Brennilis

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Brennilis
Le réservoir Saint-Michel sur la commune de Brennilis.
Le réservoir Saint-Michel sur la commune de Brennilis.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Arrondissement de Châteaulin
Canton Canton de Pleyben
Intercommunalité Communauté de communes du Yeun Elez
Maire
Mandat
Alexis Manac'h
2014-2020
Code postal 29690
Code commune 29018
Démographie
Gentilé Brennilisien
Population
municipale
454 hab. (2011)
Densité 24 hab./km2
Population
aire urbaine
14 136 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 30″ N 3° 50′ 59″ O / 48.358333, -3.849722 ()48° 21′ 30″ Nord 3° 50′ 59″ Ouest / 48.358333, -3.849722 ()  
Superficie 18,69 km2
Localisation

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Site web Site de la commune

Brennilis [bʁεnilis] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Rue principale : maisons et église.
La rue principale en direction de La Feuillée.

Grande de 2 040 hectares seulement, la commune est peuplée de 450 habitants hors résidences secondaires. Le bourg est situé à 255 mètres d'altitude, les altitudes relevées dans le territoire communal allant de 150 mètres (aux abords du moulin de Kerrannou au sud-est du territoire communal) à 278 mètres (à Roc'h ar Bic).

Brennilis se situe au pied du Mont Saint-Michel de Brasparts dans les Monts d'Arrée et à proximité des marais du Yeun Elez, au Nord-Est du Réservoir de Saint-Michel, lac artificiel consécutif à la construction sur l'Elez du barrage de Nestavel dans les années 1930, destiné initialement à régulariser le régime de l'Elez pour améliorer le rendement de l'usine hydro-électrique de Saint-Herbot située plus en aval. Par la suite, ce lac artificiel a servi de réservoir d'eau de refroidissement pour les besoins du fonctionnement de la centrale nucléaire de Brennilis, construite par le CEA (Commissariat à l'énergie atomique) et EDF (Électricité de France).

Article détaillé : Site nucléaire de Brennilis.

Brennilis est irriguée par l'Éllez, rivière affluente de l'Aulne, et ses affluents le Roudoudour et le Roudouhir, qui alimentent le lac réservoir de Saint-Michel. La commune est divisée en deux parties bien distinctes: une grande moitié ouest forme la dépression du Yeun Elez couverte de marais, tourbières ou landes selon les endroits et désormais en partie ennoyée; une petite moitié orientale, plus vallonnée, était plus propice à l'agriculture, mais celle-ci y est en relatif déclin, frappée par l'exode rural et la friche sociale.

Le ruisseau du Roudouhir sépare à l'ouest Brennilis de la commune limitrophe de Botmeur; au nord, la limite communale avec La Feuillée suit le cours du ruisseau de Noster, affluent du Roudoudour, puis, plus vers l'est, suit approximativement une ligne de crête passant près du sommet de Roc'h ar Bic, longeant le chemin (dit "voie romaine") allant jusqu'à Coat-Mocun, commune de Huelgoat; à l'est, la limite communale avec Huelgoat suit un moment le tracé de l'axe routier D 764, puis celle avec Plouyé suit le cours sinueux et encaissé d'un affluent de l'Ellez jusqu'au moulin de Kerannou; au sud, la majeure partie du tracé de la limite communale avec l'ancienne commune-mère de Loqueffret, suit le cours de l'Ellez, y compris dans la partie désormais ennoyée sous les eaux du réservoir de Saint-Michel qui est à cheval sur les quatre communes de Brennilis, Loqueffret, Brasparts et Botmeur[1].

Article détaillé : Éllez.

Autrefois l'Ellez s'appelait "Taël" à la sortie des marais de Botmeur, elle tirait son nom de l'adjectif ta (v)el (calme, silencieux). Le lieu-dit Nestavel a conservé cette appellation: le hameau proche de la "Tavel", la rivière calme, silencieuse[2].

Carte de Cassini (XVIIIe siècle) : la région de Brennilis (simple hameau à l'époque).

Cette description datant de 1939 illustre bien la pauvreté traditionnelle de la commune: "Au bord de la grand'route, s’ouvrent quelques carrières de sable, maigres ressources naturelles du pays. (…) Brennilis, petite commune de 2.030 hectares, est encore couverte aux deux-tiers de son étendue de fondrières boueuses, entourées d’une végétation rabougrie, où il est dangereux de s’aventurer seul car le « Yun », comme l’appelle les habitants du pays, est peu sûr, puisque dénué de toute route et sentier. Ce pays mystérieux est aussi, paraît-il, hanté de lutins et de korrigans qui, la nuit, au clair de lune, viennent mener une sarabande folle sur la lande déserte[3].

La carrière de Roc'h Perez.

Outre le bourg, étiré le long de la départementale D 36 allant de Croaz an Herry en La Feuillée jusqu'à Châteauneuf-du-Faou, l'habitat est surtout réparti en une dizaine de gros hameaux (dénommés localement "villages"), les principaux étant dans la partie orientale de la commune Plouenez (l'ancien chef-lieu de la Ploue de la montagne), Kermorvan, Cosforn, Kergaradec et dans la partie occidentale Kerflaconnier, Kerhornou, Kerveur, Nestavel-Braz et Kervéguénet. Des hameaux sont proches du lac réservoir de Saint-Michel: ceux de Nestavel Bihan et Nestavel Braz dépendent de Brennilis, celui de Forc'han de la commune voisine de Loqueffret. Quelques petits hameaux complètent l'habitat, certains d'entre eux ayant pu être plus importants par le passé mais victimes de la dépopulation liée à l'exode rural comme Kerranou, Penhars, Roc'h ar Had ou Leïntan. L'habitat rural traditionnel a souvent été remarquablement restauré ces dernières décennies.

Une importante carrière est située à Roc'h Pérez, dans la partie orientale de la commune[4].

La commune s'est dotée, dans le cadre de son P.L.U. (Plan local d'urbanisme)[5] rendu exécutoire en février 2011 d'un P.A.D.D. (Plan d'aménagement et de développement durable), qui fixe à 750 le nombre d'habitants pouvant être durablement accueillis sur le territoire.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le nom de Brennilis provient des mots bretons "bren" (colline) et "iliz" (église).

La région de Brennilis a été très anciennement habitée, au moins depuis le mésolithique, comme en témoignent plusieurs sites: le dolmen de Ti-ar-Boudiged[6] date du néolithique moyen : sous le tumulus, 15 pierres plantées en terre formant des piliers soutiennent trois pierres qui forment dalles de couverture : cette sépulture en "V" est longue de 13,4 mètres, sa largeur variant entre 0,7 mètre près de l'entrée étroite et s'élargissant jusqu'à 3,10 mètres au fond. Plusieurs autres tumuli se trouvent sur le territoire communal, en particulier les alignements de Leintan (cinq menhirs), hélas abattus ; ceux de Coatmocun (5 tumuli), de Kermorvan, de Plouenez. D’après la tradition populaire, c’est du haut de Roz-ar-Guevel, amas de rochers naturellement disposé en forme de dolmens, que Bristok, valeureux chef breton « à rude trempe et à lourde épée », devant une foule enthousiaste, poussa le premier cri de révolte contre les aigles romains. C’est à l’emplacement d’un oratoire construit au VIe siècle pour commémorer cette réunion de serfs attachés à la glèbe, et la déroute des légions romaines, que s’élève l’église paroissiale[7].

La voie romaine allant de Vorgium (Carhaix-Plouguer) vers La Feuillée passait à l'est du finage actuel, par le hameau de Pontauban et non loin des villages de Penhars et Kerrannou ; elle traversait « les garennes de Plouenez ».

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le village médiéval de Karhaes Vihan[modifier | modifier le code]

Le site de Karhaes Vihan[8], qui comprend une dizaine de bâtiments en ruines, de forme carré ou rectangulaire, séparés les uns des autres et construits en granite, des piliers de bois soutenant une couverture en genets, permet de comprendre l´organisation de l'habitat rural en Basse Bretagne entre la fin du 10e et le 14e siècle (habitat dispersé et regroupé en hameaux, homme et bétail sous le même toit)[9] provenant des défrichements organisés sous l'égide des moines cisterciens de l'abbaye du Relec et des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem implantés à La Feuillée. Ce type d'habitat a subsisté jusqu'à la fin du XIXe siècle dans des villages comme Kerflaconnier ou Kermorvan.

Plouenez, la « Ploue de la Montagne »[modifier | modifier le code]

Maison en ruine à Ploenez, l'ancien chef-lieu de la « Ploue de la montagne ».
Ploenez : façade de maison ancienne.
Ancienne ferme à Ploenez.

Brennilis fit partie au Moyen Âge, du VIe au Xe siècle, de la paroisse primitive de l'Armorique, fondée probablement au VIe siècle, dénommée en 1368 Plebs Montis, traduction latine de « Ploumenez » ou « Plouenez » en breton, soit « Ploue de la montagne »[10] en français, dont le chef-lieu se trouvait sur le territoire actuel de Brennilis (hameau de Plouenez) ; cette paroisse ou « ploue » couvrait plus de 26 000 ha, correspondant aux paroisses et trèves, désormais communes, de Berrien (y compris ses trèves de Huelgoat et Locmaria et son terroir de Botmeur), La Feuillée, Loqueffret (y compris Brennilis), Brasparts (y compris sa trève de Saint-Rivoal). Cette « Ploue de la Montagne » a disparu probablement au XIVe siècle, sa dernière mention datant de 1368. La création des paroisses de Berrien et de Brasparts (trèves incluses), probablement au XIe siècle, puis celle de la Commanderie de La Feuillée par les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem avaient déjà considérablement réduit son territoire.

Brennilis, où une chapelle de pèlerinage fut construite en 1485, devint une trève de la paroisse de Loqueffret, son chapelain possédant toutefois le droit de célébrer les enterrements, le village possédant donc son cimetière. Le Pardon s'y déroulait le premier lundi de mai, la tradition voulant que les paroissiens fassent plusieurs fois le tour de l'église, parfois à genoux (le Pardon a cessé d'être célébré vers 1960). Plouenez sombra dans l'oubli, réduit à un simple hameau.

Article détaillé : Loqueffret.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La naissance du bourg de Brennilis[modifier | modifier le code]

Le bourg de Brennilis est attesté en 1653[11] seulement, mais existait certainement bien avant, l'église actuelle, ancienne chapelle, portant une inscription de 1485. Le bourg aurait été fondé et la chapelle construite par les seigneurs de Kerrannou si l'on en croit un aveu de 1653. La chapelle était selon son recteur de 1856, M. Combot, "consacrée à Notre-Dame de Breach-Elé, ou confluent de l'Elé [Ellez], parce que l'église se trouve près l'endroit où la rivière Elé [Ellez], qui prend sa source dans le marais de ce nom, reçoit les eaux d'une autre rivière qui vient des montagnes d'Arré", la tradition disant que les fondations et les vitraux étaient dus aux seigneurs du château (en ruine actuellement) de Kerannou, dont les armes sont plusieurs fois reproduites dans l'église. Gwenc'hlan Le Scouëzec interprète "Notre-Dame de Breac-Ellis", comme venant de briacos, le marais en gaulois et helle, la sorciére en vieux français, soit "le marais de la sorcière". Le premier lundi de mai, tous les habitants de la paroisse, grands et petits, viennent faire une visite à Notre-Dame de Brennilis, depuis 4 heures du matin jusqu'à 8 ou 9 heures du soir, plusieurs font en marchant ou à genoux le tour à l'intérieur ou à l'extérieur de l'église. Cet usage date, dit-on, de temps immémorial ; quelque soin que j'aie pris pour en connaître l'origine, personne n'a pu me renseigner" écrit encore en 1856 le recteur Combot[11].

La seigneurie de Kerrannou (Keranou)[modifier | modifier le code]

De la fin du XVe siècle à la Révolution française, Brennilis est dominée en majeure partie par la seigneurie de Kerrannou dont les armoiries, ainsi que celles de familles nobles apparentées, sont représentées sur les verrières de l'église[12]. Le château de Kerannou, (situé au lieu-dit actuel "Les Salles") , en terre, a disparu tôt, remplacé par un manoir. La seigneurie, sergenterie féodée, disposait des droits de basse justice, moyenne justice et haute justice sur un territoire comprenant les hameaux actuels situés ente Rozingar (Roc'hingar) et Kervéguénet. Les fourches patibulaires à quatre piliers de justice (« piliers en boy à planter en terre armoyés de Keranou, lesquels sont garnis de colliers et carquants de fer [= potence] »[13] étaient probablement implantées au lieu-dit Parc ar criminal à Kerrarnou. Les audiences de justice ("plaids généraux") se tenaient à la chapelle Saint-David (ou Saint-Divy ), (en ruines en 1798, détruite en 1806), près de Kerrannou, ou au bourg de Brennilis jusqu'à la suppression de cette justice féodale en 1682 au profit de la juridiction du Huelgoat. Les juges seigneuriaux étaient aussi "gruyers", surveillant les gardes forestiers et les bois eux-mêmes, ainsi que les cours d'eau car la pêche était aussi réservée au seigneur[14].

La seigneurie appartint successivement aux familles De Berrien (au XVe siècle), De Quelen (au XVIe siècle), Kerlech du Chastel (au XVIIe siècle) ; Alain Kerlech du Chastel, aussi seigneur du Rusquec (le manoir du Rusquec est situé dans l'actuelle commune de Loqueffret), démolit le manoir de Kerannou vers le milieu du XVIIe siècle pour agrandir le château du Rusquec. Le domaine passa ensuite au XVIIIe siècle aux mains des familles De Boisadam puis De Begasson.

Les documents concernant Brennilis à cette époque sont rares, son histoire se confondant avec celle de sa paroisse-mère: Loqueffret. La pauvreté du sol, l'exiguïté du territoire et la dépendance à l'égard de suzerains extérieurs à Brennilis, nobles ou ecclésiastiques, expliquent l'absence de manoirs ou de châteaux[9].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Rattachée à Loqueffret lors de la création des communes en 1792, Brennilis est érigée en paroisse le 9 juin 1849 et en commune le 5 avril 1884. La construction d'une mairie ne fut décidée qu'en 1913, la nouvelle commune se contentant d'un local loué auparavant. La mairie construite en 1951 a été remplacée par une construction moderne dans les années 90.

L'école de Brennilis, comprenant une école de garçons et une école de filles, est construite entre 1882 et 1885 comptant chacune vers 1900 une centaine d'élèves dans une classe unique. Vers 1905, les effectifs se montant à 140 élèves environ, les classes sont dédoublées. En 1895 Brennilis demande la création d'un poste de facteur-receveur.

L'approvisionnement en eau pose problème, le puits du bourg tarissant vite et l'été, les habitants étaient obligés d'aller chercher l'eau jusqu'à la fontaine de Kerguéven en Loqueffret à plus de 2 kilomètres.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La ligne des Chemins de fer armoricains[modifier | modifier le code]

Brennilis fut pendant environ deux décennies desservie par le train[15] au début du XXe siècle: la gare de Brennilis est un endroit qui fut fréquenté assidument entre 1912 et 1933 par les voyageurs qui prenaient le train de la ligne des Chemins de fer armoricains entre Plouescat et Rosporden[16]. Il faisait arrêt dans plusieurs gares, et répondait au nom de « train patates ». Le dernier chef de gare était Mme Coadour, ancienne restauratrice au Bourg[17]. La gare est désormais une maison d'habitation, tandis que la ligne est devenue un chemin de randonnée permettant de remonter vers les crêtes.

Pilhaouers et marchands de toiles[modifier | modifier le code]

Comme les communes voisines de Loqueffret, La Feuillée, Botmeur et Berrien, Brennilis a été une terre de pilhaouers et de marchands de toiles, "dont Brennilis était la petite patrie"[18] jusqu'à la Seconde Guerre mondiale au moins. En 1846, l'on recense 51 pilhaouers à Brennilis (dont 13 à Kermorvan, 6 à Nestavel Bras, à Kerflaconnier, à Plouenez et à Kerveur, 5 à Nestavel Vihan, etc.) pour 802 habitants (57 agriculteurs à la même date) . Leur indépendance d'esprit était connue. À l'annonce du décès de leur "recteur" (curé en Bretagne), les pilhaoueriens de Brennilis s'exclament en 1891: "Encore un qui ne nous commandera plus!"[19].

Article détaillé : Pilhaouer.

Dans la décennie 1930, Brennilis comptait 40 marchands de toile, issus surtout des parties occidentale et centrale de la commune, parties les plus pauvres. Cette profession, apparue ans la commune après la Première Guerre mondiale, était une reconversion professionnelle de certains pilhaouers ; ils s'approvisionnaient en tissus provenant des filatures du nord de la France et faisaient du porte-à-porte pour vendre leurs rouleaux de toile.

L'émigration[modifier | modifier le code]

La pauvreté a entraîné pendant le XIXe et les deux premiers tiers du XXe siècle une forte émigration. Ce texte du "Courrier du Finistère" qui date de 1943 en témoigne: "Avec ses minces bandes de terres labourables entre des collines dénudées et des vallons marécageux, Brennilis ne peut nourrir ses habitants. Aussi jeunes gens et jeunes filles s’en vont « courir leur chance dans le monde » se plaçant comme domestiques, s’embauchant comme terrassiers dans nos villes. À longueur d’année, les hommes circulent dans nos cantons de Bretagne, nos provinces de France, pour le commerce des toiles. Espérons-le, l’après-guerre apportera à Brennilis de meilleures conditions d’existence, à tout le moins en lui donnant des routes convenables…"[20].

Un fief de la gauche[modifier | modifier le code]

Brennilis a une tradition politique fortement marquée à gauche, comme la plupart des autres communes de l'Arrée. Entre les deux guerres mondiales, des disputes clochemerlesques éclatent fréquemment entre le curé et la municipalité, comme l'illustre par exemple en 1932 le refus du "recteur" d'organiser un service religieux à la mémoire des Morts de la Grande guerre lors de la fête des Anciens Combattants si un bal est ensuite organisé par la mairie[21].

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Brennilis, construit en 1922, porte les noms de 59 habitants de la commune morts pour la France dont 47 pendant la Première Guerre mondiale et 12 pendant la Seconde Guerre mondiale[22].

Pendant la seconde guerre mondiale, des actes de résistance surviennent à Brennilis: sabotage d'une ligne à haute tension en 1943, vols de tickets d'alimentation au profit de la Résistance[23]. François Toullec, 20 ans, né à Brennilis, réfractaire au STO, maquisard, est capturé le 20 juin 1944 par les Allemands dans le bois de Bodriec en Loqueffret, ainsi que Jean Cavalloc, de Lopérec et François Salaün, de Loqueffret ; après avoir été atrocement torturés à Lampaul-Guimiliau, puis à Guiclan et enfin dans la cave de la chapelle de l'école Saint-Louis à Châteaulin où ils décèdent dans la nuit du 9 au 10 juillet 1944[24].

Le 22 mai 1944, vers 18 heures, trois avions anglais mitraillent des véhicules automobiles ; un homme est tué à la porte de son domicile[25].

Des tourbières du Yeun Elez aux aménagements électriques[modifier | modifier le code]

Les tourbières du Yeun Elez[modifier | modifier le code]

Le barrage Saint-Michel (barrage de Nestavel)
Le barrage Saint-Michel: le déversoir

L'exploitation des tourbières du Yeun Elez était une activité importante jusque vers le début de la décennie 1950. En 1941, l'hebdomadaire "Le Courrier du Finistère" écrit : Les tourbières sont exploitées activement et dans de meilleures conditions qu’à la saison précédente. Bon appoint pour les foyers familiaux[26].

La construction du barrage de Nestavel[modifier | modifier le code]

Un premier barrage avait été construit en 1929, entraînant la formation d'un premier lac artificiel de petite dimension. L'extension du lac artificiel réservoir de Saint-Michel provoque dès l'annonce du projet en 1931 de vives protestations de la part des agriculteurs et tourbiers concernés qui créèrent un comité de défense; l'un des membres déclare:" ce barrage inondera 360 hectares de champs, de prés, de tourbières,… Plus de cinquante familles se verront dans l’obligation de quitter le pays et alors, où iront-elles ?. L’orateur montre avec éloquence les richesses du pays, « ces tourbières sont des mines inépuisables"[27]. En effet, la construction du barrage de Nestavel entraîne en 1936 des expropriations de tourbières par la Société hydro-électrique du Finistère, concessionnaire de l'ouvrage et de vives protestations des tourbiers qui se regroupent en syndicat de défense. "Les paysans du marais (Brennilis et un village de Loqueffret) perdent leur gagne-pain. (…) Ils vivaient de la vente de la tourbe aux environs et du faible produit des troupeaux : tourbe et troupeaux disparaîtront. On peut nous parler de progrès moderne, de force motrice, de lumière et de chaleur prodiguées au loin par le bienfaisant lac artificiel. Nous savons. Mais on ne nous fera pas dire que la ruine ou l’exode des « tourbiers » ne sont pas infiniment tristes"[28].

Article détaillé : Yeun Elez.

Mais la campagne d'expropriation commence dès 1935 entraînant la création du lac de Brennilis, dit Réservoir de Saint-Michel, retenue d'eau de 13 millions de mètres cubes. En 1941, une nouvelle campagne d'expropriation agrandit le périmètre de l'ouvrage certaines terres non expropriées dans un premier temps étant périodiquement inondées lorsque le lac était à son niveau le plus élevé.

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune n'étant indépendante que depuis 1884, les chiffres ne sont connus que depuis le recensement de 1886[29]. Auparavant les statistiques concernant Brennilis étaient incluses dans celles de Loqueffret. En 1846, la paroisse de Brennilis avait 802 habitants.

           Évolution de la population  [modifier]
1886 1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
897 945 965 1 103 1 142 1 130 1 070 1 049 1 024
1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999
947 832 665 615 760 654 573 439 467
2006 2008 2011 - - - - - -
439 435 454 - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2004[30].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution de la population de Brennilis et Loqueffret
Maison rénovée à Kermorvan

Commentaire: Depuis sa création en 1884, Brennilis a connu une croissance de 245 habitants (+ 27 %) en 20 ans de 1886 à 1906, année de son maximum démographique.. La population de la commune commence ensuite à décliner, lentement d'abord entre 1906 et 1931: perte de 118 habitants (- 10 %) en 25 ans; puis plus rapidement entre 1931 et 1962: perte de 409 habitants (- 40 %)en 31 ans. La construction, puis la mise en service en 1962 de la centrale nucléaire des Monts d'Arrée permet un redressement démographique spectaculaire mais temporaire entre 1962 et 1968 (+ 155 habitants en 6 ans, soit + 25 %), suivi d'une reprise du déclin depuis 1968 (- 321 habitants en 38 ans entre 1968 et 2006, soit - 42 %). En 120 ans, depuis sa création, par delà les évolutions qui viennent d'être décrites, la commune a perdu depuis sa création plus de la moitié de ses habitants. La densité de la population, qui était de 40,7 habitants par km² en 1968, n'est plus que de 23,5 habitants par km² en 2006.

En 10 ans, de 1998 à 2007, Brennilis[31] a enregistré 39 naissances et 84 décès, soit un déficit naturel de 45 habitants dû au vieillissement de sa population. De 1999 à 2006, son taux de natalité a été de 8,6 pour mille et son taux de mortalité de 21 pour mille. Même si son solde migratoire, longtemps négatif tout au long du XXe siècle, est redevenu positif depuis 1990, cela ne suffisait pas à compenser le déficit naturel car il s'agissait essentiellement d'une immigration de retraités. Le recensement de 2011 enregistrait toutefois une légère augmentation de la population. Entre janvier 2008 et décembre 2013, soit sur six ans, la commune connaissait 37 naissances et 57 décès, représentant un moindre déficit naturel que sur la période décennale précédente.

En 2006, les 65 ans et plus formaient plus de 25 % de la population communale alors que les 0 à 19 ans formaient un peu moins de 20 % de cette même population. La réalisation de logements à loyer modéré (HLM départemetaux, réalisations communales, opérations de la communauté de communes) a cependant permis d'enrayer ou de ralentir le déclin démographique. Brennilis a ainsi pu sauvegarder son école publique, en association pédagogique avec celles de Loqueffret et La Feuillée: en 2012-2013, 34 enfants étaient scolarisés à Brennilis, 38 à Loqueffret et 32 à La Feuillée. Sur les 104 élèves scolarisés sur les 3 communes, 43 résidaient à Brennilis[32]. Une supérette a été installée au bourg par la Communauté de communes et est désormais propriété de son ancien gérant. Le bourg offre également les services d'une agence postale et d'une bibliothèque municipale (les deux ouvertes six jours sur sept), d'un cabinet infirmier et d'un cabinet médical. De nombreuses chambres d'hôtes sont à disposition. La commune compte également un restaurant. Elle forme un bassin d'emploi industriel important grâce aux entreprises implantées sur la partie déjà démantelée du Site nucléaire de Brennilis, aux turbines à combustion installées par EDF et au chantier du démantèlement devant s'achever après 2020.

Industrie[modifier | modifier le code]

La centrale nucléaire des Monts d'Arrée: vue d'ensemble en 2010

Entre 1962 et 1967, la centrale nucléaire expérimentale de Brennilis dite « des Monts d'Arrée » a été construite par le CEA et EDF. C'était un réacteur expérimental, un prototype industriel destiné à prouver la fiabilité de la filière eau lourde (EL). De ce fait, il est baptisé EL 4.

Le choix du site de Brennilis s'explique ainsi, si l'on en croît un ingénieur responsable de la construction de la centrale: "Sur le plan technique, nous avions un certain nombre d'impératifs à résoudre, recherche d'eau en particulier. Le réservoir Saint Michel nous assure cette eau. Recherche d'un sol également très résistant. Vous voyez la lourdeur des bâtiments que nous avons à construire. Le granit breton a fait le nécessaire. Et puis nous avions également besoin d'un terrain assez vaste, sans agglomération notable, et qui ne soit pas, par ailleurs, d'une trop grande valeur au point de vue agricole. Nous avons trouvé tout cela ici. Nous savions également que nous trouverions une main d'œuvre de valeur en Bretagne. Et je dois dire que, depuis, l'excellent accueil que nous avons trouvé dans cette région ne nous a absolument pas fait regretter le choix que nous avions fait"[33].

Deux des trois turbines à gaz implantées près du site de la centrale nucléaire

Brennilis connaît alors une période de prospérité: augmentation de la population liée aux emplois proposés par la centrale surtout pendant sa construction, mais aussi ensuite pour son fonctionnement (construction de lotissements, en particulier d'un "lotissement E.D.F."), recettes fiscales importantes: pendant la période de fonctionnement du réacteur nucléaire, Brennilis est la commune de Bretagne qui dispose de la plus forte recette de taxe professionnelle par habitant, ce qui permet à la commune de se doter d'équipements et d'aménagements modernes, notamment au bourg.

En raison de la faible puissance du réacteur (70 MW), et compte tenu de la situation énergétique française positive à l'époque, EL 4 est arrêté en juillet 1985. Actuellement, la centrale est en cours de démantèlement. L'avis défavorable de la commission d'enquête du 25 mars 2010 a ralenti la poursuite du démantèlement de la centrale, ce dont se félicitent des associations écologiques hostiles au nucléaire[34]. Le "retour à l'herbe" mis en avant comme perspective par les autorités au début du processus de démantèlement semble fort hypothétique ou, à tout le moins, devoir être très lointain en raison de la persistance de la vocation industrielle du site de Brennilis qui demeure un important bassin d'emploi.

Article détaillé : Site nucléaire de Brennilis.

Trois turbines à gaz ont été construites sur le même site de Nestavel destinées à fournir de l'électricité uniquement lors des fortes pointes de consommation électrique afin d'éviter des coupures de courant en Bretagne occidentale.

Quelques bâtiments et terrains restent disponibles malgré l'installation de certaines entreprises sur ce parc. La principale est les Salaisons de l'Arrée, une entreprise de transformation alimentaire comptant quelque 200 salariés, qui est la plus importante entreprise de main d'œuvre installée à des kilomètres à la ronde.

Tourisme et écologie[modifier | modifier le code]

La maison de la réserve naturelle et des castors

Les rives du lac réservoir de Saint-Michel, couramment dénommé "lac de Brennilis", vaste de 500 hectares, ont été aménagées, au sud du barrage de Nestavel, afin de devenir une très modeste "riviera touristique": un camping de bord de lac attire estivants et pêcheurs[35]. Un tourisme vert s'est développé (sentier de 18 kilomètres faisant le tour du lac à travers les marais, visite de la tourbière du Venec, des sites d'habitat des castors). Le patrimoine archéologique (dolmen de Ty ar Boudiged surtout), architectural (église Notre-Dame principalement mais aussi l'habitat traditionnel des hameaux) et naturel de la commune est aussi attractif. Plusieurs gîtes privés offrent des possibilités d'hébergement.

La tourbière du Vénec, classée réserve naturelle nationale en 1993 (un industriel envisageait d'exploiter la tourbe qu'elle contenait) et zone Natura 2000[36] est un exemple unique de tourbière bombée encore active en Bretagne[37], elle occupe une superficie de 48 hectares et forme une véritable lentille convexe qui se détache nettement de la surface rectiligne du lac. Autour, l'on trouve une tourbière basse de transition et, à la périphérie, des landes, des prairies humides et des bois de saules. Ce site abrite de nombreuses plantes protégées et rares comme la sphaigne de la Pylaie, le lycopode inondé, les deux rossolis, l'utriculaire mais aussi des animaux comme le lézard vivipare, l'argyronète (la seule araignée à pouvoir vivre sous l'eau), le damier de la succise (un papillon) ou le sympetrum noir (une libellule)[38].

En 2010, la construction d'un "bâtiment d'accueil des activités liées à la jeunesse et à la petite enfance" complète les infrastructures touristiques existantes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie-poste
La salle polyvalente
Liste des maires successifs depuis la création de la commune
Période Identité Parti Qualité
1884 - 1892 Salaun
1892 - 1900 François Rolland
1900 - 1911 Maurice Menez
1911 - 1915 Corentin Salaun
1915 - 1919 Jean Salaun
1919 - 1925 Jean-Louis Guillou
1925 - 1935 Henri Toullec
1935 - 1941 Henri Keruzore
1941 - 1944 Henri Toullec Délégation spéciale. Nommé par le Préfet après dissolution du Conseil municipal précédent
1945 - 1947 Jean Tosser
1947 - 1962 François Goacolou
1962 - mars 1989 Marcel Roygnan
mars 1989 - 1994 Olivier Herry Ancien membre du CEA, président de la Communauté de communes du Yeun Elez de 93 à 94.
1994 - juin 1995 Pierre Paul
juin 1995 - mars 2008 Yves Corre ancien EDF
mars 2008 - mars 2014 Jean-Victor Gruat Apparenté PCF-FG
mars 2014 - en cours Alexis Manach

Événements[modifier | modifier le code]

Les fêtes communales ("pardon") ont traditionnellement lieu l'avant-dernier week-end de juillet.

Monuments et sites[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame: clocher et partie ouest
Église Notre-Dame: le portail ouest à portes géminées
Le dolmen de Ti ar Boudiged.

Quelques sites remarquables [39] sont à découvrir sur la commune :

  • Dans le cimetière, le granite affleure en boules car l'ancienne chapelle Notre-Dame de Breac'h-Ellis a été construite sur l'emplacement d'un chaos de hauteur de rochers de granit[40].
  • L'Église Notre-Dame de Brennilis classée du XVe siècle (inscription en lettres gothiques près du maître-autel: "Yves Toux, procureur, l'an 1485, commencement de cette chapelle[41]). Dotée d'un fin clocher ajouré à flèche octogonale, l'église présente sur son pignon ouest une belle porte géminée datant du XVIe siècle; elle possède une nef à quatre travées et bas-côtés et un chœur à chevet plat. Elle contient également sept panneaux polychromes du XVIIe siècle. Une très belle représentation iconographique de ces panneaux est visible sur un site Internet[42]. La clôture des fonts baptismaux est dans le style de la Renaissance bretonne avec ses balustres tournés et sa frise recoupée de médaillons rehaussés de têtes et de bustes. De nombreuses statues ornent l'église dont celles de Notre-Dame de Breac Ellis, de saint Yves, de saint Marc, de saint Sébastien, de saint Divy[43], ainsi qu'un Ecce homo et un Christ en croix. Une croix processionnelle en argent date de 1650[44]. Cette croix comporte la représentation de plusieurs apôtres dont saint Jacques, tête nue auréolée, vêtu d’une robe et d’un manteau. Il tient un livre ouvert dans la main gauche et, dans la main droite, le bourdon à deux pommeaux qui l’identifie[45]. La restauration de l'église était en cours d'achèvement en novembre 2012.
  • La croix de calvaire du cimetière[46] datant des environs de 1625; cette croix est aujourd'hui placée au nord de l'église; elle est attribuée par analyse stylistique au sculpteur de Landerneau Roland Doré (ou issu de son atelier) et porte les armoiries de la famille de Quélen, également présente lors de la construction de l'église. L'œuvre a probablement été déplacée et remontée.
  • Le calvaire de Nestavel, classé depuis 1928 (le calvaire s'orne d'un groupe de personnages accompagnant une Pietà, dressé sur un soubassement) a été déplacé en 1962 pour permettre la constructin de la centrale nucléaire et se trouve désormais près du moulin de Kerstrat.
  • Les ruines de l'ancienne chapelle Saint-Avit[11] (dite aussi Saint-David ou Saint-Divy) sont encore visibles à l'ouest du hameau de Kerannou. Elle dépendait du manoir de Kerannou. Une fontaine subsiste.
  • Deux autres chapelles ont existé, l'une à Nestavel-Bihan dite parfois "Chapelle des marais" (démolie en 1937 lors de la construction du barrage de Nestavel), l'autre à Kermorvan (construite au début du XXe siècle, mais en ruines désormais).
  • Le site archéologique « Ti ar Boudiged », dolmen mégalithique (sépulture en " V ", dolmen mégalithique datant de 3000 ans avant J C, en partie enterré sous un tumulus et recouvert de 3 dalles de pierre). Son nom signifie "maison des nains"[47] et plusieurs légendes y sont rattachées: selon l'une d'elles, les nains (des korrigans) qui y habitent sont en lutte permanente avec les géants de l'allée couverte du Mougau-Bihan, à Commana.
  • Alignement des menhirs de Leintan (groupe de cinq menhirs dont un seul est encore debout)[48].
  • Le tumulus de Leintan à Coatmocun comprend un vaste ensemble de monuments comprenant trois dolmens, quatre menhirs, dix tumulus, un camp fortifié et les restes de deux villages[49]. Aucun reste de sépulture humaine n'a été retrouvé, juste les restes d'un oursin.
  • Le pont de pierre sur l'Ellez (pont ancien traversant l'Ellez situé entre le hameau de Cosforn et le moulin de Mardoul)[48].
  • La réserve naturelle du Vénec[50],[51] dont la « Maison de la Réserve naturelle », sise dans le bourg, est un prolongement naturel. Elle permet aussi de découvrir les castors et leur habitat.
  • Le réservoir de Saint-Michel, classé grand lac intérieur, réputé pour la pêche[52] à la truite et au saumon l'est désormais pour la pêche au brochet[53].
  • La maison du Youdig[54] à Kerguévénet organise des visites du Yeun Elez et des veillées sur les thèmes des légendes du Yeun et de l'Arrée; elle expose aussi des modèles réduits de maisons et monuments bretons.

Légendes et traditions[modifier | modifier le code]

  • Len-ar-Youdig (Le chien noir de Len-ar-Youdig) est une légende aux versions multiples reprise entre autres par Anatole Le Braz[55] et François Abgrall[56] (les âmes des personnes n'étant pas allées directement au ciel passées dans le corps d'un chien noir sont condamnées à errer éternellement jusqu'à ce que le prêtre du village, accompagné du vieux Tadic-Coz, recteur de saint-Rivoal, n'aillent nu-pieds dans le marais où les deux exorcistes, en surplis, jetaient la bête hurlante dans le trou du Youdic, considéré dans la tradition bretonne comme la porte des enfers. Ce "trou du Youdic" est désormais ennoyé sous les eaux du lac réservoir de Saint-Michel).
  • Les lavandières de la nuit (Kannerezed Noz): les lavandières de la nuit viennent laver les suaires dans les lavoirs de la région; attention à ne pas les aborder avant le lever du soleil, elles vous demanderaient d'aider à porter leur panier et vous entraîneraient dans leur domaine, celui de la mort. Un tableau célèbre du peintre Yan' Dargent représente cette légende.
Les lavandières de la nuit, tableau de Yan' Dargent, musée des beaux-arts de Quimper.
  • La légende de Tonton Fanch[57] raconte l'histoire de deux amoureux de Brennilis très épris l'un de l'autre.
  • La légende de l'Ankou[58] (l'Ankou circule toute la nuit sur un chariot qui grince, nommé Karrig an Ankou: entendre grincer les roues du Karrig an Ankou ou croiser en chemin le sinistre attelage sont des signes annonciateurs de la mort d'un proche).
  • Les Korrigans auraient élu domicile sous le dolmen de Ti ar Boudiged.
  • Autres légendes[59].
  • À la fontaine de Saint-Divy, le premier jour de mai, l'on plongeait dans l'eau les enfants malades et leurs habits. Si le linge surnageait, c'était signe d'espoir d guérison, sinon c'était signe annonciateur de la mort[60].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Corentin Tosser, né le 30 janvier 1876 au bourg de Brennilis, décédé le 12 juin 1933 à Quimper, célibataire, d'abord instituteur libre, et après avoir vécu à Jersey et en Angleterre, fut commerçant de pommes de terre à Quimper et barde du Gorsedd[61].

Bibliographie sur la commune[modifier | modifier le code]

  • Annick Fleitour, Le petit train Rosporden-Plouescat, Éditions Ressac, Quimper, 2001. [historique de la petite ligne de chemin de fer à voie étroite qui desservait Brennilis de 1912 à 1935]
  • Paul Peyron, Jean-Marie Abgrall, Brennilis. Notices des paroisses du diocèse de Quimper et de Léon, dans Bulletin de la commission diocésaine d´architecture et d´archéologie, 1904, t. 1, p. 319-328

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN au 1/25 000e 0617 ouest Plonévez-du-Faou-Roc'h Tredudon
  2. Lena Gourmelen, "A la conquête de l'eau, usages et représentations", revue Kreiz Breizh no 2, 2e semestre 2001
  3. "Le Courrier du Finistère" no 3121, 29 juillet 1939 et no 3123, 12 août 1939
  4. http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003351&full_screen_id=ILLUSTRA270
  5. http://www.brennilis.com/PLU/
  6. Michel Le Goffic, "Le dolmen de Ti-ar-Boudiged en Brennilis", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome CXXIII, 1994
  7. Brück an Arrhez (pseudonyme), "Le Courrier du Finistère" NN° 3121, 29 juillet 1939 et no 3123, 12 août 1939
  8. http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003366
  9. a et b http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003351
  10. « Ploue », qui provient du mot latin plebs signifie « paroisse »
  11. a, b et c http://www.infobretagne.com/brennilis.htm
  12. Les armoiries représentées sont celles de Yvon De Berrien et Jeanne de Lezongar (mariés en 1443), de Henry De Berrien et Jeanne Du Juch (mariés en 1481) et de Louise De Berrien et Olivier de Quelen (mariés en 1500)
  13. Aveu de 1653 des seigneurs du Rusquec
  14. Michel Penven, "Huelgoat" Association "Sur les traces de François Joncour", 1989
  15. Alain de Dieuleveult, Le Finistère en petits trains, La Vie Du Rail, juin 2005 (ISBN 2-902808-81-X)
  16. Annick Fleitour, Le petit train Rosporden-Plouescat, éditions Ressac, 2001
  17. "La Gazette de Brennilis" N 50, mai 2009
  18. Propos d'un journaliste dans un reportage télévisé du 16-04-1966 visible:http://www.ina.fr/fresques/ouest-en-memoire/notice/Region00374/la-centrale-nucleaire-de-brennilis
  19. Journal des recteurs de Brennilis, 1891, archives du presbytère
  20. "Le Courrier du Finistère" no 3304, 30 janvier 1943
  21. "Le Courrier du Finistère" no 2732, 16 avril 1932
  22. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29018&pays=France&dpt=29&idsource=16721&table=bp03&lettre=&debut=50
  23. "Le Courrier du Finistère" no 3352, 8 janvier 1944
  24. http://www.lesamisdelaresistancedumorbihan.com/resources/ami-148.pdf
  25. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  26. "Le Courrier du Finistère" no 3219, 4 juin 1941
  27. "Le Courrier du Finistère" no 2660, 7 mars 1931
  28. "Le Courrier du Finistère" no 2937, 11 janvier 1936
  29. a et b http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/6_index.htm
  30. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  31. http://recensement.insee.fr/chiffresCles.action?zoneSearchField=&codeZone=29018-COM&idTheme=3&rechercher=Rechercher
  32. Flux rss de la Gazette de Brennilis http://www.brennilis.com/ecole/effectifsRPIrentree2012.pdf
  33. http://www.ina.fr/fresques/ouest-en-memoire/notice/Region00374/la-centrale-nucleaire-de-brennilis
  34. http://www.alternatifs.org/spip/avis-defavorable-au-demantelement
  35. http://www.carnavenir.com/articles/lelacstmichel.htm
  36. http://natura2000.bretagne.ecologie.gouv.fr/nng_main.php3?id_article=30&id_rubrique=18&id_parent=6
  37. http://www.centre-ouest-bretagne.org/decouvrir_et_visiter/cote_nature/landes_et_tourbieres/le_venec_la_perle_des_tourbieres
  38. http://www.bretagne-vivante.org/content/view/96/137/
  39. Un inventaire du patrimoine local de la commune est accessible à partir du site http://www.brennilis.com/Patrimoine/
  40. http://pickland.chez-alice.fr/brennelis.htm
  41. "Congrès archéologique de France, séances générales tenues à Morlaix et à Brest en 1896, Société française d'archéologie, 1898 consultable http://www.archive.org/stream/seancesgenerales1896cong#page/n3/mode/2up
  42. http://kergranit.free.fr/Textes/Brennilis.htm
  43. Elle provient de l'ancienne chapelle détruite située près de Kerrannou
  44. Bulletin de la Société archéologique du Finistère, Quimper, 1898, consultable:http://www.archive.org/stream/bulletindelasoc06finigoog#page/n111/mode/1up/search/Brennilis
  45. http://www.saint-jacques-compostelle-bretagne.fr/iconographie/icono-plancheE1-E6.pdf
  46. http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003356
  47. http://fr.topic-topos.com/dolmen-de-ti-ar-boudiged-brennilis
  48. a et b http://patrimoine.region-bretagne.fr/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29003360
  49. François Demnard et Didier Neraudeau, Bulletin de la Société préhistorique française, 2001, tome 98, no 4, pages 696-697 cité:http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/bspf_0249-7638_2001_num_98_4_12570?_Prescripts_Search_tabs1=standard&
  50. http://www.bretagne-vivante.org/content/category/74/137
  51. http://www.cg29.fr/Decouvrir-le-Finistere/2010-Annee-de-la-biodiversite/La-reserve-naturelle-du-Venec
  52. http://www.finisteretourisme.com/accueil/sports-et-loisirs/s-oxygener/peche-en-eau-douce/fiche-peche-n-18-le-lac-saint-michel-68969.kjsp?RH=R01_160303
  53. http://www.natuxo.com/videos/peche-du-brochet-dans-le-finistere-sur-le-lac-st-michel-a-brennilis/40477/
  54. http://www.youdig.fr/bretagne-auberge.com/index.html
  55. Anatole Le Braz, "La légende de la mort", Coop Breizh
  56. François Abgrall, "Et moi aussi, j'ai eu vingt ans! (suivi de "Alan Kerven" , "Contes du Yun et de l'Arrée" et autres œuvres) - Terre de Brume -2000
  57. http://membres.multimania.fr/lagaphe22/fanch.htm
  58. http://jojo22501.kazeo.com/Legendes-bretonnes,r84061.html
  59. http://www.youdig.fr/bretagne-auberge.com/legendes.html
  60. Michel Penven, "Brennilis", Association "Sur les traces de François Joncour", 1989
  61. J. Ollivier, Catalogue de la chanson populaire bretonne sur feuilles volantes (suite) (Léon, Tréguier, Cornouaille), "Annales de Bretagne", année 1939, volume 46, page 208, consultable http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1941_num_48_1_1805?_Prescripts_Search_tabs1=standard&

Liens externes[modifier | modifier le code]

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