Jean de Laval-Châteaubriant

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Jean de Laval.
Portrait par Jean Clouet (v. 1530)

Jean de Laval-Châteaubriant (1486 - 1543) est le fils de François de Laval, petit-fils de Françoise de Dinan, neveu du comte Guy XV de Laval et personnage de premier plan dans l’ouest du royaume, Baron de Châteaubriant, sire de Gavre[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils aîné de François de Laval-Montafilant et de Françoise de Rieux, petit-fils par conséquent de Guy XVI de Laval. Il épouse le 4 septembre 1505 Françoise de Foix, qui devient vers 1518[2] l’une des favorites de François Ier. Un unique enfant, une fille prénommée Anne, naît en 1508 et meurt à l’âge de 13 ans. Jean de Laval, sans héritier, donne la baronnie à Anne de Montmorency, connétable de France.

Il redonne puissance et faste au château de Châteaubriant. Il est gouverneur de Bretagne de 1531 à 1543. Proche de François Ier, il le reçoit au château de Châteaubriant en 1532 lors de l'union de la Bretagne à la France. Il fait construire le château Renaissance.

Brouille[modifier | modifier le code]

Guy XVII de Laval et Anne de Montmorency se brouillèrent à propos d'une question d'intérêt. Jean de Laval-Châteaubriant, baron de Châteaubriant et gouverneur de Bretagne, n'avait pas été scrupuleux sur l'emploi des sommes considérables, qui lui avaient été allouées pour l'entreprise de grands travaux publics dans sa province.[3]. Il semble que pour cacher la faute, Jean de Laval décide de faire comme héritier Anne[4]. Cet arrangement sauvait Jean de Laval, mais se faisait aux dépens de son héritier naturel, le comte Guy XVII fortement mécontent. Montmorency se vengea en envoyant hiverner à Laval la compagnie des gens d'armes du duc de Longueville, à la charge des vasseaux du compte. Il avait mis le roi de son parti, en colorant cet acte d'un faux prétexte. Guy XVII porte plainte à François Ier pour envoyer cette troupe avoir garnisaon ailleurs. Il est reçu froidement.[5]. Le roi fait finalement ôter la garnison de Laval. Montmorency, sans doute, se prête à ce changement; de craindre que les vrais motifs soient dévoilés. Anne de Montmorency hérite de la baronnie de Châteaubriant.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Mémoires de messire Jean de Laval, Comte de Châteaubriant, écrits par lui-même, en 1538, et publiés pour la première fois, avec un avant-propos. Impression spéciale faite pour la Bibliomaniac Society. - Genève : impr. de L. Czerniecki, 1868. - In-18, XXXV-162 p., fig. L'auteur réel est Paul Lacroix.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il reçut à la mort de son père comme ainé de ceux des fils qui étaient alors vivants, en vertu de la coutume de Flandre le domaine de Gavre, hérité de Béatrix de Gavre. En 1515, dit-on, pour une somme de trente-quatre mille écus, il le vendit à Jacques de Luxembourg, dont le fils, nommé Jacques lui aussi, mourut sans autre héritier que sa sœur, Françoise, laquelle, en épousant Jean d'Egmont, fit passer Gavre dans le patrimoine de la famille d'Egmont.
  2. http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Châteaubriant/113013 Larousse.fr
  3. Selon le secrétaire du maréchal de Vieilleville, rédacteur de ses Mémoires, Anne de Montmorency, dans un voyage d'inspection, découvre la faute du gouverneur et d'abord en fait grand bruit.
  4. Mais le lendemain, le comte de Chateaubriand lui remit un acte, par lequel il le déclarait son héritier, et celui-ci fait dire au roi qu'il avait bien perdu son temps en Bretagne, qu'il n'y avait province mieux conduite , et qu'on pouvait donner quittance au gouverneur de tous les deniers qu'il avait reçus.
  5. — Comment peux-tu, lui répondit le prince, prendre tant de peine pour tes mutins de Laval? Ne sais-tu pas qu'ils firent gagner le cimetière à ton père ? — Guy répartit que, si quelques mutins lui faisaient injure, il n'avait pas besoin de M. le connétable pour en tirer raison.