Plounéour-Ménez
| Plounéour-Ménez | ||
La place de la mairie |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Finistère | |
| Arrondissement | Morlaix | |
| Canton | Saint-Thégonnec | |
| Intercommunalité | Communauté d'agglomération du Pays de Morlaix | |
| Maire Mandat |
Ernest Géréec 2001-2014 |
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| Code postal | 29410 | |
| Code commune | 29202 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Énéourien, Énéourienne | |
| Population municipale |
1 265 hab. (2010) | |
| Densité | 24 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 240 m (min. : 225 m) (max. : 385 m) | |
| Superficie | 51,74 km2 | |
| Localisation | ||
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Plounéour-Ménez [pluneuʁ menɛs] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.
Le nom breton de la commune est Plouneour-Menez, c'est-à-dire « paroisse de Saint Enéour de la Montagne », pour la distinguer de Plounéour-Trez, littéralement « Plounéour Plage ». La commune fait partie du Parc naturel régional d'Armorique.
Géographie[modifier]
La paroisse appartenait à l'ancien évêché de Léon, mais à la limite des évêchés de Cornouaille et du Trégor (d'où la "légende des trois Évêques") et se situe dans le massif armoricain et plus précisément dans les Monts d'Arrée. Son territoire, vaste de 51,9 km2, est limité au sud par des sommets de l'Arrée (les Roc'h Ruz, Roc'h Tredudon et Roc'h Trevezel qui culminent tous les trois aux environs de 380-385 mètres) sont totalement englobés dans la commune car la limite avec les communes voisines de Botmeur et La Feuillée passe au sud des dits sommets; à l'ouest la Penzé, petit fleuve côtier qui prend sa source au pied du versant nord du Roc'h Tredudon, près du village de Quilliou Menez, sert partiellement de limite communale avec Commana; au nord-ouest et au nord, la limite communale avec Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec et Pleyber-Christ ne s'appuie sur aucun accident topographique remarquable, traversant le plateau du Léon; à l'est enfin, le Queffleuth, qui prend sa source à proximité de celle de la Penzé, traverse les étangs de l'abbaye du Relec et se jette dans la Rivière de Morlaix, sert de limite communale avec Le Cloître-Saint-Thégonnec. Le village est à 250 mètres d'altitude, mais celle-ci s'abaisse jusqu'à 125 mètres dans la partie aval de la vallée du Queffleuth, au nord-est de la commune.
Récemment, les derniers relevés topographiques effectués par le service des Impôts de Morlaix et grâce à l'utilisation du GPS, dans le cadre de la numérisation du cadastre indiquent que le point culminant des Monts d'Arrée est situé dans cette commune. Il s'agit de Roc'h Ruz qui culmine à 385,01 m.
Faisant partie du Massif armoricain, le sous-sol de la commune est formé de roches d'ère primaire, sauf dans les fonds de vallée recouverts d'alluvions. Des bancs de schistes et de quartzites, affectés d'un pendage important (60°) alternent dans la partie méridionale du territoire communal qui correspond aux Monts d'Arrée; les trois-quarts nord de la commune font partie du plateau granitique du Léon, d'où des sols acides. La nature des sols, souvent hydromorphes, accentue les effets de la forte humidité liée par ailleurs au climat.
Outre un assez gros bourg (peuplé par exemple de 446 personnes en 1886 pour une population communale totale de 3 097 habitants cette année-là), situé sur un sommet aux pentes douces, l'habitat[1], souvent implanté à mi-pente, sur des replats lorsque c'est possible, pour se protéger à la fois des vents qui balaient les sommets des croupes et des risques d'inondation ou de trop forte humidité des fonds de vallée, est dispersé en une quarantaine de hameaux de dimension très variable, en moyenne de 5 à 10 fermes: quelques gros villages étaient traditionnellement au pied du versant nord de l'Arrée: de l'ouest vers l'est Keradalan, Traon Renard, Guerdoual, Lesmenez, Kernélec; ce sont ceux qui ont le moins changé. Le plateau léonard, plus fertile, est parsemé de nombreux villages, les plus gros étant la Villeneuve, Clostrou, Garsplégent, Grinec, le Mengleuz, Kerguz, Goasmelcun, ...qui occupent les terres les plus fertiles de la commune[2]. Les fonds encaissés des deux vallées de la Penzé et du Queffleuth ne sont pas habités, sauf par des moulins, à l'importante exception du Relec (ou Relecq) en raison de la présence de l'abbaye et de quelques autres, développés à partir d'un moulin, tel Keramborn[3]. Les confins orientaux de la commune, très vallonnés, sont peu défrichés et restent en bonne partie boisés, surtout les pentes des versants des nombreux vallons (Bois de Coatlosquet). Des clairières de défrichement y sont encore nettement perceptibles à Grinec et autour du lieu-dit "Bois du Relecq". Les sommets de l'Arrée sont inhabités désormais même si quelques auberges s'étaient implantées le long de l'axe routier Morlaix-Quimper au XIXe siècle, mais elles ont disparu dans le courant du XXe siècle[4].
Vers 1780, d'après Louis Ogée[5], sur un total de 5967 hectares (le territoire de Loc-Eguiner était alors inclus), les terres labourables recouvraient 2341 ha, les prés et des pâturages 562ha, les bois 397 ha, les vergers et des jardins 48 ha ; les landes qui étaient en grande partie exploitées, faisant alors intégralement partie de l'économie rurale, recouvraient 2 375 ha, soit 40 % du territoire communal. Des talus de terres ou de pierre délimitant les parcelles empêchent la divagation du bétail et assurent la protection des cultures.
Désormais une polyculture associée à l'élevage (y compris de nombreux bâtiments d'élevage hors-sol et les pollutions qui en découlent, eau nitratée en particulier) caractérise la vie agricole de la commune. Plounéour-Ménez a pour l'essentiel conservé son paysage de bocage[3] même si de nombreux talus ont été arrachés[6]. Une déprise agricole est nettement perceptible, entraînant un abandon de terres agricoles qui contribue à la fermeture des paysages. Un enrésinement consécutif à la politique de boisement en timbre-poste mené dans les décennies d'après la Deuxième Guerre mondiale est aussi perceptible et s'ajoute aux bois de feuillus préexistants, préservés surtout autour des deux manoirs de Coatlosquet et de Penhoat car ils servaient de domaines de chasse à l'aristocratie locale. Des allées de hêtres, dont l'une mène au bourg, agrémentent les abords de ce dernier manoir.
Par contre la lande (ajoncs, bruyères, ..) recouvre les pentes de l'Arrée et les fonds de vallée marécageux ont une végétation principalement composée de joncs, de carex, d'orchidées et servent de refuge à de nombreuses espèces animales telles la couleuvre à collier ou la bécassine des marais.
Histoire[modifier]
Préhistoire[modifier]
La commune possède un assez nombreux patrimoine archéologique[7]. Une pointe à dos courbe léonienne (époque azilienne) trouvée au sud du Relec est le plus ancien objet préhistorique trouvé sur la commune ; une industrie de silex taillé a été trouvée près de Pen-ar-Prajou.
Un abri sous roche, découvert à Pont-Glaz[8], a révélé des occupations du mésolithique, de l'âge du fer et du Moyen Âge.
De l'âge de la pierre polie datent une hache en métadolérite trouvée à Coatlosquet et une autre en fibrolite trouvée à Scarabin, ainsi qu'un petit menhir haut de 1,10 mètre, en granite, situé près de Roc'h Conan. Un coffre mégalithique en schiste, qui se trouvait dans un tertre de 9 mètres de diamètre, a été trouvé au sud de Keradalan ; des tombelles situées à proximité dateraient de la civilisation de Hallstatt
De l'âge du fer datent deux stèles tronconiques trouvées l'une à Penn ar Praju, l'autre à Ty Croas près du Relec, cette dernière ayant été christianisée par la suite par l'ajout d'une croix en granite à son sommet.
Le haut Moyen Âge[modifier]
En 560, près du lieu-dit Relec, Conober, roi de Bretagne, protecteur de Chramn, périt dans une bataille contre ses sujets. La paroisse aurait été créée par saint Enéour, venu de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) lors de l'immigration celte du VIe siècle et qui serait enterré dans l'église selon la tradition. Des cavités visibles sur une roche située sur le versant nord du Roc'h Trevezel serait, toujours selon la légende, l'empreinte de son livre, de ses sandales et de son chapeau. La première mention du nom de la paroisse apparaît en 1173 sous les noms de Ploeneoul ou Pleoeneoul, en 1279 de Ploenaourq, en 1130 sous le nom de Plonéour-in-Monte.
Cette région du piémont nord des Monts d'Arrée est défrichée et mise en valeur par deux ordres religieux, principalement les moines cisterciens de l'abbaye du Relec, située en Plounéour-Ménez, mais aussi les Hospitaliers de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, implantés à La Feuillée (à Keraladan et Mesqueau) selon un système de tenure très particulier: la quévaise. La découverte récente du village déserté de Goarem-ar-C'hoz-Tier[9], abandonné au XVIIe siècle, pas encore fouillé, devrait permettre d'étudier plus à fond ce mode d'exploitation. Un autre village déserté a été trouvé à Traon-Milin[10].
Les seigneurs de Coëtlosquet[modifier]
Les seigneurs de Coëtlosquet (le nom en langue bretonne signifie en français "bois brûlé") ont longtemps été les plus puissants de Plounéour-Ménez, du Moyen Âge à la Révolution française et certains d'entre eux ont joué un rôle non négligeable dans l'histoire de France.
Bertrand de Coëtlosquet participe à la Septième croisade en 1248. Olivier Quoetlosquet est cité par Dom Morice comme l'un des trente écuyers de la chambre d'Alain VII de Rohan à la montre de Thérouanne le 18 septembre 1383[11]. Mais sa filiation n'est pas établie.
- Jehan du Coëtlosquet, qualifié noble écuyer, seigneur du dit lieu, est nommé dans le rôle de réformation de Quimper-Corentin en 1426. Il a épousé d'abord Constance de Penhouedic, puis Péronnelle de Kerlouan. Le 3 mars 1418, il rend aveu à Jean de Penhoat pour le manoir de Coëtlosquet et les terres qu'il possède à Plounéour-Ménez[12]. Il est décédé avant 1487.
- Nicolas du Coëtlosquet combattit en Gascogne[13] et fit partie de l'entourage de Tanneguy IV du Chastel lorsque ce dernier était gouverneur du Roussillon.
- Son frère, Olivier I du Coëtlosquet, seigneur du Coëtlosquet, fut l'un des vingt hommes d'armes des ordonnances du duc de Bretagne sous la charge de M. de La Hunaudaye à la montre de Fougères le 18 juillet 1474[14] et fut présent aussi à la montre de Lesneven le 8 janvier 1479. Il possédait « un fief de 83 livres de rentes dans la paroisse de Plounéour-Ménez et un de 20 livres de rentes dans celle de Ploekerneau (Plouguerneau) et Treffmenech (Tremenac'h) ». Il décéda en 1502[15].
- Jean du Coëtlosquet, écuyer, était seigneur du Coëtlosquet, comme le prouve un acte en date du 3 avril 1502 et sa présence à la montre du Léon tenue en 1503 où il représente Pleyber-Christ[16]. Il épousa le 10 octobre 1508 Étiennette de Tuolong, mais mourut sans héritier.
- Son frère cadet, Hervé du Coëtlosquet, écuyer, est considéré comme noble dans le registre de la réformation de l'évêché de Léon en 1536. Il épousa Gillette du Bois mais, après le décès de sa femme, il est cité comme moine en 1563 à l'abbaye du Relec.
- Leur fils cadet, Jean II du Coëtlosquet accompagna Philippe Kerleau à Malte et fut fait chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem le 3 mars 1543. Il quitta cet Ordre après le décès de son frère aîné (prénommé Olivier) et épousa Marie de Brézal.
- Leur fils aîné, Olivier II du Coëtlosquet, de Kérouarec, de Kermorvan,de Kerdu, de Kerlosquet, décédé le 6 novembre 1631, avait épousé le 16 avril 1597 Anne de Kersauson, « seconde fille du noble et puissant François de Kersauson, seigneur de Penhoat, de Kerugelou, Lavalot, Guerment, etc... et de Marie de Kergadiou ». C'est lui qui le 27 janvier 1624 acheta à Sébastien, marquis de Rosmadec et de Molac, le fief de Penhoat en Plounéour-Ménez[17]. C'est lui aussi qui fit construire le moulin de Coëtlosquet en 1608 (les armoiries des Coëtlosquet ainsi que la date de construction figurent au-dessus de la porte du pignon est de ce moulin[18].
- Leur fils aîné, Guillaume de Coëtlosquet, qualifié noble et puissant messire, est nommé "capitaine"[19] des habitants contribuables de Plounéour-Ménez le 10 septembre 1639 par Charles du Combout, baron de Pontchâteau, lieutenant pour Sa Majesté en Bretagne. Il est fait chevalier de l'Ordre de Saint-Michel par lettres patentes de Louis XIV en date du 20 juin 1647 et décède le 6 octobre 1653. Il avait épousé le 6 novembre 1636 Louise Simon, dame de Kerannot[15]. Il est à la tête des paroissiens de Plounéour-Ménez en 1649-1650 lorsque ceux-ci décident de reconstruire alors leur église paroissiale[20].
- Leur fils aîné, Guy de Coëtlosquet, baptisé le 16 janvier 1639 dans l'église paroissiale de Plounéour-Ménez, chevalier, seigneur du Coëtlosquet, de la Salle, de Kermorvan, Kerdu, Kergoat et Kerannot, est nommé en 1666 capitaine de la paroisse de Plounéour-Ménez « en raison de sa valeur et de son expérience aux armes » par François de Boyséon, comte de Bellière, gouverneur des ville et château de Morlaix. Par jugement en date du 26 juin 1669, le même Guy de Coëtlosquet « fut déclaré noble, issu d'ancienne extraction noble, maintenu dans la qualité d'écuyer et de chevalier, avec ses deux fils et ses frères puînés Robert, Sébastien et Pierre de Coëtlosquet, par jugement de la chambre établie pour la réformation de la noblesse de la province de Bretagne, (...) sur le vû de ses titres remontant à 1434 ». Il épousa le 12 février 1662 Françoise Le Segaler, dame de Penvern, en Sainte-Sève[15].
- Leur fils aîné, Charles-Louis de Coëtlosquet, baptisé le 21 octobre 1662 en l'église Saint-Melaine de Morlaix, épousa le 7 mai 1685 Renée Radegonde du Trévou de Kersauson. Le 20 octobre 1703, par une charte de fondation, il fonde une messe à perpétuité dédiée à saint Nicodème en la chapelle de son château du Coëtlosquet.
- Leur fils aîné, Jean-François-Louis, comte du Coëtlosquet, né le 11 juin 1687, qualifié de « haut et puissant seigneur », fut chevalier des Ordres royaux militaires et hospitaliers, en particulier de l'Ordre royal de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem le 20 mai 1722. Il épousa le 24 janvier 1716 Marie-Jeanne Yvonne Antoinette de La Noë. Il siégea aux États de Bretagne de 1736 et mourut le 3 mars 1755.
- Leur fils aîné, Alain Yves-Marie du Coëtlosquet, né le 19 mars 1717, fut page dans la Grande écurie du Roi, mais mourut jeune sans descendance.
- Son frère cadet, François-Étienne comte du Coëtlosquet, né le 13 avril 1721 et baptisé le 21 en l'église de Plounéour-Ménez. Il fut d'abord garde de la marine à Brest ; il devint enseigne de vaisseau le 10 octobre 1743 et embarqua sur le vaisseau L'Auguste. De santé fragile, il fut nommé lieutenant de la capitainerie garde-côtes de Saint-Brieuc le 10 septembre 1752, puis major de celle de Pontrieux en 1757. Il décède en 1761.
- Leur autre frère Jean-François-Yves, vicomte du Coëtlosquet, né le 12 mars 1728, page du Roi dans la Petite écurie, commanda les garde-côtes de tout l'évêché de Tréguier en 1759, puis fut aide de camp du maréchal Charles de Rohan-Soubise, capitaine de dragons du Régiment de la Reine le 12 avril 1762. Il est colonel du régiment provincial de Vannes le 4 août 1771 et fut nommé colonel en second du Régiment du Dauphin le 18 avril 1776. Il épousa d'abord Denise Françoise de Tréanna, puis Anne-Claire-Nicole Millet et enfin Jeanne-Élisabeth Royer de Balnot.
- Leur fils, Étienne-François-Denis, comte du Coëtlosquet né le 24 septembre 1756, fut page de Madame la Dauphine (Marie-Antoinette) le 1er janvier 1770 . Marié le 18 avril 1780 avec Françoise-Nicole-Marie du Boisdescours de la Maison Fort, fut capitaine au régiment de Royal-Piémont Cavalerie. En 1789, il signe la protestation de la noblesse contre la réunion des États généraux. Il n'émigra pas, mais fut incarcéré pendant la Terreur[21] et ne dut son salut qu'à la chute de Robespierre. Après la Révolution, il vend les terres et le château du Coëtlosquet à la famille Le Dall de Tromelin[22].
- Leur fils, Charles-Yves-César-Cyr, comte du Coëtlosquet, né à Morlaix le 21 juillet 1783, s'engage le 23 octobre 1800 dans le 10e régiment de hussards et est blessé en décembre 1800 au Passage du Mincio ; sous-lieutenant en 1802, il participe aux batailles d'Ulm, d'Austerlitz et d'Iéna et est gravement blessé à Pultusk. Aide de camp du général Lassalle, il participe à la guerre d'Espagne et à la bataille de Burgos où il est nommé chef d'escadron. En 1809, il participe à la bataille de Wagram et en 1812 à la campagne de Russie où il est fait colonel et se distingue à la Bataille d'Ostrovno. Pendant la Retraite de Russie, il fait partie de l'« escadron sacré » qui protège l'Empereur et est blessé à nouveau à la bataille de la Moskowa. Il est nommé général lors de la Bataille de Leipzig le 15 octobre 1813. Il participe pendant la Campagne de France aux batailles de Brienne et de Montereau. Pendant la Première Restauration, il est commandant des troupes du département de la Nièvre et se bat lors du Retour de l'île d'Elbe contre les troupes de Napoléon Ier, cherchant en vain à l'empêcher de passer Nevers ; Lors de la Seconde Restauration, il devient aide major général de la garde royale et en 1821 lieutenant général et directeur du personnel au ministère de la guerre, devenant même Ministre de la guerre par interim en octobre 1823. En 1829, il entre au Conseil d'État, mais refuse en 1830 de servir la Monarchie de Juillet et est mis à la retraite en octobre 1931[22]. Commandeur de Saint-Louis, Grand officier de la Légion d'honneur[15]. Décédé à Paris le 24 janvier 1836, il est enterré au cimetière du Montparnasse. Resté célibataire.
- Leur fils, Étienne-François-Denis, comte du Coëtlosquet né le 24 septembre 1756, fut page de Madame la Dauphine (Marie-Antoinette) le 1er janvier 1770 . Marié le 18 avril 1780 avec Françoise-Nicole-Marie du Boisdescours de la Maison Fort, fut capitaine au régiment de Royal-Piémont Cavalerie. En 1789, il signe la protestation de la noblesse contre la réunion des États généraux. Il n'émigra pas, mais fut incarcéré pendant la Terreur[21] et ne dut son salut qu'à la chute de Robespierre. Après la Révolution, il vend les terres et le château du Coëtlosquet à la famille Le Dall de Tromelin[22].
- Leur fils aîné, Jean-François-Louis, comte du Coëtlosquet, né le 11 juin 1687, qualifié de « haut et puissant seigneur », fut chevalier des Ordres royaux militaires et hospitaliers, en particulier de l'Ordre royal de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem le 20 mai 1722. Il épousa le 24 janvier 1716 Marie-Jeanne Yvonne Antoinette de La Noë. Il siégea aux États de Bretagne de 1736 et mourut le 3 mars 1755.
- Alain-François du Coëtlosquet (fils cadet de Guy de Coëtlosquet et Françoise Le Segaler), chevalier, seigneur des Isles, marié le 14 juin 1692 avec Gillette de Kergus.
- Leur fils, Jean-Gilles du Coëtlosquet, né le 15 septembre 1700 à Saint-Pol-de-Léon, évêque de Limoges le 7 février 1740, abbé commendataire de l'abbaye Saint-Philibert de Tournus en 1745, abbé de l'abbaye Saint-Paul de Verdun. Il est choisi par Louis de France (1729-1765), fils aîné de Louis XV comme précepteur des dauphins, Louis de France (1751-1761), duc de Bourgogne, puis après la mort de ce dernier, des futurs Louis XVI et Louis XVIII. Membre de l'Académie française en 1761. Chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit. Décédé à l'abbaye Saint-Victor de Paris le 21 mars 1784.
- Son frère, Allain René du Coëtlosquet, fut abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Gildas-des-Bois entre 1760 et 1763, date de sa mort.
- Leur fils aîné, Charles-Louis de Coëtlosquet, baptisé le 21 octobre 1662 en l'église Saint-Melaine de Morlaix, épousa le 7 mai 1685 Renée Radegonde du Trévou de Kersauson. Le 20 octobre 1703, par une charte de fondation, il fonde une messe à perpétuité dédiée à saint Nicodème en la chapelle de son château du Coëtlosquet.
- Robert de Coëtlosquet, second fils de Guillaume de Coëtlosquet et Louise Simon, est le fondateur de la branche des Coëtlosquet, seigneurs de Kerannot. Il épousa le 5 mai 1671 Bonavenure Quintin, dame du Hellin.
- Leur fils aîné, Guy de Coëtlosquet, baptisé le 16 janvier 1639 dans l'église paroissiale de Plounéour-Ménez, chevalier, seigneur du Coëtlosquet, de la Salle, de Kermorvan, Kerdu, Kergoat et Kerannot, est nommé en 1666 capitaine de la paroisse de Plounéour-Ménez « en raison de sa valeur et de son expérience aux armes » par François de Boyséon, comte de Bellière, gouverneur des ville et château de Morlaix. Par jugement en date du 26 juin 1669, le même Guy de Coëtlosquet « fut déclaré noble, issu d'ancienne extraction noble, maintenu dans la qualité d'écuyer et de chevalier, avec ses deux fils et ses frères puînés Robert, Sébastien et Pierre de Coëtlosquet, par jugement de la chambre établie pour la réformation de la noblesse de la province de Bretagne, (...) sur le vû de ses titres remontant à 1434 ». Il épousa le 12 février 1662 Françoise Le Segaler, dame de Penvern, en Sainte-Sève[15].
- Leur fils aîné, Guillaume de Coëtlosquet, qualifié noble et puissant messire, est nommé "capitaine"[19] des habitants contribuables de Plounéour-Ménez le 10 septembre 1639 par Charles du Combout, baron de Pontchâteau, lieutenant pour Sa Majesté en Bretagne. Il est fait chevalier de l'Ordre de Saint-Michel par lettres patentes de Louis XIV en date du 20 juin 1647 et décède le 6 octobre 1653. Il avait épousé le 6 novembre 1636 Louise Simon, dame de Kerannot[15]. Il est à la tête des paroissiens de Plounéour-Ménez en 1649-1650 lorsque ceux-ci décident de reconstruire alors leur église paroissiale[20].
- Leur fils aîné, Olivier II du Coëtlosquet, de Kérouarec, de Kermorvan,de Kerdu, de Kerlosquet, décédé le 6 novembre 1631, avait épousé le 16 avril 1597 Anne de Kersauson, « seconde fille du noble et puissant François de Kersauson, seigneur de Penhoat, de Kerugelou, Lavalot, Guerment, etc... et de Marie de Kergadiou ». C'est lui qui le 27 janvier 1624 acheta à Sébastien, marquis de Rosmadec et de Molac, le fief de Penhoat en Plounéour-Ménez[17]. C'est lui aussi qui fit construire le moulin de Coëtlosquet en 1608 (les armoiries des Coëtlosquet ainsi que la date de construction figurent au-dessus de la porte du pignon est de ce moulin[18].
- Leur fils cadet, Jean II du Coëtlosquet accompagna Philippe Kerleau à Malte et fut fait chevalier de l'Ordre de Saint-Jean de Jérusalem le 3 mars 1543. Il quitta cet Ordre après le décès de son frère aîné (prénommé Olivier) et épousa Marie de Brézal.
L'ancien moulin seigneurial de Coëtlosquet, bâti en 1608, était consacré à la mouture [ = action de moudre] du blé. Flanqué de puissants contreforts et soigneusement appareillé, il ressemble à un manoir avec sa tour qui abrite un escalier de pierre et ses latrines. Les mécanismes du moulin se situaient aux deux premiers niveaux, la famille du meunier habitant le deuxième étage.
Au XVIIe siècle, la seigneurie de Penhoët, sise en Saint-Thégonnec, s'étendait alors sur huit paroisses : Saint-Thégonnec, Taulé, Plouvorn, Plougar, Guiclan, Pleyber-Christ, Plounéour-Ménez, Commana mais aussi partiellement sur Plounéour-Ménez[23].
L'âge d'or de la renaissance bretonne : les juloded[modifier]
La région de Plounéour-Ménez et des villages voisins du Léon a connu un âge d'or grâce au commerce du lin du XVIe et XVIIIe siècles, époque des grands commerces entre la Bretagne et l’Angleterre, la Hollande, l’Espagne et l’Amérique Latine, via les ports de Morlaix et de Landerneau. Les marchands toiliers constituent alors l’élite sociale de la région : les "julots" (en breton, au pluriel juloded)[24], à l’imitation des marchands hollandais de Morlaix, les "Julius". Implantés uniquement dans le Léon méridional ou Haut-Léon, proche des monts d'Arrée, cette aristocratie paysanne (on parle parfois de "demi-nobles"[25]), pratiquaient une véritable caste à très forte endogamie et jouèrent un rôle important lors de la "Renaissance bretonne", construisant églises avec un riche mobilier, calvaires et enclos paroissiaux[26], y compris à Plounéour-Ménez, même si ceux de certaines paroisses voisines sont plus célèbres.
Selon P. Hémon, dans un article publié en 1913, « la partie de notre département où les habitants en avaient atteint la plus grande connaissance semble être originairement la plus rapprochée de l'Abbaye du Relecq, en Plounéour-Ménez. Les moines étaient très aimés de leurs vassaux, dans les affaires desquels ils se trouvaient immiscés continuellement, attendu que c'était le dernier-né qui jouissait des avantages attachés à la primogéniture »[27]. L'abbé se trouvait donc souvent tuteur de son vassal en bas-âge, et avait pour toute la famille une tendresse vraiment paternelle »[28].
« Aux XVIIe et XVIIIe siècles, la toile est la seule activité industrielle de la paroisse. Elle constitue pour l'immense majorité de la population la source d'un revenu d'appoint qui s'ajoute au profit que les habitants de Plounéour-Ménez tirent de leurs terres peu fertiles. Plus largement les activités comme les tanneries, le papier ou encore le tabac sont fréquentes dans le Léon. (...) Ces marchands sont des personnes aisées : la valeur totale des biens inventoriés chez eux représentent au moins le quintuple de ce que possèdent la majorité des habitants de Plounéour-Ménez ; c'est-à-dire au moins 2 000 livres contre 400 livres, au début du XVIIIe siècle. (...) François Croguennec, qui en 1765, se fait construire une imposante demeure à Kergaradec-Bihan (depuis 1857 en Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec), le fil et la toile représentent 62 % de la valeur totale des biens inventoriés sur l'exploitation (...) qui porte sur plus de 10 000 livres[29]. »
Les Juloded construisirent de belles maisons à porche surélevé[31], dites "maisons anglaises"[32] dont de nombreux exemples sont encore visibles à Plounéour-Ménez : près de la moitié des maisons de juloded qui ont été identifiées dans le Haut-Léon sont situées à Plounéour-Ménez, par exemple dans le village de Kermorvan qui garde la mémoire des familles Madec et Queïnnec, l'ascension sociale de cette dernière étant symbolisée par l'élection d'un de ses membres, Jacques Quéinnec, comme député de la Convention. Certains Juloded étaient beaucoup plus aisés que la plèbe nobiliaire locale : en 1736, la maison de René Léon à Penher en Plounéour-Ménez dispose d'une surface habitable d'environ 300 m², soit plus que celle de nombreux manoirs. D'ailleurs certaines maisons de Juloded sont dénommées manoirs[29].
Ils construisirent aussi, implantés généralement à proximité d'un cours d'eau mais à l'écart des habitations en raison des odeurs, des kanndi ou "maisons à buée"[33], avec une cheminée à l’un des pignons, une ou deux portes et parfois des fenêtres, consacrés au rouissage du lin. Celui-ci, placé dans un douet où les fibres de lin étaient mélangées à de la cendre, était foulé dans d’immenses auges en granite (cuve de buanderie) disposées le plus souvent à l’autre pignon, près de la cheminée indispensable pour chauffer l'eau. On en voit encore quelques-uns dans la campagne plounéourienne[34], au village de Resloas par exemple qui en comptait trois au début du XIXe siècle. Près de 230 kanndi dont des traces subsistent ont été recensés sur les trois communes de Plounéour-Ménez, Commana et Sizun. Cette activité s'effondra lors des guerres de la Révolution française et de l'Empire, en partie à cause du Blocus continental.
Alimenté par l'eau d'une source, un douet servait à rincer le fil. Les dalles de schiste appelées "repamoirs" permettaient de reposer les écheveaux. Après une journée passée dans le kanndi, le fil était rapporté près de la maison. Il y était étendu sur le courtil et le soleil poursuivait le blanchissement durant 15 jours. Le cycle était répété de 6 à 9 fois et il fallait plusieurs mois avant d'obtenir un blanchissement correct. Un kanndi pouvait ainsi blanchir chaque année assez de fil pour fabriquer une centaine de toiles d'environ 120 mètres de long et de 0,90 m de large.
Cet habitat contraste avec celui, beaucoup plus modeste, des paysans ordinaires qui vivaient souvent dans des longères caractérisées par l'habitat mixte (cohabitation des hommes et du bétail sous un même toit, parfois dans une même pièce) et de petites fenêtres, qui fut majoritaire du Moyen Âge au XIXe siècle. Des logis indépendants, avec séparation des habitats des hommes et des animaux, apparurent progressivement à partir du XVIIe siècle, d'abord chez la paysannerie aisée avant de se généraliser progressivement dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec même parfois l'ajout d'un étage[3]. Des maisons à avancées (en breton apotheiz) sont aussi apparues, comme dans le nord de la Cornouaille voisine.
Les juloded dominaient le "corps politique" de la paroisse : en 1700, le greffier de la fabrique de Plounéour-Ménez se plaint qu'il est « difficile de trouver tous les douze [membres] ensemble pour délibérer à cause des voyages qu'ils font fréquemment au sujet de leur commerce »[35]. Plusieurs Juloded semblent avoir eu à domicile des "prêtres habitués", c'est-à-dire à leur service et résidant chez eux, par exemple à Plounéour-Ménez chez Anne Pouliquen à Kermorvan et chez Guillaume Nicolas à Lesménez[36].
L'endogamie pratiquée par les Juloded se perçoit à travers les homonymies, mais aussi par les maisons jumelles, utilisant un pignon commun constituant un axe de symétrie entre les deux bâtisses, qui datent essentiellement du XVIIe siècle, dont plusieurs exemples sont encore visibles à Plounéour-Ménez : à Kerfrecq, deux maisons jumelles (l'une est datée de 1652) portent sur le linteau de leur porte d'entrée les noms de leurs constructeurs: Kerdilès-Pouliquen pour l'une, Kerdilès-Croguennec pour l'autre ; l'une a été transformée en maison à avancée (apoteiz) en 1740[36].
Misère, maladie et pauvreté[modifier]
Cette richesse apparente, au moins de certains, ne doit pas faire illusion. Misère et pauvreté ainsi que les épidémies et maladies étaient, comme partout à l'époque, frappaient fréquemment une part importante de la population. Par exemple, en 1774, l'abbé Le Gouaz, recteur de la paroisse écrit à l'intendant de Bretagne: "Nous sommes dans la dernière des misères. Le coma vigil et vaporeux nous ravage depuis plus d'un an et nous dépeuple sans fin: 219 morts l'année dernière, 32 depuis le commencement de ce mois de janvier[37]. "Les paysans ne font usage que de remèdes simples tels que le bois amer, le gland, l'alun, et le suif ou graisse (...)" écrit le subdélégué de Quimper[38].
Il s'agit probablement d'une épidémie de typhus: la maladie est parvenue à Brest en 1757, rapportée de Nouvelle-France par l'escadre du lieutenant général Emmanuel Auguste Dubois de La Motte et, après avoir ravagé la ville, l'épidémie se répandit dans le Léon, puis la Cornouaille, le Trégor et même l'évêché de Rennes, connue sous le nom de "maladie de Brest".
L'abbé Yves Le Gloas écrit: " Ce territoire renferme des Montagnes d'Arrée, des landes et des sous-bois peu fertiles. On conçoit très vite que les habitants ne doivent pas être très riches. (...) Ici, la voisine accouche sa voisine et ainsi tour à tour. De là, combien d'enfants meurent avant de paraître. D'autres sont infirmes ou impotents. (...) Le blé noir dont le commun vit coûtait 21 sous, il se vend aujourd'hui 121. Je ne parle point du froment. Nos pauvres n'en goûtent jamais. (...) Rentrer chez eux, c'est la pauvreté même. A moitié nus, sans bois pour se chauffer, sans lits, si ce n'est qu'un peu de paille, du fumier"[39].
Pendant la Révolution française[modifier]
Les deux députés représentant la paroisse de Plounéour-Ménez lors de la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven le 1er avril 1789 étaient Jacques Queinnec et Yves Coat[40].
Le curé (recteur) Jean Briand et un vicaire, Floc'h, refusent de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé mais un autre vicaire accepte, François Rivoal. Des curés constitutionnels sont élus pour les remplacer : V. Pacé en 1791, Guillaume Charles en novembre 1792[41].
Aux XIXe siècle et début XXe siècle[modifier]
Agriculture et vie rurale au XIXe siècle[modifier]
Selon des statistiques agricoles publiées en 1849 et concernant selon les productions des années comprises entre 1836 et 1846, a totalité de la population communale en 1836, soit 4127 personnes, est considérée comme agricole. La répartition de l'occupation des terres est alors la suivante : 2341 ha de terres arables, 2375 ha de landes et bruyères, 445 ha de bois, taillis et plantations, 562 ha de prairies naturelles ; la commune possédait alors 23 moulins en activité. Les paysans de Plounéour-Ménez cultivaient à l'époque 468 ha d'avoine, 234 ha de froment, 234 ha d'orge, 158 ha de seigle, 281 ha de sarrasin, 23 ha de lin, 19 ha de chanvre, 47 ha de navets, betteraves, carottes et choux (dont 37 ha de navets), 117 ha de trèfle, 117 ha de pommes de terre, 2217 ha d'ajoncs d'Europe, 702 ha restant en jachère, et élevaient 405 chevaux (260 mâles, 40 juments, 5 poulains), 1100 bovins (dont 500 vaches), 380 porcs, 78 ovins (100 béliers, 250 moutons, 350 brebis, 60 agneaux), 1728 poules et 240 coqs, 20 canards, 15 oies, et possédaient 315 ruches à miel[42].
Vers 1840, cinq foires, spécialisées dans la vente des chevaux, des bêtes à cornes et des porcs, se tenaient chaque année au bourg de Plounéour-Ménez, le deuxième lundi des mois de janvier, avril et juin, le 13 juillet et le 9 novembre ; dans son rapport, le sous-préfet de Morlaix note que ces foires sont très suivies et offrent une très grande importance pour le commerce des bovins, mais que les chevaux, qui appartiennent à la race des doubles bidets, n'y sont présents qu'en très petit nombre[44]. Mais 5 autres foires, spécialisées aussi dans la vente des mêmes animaux, se tenaient annuellement au Relec les 1er février, 24 mars, 14 août, 7 septembre et 7 décembre ; le sous-préfet de Morlaix note qu'elles sont très suivies et offrent une très grande importance pour le commerce des bovins mais que par contre seuls des chevaux doubles bidets sont présentés à la vente, pas de chevaux de « race équine forte »[45].
La pauvreté reste grande à la fin du XIXe siècle. En 1892, Constant de Tours écrit: « Plounéour-Ménez groupe ses pauvres maisons au centre d'un pays aride, au milieu des landes sauvages qu'encadrent les derniers contreforts des Montagnes d'Arrée; l'élevage des bestiaux est la seule ressource du pays »[46].
Autres faits du XIXe siècle[modifier]
Un député a été originaire de la commune : Jacques Quéinnec, né le 23 mars 1755 à Plounéour-Ménez, décédé le 26 avril 1817 à Kermorvan en Guiclan, cultivateur, membre d'une famille de juloded, fut membre de la Convention, puis du Conseil des Cinq-Cents sous le Directoire.
En 1843 Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec qui était sous l'Ancien régime une trève de Plounéour-Ménez, devient une paroisse indépendante, qui est érigée en commune en 1866 : « Les habitants notables de la section de Loc-Eguiner, en Plounéour-Ménez, ont formé une demande tendant à obtenir l'érection en commune de tout le territoire composant leur section. (...) Pareille demande avait déjà été formulée en 1853 »[47].
Le bureau de poste de Plounéour-Ménez est créé en 1865. Le transport du courrier s'améliore: en 1868, un service de transport des dépêches à cheval est mis en place entre Plounéour-Ménez et Brasparts, commune elle-même déjà reliée pour ce service à Pleyben et Châteaulin. Ce service complète une liaison déjà existante pour le transport du courrier entre Carhaix et Morlaix, via Plounéour-Ménez et Pleyber-Christ[48].
En 1873 l'agrandissement de l'école publique des garçons et la création d'une école publique de filles sont décidés[49].
En août 1878, le Conseil général du Finistère approuve le transfert de Plounéour-Ménez à Pleyber-Christ de la caserne de gendarmerie[50]. La caserne se trouvait le long de la route Quimper-Morlaix, ses bâtiments existent encore et son souvenir subsiste dans le nom du lieu-dit La Caserne.
En 1903, par application de la loi de 1901, les Sœurs du Saint-Esprit reçoivent l'ordre de quitter l'école qu'elles dirigeaient dans la commune et se conforment à cet ordre[51]. André Siegfied[52] en 1903 classe Plounéour-Ménez parmi les communes des Monts d'Arrée "qui votent toujours républicain" à une époque où cela signifiait être de gauche. Ce constat explique qu'à la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État votée en 1905, des échauffourées ont lieu à Plounéour-Ménez lors de la querelle des inventaires en 1906 (des paroissiens se sont attroupés devant l'église pour empêcher le receveur chargé de l'enregistrement de procéder à l'inventaire des biens du clergé, criant entre autres slogans: "Vive la liberté! Vive la religion!")[53], mais les incidents les plus sérieux ont lieu en 1908: le 4 août 1907 le maire demande à son Conseil de l'autoriser à "chasser le curé du presbytère"; après une tentative de conciliation, le curé refusant de payer le loyer demandé pour son maintien dans le presbytère, ce dernier est vendu par adjudication à un propriétaire privé et le curé ainsi que son vicaire en sont chassés manu militari par les gendarmes en octobre 1908. En représailles, le culte est interrompu dans cette paroisse léonarde pendant plusieurs mois[54].
En 1924 est inauguré le nouveau cimetière de la commune, ce qui entraîne l'abandon progressif du cimetière ancien situé autour de l'église à l'intérieur de l'enclos paroissial[55].
Dans la nuit du 14 au 15 février 1974, le plasticage de l'émetteur de télévision de Roc'h Tredudon[56] par le F.L.B. (Front de libération de la Bretagne) prive les bretons occidentaux de télévision pendant plusieurs mois.
Les ardoisières et les carrières de granite[modifier]
L'interdiction progressive du chaume pour recouvrir les toits au milieu du XIXe siècle a provoqué l'essor des ardoisières, dont l'exploitation avait commencé bien avant, un peu partout dans le massif armoricain et entre autres sur le versant nord de l'Arrée où affleurent des schistes ardoisiers[57]. Ces ardoises étaient connues sous le nom de "pierre bleue" ou "ardoise de la montagne". En 1952, six carrières étaient exploitées dans la commune et d'autres dans les communes voisines (Commana, Saint-Cadou en Sizun, etc..). Une entreprise reste en activité à Runandol en Plounéour-Ménez, mais l'extraction ne s'y fait plus; la concurrence des ardoisières de Trélazé, puis de l'étranger, provoqua le déclin rapide de cette activité à partir de 1950, la survie de quelques entreprises étant due aux commandes des Monuments historiques en raison du remarquable effet décoratif de ces schistes ardoisiers.
Les nombreux affleurements de granite (gris aux nuances mordorées) de Plounéour-Ménez ont été exploités les siècles passés[58] et ce granite, connu sous l'appellation de "granite de la montagne" parfois dans les archives, a été utilisé pour construire maints monuments et bâtiments[59], par exemple le château de La Hunaudaye dans les Côtes d'Armor ou l'enclos paroissial de Saint-Thégonnec[60]. Le granite était exploité en carrières le plus souvent, mais il arrive qu'ici et là un bloc erratique porte encore des traces de débitage.
Des belles façades en pierre de taille, alternant parfois en pierre de taille du granite et du schiste, posés en lits alternés, avec un remarquable effet décoratif, témoignent du savoir-faire remarquable des maçons[3].
Deuxième Guerre mondiale: la famille Perper[modifier]
En 1942, une famille juive, les Perper[61] (le père Ihil est né le 25 décembre 1908, la mère Sonia Nikataya le 5 août 1912 en Bessarabie alors russe avant de redevenir roumaine, immigrés en France lui depuis 1927 et elle depuis 1929, respectivement médecin et pharmacienne), y compris leurs deux filles Rosetta et Odette nées en France, s'installent en 1935 à Brasparts, puis en 1940 à Pleyben avant d'arriver en 1942 à Plounéour-Ménez où le docteur Perper continue d'exercer la médecine, grâce à la complicité des habitants, en dépit du Statut des Juifs d'août 1940 qui interdit aux Juifs d'exercer la médecine. Le couple a un troisième enfant, Paul, né à Plounéour-Ménez en juin 1942.
Dans la nuit du 9 au 10 octobre 1942, la famille est arrêtée sur ordre de la préfecture du Finistère et internée dans le camp de Drancy où elle séjourne du 15 octobre au 25 mars 1943, date de leur déportation par le convoi n°53, parvenant au camp de concentration de Sobibor probablement le 28 mars 1943. Ils sont gazés et leurs cadavres brûlés dans les fours crématoires dans les jours qui suivent[62].
Certains habitants de Plounéour-Ménez avaient tenté de les aider. Jean Kerdoncuff[63] avait appris par son père gendarme l'imminence de leur arrestation et enfourché son vélo pour les prévenir, mais un rassemblement allemand à Ty Grean l'obligea à un détour et il arriva trop tard. Le maire de Plounéour-Ménez, Amoury Guégot de Traoulen tenta entre autres de sauver leur fille Odette qui, malade, avait un temps été admise à l'hôpital de Drancy, mais n'y était pas parvenu.
Un résistant, Albert Quéguiner, né le 14 décembre 1908 à Plounéour-Menez, fut déporté le 28 juillet 1944 de Compiègne,vers le KL de Neuengamme. (Matricule 39537). Autre lieu de déportation: Osterort. Il est libéré le 3 mai 1945 dans la baie de Lübeck-Neustadt. Un autre, Jean-Baptiste Sissou, déporté, est décédé au camp de concentration de Neuengamme.
Un commando FTP de Plounéour-Ménez, dénommé "commando de l'Argoat" participe le 16 aout 1944 à des combats à Le Tréhou contre un convoi allemand, déguisé en convoi américain, qui part de Brest pour aller libérer des soldats allemands détenus par la résistance à Brasparts[64]. Lors du retour sur Brest du convoi allemand, les combats à l'entrée de Le Tréhou font cinq morts parmi les résistants de ce commando. Les Allemands font alors le détour par Irvillac où 17 résistants d'un commando FTP originaire de La Feuillée sont tués.
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
En 1768, Plounéour-Ménez comptait 31 feux et demi[65]. L'abbé Yves Le Gloas, recteur de la paroisse, parle de 3 300 "communiants" peu avant 1789[39].
Commentaire: La population de Plounéour-Ménez[68] a été en augmentation de 29 % dans la première moitié du XIXe siècle (de 1793 à 1841, la population s'accroît de 945 habitants malgré le fléchissement temporaire constaté en 1801). Le maximum démographique est intervenu très tôt, dès 1841, alors que pour la plupart des communes rurales françaises il est survenu vers la fin du XIXe siècle. Les décennies du milieu du XIXe siècle (entre 1841 et 1866) voient la population de la commune stagner. La lecture du tableau statistique est ensuite perturbée par la scission de Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec, qui en 1872 prive Plounéour-Ménez de 700 habitants. La commune commence en 1872 un déclin démographique régulier, qui va durer 118 ans, passant de 3186 habitants en 1872 à 1100 en 1990 (soit une diminution de 2086 habitants, en proportion la commune perd les deux-tiers de ses habitants! L'année 1990 est donc celle du minimum démographique, un regain démographique, certes modeste, étant enregistré depuis: la commune gagne 95 habitants en 16 ans de 1990 à 2006 (+ 8,6 %).
Si l'on ajoute la population de Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec (325 habitants en 2006) à celle de Plounéour-Ménez, l'on s'aperçoit que l'ensemble est passé de 3301 habitants en 1793 à 1520 en 2006: les deux localités réunies sont donc moitié moins peuplées actuellement qu'elles ne l'étaient en 1793. La densité de la population de la commune est de 22,8 habitants par km2 en 2006. Depuis une vingtaine d'années, Plounéour-Ménez fait preuve d'une certaine vitalité démographique: entre 1998 et 2007, la commune a enregistré 163 naissances et 112 décès en 10 ans, de 1997 à 2006 inclus, soit un accroissement naturel de 51 personnes pendant la décennie. Le solde migratoire, longtemps lourdement négatif dans le courant de la majeure partie des deux siècles précédents est désormais quasi nul: l'hémorragie démographique a cessé[69]. Plounéour-Ménez, distante d'une vingtaine de kilomètres des villes de Morlaix et Landivisiau bénéficie des effets de la périurbanisation, visibles à la périphérie du bourg avec la présence de quelques lotissements. Cela suffit à maintenir ouvert le collège public local (Collège des Monts d'Arrée) qui a un effectif de 154 élèves en 2009.
Activités industrielles[modifier]
La commune n'a possédé, en dehors des carrières précitées, aucune industrie importante, si ce n'est dans les décennies 1960-1970 une usine d'abattage de volailles (entreprise Plassart) fermée depuis longtemps, mais dont le site reste à réaménager.
Patrimoine[modifier]
Patrimoine naturel[modifier]
- Les sommets des Monts d'Arrée: Roc'h Ruz, Roc'h Tredudon (à son sommet se trouve un émetteur TDF), Roc'h Trevezel
- Les ardoisières (siuées sur le versant nord des Monts d'Arrée).
- La tourbière du Diry, en amont du bassin-versant du Queffleuth, au sud de l'abbaye du Relec, est zone Natura 2000 et classé ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique).
Monuments[modifier]
- L' Abbaye du Relec et le village du Relec, site classé.
- Émetteur de Roc'h Trédudon
- L' Église Saint-Yves de Plounéour-Ménez, construite entre 1649 et 1684[70] Le portail de l'enclos paroissial date du XVIIe siècle et le calvaire qui y est situé de 1540. Le clocher-porche date de 1651[71], le porche étant à étage (rare).
- Le Manoir de Penhoat[72] et son allée : (XVIe et XVIIe siècles), site classé, propriété privée. Ses origines remontent à la fin du XVe siècle, mais la majeure partie des bâtiments remontent pour partie au XVIIe siècle, pour le reste du XIXe siècle. Le parc, aménagé à partir de 1865, contient des espèces végétales rares et figure depuis 1992 dans le pré-inventaire des jardins remarquables du Finistère. Le manoir, ses abords et l'allée de hêtres sont site classé depuis l'arrêté du 14 mars 1946.
- La Chapelle Saint-Divy[73] et son calvaire : elle date de 1655 (date indiquée sur le clocheton). Une pierre encastrée au-dessus de la porte sud porte les armoiries de la famille Le Scanff, propriétaires du manoir de Penhoat, commanditaires probables de l'édifice (peut-être s'agit-il d'un réemploi provenant du manoir); la fenêtre sud éclairant le chœur a été agrandie au XIXe siècle[74].
- Le Manoir de Coëtlosquet (XVIIIe siècle)[75], propriété privée, et son moulin seigneurial[3].
- Lit de Saint-Eneour
- 26 croix et calvaires sont recensés sur le territoire de Plounéour-Ménez[76].
- Maisons anciennes, souvent de tisserands (juloded)[77] des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles[78] dans le bourg et un habitat rural de qualité dans de nombreux villages[4] souvent construit par des "juloded"[79] (marchands de toiles[80] souvent aussi exploitants de gros domaines ruraux)
- Un "petit patrimoine" nombreux: 24 puits, des granges avec portes charretières, des "kanndis", des fours à pain, des moulins[4]...
Légendes[modifier]
Plusieurs légendes[81] concernent Plounéour-Ménez. Parmi elles, les plus connues sont, ici résumées:
- La légende de saint Enéour[82]: "Sant Eneour" fait partie des saints bretons mythiques. D'origine galloise, il serait venu de l'île de Bretagne (Grande-Bretagne actuelle) sur un "vaisseau de pierre", en compagnie de sa sœur Thumette, débarquant en pays bigouden. Il a donné son nom à trois localités du Finistère: Plounéour-Ménez, Plounéour-Trez, Plonéour-Lanvern. Saint Enéour serait, selon la légende, enterré dans l’église de Plounéour-Ménez. Au nord du Roc’h-Trévézel, se situe un bloc de pierre, creusé de cavités où la légende voit l’empreinte du chapeau, du livre et des sandales de saint Enéour ainsi que la marque de son corps, et qui marquerait l’endroit où il mourut (voir Lit de Saint-Eneour).
- Le dernier combat du roi Comonor: Comonor était roi du Poher (région de Carhaix) au début du VIe siècle. Un combat décisif l'oppose à Judual, dont il a usurpé le trône, au carrefour des chemins venant de Kerneleg vers Kergus et Mengleus en Plounéour-Ménez. C’est là qu’il aurait trouvé la mort.
- Ar santig kozh: d'un vieux saint de bois ainsi dénommé, enfoui sous le Roc'h Trevezel, on peut obtenir tout ce qu'on désire, à condition d'être accompagné d'un enfant de 11 ans, mais la montagne ne s'ouvre pour montrer son trésor que tous les 1100 ans!
- La fontaine des trois évêques: point de rencontre des évêchés de Cornouaille, du Léon et du Trégor, elle se trouve quelque part entre l'abbaye du Relec et la ligne de crête des Monts d'Arrée. Les évêques de ces trois diocèses pouvaient s’y désaltérer sans quitter leur territoire respectif.
- Le cavalier des étangs du Relec: Morlaix (ville située en aval) doit périr un jour sous les eaux de ces étangs de la vallée du Queffleuth, édifiés par les moines de l'abbaye du Relec. Autrefois un cavalier se tenait, parait-il, prêt à aller donner l'alerte dans la ville.
Bibliographie[modifier]
- Sébastien Carney, L'habitat des riches ruraux à Plounéour-Ménez aux 17e et 18e siècles, Mémoire de maîtrise d'histoire. Université de Bretagne occidentale. Centre de recherche bretonne et celtique, Brest, 1993.
- Claire Morvan, Les buanderies des paroisses de Plounéour-Ménez, Commana et Sizun au 18e siècle. Mémoire de maîtrise d'histoire. Université de Bretagne occidentale. Centre de recherche bretonne et celtique, Brest, 1994.
Filmographie[modifier]
- "Plounéour-Menez, là-bas dans les Monts d'Arrée" [83] (A Plounéour-Menez, comme dans beaucoup d'autres communes du centre Bretagne, la population vieillit et a diminué de moitié depuis les années 1850. Pourtant, dans les années 1970, de nouveaux arrivants se sont installés à Plounéour-Menez. Quelle place y ont-ils trouvé?).
Personnages liés à la commune[modifier]
- Famille de Coëtlosquet (voir plus haut)
- Jacques Quéinnec, conventionnel
- Patrik Ewen, conteur et musicien.
Notes et références[modifier]
- Carte IGN au 1/25000ème 0606 ouest "Morlaix"
- http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29002932&full_screen_id=ILLUSTRA1019#image
- http://www.bretagne.fr/internet/upload/docs/application/pdf/2009-04/plaquette_parc_national_darmorique.pdf
- http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29002932
- Louis Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la Bretagne", vers 1780, réédition Molliex, Rennes, 1843
- Ouvrage collectif, "Le bocage des Monts d'Arrée: paysage de bocage et gestion des espaces naturels", Parc naturel régional d'Armorique, ministère de l'agriculture et de la pêche, Paris, 2000
- http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003033
- Michel Le Goffic, "L'abri sous roche de Pont-Glaz en Plounéour-Ménez", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1990 [ISSN 0249-6763]
- Claire Prijac, "L'habitat déserté de Goarem-ar-C'hoz-Tier en Plounéour-Ménez : état de la recherche et travaux de préparation à une fouille archéologique",Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 2003 [ISSN 0249-6763]
- Michel Le Goffic, "Glanes archéologiques finistériennes", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXIX, 1990
- Dom Morice, "Histoire de Bretagne", tome 2, page 437
- René Kerviler, " Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons. 9, CHES-COND", 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6116498p/f250.image.r=Penhoat.langFR
- Un document daté du 13 septembre 1464 et conservé aux Archives nationales l'atteste ; cité par René Kerviler, " Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons. 9, CHES-COND", 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6116498p/f250.image.r=Penhoat.langFR
- Dom Lobineau, "Histoire de Bretagne", tome 2, page 1143
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