Gabriel Pierné

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Gabriel Pierné

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Gabriel Pierné en 1898.

Nom de naissance Henri Constant Gabriel Pierné
Naissance 16 août 1863
Metz, France
Décès 17 juillet 1937 (à 73 ans)
Ploujean, France
Activité principale compositeur

Henri Constant Gabriel Pierné (Metz, le 16 août 1863 - Ploujean, le 17 juillet 1937) est un organiste, pianiste, compositeur et chef d'orchestre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gabriel Pierné naît à Metz en Moselle le 16 août 1863 dans une famille de musicien. Son père, Jean-Baptiste Pierné est professeur de chant, sa mère est professeur de piano.

Le traité de Francfort de 1871 qui consacre la défaite française et donne Metz à l'Empire allemand amène la famille à opter pour la France et à s'installer à Paris.

Le petit Gabriel entre au Conservatoire de Paris où il a pour maîtres Albert Lavignac, Antoine François Marmontel, Émile Durand, César Franck et Jules Massenet. En 1882, il obtient en même temps que le prix d'orgue, le second premier grand prix de Rome avec la cantate Édith. Au Conservatoire, il côtoie Claude Debussy avec lequel il restera toujours très lié.

À la mort de César Franck en 1890, il remplace son maître à la tribune de l’orgue de l'église Sainte-Clotilde pendant huit ans avant que Charles Tournemire ne prenne la relève en 1898.

La véritable carrière musicale de Pierné s'effectue à la direction d’orchestre. Il devient en 1903 adjoint d'Édouard Colonne à la tête des Concerts Colonne pour en assurer ensuite seul la direction de 1910 à 1934. Il obtient une grande célébrité comme chef d'orchestre et en profite pour imposer d'innombrables œuvres contemporaines (Claude Debussy, Maurice Ravel, Albert Roussel, Igor Stravinski, etc.). Il assure ainsi, notamment, la création de la Symphonie de Louis Vierne en 1919 et de la Symphonie no 3 de Georges Enesco en 1921 ; il s'attire les foudres de son ami Camille Saint-Saëns lorsqu'il dirige la Seconde suite de Darius Milhaud.

Gabriel Pierné est, parallèlement à sa carrière de chef d'orchestre, l'auteur d'une œuvre musicale assez diversifiée comme compositeur. En 1924, il est nommé membre de l’Académie des beaux-arts au fauteuil de Théodore Dubois. La même année, il est fait chevalier de la Légion d'honneur.

Il s'éteint en Bretagne à Ploujean, le 17 juillet 1937. Son corps est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris, sous une tombe sculptée par Henri Bouchard.


Œuvres[modifier | modifier le code]

Il aborde tous les genres avec succès : selon la légende, c’est à douze ans qu’il aurait composé sa célèbre Sérénade pour violon et piano opus 3 (en réalité, la partition daterait plutôt de 1879). Parmi ses envois de Rome, d’abord une Suite d’orchestre, opus 11, puis Les Elfes, légende dramatique en trois parties et une Ouverture symphonique, opus 10 (1885), toutes trois très appréciés par la critique, font de lui, à la fin des années 1880, l'un des nouveaux espoirs de la très influente école française.

Mais il faut rechercher le meilleur de Pierné dans sa musique de chambre. On s’intéressera d’abord à sa belle Sonate pour violon et piano composée en 1900 en Bretagne et surtout au magnifique Quintette pour piano et cordes composé durant la première guerre mondiale, entre aout et septembre 1917. Pour le piano, on lui doit un charmant recueil de Quinze pièces composé à Rome et publié dès 1883, un recueil de six pièces Album pour mes petits amis, opus 14 (1887), Trois pièces formant une suite de concerts, opus 40 (1903), un trio pour violon, violoncelle et piano en do mineur, opus 45 (1920-1921), un Scherzo-Caprice en ré majeur pour piano et orchestre, opus 25 (1890).

Il compose une Pièce en sol mineur pour piano et hautbois (1883); une Canzonetta pour clarinette et piano, opus 19 (1888); un Solo de concert pour basson et piano (1898) ; une Fantaisie impromptu ; une Berceuse ; un Impromptu-caprice pour harpe, opus 9 ; une Sonate, opus 36. Sa Sonata da Camera pour flûte, violoncelle et piano montre, probablement le mieux, l'originalité de ses constructions rythmiques et de l'emploi des timbres.

Il écrit aussi de nombreuses mélodies, comme Le Petit Rentier, reflétant selon les thèmes, la malice de son esprit, la tendresse ou son humour comme dans Les Petits Lapins (Jean Aicard, 1891), Les Trois Petits Oiseaux (Jean Richepin), Les Trois Poèmes de Klingsor. On retiendra enfin la magnifique Sonate pour violoncelle et piano de 1919. On y retrouve une musique superbe qui ne fait aucune concession à la facilité. Le caractère franckiste de cette noble sonate est si évident qu’on pourrait la croire écrite par Franck lui-même par certains endroits.

On lui doit aussi de belles pages pour orchestre avec ou sans soliste : Paysages franciscains; Fantaisie basque pour violon et orchestre, dédiée à Jacques Thibaud, qui est représentée aux concerts Colonne en décembre 1927; la musique de scène Ramuntcho, d'après le drame de Pierre Loti (Théâtre de l'Odéon, 29 février 1908); le Divertissement sur un thème pastoral qu'il dédie en 1934 à « ses amis collaborateurs, les artistes des Concerts Colonne »

Ses oratorios et le théâtre tiennent la part la plus importante de sa production. Le 8 décembre 1895 est joué aux Concerts de l'Opéra un épisode lyrique sur un livret d'Eugène Morand intitulé La Nuit de Noël 1870. En 1897, L'An Mil, poème symphonique avec chœurs; La Croisade des Enfants sur un livret de Marcel Schwob (1902) reçoit le Prix de la Ville de Paris en 1903 et Les Enfants de Bethléem, poème de Gabriel Nigond, oratorio qui est exécuté à Amsterdam le 13 avril 1907 ; Saint-François d'Assise, oratorio donné en première audition au Châtelet le 24 mars 1912.

Pour le théâtre, il écrit Le Chemin de l'amour (un acte), Don Luis (opéra en trois actes), Vendée.

Il compose aussi de nombreux opéras-comiques : La Fille de Tabarin (comédie lyrique en trois actes, 1901), On ne badine pas avec l’amour(comédie lyrique en trois actes, 1910), Fragonard (comédie musicale en trois actes et quatre tableaux, livret d'André Rivoire et Romain Coolus représenté au théâtre de la Porte-Saint-Martin en octobre 1934 et dirigé par Maurice Lehmann), Salomé et des musiques de scène (Ramuntcho). Il laissa aussi quelques œuvres concertantes dans un célèbre et splendide Konzertstück pour harpe et orchestre (1903). Ses quelques œuvres pour orgue (Choral, Fugue, Trois pièces) et pour piano (Variations) sont d’une très grande qualité d’écriture qui fait regretter que l’on ne les entende pas plus souvent en concert.

Les partitions chorégraphiques sont également importantes : Le Collier de saphirs (1891) ; Bouton d'Or (1895) ; Cydalise et le Chèvre-pied (1923), Impressions de music-hall, Images, sont restés au répertoire de l'Opéra.

Giration écrit pour un enregistrement phonographique est donné sans orchestre au théâtre des Champs-Élysées en 1934 par Serge Lifar, Mlle Kergrist et Dynalyx aux Concerts Colonne sous la direction de Paul Paray.

Tout au long de sa vie, la brillante carrière de chef d'orchestre de Gabriel Pierné éclipsera quelque peu ses talents de compositeur auprès de ses contemporains. René Dumesnil d'écrire : « Tous ceux qui se tourneront vers les partitions de Gabriel Pierné sont sûrs d'y trouver grand profit en même temps que grand plaisir. »

Catalogue des œuvres[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Gabriel Pierné a fait l'objet d'un catalogue publicitaire publié en 1901 par les éditions Leduc. Un exemplaire de ce dernier, aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale de France (en provenance d'Henri Büsser, dossier Pierné), fut complété après la mort du compositeur par sa fille Annette. Bien qu'incomplet, c'est ce dernier qui a servi de base à l'établissement du présent catalogue.

Chronologique[modifier | modifier le code]

  • Période de composition : les dates entre guillemets sont tirées des manuscrits autographes.
Œuvre Formation Opus Période de composition Poème/livret Première édition Dédicataire Commentaires
Musette Piano seul Vers 1870 ? Inédit Sans doute son œuvre la plus ancienne
Le Souhait de la violette Voix et piano "1872" Inconnu Inédit Jean-Baptiste Pierné
Promenade Voix et piano "22 septembre 1880" Inconnu Inédit
Andante Violon et piano Vers 1880 Paris, Jules Heinz, vers 1880, cotage J.H. 947(1)
Sérénade Violon et piano 7 Vers 1880 Paris, Jules Heinz, vers 1880, cotage J.H. 947(2)
Berceuse Violon et piano 8 "Novembre 1880"
A Saint-Blaise Voix et piano Vers 1880 Alfred de Musset Paris, Richault et Cie, 1883, cotage 17137. R. Hippolyte Belhomme
Aubade Voix et piano Vers 1880 Inconnu
Dernier vœu Voix et piano Vers 1880 Augustine-Malvina Blanchecotte Paris, Richault et Cie, 1882, cotage 16959. R. Mlle Louise Planès
Chanson Voix et piano Vers 1880 Inconnu
Nouvelle chanson Voix et piano "1881" Inconnu
Renaud dans les jardins d'Armide Cantate, voix et orchestre "4 avril [1881]" Inconnu Inédit Exercice pour le Prix de Rome
Intermède Violon et piano "27 avril 1881" Inédit
Hymne Chœur mixte et piano "Mai 1881" Victor Hugo Inédit
Chanson d'avril Chœur mixte et piano 1881
Le Repos en Égypte Chœur mixte et piano "9 janvier 1882"
Fugue sur un thème de Gounod Quatre voix "Mai 1882" Inédit Pour les premières épreuves du Prix de Rome
Le Printemps Chœur de femmes et orchestre Mai 1882 Pour les premières épreuves du Prix de Rome
Édith Cantate pour trois voix et orchestre Juin 1882 Édouard Guinand Pour le Prix de Rome
Découragement Voix et piano "14 septembre 1882" J. Chailley Paris, Richault et Cie, 1883, cotage 17136. R. Mlle Jeanne Huré
Veni Sponsa Christi Chœur "7 octobre 1882" Inédit Inachevé (deux pages d'esquisses subsistent)
Première suite pour orchestre Orchestre 11 "1883-1884"
Pièce pour hautbois Hautbois et piano 5 "Juillet 1884" Edmond Dreyfus
Hautbois et orchestre 5 Juillet-aout 1884 Edmond Dreyfus
Fantaisie-impromptu Violon et piano 4 "1885-1886" Paris, Leduc, 1886, cotage A.L. 7641 Achille Dien
Provence Voix et piano "Mai 1885" Edouard Guinand Mlle Adèle Isaac Recueil de Vingt mélodies (Paris, Leduc, 1890), n°19
Fantaisie-Ballet Deux pianos 6 "Aout-septembre 1885"
Piano et orchestre 6 1885
Hymne d'amour Voix et piano "Novembre 1885" Charles Grandmougin Jean-Alexandre Talazac Recueil de Vingt mélodies (Paris, Leduc, 1890), n°11
Hymne à la vierge Deux voix, piano et harmonium "Janvier 1886" Paris, Leduc, cotage A.L. 7626
Impromptu-caprice Harpe 9 "1886" Mme Provinciali-Celmer
Piano 9bis
Harpe 9ter "Version de concert"
Concerto pour piano Piano et orchestre 12 "Octobre-novembre 1886" Mme Marie Roger-Miclos
Humoresque Piano 17 "Octobre 1887" Paris, Leduc, 1888, cotage A.L. 8086 Francis Planté
Marche Solennelle Orchestre d'harmonie 23 1889
Orchestre symphonique 23bis "Juin 1889"
Don Luis Opéra en trois actes 1889-1890 Inédit Jamais orchestré ; manuscrit achevé le 18 avril 1890
Pièce Piano "Juillet 1889" Inédit "Tempo di valz"
Scherzo-Caprice Piano et orchestre 25 "1890" Caroline de Serres
Tes yeux bleus Voix et piano "Octobre 1891" Lucien Solvay Paris, Leduc, 1892, cotage A.L. 9022 Mme Edouard Colonne
Les Petits lapins Voix et piano "Novembre 1891" Jean Aicard Paris, Leduc, 1892, cotage A.L. 9024 Georges Cain
Concours de contrebasse Contrebasse et violoncelle 1896 Pièce de déchiffrage pour le concours du Conservatoire de 1896
Sérénade vénitienne Piano "Février 1896"
Quintette avec piano Quatuor à cordes et piano 41 "Aout-septembre 1917" Paris, J. Hamelle, 1919, cotage J. 6963 H. Gabriel Fauré Trois mouvements

Par numéro d'opus[modifier | modifier le code]

En réalité assez peu attentif à la numérotation de ses œuvres, l'existence d'opus dans le catalogue de Pierné reste parcellaire et imparfaite (on constate notamment quelques numéros manquants - op. 1 et 2, 44 et 50 - et deux en double - op. 3 et 49 -), liée avant tout à l'édition progressive de ses ouvrages, notamment chez Leduc et Hamelle. C'est ainsi que la Berceuse, pourtant composée en 1880, reçu un numéro supérieur aux Quinze pièces pour piano, de trois ans postérieures. Toutefois, ce phénomène tend à s'estomper à partir des années 1890. De fait, moins d'un tiers de ses compositions reçurent un numéro, dont aucune œuvre scénique ou dramatique.

Opus Œuvre Formation
Opus 1 Néant Néant
Opus 2 Néant Néant
Opus 3 Fugue en sol mineur Grand orgue
Opus 3 Quinze pièces Piano
Opus 4 Fantaisie-Impromptu Violon et piano
Opus 5 Pièce en sol mineur Hautbois et piano
Opus 6 Fantaisie-ballet Piano et orchestre
Opus 7 Sérénade Violon et piano
Opus 8 Berceuse Hautbois et piano
Opus 9 Impromptu-Caprice Harpe
Opus 9bis Impromptu-Caprice Piano
Opus 9ter Impromptu-Caprice (édition de concert) Harpe
Opus 10 Ouverture symphonique Orchestre
Opus 11 Première suite d'orchestre Orchestre
Opus 12 Concerto en ut mineur Piano et orchestre
Opus 13 Étude de concert Piano
Opus 14 Album pour mes petits amis Piano
Opus 15 Deuxième valse Piano
Opus 16 Caprice Violoncelle et piano
Opus 17 Humoresque Piano
Opus 18 Almée (air de ballet) Piano
Opus 19 Canzonetta Clarinette et piano
Opus 20 Rêverie Piano
Opus 21 Expansion Violoncelle et piano
Opus 22 Improvisata Piano
Opus 23 Marche Solennelle Orchestre d'harmonie
Opus 23bis Marche Solennelle Orchestre symphonique
Opus 24 Pantomime Piano
Opus 25 Scherzo-caprice Piano et orchestre
Opus 26 Barcarolle Piano 4 mains
Opus 27 Valse impromptu Piano 4 mains
Opus 28 Ariette dans le style ancien Piano
Opus 28bis Mazurka Piano
Opus 29 Trois pièces Grand orgue
Opus 30 Pastorale variée Piano
Opus 31 Nocturne Piano
Opus 32 Sérénade à colombine Piano
Opus 33 Bagatelle Piano
Opus 34 Sérénade vénitienne Piano
Opus 35 Solo de concert Basson et piano
Opus 36 Sonate pour violon Violon et piano
Opus 37 Poème symphonique Piano et orchestre
Opus 38 Ballet de cour Orchestre
Opus 39 Concertstück Harpe et orchestre
Opus 40 Trois pièces pour piano formant suite de concert Piano
Opus 41 Quintette avec piano Piano et quatuor à cordes
Opus 42 Variations Piano
Opus 43 Paysages franciscains Orchestre
Opus 44 Néant Néant
Opus 45 Trio avec piano Piano, violon et violoncelle
Opus 46 Sonate pour violoncelle Violoncelle et piano
Opus 47 Impressions de music-hall Orchestre
Opus 48 Sonata da camera Flûte, violoncelle et piano
Opus 49 Divertissement sur un thème pastoral Orchestre
Opus 49 Fantaisie basque Violon et orchestre
Opus 50 Néant Néant
Opus 51 Variations libres et finale Flûte, violon, alto, violoncelle et harpe
Opus 52 Passacaille Piano
Opus 53 Prélude Basson et piano

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cyril Bongers, Gabriel Pierné, correspondance romaine, Symétrie, Lyon, 2006
  • Cyril Bongers, « Dans l’ombre de César Franck : Gabriel Pierné à l’orgue » in L’Orgue, no 278, 2007-II/III, p. 33-61.
  • Cyril Bongers, « Histoire de girations, introduction à la discographie de Gabriel Pierné » in Tempus Perfectum, no 4, juillet 2008, p. 15-19.
  • Cyril Bongers, « Le Verbe et le Son, l’Image et le Souvenir… Les chemins de l’extase dans l’œuvre franciscaine de Gabriel Pierné » in Le Paon d’Héra, no 4, décembre 2008, p. 75-94.
  • Cyril Bongers, « De l'union des contraires à l'opposition des semblables : les Édith de Georges Marty et Gabriel Pierné » in Le Concours du prix de Rome de musique (1803-1968), Symétrie & Palazzetto Bru-Zane, collection Perpetuum mobile, Lyon, 2011, p. 255-300.
  • Cyril Bongers, « Gabriel Pierné et Marcel Schwob : itinéraires d'une collaboration interrompue  » in Spicilège, Cahiers Marcel Schwob, numéro 4, 2011, p. 61-79.
  • Cyril Bongers, « Autour d'une dédicace de La Croisade des enfants de Gabriel Pierné  » in Spicilège, Cahiers Marcel Schwob, numéro 7, 2014, p. 140-149.
  • Georges Masson, Gabriel Pierné, musicien Lorrain, Éditions Serpenoises, Metz, 1987
  • "Gabriel Pierné", dans Sax, Mule & Co, Jean-Pierre Thiollet, H & D, Paris, 2004, p. 163

Liens externes[modifier | modifier le code]