Plourin-lès-Morlaix

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Plourin-lès-Morlaix
Le « menhir » de Plourin est une stèle du second âge du fer.On voit la mairie en arrière-plan.
Le « menhir » de Plourin est une stèle du second âge du fer.
On voit la mairie en arrière-plan.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Morlaix
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Morlaix
Maire
Mandat
Guy Pennec
2014-2020
Code postal 29600
Code commune 29207
Démographie
Gentilé Plourinois
Population
municipale
4 372 hab. (2011)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 07″ N 3° 47′ 22″ O / 48.5352777778, -3.7894444444448° 32′ 07″ Nord 3° 47′ 22″ Ouest / 48.5352777778, -3.78944444444  
Superficie 40,92 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Plourin-lès-Morlaix [pluʁɛ̃ lɛ mɔʁlɛ] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à mi-chemin entre le littoral de la Manche et les monts d'Arrée ; elle est proche de la limite nord du Parc naturel régional d'Armorique.

Plourin-lès-Morlaix, situé au sud-est de Morlaix dont le bourg est distant d'environ 5 kilomètres est constitué d'un plateau vallonné dont la pente générale s'abaisse vers le nord, l'altitude s'élevant à 180 mètres au sud-ouest du territoire communal et même jusqu'à 242 mètres au Bois de la Grange au sud-est du finage, pour s'abaisser à 90 mètres dans la partie nord-ouest du territoire communal prolongeant le plateau et nettement moins dans les fonds de vallée. Le finage communal est en effet limité par deux cours d'eau aux vallées nettement encaissées s'abaissant jusqu'à une dizaine de mètres d'altitude formant une presqu'île de confluence : le Queffleuth à l'ouest sépare Plourin-lès-Morlaix de Pleyber-Christ et plus en aval de Saint-Martin-des-Champs et Morlaix ; le Jarlot à l'est et au nord sépare Plourin-lès-Morlaix de Plougonven ; les deux cours d'eau confluent en pleine ville de Morlaix pour former la Rivière de Morlaix, ria débouchant sur la Manche. Au sud, la limite communale avec Le Cloître-Saint-Thégonnec s'appuie également pour la majeure partie de son tracé sur le vallon encaissé d'un petit affluent de rive droite du Queffleuth, puis plus à l'est après un petit interfluve, sur un vallon d'un petit affluent de rive droite du Jarlot[1].

Un autre cours d'eau et un de ses affluents échancrent profondément et presque en son milieu le territoire communal : le ruisseau de Bodister, affluent de rive droite du Queffleuth, et son propre affluent le ruisseau de Coatanscour, coulent eux aussi une bonne soixantaine de mètres en dessous des hauteurs du plateau avoisinant et dont le cours est parsemé de sites d'anciens moulins, le plus souvent des moulins à papier : d'amont en aval, le moulin de Bodister et celui de la Boissière sur le ruisseau de Bodister ; le moulin de Coatanscour, tout près de la source du ruisseau éponyme ; le Moulin-Plomb ; le Vieux Moulin ; le Moulin neuf aux abords duquel s'est développée une pisciculture, le moulin de Pont-Pol (fermé depuis 1953). D'autres moulins s'étaient établis sur les cours d'eau limitant le territoire communal : le Moulin du Clos, le Moulin de Penlan, le Moulin Rouge, le Moulin Blanc, le Moulin des Prés, ar Vilin Ven (Vilin signifie « moulin » en breton) sur la rive plourinoise du Queffleuth, sans compter ceux installés sur la rive gauche qui appartiennent aux communes voisines ; de même le Moulin Marant sur la rive gauche du Jarlot. Passant juste à l'ouest du bourg, selon un itinéraire rectiligne sud-nord en direction de Morlaix, le "chemin de Luzuria" ou vieux "chemin de La Feuillée" a été emprunté par des générations de pilhaourien descendants de la "Montagne" (monts d'Arrée) toute proche et apportant lin, chanvre et surtout vieux papiers glanés çà et là dans toutes les fermes de la région pour alimenter les nombreux moulins à papier.

Le bourg est nettement décentré vers le nord au sein du finage communal resté largement rural sauf autour du bourg (lotissements récents) et surtout dans la partie nord-ouest du territoire communal englobé dans l'agglomération morlaisienne et qui présente des caractéristiques urbaines (Saint-Fiacre et les alentours)[2].

Une polémique s'est développée dans la première décennie du XXIe siècle au sein de la commune à propos du projet de "méga-décharge de classe 2" dont l'implantation est prévue sur le territoire communal. Ce projet a suscité la création d'un comité de défense, l'ADPNP (Association de défense du patrimoine naturel de Plourin-lès-Morlaix)[3], qui a organisé de nombreuses manifestations, pétitions, etc. contre ce projet d'écométhaniseur.

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Plourin provient du breton "ploe" ("paroisse") et de saint Rin (nom de saint qui pourrait être dérivé de Rinan ou Rinnan), personnage inconnu qui est aussi l'éponyme d'une autre commune du Finistère : Plourin-Ploudalmézeau et d'une commune des Côtes-d'Armor : Plérin. Les transcriptions suivantes sont connues : Plurin (en 1128), Ploherin (en 1185), Ploerin (dès 1321). On trouve aussi successivement les formes suivantes : Plourin-Treguer, Plourin, Plourin-Tréguier, puis Plourin-Morlaix et enfin Plourin-lès-Morlaix[4].

Faisant partie du Trégor (évêché de Tréguier), la paroisse englobait initialement Le Cloître-Saint-Thégonnec et la paroisse Saint-Mathieu de Morlaix.

C'est le 4 novembre 1955 que Plourin devient officiellement Plourin-lès-Morlaix pour pouvoir différencier la commune de Plourin-Ploudalmezeau, appelée par le passé Plourin-Léon[5], autre commune du Finistère. La demande initiale du conseil municipal datait de 1932 !

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La Préhistoire et la protohistoire[modifier | modifier le code]

Des traces de présence humaine entre 6000 à 4500 av. J.-C. (Mésolithique) existent sur le territoire plourinois (menhir du Foennec, dolmen détruit de Kerverret, les archéologues ont trouvé des silex taillés et des flèches. Les tumulus de la Vigne et de Kerveleyen datent de l'âge du bronze,entre 2000 et 800 avant J.-C. Des souterrains, notamment ceux de Roc'h Lédan et de Kerveguen, datent de l'âge du fer (entre 800 avant J.-C. et l'occupation romaine) : leur usage n'est pas clairement établi, caves ou celliers probablement[6].

Le « menhir » de Plourin, réinstallée au centre du bourg, est une stèle de l'âge du fer[7], réinstallée au centre du bourg, datant de l'époque de la Tène[8], entre 500 et 100 avant J.-C.

L'époque romaine[modifier | modifier le code]

Les Romains installent un camp fortifié à l'extrême nord-ouest du territoire plourinois, au débouché du Queffleuth sur la Rivière de Morlaix, à proximité du point de passage obligé pour passer d'une rive à l'autre sur la voie romaine allant de Condate (Rennes) à la pointe Saint-Mathieu. Une autre voie romaine venant de Vorgium (Carhaix) via Huelgoat et Berrien en direction de Mons Relaxus (Morlaix) la rejoint, traversant sud-nord le territoire plourinois, y entrant côté Le Cloître-Saint-Thégonnec à Quelern, passant par Coat Miniou, Bellevue, Moulin Plomb et à l'ouest du bourg. Elle quitte la commune via le Tronc et le Pillion, rejoignant le camp fortifié romain de Mons Relaxus via la place Traoulen et la rue des Bouchers.

Cette dernière voie romaine aurait remplacé un axe gaulois plus ancien dont le tracé est encore visible par endroits entre Guilly-Querch et Kerivoas, passant par Pont Camarat dit encore Pont de Luzuria ou Pont gaulois, formé de dalles de schistes à peine équarries, qui a continué à être utilisé à l'époque moderne.

La forteresse de Bodister[modifier | modifier le code]

La famille des "Guicazou" (ou "Guicaznou"), originaire de Plougasnou, dès les premiers temps de l'immigration bretonne en Armorique au milieu du VIe siècle, fonda la forteresse de Bodister[9]. À la fin du XIIe siècle, les Guicazou transmirent par alliance la forteresse aux Dinan de Montafilant (dont les armoiries, dites "de Bodister" sont représentées sur des vitraux des églises de Plougasnou et Saint-Jean-du-Doigt). Cette seigneurie fut un temps jusqu'au début du XVIIe siècle la plus puissante du Trégor. La réformation de 1535 cite encore "la maison forteresse de Bodister", mais elle dut être démolie pendant les guerres de la Ligue car un texte du début du XVIIe siècle parle de "l'emplacement de l'ancien château de Bodister". L'ancien rempart, réduit à moins de 2 mètres de haut, sert désormais de talus.

Parmi les seigneurs de Bodister, l'histoire a retenu entre autres Françoise de Dinan (1436-1499) même si elle ne vécut jamais à Bodister. Fille unique de Jacques de Dinan, chevalier banneret, seigneur de Beaumanoir, de Montafilant, et du Bodister, capitaine de Josselin, gouverneur des ville et Château de Sablé, grand bouteiller de France, chambellan de Bretagne mort le 30 avril 1444, et de Catherine de Rohan, elle fut promise à peine sortie du berceau à François de Laval, seigneur du Gâvre, qui devint par la suite comte de Laval sous le nom de Guy XV. Son père décédé, elle devint jeune enfant encore, la plus riche héritière de Bretagne et fut demandée en mariage par le prince Gilles de Bretagne, seigneur de Chantocé, fils de Jean V, duc de Bretagne et de Jeanne de France, mais bien qu'âgée de 8 ans seulement elle refusa cette alliance par fidélité au choix initial fait par son père. Gilles de Bretagne l'enleva en 1444 et la retint prisonnière dans son château du Guildo, attendant qu'elle atteigne l'âge de contracter mariage. Après bien des péripéties, elle finit par épouser le père de son prétendant initial, le comte Guy XIV de Laval et devint donc quand même comtesse de Laval[10].

Le manoir de Coatanscour[modifier | modifier le code]

Les Coëtanscour (ou Coatanscour) étaient seigneurs de Plourin, mais aussi seigneurs de Kermorvan, de Kerbuzic et de Rozalec en Locquémeau, du Roscoët, de Tromelin et de Kervény en Plougasnou, de Kerduff en Ploumilliau, de Launay en Ploubezre. En 1600, Yvon de Coatanscour a fait don de la maîtresse-vitre de l'église paroissiale, celle de l'ange Gabriel[11].

Yves de Coatanscour, seigneur de Coatanscour, Kerbuzic, Kerdu, etc., fils de Jacques de Coatanscour et de Marguerite de Kerbuzic, dame dudit lieu, marié en 1592 avec Jeanne Barbier, héritière du château de Kerjean dont les Coatanscour deviennent alors propriétaires. Il fut fait prisonnier pendant les guerres de la Ligue par des ligueurs à Morlaix "dans la tour de Kergurunet" en juillet 1590[12]. En 1598, il achète le manoir de La Haie-Douar en Locmaria-Berrien[13]. Il est mort à Saint-Mathieu de Morlaix le 12 juillet 1641.

Lors de la Révolution française, "Si les châteaux de Coatanscour, de la Bretêche et plusieurs autres, élèvent leurs tourelles dans les airs, il est évident que ces forteresses menacent la liberté, et qu'il faut les raser, à tout le moins les démanteler"[14] écrit Armand René du Châtellier.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le couvent des Minimes[15][modifier | modifier le code]

Un petit monastère a été créé en 1624 par messire René, baron de Penmarch, époux de Jeanne Sansay à Saint-Fiacre. L'ordre des Minimes s'y installe en 1660[16] grâce à Claude-Barbe de Kersauzon et son mari François Le Borgne de Lesquiffiou[17]. L'ancienne chapelle Saint-Fiacre, aujourd'hui détruite, faisait partie de ce couvent. Les Minimes possédaient aussi un couvent à Morlaix, à l'emplacement de la chapelle actuelle des Ursulines.

Le couvent fut transformé en hôpital militaire par ordonnance royale en 1781 et il n'en subsiste qu'une partie du mur d'enceinte et la fontaine[18].

L'activité linière[modifier | modifier le code]

La proximité du port de Morlaix a facilité l'essor de la culture et de la transformation du lin dans la région, y compris à Plourin-lès-Morlaix. Les nombreux manoirs qui parsèment le territoire communal ont souvent été construits par des roturiers ayant réussi en affaires pendant cet « âge d'or de la Bretagne » centré sur le XVIe siècle, mais qui a perduré jusqu'au XIXe siècle.

Les moulins à papier[modifier | modifier le code]

Plourin-lès-Morlaix et les paroisses voisines ont été un centre important de fabrication du papier du XVIIe au XIXe siècle. Là où il y avait des toiles de lin, il y avait nécessairement des chiffons pour les papeteries. La vallée du Queffleuth qui marque depuis le XIe siècle la limite entre les deux évêchés de Léon et de Tréguier, est la « vallée du papier » : du Clos à Kervaon, ce seul fleuve côtier, choisi en raison des qualités de son eau ni ferrugineuse ni calcaire, fit tourner du XVIe au XIXe siècle, 14 moulins sur une dizaine de kilomètres, exploités principalement par des familles originaires de Normandie, et situés selon la rive où ils étaient situés sur le territoire des paroisses de Pleyber-Christ ou Plourin. En tout, une trentaine de moulins employant de 200 à 250 personnes fonctionnaient dans le secteur sud de Morlaix. À Plourin, les plus actifs sont les moulins de Penlan, de Pen-ar-Vern (L'Hermitage), du Drezec et de Pont-Pol. La plupart travaillent pour François-Marie Andrieux, fondateur du moulin de Glaslan en Pleyber-Christ.

Le moulin de Pont-Pol en est un bon exemple : ancien moulin à farine, il est reconverti en moulin à papier en 1635 par un papetier normand, Julien Cordier, accueilli par le seigneur Yves de Coatanscour.En 1846, il devient moulin à teiller (= séparation des fibres textiles) le lin, travaillant principalement pour le compte de la "Société linière du Finistère" jusqu'à la fermeture de cette société en 1892, mettant au chômage plusieurs dizaines d'ouvriers et d'ouvrières à cause de la forte concurrence des toiles anglaises et belges et du déclin de la marine à voile. Ce moulin, situé sur le Queffleuth, malgré deux incendies en 1934 et 1948, n'a fermé qu'en 1953[19].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Par la loi du 12 septembre 1791 est créée la commune de Plourin, avec comme succursale Le Cloître[20].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'agriculture vers le milieu du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Selon des statistiques agricoles publiées en 1849 et concernant selon les productions des années comprises entre 1836 et 1846, la population agricole en 1836 est de 3 065 personnes, soit la totalité de la population communale. La répartition de l'occupation des terres est alors la suivante : 1 830 ha de terres arables, 1 414 ha de landes et bruyères, 188 ha de bois, taillis et plantations, 327 ha de prairies naturelles, 3 ha de marais et étangs ; la commune possédait alors 4 moulins en activité. Les paysans de Plourin cultivaient à l'époque 366 ha d'avoine, 366 ha de froment, 274 ha d'orge, 71 ha de seigle, 218 ha de sarrasin, 36 ha de lin, 6 ha de chanvre, 55 ha de navets, betteraves, carottes et choux (dont 36 ha de navets et 6 ha de choux), 274 ha de trèfle, 91 ha de pommes de terre, 1 344 ha d'ajoncs d'Europe, 128 ha restant en jachère, et élevaient 345 chevaux (300 mâles, 20 juments, 25 poulains), 995 bovins (dont 900 vaches), 1 110 porcs, 235 ovins (70 béliers, 80 moutons, 55 brebis, 30 agneaux), 5 caprins (2 boucs et 3 chèvres), 289 poules et 57 coqs, 87 canards, 33 oies, et possédaient 279 ruches à miel[21].

La desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare de Coatelan, dite de « Plougonven-Plourin ».

En 1891, la Compagnie des chemins de fer de l'Ouest inaugure[22], la voie ferrée à voie métrique allant de Morlaix à Carhaix, qui fait partie du réseau breton permet une desserte médiocre de Plourin (gare de Coatelan, dite de Plougonven-Plourin), la ligne passant par les vallées du Jarlot et du Squiriou, à la limite orientale du territoire communal. Le trafic voyageurs cessa dès 1939 (transféré sur autocar) et le trafic marchandises le 25 septembre 1962. Les rails furent déposés en 1967.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 230 1 860 2 168 2 720 3 020 3 065 3 070 3 115 3 121
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 013 3 145 3 218 3 109 3 125 2 988 3 007 2 900 2 847
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 718 2 736 2 637 2 420 2 364 2 219 2 192 2 111 2 002
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
2 008 2 348 3 649 4 311 4 176 4 250 4 514 4 532 4 372
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Commentaire : Après un fléchissement démographique pendant la Révolution française (perte de 370 habitants en 7 ans), la population plourinoise croît rapidement sous le Premier Empire puis lentement pendant la première moitié du XIXe siècle (+ 1261 habitants en 51 ans) avant de stagner pendant le troisième quart du XIXe siècle (les populations de 1851 et 1871 sont quasi-identiques). Un déclin lié à l'exode rural s'amorce alors, lent pendant le dernier quart du XIXe siècle, plus marqué pendant la première moitié du XXe siècle : la population baisse de 1216 habitants entre le maximum de 1866 et le minimum de 1954 (- 37,5 % en 88 ans). Ce déclin démographique est toutefois beaucoup moins marqué que celui de communes rurales plus éloignées d'une ville-centre: la proximité de Morlaix a atténué l'impact de l'exode rural. Depuis 1962, un essor démographique important se constate: + 2773 habitants entre 1962 et 2006 (+ 58 % en 44 ans), en raison d'un net phénomène de périurbanisation: la commune s'est transformée en ville-dortoir avec la prolifération des lotissements qui font grossir le bourg traditionnel. De plus, l'agglomération morlaisienne déborde largement sur la partie nord-ouest du territoire communal (quartiers de Kernéguez et de Saint-Fiacre).

La densité est désormais de 117 habitants par km². Si le solde naturel a été positif entre 1962 et 1999, il est même redevenu légèrement négatif ces dernières années : entre 1999 et 2008, la commune a enregistré 435 décès et seulement 378 naissances, soit un déficit naturel de 57 personnes en 10 ans, ce qui est assez étonnant pour une commune périurbaine. Par contre, la commune connaît encore une immigration nette notable (+ 0,9 % l'an entre 1999 et 2007) même si cette dernière a vu son rythme se ralentir par rapport à la période record entre 1968 et 1975 (+ 6,5 % l'an à cette époque)[25].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avant 1857 après 1867 Le Buanec   Nommé par l'Empereur
vers 1932 vers 1932 Auguste Jourand du Tremen    
1977 2001 Pierre Barbier PS  
mars 2001 mars 2014 Jacques Brigant PS  
mars 2014   Guy Pennec PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Activités[modifier | modifier le code]

  • "Les Genêts d'or", institut médico-éducatif (IME) accueille des enfants et des adolescents déficients intellectuels (50 places)[26].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'enclos paroissial[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame[modifier | modifier le code]

L'église de Plourin-lès-Morlaix (février 2010).

L'église Notre-Dame de Plourin-lès-Morlaix (fin XVIIe siècle - début XVIIIe siècle), jadis placée sous le vocable de saint Pierre, est construite en granite. Elle a succédé à une église gothique qui menaçait ruine vers 1762 et dont il reste le chœur daté du début XVe siècle et restauré en 1673, le chevet, des fenêtres et des enfeus. L'église comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, et cinq chapelles ajourées de fenêtres en plein cintre sur chacun des côtés. La nef date du XVIIe siècle et le clocher a été reconstruit en 1728. Les fonts baptismaux datent du XVIe siècle[4]. L'église est classée Monument historique depuis 1932.

Les chapelles

Chapelle de la Vierge

La chapelle est dédiée à Notre-Dame-de-Plourin. Au-dessus de l'autel, un arbre de Jessé représentant l'arbre généalogique du Christ. Sur le côté se trouve un enfeu ogival.

Chapelle de la Vierge des douleurs

Tableau signé Edmond Puyo, peintre morlaisien du XIXe siècle. La Vierge porte un vêtement vert et non le vêtement bleu traditionnel. À ses pieds, les instruments de la crucifixion. Au mur, un Christ mutilé de Roland Doré, et une pietà en bois polychrome (XVIe siècle-XVIIe siècle).

Chapelle Saint-Étienne

Des colonnes torses encadrent un tableau signé Quequiner, représentant la lapidation de saint Étienne, premier martyre à Jérusalem. Au mur se trouve une statue en bois de saint Jean (fin XVIe siècle).

Chapelle Saint-Yves

Dédiée à saint Yves, évêque du diocèse de Tréguier, auquel était rattachée la paroisse de Plourin jusqu'à la Révolution. Sur le tableau, saint Yves rend la justice entre le riche et le pauvre ; le riche à gardé son chapeau alors que le pauvre l'a ôté. Une statue géminée de Roland Doré en granit de Kersanton représentant saint Yves et une sainte femme s'y trouvent.

Chapelle Saint-Jean-Baptiste

Retable entièrement sculpté représentant le baptême de Jésus dans le Jourdain par saint Jean-Baptiste. Au mur, panneaux peints retrouvés lors des travaux de restauration de l'église.

Chapelle du Rosaire

C'est un retable d'inspiration baroque. Notre-Dame du Rosaire est entourée de saint Dominique et de sainte Catherine de Sienne. Quinze Scènes de la vie de Jésus et de la Vierge Marie forment une couronne au-dessus des personnages.

Chapelle de Sainte Philomène

Sous la verrière se trouve un bel enfeu en plein cintre. Le vitrail en anse de panier est un compromis entre les styles gothique et roman. En face de l'autel, le tableau Ecce Homo (début XVIIe siècle) s'inspire de l'école de Vienne[Lequel ?].

Chapelle Saint-Sébastien

Le tableau est signé Jean Louis Nicolas (1868). Le culte à saint Sébastien, martyr romain invoqué par les pestiférés, s'est développé à partir de la Renaissance. Sur le côté se trouve une statue en bois polychrome de saint Sébastien.

Chapelle de l'Eucharistie

Dans le retable, tableau signé du peintre et maître verrier Jean Louis Nicolas, représentant la Cène. Au dos de la toile, des commentaires du 11 août 1870 évoquent le siège de Paris (1870).

Chapelle Sainte-Anne

Au centre du retable se trouve une statue en chêne de sainte Barbe (XVIIIe siècle). Au mur, l'on voit une statue en granit polychrome de Roland Doré représentant sainte Anne, la Vierge et l'Enfant (vers 1630) et une statue en bois polychrome de sainte Marguerite et le dragon (XVe siècle-XVIIe siècle) En face de l'autel, près de la verrière un "Christ en croix" (XVIe siècle-XVIIe siècle). Cette statue très expressionniste (retrouvée dans l'ossuaire en 1993) rappelle la sculpture du sud de l'Europe plutôt que celle de la Bretagne de l'époque. Des vestiges de sablières (XVIe siècle) ont été retrouvés lors des travaux de restauration de l'ossuaire.

La chaire

Elle date du XVIIe siècle. Elle est ornée de panneaux sculptés :

Le confessionnal

En châtaignier avec un filet de marqueterie d'ébène et d'if, il est de style Louis-Philippe et date du XXe siècle. C'est une pièce à la fois religieuse et civile par son style, rare pour du mobilier d'église.

Les verrières[11]

La verrière principale du chœur ainsi que les 2 latérales témoignent de l'ancienne église gothique. Au centre de celles-ci sont intégrés des fragments des vitraux d'origine commandés par la famille Coatanscour ; au nord un évêque ; au sud l'ange Gabriel (XVe siècle), dit aussi "l'Ange de l'Annonciation". Les autres vitraux datent du XIXe siècle et proviennent des ateliers du peintre et maître verrier morlaisien Jean-Louis Nicolas, sauf celui qui se trouve au-dessus de la porte d'entrée qui est contemporain.

Le baptistère

Sur la cuve des fonts baptismaux, les visages sculptés de 7 personnages portent de grandes coiffes du XVe siècle. Cette cuve est surmontée d'un baldaquin de type renaissance, aux armes de la famille de Coatanscour qui serait bienfaitrice de l'église. Une colombe, symbole de l'Esprit-Saint, domine l'ensemble. Sur le pilier de l'autre côté de l'allée se trouve une statue polychrome de saint Fiacre.

Le chœur

Il contient un retable de style néo-classique, entièrement restauré. Lors du démontage, un autel en pierre plus ancien est apparu sous les boiseries. Les colonnes en tuffeau qui avaient été peintes en noir ont retrouvé leur couleur d'origine (imitation marbre). Dans les niches de chaque côté de l'autel, l'on aperçoit deux statues de saint Pierre et saint Paul. Deux panneaux représentent des personnages de l'Ancien Testament : Moise et Aaron.

Le clocher

De plan carré, il date de 1728. De style néo-classique, il est couronné d'un dôme amorti par un clocheton et une flèche. Il est flanqué d'une tour circulaire dont le rayon décroit en montant et abrite un escalier à vis. La tour du clocher porte l'inscription « Noble et discret Messire Bernard Salaun.R.Jean Poidevin.Fabriq.1728 ». L'une des cloches date du XVIIIe siècle et porte l'inscription « C.Chaudard fondeur Lorain 1740 ». Les autres datent de la seconde moitié du XIXe siècle.

Le porche sud

Caractéristique du XVIe siècle.

La chapelle Saint-Mathurin[modifier | modifier le code]

Datant du XVIe siècle, elle est aussi située dans l'enclos paroissial. Il s'agit de l'ancien reliquaire reconstruit au XVIIIe siècle.

L'ossuaire[modifier | modifier le code]

Les enclos paroissiaux bretons étaient constitués de l'église, du cimetière, du calvaire, d'un mur d'enceinte et d'un ossuaire. Celui-ci était destiné à recevoir les ossements des sépultures qu'il fallait ouvrir. La chapelle de l'ossuaire de Plourin est placée sous le patronage de saint Mathurin invoqué pour le salut des âmes du purgatoire. Datant du XVIIe siècle, l'édifice a été reconstruit au XVIIIe siècle, il est de plan rectangulaire avec chevet à 3 pans et façade percée d'une porte en anse de panier et de 6 baies. Il abrite 6 statues en granit polychrome (XVIIe siècle) de Roland Doré provenant d'un ancien calvaire qui complétait l'enclos et représentant la fuite des Hébreux en Égypte. Les statues disposées sur le mur d'enclos composaient également ce calvaire disparu.

L'if[modifier | modifier le code]

À l'entrée du cimetière, if « remarquable » séculaire [27], vraisemblablement contemporain de l’enclos paroissial et de l’ancien cimetière du XVIe ; c’est sous cet if que le crieur public s’installait le dimanche pour annoncer les nouvelles aux villageois.

Les autres monuments et sites[modifier | modifier le code]

  • Le monument aux morts : édifié en 1925, il porte une statue représentant une femme agenouillée en costume traditionnel éprouvée par la disparition d'un proche. Il est surmonte d'un buste de Gaulois.
  • Le manoir de Coatanscour (XIVe au XVIe siècle), au sud-est de la commune, est l'ancienne demeure seigneuriale de la famille éponyme et a été restauré. Une tourelle porte un bel escalier de pierre qui menait à la chapelle attenante qui a été détruite aux alentours de 1800[28]. Une belle auge d'1,5 mètre de long provient probablement d'un douet voisin.
  • Le moulin de Coatanscour, construit entre 1560 et 1580, en granite, haut de deux niveaux avec combles, est classé Monument historique depuis 1986[29]. C'était le moulin des seigneurs de Coatanscour qui habitaient à proximité. Il a conservé une porte et une fenêtre de style Renaissance.
  • Le manoir de Penlan est situé à 4 km au sud-ouest du bourg et domine la vallée du Queffleuth. C'est un bel exemple de l'architecture rurale bretonne Il a conservé sa chapelle : la chapelle Saint-Bernard de Penlan, rectangulaire à chevet droit, qui date du XVIIe siècle.
  • Le manoir de Kergus1 km au sud du bourg) est typique de l'architecture rurale de l'époque avec sa toiture aux pans fortement inclinés et son auge encastrée dans la maçonnerie. Il fut propriété successivement de plusieurs familles nobles : Le Mainguy, De Kermerchou, Guillouzou[30].
  • Le château et le parc de Kerivoas : c'est un château de la deuxième moitié du XIXe siècle avec un corps de logis central flanqué sur sa gauche d'une tour polygonale hors œuvre[31]
  • Le moulin de Pont-Pol (au nord-ouest de la commune) est le mieux conservé des anciens moulins à papier nombreux dans la région.
  • La forteresse de Bodister[9], à la limite sud de la commune, tout près du Cloître-Saint-Thégonnec, n'est plus que ruines: près d'un étang, on aperçoit encore les restes d'une muraille. Ce château possédait aussi une chapelle disparue depuis longtemps. Les vestiges du château ne sont plus qu'un champ, dit "Castel-ar-Sal" où des amas de pierre correspondent peut-être à l'ancien donjon.
  • Le « menhir » de Plourin est une stèle du second âge du fer.
  • Le chemin de Luzuria correspond à l'ancienne voie gauloise, reliant Morlaix à Châteauneuf-du-Faou via La Feuillée, encore empruntée au début du XXe siècle par les pilhaouerien[32].
  • La fontaine Saint-Fiacre date du XVIIe siècle[33].
  • L'ancienne tannerie du Men-Gwen, dans le bourg, date du XIXe siècle.
  • La chapelle Sainte-Philomène, construite en 1843.
  • La chapelle Saint-Fiacre (disparue). Elle dépendait du manoir de Kervizien.
  • Des calvaires à Guilly-Querch, Kerazody, Lestrézec, dans le bourg (près de l'église, allée de Coatélan...)[34].

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Le centre aquatique de la Vieille Roche[35] répond aux besoins de natation et loisirs aquatiques des clubs et associations, des scolaires, des habitants du territoire ainsi que des visiteurs de passage.
  • Le centre social "Ti an Oll" est en activité depuis 1980[36].
  • La médiathèque s'est installée dans une ancienne ferme du XIXe siècle réhabilitée et agrandie[37].
  • Tous les ans, exposition de miniatures de véhicules agricoles[38].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Olivier Souêtre, dit aussi Olivier Souvestre (1831-1896). Poète en breton et en français. Auteur de la complainte de la ville d'Is et de chansons anarchistes
  • François-Marie Andrieux et son fils Aristide, industriels papetiers dans la vallée du Queffleuth.
  • Damien Luce, musicien.
  • Renan Luce, chanteur, frère de Damien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Cartes IGN au 1/25000e 0616 ouest Morlaix et 0616 est Plouigneau
  2. http://www.pages-france.com/satellite-plourin-les-morlaix-29600.php
  3. http://www.adpnp.fr/7.html
  4. a et b http://www.infobretagne.com/plourin-les-morlaix.htm
  5. René Largillère, Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne, J. Plihon et L. Hommay, Rennes, 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914005.image.hl.r=Plourin.f70.langFR
  6. http://www.plourin-morlaix.fr/Histoire.html?wpid=8851
  7. Mais rien n'indique qu'elle ait été remployée en borne miliaire. Ni Louis Pape (La civitas des Osismes à l'époque gallo-romaine, 1978), ni la Carte archéologique de la Gaule n'en font l'hypothèse.
    Cf. Patrick Galliou, avec la collab. d'Eric Philippe, Le Finistère, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, 2010 (1re éd. 1989), p. 338 et fig. 333 (Carte archéologique de la Gaule [Pré-inventaire archéologique], 29) (ISBN 978-2-87754-251-7).
  8. Cf. Michelle Le Brozec et Marie-Yvanne Daire, et al., Les stèles de l'âge du fer des Côtes-d'Armor et du Trégor finistérien, Rennes, Institut culturel de Bretagne et Association des travaux du Laboratoire d'anthropologie-préhistoire, 1998, p. 70, no 1 (Patrimoine archéologique de Bretagne) (ISBN 2-86822-078-9).
  9. a et b http://stmartinanimation.free.fr/Plourin%20les%20Morlaix.htm
  10. http://pinsonnais.free.fr/chateaubriant/?id=p1_s1_c4_3
  11. a et b http://jeanpierrelebihan.over-blog.com/article-34056541.html
  12. http://www.infobretagne.com/ploumilliau.htm
  13. http://cantonhuelgoat.chez-alice.fr/lo_accueil.html
  14. Armand René du Châtellier, Histoire de la Révolution dans les départements de l'ancienne Bretagne, volume 2,Nantes, 1836, page 204, consultable http://books.google.fr/books?id=QOQvAAAAMAAJ&pg=PA204&lpg=PA204&dq=Coatanscour&source=bl&ots=v8ygagywmV&sig=un-MX5y8t0KjKZ7hnjmwvtE3_Zg&hl=fr&ei=6oiITNaLMpCRjAf-mcGEDA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=10&ved=0CDIQ6AEwCTge#v=onepage&q=Coatanscour&f=false
  15. Archives départementales des Côtes-d'Armor, E2889
  16. Jean-Martial Besse, Abbaye et Prieurés de l'ancienne France, province ecclésiastique de Tours, 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5859266j.r=Plourin.f320.langFR.hl
  17. Joseph Marie de Kersauzon de Pennendreff, Histoire généalogique de la maison de Kersauzon, 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k55649073.hl.r=Plourin-Tr%C3%A9guier.f491.langFR
  18. http://www.plourin-morlaix.fr/Tourisme.html?wpid=8786
  19. http://fr.topic-topos.com/moulin-de-pont-pol-plourin-les-morlaix
  20. Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale. Tome 12, 1791, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f430.image.r=Guerlesquin.langFR
  21. Jean-Marie Éléouet, Statistique agricole générale de l'arrondissement de Morlaix, imprimerie de J.-B. Lefournier aîné (Brest), 1849, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1257176/f2.image.r=bovins.langFR
  22. Journal des chemins de fer et des progrès industriels, année 1891, no 5808, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1223988.r=Plourin-Morlaix.f669.langFR.hl
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  25. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?codeMessage=6&zoneSearchField=PLOURIN+LES+MORLAIX&codeZone=29207-COM&normalizedSearch=&idTheme=3&rechercher=Rechercher
  26. http://www.lesgenetsdor.com/etablissements/esa/27-IME-de-Plourin-les-Morlaix
  27. http://krapooarboricole.wordpress.com/2010/11/15/if-de-leglise-notre-dame-plourin-les-morlaix-finistere/
  28. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-coatanscour-plourin-les-morlaix
  29. http://www.annuaire-mairie.fr/monument-historique-plourin-les-morlaix.html
  30. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-kergus-plourin-les-morlaix
  31. http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29002823
  32. http://fr.topic-topos.com/chemin-de-luzuria-plourin-les-morlaix
  33. http://fr.topic-topos.com/fontaine-saint-fiacre-plourin-les-morlaix
  34. http://www.croix-finistere.com/commune/plourin_les_morlaix/plourin_les_morlaix.html
  35. http://www.agglo.morlaix.fr/fr/communaute/les-grands-chantiers/le-centre-aquatique.php
  36. http://www.paperblog.fr/3580153/plourin-les-morlaix-ti-an-oll-30-annees-au-service-des-habitants/
  37. http://www.madec.net/fr/projet/architecture/les_mediatheques/plourin-les-morlaix_29_fr_mediatheque.html
  38. http://www.google.fr/search?q=Plourin-les-Morlaix&hl=fr&rlz=1C1RNCN_enFR368FR368&prmd=m&ei=QbyFTO_LE9C6jAe-l4CPCA&start=180&sa=N

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]