Marie Bracquemond

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Marie Bracquemond

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Photographie de Marie Bracquemond, 1890

Nom de naissance Marie Quivoron
Naissance 1er décembre 1840
Argenton-en-Landunvez, Finistère France
Décès 1916
Sèvres France
Nationalité Français Drapeau de la France
Activités Femme peintre
Maîtres Jean-Auguste-Dominique Ingres
Mouvement artistique impressionniste
Influencé par Édouard Manet

Marie Bracquemond née Marie Anne Caroline Quivoron le 1er décembre 1840 à Argenton-en-Landunvez, décédée en 1916 à Sèvres, était une femme peintre Impressionniste considérée par le critique d'art Gustave Geffroy comme une des trois grandes dames de l'impressionnisme avec Berthe Morisot et Mary Cassatt[1].

Peintre de fleurs, de natures mortes, de paysages et de scènes d'intérieur, elle a aussi exécuté des décorations murales et des dessins pour des vases en céramique.

Longtemps reléguée dans l'ombre de son mari Félix Bracquemond[2], elle commence à avoir une reconnaissance méritée grâce à de nombreuses expositions sur les femmes peintres au cours de ces dernières années[3], [4].

Les débuts[modifier | modifier le code]

Cette artiste dont Philippe Burty déclare qu'elle est la plus intelligente des élèves d'Ingres[5] a donné des cours de dessin, et a épousé Félix Bracquemond en 1869. Elle débute au Salon de 1859 et y participe régulièrement depuis 1864[6]. Elle présente à l'Exposition universelle de 1878 un grand panneau en carreaux de céramique (environ trois mètres de haut sur sept mètres de large, aujourd'hui disparu) sur le thème des muses des arts réalisé pour le manufacturier Charles Haviland. Edgar Degas en fait le compliment à Félix Bracquemond dans une lettre où il le prie de transmettre son admiration à sa femme[7]. C'est ce qui l'amène à participer en 1879 à la quatrième exposition du groupe impressionniste où elle présente un plat de céramique et les cartons préparatoires qui ont servi à la fabrication du panneau de faïence Haviland.

Avec les impressionnistes[modifier | modifier le code]

Longtemps influencée par Ingres, notamment dans le portrait qu'elle fait de son fils en 1878[8], Marie s'éloigne de son maître avec des couleurs claires et des variations dans les tons de blanc avec son Portrait de femme présenté à la cinquième exposition impressionniste.

A la dernière exposition impressionniste de 1886, elle envoie Portrait d'un très jeune garçon (Pierre Bracquemond dessinant un bouquet de fleurs), Portrait de Félix Bracquemont et des aquarelles : Les Joueuses de jacquet, La Cueilleuse de pommes, Le Jardin, Jeunes filles[7].

Très amie avec Édouard Manet auquel elle tiendra compagnie dans ses derniers jours, elle reproduit son style dans certaines de ses natures mortes (Les Crevettes, 1887) ou des vues de jardin (L'Allée). Elle est aussi très liée avec le couple Sisley qui lui sert de modèle pour le tableau En bateau (Sisley et sa femme, 1880), Femme à l'ombrelle (esquisse de Madame Sisley) Sous la lampe (portrait du couple Sisley)[7].

Une grande partie des œuvres de Marie Bracquemond appartient à des collectionneurs privées. On ne les voit que très rarement lors d'expositions de femmes-peintres ou d'impressionnistes.

Son œuvre[modifier | modifier le code]

Marie Bracquemond, autoportrait

Les œuvres de Marie ont pour sujet le paysage de Sèvres ou les coteaux de Bellevue, mais aussi des portraits où les variations de couleurs montrent un savoir-faire apprécié par Gustave Geffroy. Dans la préface à l'exposition de Marie Bracquemont à la galerie Bernheim de 1919, il reprend des propos tenus en 1893 : « Il y a une parenté avec la peinture du siècle dernier, une continuation d'art sans imitation dans l'ajouté d'un sentiment très vif de la modernité d'une originalité rapide et franche[9] »

  • La terrasse de la villa Brancas à Sèvres
  • Le Goûter au musée du Petit Palais à Paris
  • En bateau
  • Sous la lampe
  • Trois Grâces
  • Portrait de Félix Bracquemond
  • Pierre et sa tante
  • Orée de la forêt

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Sophie Monneret, L'Impressionnisme et son époque, vol. 2, t. 1, Paris, Robert Laffont,‎ 1987, 997 p. (ISBN 2-22105412-1)
  • Jean-Paul Bouillon, Félix Bracquemond, graveur et céramiste, Vevey, Cabinet cantonal des estampes, Musée Jenisch,‎ 2003 (ISBN 2-88428-039-6[à vérifier : ISBN invalide])
  • Philippe Burty, Les Ateliers, Paris, la Renaissance Littéraire,‎ 1872
  • Jean-Paul Bouillon, Marie Bracquemond, la "dame" de l'impressionnisme, in L'Estampille/L'Objet d'Art, n°458, juin 2010, pages 60 à 67.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Monneret 1987, p. 76
  2. Bouillon 2003, p. 12
  3. Women Impressionists. Berthe Morisot, Mary Cassatt, Eva Gonzalès, Marie Bracquemond, San Francisco, États-Unis, 2008
  4. exposition des trois grandes dames en Allemagne
  5. Burty 1872, p. 220-221
  6. Jean-Paul Bouillon, Marie Bracquemond, la "dame" de l'impressionnisme in L'Estampille/L'Objet d'Art, n°458, juin 2010, p.62.
  7. a, b et c Monneret 1987, p. 77
  8. 37 - Portrait de Pierre Bracquemond enfant, 1878
  9. cité par Sophie Monneret, Monneret 1987, p. 77

Galerie[modifier | modifier le code]

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