La Remuée

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La Remuée
La mairie.
La mairie.
Blason de La Remuée
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Le Havre
Canton Saint-Romain-de-Colbosc
Intercommunalité Communauté de communes de Saint-Romain-de-Colbosc
Maire
Mandat
Olivier Haas
2014-2020
Code postal 76430
Code commune 76522
Démographie
Population
municipale
1 327 hab. (2011)
Densité 189 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 43″ N 0° 24′ 15″ E / 49.5286, 0.4042 ()49° 31′ 43″ Nord 0° 24′ 15″ Est / 49.5286, 0.4042 ()  
Altitude Min. 103 m – Max. 135 m
Superficie 7,03 km2
Localisation

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Liens
Site web www.laremuee.com

La Remuée est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime en région Haute-Normandie.


Géographie[modifier | modifier le code]

C'est à 8 km du pont de Tancarville, 18 km du pont de Normandie, et 20 km du Havre que ce petit village de Normandie se trouve il est donc assez proche de l'autoroute A29.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'entre deux guerres à La Remuée Période 1925-1936 :


EXTRAIT DU LIVRE "Deux siècles de musique populaire dans le canton de Saint Romain de Colbosc" AUTEUR: Michel AUVRAY EDITEUR: BERTOUT

"Alexandre Morin avait seize ans lorsqu'il entra en musique. Je ne peux me résoudre à utiliser une autre formulation tant la Musique fut pour lui un véritable sacerdoce. Je crois qu'il ne pouvait concevoir la vie sans la musique; elle faisait partie de son être.

Dès 1907, il entra à la Société Musicale d'Harfleur alors dirigée par M.Duminy. Pendant quatre ans, il va acquérir une base musicale sérieuse et en 1911, lorsqu'il sera appelé sous les drapeaux au 74ème R.I., c'est bien entendu dans la musique du régiment qu'il fera son service. Pendant trois ans - c'était la durée du service militaire à cette époque,- ses connaissances musicales et sa maîtrise instrumentale au cornet à pistons vont s'affirmer, lui faisant espérer un rôle de premier plan dans la fanfare de son pays. Mais son retour à Harfleur va se trouver quelque peu différé : ses trois ans de service auraient dû se terminer... en 1914! Il ne rentrera dans ses foyers qu'en 1918, après quatre ans de guerre passés dans différentes unités.

Il retrouvera très vite sa société de musique après sept années d'absence. Sur une photographie de la Société Musicale d'Harfleur datée de septembre 1919, on le voit tout en haut à gauche.

En 1922, Alexandre Morin s'installe à La Remuée. Coup dur pour un musicien. Pendant plusieurs années, le temps de se faire de nouvelles connaissances, il va ronger son frein.(Ceux qui ont bien connu le magasin de La Remuée où Alexandre vendait et réparait des vélos vont sûrement penser - mais ils ont tort - que j'ai voulu faire un bien vilain jeu de mots). C'est sans doute vers 1926 que n'y tenant plus, il entreprend de faire étudier le solfège à certains Rémotais. Après le solfège, l'instrument. Les musiciens devaient se le procurer, car aucune trace de subvention exceptionnelle n'apparaît dans les registres municipaux de La Remuée. Toutefois, il n'est pas impossible que certains mécènes aient aidé les jeunes musiciens.

En 1927, une société était constituée, qui prit le nom de Fanfare de La Remuée; du moins, c'est à cette date qu'une bannière fut offerte par Madame Aline Paris (née Baillobay et dont la fille Aline avait épousé Emile Dégenétais devenu à cette époque maire de Rogerville). Aucune nouvelle association n'ayant été déclarée à la sous-préfecture, on peut raisonnablement penser que cette musique était l'une des activités de "L'Amicale de La Remuée, association déclarée le 9 mars 1922 et dont l'objet mentionné était "Relations amicales; tir et sports; distractions honnêtes".

La musique n'est-elle pas une honnête distraction ? En 1922, le bureau de cette Amicale était constitué des membres suivants : -Léon Houllemare, entrepreneur de maçonnerie, président; -Ernest Périer, cultivateur, vice-président; -Marcel Boivin, boulanger, trésorier; -André Roussel, cultivateur, trésorier-adjoint; -Henri Roussel, commerçant, secrétaire; -Joseph Avenel, commerçant, conservateur; -Jean Delage, instituteur, directeur général Nos deux anciens se souviennent avoir fait le déplacement à Rogerville (M.le maire obéissait-il aux injonctions de sa belle-mer ?), Gommerville, Saint-Gilles, Saint-Vincent, Les Trois-Pierres, La Cerlangue, et La Remuée bien évidemment. La fanfare est aussi mentionnée à Saint-Romain le 21 juillet 1929 pour le festival des journées agricoles et commerciales, et à Criquetot-l'Esneval le 19 mai 1929 pour le festival organisé à l'occasion du 50ème anniversaire de la Société Musicale de Criquetot. La fanfare de La Remuée s'éteignit en 1935, et c'est Saint-Romain qui accueillit les musiciens orphelins : Alexandre Morin, Christian Devaux, et Albert Durel allèrent grossir les rangs de la Société Musicale avec laquelle on les verra, dès 1936, participer au concours de Poissy. Les frères Parmentier, eux, n'y firent qu'un court séjour, rejoignant bientôt la Renaissance. Enfin, plus tardivement, Roger Heute viendra à la Société Musicale vers 1950, trois ans avant de recevoir sa médaille de la Fédération Musicale de Normandie."

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de La Remuée

Les armes de la commune de La Remuée se blasonnent ainsi :
De gueules aux deux épées hautes d’argent passées en sautoir, cantonnées de quatre merlettes d’or.[1]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ? mars 2008 Georges Duval    
mars 2008 en cours Olivier Haas    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 327 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
699 760 732 766 712 760 725 690 733
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
677 648 677 645 686 652 662 657 607
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
612 610 555 508 503 484 514 514 453
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
449 484 640 711 861 1 176 1 281 1 301 1 326
2011 - - - - - - - -
1 327 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Notre-Dame.
  • Temple bouddhiste.
  • Église Notre-Dame du XVIIIe siècle et du XIXe siècle.
  • Château de Maréfosse du XVIIe siècle, propriété au XVIIIe siècle de Jean-Jacques Duval d'Eprémesnil.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]