Trégor

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Trégor
Blason de Trégor
Héraldique
Drapeau de Trégor
Drapeau
Carte de Localisation
Carte de Localisation
Administration
Pays Drapeau de la France France
Création de l'évêché de Tréguier 865
Capitale historique Tréguier
Démographie
Langue(s) Français - Breton trégorrois
Géographie
Superficie 2 251 km2

Le Trégor (Bro-Dreger en langue bretonne) est une ancienne division administrative et religieuse constituant l'une des neuf provinces de Bretagne. Situé au nord-ouest de la Bretagne, il comprend la partie nord-ouest du département des Côtes-d'Armor et une petite partie du nord-est du Finistère, jusqu'à la rivière de Morlaix. Les villes principales sont Lannion, Morlaix, Perros-Guirec, Guingamp et Tréguier qui en est la capitale historique.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes trégorroises

Article détaillé : Liste des communes du Trégor.

Rivières trégorroises

D'ouest en est :

Îles trégorroises

D'ouest en est :

Histoire[modifier | modifier le code]

La frontière du Trégor était matérialisée par la rivière de Morlaix. La rive ouest de cette ville était donc précédemment dans l’évêché de Léon, tandis que l'autre rive était dans l’évêché de Tréguier.

En 1032, dans le cadre d'une réorganisation politique de la Bretagne, l'apanage des Penthièvre a été constitué en un évêché distinct, l'évêché de Saint-Brieuc. Les Penthièvre étant également seigneurs de Guingamp, a été érigé simultanément un évêché de Tréguier par détachement de l'évêché de Léon[1] dans le but d'affaiblir la puissante famille des comtes de Léon qui étaient indépendants du Duc jusqu'à ce que cette famille soit anéantie, quelques générations plus tard. Depuis, l'hagiographie élaborée dans les chapitres de ces évêchés s'est employée à asseoir leurs origines sur des ermites antiques[2]. Les deux évêchés de Léon et de Trégor sont toutefois restés très proches et par la langue bretonne et par leur actions coordonnées, l'évêque de Tréguier trouvant un accès direct à la Curie romaine par le comte-évêque voisin qui ne dépendait pratiquement que de Rome[3]. C'est ainsi par exemple qu'en 1325 un collège de Tréguier, reconstruit ultérieurement en Collège de France par François Ier, fut fondé par Monseigneur Guillaume de Coëtmhan à Paris, presque simultanément à un collège de Léon voisin.

C’est le 27 janvier 1790, après la Révolution française, que les députés bretons rejetant la demande formulée par les habitants de Morlaix d’être intégrés dans le département de Saint-Brieuc, décidaient qu’au nord, la limite départementale se confondrait avec le cours du Douron. Ainsi se trouvait constitué, par démembrement de l’évêché de Tréguier, un Trégor qu’on appellera finistérien ou morlaisien.

Le Trégor de nos jours[modifier | modifier le code]

Le territoire du Trégor correspondait à celui de 127 communes actuelles, sur une superficie totale de 2 251 km2.

La région est coupée en deux par la route nationale 12 qui la traverse d'est en ouest. À l'ouest de Guingamp, une branche de cette voie expresse remonte au nord sur Lannion et Perros-Guirec. Guingamp, Plouaret, Lannion et Morlaix sont desservis par l'avion, (Lannion Servel), par le train. La ligne Paris-Brest est une ancienne voie de chemin de fer. Le TGV y circule donc " Très lentement" il faut compter 04h37 de trajet entre Paris-Montparnasse et Lannion avec un changement à Plouaret (toutefois il existe des directs entre Paris et Lannion)[1]. De plus il y a un aéroport à Lannion, qui met Paris Orly sud à 1h 15 min. Avec plusieurs vols quotidiens du dimanche au vendredi.

Le club sportif le plus célèbre est le club de football En Avant de Guingamp. La région compte aussi quelques clubs de tennis de table de niveau national. En 2012, un groupement Jeunes de football est créé sous le nom de Trégor Football Club et regroupe les clubs de l'AS Tréguier, de la JS Langoat et de l'US Pays Rochois. Le parrain du Trégor Football Club est Étienne Didot, originaire de Langoat.

Le Trégor est le nom d'un hebdomadaire publié à Lannion.

Culture[modifier | modifier le code]

coiffe bretonne du Trégor.

Économie[modifier | modifier le code]

Orientée autour de 3 pôles : le tourisme, les activités agro-alimentaires et le secteur des télécoms.

Le plus grand centre de R&D d'Orange (1500 chercheurs) est implanté à Lannion. Dans les locaux lannionnais ont notamment été inventé le Minitel, le premier prototype de téléphone mobile, ou encore le visiophone et la Livebox…

Le Technopole Anticipa Lannion-Trégor[modifier | modifier le code]

L’association Agence de Développement Industriel du Trégor (ADIT) a été créée en 1985 sur l’initiative des collectivités locales et des groupes industriels trégorois. Cette création répondait à une volonté forte de dynamiser la création d’entreprises dans le Trégor et d’en assurer son attractivité.

En 1989, grâce à son environnement naturellement fertile en innovation, l’ADIT obtient le label de Technopole. Elle élargit ses compétences, enrichit ses dispositifs d’aides et adopte un nouveau nom :Technopole Anticipa Lannion-Trégor.

Depuis le duo Anticipa-Adit œuvre pour développer l’économie, encourager l’innovation et stimuler l’esprit d’entreprendre sur le territoire du Trégor-Goëlo. Le technopole Anticipa – ADIT est l’animateur économique d’un réseau composé d’industriels, de porteurs de projets, de chercheurs, d’enseignants, d’étudiants, d’élus et d’experts.

Le technopole Anticipa en quelques chiffres :

Superficie : 1300 km² 

Population : 144 000 personnes 

200 PME - PMI 

10 000 emplois industriels 

1 000 chercheurs dans le privé 

4 000 étudiants 

12 établissements de formation supérieure

Le tourisme et les activités culturelles[modifier | modifier le code]

Tourisme essentiellement côtier. Quelques festivals : les fêtes de la Saint-Loup à Guingamp (Thomas Fersen, Renan Luce sont accueillis pour l'édition 2014 du 12 au 17 août), le festival des Hortensias à Perros-Guirec (19 et 20 juillet 2014), ou encore le festival de Buguélès qui reçoit Alan Stivell, Johnny Clegg et bien d'autres les 8 et 9 août 2014.

Sites remarquables : la côte de granit rose, la ville de Lannion, les ruines du château de Tonquédec, Rosambo, l'embouchure du Yaudet, la cathédrale de Tréguier, les nombreuses chapelles du XIVe siècle et au-delà, le menhir de Saint-Uzec à Pleumeur-Bodou, les allées couvertes, carrières de granite gris sur l'Ile-Grande et de granite rose à La Clarté, le radôme et le musée des télécommunications de Pleumeur-Bodou qui côtoient un village gaulois reconstitué fidèlement ainsi que le Planétarium de Bretagne équipé d'un système de projection très performant.

Ports de plaisance : Perros-Guirec, Trébeurden.

Golf de Saint-Samson, nombreux chemins de randonnée, clubs de plongée à Perros-Guirec et Trebeurden.

L'agriculture et l'élevage[modifier | modifier le code]

Peu d'activité de pêche, mais beaucoup de petites exploitations agricoles. Le Trégor compte aussi sur une industrie agroalimentaire et une bio-industrie forte, représentant plus de 2300 emplois.

Personnalités trégorroises[modifier | modifier le code]

Écrivains de langue bretonne

Écrivains de langue française

Chanteurs de langue bretonne

Sportifs

Politiques

Autres personnalités

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Chartier (E.) et Guillaume (J.Y) Trégor, Éditions GÉORAMA, 2011, http://www.georama.fr
Graviou (P.) et Noblet (C.). Curiosités géologiques du Trégor et du Goëlo, Éditions du BRGM-Apogée, 2009, http://www.brgm.fr/editions.jsp
Andrieux (J.-Y.), Giraudon (D.). Teilleurs de lin du Trégor, 1850-1950, Skol-Vreizh, Montroulez, 1990, 84 p.
Barbier (P.). Le Trégor historique et monumental. Étude historique et archéologique sur l'ancien évêché de Tréguier, Saint-Brieuc, 1960, 547 p.
Coativy (Y.), Monnier (J.-J.), Le Trégor, éditions Palantines, 2006, 240 p., 300 illustrations.
Delestre (F.). Perros d'un monde à l'autre, auto-édition, Imprimerie de Châteaulin, 1975, 144 p.
Guilloux (M.), La Désindustrialisation à Lannion et ses conséquences sur l'emploi, maîtrise de géographie, université de Haute Bretagne, 1968, 54 p.
Lageat (Y.), Garlan (Y.), Pleumeur-Bodou. Chronique d'une commune trégorroise entre l'Ancien Régime et la révolution spatiale, Presses de l'Inpram, Lannion, 238 p.
Le Barzic (E.). L'Île-Grande, Imprimerie Simon, Rennes, non daté, 126 p.
Le Men (Y.), Boëlle (Y.), Trégor, Apogée, Rennes, 1999, 47 p.
Maze (E.). Trégastel. Le Passé retrouvé, Les Presses bretonnes, Saint-Brieuc, 1994, 239 p.
Le Dantec (J.-P.), Minois (G.), Le Trégor, Paris, 1988, 103 p.
Le Goff (H.) (dir). La Révolution dans le Trégor, s.l, 1988,488 p.
Monnier (J.-J), Pierre Marzin et la révolution lannionnaise (1954-1974) : un exemple précoce d'aménagement volontariste du territoire, Norois, tome 42, no 166, 1995, p. 415-426.
Ollivro (J.). Le Trégor du local au mondial :40 ans après, qu'est devenue la "décentralisation" électronique ? Cahiers Economiques de Bretagne, no 2, 1998, p. 1-38.
Pierrefeu Sandrine, Contes du Trégor de la Côte des Légendes, ill. Laurent Lefeuvre, Coop Breizh, Spezet, 2011, 180p.
Rochard (Y.). Un journal du pays : le Trégor, ArMen, no 51, 1993.
Rochard (Y.), Lannion et la Trégor-Valley, ArMen, no 124, 2001, p. 2-13.
Trogoff (M.). Le Trégor, Ouest-France, Rennes, 1997, 32 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. H. Guillotel, "Le dossier hagiographique de l’érection du siège de Tréguier" in Mélanges Léon Fleuriot, p. 221-222, Saint-Brieuc-Rennes, 1992.
  2. H. Guillotel, "Le dossier hagiographique de l’érection du siège de Tréguier" in Mélanges Léon Fleuriot, p. 221-222, Saint-Brieuc-Rennes, 1992
  3. Pie II, Sentence du 7 janvier 1464.