Loudéac

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Loudéac
Rue de Pontivy
Rue de Pontivy
Blason de Loudéac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Arrondissement de Saint-Brieuc
Canton Canton de Loudéac
(chef-lieu)
Intercommunalité CIDERAL
Maire
Mandat
Gérard HUET
2008-2014
Code postal 22600
Code commune 22136
Démographie
Gentilé Loudéaciennes, Loudéaciens
Population
municipale
9 991 hab. (2009)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 40″ N 2° 45′ 14″ O / 48.1778, -2.7539 / 48.1778; -2.753948° 10′ 40″ Nord 2° 45′ 14″ Ouest / 48.1778, -2.7539 / 48.1778; -2.7539  
Altitude Min. 73 m – Max. 245 m
Superficie 80,24 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.ville-loudeac.fr/

Loudéac [ludeak] (Loudia en gallo, Loraog, Lozaog, Loudieg ou Lodoag en breton) est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne.

Ses habitants sont appelés les Loudéaciens et les Loudéaciennes.

Sommaire

Géographie[modifier]

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Loudéac, 7e Ville des Côtes-d'Armor en nombre d'habitants, occupe une position stratégique.

Au cœur de la Bretagne et au croisement des grands axes routiers, elle se situe à :

Toponymie[modifier]

Les Bretonnants proches de Loudéac n'emploient pas les termes Loudieg qui semble être une prononciation stéréotypée bretonnante des noms de communes finissant en -ac[réf. souhaitée]. La forme gallo Loudia est elle aussi de moins en moins utilisée, surtout par la population jeune, on le retrouve sur les panneaux d'entrée de ville et sur les affiches de l'animation estivale "Les Mercredis de Loudia".

Le nom est attesté sous la forme Locdiciac en 1059[1], Lodiacensis pagus en 1145[2],[3].

Albert Dauzat (et Charles Rostaing)[4] et Ernest Nègre[4] ne s'accordent pas sur l'origine du toponyme :

  • Les premiers, ne citant que la seconde forme, penchent pour un nom d'homme latin Laudius suivi du suffixe -acum. Ils comparent à Lohéac (Ille-et-Vilaine) et Loué (Sarthe, de Loiaco au Xe siècle)
  • Le second se base sur la forme la plus ancienne pour proposer un nom en Loc-, appellatif toponymique issu du breton loc « sanctuaire ». Il émet l'hypothèse d'un anthroponyme breton Tovoc pour expliquer le second élément -diciac. Cependant, généralement les noms de personnes issu de -oc ont évolué en euc puis à partir de 1500, 1600 en ec. (comme par exemple a St-Caradec, encore bretonnant en 1806).

En résumé, Loudéac repose soit sur un type toponymique gallo-roman *LAUDIACU, tout comme Lohéac et Loué (similaire dans leur évolution phonétique au type toponymique *GAUDIACU > Joué, Jouy, Gaujac, etc. attestés souvent Gaudiacum au haut Moyen Âge), soit sur un breton *Loctovec.

Les deux solutions soulèvent des interrogations. La première nécessite le rejet de la forme la plus ancienne comme une cacographie, cependant elle peut très bien justifier phonétiquement la forme Loudéac. En effet, l'évolution phonétique romane a souvent été arrêtée en Haute-Bretagne, notamment à cause du passage transitoire à la langue bretonne, d'où le maintien du [d] intervocalique, alors qu'il se serait normalement amuï en langue d'oïl. On constate le même phénomène pour la terminaison -ac, dont l'évolution aurait dû se faire en à l'ouest (éventuellement en -ey / -ay). On aurait donc affaire à un homonyme de Loué. D'ailleurs, s'il ne s'agit pas d'une forme refaite artificiellement, la forme bretonne Lozaog va dans ce sens : alors que le breton cessait d'être parlé à Loudéac, donc que le toponyme se figeait sous une forme archaïque en français, il a continué d'évoluer phonétiquement en breton, là où cet idiome était encore parlé. L'évolution de [d] en [z] est une caractéristique propre à cette langue.

La seconde repose sur un anthroponyme breton qui semble bien éloigné de l'élément -diciac de la forme la plus ancienne. Par contre, le [k] de Loc- s'est parfois amuï devant un [d] ou un [t] cf. par exemple Lothey (Finistère) et Lotivy (Morbihan)[3].

Histoire[modifier]

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Jadis simple rendez-vous de chasse en forêt de Brocéliande, c'est seulement vers le XIe siècle que la fondation de Loudéac fut vraiment reconnue. Ville renommée pour ses foires et ses marchés au Moyen Âge, elle fut longtemps aux mains des ducs de Rohan.

En 1591, la Bataille des Trois croix voit la victoire du marquis de Coëtquen, partisan du roi de France, contre les ligueurs de Jean d'Avaugour qui tentèrent de prendre le château de Loudéac.

Les XVIIe et XVIIIe siècles furent prospères grâce au commerce des « toiles de Bretagne » qui s'exportaient jusqu'en Amérique. À la campagne, la population s'adonnait aux travaux agricoles l'été et à la fabrication des toiles l'hiver. Loudéac, pays de tisserands, connut alors son apogée. Le déclin s'amorça dès la révolution industrielle et dura près d'un siècle.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1800.

Ancienne sous-préfecture des Côtes-du-Nord, Loudéac, capitale du centre Bretagne, connait un véritable renouveau économique depuis les années 60.

Histoire de Loudéac narrée par Paul Féval en 1876[modifier]

Les voyageurs étrangers à la région jettent sur Loudéac et son pays un regard qui n’est pas toujours favorable. Ainsi Jules Janin (1804-1874) relate dans son voyage en Bretagne paru en 1862 :

« Loudéac fut le berceau d’une industrie importante. En 1567, les artisans de la Flandre, chassés de leur patrie par la flamme et le meurtre, vinrent s’établir dans ces parages, apportant, digne récompense de l’hospitalité qui leur fut accordée, l’industrie des arts utiles et surtout l’art du tisserand. Cette industrie fille des Flandres heureuses, prospéra et s’étendit dans la Bretagne, étonnée d’une vie plus facilement gagnée. Les toiles de Loudéac furent recherchées dans la province entière. Quintin, Uzel, Le Quillio, La Motte, Moncontour, se hâtèrent d’imiter Loudéac, et bientôt les tisserands bretons rivalisèrent avec les meilleurs ouvriers de la Flandre sur tous les marchés de l'Europe. On exportait des toiles bretonnes dans les Indes, en Portugal, dans l’Espagne surtout. Aujourd'hui, l’Espagne est ruinée ; l’Angleterre, par ses machines qui font en un jour le travail d’une année, a envahi les marchés des deux mondes ; la mécanique, force aveugle et sans cœur, qui tue le travail des hommes, vapeur brûlante qui brise, a brisé dans la main désarmée des jeunes filles la quenouille, l’honneur et la fortune sainte du foyer domestique.

Ainsi la force a remplacé l’intelligent travail qui remplissait la chaumière du bien-être et de chansons. Pourtant les tisserands et les fileurs de Bretagne ne s’avouent pas encore vaincus. Ils restent fidèles à leurs vieux métiers, ils s’obstinent à filer cette ingrate quenouille. Or ce métier, qui était jadis une fortune, à peine s’il donne aujourd’hui le pain noir de chaque jour ! »

— Jules Janin, La Bretagne[5]

« Donc, dépêchons-nous pendant qu’il reste un morceau de la vieille terre avec quelques bonnes gens dessus. Je vais te raconter peut-être la dernière histoire du pays des grandes pierres et des chênes tordus qui respire le sel de la mer en mangeant du blé noir et en buvant des pommes. » écrit en 1876 le romancier Paul Féval dans son roman Châteaupauvre - Voyage de découvertes dans les Côtes-du-Nord.

Héraldique[modifier]

Blason Blasonnement :
D'azur au trois fusées d'argent rangées en fasce, au chef de gueules chargé de trois mâcles d'or.

Vie politique[modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1789 1790 Martin Dubois de Kerphilippe     Avocat, premier juge de police.
1790 1791 François Raffray    
1791 1792 Jean François Tresvaux du Fraval     Procureur.
1792 1795 François Quéro de Brangolo   Marchand de toiles
1795 1799 Jules Quérangal     Propriétaire.
1799 1799 Vincent Lansard     Sénéchal, notaire, procureur.
1799 1800 Gabriel Antoine Mahé de la Villeglé   Receveur des devoirs de Bretagne
1800 1801 Joseph Antoine Édy     Avocat à la Cour.
1801 1802 Olivier Marie Robin Morhéry     Négociant
1802 1815 Gabriel Antoine Mahé de la Villeglé   Receveur des devoirs de Bretagne
1815 1830 Henry le Héran     Négociant.
1830 1835 Jean Marie Daniel     Avoué.
1835 1849 Charles Lansard     Médecin.
1849 1860 Michel Connan     Propriétaire.
1860 1877 Julien Martin     Avoué.
1877 1881 Joseph Le Vacon     Avoué
1881 1882 Auguste Ragot     Négociant en grains.
1882 1896 Françis Boscher Delangle     Avocat.
1896 1902 Émile Robin     Médecin.
1902 1908 Joseph Gicquel     Retraité des Ponts et Chaussées.
1908 1917 Louis Marie Turmel   Avoué
1917 1919 Jean Baptiste Leroux     Cultivateur
1919 1925 Georges Radiguer   Avoué
1925 1942 Henri le Vezouet Gauche Radicale Vétérinaire
1942 1944 Victor Étienne     Cultivateur.
1944 1944 Joseph Chapron     Enseignant.
1944 1945 Henri le Vézouet    
1945 1955 Henri Cordier Indépendants & Paysans Négociant (Épicerie et Vins)
Sénateur (1948-1959)
1955 1979 Pierre Étienne DVD Chirurgien
Conseiller général (1959 - 1977)
1979 1989 Yves Ropers   Chef d'entreprise
1989 2001 Didier Chouat PS Enseignant
Conseiller général (1985-1992)
Député (1981-1993 / 1997-2002)
2001 en cours Gérard Huet SE Enseignant
Conseiller général depuis 2004
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie[modifier]

Évolution démographique
(Source : Insee)
1793 1800 1901 1946 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
6594 6096 5782 5876 7212 9150 9729 9820 9371 9619 9619 9733

Économie[modifier]

Mairie
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La position centrale en Bretagne de la ville de Loudéac lui a permis de susciter un dynamisme économique sans précédent, qui a toujours su conserver un juste équilibre entre commerces de proximité et grandes entreprises. De nombreuses entreprises sont basées à Loudéac :

  • Agroalimentaire
    • Charcuterie/Salaison - Argoat Le Hir (ex-Olida)
    • Abattoir/Découpe porc - Loudeac Viandes
    • Pâtisserie - Ker Cadélac
    • Laiterie/Fromage - Alliance Entremont
  • Ébénisterie d'art - Meubles des Ateliers Allot Frères
  • Transports frigorifiques ou spécialisés
  • Constructions métalliques ou de loisirs
  • Santé et nutrition animale
  • Surgélation de légumes et Entrepôts frigorifiques

En chiffres, Loudéac c'est :

  • La plus grande zone industrielle du département (450 hectares)
  • Une zone d'activité commerciale (Ker d'Hervé)
  • 7 300 emplois dont 89 % d'emplois salariés
  • 440 entreprises industrielles, artisanales, commerciales ou de services implantées
  • Taux de chômage d'environ 6 %

Vie locale[modifier]

Langues[modifier]

Loudéac est situé en pays gallo, à la frontière linguistique qui sépare les régions où l'on parlait le breton (à l'ouest) de celles où l'on parlait le gallo (à l'est). Le gallo est enseigné dans le collège public et les lycées de Loudéac. Cependant, avant 1500, Loudéac était situé en pays bretonnant.

Scolarité[modifier]

La ville de Loudéac dispose de quatre groupes scolaires d'enseignement primaire, ainsi que de deux collèges, trois lycées d'enseignement général et technique et d'une Maison Familiale Rurale.

  • École Jacques-Prévert ;
  • École Jules-Verne ;
  • École du Centre ;
  • École Sainte-Anne ;
  • Collège/Lycée/BTS Saint-Joseph ;
  • Collège Les Livaudières ;
  • Lycée polyvalent Fulgence-Bienvenüe[6] ;
  • Lycée Xavier Grall ;
  • Maison familiale rurale.

Santé[modifier]

L'hôpital de Loudéac appartient au Centre Hospitalier du Centre Bretagne (Loudéac, Plemet, Pontivy). Un hôpital unique, regroupant celui de Loudéac et de Pontivy, s'est ouvert en mai 2012 sur le site de Kério en Noyal-Pontivy (axe Triskell). Enfin, une Maison libérale de la santé et une Maison de garde assurent une médecine de proximité, regroupant médecins généraux et spécialistes.

Transports[modifier]

Loudéac se situe au carrefour de la RN 164 (axe Rennes - Châteaulin) et de la RD 700 (axe Saint-Brieuc - Vannes/Lorient). La commune est desservie par les autocars TER Bretagne reliant Saint-Brieuc, Rennes, Pontivy, Lorient et Vannes. Certains services étaient auparavant assurés en train, mais la section Loudéac - Pontivy a fermé en 1988 et celle entre Saint-Brieuc et Loudéac, interrompue il y a quelques années pour permettre des travaux sur la RN 164, n'a toujours pas été remise en service.

À une époque plus ancienne, la gare de Loudéac fut l'un des points névralgiques du défunt Réseau Breton avec une liaison qui allait de Carhaix à La Brohinière.

La gare de Loudéac abrite aujourd'hui le dépôt de l'association des Chemins de fer du Centre-Bretagne (CFCB), qui fait revivre la ligne Saint-Brieuc - Loudéac en organisant des circulations ferroviaires touristiques avec du matériel historique préservé et restauré (autorails).

Culture[modifier]

La vie à Loudéac est rythmée par une saison culturelle de qualité :

  • Palais des Congrès et de la Culture (800 places)
  • Médiathèque
  • Cinéma - Quai des Images (2 salles) (cinéma classé Art-et-Essai)
  • École de musique – Moulin à sons
  • Ludothèque
  • CyberCommune (cours et consultation gratuits)
  • Université du Temps libre (conférences et activités multiples)

Sports[modifier]

Le sport à Loudéac tient une large place : football, handball, gymnastique, natation, basket-ball, rink-hockey, tir à l'arc… Plus de trente disciplines sportives y sont pratiquées. Pour satisfaire les quelque 3000 licenciés répartis sur une quarantaine de clubs et associations sportives, la ville dispose d’un nombre important d'équipements sportifs :

  • Centre aquatique – les Aquatides
  • Centre équestre du Pays de Loudéac
  • Stade municipaux Louis-Chevé et de Saint-Bugan
  • Piste d'athlétisme
  • Gymnases
  • Tennis
  • Mur d’escalade
  • Vélodrome Henri-Caresmel
  • Hippodrome

Événements[modifier]

Depuis 1880, les courses de chevaux, à l’hippodrome de Calouët, voient de grands rassemblements aux alentours de Pâques.

Véritable patrimoine culturel, la Passion de Loudéac, retrace la vie du Christ, au travers d’un spectacle unique en France et rassemble chaque année, depuis 1914, jusqu’à 2500 spectateurs.

  • Février : Salon de l’habitat
  • Mars : Passion de Loudéac (avant Pâques)
  • Avril : Courses hippiques (Pâques)
  • Mai : Salon du Livre
  • Juin : Fête de la Musique
  • Juillet / août : Mercredis de Loudia - musique traditionnelle
  • Août : Fête du cheval
  • Septembre : Forum des associations
  • octobre :fest'in breizh ( festival )
  • Décembre : Marché de Noël

Monuments et tourisme[modifier]

Loudéac offre un cadre calme et reposant d’où l’on peut rayonner sur l’ensemble de la Bretagne[Quoi ?].

  • Église Saint-Nicolas - 1746
  • Chapelle Notre-Dame des Vertus – 1878
  • Chapelle de l’Hôpital – 1785
  • Chapelle Saint-Maurice - 1779
  • Chapelle Saint-Guillaume - 1722
  • Chapelle de St Cado - 1930
  • Hôtel de ville – 1903
  • Ancien Tribunal d’Instance - 1845
  • Forêt de Loudéac – 2500 hectares
  • Relais touristique de Saint Guillaume
  • Site Aquarev et Camping ***
  • Maison de la pêche
  • Chemins de fer du Centre-Bretagne (CFCB) restauration et conservation de matériel roulant ferroviaire, circulation de trains touristiques (gare de Loudéac).
  • Quartier de Saint-Bugan

Un marché se tient tous les samedis matin en centre-ville et propose de nombreux produits locaux.

Loudéac est une ville fleurie ayant obtenue trois fleurs en 2009, au concours des villes et villages fleuris.

Jumelages[modifier]

Loudéac est jumelée depuis 1983 avec Büdingen (Hessen) en Allemagne.

Le comité de jumelage participe à de nombreuses animations aussi bien de la part de nos amis allemands que des loudéaciens.

Personnalités liées à la commune[modifier]

Notes et références[modifier]

  1. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France. 2. Formations non-romanes ..., Volume 2, Droz, p. 1045.
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Librairie Guénégaud, Paris, 1989 (ISBN 2-85023-076-6), p. 408b, article Lohéac.
  3. a et b Ernest Nègre, Op. cité.
  4. a et b Ibidem.
  5. Jules Janin, La Bretagne, histoire, paysages, monuments, éditeur Bourdin, 1862, 630 pages, p. 576
  6. Site du lycée

Liens externes[modifier]

Site officiel du parc de loisir Aquarev

  • C'était un Québécois en Bretagne, Madame! Un documentaire de Pierre Perrault, ONF (1977):

http://www.onf.ca/film/cetait_un_quebecois_en_bretagne_madame