, Cerf, 1991, p. 115 (ISBN 2-204-05171-3).
  16. Bernard Meunier, La naissance des dogmes chrétiens, éd. de l'Atelier, 2000, pp. 20-26.
  17. a b et c Ignace d'Antioche, Smyrn., VIII, 2, cité par Georgică Grigoriţă, L'autonomie ecclésiastique selon la législation canonique actuelle de l’Église orthodoxe et de l’Église catholique : étude canonique comparative, éd. Gregorian & Biblical BookShop, 2011, p. 218.
  18. Pour certains exégètes, il circonscrit une réalité géographique, pour d'autres les prémices d'une idée d'unité ou d'intégralité organique dont émergera la catholicité ; cf. par exemple William R. Schoedel, Ignatius of Antioch: A Commentary on the Letters of Ignatius of Antioch, éd. Fortress, 1985, p. 224.
  19. Saint Augustin, La Cité de Dieu, X, 37. voir aussi, Henri de Lubac.
  20. Yves Bruley, Histoire du catholicisme, p. 3.
  21. Démonstrations évangéliques, tome sixième, Migne, 1843, col. 1147 : « La troisième épithète de l'Église et la plus commune est celle de catholique : c'est par ce nom qu'on la distingue ordinairement des sectes des hérétiques et des schismatiques. Les Églises véritables, pour se distinguer des fausses, prennent le nom de catholique, comme l'Église de Smyrne écrivant à celle de Rome sur le martyre de S. Polycarpe. Les évêques de l'Église véritable, pour se distinguer de ceux des hérétiques ou des schismaliques, prennent le nom d'évêques de l'Église catholique. L'Église véritable est distinguée des sectes des hérétiques par le nom de catholique. In catholica, absolument dans Tertullien, c'est l'Église. Constat in catholica ? primo doctrinam credidisse, c'est l'Église catholique, selon le concile de Nicée, qui est la règle de la foi. Ita credit catholica Ecclesia. C'est elle qui anathématise les hérétiques. »
  22. Catéchisme ou abrégé de la foi et des vérités chrétiennes, Autun, Michel Dejussieu, (lire en ligne), p. 118.
  23. (en) Alan Schreck, The Essential Catholic Catechism, Servant Publications, (ISBN 1-56955-128-6), p. 30.
  24. Félix Antoine Philibert Dupanloup et Jacques Bénigne Bossuet, Le Catéchisme chrétien ou un bref exposé de la doctrine de Jésus-Christ, (lire en ligne), p. 31.
  25. Concile Vatican II, Lumen Gentium, §8, texte complet sur le site du Vatican.
  26. (en) « Pontifical Yearbook 2016 and the Annuarium Statisticum Ecclesiae 2014: dynamics of a Church in transformation, 05.03.2016 », sur vatican.va (consulté le 29 janvier 2019).
  27. Annuaire pontifical, cité par Le Figaro, « Le nombre de catholiques en augmentation », 6 mai 2014.
  28. Droit canon de 1983, canon 207 §1.
  29. (en) John Thavis, « Vatican congregation reaffirms truth, oneness of Catholic Church », Catholic News Service,‎ (lire en ligne).
  30. (en) Diarmaid MacCulloch, Christianity: The First Thousand Years, (ISBN 978-0-670-02126-0), p. 127-131.
  31. (en) Diarmaid MacCulloch, Christianity: The First Thousand Years, (ISBN 978-0-670-02126-0), p. 134.
  32. (en) Eamon Duffy, Saints and Sinners, a History of the Popes, Yale University Press, (ISBN 0-300-07332-1), p. 20.
  33. (en) Eamon Duffy, Saints and Sinners, a History of the Popes, Yale University Press, (ISBN 0-300-07332-1), p. 18.
  34. (en) Thomas Bokenkotter, A Concise History of the Catholic Church, Doubleday, (ISBN 0-385-50584-1), p. 84-93.
  35. E. Amann, « Controverses trinitaires et christologiques. Le siège apostolique », sur Persée (portail), (consulté le 3 mai 2019).
  36. Michel Balard, Croisades et Orient latin : XIe-XIVe siècles, Armand Colin, , p. 222.
  37. Daniel Olivier et Alain Patin, Luther et la Réforme, Les éditions de l'Atelier, p. 165-167, (ISBN 978-2708231795).
  38. « Les réformes religieuses du XVIème siècle », sur Histoire de France (consulté le 9 mai 2019)
  39. Le texte français de l'exhortation Evangelii Nuntiandi sur le site du Vatican.
  40. A.-L. Descamps, « Le Synode épiscopal, Rome (27 septembre - 26 octobre 1974) [compte-rendu] », sur Persée (portail), (consulté le 13 juin 2019).
  41. Dennis Gira - Theologia, « L'Église face aux défis du XXIe siècle », sur La Croix, (consulté le 9 mai 2019).
  42. Jacques Perrier, « QUELLE EST LA PLACE DE LA FEMME DANS L’ÉGLISE ? », sur Aleteia (consulté le 6 mai 2019).
  43. Laetitia Cherel, « Abus sexuels dans l’Eglise : la fabrique du silence », sur France Culture, (consulté le 7 mai 2019).
  44. « Infraction sexuelle sur mineur : corruption, agression, atteinte sexuelle, viol », sur Service public, (consulté le 7 mai 2019).
  45. Compendium de la doctrine sociale de l'Église, no 244

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Infographies et dossiers[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Premier millénaire[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

  • Nicole Lemaitre, L'Europe et les Réformes au XVIe siècle, Paris, Ellipses, coll. « Le monde : une histoire », 2008, 264 p. (ISBN 978-2-7298-3811-9).
  • Wolfgang Reinhard, Papauté, confessions, modernité, trad. Florence Chaix, Paris, Éditions de l'École des Hautes Études en sciences sociales, coll. Recherches d'histoire et de sciences sociales no 81, 1998 (ISBN 2-7132-1256-1).

Autres[modifier | modifier le code]

  • John Stott et Antoine Doriath (Traduction), Le Chrétien à l'aube du XXIe siècle. Vivre aujourd'hui la Parole éternelle de Dieu, La Clairière, , 338 p. (ISBN 978-2921840507)
  • Wiher Hannes, La Mission de l'Église au XXIe siècle. les Nouveaux Défis, Excelsis, coll. « H.C. », (ISBN 978-2755001174)
  • Valérie Le Chevalier et Christoph Theobald, Ces fidèles qui ne pratiquent pas assez... : Quelle place dans l'Eglise ?, Editions Lessius, coll. « La part-Dieu », , 104 p. (ISBN 978-2872993284)
  • Marie-Jo Thiel, L'Eglise catholique face aux abus sexuels sur mineurs, Bayard Culture, coll. « Essais religieux divers », , 300 p. (ISBN 978-2227496033)
  • Véronique Margron et Jérôme Cordelier, Un moment de vérité, Albin Michel, coll. « A.M. Gd Format », , 192 p. (ISBN 978-2226441577)
  • Collectif, Lettres aux catholiques qui veulent espérer, Bayard Culture, coll. « Christianisme et société », , 150 p. (ISBN 978-2227496248)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]