Wikipédia:Sélection/Bassins houillers des Vosges et du Jura

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Bassins houillers des Vosges et du Jura

Bassins houillers des Vosges et du Jura.

Les bassins houillers des Vosges et du Jura sont un ensemble de gisements de houille géologiquement différents, identifiés et répartis sur trois zones distinctes alignées le long du massif des Vosges et du massif du Jura, situés dans les régions historiques de Franche-Comté et d'Alsace. Ils sont liés par des aspects géographoques, géologiques, économiques et historiques. Parmi ces gisements, seulement quelque-uns sont réellement exploités entre le XVIe siècle et le XXe siècle, principalement en Haute-Saône, le plus important et le plus récent étant le bassin minier de Ronchamp et Champagney.

Bassin houiller de la vallée de Villé

Village de Saint-Hippolyte.

Le bassin houiller de la vallée de Villé fait partie des bassins houillers des Vosges et du Jura. Daté du Stéphanien, il est composé d'une multitude de petits bassins, à faibles couches, disséminés dans le massif des Vosges, dont les principaux se trouvent aux alentours de la vallée de Villé. La plupart des mines ont fonctionné entre le milieu du XVIIIe siècle et la fin du XIXe siècle. La grande majorité des travaux de recherche et d'extraction sont entrepris au cours de la première moitié du XIXe siècle. Au total, quatre concessions sont accordée pour exploité le bassin de Villé. Deux d'entre elles ont fusionné à la suite de leur rachat, Lalaye et Erlenbach.

Bassin houiller du Jura

Edgar Faure visitant un sondage.

Le bassin houiller du Jura, daté du Stéphanien fait partie des bassins houillers des Vosges et du Jura. Il est découvert aux environs la ville de Lons-le-Saunier dans le Jura par plusieurs campagnes de prospection engagées entre 1943 et 1961, mais le charbon n'est pas exploité, seul un captage de gaz de houille ouvert entre 1948 et 1964.

Des recherches sont relancées au début du XXIe siècle par la société britannique European Gas Limited.

Bassin houiller keupérien de Haute-Saône

Coupe géologique de Gémonval.

Le bassin houiller keupérien de Haute-Saône fait partie des bassins houillers des Vosges et du Jura et c'est aussi le plus récent des deux gisements de Haute-Saône d'un point de vue géologique. Il est exploité par des mines de houille entre la fin du XVIe siècle et le milieu du XXe siècle dans le sud-est de la Haute-Saône ainsi que dans le nord du Doubs et du Jura, dans l'est de la France. Cette houille sert principalement à alimenter des chaudières permettant de concentrer, par évaporation, la saumure des salines locales. Le sel gemme, la pyrite et le gypse sont d'autres ressources tirées du même étage géologique.

Bien qu'il soit exploité plus longtemps et sur un plus grand territoire que le bassin minier de Ronchamp et Champagney, son influence économique et sociale est moindre, sa production étant plutôt artisanale et irrégulière. L'activité atteint son apogée au XIXe siècle, où huit concessions sont accordées entre 1826 et 1845 pour l'exploitation du bassin, dont quatre qui fusionnent en 1879 (Gouhenans, Athesans, Saulnot, et Vy-lès-Lure). La production cumulée de ces dernières concessions atteint 1,16 million de tonnes. Pour faire face aux pénuries dues à l'Occupation et permettre aux industries locales de se maintenir, de nouvelles recherches sont lancées, notamment par le Bureau de recherches géologiques et géophysiques (BRGG) comme dans d'autres petits bassins qui échappent au contingentement de l'occupant. À la fin de l'activité, en 1944, les réserves sont estimées à 0,5 million de tonnes exploitables.

Bassin houiller stéphanien sous-vosgien

Le sondage de Courmont (1 068 m).

Le bassin houiller stéphanien sous-vosgien fait partie des bassins houillers des Vosges et du Jura. Il englobe l'est de la Haute-Saône, le Territoire de Belfort et le sud du Haut-Rhin, dans l'est de la France. Daté du Stéphanien, seule sa partie centre-ouest correspondant au bassin minier de Ronchamp et Champagney est abondamment exploitée pour ses couches de bonne qualité entre le milieu du XVIIIe siècle et le milieu du XXe siècle, tandis que ses autres sites sont délaissés et très peu exploités, soit en raison d'une profondeur trop importante (supérieure à un kilomètre), soit en raison de la médiocre qualité et de la faible épaisseur des couches.

Un petit gisement situé vers le hameau de Mourière est exploité entre 1844 et 1891, mais de façon artisanale avec des couches de faible épaisseur et de piètre qualité. D'importantes réserves de houille formant des couches suffisamment épaisses et de bonne qualité sont découvertes au début du XXe siècle autour de la commune de Saint-Germain. La Première Guerre mondiale puis la Grande Dépression retardent la mise en exploitation et malgré plusieurs initiatives et débats pour lancer l'exploitation dans les années 1950, aucune mine n'est ouverte. Au total, six concessions sont accordées entre 1757 et 1914, dont la moitié finissent par fusionner (Ronchamp, Champagney et Éboulet). Deux d'entre elles ne sont pas exploitées (Lomont et Saint-Germain).

Compagnie départementale du Haut-Rhin pour la recherche de houille

Compagnie départementale du Haut-Rhin pour la recherche de houille.

La compagnie départementale du Haut-Rhin pour la recherche de nouvelles mines de houille est une société minière anonyme qui a réalisé de nombreuses recherches entre 1822 et 1832 dans le bassin houiller stéphanien sous-vosgien, plus précisément dans le sud du Haut-Rhin dont une partie deviendra le Territoire de Belfort ainsi que dans le bassin houiller de la vallée de Villé, dans l'espoir de trouver une continuité au gisement de houille exploité dans les mines de Ronchamp depuis le milieu du XVIIIe siècle.

Les travaux sont souvent abandonnés avant d'atteindre le terrain houiller et offrent des résultats négatifs ou peu convaincants. Néanmoins, cette campagne de recherche permet de mieux connaitre le sous-sol du département et de conclure que les sources d'énergie doivent y être importées.

Houillères de Saint-Hippolyte

Village de Saint-Hippolyte.

Les houillères de Saint-Hippolyte sont des mines de charbon situées dans l'est de la France, en Alsace, sur les communes de Saint-Hippolyte et Rodern, dans le nord du département du Haut-Rhin. Elles exploitent une partie du bassin houiller de la vallée de Villé entre le XVIIIe siècle et le XIXe siècle. La compagnie exploitante fusionne avec celle de Rodern en 1775. La production reste faible et artisanale, elle n’excède pas 1 000 tonnes par an.

Houillères de Vy-lès-Lure

Terril Sainte-Barbe.

Les houillères de Vy-lès-Lure sont un site d'extraction minière de l'est de la France, en Haute-Saône, au hameau de La Grange du Vau situé entre les communes de Vy-lès-Lure et de Mollans. Elles ont connu deux périodes d'activité, la première entre 1826 et 1905 avec l'accord d'une concession en 1842, la seconde dans les années 1940 par le Bureau de recherches géologiques et géophysiques (BRGG). Sa houille keupérienne a servi principalement au fonctionnement des chaudières utilisées dans la concentration de la saumure des salines locales, en particulier celle de Gouhenans, propriétaire de la concession de Vy-lès-Lure entre 1879 et 1925.

Des vestiges de cette activité (entrées de mines, terrils et une cité minière) subsistent au début du XXIe siècle.

Ateliers centraux et bureaux des houillères de Ronchamp

Ateliers centraux et bureaux des houillères de Ronchamp

Les ateliers centraux et bureaux des houillères de Ronchamp sont le centre névralgique de la gestion des houillères de Ronchamp du milieu du XIXe siècle jusqu'à la fermeture en 1958. Le site est reconvertit en usine de sous-traitance en construction automobile avant d'être désaffecté en 1980. Au début du XXIe siècle, les lieux servent aux expositions et aux jeux de tirs.

Bassin de Champagney

Bassin de Champagney.

Le bassin de Champagney est un réservoir d'eau construit à partir de 1882 sur le territoire de la commune de Champagney, dans la Haute-Saône. Il est destiné à alimenter le canal de la Haute-Saône mais n'entrera jamais en service et deviens une base de sports nautiques.

Arthur de Buyer

Arthur de Buyer.

Arthur de Buyer est un maître de forges Haut-Saônois né à Besançon en 1812 et mort en 1903 dans la même ville. Il appartient à une branche de la famille de Buyer qui s'installe à la fin du XVIIIe siècle en Franche-Comté où elle devient maîtres de forges. Il est actionnaire en 1866 puis président de son conseil d'administration de 1876 à 1900 des houillères de Ronchamp. Le puits no 11, qui est le puits le plus profond de France au début du XXe siècle, porte son nom.

Canal de la Haute-Saône

Canal de la Haute-Saône.

Le canal de la Haute-Saône, encore appelé canal de Montbéliard à la Haute-Saône, est une voie navigable qui débute dans le nord du département du Doubs, traverse la partie sud-ouest du Territoire de Belfort et dont un tronçon, inachevé, est situé dans la partie est de la Haute-Saône.

Centrale thermique de Ronchamp

La centrale thermique après 1924.

La centrale thermique de Ronchamp est une centrale à charbon implantée à proximité du puits du Chanois dans la ville de Ronchamp, en Haute-Saône, dans la région française de Bourgogne-Franche-Comté.

Elle est exploitée par les houillères de Ronchamp de sa construction entre 1906 et 1907 jusqu’à la nationalisation en 1946, elle devient alors propriété d'Électricité de France jusqu'à sa fermeture en 1958. Elle est agrandie deux fois entre 1910 et 1924, pour atteindre une puissance de 30 MW. Sa production annuelle varie alors entre 5 et 37 GWh jusqu'en 1950.

Après sa fermeture en 1958, ses installations sont rapidement démantelées, mais les bâtiments sont lentement démolis tout au long de la seconde moitié du XXe siècle. Des vestiges et des traces subsistent au début du XXIe siècle.

Château de la Houillère

Le Château de la Houillère.

Le château de la Houillère est un manoir de style Napoléon III situé au hameau de la Houillère à Champagney dans le département de la Haute-Saône en région française de Bourgogne-Franche-Comté. Après avoir servi de logement de fonction pour les directeurs des houillères de Ronchamp, il est abandonné pendant près d'un demi-siècle avant de devenir chambre et table d'hôte.

Chevalement du puits Sainte-Marie

Bâtiment carré surmonté d'une tour en béton équipée de deux bigues de contrefort.

Le chevalement du puits Sainte-Marie est un chevalement en béton armé construit en 1924 par l'ingénieur liégeois Charles Tournay sur le puits Sainte-Marie dans la commune de Ronchamp en Haute-Saône, dans l'est de la France. Après la fermeture du puits, il est conservé par le département après avoir échappé à la démolition. Le chevalement est restauré en 1979 avant d'être inscrit comme monument historique et d'obtenir le label « Patrimoine du XXe siècle » le . Il est le seul chevalement conservé dans le bassin minier et l'un des derniers témoins architecturaux de l'activité minière locale.

Dollfus-Mieg et Compagnie

Dollfus-Mieg et Compagnie.

Dollfus-Mieg et Compagnie (abrégé en DMC), est une entreprise textile Alsacienne créée à Mulhouse en 1746 par Jean-Henri Dollfus. Elle fut au cours du XXe siècle l'un des plus grands groupes de textile et industriel européens. La société sera d’ailleurs propriétaire puis actionnaire des mines de charbon de Ronchamp. Après avoir traversé une crise dans les années 1990, l'ancienne société est liquidée en 2009. DMC se recentre sur le textile de luxe au début du XXIe siècle.

Grande rigole d'écoulement des houillères de Ronchamp

Grande rigole d'écoulement.

La grande rigole d'écoulement est une galerie creusée par les houillères de Ronchamp, munie de parois muraillées en brique, qui servait à l’écoulement des eaux de mines entre 1783 et 1840. Elle possède une section 70 × 50 cm et une longueur de 1,3 km. Elle était notamment alimentée par le puits Henri IV et la galerie du Clocher.

D'autres travaux miniers sont ouverts dans le secteur vers 1950. En 1997, le circuit historique minier des affleurements est créé et la sortie de la rigole y est intégré en tant que point d’intérêt en compagnie d'une galerie de dénoyage plus récente. Au début du XXIe siècle, le site est remanié est une galerie proche, alors découverte, est réaménagée.

Hameau de la Houillère

Le hameau de la Houillère au début du XXIe siècle.

Le hameau de la Houillère est un hameau situé sur les territoires des communes françaises de Ronchamp et de Champagney au cœur du bassin minier, dans le département de la Haute-Saône en région Bourgogne-Franche-Comté.

Il est créé après la découverte du gisement houiller de Ronchamp et devient le centre de l'exploitation minière de la seconde moitié du XVIIIe siècle à la première moitié du XIXe siècle. Il est alors conçu pour être indépendant des villages voisins. Ce hameau perd rapidement son intérêt au cours du XIXe siècle lorsque les travaux d'extraction se déplacent de plus en plus au sud du bassin minier. Malgré tout, certains bâtiments de la compagnie tels que l'infirmerie, l'écurie et le château de la Houillère continueront à fonctionner jusqu’à la fermeture des mines en 1958. Au début du XXIe siècle, il reste peu de traces des installations minières mais le hameau est toujours habité. L'ensemble des huit maisons d'ouvriers est répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel sous l'appellation de « cité ouvrière de la Houillère ».

Houillères de Ronchamp

En-tête de lettre des « Houillères de Ronchamp », Champagney, Franche-Comté, 1913.

Les houillères de Ronchamp sont des mines de charbon situées dans l'est de la France exploitant la partie occidentale du bassin houiller stéphanien sous-vosgien, sous l'administration de différentes compagnies minières. Elles s'étendent sur trois communes, Ronchamp, Champagney et Magny-Danigon, dans le département de la Haute-Saône. Elles ont produit entre 16 et 17 millions de tonnes pendant plus de deux siècles, du milieu du XVIIIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle pour alimenter les industries saônoises et alsaciennes. Leur exploitation a profondément marqué le paysage du bassin minier de Ronchamp et Champagney avec ses terrils, cités minières et puits de mine, mais aussi l'économie et la population locale (immigration polonaise et traditions minières notamment). Une forte camaraderie et une conscience de classe se développent, notamment avec l'arrivée des Fressais, favorisant plusieurs grèves et mouvements sociaux.

L'exploitation a démarré dans des galeries à flanc de coteaux avant que ne soit creusé le puits Saint-Louis en 1810. Il est le premier véritable puits d'extraction du bassin minier. Les couches de charbon s'enfonçant de plus en plus, les puits se succèdent et sont de plus en plus profonds jusqu’à ce que la compagnie (la Société civile des houillères de Ronchamp) finisse par creuser deux fois de suite le puits le plus profond de France ; le puits du Magny (694 mètres) en 1878 et le puits Arthur-de-Buyer (1 010 mètres) en 1900. À la nationalisation des mines en 1946, les puits en activité et la centrale thermique sont confiés à Électricité de France. Cette exploitation est aussi marquée par des catastrophes minières, en particulier des coups de grisou.

Après la fermeture en 1958, les sites miniers sont mis en sécurité, les infrastructures sont pour la plupart démolies et les ouvriers sont convertis à d'autres activités. Dans les années 1970 et 1990, le musée de la mine Marcel-Maulini et deux associations sont créés pour préserver la mémoire de ce passé minier ; plusieurs sites sont réaménagés pour devenir visitables.

Puits Sainte-Marie

Chevalement du puits Sainte-Marie

Le puits Sainte-Marie est l'un des principaux puits des houillères de Ronchamp. Il est situé sur la commune de Ronchamp, dans le département français de la Haute-Saône et la région Bourgogne-Franche-Comté. Il connaît une activité très irrégulière entre 1866 et 1958 et sert très peu à l'extraction, mais subit un coup de grisou le qui fait huit morts et trois blessés. Il sert essentiellement de siège d'aérage pour les autres puits. Il connaît une longue période d'arrêt entre 1896 et 1924.

Le chevalement en béton armé date de la reprise des activités en 1924. Le site ferme définitivement en 1958, à la fin de l'exploitation du bassin minier de Ronchamp et Champagney, le puits est remblayé l'année suivante mais le chevalement échappe à la démolition. Depuis le , ce dernier témoin architectural conservé des mines de charbon de Ronchamp, est inscrit comme monument historique avec le label « Patrimoine du XXe siècle ».

Immigration polonaise dans les houillères de Ronchamp

Immigration polonaise dans les houillères de Ronchamp.

L'immigration polonaise dans les houillères de Ronchamp est une importante immigration de population d'origine polonaise qu'a connue le bassin minier de Ronchamp, c'est également la plus importante et la plus influente. Elle s'est déroulée en trois phases successives pendant la période de l'entre-deux-guerres et a fortement influencé les traditions minières et culturelles de Ronchamp, qui est jumelée depuis 2003 à la ville de Sułkowice, située au Sud de la Pologne.

Léon Poussigue

Léon Poussigue.

Léon Poussigue, né à Sommières le et mort en 1941 à Ronchamp est élève à l'école des mines de Saint-Étienne, puis exerce la fonction de directeur des mines de Bélmez dans les années 1880. Il demande le poste de directeur des mines de Ronchamp à l'age de 32 ans, en 1891. Il est le créateur du puits Arthur-de-Buyer, premier puits de mine à avoir dépassé les 1 000 mètres de profondeur en France ainsi que de la centrale thermique de Ronchamp. Il est également Chevalier de la Légion d'honneur.

Musée de la mine Marcel-Maulini

Musée de la mine Marcel Maulini.

Le musée de la mine Marcel-Maulini, situé au centre de la ville de Ronchamp en France, permet à travers toute une collection d'objets, de rappeler le travail des mineurs grâce à une importante collection de photographies et de documents permet d'appréhender la vie de l'époque.

Le musée est créé en 1976 par le docteur des houillères de Ronchamp, Marcel Maulini. Il est acquis en 1991 par la municipalité et intègre le réseau Engrenages (anciennement MTCC) l'année suivante.

Un projet d'agrandissement du musée et de modernisation de la muséographie est en cours.

Puits de l'Étançon

Le puits de l'Étançon en activité dans les années 1950.

Le puits de l'Étançon (ou puits no 13 bis) est l'un des principaux puits des houillères de Ronchamp, sur la commune de Ronchamp, dans la région française de Bourgogne-Franche-Comté. Il est le seul puits du bassin minier creusé au XXe siècle et également le seul creusé par Électricité de France. Il a fonctionné de 1950 à 1958, lorsque les affleurements ont été remis en exploitation. En prolongeant l'exploitation du bassin d'une dizaine d'années, il a permis une reconversion plus aisée des mineurs.

Après sa fermeture, il est démantelé puis laissé à l'abandon avant d'être intégré en 1997 au sentier pédestre des affleurements. Le site est déblayé de 1999 à 2000 par une association avant de devenir un site de tourisme industriel au début du XXIe siècle.

Puits des houillères de Ronchamp

Les puits des trois concessions établies au milieu du XIXe siècle.

Les puits des houillères de Ronchamp sont une série de charbonnages entrepris par les différentes compagnies minières du bassin minier de Ronchamp entre le début du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle à Ronchamp, Champagney et Magny-Danigon, dans le département de la Haute-Saône en France.

Cet article donne une liste commentée de ces vingt-sept puits, tels qu'ils sont évoqués dans l'article principal houillères de Ronchamp.

De 1760 à 1810, la houille est extraite par des galeries et des bures. De 1810 à 1900, vingt-six puits de plus en plus profonds sont creusés. En 1950, le vingt-septième est creusé dans la forêt de l'Étançon. Deux d'entre eux appartiennent à la concession restée indépendante de Mourière qui exploite un gisement géologiquement différent de celui exploité à Ronchamp. La Société civile des houillères de Ronchamp (SCHR) creuse deux fois de suite le puits le plus profond de France : le puits du Magny (694 mètres) en 1878 et le puits Arthur-de-Buyer (1 010 mètres) en 1900. Chacun des vingt-sept puits possède son histoire et ses caractéristiques propres. Leur durée de vie est très variable ; ceux rencontrant des accidents de terrain ou des difficultés techniques sont abandonnés quelques années seulement après le début de leur fonçage, tandis que les puits qui rencontrent des couches importantes peuvent durer plusieurs décennies, mais la plupart du temps avec une exploitation irrégulière, alternant périodes d'activité et de mises en sommeil.

Puits Arthur-de-Buyer

Puits n° 11

Le puits Arthur-de-Buyer (ou puits no 11) est l'un des principaux puits des houillères de Ronchamp, situé sur le territoire de la commune de Magny-Danigon, dans le département français de la Haute-Saône et la région Bourgogne-Franche-Comté. Ce puits est creusé dès 1894 pour assurer l'avenir de la compagnie minière qui se trouve dans une situation délicate à cette époque. Le projet est mené par Léon Poussigue, directeur des houillères depuis 1891. Il est chargé de diriger des travaux de creusement, de concevoir les bâtiments et d'installer chaque machine. Le siège est baptisé du nom du président Arthur de Buyer, en fonction depuis 1876 et parti en retraite lors de la mise en activité de la fosse.

Le puits est en activité de 1900 jusqu'au début des années 1950 et connait une rénovation en 1928. Sa profondeur est de 1 010 mètres, ce qui en fait le puits de mine le plus profond de France au début du XXe siècle, et le premier à y dépasser la profondeur symbolique de 1 000 mètres. Après que l'on y a exploité la houille pendant près d'un demi-siècle et tenté d'exploiter de l'uranium après la Seconde Guerre mondiale, il fait l'objet de plusieurs tentatives de reconversion, avant de se retrouver en ruine au début du XXIe siècle.

Puits du Chanois

Puits du Chanois

Le puits du Chanois est l'un des principaux puits des houillères de Ronchamp, sur la commune de Ronchamp, dans le département français de la Haute-Saône et la région Bourgogne-Franche-Comté. Il a été le centre de l'exploitation houillères de Ronchamp de la fin du XIXe siècle à la fermeture des mines en 1958. Il a donc été choisi pour accueillir les installations annexes des houillères avec un lavoir à charbon, une cokerie et une centrale électrique. Il succède ainsi au puits Saint-Joseph en 1895 et cesse l'extraction en 1951.

De nombreux vestiges de ces installations (ruines, grande trémie en béton, bâtiments reconvertis et deux imposants terrils) subsistent au début du XXIe siècle.

Puits du Magny

Le puits du Magny des houillères de Ronchamp.

Le puits du Magny est l'un des principaux puits des houillères de Ronchamp, situé sur le territoire de la commune de Magny-Danigon, dans le département français de la Haute-Saône et la région Bourgogne-Franche-Comté. Sa profondeur est de 694 mètres, ce qui en fait à sa mise en service en 1878 le puits de mine le plus profond de France. C'est également le puits de Ronchamp ayant eu la plus longue période d'activité, soit 80 ans. Cette longue période d'extraction a été entrecoupée à plusieurs reprises de périodes de service, la plus longue ayant duré plus d'une décennie dans l'entre-deux-guerres. Le , le charbonnage subit un coup de grisou qui fait seize morts. C'est de ce puits qu'est remontée la dernière berline de charbon du bassin minier, le samedi .

Au début du XXIe siècle subsistent quelques bâtiments plus ou moins bien conservés, dont l'ancien bâtiment administratif et la salle des chaudières convertis en logements ainsi que les ruines du bâtiment d'extraction, des vestiaires et du bâtiment de stockage du charbon. Le site du puits et de la cité minière est devenu un hameau dénommé « Le Puits du Magny ».

Puits Notre-Dame

Le puits Notre-Dame en activité.

Le puits Notre-Dame (ou puits d'Éboulet) est l'un des principaux puits des houillères de Ronchamp situé au hameau d'Éboulet sur la commune de Champagney, en Haute-Saône, dans l'est de la France. Il est creusé par une compagnie concurrente, la Société des maîtres de forges possédant les mines d’Éboulet, à partir de 1851 avant d'être intégré aux houillères de Ronchamp quinze ans plus tard. Après avoir servi à l'extraction de la houille pendant un demi-siècle, il sert ensuite de puits d'exhaure (pompage des eaux de mine) jusqu’à ce qu'il soit remblayé à la fermeture des houillères en 1958.

Trois cités minières, un dortoir et un réservoir d'eau potable sont construits aux alentours du puits de mine pendant l'entre-deux-guerres. Un important terril s'étend vers le nord avant d'être enlevé au début du XXIe siècle, date à laquelle ne subsistent que les deux dalles en béton matérialisant le puits et le plancher d'un ancien bâtiment.

Puits Saint-Charles

Le puits Saint-Charles

Le puits Saint-Charles (ou puits no 8) est l'un des principaux charbonnages des houillères de Ronchamp. Il est situé à Ronchamp en Haute-Saône, dans l'Est de la France. Ce puits permet d'exploiter d'importantes couches de charbon au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, participant ainsi à l'âge d'or de la compagnie.

Saint-Charles est ouvert pendant plus de cinquante ans, ce qui représente une grande longévité par rapport aux autres puits ouverts dans le bassin minier ronchampois. Il a également connu des catastrophes minières telles que des incendies et des coups de grisou. Ce puits se distingue par son système d'extraction révolutionnaire utilisant une machine à taquets. Ce procédé, trop complexe, est finalement abandonné suite à des déboires techniques.

Après la fermeture, les bâtiments de la fosse sont convertis en logements ; les terrils sont même ré-exploités pendant l’entre-deux-guerres, car encore riches en charbon. Ces mêmes terrils, devenus décharge pour une usine voisine, s'embrasent à la fin du XXe siècle, causant la frayeur des populations locales.

Puits Saint-Joseph

Les ateliers du puits Saint-Joseph ; derrière, le chevalement et la cheminée..

Le puits Saint-Joseph est l'un des principaux puits des houillères de Ronchamp, sur la commune de Ronchamp, dans la région française de Bourgogne-Franche-Comté. Il est l'un des charbonnages les plus productifs du bassin minier ronchampois pendant la seconde moitié du XIXe siècle. Pendant toute cette période, il est le centre d'activité de la compagnie minière avec l’installation d'une cokerie et d'un lavoir à charbon, avant d'être remplacé par le puits du Chanois. Le puits Saint-Joseph sera touché plusieurs fois par des catastrophes. Le , un coup de grisou fait vingt-neuf morts. Le , une nouvelle explosion détruit les galeries du fond et la toiture du bâtiment de recette en surface.

Après la fermeture du puits Saint-Joseph en 1895, les bâtiments sont rasés pour être remplacés par une petite scierie, dont les bâtiments, devenus magasins pour matériaux de construction, existent toujours au début du XXIe siècle. Des terrils et le passage d'une ancienne voie ferrée subsistent.

Puits Saint-Louis

Représentation du puits Saint-Louis datée de 1826.

Le puits Saint-Louis (surnommé « grand puits ») est l'un des principaux puits des houillères de Ronchamp, dans la région française de Bourgogne-Franche-Comté. Situé dans le hameau de la Houillère, sur la commune de Champagney, il est le premier véritable puits de mine creusé dans le bassin minier ronchampois. Il est le charbonnage plus productif des houillères de Ronchamp pendant la première moitié du XIXe siècle. Ce puits connaît également le premier coup de grisou du bassin minier le , qui fait vingt morts et seize blessés. Plus tard, le , survient un second coup de grisou encore plus meurtrier avec vingt-huit victimes. La fosse est finalement abandonnée et remblayée en 1842. Une cité minière est construite à côté du puits dans les années 1850.

Après la fermeture, l'un des bâtiments est conservé comme casino et salle de bal avant d'être démoli dans les années 1980. Au début du XXIe siècle, il ne reste presque plus aucune trace des installations et le puits se trouve sous un pavillon, au pied d'une colline. Un monument décoratif construit en 2012 rappelle le passé minier du lieu.

Puits Sainte-Barbe

Le puits avant sa fermeture vers 1884.

Le puits Sainte-Barbe est un ancien puits des houillères de Ronchamp situé à proximité des ballastières de Champagney (département de la Haute-Saône), dans l'est de la France. Le puits est creusé à partir de 1854, il exploite la houille de 1860 à 1872 et sert à l'aérage du puits Sainte-Pauline de 1869 à 1884 avant d'être remblayé. Sa longévité et sa productivité sont moins importantes que celles des principaux puits d'extraction de la compagnie.

Le site du puits accueille des installations de sablière dans la seconde moitié XXe siècle. Un éphémère centre équestre a existé au début du XXIe siècle. Un panneau explicatif installé en 2017 évoque l'histoire des puits Sainte-Pauline et Sainte-Barbe.

Puits Sainte-Pauline

Photo des bâtiments.

Le puits Sainte-Pauline est un ancien puits des houillères de Ronchamp situé au bord de la RD 619 sur la commune de Champagney (département de la Haute-Saône), dans l'est de la France. Le puits est creusé à partir de 1854, la houille est exploitée entre 1861 et 1884 avant que le puits ne soit remblayé.

Dans les années 1870, une cité minière, un phalanstère et une chapelle catholique sont construits à proximité immédiate de la mine et sont toujours occupés au début du XXIe siècle ; des vestiges du puits et des terrils subsistent. Un panneau explicatif installé en 2017 évoque l'histoire des puits Sainte-Pauline et Sainte-Barbe.

Gewerkschaft Amélie

Amélie Zurcher.

La Gewerkschaft Amélie (d'abord Société en participation pour la recherche de gisement de houille en Alsace puis Société Bonne-Espérance) est une compagnie minière créé par Amélie Zurcher, Joseph Vogt et d'autres investisseurs en 1904 pour rechercher le prolongement du bassin houiller sous-vosgien dans la région de Mulhouse ainsi que des traces de pétrole. Cette société découvre alors le bassin potassique d'Alsace. Elle poursuit les prospections jusqu’en 1910 et creuse le premier puits des mines de potasse d'Alsace.

Bassin minier de Ronchamp et Champagney

Bassin minier de Ronchamp et Champagney.

Le bassin minier de Ronchamp et Champagney est un territoire situé dans le département de la Haute-Saône et la région française de Bourgogne-Franche-Comté ; marqué économiquement, socialement, paysagèrement, écologiquement et culturellement par l'exploitation intensive de la houille présente dans son sous-sol entre le XVIIIe siècle et le XXe siècle. Il se compose des trois principales communes de Ronchamp, Champagney et Magny-Danigon ainsi que de plusieurs hameaux et autres villages voisins.

Cokerie-lavoir du Chanois

Cokerie-lavoir du Chanois.

La cokerie-lavoir du Chanois est un complexe industriel des houillères de Ronchamp qui réunis les installations de triage-criblage, de lavage et de cokefaction de la houille sur un site voisin du puits du Chanois, à Magny-Danigon, en Haute-Saône, dans la région française de Bourgogne-Franche-Comté.

Les ateliers de triage-lavage-criblage sont construit en 1898, en remplacement des petits ateliers du puits du Magny. Un cokerie est construite de 1913 à 1920, pour remplacer les fours du puits Saint-Joseph, elle ferme en 1933 tandis que le reste des installations fonctionnent jusqu'à la fermeture des mines en 1958.

Des vestiges de ces installations subsistent au début du XXIe siècle, notamment une trémie en béton armé.

Première catastrophe du puits Saint-Louis

Première catastrophe du puits Saint-Louis.

La première catastrophe du puits Saint-Louis est le tout premier coup de grisou que connait le bassin minier de Ronchamp et Champagney et l'un des premiers de France, il est également l'un des plus meurtriers de l'histoire des houillères de Ronchamp en faisant vingt mort et seize blessés. L'explosion se produit le au puits Saint-Louis. Cette catastrophe va profondément marqué la population locale et l'opinion nationale, remettant en question la sécurité dans les mines grisouteuses et les conditions de l'aérage.

Catastrophes dans les houillères de Ronchamp

Catastrophes dans les houillères de Ronchamp

Première catastrophe du puits Saint-Louis.

Plusieurs catastrophes sont survenus dans l'histoire des houillères de Ronchamp et ont coûté la vie à plus de 180 ouvriers sur les deux siècles d'activité. Ces catastrophe sont de différentes natures : incendies, fortes arrivées d'eau, éboulements, chutes et enfin coups de grisou qui représentent 70 % des victimes ; elles ont profondément affecté la population locale.

Catastrophe de l'Étançon

Stèle d'hommage.

La catastrophe de l'Étançon est la dernière tragédie que connait le bassin minier de Ronchamp et Champagney le . C'est l'un des événements marquant de la fin des houillères de Ronchamp en tuant quatre mineurs. Cet accident est dû a une subite arrivée d'eau, venue d'ancien travaux, envahissant la galerie Fourchie, une descenderie située dans le bois de l'Étançon, à proximité du puits du même nom.

Houillères et saline de Gouhenans

L'entrée de la saline de Gouhenans.

Les houillères et saline de Gouhenans sont un ensemble de mines et d'usines situées dans l'est de la France, exploitant et transformant du sel gemme et de la pyrite de 1831 à 1945, ainsi que de la houille de 1828 à 1921, des ressources présentes au même étage géologique du bassin keupérien. Le gîte de houille est identifié dans les années 1770, il s'étend sous les communes de Gouhenans, Athesans et Villafans, dans le département de la Haute-Saône, en Bourgogne-Franche-Comté. C'est avec l'exploitation des charbonnages que le sel est découvert. L'exploitation du charbon sur place pour l'évaporation de la saumure permet à la compagnie de baisser le coût de revient su sel. Une usine chimique et une verrerie sont ajoutées à ce complexe industriel qui marque une période de prospérité pour Gouhenans. L'activité chimique devient la propriété du groupe Kuhlmann en 1927 et le reste jusqu'à la fermeture en 1955.

En 1847, l'exploitation du sel provoque un scandale impliquant des personnalités politiques de la monarchie de Juillet, le général Despans-Cubières et Jean-Baptiste Teste, pair de France et ministre d'État.

Des vestiges de ces industries (entrées de mines, terrils, voies ferrées, ruines, cité ouvrière, bâtiments reconvertis, cheminée d'usine, dépôt de lindane) subsistent au début du XXIe siècle. Le territoire reste marqué économiquement, socialement, paysagèrement, écologiquement et culturellement. Le sentier de randonnée intitulé « La Voie du Sel et du Charbon » est inauguré en 2009, pour mettre en valeur ce patrimoine industriel.

Houillères et saline de Mélecey

Saline de Mélecey.

Les houillères et saline de Mélecey sont des mines de charbon et de sel gemme du bassin keupérien situé dans le département de la Haute-Saône, en Bourgogne-Franche-Comté, dans l'est de la France. Elles sont exploitées sur le territoire des communes de Mélecey et de Fallon de 1778 à 1865 pour le charbon et de 1850 à 1873 pour le sel. L'exploitation du charbon sur place pour l'évaporation de la saumure permet à la compagnie de diminuer le coût de revient du sel. En 1865, un coup de grisou éclate dans la mine du Buissons-Brûlé et fait dix morts, provoquant l'arrêt de l'extraction charbonnière dans la concession.

Bien qu'exploités assez brièvement par rapport à l'histoire salifère saônoise, les bâtiments sont toujours en état au début du XXIe siècle et sont uniques dans le département, la saline de Gouhenans étant en ruine et celle de Saulnot n’ayant laissé aucune trace. L'exploitation du charbon a laissé, quant à elle, quelques mini-terrils.

Houillères et saline de Saulnot

Un four à charbon de la saline.

Les houillères et saline de Saulnot sont des mines de charbon et de sel gemme appartenant au bassin keupérien situé dans le département de la Haute-Saône, en Bourgogne-Franche-Comté dans l'est de la France. Elles sont exploitées sur le territoire des communes de Saulnot et Corcelles de 1589 à 1921 pour le charbon et du XIIe siècle à 1826 pour le sel (soit sept siècles). L'exploitation du charbon sur place pour l'évaporation de la saumure dans des fours conçus par Heinrich Schickhardt permet à la compagnie de faire diminuer le coût de revient du sel.

Au début du XXIe siècle, il ne reste aucune trace de la saline, mais un square en hommage à Heinrich Schickhardt et à l'exploitation du sel est aménagé au centre du village de Saulnot. Des terrils et puits de mine subsistent à Corcelles.

Houillères et saline de Grozon

Saline de Grozon.

Les houillères et saline de Grozon sont des mines de charbon et de sel gemme du bassin keupérien situées dans le département du Jura, en Bourgogne-Franche-Comté, dans l'est de la France. Elles sont exploitées sur le territoire des communes de Grozon et de Tourmont de 1845 à 1944 pour le charbon et du VIIe au XXe siècle pour le sel après une première période d'exploitation au Néolithique et pendant l'Antiquité. L'exploitation du charbon sur place pour l'évaporation de la saumure permet à la Compagnie des Mines du Jura (qui possède uniquement cette saline) de diminuer le coût de revient du sel.

Les bâtiments de la saline du XIXe siècle sont reconvertis en école maternelle, salle des fêtes et logement à la fin du XXe siècle. Les vestiges laissés par l'ancienne saline du haut Moyen Âge sont mis au jour lors d'un diagnostic archéologique mené fin 2014, ils sont alors considérés comme étant uniques en France.

Houillères de Gémonval

Terril du puits de la Houillère à Gémonval.

Les houillères de Gémonval sont des mines situées dans l'est de la France, à la limite de la Haute-Saône et du Doubs. Elles ont connu deux périodes d'activité, la première entre 1826 et 1847 avec l'accord d'une concession, la seconde dans les années 1940 par le Bureau de recherches géologiques et géophysiques (BRGG). Ces deux périodes sont entrecoupées par des tentatives de relance. Cette mine connaît dans les années 1830 une importante spéculation boursière. La houille keupérienne de Gémonval a servi principalement au fonctionnement des chaudières utilisées pour la concentration de la saumure des salines locales, principalement celle de Mélecey, mais aussi dans les forges voisines. Les mines commercialisent également la pyrite issue du lavage du charbon pour l'industrie chimique.

Des vestiges de cette activité (entrées de mines, terrils, ruines) subsistent au début du XXIe siècle.

Tunnel du Chérimont

Tunnel du Chérimont

Le tunnel du Chérimont (ou souterrain du Chérimont) est un ouvrage d'art français qui devait permettre la passage du canal de la Haute-Saône sous plusieurs collines du Chérimont. Il a été creusé à l'explosif, sans tunnelier. Il se situe sur la commune de Champagney (Haute-Saône). Il est situé à proximité du bassin de Champagney qui devait alimenter le même canal.

Creusé entre 1884 et 1897, ce tunnel-canal de 1 330 mètres de long n'est jamais entré en service.

Houillères de Lalaye

Les houillères de Lalaye (ou mines du Kohlberg) sont des mines de charbon situées dans l'est de la France, en Alsace sur la commune de Lalaye. Elle sont exploitées de 1700 à 1848 de façon assez régulière mais artisanale. Une éphémère relance à lieu au début des années 1900 avant que les mines ne soit définitivement abandonnées.

De nombreux vestiges (entrées de mines, terrils, exploitations à ciel ouvert, maisons des mineurs) subsistent au début du XXIe siècle.

Réseau ferré des houillères de Ronchamp

Réseau ferré des houillères de Ronchamp.

Le réseau ferré des houillères de Ronchamp est un ancien réseau industriel de voies ferrées desservant les houillères de Ronchamp. Il est situé dans le département français de la Haute-Saône et la région de Bourgogne-Franche-Comté. La liaison entre le réseau ferré local des mines et la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville s'effectue à proximité de la gare de Ronchamp via une gare spécifique raccordée à la ligne principale.

Cette gare est exploitée du milieu du XIXe siècle jusqu'en 1958, date de fermeture des mines, après quoi elle est démantelée. Au début du XXIe siècle, le site de la gare est envahi par la végétation et seuls subsistent quelques vestiges des installations et du réseau.

Lignite du Haut-Doubs

Localisation du lignite en Franche-Comté.

Le lignite du Haut-Doubs est exploité de façon très artisanale et intermittente entre la fin du XVIIIe siècle et 1946, principalement dans la mine du Grand-Denis située à Flangebouche (département du Doubs).

Le gisement se prolonge dans la Bresse où il fait l'objet d'une demande de concession au milieu du XIXe siècle.

Bassin houiller keupérien des Vosges

Le lavoir à charbon des houillères de Gemmelaincourt en activité.

Le bassin houiller keupérien des Vosges fait partie des bassins houillers des Vosges et du Jura. Il est exploité par des mines de houille entre le début du XIXe siècle et le milieu du XXe siècle dans les environs de la ville de Vittel, dans l'ouest du département des Vosges, dans l'est de la France.

Le charbon est découvert à Norroy dans les années 1820. L'activité est à son apogée au XIXe siècle, où six concessions sont accordées entre 1829 et 1859 pour l'exploitation du bassin. La concession la plus active est celle de Saint-Menge et Gemmelaincourt qui extrait quelques centaines de milliers de tonnes de charbon. Pour faire face aux pénuries dues à l'Occupation et permettre aux industries locales de se maintenir, de nouvelles recherches sont lancées, notamment par le Bureau de recherches géologiques et géophysiques (BRGG) comme dans d'autres petits bassins qui échappent au contingentement de l'occupant.