Dominique Lavanant

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Dominique Lavanant est une actrice française de cinéma et de théâtre, née le 24 mai 1944 à Morlaix, dans le Finistère (France).

Biographie[modifier | modifier le code]

Titulaire d'une licence d'anglais, Dominique Lavanant commence par enseigner la langue en Bretagne. Mais peu attirée par l'école et par la vie religieuse (son arrière-grand-tante a fondé un couvent en Bretagne[1]), elle s'inscrit à Paris aux cours de théâtre de Tania Balachova et Andréas Voutsinas. Après quelques auditions, elle effectue ses débuts sur les planches en 1970 avec notamment Jarry sur la butte et Les Caprices de Marianne. En 1976, elle rencontre la jeune troupe du Splendid (Gérard Jugnot, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Marie-Anne Chazel et Michel Blanc) et se joint à elle dans la pièce Amour, coquillages et crustacés.

Après une petite apparition dans le Parade de Jacques Tati, en 1974, Dominique Lavanant effectue ses vrais débuts sur grand écran un an plus tard, dans Les Galettes de Pont-Aven, où elle incarne une prostituée brittophone exerçant son activité en costume traditionnel bigouden avec sa coiffe ad hoc. Elle alterne ensuite fréquemment entre la scène, le cinéma et la télévision. En 1978, elle retrouve ses complices du Splendid pour Les Bronzés puis, un an plus tard, Les Bronzés font du ski, deux films qui deviennent très vite cultes. Imposant régulièrement l'image d'une BCBG un peu coincée, sa popularité grandit à l'orée des années 1980 avec Les hommes préfèrent les grosses et Y a-t-il un Français dans la salle ? Souvent demandée dans des seconds rôles, elle occupe tout de même la tête d'affiche de Pourquoi pas nous ? en 1981 et du Léopard en 1984, un film d'aventures où elle joue aux côtés de Claude Brasseur.

Prolifique, Dominique Lavanant s'attache presque exclusivement au genre comique, s'illustrant une fois de plus avec le Splendid dans Papy fait de la résistance, où elle campe la résistante Bernadette Bourdelle, La Smala, où elle interprète l'impayable Tante Rita, Sac de nœuds, Trois hommes et un couffin ou encore Les Frères Pétard. En 1988, elle remporte le César du meilleur second rôle féminin pour Agent trouble, de Jean-Pierre Mocky. Très à l'aise dans le registre comique, l'actrice se risque épisodiquement à un cinéma plus intimiste, comme en témoignent ses rôles dans Rendez-vous d'André Téchiné ou Quelques jours avec moi de Claude Sautet. En 1986 elle se montre également très convaincante dans l'épouvante, genre où elle tient le rôle d'une baby-sitter maltraitant une enfant, dans le film Mort un dimanche de pluie, de Joël Santoni, avec pour partenaires Nicole Garcia, et Jean-Pierre Bacri.

Se faisant plus rare sur grand écran dans les années 1990, Dominique Lavanant tourne plutôt pour la télévision, faisant sensation avec une publicité très osée pour les bonbons La Vosgienne, ou incarnant dans un feuilleton Imogène, femme détective en plein pays bigouden. En 2000, elle revient au grand écran aux côtés de Jacques Villeret et Josiane Balasko dans Un crime au paradis. En 2005, elle retrouve le Splendid, 27 ans après, pour Les Bronzés 3 : Amis pour la vie et prête sa voix à la grand-mère du film d'animation La Véritable Histoire du Petit Chaperon rouge. En 2002, elle devient l'héroïne de Sœur Thérèse.com sur TF1, une série créée par Michel Blanc et dans laquelle elle joue aux côtés de Martin Lamotte. Après 20 épisodes, la série s'arrête en mars 2011.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Hommage en bande dessinée[modifier | modifier le code]

En 2010 l'ouvrage Drôles de femmes aux éditions Dargaud écrit par la journaliste Julie Birmant et illustré par Catherine Meurisse s'intéresse à Dominique Lavanant, Anémone, Yolande Moreau, Sylvie Joly, Florence Cestac, Michèle Bernier, Claire Bretécher, Tsilla Chelton, Maria Pacôme et Amélie Nothomb. Selon le magazine Le Nouvel Observateur : « dix artistes féministes livrent spontanément des pans de leur carrière, leurs histoires de famille, mais aussi leurs doutes. Très bavard, très touffu, ce livre est vraiment une réussite, et un bel hommage à des femmes atypiques[2] ». La « journaliste frappe avec un bouquet de fleurs à la porte de femmes drôles célèbres[3] » pour en faire le portrait, et Catherine Meurisse, l'illustratrice, les rencontrera aussi, pour leurs représentations dessinées[4].

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]