Abbaye de Marmoutier (Tours)

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Abbaye de Marmoutier (Tours)
Image illustrative de l'article Abbaye de Marmoutier (Tours)
Présentation
Culte Catholique romain
Type Abbatiale
Rattachement Sacré-Coeur
Début de la construction VIe siècle
Style dominant Roman
Protection Logo monument historique Classé MH (1929, portail de la Crosse)[1]
Logo monument historique Classé MH (1983, vestiges des abbatiales)[1]
 Inscrit MH (1994, autres vestiges antérieurs à 1789)[1]
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Commune Tours
Coordonnées 47° 24′ 11″ N 0° 43′ 02″ E / 47.403056, 0.71722247° 24′ 11″ Nord 0° 43′ 02″ Est / 47.403056, 0.717222  

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Abbaye de Marmoutier (Tours)

L'abbaye de Marmoutier est une ancienne abbaye bénédictine située sur la rive droite de la Loire, un peu en amont de Tours. Fondée par Martin de Tours, peut-être dès 372, l'abbaye connut son apogée au Moyen Âge et ses dépendances s'étendaient dans une bonne partie de la France médiévale et jusqu'en Angleterre. Elle fut démembrée sous le Révolution française. Rachetés par les sœurs du Sacré-Cœur, les bâtiments rescapés furent restaurés et d'autres construits pour abriter un établissement d'enseignement privé toujours en activité au XXIe siècle.

La partie du site abritant les vestiges de l'ancienne abbaye a été rachetée par la ville de Tours en 1981 et des fouilles archéologiques y sont en cours depuis 2004.

Localisation[modifier | modifier le code]

Elle était située au nord de la Loire, face à la vieille ville de Tours. Elle correspond à un terrain de plusieurs hectares, sur lesquels subsistent les vestiges de l'ancienne église abbatiale monumentale.

Les premiers bâtiments de l'abbaye furent construits au pied du coteau, sur la rive droite de la Loire dont le trait de rive était dans l'Antiquité beaucoup plus proche du coteau, l'abbaye étant construite sur un lit d'alluvions fluviatiles qui formaient une île qui a commencé à se former vers 5000 av. J.-C.[Lor 1]. Par la suite, l'abbaye a étendu son emprise dans la plaine vers la Loire ainsi que sur le coteau qui la surplombait.

Histoire de l'abbaye[modifier | modifier le code]

Martin, le fondateur[modifier | modifier le code]

L'abbaye fut fondée sur le lieu où, vers la fin du IVe siècle, Martin, évêque de Tours, se retira.

Voici la description qu'en donne Sulpice-Sévère, l'hagiographe de Martin de Tours, vers l'an 410 :

« Pendant quelque temps, [Martin] logea dans une cellule attenante à l'église [de Tours]. Puis, ne pouvant plus supporter d'être dérangé par ceux qui venaient lui rendre visite, il s'installa un ermitage à deux milles environ hors les murs de la cité. Cette retraite était si écartée qu'elle n'avait rien à envier à la solitude du désert. D'un côté, en effet, elle était entourée par la falaise à pic d'un mont élevé et le reste du terrain était enfermé dans un léger méandre du fleuve de Loire ; il n'y avait qu'une seule voie d'accès, et encore fort étroite[2]. »

Vestige d'une construction antérieure à la fondation de l'abbaye.
Grottes attribuées aux premiers ermites (réaménagement XIXe siècle).

En fait, l'endroit n'est peut-être pas aussi isolé que Sulpice-Sévère le laisse entendre[Note 1]. Les fouilles réalisées sur le site ont mis en évidence l'existence d'aménagements dès le Ier ou le IIe siècle et la construction de bâtiments dès le Haut Empire romain. La voie antique d'Orléans à Angers par la rive droite de la Loire passant à proximité du site, au pied du coteau, certains archéologues voient dans ces bâtiments une station routière associée à la voie ; un pont du Bas-Empire romain construit sur la Loire un peu plus à l'ouest en facilitait l'accès depuis Tours. Il n'est pas possible, au regard des données archéologiques disponibles, de préciser à quel moment de son épiscopat (entre 371 et 397) Martin vint s'installer sur ce site[Lor 2]. Martin occupe une cella creusée dans le rocher, et certains de ses compagnons font de même[Lor 3]. Les bâtiments communs étaient, dans un premier temps, réduits au strict minimum : un réfectoire et une église dédiée à saint Pierre et saint Paul ; on n’a retrouvé aucune trace avérée de cette église, supposée avoir été construite au pied du coteau, peut-être une pièce de la villa transformée en oratoire. Marmoutier ne fut pas, du moins au début, la résidence « principale » de Martin, qui devait concilier sa vocation érémitique et les obligations de sa charge d’évêque de Tours l’obligeant à de nombreux voyages à travers son diocèse.

À la fin son épiscopat, en 397, Martin est entouré de quelque quatre-vingt compagnons[Ran 1].

Le Haut Moyen Âge : une période parfois difficile[modifier | modifier le code]

Peu à peu l'abbaye se construit, un scriptorium est édifié, puis une seconde église sous l'épiscopat de Volusien. Cet édifice n'est pas localisé, mais il pouvait se situer au pied du coteau[Lor 4]. Grégoire de Tours (539-594) sera le premier à employer le terme de Marmoutier (majus monasterium = grand monastère)[3]. Au Ve ou au VIe siècle, les moines de Marmoutier auraient pu disposer d'un oratoire sur l'autre rive de la Loire, dans un édifice qui deviendra plus tard la chapelle Saint-Libert[4]. En 852, alors qu'elle compte environ 150 moines, l’abbaye est attaquée par le chef viking Hasting[5]. C'est le massacre et le pillage : 115 religieux périssent[Ran 1]. Cette tradition transcrite dans les chroniques médiévales n'est pas confirmée par les sources archéologiques : les vestiges ne témoignent d'aucune phase d'abandon du monastère[Lor 5].

Le renouveau et le temps de la puissance[modifier | modifier le code]

L'abbaye ne reprend vie qu'à la fin du Xe siècle. L'abbé Mayeul viendra alors de Cluny avec 13 religieux afin de restaurer la vie monastique[Ran 1]. Guillaume le Conquérant finance la construction du dortoir et du réfectoire. Vers 1121, Robert de Locuon, évêque de Cornouaille donne par une charte de donation l'île et l'église de Saint-Tutuarn à l'abbé Bernard et aux moines de l'abbaye de Marmoutier[6]. L'abbaye se développe et on édifie la chapelle des malades, le cloître de l'infirmerie, la chapelle de l'abbé, le portail de la Mitre[Ran 2] et entre 1210 et 1227 le portail de la Crosse (toujours intact). L'art médical est enseigné à Marmoutier. Les échanges avec la ville de Tours sont favorisés par la construction, dans la première moitié du XIe siècle, d'un pont sur la Loire.

En 1070, une nouvelle église de style roman est mise en chantier sur l’emplacement de l’église du Xe siècle. Bâtie sur un plan somptueux, elle comporte un déambulatoire et un transept double (dispositif rare en Val de Loire). Urbain II consacre cette église en 1096. La tour des Cloches, toujours debout, date de cette phase de constructions. À la même époque, l’église paroissiale Saint-Nicolas, située en dehors du périmètre de l’abbaye, s’entoure d’un cimetière laïc, dans un secteur peut-être habité[7].

Détail des céramiques décorant les chapelles de l'abside.

À partir de 1214, Hugues des Roches réorganise l’ensemble du monastère et entreprend l’édification d’une nouvelle grande abbatiale gothique[Ran 3], la plus belle de Touraine selon des pèlerins ; elle aussi englobe les églises précédentes. La façade, ornée de deux tours qui ne seront jamais couronnées de flèches ainsi qu’une grande nef à trois corps sont construites de 1218 à 1227 ; après une pause de 35 ans dans les travaux, Robert de Flandres érige le chœur de l’abbatiale entre 1263 et 1296 et les travaux sont poursuivis par son successeur Eudes de Bracieux (1296-1312) ; enfin, sous la direction de Jean de Mauléon, entre 1312 et 1330, un narthex pourvu de cinq porches vient couvrir la façade et la relie à la tour des Cloches[Lor 6]. Une fois achevée, cette abbatiale mesure 112 mètres de long, soit 15 mètres de plus que la cathédrale Saint-Gatien de Tours qui vient d'être terminée ; cette différence de dimensions n'est certainement pas fortuite, s'inscrivant dans une « guerre de prestige » entre les moines de Marmoutier, ceux de la basilique Saint-Martin et le chapitre cathédral de Tours[8]. « L'église de Saint-Martin est belle, celle de Saint-Gatien est plus belle, celle de Marmoutier est la plus belle. » : ainsi s'exprimait un pèlerin à la fin du XVe siècle[9]. Hugues des Roches est également le bâtisseur de la ferme de Meslay, ancien prieuré dépendant de l'abbaye[10]. La branche nord du transept aboutissait à la cella que saint Martin aurait habitée. À l’est du chœur, deux chapelles, dédiées à Saint-Benoît et à Notre-Dame du Chevet ont également été édifiées. Les proportions inhabituelles de l’église (chœur presque aussi long que la nef) sont révélatrices du nombre de moines que devait accueillir l’édifice pendant les offices. Le revêtement du sol de certaines chapelles absidiales, en carrelage et mosaïques à motifs, habituellement réservé aux châteaux, en dit long sur la richesse de l’abbaye à cette époque. La faible largeur du transept est dictée par les contingences topographiques.

Aux alentours de 1300, Simon le Maye entreprend d’entourer l’ensemble des terres de Marmoutier d’une nouvelle enceinte haute de 5 m qui escalade le coteau et se raccorde au portail de la Crosse. En 1330 le manoir de Rougemont est édifié sur le coteau pour servir de logis abbatial. Le domaine enclos par l'enceinte couvre alors 18 hectares dont 7 sur le coteau et 11 à son pied[Lor 7].

Guerre de Cent Ans et conflits religieux : la décadence[modifier | modifier le code]

En 1360, l'abbaye est pillée par des routiers qui s'en servent comme camp de base. Le nombre des moines passe de 80 à 20.

Au XVe siècle, Marmoutier représentait une autorité régionale presque aussi puissante que le chapitre de Saint-Martin et que la ville de Tours avec laquelle elle entrera fréquemment en conflit, notamment en ce qui concerne les frais de réparation du pont roman d’Eudes II auxquels Marmoutier refusait de participer. Les digues de protection de l’abbaye contre les crues de la Loire furent aussi accusées de rejeter les flux et les inondations vers la rive gauche et vers Tours ; une digue, détruite sur ordre de Louis XI en 1480, fut aussitôt reconstruite.

En 1539, avec la mort de Philippe Hurault, disparaît le dernier abbé régulier de Marmoutier, qui passe jusqu’à la Révolution sous le régime des abbés commendataires.

En 1569, des protestants emmenés par le prince de Condé pillent l'abbaye après avoir tenté, sans succès, de démolir l'abbatiale, comme ils avaient réussi à le faire, un an plus tôt, pour la cathédrale Sainte-Croix d'Orléans.

La tutelle mauriste[modifier | modifier le code]

En 1637, Marmoutier devient, par décision de son abbé le cardinal de Richelieu, une abbaye commendataire de la Congrégation de Saint-Maur et se transforme rapidement en un important centre intellectuel sans rien perdre de sa richesse temporelle, justifiant le dicton :

« De quelque costé que le vent vente, Marmoutier a cens et rente. »

Sous l'impulsion des mauristes, les bâtiments, très endommagés, sont reconstruits, le restauration étant jugée difficile et encore plus coûteuse. Les terrasses, à l'est de l'abbaye, sont aménagées, un grand dortoir et une grande hôtellerie sont édifiés, délimitant un nouveau cloître[Lor 8].

Au début du XVIIIe siècle, la figure de dom Edmond Martène (1654-1739) renforce encore cette tradition érudite. Ce savant moine rédige entre autres une Histoire de la Congrégation de Saint-Maur, restée inédite jusqu'au XXe siècle, et une importante Histoire de l'abbaye de Marmoutier, éditée au XIXe siècle[11].

Mur d'enceinte de l'abbaye

La Révolution signe la fin de la grande abbaye[modifier | modifier le code]

La Révolution de 1789 disperse à nouveau les moines, le mobilier est vendu et Marmoutier devient un hôpital militaire destiné notamment à accueillir 4 000 blessés de la Guerre de Vendée entre 1793 et 1796[Lor 9] ; en 1799 les bâtiments, à l'abandon depuis trois ans, sont vendus comme biens nationaux[Ran 4] ; et les destructions vont commencer par la grande abbatiale gothique, une gravure de 1804 montre déjà qu'il ne reste plus que la nef, et la façade de l'abbatiale, qui seront totalement démontés en 1809, car un plan de 1809 pour l'établissement d'un dépôt de mendicité, montre que la grande église n'existe déjà plus, les bâtiments monumentaux des mauristes, vont servir d'écurie pour les gardes d'honneurs des régiments napoléoniens, de 1810 à 1814, et à nouveau vendus en 1818, ils sont démolis en deux ans et servent de carrière de pierres. Les grandes granges et les grandes écuries seront elles détruites vers 1822, comme le montre une gravure de 1822. Malgré de très nombreuses demandes des élus de la ville de Tours, pour sauver cette abbaye de la destruction, rien ne fut sauvé, même le grand escalier du bâtiment du réfectoire fut détruit et a servi à d'autres constructions.

La reprise par les sœurs du Sacré-Cœur[modifier | modifier le code]

En 1819 les bâtiments sont pour beaucoup détruits (en particulier l'église abbatiale). Mais les sœurs du Sacré-Cœur achètent ce qu'il en reste et entament en 1847 une restauration et une reconstruction dont les travaux sont terminés en 1897, pour commémorer le quinzième centenaire de la mort de saint Martin. Une nouvelle chapelle est édifiée au sud du site (1856), le portail de la Crosse et la grotte du Repos de Saint-Martin sont restaurés. Comme cette période coïncide avec la découverte du tombeau de saint Martin à Tours (1860), les pèlerinages reprennent de l'importance et les restaurations de lieux ayant accueilli, selon la tradition, les premiers chrétiens de Touraine, se multiplient : chapelle de saint Gatien, grotte des Sept-Dormants[Note 2], reconstruite en 1881 après un éboulement, grottes de saint Patrick et de saint Léobard, (1886 et 1887)[Lor 10] .

Madeleine-Sophie Barat fonde l'institution Marmoutier en 1848 et y installe un établissement d'enseignement catholique.

Marmoutier est à nouveau un hôpital militaire de 1914 à 1917, dans les bâtiments du pensionnat des Dames du Sacré-Cœur. Pendant la Seconde Guerre mondiale Marmoutier est réquisitionné par l'armée allemande.

En 1947, François Mitterrand fait une visite d'État pour remercier les résistants tourangeaux d'avoir caché de nombreux juifs dans les caves à vin. En 1964, l'ancienne commune de Sainte-Radegonde-en-Touraine où l'abbaye est située est rattachée à Tours.

Les possessions de l'abbaye[modifier | modifier le code]

L'établissement d'enseignement[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Institution Marmoutier.

Aujourd'hui Marmoutier est un établissement scolaire[12] qui rassemble plus de 1 200 élèves et étudiants. L'enceinte renferme une école, un collège, un lycée général (1988), un lycée technologique (1968),un lycée professionnel, mais aussi un établissement d'enseignement supérieur depuis 1984.

Deux internats filles et garçons de la sixième à la terminale y sont présents.

Fouilles archéologiques et vestiges[modifier | modifier le code]

Charles Lelong, maître de conférences en histoire de l'art à l'université de Tours, organise à Marmoutier des interventions archéologiques annuelles entre 1974 et 1983. Ses travaux ont principalement porté sur l'église abbatiale (détruite en 1809)[13].

Il existe à Marmoutier une grande maquette, réalisé par monsieur Alain Desprez, qui avais travaillé avec monsieur Charles Lelong, pour cette réalisation.

il existe aussi dans les réserves de la société archéologique de Touraine, des restes une très grande maquette, réalise au 18 éme siècle.

De nouvelles recherches portent actuellement sur le site, la principale étant la reprise des fouilles sous la direction d'Elisabeth Lorans, professeur d'archéologie médiévale (UMR CITERES 6173, Laboratoire archéologie et territoires à l'université de Tours). La partie concernée par les fouilles appartient à la ville de Tours et est partiellement ouverte aux visites.

il subsiste de nombreux vestiges de l'ancienne abbaye :

  • Les grottes des premiers ermites, creusées dans le coteau à l’ouest du site ; parmi elles la Chapelle des Sept Dormants censée renfermer les tombeaux de plusieurs disciples de Martin et la Galerie des Solitaires, dont l’entrée a été réaménagée au XIXe siècle, l'architecture néo-byzantine de l’époque associant dans les arcades la pierre et la brique.
  • Les vestiges de trois églises successivement bâties au même emplacement (Xe, XIe et XIIIe siècles) ont été mis au jour par les différentes campagnes de fouilles.
  • Au sud, le Portail de la Crosse reste toujours l’entrée principale de Marmoutier ; il se trouve maintenant précédé par un portail moderne. Il est surmonté d’une galerie percée de fenêtres étroites et servant à la défense de la porte.
  • L’enceinte fortifiée du XIVe siècle a subsisté presque intacte sur une grande partie de sa longueur, bien que partiellement reconstruite au XVe siècle et au XVIIIe siècle.
  • La Maison du Grand Prieur est constituée de la partie ouest de l’ancienne hôtellerie. Des fouilles archéologiques sont en cours depuis 2004 dans la partie arasée de ce bâtiment pour tenter d’en comprendre l’histoire complexe[Lor 11].
  • Seule construction contemporaine de l’abbatiale romane du XIe siècle, la Tour des Cloches, ainsi dénommée parce qu’elle abritait les cloches de l’abbatiale, se dresse presque à flanc de coteau, au nord-ouest immédiat de l’ancien narthex de l’abbatiale gothique, auquel elle était directement reliée.
  • Le mur d’extrémité du bras nord du transept, seul vestige de l’abbatiale gothique en élévation, aboutit à la grotte du « Repos de Saint-Martin », utilisée par l’évêque de Tours et située en hauteur. Cette grotte, détruite lors d'éboulements du coteau, a été reconstruite au XIXe siècle.
  • Un portail du XVIIIe siècle, situé tout à l’ouest de l’enceinte, au pied du coteau, permettait aux pèlerins de se rendre directement à l’abbatiale et à ses dépendances sans passer par la partie de l’abbaye réservée aux moines. L’entrée primitive du monastère se situait déjà probablement à ce niveau avec accès par la voie antique, avant la construction du Portail de la Crosse et l’extension des bâtiments vers le sud.
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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Chevalier (dir.), Histoire de Tours, Toulouse, Privat, coll. « Univers de la France et des pays francophones »,‎ , 423 p. (ISBN 2 708 98224 9). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Henri Galinié (dir.), Tours antique et médiéval. Lieux de vie, temps de la ville. 40 ans d'archéologie urbaine, Supplément à la RACF n° 30, numéro spécial de la collection Recherches sur Tours, Tours, FERACF,‎ , 440 p. (ISBN 978 2 91327 215 6). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Charles Lelong, l'Abbaye de Marmoutier, Chambray-lès-Tours, CLD,‎ , 203 p. (ISBN 978 2 854 43163 6). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Élisabeth Lorans et Thomas Creissen (dir.), Marmoutier, un grand monastère ligérien : Antiquité - XIXe siècle, Orléans, Ministère de la Culture et de la Communication, coll. « Patrimoines en région Centre »,‎ , 37 p. (ISSN 2271 2895). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Luce Pietri, La ville de Tours du IVe au VIe siècle. Naissance d'une cité chrétienne, Rome, École française de Rome, coll. « Collection de l'École française de Rome, 69 »,‎ , 853 p. (ISBN 2 728 30065 8, lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique : guide du touriste en Indre-et-Loire, Mayenne, Imprimerie de la Manutention (réimpr. 1986), 9e éd. (1re éd. 1930), 733 p. (ISBN 2 855 54017 8).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il est très probable que Sulpice-Sévère, contemporain de Martin, n'ignorait rien de la nature réelle de ce lieu mais qu'il a voulu en exagérer le caractère isolé pour donner encore plus de poids à la vocation érémitique de Martin, en occultant notamment l'antériorité de l'occupation humaine du site (Lorans, p. 9).
  2. Selon une tradition, les Sept Dormants auraient été sept disciples de Martin, morts le comme lui et dont les corps, déposés dans une grotte à flanc de coteau, se seraient conservés intacts de façon miraculeuse (Ranjard, p. 635). Cette tradition semble être inspirée de la légende des Sept Dormants d'Éphèse (Jacques Dubois, « Sept Dormants d'Éphèse », sur le site de l'encyclopédie Universalis).

Références[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Lorans et Thomas Creissen (dir.), Marmoutier, un grand monastère ligérien : Antiquité - XIXe siècle, 2014 :
  • Robert Ranjard, La Touraine archéologique : guide du touriste en Indre-et-Loire, 1930, réédition 1986 :
  • Autres références
  1. a, b et c « Notice no PA00098129 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Sulpice Sévère (trad. Jacques Fontaine), Vie de saint Martin, Paris, Les éditions du Cerf,‎ , 348 p., 3-4, « 10 », p. 274.
  3. Grégoire de Tours (trad. Robert Latouche), Histoire des Francs, t. II, Paris, Les belles Lettres,‎ , 354 p., p. 316.
  4. « historique de la chapelle Saint-Libert », sur le site de la Société archéologique de Touraine (consulté le 4 janvier 2015).
  5. Michel Dillange, Les comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine : 778-1204, Mougon, Geste éd., coll. « Histoire »,‎ , ill., couv. ill. en coul. ; 24 cm, 303 p. (ISBN 2-910919-09-9, ISSN 1269-9454, notice BnF no FRBNF35804152), p. 56.
  6. Henri Bourde de La Rogerie, « Le prieuré de Saint-Tutuarn ou de l'Île Tristan », Bulletin de la Société archéologique du Finistère,‎ (lire en ligne).
  7. Charles Lelong, « Mourir à Marmoutier : cimetières, tombes et pratiques funéraires », Bulletin de la Société archéologique de Touraine, t. XLIII,‎ , p. 475.
  8. Bernard Chevalier, Naissance de la bonne ville : XIIe au XVe siècles, p. 101.
  9. Suzanne Périnet, Heurs et malheurs de la Touraine (v. 1250 - v. 1498), p. 147.
  10. Mairie de Rochecorbon
  11. Dom Edmond Martène, Histoire de l'abbaye de Marmoutier, éditée par Casimir Chevalier, Mémoires de la Société archéologique de Touraine, 1874-1875, 2 vol
  12. « Lycée privé Marmoutier », sur l'annuaire du ministère de l'Éducation nationale (consulté le 4 janvier 2015).
  13. Charles Lelong, Bétons de sol et pavements de l'abbatiale de Marmoutier, p. 39-47, Société française d'archéologie, Bulletin Monumental, 1992, no 150-1 (Lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]