Nina Ricci

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ricci.

Nina Ricci, de son vrai nom Maria Adélaïde Nielli, est une couturière française d'origine italienne née à Turin le 14 janvier 1883 et morte le 29 novembre 1970.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle s'installe à Florence à l'âge de cinq ans avant de gagner la France à douze ans. Elle épouse Luigi Ricci, fils d'un bijoutier italien, avec lequel elle a un fils en 1905, Robert (1988 †). Nina Ricci travaille un vingtaine d'année chez Raffin, une maison de couture parisienne à l'excellente réputation[1]. En 1929 à la mort de Raffin et la fermeture de Raffin et Ricci[2], elle souhaite se retirer[1].

En 1932, son fils quitte son métier de publicitaire et fonde, pour sa mère, la maison de couture au 20, rue des Capucines dans le 1er arrondissement de Paris[1]. Robert, homme d'affaire réputé, administre la maison de couture pendant plusieurs années et créé également le studio de photographie Harcourt[note 1]. Il développe également les parfums, activité dans laquelle il s’investit tout particulièrement[1] et permettant à la marque d'assoir sa réputation à l'étranger[2], laissant la responsabilité de la couture à sa mère.

À partir de fin 1945, l'entreprise se lance dans la création de parfums (Cœur joie en décembre 1945 habillé d'un flacon par Lalique et Christian Bérard, Capricci, Fille d'Ève, Farouche, Pomme d'Amour, etc.), le plus célèbre d'entre eux étant L'Air du temps (1948) dont le flacon est réalisé par la cristallerie Lalique. Elle et son fils collaborent également avec plusieurs artistes. Douée pour la coupe, elle ne sait pas dessiner et réalise ses modèles directement sur un mannequin. Sa première collection est immédiatement un succès[1]. Au plus haut de sa gloire, la maison emploie jusqu'à 500 personnes[1]. Nina Ricci Boutique, une seconde ligne proche du futur prêt-à-porter de l'entreprise est lancée dans les années 1950 ; mais c'est en 1964 que la ligne définitive de prêt-à-porter apparait[1]. Jules-François Crahay entre dans la maison en 1954 pour seconder Nina Ricci ; il va peu à peu prendre une part de plus en plus importante jusqu'à créer la totalité des collections[1]. Celle de 1959, « Crocus », connait un important succès[2]. Crahay quitte la maison en 1963 et est remplacé par Gérard Pipart.

Robert Ricci en 1966.

En 1979, la maison déménage rue Montaigne, en face de Dior. l'année suivante, le gendre de Robert Ricci prend la cogérance[2]. En 1988, Elf-Sanofi entre de façon minoritaire dans le capital de la société des parfums Nina Ricci, propriétaire de la maison de couture[2]. Dix ans plus tard, la couture et les parfums sont achetés par Puig[2].

En 2009 Peter Copping prend la direction artistique.

Elle vécut une partie de sa vie à Ploujean (près de Morlaix), dans une villa Art déco, sur la rive du Dossen.

Nina Ricci est enterrée à Courances.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Juste après la Guerre, Robert Ricci est vice-président de la Chambre syndicale de la haute couture[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Catherine Örmen (préf. Inès de La Fressange), Un siècle de mode, Éditions Larousse, coll. « Les documents de l'Histoire »,‎ octobre 2012, 128 p. (ISBN 978-2-03-587455-9, résumé), « Nina Ricci, un parfum de féminité », p. 38 à 41
  2. a, b, c, d, e et f Didier Grumbach, Histoires de la mode, Paris, Éditions du Regard,‎ 2008 (1re éd. 1993 Éditions du Seuil), 452 p. (ISBN 978-2-84105-223-3), « Les nouvelles ressources de la profession : Nina Ricci », p. 159 à 160
  3. Olivier Saillard et Anne Zazzo (préf. Bertrand Delanoë), Paris Haute Couture, Paris, Skira,‎ novembre 2012, 287 p. (ISBN 9782081286054), « La robe Extase et Le Théâtre de la mode », p. 192

Lien externe[modifier | modifier le code]