Charnay-lès-Mâcon

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Charnay-lès-Mâcon
Attestée depuis 968 comme premier lieu de culte dédié à Saint Pierre, l'église de Charnay-lès-Mâcon prit le nom de Sainte-Madeleine au XVIe siècle.
Attestée depuis 968 comme premier lieu de culte dédié à Saint Pierre, l'église de Charnay-lès-Mâcon prit le nom de Sainte-Madeleine au XVIe siècle.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Mâcon
Canton Mâcon-Centre
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Mâconnais - Val de Saône
Maire
Mandat
Jean-Louis Andrès
2014-2020
Code postal 71850
Code commune 71105
Démographie
Population
municipale
6 835 hab. (2011[1])
Densité 544 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 18′ 33″ N 4° 47′ 32″ E / 46.30904895, 4.79216963 ()46° 18′ 33″ Nord 4° 47′ 32″ Est / 46.30904895, 4.79216963 ()  
Altitude Min. 179 m – Max. 310 m
Superficie 12,56 km2
Localisation

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Charnay-lès-Mâcon

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Charnay-lès-Mâcon

Charnay-lès-Mâcon est une commune française, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Charnay-lès-Mâcon se situe dans le Mâconnais, juste à l'ouest de la préfecture de la Saône-et-Loire.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Prissé Hurigny Mâcon
(Flacé)
Rose des vents
Davayé N Mâcon
O    Charnay-lès-Mâcon    E
S
Solutré-Pouilly
Fuissé
Mâcon
(Loché)

Accès et transports[modifier | modifier le code]

L'accès routier à Charnay-lès-Mâcon se fait par la route départementale RD17, via Mâcon. L'autoroute la plus proche est l'A6, par la sortie 29. L'aérodrome de Mâcon - Charnay est implanté sur la commune.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Charnay-lès-Mâcon est arrosée par la Petite Grosne, affluent de la Saône, long de 25,6 km.

Climatologie[modifier | modifier le code]

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Attestée depuis 968 comme premier lieu de culte dédié à Saint Pierre, l'église du bourg de Charnay-lès-Mâcon prit le nom de Sainte-Madeleine au XVIe siècle. Elle deviendra par la suite une des sept églises cathédrantes du diocèse de Mâcon. L'histoire fut marquée, de 1500 à 1650, par les Guerres de Religion, dont il reste aujourd'hui un vestige, le Vieux Temple, sur l'ancien fief de la Bâtie, puis, tout au long de la période médiévale, par les luttes franco-bourguignonnes.

Jadis très étendu, le territoire communal allait jusqu'à la place de la Barre, aujourd'hui au cœur de la ville de Mâcon. Attenant à la ville de Mâcon, c'est à Charnay que se trouvait la porte fortifiée Ouest de la Cité.

L'activité de la commune, répartie en de nombreux hameaux, est alors essentiellement agricole et s'organise autour de grands domaines religieux, comme celui de l'Abbaye Saint-Pierre, détruite par les Mâconnais en 1470, ou féodaux, comme celui de Champgrenon.

Charnay s'est ensuite développée dans son sillage, du fait des nombreux axes de communication y menant et traversant son territoire. La route partant de la porte Ouest et qui deviendra route nationale menant de Cluny à Mâcon a donné naissance au bourg de La Coupée, construit comme une ville-rue. Charnay a ensuite été traversée par la ligne de chemin de fer du Charolais, fermée en 1970, et dont subsiste le vestige de la gare et certains tronçons transformés en 'voie verte'. Le XXe siècle a renforcé ce rôle de communication avec la construction de l'autoroute Paris-Lyon et du train à grande vitesse au XXe siècle.

Charnay est devenu Charnay-lès-Mâcon en 1933, et fait aujourd'hui partie de l'agglomération mâconnaise.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Carnacus en 739.

Il s'agit d'un toponyme gaulois ou gallo-romain, basé sur un anthroponyme gaulois Carnus ou plutôt un appellatif *karn qui signifie « tas de pierre sur un tumulus » cf. vieil irlandais carn, même sens, gallois carn « tas de pierre ». Le second élément est le suffixe -acum, lui aussi d'origine gauloise et marquant un emplacement ou une propriété. Homonymie avec Carnac, Carnac-Rouffiac, Charnat et certains autres Charnay.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Listes des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2014 Gérard Voisin UMP Député, garagiste
2014 en cours Jean-Louis Andrès SE Retraité de la Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Canton et intercommunalité[modifier | modifier le code]

Instance judiciaire et administrative[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Charnay-lès-Mâcon est jumelé avec plusieurs villes européennes[2] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 835 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 340 1 417 1 355 1 400 1 465 1 653 1 569 1 837 1 845
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 448 1 533 1 837 1 810 1 820 1 957 1 944 1 933 1 907
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 948 1 958 1 941 1 786 1 805 1 900 2 025 2 300 2 621
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
3 953 4 603 5 058 5 792 6 102 6 739 6 783 6 797 6 827
2011 - - - - - - - -
6 835 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Les écoles de Charnay-lès-Mâcon dépendent de l'académie de Dijon. Les élèves démarrent leurs études à l'école maternelle de La Verchère ou de La Coupée, puis à l'école primaire de Champgrenon ou de La Coupée. Ils poursuivent leurs études à Mâcon.

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

La paroisse Saint-Pierre de Charnay-lès-Mâcon dépend du Diocèse d'Autun, doyenné de Mâcon-Saint Etienne[5].

Sports[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Lieux de spectacles[modifier | modifier le code]

Couverts[modifier | modifier le code]

  • L'Espace La Verchère[6].
  • La Salle Ballard[6]
  • La Salle du Vieux Temple[6]

En plein air[modifier | modifier le code]

  • Le Domaine de Champgrenon[6] est un théâtre de verdure d'une capacité de 3 000 places qui accueille depuis 2010[7] les « Rendez-vous de l'été », festivités d'été de la ville de Charnay-Lès-Mâcon.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

En parallèle du festival "Été frappé" organisé par la ville voisine de Mâcon, la ville de Charnay-lès-Mâcon organise chaque année depuis 2010[7] en plein air (sur le Domaine de Champgrenon, le théâtre de verdure de la ville) ses propres festivités d'été appelées « Rendez-vous de l'été » qui proposent des concerts, des spectacles et des projections de cinéma.

Économie[modifier | modifier le code]

Sur le territoire de la commune se trouve l'aérodrome de Mâcon - Charnay. Il est géré par la Chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire.

La commune comporte également 3 zones industrielles, comportant quelques grandes sociétés[8] :

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine local[modifier | modifier le code]

Espaces verts[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]