Plounéventer

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Plounéventer
La place principale devant l'église paroissiale
La place principale devant l'église paroissiale
Blason de Plounéventer
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Landivisiau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Landivisiau
Maire
Mandat
Philippe Héraud
2014-2020
Code postal 29400
Code commune 29204
Démographie
Gentilé Plounéventérien, Plounéventérienne
Population
municipale
2 003 hab. (2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ N 4° 13′ O / 48.51, -4.2148° 31′ Nord 4° 13′ Ouest / 48.51, -4.21  
Superficie 27,28 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Plounéventer [plunevɛ̃tɛʁ] est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Présentation[modifier | modifier le code]

Plounéventer se trouve entre Brest et Morlaix, à proximité de Landerneau9 km à l'ouest), de Landivisiau ( à 11 km à l'est), de Lesneven12 km au nord). Plounéventer dispose d'un accès par échangeur à la route nationale 12, aménagée en voie express, et se trouve juste au nord de la vallée de l'Élorn. L'aéroport de Brest Bretagne est à 18 km. La commune fait partie du Pays de Léon et n'est quà une trentaine de kilomètres du littoral de la Manche, le port de Roscoff, qui permet des relations par ferries avec Plymouth (Grande-Bretagne) et Cork (Irlande) est à 35 km.

La présence de la vallée de l'Élorn à la limite sud du territoire communal et située seulement à une quinzaine de mètres d'altitude contraste avec un morceau du plateau du Léon qui forme la majeure partie du finage communal et qui se trouve vers une centaine de mètres d'altitude (la cote maximale est à 108 mètres) et où se trouve le bourg de Plounéventer. L'altitude moyenne de la commune est de 61 mètres.

La commune est peu large dans le sens ouest-est (3 km et demi), mais étirée en longueur dans le sens nord-sud (12 km).

Situation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Plounéventer
Saint-Méen Saint-Derrien Saint-Derrien
Trémaouézan Plounéventer Lanneuffret
Trémaouézan Lanneuffret, vallée de l'Élorn Lanneuffret

Étymologie[modifier | modifier le code]

La paroisse est citée sous la forme Pleneventer en 1339. Ainsi que l'a démontré Bernard Tanguy, le nom Plounéventer provient du mot breton plou (« paroisse ») et de Numenter, un saint inconnu que la paroisse partage avec celle de Plaintel. La commune de Plounéventer est dénommée Gwineventer en breton, l'usage de Plounventer étant réservée à la paroisse dans cette langue[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

« En montant la vieille route de Landerneau, à partir du pont de la Roche, on remarque, à 80 m sur la gauche, après avoir passé le chemin de Lanneuffret, un menhir de 2 m de hauteur, et à 200 m environ plus loin, et du même côté, sur le point culminant de la montagne, les restes d'un dolmen ou d'une allée couverte[2]. »

Comme sur tout le plateau qui donne sur l’Élorn, des traces de l'époque néolithique ont été trouvées au sud de la commune : haches polies, nécropoles, menhir et dolmen attestent une occupation précoce du territoire. Des haches de l’âge du bronze ont été répertoriées à Kériogan et un embryon de ville d’époque celtique avec de nombreux souterrains à Kérilien, devenue plus tard la ville gallo-romaine de Vorganium[3].

Kerilien, site de la ville gallo-romaine de Vorganium ?[modifier | modifier le code]

Phalère aux tritons trouvé à Kerilien en 1963
Kerilien (Vorganium ?) à l'époque gallo-romaine

Plusieurs voies romaines convergeaient vers cet endroit, en particulier celles arrivant de Vorgium (Carhaix), de la Pointe Saint-Mathieu[4], de Tolente, etc.

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En 1829, l'érudit lesnevien Daniel Louis Olivier Miorcec de Kerdanet [5], fut le premier à s'intéresser au site gallo-romain qui s'étendait sur plusieurs dizaines d'hectares à travers les villages de Kerilien, Coatalec et Kergroas : « Je fus surpris des amas de décombres qui couvrent tous les champs de ces villages; je le fus également de l'immense quantité de briques dont la terre était jonchée. En creusant le sol à quelques pouces de profondeur, je ne trouvais que de la brique; j'en rencontrai sur les chemins, dans les fossés, sous les buissons, partout enfin, en si grand nombre, qu'il n'y a peut-être point, dans un rayon d'une lieue, un seul petit espace qui n'en soit point rempli »[6].

Des traces du théâtre romain y ont été identifiées[7] et son site a été racheté par l'État en 1984 à l'instigation de l'historien Louis Elegoët.

« C'est une butte de 30 mètres sur 15 mètres contenant la scène. La cavea a été creusée sur la pente de la colline et atteint 80 mètres de diamètre[8]. »

Plusieurs historiens, en particulier Louis Pape[9] identifient ces ruines comme étant celle de Vorganium, agglomération secondaire de la cité gallo-romaine des Osismes. Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, on l'identifiait plutôt à la mythique Occismor[10], probablement à tort.

Origines[modifier | modifier le code]

Carte des paroisses de Plounéventer et Lanneuffret

Selon le récit semi-légendaire raconté par Albert Le Grand, la première église aurait été érigée dans le courant du VIe siècle par l'épouse et le fils du comte Élorn à l’emplacement de l’église actuelle, pour remercier les deux saints d'avoir sauvé son fils Riok des griffes du dragon de l'Élorn. Après avoir un temps persisté dans la pratique du paganisme, le comte Élorn finit, sous l'insistance de sa femme et de son fils Riok[11], par se convertir effectivement et construisit une église dans le bois du Barguet, qui est à l'origine du bourg de Plounéventer. D'après la tradition, c'est le cheval de Néventer qui aurait marqué une pierre de son empreinte à cet endroit, la dite pierre étant toujours visible près de la grotte Notre-Dame-de-Lourdes dans cette commune[12].


La paroisse de Plounéventer faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l'évêché de Léon. La paroisse de l'Armorique primitive englobait Saint-Servais, devenue trève le 23 janvier 1678 et commune indépendante en 1792, et Saint-Derrien, également une trève, devenue paroisse par l'ordonnance de l'évêque de Quimper et de Léon en date du 9 juillet 1845[13] et commune en 1884[14], ainsi que la paroisse de Lanneuffret créée elle aussi en 1845 et dont Plounéventer demanda en vain le rattachement à sa propre paroisse et commune.

Du Moyen Âge au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le site de Morizur[modifier | modifier le code]

Le site archéologique de Morizur est un ensemble fortifié établi sur un éperon rocheux au confluent des vallées de la Flèche et d'un de ses affluents. L'éperon est barré à sa racine par un fossé profond qui pourrait être antérieur au Moyen Âge (datant peut-être de l'âge du fer ?). Sur l'éperon se trouve une première basse-cour défendue par un fossé sec et une levée de terre ; une motte castrale située au milieu de l'éperon, très volumineuse (10 m de haut, pour 30 m de large) est entourée d'un large et profond fossé sec et est surmontée d'une construction en pierres ; une deuxième basse-cour est située à l'extrémité[15].

Le chanoine Yves Le Grand[modifier | modifier le code]

Vers 1472, le chanoine Yves Le Grand, recteur de Plounéventer et Ploudaniel, chancelier de la cathédrale de Léon, aumônier du duc de Bretagne François II, mit par écrit le fruit de ses recherches sur Les antiquités léonnaises. Son neveu Vincent Le Grand, sénéchal de Carhaix en hérita et légua à son tour ces papiers à un de ses neveux Albert Le Grand, lequel s'en servit pour écrire en 1636 "Les vies des saints de la Bretagne Armorique : ensemble un ample catalogue chronologique et historique des evesques d'icelle... et le catalogue de la pluspart des abbés, blazons de leurs armes et autres curieuses recherches".

Brézal[modifier | modifier le code]

Brézal signifie littéralement le "mont du château", ou le "château sur le mont"; le site domine la vallée de l'Élorn.

Le château et les seigneurs de Brézal[modifier | modifier le code]

La famille de Brézal (pu Brésal) a été reconnue "d'ancienne extraction noble" par l'arrêt du 13 décembre 1668 ; le plus ancien membre connu de cette famille est Yvon Brézal, écuyer d'une montre du sire de Léon en 1378 ; Gabriel Brézal fut un des héros du combat, pendant lequel il fut tué, de La Cordelière contre le vaisseau anglais Regent en 1512 devant la Pointe Saint-Mathieu[16].

Le château et les seigneurs de Brézal ont fait l'objet de plusieurs études par André Croguennec auxquelles il est aisé de se reporter :

  • La généalogie détaillée des seigneurs de Brézal est consultable sur un site Internet[17], mais aussi par un autre site[18]. Le dernier marquis de Brezal, Joseph, décède le 25 septembre 1734 sans laisser d'enfant du sexe masculin. Le nom des Brézal "tombe en quenouille" ( = pas d'héritier mâle), passant aux mains des Kersauson, puis tombant à nouveau en quenouille, des Tinténiac[19] (famille originaire du château de Quimerc'h en Bannalec). Pendant la Révolution française, le château de Brézal est vendu comme bien national.
  • La liste des archives concernant Brézal est aussi fournie[20].
  • Les prééminences et droits honorifiques de la seigneurie de Brézal sont précisés sur un autre site[21] ; la vénerie de Brézal est aussi précisée[22].
  • Les suzerains des seigneurs de Brézal sont également présentés[23].

Vendu comme bien national pendant la Révolution française, le château est acheté le 11 thermidor an IV (30 juillet 1796) par Jean-Isidore Radiguet[24] de Landerneau qui, avec ses associés, y installe une filature. Par la suite il est revendu en 1814 à Joseph-Pierre-André Malin, capitaine de vaisseau domicilié à Toulon, dont la fille Joséphine Malin, épousa M. Dodin du Breuil, qui habitait le château de Trébodennic en Ploudaniel et devint maire de Plounéventer de 1830 à 1834, avant de devenir la propriété en 1849 de Guillaume Le Roux, négociant en toiles et banquier à Landivisiau, lequel démolit l'ancien château pour construire le château actuel[25]. Une de ses descendantes, Clara Le Roux, épousa Vincent Huon de Pénanster, qui fut lui aussi maire de Plounéventer entre 1971 et 1979; en 1979, le couple revendit la propriété, alors divisée en deux lots, l'un comprenant le château et son parc, l'étang, le colombier et le moulin, acquis par un traiteur-restaurateur, l'autre la majeure partie des bois et la chapelle.

Brézal vers 1896 (héliogravure de Yan' Dargent

Un tableau de 1843 représentant le château de Brézal est consultable sur un site Internet[26].

« Brézal se composait de trois corps de logis inégaux, accolés en ligne droite. Le plus important était un grand pavillon à trois étages, coiffé de combles mansardés. Le bâtiment situé à l’est semblait être l’ancien manoir gothique. Quelques lucarnes de pierre coupaient les toitures, mais le château, quoique assez vaste, n’avait rien d’imposant, et sa seule partie monumentale était le long bâtiment bas qui en formait l’aile gauche, avec sa décorative série de treize lucarnes à frontons ouvragés. Une ferme, un grand jardin aux parterres "en broderie", un portail décoré sur ses piliers d’urnes de granit et flanqué de pavillons, une levée, des bois, composaient à la résidence du marquis de Kersauson un cadre plein d’agrément[27]. »

La chapelle du château, construite en 1553 par Guillaume de Brézal, devint l'église tréviale de Pont-Christ-Brézal, dépendant de la paroisse de Ploudiry jusqu'à la Révolution française ; elle est désormais en ruines et fait partie de la commune de La Roche-Maurice[28].

« Les veillées de Brézal »[modifier | modifier le code]

À la fin du XVIIIe siècle, Brézal abrite un salon de poètes dont les réunions sont connues sous l'appellation de « veillées de Brézal »[29], qui reçoit notamment l'abbé de Boisbilly[30]. Louis Le Guennec en parle en ces termes :

« Au dix-huitième siècle, le château de Brézal devint le séjour des grâces et des muses. Les châtelains se plaisaient à y réunir une société élégante et choisie qu'égayait la verve aimable des abbés de Querbeuf[31], de Pentrez[32] et surtout de Boisbilly[33]. »

Cette société élégante, qui comprenait aussi le docteur Savary[34], était réunie par les maîtres des lieux, Jacques-Gilles de Kersauson et sa femme Bonaventure-Julienne de Brézal, au début du XVIIIe siècle, puis par leur héritier Jean-Jacques de Kersauson[35] et son épouse Marie-Renée de Kerampuil.

Daniel Louis Olivier Miorcec de Kerdanet, dans sa Biographie bretonne manuscrite[36] en parle en ces termes :

« Là venaient tour à tour et quelquefois ensemble les abbés de Querbeuf, de Pentrez et d'autres poètes aimables. On y faisait tous les soirs de petits vers de société, des chansons, des épîtres, des romances, mais jamais d'épigrammes. Les jeunes châtelains de Brézal inspirèrent souvent à notre aimable abbé [l'abbé de Boisbilly] des vers aussi faciles, aussi légers, aussi délicats que ceux de Chaulieu, de Chapelle ou de Bachaumont. »

Le moulin de Brézal[modifier | modifier le code]
Le moulin de Brézal en 1868 (dessin de Félix Benoist)

Une inscription en caractères gothiques apposée sur le moulin révèle qu'en 1520 Guillaume de Brézal et Marguerite Les Séneschal, seigneurs de Brézal, font réaliser l'étang et le moulin « au dyvis de Ichiner Garric »[37]. Louis Le Guennec évoque ainsi la construction du moulin de Brézal en 1520 :

« Jaloux d'imiter l'exemple de son suzerain[38], le seigneur de Brézal, dix ans plus tard, se construisait un moulin sur les plans de l'architecte Eguiner Garric, au pied de la colline qui portait son château, en face de la chapelle de Pont-Christ. Celle-ci n'est plus qu'une ruine, d'ailleurs charmante, mais son romantique voisin demeure à peu près intact, tel que Guillaume de Brézal et Marguerite Le Sénéchal, sa femme, l'avaient fait élever en 1520, derrière la chaussée qui retient l'étang célébré par le spirituel abbé de Boisbilly, aux rives duquel Yan' Dargent a cueilli ses meilleures inspirations sylvestres, et dont l'existence en amont de leur ville hantait jadis le sommeil des boutiquiers de Landerneau de rêves catastrophiques[39]. »

Ma vank chauser ar stank Brezal !
Landernez, pakit ho stal
("Si la chaussée se rompt
Landernéens, faîtes vos paquets !")[40]

Ce texte s'explique par une rupture catastrophique de la digue de l'étang survenue au XVIe siècle et qui explique que par la suite les seigneurs de Brézal gardèrent un cheval scellé en permanence afin d'avertir au plus vite les habitants de Landerneau en cas de nouveau risque de rupture de la digue.

Le moulin de Brézal a été aussi étudié par André Croguennec, voir son site Internet[41].

Le manoir et la seigneurie de Mézarnou[modifier | modifier le code]

Généalogie simplifiée de la famille de Parcevaux[modifier | modifier le code]

Mézarnou est depuis au moins le XIe siècle le fief de la famille de Parcevaux (leur devise est : S'il plaist à Dieu) : la première trace dont l'histoire a gardé le souvenir date de 1091, année où Pierre André de Parcevaux épouse Sybille de Trogoff. La famille de Parcevaux reste seigneur de Mézarnou jusqu'à ce que ce fief "tombe en quenouille" lors du mariage de Françoise de Parcevaux avec René Barbier, du château de Kerjean, en 1630. Parmi les plus connus des membres de la famille de Parcevaux, reconnue d’extraction noble en Bretagne, par arrêté du 12 avril 1669[42], qui furent seigneurs de Mézarnou, on relève[43] :

Par la suite :

  • Jehan II de Parcevaux, vivant en 1360, comparut aux montres de Bertrand Du Guesclin à Pontorson, Bourges et Conches en 1371[44], ratifia le traité de Guérande en 1381[45], et fut capitaine de Lesneven en 1395 et 1402[46].
    • Son fils, Tanguy de Parcevaux épousa en 1392 Adélice de Kerlouan.
      • Leur fils, Alain de Parcevaux, décédé après 1434, fut secrétaire du duc de Bretagne Jean V et capitaine de Lesneven. Il épousa Isoline de Kerlouan.
        • Leur fils, François de Parcevaux se maria avec Jeanne de Prat-Hir.
          • Leur fils, Maurice de Parcevaux, décédé le 7 avril 1485, fut sénéchal de Léon en 1469 et se maria le 12 août 1472 avec Tiphaine Campir.
            • Leur fils, Yvon de Parcevaux, décédé en mars 1519, fut sénéchal de Léon. Il se maria avec Marie Kergroannec, puis en 1507 avec Jeanne de Kervern. Ce sont eux qui construisirent le manoir actuel de Mézarnou, achevé en 1525.
              • Leur fils [de Marie Kergroannec], Maurice II de Parcevaux, né en 1485, épousa Jeanne de Kerouanec, dame de Prat-Hir, et mourut en 1571. Il fut sénéchal de Léon et conseiller au Parlement de Bretagne.
                • Leur fils, Yves de Parcevaux, seigneur de Prat-Hir et conseiller au Parlement de Bretagne, décédé en 1558 avant son père, épousa le 20 mars 1554 Jeanne de Boutteville, dame du Faouët, dont il eut deux filles mortes en bas âge.
                • Son frère, Jehan de Parcevaux, conseiller au Parlement de Bretagne décédé en septembre 1581, qui recueillit sa succession, épousa Françoise de Kerlec'h, dame de Kerascoët.
                  • Leur fils, Hervé (prénommé aussi, à tort, Vincent dans de nombreux textes[47]) de Parcevaux, épousa en secondes noces en 1591 Renée de Coëtlogon, née le 28 mars 1562 à La Trinité-Porhoët et décédée en 1624, veuve de Lancelot Le Chevoir, originaire de Prat (dans l'actuel département des Côtes-d'Armor) et propriétaire dans cette paroisse du manoir de Coadealan[48].

Par ailleurs, François de Parcevaux, deuxième fils d'Yvon de Parcevaux et de Jeanne de Kervern, est archidiacre d'Ac'h, chanoine, vicaire général du Léon et recteur de Plounéventer et de Plouguerneau[49]. Il décéda en 1562 et fut enterré dans la cathédrale de Saint-Pol-de-Léon[50].

Le pillage de 1594 et l'enlèvement de Marie Le Chevoir en 1595[modifier | modifier le code]
L'escalier du manoir de Mézarnou (dessin de 1905)

Le manoir de Mézarnou, entouré de douves, était au cœur d'un vaste domaine qui couvrait à l'origine 17 ha et était entouré d'un mur d'enceinte, fut pillé le 1er août 1594 par Yves du Liscouët pendant les guerres de la Ligue alors que son hôte, Hervé de Percevaux, et cousin d'Yves du Liscouët, le recevait à souper, tuant deux domestiques et violant, avec ses hommes, les femmes présentes[51]. Alain de Parcevaux, qui s'était « quelque peu mêlé aux agitations de la Ligue », désirait se ranger désormais sous la bannière royale d'Henri IV et comptait pour cela sur la médiation d'Yves du Liscouët[52] ; au lieu de cela, ce dernier le trahit en l'arrêtant, l'envoie en prison à Brest pendant deux semaines et il ne fut libéré qu'après le versement d'une forte rançon de 9 500 écus[53].

Article détaillé : Yves du Liscouët.

« Le soir du 1er août 1594, Yves du Liscouët vint donc à Mézarnou où il devait diner. Hervé de Parcevaux alla à sa rencontre jusqu'à Landerneau. Le souper fut gai et Du Liscouët ne cessa de témoigner de l'affection au seigneur de Mézarnou (...) Mais aussitôt le souper fini, au moment d'aller se coucher, il met la main au collet de son hôte et le fit prisonnier. Il fut enfermé avec les siens dans la petite salle est, contigüe à la salle à manger. Du Liscouët et ses gens se livrèrent alors au vol et au pillage. Connaissant la maison, il leur était facile de découvrir ce qu'il y avait d' intéressant. Ils emportèrent toute l'argenterie et ce qu'il y avait de précieux. Bien plus, ils pillèrent les églises de Plounéventer et de Lanneuffret, Plouédern et Trémaouézan emportant les croix, calices et ornements que ces paroisses avaient déposés à Mézarnou comme en lieu sûr. (...) Les soldats de Du Liscouët établis à Mézarnou y passèrent quinze jours à butiner, après que leur maître se fut taillé la part du lion, dans les biens de celui qui l'avait reçu en ami sus son toit hospitalier[54] »

Hervé de Parcevaux, sorti des prisons de Brest, dut remeubler sa maison au détriment de ses autres manoirs de La Pallue, Tihaudy et Kerascouet. Le château de Lézarnou avait à peine eut le temps de se relever de sa ruine qu'il reçut l'année suivante en juillet ou août 1595 une visite de Guy Éder de La Fontenelle.

Manoir de Mézarnou : la grande cheminée (dessin de 1905)

Louis-Guillaume Moreau raconte :

« Le sieur de Percevaux, seigneur de Mazarnou, (...) habitait un des plus beaux manoirs de l'évêché de Léon. (...) L'entrée de Mézarnou était alors défendue par deux petits pavillons où logeaient les gardes du château. À peine La Fontenelle eut-il fait connaître à ceux-ci son nom que (...) monsieur de Mézarnou vint le recevoir avec beaucoup d'empressement. (...) Le sieur de Mézarnou, après avoir fait entrer La Fontenelle dans la grande salle d'honneur située au rez-de-chaussée, fit conduire les gens de sa suite dans les cuisines et donna l'ordre de leur servir des rafaîchissements. La pièce (...) était éclairée par de grandes croisées de pierres, garnies extérieurement de forts barreaux de fer entrecroisés comme les grilles d'une prison. Le feu pétillait dans l'immense cheminée de la salle du manoir. Une longue table de chêne qui, suivant l'usage du temps, occupait le milieu de l'appartement, était déjà recouverte d'une nappe de toile d'une grande finesse, sur laquelle resplendissaient de superbes pièces d'argenterie et une riche vaisselle attestant la richesse des propriétaires du lieu[55]. »

Le manoir de Mézarnou vers 1900
Article détaillé : Guy Éder de La Fontenelle.

Guy Éder de La Fontenelle, trompant la confiance de son hôte, enleva par surprise Marie Le Chevoir, riche héritière, et fille d'un premier mariage de Renée de Coëtlogon, seconde épouse d'Hervé de Parcevaux, alors âgée de 9 à 12 ans selon les sources[56], qu'il emmena peut-être dans un couvent d'Ursulines à Saint-Malo (le fait est contesté) avant de l'épouser quelque temps plus tard, malgré son jeune âge bien avant ses 14 ans (âgée de 11 ans probablement) dans l'île Tristan[57].

Une gwerz, dont plusieurs versions différentes[58] existent d'ailleurs, dont certaines collectées par François-Marie Luzel, fait allusion à ces évènements[59]. Toutefois, un document datant de 1619[60], prétend que ce sont Hervé de Parcevaux et Renée de Coëtlogon qui « baillèrent prodvitoirement et livrèrent ladicte Le Chevoir de leur propre auctorité à Messire Guy Eder, sieur de La Fontenelle pour la luy faire espouser sans advis de parents ni décret de justice ». Est-ce par contrainte ou par nécessité, on ne le saura jamais[61]. De manière surprenante, Guy Éder de La Fontenelle réussit à se faire aimer de sa jeune épouse.

La paix revenue, Hervé de Parcevaux intenta en 1603 un procès à la veuve d'Yves du Liscouët. Dans sa requête il exposa toutes les circonstances du pillage et fit monter la valeur de ce qui avait été pris chez lui à la somme de 70 000 écus. Ce procès dura longtemps, puisque 20 ans après, on voit Françoise de Parcevaux, petite fille d'Hervé, s'en occuper encore[28].

« Un inventaire réalisé en 1603 pour quantifier les objets pillés neuf ans plus tôt en dit long sur les trésors que recelait le manoir. En voici quelques très brefs extraits : trois grands bahuts, 18 coffres façon de Flandres ou de Rouen, 36 chaises garnies de cuir, trois horloges sonnantes (technique inventée en 1550). Le manoir comportait dix chambres meublées chacune de deux lits à baldaquin, avec couvertures aux franges de fil d'or et d'argent. Trente-six grands chandeliers de cuivre étaient utilisés pour l'éclairage des chambres, et douze grands en argent pour la salle à manger. Dans les bahuts, on trouvait 80 coupes et 40 tasses en argent doré ainsi que deux coupes en or massif[62]. »

Le même inventaire fournit ces autres précisions intéressantes :

« Il nous montre autour du logis seigneurial en 1594 une « demi-douzaine de grands bœufs pour engraisser », 18 vaches à lait, « quinze ou seize taureaux ou génisses » ; en outre, dans les prairies, dans les écuries, « 28 grands chevaux tous de service hors quatre poulains de deux ou trois ans » dont le moindre vaut 200 écus, plus six chevaux hongres servant à la charrue, huit cavales avec leurs poulains de lait, et de grands chevaux appelés étallons pour couvrir juments. Quant à la volaille, faut-il la compter ? « Trois ou quatre cents chapons et soixante-quinze coqs et poules d'Inde ». Et des greniers, des celliers, des caves qui regorgent ! « Cinq tonneaux de vin de Gascogne et deux de vin d'Anjou », « six ou sept tonneaux de froment, dix ou douze de seigle, quinze d'avoine et environ quatre tonneaux tant d'orge que de bled noir. Huit bœufs et sept pourceaux gras dans le charnier »[63]. »

Mézarnou depuis le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]
Le manoir de Mézarnou en Plounéventer vers 1910

Acheté en 1720 par Mathieu Poinconneau, maréchal héréditaire du Laonnais, (qui acheta aussi le château de Kergournadec'h en Cléder)[64], le manoir est loué en 1745 à Jacques Toullec[65], issu d'une famille de "julod" (paysans riches, également marchands de toiles), puis à Yves Abhervé-Guéguen, également un "julod", dont les descendants l'achètent en 1806[66]. Le manoir passe ensuite par alliance aux mains de la famille Martin, mais se dégrade progressivement dans le courant du XIXe siècle : le manoir de Kergréguen est par exemple construit en réutilisant une partie des pierres de la partie sud-est du manoir de Mézarnou.

En 1996, du fastueux manoir du XVIe siècle, il ne reste plus qu'un squelette de pierres rongé par le lierre et qui menace de s'écrouler ; la toiture et les planchers sont effondrés depuis plusieurs décennies, le manoir étant inhabité depuis le début de la décennie 1970. Les cuisines du manoir, épargnées par le temps, conservent deux cheminées colossales. Le nouveau propriétaire, Michel Kergourlay, a entrepris depuis 2001 la restauration du manoir de Mézarnou, désormais classé depuis le 9 avril 2002 par le ministère de la Culture[67].

Le manoir dans son état actuel est ainsi décrit :

« Le manoir se présente sous la forme d'un logis à cour fermée, dont le plan en équerre occupe les côtés nord et ouest. Ces 2 ailes s'articulent de part et d'autre d'une tour d'escalier passant d'un plan octogonal à un plan carré. Une tourelle circulaire, en encorbellement dans la partie supérieure dessert une chambre haute à feu. L'escalier principal en vis, en granit, par sa mise en œuvre très soignée, est un des éléments majeurs de la demeure. Le décor des façades sur cour, de style gothique flamboyant, est particulièrement riche sur la façade de l'aile nord, réservée à l'habitation seigneuriale[68]. »

En juillet 2010, 600 descendants des Parcevaux se sont réunis au manoir pour une grande fête de famille.

Le moulin de Penhoat (le "bout du bois"), était le moulin banal du domaine de Mézarnou. Sa chaussée retenait un étang de 9 hectares, grand quatre fois celui de l'étang de Brézal, mais désormais asséché. Le moulin ne fonctionne plus depuis 1943[69].

D'autres manoirs ont existé au Moyen Âge à Plounéventer comme ceux de Coat-Lestrémeur (famille Coëtivy), Locmélar (famille Poulmic), Kergréguen et Kerandy (famille Keraoul, puis Parcevaux), Le Léthy (famille Audren), Brézalou, Kereozen (famille Keryvon), Kerinizer, Kerider, Kerizien, Lanrin, etc.[70]

L'activité toilière : les "juloded"[modifier | modifier le code]

Dès le XVe siècle, Plounéventer est un centre important de l’artisanat de la toile de lin, répandue dans une bonne partie du Pays de Léon, dont l’apogée se situe vers 1680. Un groupe de marchands prend alors en main non seulement tout ce qui touche à la toile, mais aussi le gouvernement de la fabrique paroissiale appelé aussi le “corps politique”[71].

La richesse des "Juloded" ("marchands toiliers") est telle que plusieurs familles construisent ou achètent de véritables manoirs comme la famille Soubigou qui construit le manoir de Kergréguen, la famille Abhervé-Guéguen (François Abhervé-Guéguen, marié en 1670 à Plounéventer avec Marie-Anne Urvoas et décédé le 23 février 1713 à Kergroas ; son fils François Abhervé-Guéguen, marié le 16 février 1699 avec Marie Le Roux ; leur petit-fils Yves Abhervé-Guéguen, marié le 7 juillet 1744 à Plougar avec Marguerite Pinvidic, habitent le manoir de Mézarnou où il est décédé le 8 octobre 1781; un autre petit-fils, Jean Abhervé-Guéguen, né le 23 mars 1752 à Plounéventer, lui aussi fabricant et marchand de toiles, fut maire de Plounéventer entre 1810 et 1825).

« Le "julod" le plus caractéristique du XIXe siècle (...) est sans doute François-Louis Soubigou, de Plounéventer (...). Élève du collège du Kreisker de la quatrième à la seconde, « propriétaire et entrepreneur de travaux publics », il fut député en 1848, sénateur de 1876 à 1894 et mourut à Mescloagen en Plounéventer. Son orgueil de "julod" s'aggravait de la superbe léonarde. D'époque immémoriale, le Léon, qui n'avait pas admis que le chef-lieu du département fut à Quimper au lieu de Landerneau, accablait la Cornouaille de son mépris. Soubigou, en un temps où les Bigoudens n'avaient pas encore enfourché le Cheval d'orgueil, s'était donné pour tête de turc au Conseil général le député Arnoult, président du comice agricole de Pont-l'Abbé. Arnoult défendait la race pie noire cornouaillaise, dont il aurait voulu faire la vache laitière et beurrière officielle de la Basse-Bretagne. Soubigou tenait pur la race froment du Léon, croisée avec les Durham. Arnoult demandait que le Concours agricole continuât d'avoir lieu à Quimper, Soubigou opinait pour Brest[72]. »

Article détaillé : Julod.

Une paroisse divisée en "cordelées"[modifier | modifier le code]

Toussaint Charruau, qui fut recteur de Plounéventer à partir de 1635 et mourut en 1665, qui était aussi chanoine de Léon et archidiacre de Kemenet-Ily, fonda la chapellenie de Bourlogot qui subsista jusqu'en 1883[13].

Entre 1690 et 1692, une série de procès opposa le conseil de fabrique de la paroisse de Plounéventer et celui de la trève de Saint-Servais, ce dernier refusant de financer une partie des charges de la paroisse-mère : Plounéventer gagna le premier jugement devant la Cour royale de Lesneven, mais Saint-Servais gagna en appel devant le Parlement de Bretagne[13].

Avant la Révolution française, la paroisse était divisée en cinq cordelées ou confréries dénommées Bourg, Brézalou, Loc-Mélar, Saint-Derrien et Saint-Servais. Selon un curé de Plounéventer en 1790, « il faudrait sept prêtres pour faire le service, trois pour le Bourg et Brézalou, un pour Saint-Derrien et deux pour Saint-Servais afin d'assurer une messe tous les dimanches et fêtes »[73].

Des précisions concernant chaque curé de Plounéventer depuis 1318 jusqu'en 1982 sont consultables sur un site Internet[13].

Le recteur de Plounéventer décrit ainsi sa paroisse en 1774 :

« J'ai trouvé 633 feus ou ménages desquels il y a de riche le château de Brézal et celui de Keryvon, 16 ménages riches selon le païs, à être dans le cas de donner 1 200 à 1 500 livres de dot à chaque enfant ; 211 ménages aisés, qui n'ont pas, à une moitié près, la fortune des premiers ; 310 ménages pauvres (...) qui en santé ne mendient pas, mais qui, pour peu qu'ils aient des infirmités, sont dans l'obligation de le faire ; 94 ménages de mendiants qui peuvent donner un nombre de 200 personnes qui mendient, desquels il y a plus de la moitié qui sont des enfants. (...)[74] »

Révolution française[modifier | modifier le code]

Le 1er avril 1789, la paroisse de Plunneventer est représentée par deux délégués, Jean Drezen et Jean-Thomas Rozec, lors de l'assemblée de la sénéchaussée de Lesneven chargée de rédiger son cahier de doléances ; celui-ci, dans son article 65, demande « d'ériger Saint-Derrien et Locmélar en succursales de Plounéventer »[75].

Un prêtre de Plounéventer, Bolloré, signe en 1790 la protestation du clergé du Léon contre la Constitution civile du clergé[76].

Le 21 mars 1793, interrogé par le Comité de sûreté local, des témoins déclarent :

« Michel Kerbaol, domestique chez Tanguy Le Roux, de Kérolland en Plouédern, qui a déclaré qu'environ deux cents personnes de Plounéventer, tous armés de fusils et de faucilles, en passant par Kérolland l'avaient forcé à se mettre en route avec eux pour aller à Plabennec, mais qu'il n'était allé que jusqu'au moulin de Luchan, ayant trouvé moyen de s'échapper, parce qu'on marchait sans chef et sans surveillans, qu'il s'était armé d'un fusil parce qu'on le lui avait commandé. (...) Gabriel Gestin, du Rest en Ploudaniel, dit que plus de trois cents personnes passèrent devant sa maison ; elles étaient, dit-on, de Plounéventer, Saint-Servais, Plougar, que plusieurs entrèrent chez lui et le forcèrent à les suivre et à s'armer de sa faucille sous peine d'être tué. (...) Le comité se consulte ensuite s'il y a lieu de faire abattre les clochers où le tocsin a sonné ; on ajourne la question[77]. »

Plusieurs habitants de la commune ont en effet participé à la bataille de Kerguidu le 24 mars 1793 et ont, pour cette raison, risqué la guillotine. Plounéventer fit partie, avec Plouguerneau, Ploudaniel, Guissény et Kerlouan, des communes condamnées à payer chacune 40 600 livres de dédommagement pour s'être rebellée[78]. Statues, croix et armoiries furent aussi saccagées pendant la Terreur.

Jacques Cambry dans son Catalogue des objets échappés au vandalisme dans le Finistère : dressé en l'an III[79] dresse le 21 brumaire an III (13 novembre 1794) la liste des biens abandonnés au château de Brézal par l'« émigré Tinténiac »[80] : on y trouve entre autres « un télescope en cuivre d'un pied cinq pouces sept lignes de longueur, de trois pouces de diamètre », un joli microscope, un globe céleste, « une boîte contenant des fragmens de minerais », des gravures, des desseins, des tableaux assez précieux (dont la liste est fournie), etc. Ses livres sont envoyés à la bibliothèque de Lesneven.

Le 30 vendémaire an VII (21 octobre 1798), Ambroise Le Cann, curé, qui avait été prêtre réfractaire entre 1792 et 1795 tout en restant clandestinement dans sa paroisse, est assassiné dans son presbytère, probablement par son bedeau.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Du fait du suffrage censitaire, Plounéventer est dominée par les Julods, membres des familles de marchands toiliers du Haut Léon, qui contrôlent la mairie jusqu’au lendemain de la Première Guerre mondiale.

En 1826, une épidémie de fièvre typhoïde sévit à Plounéventer : par exemple, six enfants de la famille Soubigou, habitant le manoir de Kergréguen, meurent en l'espace de trois semaines[81].

Le 12 décembre 1846, le conseil de fabrique accepte une fondation faite par M. Souffès-Desprès, percepteur à Plounéventer, à son bénéfice. L'argent de cette fondation servit à acheter quelques objets pour l'église, mais l'essentiel de la somme fut volée vers 1847 au trésorier du conseil de fabrique qui la conservait chez lui ; la "maison des Rosiers", habitée par ce percepteur, servit par la suite de maison d'école[13].

Le 18 septembre 1854, les sieurs François-Paul André et Isidore Huyot, minotiers à La Roche-Blanche en Plounéventer, acquièrent pour 15 ans les droits d'utilisation du brevet détenu par un certain sieur d'Heurle « pour un four circulaire propre à la cuisson du pain,avec âtre mobile (...), avec foyer indépendant et tuyaux répandant la chaleur en dessous, sur les côtés et au-dessus de la partie destinée à la cuisson »[82].

Lors de la bataille de Montebello (1859), Charles Grall, né le 13 août 1836 à Plounéventer, est blessé, ayant reçu un coup de feu à la cuisse gauche[83].

Le 12 mai 1867, une Mission est organisée à Plounéventer ; 1 300 communions sont distribues la première semaine, 1 600 la seconde. Le calvaire qui se trouve au milieu du cimetière est édifié en cette occasion.

Pendant la guerre de 1870, 28 soldats originaires de la commune de Plounéventer sont morts pour la France. Un bataillon de la garde nationale fut constitué, avec des jeunes gens venant aussi de Bodilis et de Saint-Servais, qui alla séjourner au camp de Conlie dans ds conditions très difficiles[13].

Entre 1872 et 1874, la restauration de l'église paroissiale fut en partie financée grâce à une fondation faite par Mme Le Roux de Brézal au bénéfice du conseil de fabrique. Cette même fondation permit aussi la construction du nouveau presbytère en 1882[13].

A la demande de l'évêque de Quimper, des moines bénédictins de l'Abbaye Sainte-Marie de la Pierre-Qui-Vire fondent le monastère de Kerbénéat (« maison de Benoît » en breton) en 1878 au lieu-dit Ker-an-Héré. Le couvent ouvre le 30 novembre 1878[84].

Le hameau de Kériouroux en Plounéventer est frappé par une épidémie de choléra en janvier 1886 : sur ses 39 habitants, 24 sont atteints et la maladie provoque deux décès le 7 janvier 1886, un couple de cultivateurs âgés de 60 et 58 ans[85].

On rapporte qu'autrefois, les chemins de Plounéventer étaient dans un état si lamentable que le dimanche, en hiver, pour se rendre au bourg à la messe du matin, on avait tout intérêt à se munir d' une boîte d'allumettes ou d'un briquet et d'une poignée de paille pour faire torche, sans quoi on risquait de s'enliser dans la vase ou de tomber dans un trou d'eau, et comme les bottes n'étaient pas encore en usage, il fallait changer de chaussures en arrivant au bourg[86].

Le journal Le Petit Parisien du 16 décembre 1895 écrit qu'une vieille paysanne de Plounéventer, Marie Quémeneur, avait si bien pris goût à conter des contes à M. Sauvé, qu'elle en dit jusqu'à son lit de mort et qu'elle trépassa tandis qu'elle narrait une histoire[87].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

L'église de Plounéventer en 1900

Les tensions religieuses au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le XXe siècle commence à Plounéventer par la Mission qui commença le 8 avril 1901 et dura 15 jours. On distribua 700 communions la première semaine et 1100 la seconde semaine.

Le 10 septembre 1902, les Sœurs du Saint-Esprit; qui étaient installées à Plounéventer depuis 1867, y tenant une école, furent expulsées en vertu de la Loi sur les congrégations. Le maire, Auguste Soubigou, leur donna asile dans sa propre maison. Une tentative de réouverture illégale de l'école catholique eut même lieu en janvier 1904[88].

Les moines bénédictins de Kerbénéat furent expulsés peu après, le 24 avril 1903[89] :

« La foule entoure le monastère, attendant l'arrivée du commissaire de police et du juge de paix. Quelques manifestations se produisent. Le conseil municipal de Plounéventer, ayant à sa tête M. Soubigou, maire, est arrivé pour exprimer au Père Abbé Bouchard les regrets de la population. Les notabilités des communes environnantes arrivent et vont saluer le Père Abbé. Toutes les routes sont gardées. Des paysans et des cyclistes surveillent l'arrivée des étrangers. Trois brigades de gendarmerie de Landerneau et Landivisiau ont reçu l'ordre de se tenir prêtres à accompagner le commissaire à l'abbaye. Une foule (...) a poussé des cris : « Vive la liberté ! Vivent les moines ! ». Les commissaires ont fouillé l'hôtellerie de l'abbaye et la ferme qui en dépend. Une nouvelle manifestation hostile a accueilli le départ des commissaires; des paysans étaient accourus au son de la cloche. Les paysans de Kerbénéat ont décidé de monter la garde jour et nuit dans l'abbaye. Le liquidateur Le Couturier est arrivé le 1er mai pour la levée des scellés[90]. »

Les moines, expulsés en avril 1903 par application de la Loi sur les congrégations, dite aussi Loi de 1901, partirent alors au Pays de Galles à Glynn-Abbey, puis à Noyadd-Wylin près de Cardigan ; les moines revinrent en France en 1919, s'installant provisoirement au château de La Douyë en Béthisy-Saint-Pierre (Oise) et revinrent le 21 novembre 1922 à Kerbénéat[91]. À partir de 1950, ayant acheté le domaine de Landévennec, les moines relevèrent la nouvelle Abbaye de Landévennec et quittèrent à nouveau Kerbénéat[92].

Le 5 mai 1906, Plounéventer est concerné par la querelle des inventaires : en vertu de la Loi de séparation des Églises et de l'État, le percepteur de Landivisiau vint ce jour-là dresser l'inventaire des biens d'église ; il se rendit au presbytère où le conseil de fabrique s'était réuni, mais il dut se retirer sans avoir opéré, le conseil de fabrique s'étant opposé à toute perquisition et lui ayant signifié qu'il défendrait tous les biens de la paroisse par tous les moyens en son pouvoir. Le percepteur voulut alors se rendre à l'église, mais la population accourue en toute hâte, à l'appel du tocsin, s'y était retranchée en verrouillant les portes. Le percepteur dut donc capituler, mais en partant, il promit de revenir avec les forces armées[13].

Achetée d'abord par un propriétaire privé, l'abbaye est rachetée en 1914 par l'évêché de Quimper[93].

Par ailleurs, entre 1910 et 1913, à plusieurs reprises, des demandes de création d'une voie ferrée allant de Landivisiau à Lannilis en passant par Bodilis, Plounéventer, Saint-Derrien, Saint-Méen et Lesneven furent effectuées, mais non suivies d'effer[94].

Les guerres du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Dortoir d'internés à Kerbénéat en 1916

Pendant la Première Guerre mondiale, les locaux de l'abbaye de Kerbénéat, qui n'étaient plus occupés par les moines car ils en avaient été expulsés, réquisitionnés par l' administration militaire, furent affectés comme camp à l'hébergement des prisonniers allemands, puis servirent de camp d'internement civil. Dix-huit photos prises en 1916 par Édoaurd Brissy illustrent la vie quotidienne dans ce camp d'internement et sont consultables[95].

Le monument aux morts de Plounéventer porte les noms de 44 personnes mortes pour la France dont 28 pendant la Première Guerre mondiale et 16 pendant la Seconde Guerre mondiale[96]. Parmi ces dernières, Joseph Louis Galliou, né le 2 septembre 1920 à Plounéventer, parachutiste au 2e régiment de chasseurs parachutistes, fut fusillé par les Allemands à Trédion (Morbihan) au lieu-dit Kerlanvaux le 15 juillet 1944 en même temps que six autres parachutistes et un paysan[97].

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Un récit de la Première Guerre mondiale et de l'Entre-deux-guerres à Plounéventer se trouve sur un site Internet[98].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Plounéventer[99]
Période Identité Étiquette Qualité
7 mars 1790 13 novembre 1791 Jean Soubigou    
13 novembre 1791 21 décembre 1791 Allain Quélennec    
21 décembre 1791 9 décembre 1792 Nicolas Soubigou   Fils de Jean Soubigou
9 décembre 1792 26 novembre 1795 (4 frimaire an IV) Jean Mével   Originaire du village de Lesvéoc
26 novembre 1795 1800 Dumoulier, puis Isidore Ollivier   Commissaires du pouvoir exécutif (maire suspendu)
1800 1804 Isidore Ollivier   Par la suite percepteur à Plounéventer jusqu'en 1840
1804 1808 Miossec    
1808 1810 Jean Abhervé-Guéguen   Originaire de Coat-Lestrémeur ; descendant d'une famille de "juloded"
1810 mars 1825 Jean Abhervé-Guéguen   Oncle du maire précédent ; habitait le manoir de Mézarnou
16 mars 1825 7 septembre 1830 Jean-Marie Soubigou   Fils de Nicolas Soubigou ; habitait le manoir de Kergréguen
7 septembre 1830 22 février 1835 Dodin du Breuil   Propriétaire du château de Brézal
22 février 1835 20 mars 1863 Yves Prigent    
20 mars 1863 1876 Joseph-Marie Soubigou   Fils de Jean-Marie Soubigou  ; habitait le manoir de Kergréguen
1876 septembre 1902 Jean-Pierre Soubigou   Frère de Joseph-Marie Soubigou ; révoqué en 1902 pour avoir soutenu les religieuses
septembre 1902 novembre 1910 Auguste-Marie Soubigou   Fils du sénateur François-Louis Soubigou
décembre 1910 9 juillet 1920 Auguste Boucher[100]   Petit-fils du sénateur François-Louis Soubigou et neveu d'Auguste-Marie Soubigou
9 juillet 1920 10 juin 1934 Jean-François Corre    
10 juin 1934 15 mai 1938 Jacques Le Cann   Meunier
15 mai 1938 1939 Hervé Roué   Né le 01/05/1892, à Plounévez Lochrist, sur l’ Ile.

Fils de François et de Quéré Marie Engagé volontaire dans l’ artillerie en 1913. Blessé en 1915 et 1917. Croix de guerre en 1917, il termine maréchal des logis. Médaillé militaire en 1934. Cultivateur, il travaille également à l’arsenal de Brest. Élu maire de Plounéventer le 10/06/1934, il refuse. Réélu maire en 1938, il démissionne au bout de 6 mois. + le 09/12/1944, à Landerneau, âgé de 52 ans, passage à niveau de la barrière de l’ étoile, par accident[101].

8 octobre 1939 17 mai 1945 Hervé Le Bras   Maire pendant l'Occupation allemande
17 mai 1945 12 décembre 1948 Jean-Louis Léost   Originaire de Kergroas
12 décembre 1948 21 mars 1971 Martin Labous    
21 mars 1971 16 mars 1979 Vincent Huon de Penanster   Vivait au château de Brézal
16 mars 1979 28 juin 1986 Pierre Jézéquel   Originaire de Traonien-Kerné
28 juin 1986 25 mars 1989 Jean-Pierre Simon    
25 mars 1989 24 juin 1995 Yves Cann    
24 juin 1995 17 mars 2001 Hélène Corre    
17 mars 2001   Philippe Héraud    

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Plounéventer Blason Parti : au premier d'azur à la jumelle d'or ployée, contre-ployée et jointe en abîme, accompagnée de deux fleurs de lys (inspirés du socle de la statue de saint Néventer) du même, au second d'or à une ombre d'épi de blé, à la tête de cheval de sable contournée (évoquant les activités agricoles), brochant sur l'épi ;
le tout sommé d'un chef d'argent chargé de cinq mouchetures d'hermine de sable
(rappelant l'appartenance à la Bretagne) ;
le tout enfermé dans une bordure d'argent chargée de trois chevrons d'azur
(qui rappellent le blason des Parcevaux).
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 562 3 884 2 417 2 334 2 630 2 754 2 810 2 884 2 796
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 748 2 794 2 877 2 927 2 921 1 903 1 879 1 942 1 907
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 827 1 785 1 827 1 823 1 832 1 839 1 785 1 823 1 531
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 466 1 303 1 310 1 416 1 498 1 483 1 659 1 684 2 003
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[102] puis Insee à partir de 2004[103].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution démographique de Plounéventer (sans Saint-Derrien à partir de 1881)[104]:
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881[105] 1886 1891 1896
2 562 3 884 2 417 2 334 2 630 2 754 2 810 2 884 2 796 2 748 2 794 2 877 2 927 2 921 1 903 1 879 1 942 1 907
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2009
1 827 1 785 1 827 1 823 1 832 1 839 1 785 1 823 1 531 1 466 1 303 1 310 1 416 1 498 1 483 1 752 1 843[106]
Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes[107]


Évolution démographique de Plounéventer (Saint-Derrien inclus)[104]:
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881[108] 1886 1891 1896
2 562 3 884 2 417 2 334 2 630 2 754 2 810 2 884 2 796 2 748 2 794 2 877 2 927 2 921 2 914 2 823 2 819 2 852
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2008 2009
2716 2 698 2 777 2781 2 735 2 740 2 677 2 638 2 290 2 134 1 937 1 904 1 998 2 029 2 050 2 468 2 586[106]
Nombre retenu à partir de 1968 : Population sans doubles comptes[107]

Commentaire : Même si l'on néglige les résultats du recensement de 1800 qui semblent aberrants, le commentaire de l'évolution démographique globale de Plounéventer doit inclure la population de Saint-Derrien, commune devenue indépendante en 1882. L'on constate alors une remarquable stabilité démographique pour l'ensemble de la période, donc sur 216 ans la population atteinte en 2009 étant quasi-identique à celle de 1793. Un modeste maximum démographique étant atteint en 1872 avec 2 927 habitants (soit un gain de 365 habitants en 79 ans entre 1793 et 1872), suivi ensuite d'une baisse importante et quasi-continue due à l'exode rural de 1872 jusqu'en 1975, année du minimum démographique, les deux communes réunies de Plounéventer et Saint-Derrien perdant 1 023 habitants pendant cette période (- 35 % en 103 ans). Un net redressement démographique s'est produit depuis, les deux communes gagnant ensemble 682 habitants entre 1975 et 2009 (+ 35,8 % en 34 ans) en raison de la périurbanisation liée à la proximité de villes comme Landerneau et Landivisiau.

Pour la période 1881-2009, un commentaire de l'évolution démographique de la seule commune de Plounéventer est possible : son maximum démographique est atteint en 1891 avec 1 942 habitants ; c'est en 1968 avec 1 303 habitants que le minimum démographique est atteint ( - 639 habitants entre 1891 et 1968, soit - 32,9 % en 77 ans) et le redressement démographique survenu depuis est de + 540 habitants entre 1968 et 2009, soit + 41,4 % en 41 ans. Plounéventer reste toutefois moins peuplé en 2009 qu'en 1882, première année où les statistiques n'incluent pas Saint-Derrien.

Désormais Plounéventer gagne des habitants aussi bien par immigration nette (+ 1,1 % l'an entre 1999 et 2008) que par excédent naturel (+ 0,8 % l'an entre 1999 et 2008). De 2000 à 2009 inclus, la commune a enregistré 251 naissances pour 110 décès. Le rajeunissement de la population a été spectaculaire ces dernières années les 0 à 19 ans forment en 2008 27,5 % de la population, les 65 ans et plus 14,7 % seulement[109].

Ce regain démographique s'explique par la prolifération des lotissements habités par des migrants pendulaires : de 1968 à 2008, le nombre des logements est passé de 306 à 673, faisant donc plus que doubler en 40 ans (dont 110 logements supplémentaires pour la seule période 1999-2008. Il s'agit essentiellement de pavillons (94,3 % sont des logements individuels en 2008) et essentiellement des résidences principales (93,8 % du total en 2008)[110].

Monuments[modifier | modifier le code]

  • Au Nord de la commune, dans le village de Kerilien ont été trouvés les vestiges d'une agglomération gallo-romaine assez importante d'où part un réseau de voies romaines. Elle faisait partie de la cité gallo-romaine des Osismes. On l'identifie souvent à Vorganium[111].
  • L' Église paroissiale Saint-Néventer[112] : l’église actuelle a connu de nombreuses réparations, particulièrement en 1659 ; une très importante rénovation fut aussi réalisée de 1872 à 1874. « L'église paroissiale, sous le patronage de saint Néventer, est un édifice moderne avec une flèche de 1766 ; le porche méridional, élevé en 1643, est orné de la statue du saint, en costume de chevalier, l'écu au bras et l'épée au poing, en mémoire d'un combat qu'il soutint, de concert avec saint Derrien, son compagnon, contre un dragon qui ravageait la région au IVe siècle »[113]. Le clocher est à deux galeries. Un bénitier date de 1659. Les autels datent du XIXe siècle : celui de la Sainte-Vierge de 1875, celui des Trépassés de 1876, celui de Saint-Joseph possède des niches consacrées à saint Éloi et saint Herbot. Le grand vitrail du chœur représente la Crucifixion et un autre la Transfiguration, dus tous les deux à Yan' Dargent ; un autre vitrail, qui représente la Fuite en Égypte a été offert par la famille Soubigou. L'église abrite aussi des statues de saint Néventer, saint Pierre et un Crucifix du XVIIe siècle[92].
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  • Le Manoir de Mézarnou (XVIe siècle)
  • La Chapelle de Locmélar, dédiée à saint Mélar, en forme de croix latine et de style Renaissance date probablement de 1564 si l'on en croit une inscription sur la pierre d'autel. Son chevet fut refait en 1724 et, tombée en ruines, elle a été progressivement restaurée à partir de 1982.
  • L' abbaye de Kerbénéat, édifiée en 1878, fut délaissée par les moines en 1950, mais reprise en 1977 par les Sœurs bénédictines du Calvaire de Landerneau[114].
  • Le château de Brézal actuel, construit au milieu du XIXe siècle, se trouve dans un parc de 10 hectares, parmi des grandes pelouses parsemées d'arbres. Il est utilisé pour des réceptions (location de salle, salle de mariage, salle de réception). La chapelle privée du château a un chevet à pans coupés et un clocher à galerie ; elle est dédiée à saint Guillaume et à sainte Claire et date du XIXe siècle. Un colombier, qui date du XVIe siècle, se trouve à proximité.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille Soubigou, une famille de "juloded", a fourni sept maires à Plounéventer, ainsi que deux sénateurs, deux députés, plusieurs conseillers généraux et une secrétaire d'État :
    • Jean Soubigou, né le 29 août 1734 à Ploudiry, décédé le 2 mai 1808 au manoir de Kergréguen en Plounéventer, fut le premier maire de Plounéventer. Marié le 19 février 1754 à Plounéventer avec Françoise Traouez.
      • Leur fils, Nicolas Soubigou, né le 28 décembre 1760 à Plounéventer, fut brièvement maire de Plounéventer en 1791-1792 ; en 1793, il joua un rôle notable à Lesneven pour calmer la révolte des paysans du Léon. Marié le 6 juillet 1784 à Plounéventer avec Renée Nicole Abhervé-Guéguen, c'est lui qui construisit le manoir de Kergréguen où il est décédé le 2 septembre 1810.
      • Un autre de leurs fils, Jean-Marie Soubigou, cultivateur et marchand-toilier, né le 7 mai 1787 à Plounéventer, décédé le 18 avril 1856 à Plounéventer, fabricant et marchand de toiles, fut fabricien et conseiller général. Marié le 9 novembre 1809 à Ploudaniel avec Marie-Yvonne Martin.
        • Leur fils, François-Louis Soubigou, né le 11 février 1819 au manoir de Kergréguen en Plounéventer, décédé le 17 février 1902 à Plounéventer, fut brièvement député en 1848, puis sénateur du Finistère de 1876 à 1894. Il fit ses études au collège de Saint-Pol-de-Léon, et se consacra ensuite à l'agriculture, étant entre autres éleveur de chevaux. Candidat du clergé, il fut élu, le 23 avril 1848, représentant du Finistère à l'Assemblée constituante, le 10e sur 15, avec 67 208 voix. Il siégea à droite, dans son pittoresque costume de paysan bas-breton, fit partie du Comité de la marine, et vota pour le bannissement de la famille d'Orléans, contre l'abolition de la peine de mort, contre l'impôt progressif, etc. Non réélu lors des élections législatives des 13 et 14 mai 1849, il retourna en Bretagne et ne reparut sur la scène politique qu'après 1870 et parvint à se faire élire sénateur le 30 janvier 1876. Il prit siégea à l'extrême droite légitimiste et catholique, toujours dans son costume bas-breton, et vota la dissolution de la Chambre demandée, le 23 juin 1877, par le ministère de Broglie. Il fut réélu le 25 janvier 1885, mais atteint par les fatigues de l'âge, ne fit plus que de brèves apparitions au Palais du Luxembourg. Il fut aussi conseiller général du canton de Landivisiau à partir de 1871[115]. Sa tombe, qui se trouve dans le cimetière de Plounéventer, porte son buste en costume de julod (marchand toilier) sculpté par Yann Larc'hantec[116].« François-Louis Soubigou est le "julod" le plus caractéristique du XIXe siècle » a écrit Yves Le Gallo[117]. Marié en 1846 avec Marie-Jeanne Prigent et remarié en 1851 avec Marie-Françoise Allançon.
          • Leur fils, Auguste-Marie Soubigou, né le 19 septembre 1852 à Plounéventer, décédé le 12 novembre 1910 à Plounéventer, marié le 18 septembre 1879 à Plounéventer avec Marie-Anne-Élisa Prigent, fut maire de Plounéventer de 1902 jusqu'à son décès.
          • Leur fille, Marie-Josèphe-Élisa Soubigou, née le 14 octobre 1854 à Plounéventer, se marie le 15 novembre 1879 à Plounéventer avec François Boucher, né en 1858.
            • Leur fils, Laurent Boucher, né le 29 novembre 1885 à Plounéventer, fut maire de Plounéventer entre 1910 et 1920. Élu maire âgé de 25 ans, il fut mobilisé pendant la Première Guerre mondiale et dut être temporairement remplacé dans ses fonctions pendant la durée de la guerre.
        • Joseph-Marie Soubigou (dit Job, autre fils de Jean-Marie Soubigou et Marie-Yvonne Martin), né le 27 février 1815 à Plounéventer, décédé le 3 juin 1876 à Plounéour-Trez, marié le 27 février 1846 à Plounéventer avec Marie-Anne Ollivier, fut maire de Plounéventer entre 1863 et 1876.
        • Jean-Pierre Soubigou (frère du précédent et de François-Louis Soubigou), né le 24 janvier 1828 à Plounéventer, décédé le 21 décembre 1905 à Plounéventer, entrepreneur de travaux publics, marié avec Marie-Françoise Baron, née le 3 juin 1832 à Saint-Thégonnec. Il fut maire de Plounéventer pendant 26 ans de 1876 à septembre 1902, date à laquelle il envoya sa démission au préfet du Finistère pour protester contre l'expulsion des religieuses, mais il fut alors révoqué.
          • Leur fils, Louis Soubigou (en fait François-Louis-Marie-Pacal Soubigou), né le 14 avril 1863 à Kergréguen en Plounéventer, décédé le 21 octobre 1914 à Lesneven, fut député du Finistère de 1912 à 1914. il fit ses études au collège de Lesneven, puis à l'Université catholique d'Angers et à la faculté de droit de Paris. Jeune encore, il fonda à Landerneau la « conférence Sainte-Anne », société d'études réunissant de jeunes militants catholiques (il fut président de l'Action catholique dans le Finistère pendant plusieurs années), et s'installa comme notaire à Lesneven, ville dont il devint maire entre 1900 et 1904 : il fut élu conseiller général du canton de Lesneven en 1897[118]. Le 10 mars 1912, lors d'une élection partielle, il est élu député de la 3e circonscription de Brest et réélu en mai 1914. Catholique fervent et disciple d'Albert de Mun, tout en étant inscrit dans les rangs des républicains progressistes, il milite pour la reprise des relations diplomatiques entre la France et le Vatican et siège à la Commission de l'agriculture. Son deuxième mandat est de courte durée en raison de son décès[119].
  • L'amiral Charles-Allain-Marie Berthelot, né le 4 mai 1874 à Plounéventer, décédé le 6 août 1949 à La Roche-Maurice, fut élève de l'École navale en 1889, lieutenant de vaisseau en 1902, commandant du contre-torpilleur Lansquenet entre 1911 et 1913, occupe des fonctions à l'état-major pendant la Première guuerre mondiale, commande en 1918 le croiseur Amiral-Aube, puis en 1920 le croiseur Ernest-Renan, enseigne à l'École navale, devient commandant du secteur de Bizerte en 1926, préfet maritime de Cherbourg en 1931-1932 et, à bord du croiseur Primauguet, commanda ensuite les forces navales françaises d'Extrême-Orient ; il termina sa carrière comme préfet maritime de Toulon entre 1934 et 1936[121].

Légende[modifier | modifier le code]

Une légende intitulée La belle et le Romain a été résumée ainsi :

« Le roi romain de Kerilien en Plounéventer, voulut épouser la très jolie fille d'Izur, un seigneur de Saint-Méen, qui n'avait aucune intention de la lui donner. La fille, guère plus enthousiaste à l'idée de ce mariage, fixa une condition au Romain : elle avait envie que la laine noire des moutons de son père devienne toute blanche pour qu'elle puisse en tisser sa robe de mariée. Si son prétendant sortait vainqueur de l'épreuve, elle lui accorderait sa main. Sans doute ignorant de la couleur naturelle des ovins armoricains, le Romain se mit bravement à la tâche. Penché sur son lavoir, il frotta, lava, frotta encore, et lava toujours, sous les encouragements sincères de sa belle. Tous les soirs, elle rentrait chez son père tandis qu'il continuait à frotter et à laver... On imagine le sourire de la rusée ! Après quelques semaines de ce régime, le Romain mourut d'épuisement et de désespoir sans que l'occupant pût reprocher quoi que ce fût à Izur et à sa fille[122]. »

Tableaux[modifier | modifier le code]

Yan' Dargent : Soir en Plounéventer (huile sur bois, Musée des beaux-arts de Vannes)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux de Bretagne : plus de 1200 noms expliqués, Christine Bonneton Éditeur,‎ 2004, 231 p. (ISBN 2-86253-283-5), p. 59-60
  2. M. Flagelle, "Notes sur l'existence de ruines près de Landerneau", Bulletin de la Société académique de Brest, 1868-1869, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2075318/f603.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  3. http://fr.topic-topos.com/plouneventer
  4. http://www.amis-st-mathieu.org/spip.php?article18
  5. Daniel Louis Olivier Miorcec de Kerdanet, "Lettre du 8 juin 1829", transcrite dans "Notice sur Ocismor", Lycée Armoricain, tome 14, année 1829, retranscrite par le chanoine Jean-Marie Abgrall, "Restes de l'établissement gallo-romain de Kerilien en Plounéventer", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k207682p/f381
  6. Autour de Kerilien en Plounéventer, http://www.le-finistere.org/phototheque/index.php?art=2010_05_kerilien
  7. http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Louis-elegoet-guide-la-visite-de-sites-historiques-_29204-avd-20110923-61322421_actuLocale.Htm
  8. Joël Favé, Kerilien, 1982
  9. Louis Pape, La Bretagne romaine, p. 86, éditions Ouest-France, Rennes, 1995, (ISBN 2737305314)
  10. Voir par exemple Jacques-Joseph Champollion-Figeac et Jean-François Champollion, "Bulletin universel des sciences et de l'industrie: Bulletin des sciences historiques, Antiquité, Philologie", tome 1, 1829, http://books.google.fr/books?id=_-0EAAAAQAAJ&pg=PA334&lpg=PA334&dq=Occismor&source=bl&ots=rKNpvWJOGd&sig=v_OZM3lbPhm8yYTF_7K1iINhFd0&hl=fr&sa=X&ei=HXRIT5eFI6qo0QWu0uWoDg&ved=0CEgQ6AEwBg#v=onepage&q=Occismor&f=false et Docteur Halléguen, "Voies romaines de la Cornouaille", "Bulletin archéologique de l'Association bretonne", 1857, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2074691/f260.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  11. Riok se serait par la suite retiré près de Camaret où il aurait vécu en ermite pendant 41 ans
  12. http://www.grandterrier.net/wiki/index.php?title=Sant_Neventer
  13. a, b, c, d, e, f, g et h http://www.plouneventer.fr/images/6__La_paroisse_de_Ploun_venter_et_ses_recteurs.pdf
  14. Décret n°11873 du Président de la République française en date du 15 mars 1882, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2141124/f701.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  15. http://www.annuaire-mairie.fr/monument-historique-plouneventer.html
  16. René Kerviler, "Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons. 6,BOURG-BROU", 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5816057v/f272.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  17. André Croguennec, "Généalogie plus détaillée du nom de Brézal", consultable http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/ge2-brezal.htm
  18. http://gw2.geneanet.org/jcbo?m=NG&lang=fr&n=de+brezal&t=N&x=16&y=1
  19. En raison du mariage le 23 mars 1775 de Marie-Yvonne-Guillemette-Xaverine de Kersauson de Brésal avec Hyacinthe-Joseph-Jacques de Tinténiac
  20. "Archives de Brézal", consultable http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/archives-brezal.htm
  21. http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/brezal-dh.htm
  22. http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/venerie.htm
  23. http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/Leon-Rohan.htm
  24. Jean-Isidore Radiguet, père de l'écrivain Max Radiguet, dont la famille était originaire du Calvados, fit le négoce des toiles et fonda par la suite en 1845 la "Société linière du Finistère"
  25. http://fr.topic-topos.com/chateau-de-brezal-plouneventer
  26. http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/chateau.htm
  27. Louis Le Guennec, "Nos vieux manoirs à légendes", cité par http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/chateau.htm
  28. a, b et c http://membres.multimania.fr/plouneventer/chateaux.htm
  29. Daniel Bernard, "Les veillées de Brézal", consultable http://www.hermine.org/simclient/integration/hermine/stream.asp?instance=incipio&BASEEID=INCIPIO_HERMINE&EIDMPA=COBB_A_1956_010_040_1
  30. Jean-Jacques-Archibald Provost de Boisbilly, né à Morlaix le 9 avril 1736, décédé à Quimper le 24 février 1786, fut chanoine de Quimper, vicaire général de Rennes, abbé commendataire du Tronchet
  31. Yves-Marie-Mathurin de Querbeuf, né à Landerneau le 3 janvier 1726, littérateur et historien, très versé dans la langue bretonne
  32. Charles du Cosquer de Pentrez, né à Brest, paroisse Saint-Louis, le 19 avril 1726, jésuite, devint prêtre réfractaire et émigra pendant la Révolution française ; décédé le 12 juillet 1802 au château de Lesquivit en Dirinon
  33. Louis Le Guennec, '"Nos vieux manoirs à légendes", page 203
  34. Jacques Savary, médecin né à Brest et décédé dans cette ville le 5 août 1768, également poète
  35. Marie-François-Gilles de Kersauson, frère de Jean-Jacques de Kersauson, épousa Suzanne-Augustine de Coatanscours et devint ainsi seigneur du château de Kerjean.
  36. Maurice de Kerdanet, "Biographie bretonne manuscrite", cité par Daniel Bernard, "Les veillées de Brézal, consultable http://www.hermine.org/simclient/integration/hermine/stream.asp?instance=incipio&BASEEID=INCIPIO_HERMINE&EIDMPA=COBB_A_1956_010_040_1, qui cite de nombreux exemples de la production littéraire des « veilles de Brézal »
  37. http://fr.topic-topos.com/moulin-de-brezal-plouneventer
  38. Jean, vicomte de Rohan, qui fit construire un moulin-prison sur le pont de Rohan à Landerneau en 1510.
  39. Louis Le Guennec, Journal Ouest-Éclair n°10181 du 29 septembre 1929, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6579386/f4.image.r=Dirinon.langFR
  40. Journal Ouest-Éclair n°10181 du 29 septembre 1929, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6579386/f4.image.r=Dirinon.langFR
  41. http://andre.croguennec.pagesperso-orange.fr/moulin-brezal.htm
  42. http://parcevaux.org/nouvelles/preuves-de-noblesse/1669-reformation-de-la-noblesse-de-bretagne-2/
  43. http://gw4.geneanet.org/parcevaux
  44. Dom Morice, Preuves I, col. 1650-1654
  45. Dom Morice, Preuves II, col. 277.
  46. M. de Kerdanet, Histoire de Lesneven, 1825, p. 13
  47. Par exemple Louis-Guillaume Moreau, "Le Brigand de la Cornouailles, chronique bretonne sous la Ligue", 1860, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5695491p/f16.image.r=M%C3%A9zarnou.langFR
  48. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-coadelan-facade-arriere-prat
  49. Chanoine Paul Peyron, "Le culte de la très Sainte Vierge dans le diocèse de Quimper", 1914, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5814658q/f66.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  50. "La paroisse de Plounéventer et ses recteurs", consultable http://www.plouneventer.fr/images/6__La_paroisse_de_Ploun_venter_et_ses_recteurs.pdf
  51. Arthur Le Moyne de La Borderie, "Le Pillage du château de Mézarnou en 1594. [Signé : A. de La Borderie. Suivi de la requête de Hervé Percevaux, seigneur de Mézarnou.]", 1860
  52. Jean Lorédan, "La Fontenelle, seigneur de la Ligue", La Nouvelle Revue, janvier 1926, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1125719/f51.image.r=M%C3%A9zarnou.langFR
  53. Pillage du manoir de Mézarnou par Du Liscouët, consultable http://www.skoluhelarvro.org/culture-bretagne/batailles/detail.php?id=244
  54. J. Baudry, "La Fontenelle le ligueur et le brigandage en Basse-Bretagne pendant la Ligue : 1574-1602", 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038234/f113.image.r=M%C3%A9zarnou.langFR
  55. Louis-Guillaume Moreau, "Le Brigand de la Cornouailles, chronique bretonne sous la Ligue", tome 2, 1860, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5695491p/f15.image.r=M%C3%A9zarnou.langFR
  56. Jean Lorédan, "La Fontenelle, seigneur de la Ligue", La Nouvelle Revue, janvier 1926, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1125719/f44.image.r=M%C3%A9zarnou.langFR
  57. Louis-Guillaume Moreau, "Le Brigand de la Cornouailles, chronique bretonne sous la Ligue", 1860, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5695491p/f4.image.r=M%C3%A9zarnou.langFR
  58. J. Baudry, "La Fontenelle le ligueur et le brigandage en Basse-Bretagne pendant la Ligue : 1574-1602", 1920, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5038234/f183.image.r=M%C3%A9zarnou.langFR
  59. François-Marie Luzel, "Chants populaires de la Basse-Bretagne, De Kerdradraon et de la Villeneuve", consultable http://fr.wikisource.org/wiki/Chants_populaires_de_la_Basse-Bretagne/De_Kerdadraon_et_de_La_Villeneuve?match=br
  60. Archives départementales des Côtes d’Armor, 53 J 11
  61. http://www.infobretagne.com/fontenelle.htm
  62. Cité par Didier Déniel dans un article paru dans le journal Le Télégramme n°20723 du 15 février 2012
  63. Jean Lorédan, "La Fontenelle, seigneur de la Ligue", La Nouvelle Revue, janvier 1926, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1125719/f47.image.r=M%C3%A9zarnou.langFR
  64. Fons de KORT, Mésarnou en Plounéventer, Quimper, SFHA, 1981
  65. Le total de ses biens estimé lors de l'inventaire après décès s'élève à 9680 livres dont 4700 de toiles et fils, consultable http://www.freewebs.com/marcgenealogiste/marguerite-pinvidic-epouse-yves-abervegueguen.html
  66. http://fr.topic-topos.com/manoir-de-mezarnou-plouneventer
  67. Didier Déniel, Journal Le Télégramme n° 20723 du 15 février 2012
  68. http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/manoirs-finistere-manoir-a-plouneventer-manoir-de-mezarnou.html
  69. http://fr.topic-topos.com/moulin-de-penhoat-plouneventer
  70. http://www.plouneventer.fr/images/13.Manoirs_et_familles_nobles.pdf
  71. http://www.plouneventer.fr/histoire.htm
  72. Yves Le Gallo, "Une caste paysanne du Haut-Léon : les « Juloded »", Congrès de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, 1981, consultable http://bgv.free.fr/genealogie/docs/juloded.pdf
  73. Lettre de M. Le Cam, curé de Plounéventer, au district de Lesneven, cité par "La paroisse de Plounéventer et ses recteurs", consultable http://www.plouneventer.fr/images/6__La_paroisse_de_Ploun_venter_et_ses_recteurs.pdf
  74. Enquête sur la mendicité dans le Léon ordonnée en 1774 par Mgr de La Marche
  75. Jules Madival et Émile Laurent, "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 3, 1879, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49518d/f500.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  76. René Kerviler, " Répertoire général de bio-bibliographie bretonne. Livre premier, Les bretons. 4,BLI-BOU", 1886-1908, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k58160499/f278.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  77. Abbé Paul Peyron, "Documents touchant l'insurrection du Léon en mars 1793", 1902, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5656046p/f36.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  78. Charles-Laurent Marie, "Histoire de la Bretagne républicaine depuis 1789 jusqu'à nos jours", 1875, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57656266/f151.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  79. Jacques Cambry, "Catalogue des objets échappés au vandalisme dans le Finistère : dressé en l'an III", réédité en 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k110459s/f174.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
  80. Il s'agit de Hyacinthe-Joseph-Jacques de Tinténiac, l'époux de Marie-Yvonne-Guillemette-Xavière de Kersauson, les derniers seigneurs de Brézal
  81. http://fr.topic-topos.com/croix-de-kergreguen-detail-plouneventer
  82. Bulletin des Lois de la République française, juillet 1855, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k486135m/f359.image.r=Ploun%C3%A9venter.langFR
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