Plougasnou

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Plougasnou
L'église Saint Pierre de Plougasnou
L'église Saint Pierre de Plougasnou
Blason de Plougasnou
Blason
Plougasnou
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Lanmeur
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Morlaix
Maire
Mandat
Nathalie Bernard
2014-2020
Code postal 29630
Code commune 29188
Démographie
Gentilé Plouganiste
Population
municipale
3 159 hab. (2011)
Densité 93 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 47″ N 3° 47′ 17″ O / 48.696388889, -3.788055556 ()48° 41′ 47″ Nord 3° 47′ 17″ Ouest / 48.696388889, -3.788055556 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 94 m
Superficie 33,94 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Plougasnou [pluganu] est une commune française, située dans le département du Finistère en région Bretagne, à environ 75 km à l'est de Brest. Plougasnou a une population de 3 240 habitants (recensement 2006). Ses habitants sont appelés les Plouganistes[1].

Cette station balnéaire, située au bord de la Manche, bénéficie d'un patrimoine environnemental et culturel préservé à découvrir en dehors des circuits touristiques les plus fréquentés[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La Manche à la pointe du Diben

La commune est située dans le Trégor finistérien, sur le littoral nord-est du département du Finistère, près des Côtes-d'Armor et son climat est océanique. Elle faisait partie du Trégor et la population parlait breton, majoritairement le trégorrois.

Plougasnou est limitrophe, au sud-ouest de la commune Plouezoc'h, au sud de Lanmeur et à l'est de Saint-Jean-du-Doigt. La Manche borde tout le littoral de l'ouest au nord-est.

Rose des vents La Manche Rose des vents
N Saint-Jean-du-Doigt
O    Plougasnou    E
S
Plouezoc'h Lanmeur

Avec une population de 3 217 habitants (2007), c'est la commune la plus peuplée du canton de Lanmeur, dans l'arrondissement de Morlaix.

Étant donné sa proximité (seize kilomètres depuis le bourg), Morlaix est la ville de référence. Guingamp est à 69 kilomètres, Brest à 75 kilomètres et Quimper à 101 kilomètres.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune signifie la « Paroisse de Saint-Cathnou » :

  • le préfixe « Plou(ev) » désigne les agglomérations fondées au VIe siècle par les immigrants bretons insulaires, devenues des paroisses lors du Moyen Âge;
  • la racine celte « Cathnou »[3] est un hagionyme (nom de saint). On le retrouve dans d'autres noms de lieux en Bretagne et dans la toponymie cornique. Traduit du vieux breton, il signifie « célèbre bataille » :
    • cad est un nom commun désignant un combat, une bataille (kad en breton moderne);
    • gnoe est un adjectif signifiant fameux, célèbre (gwall en breton moderne).

Prononciation[modifier | modifier le code]

En français, Plougasnou se prononce [pluganu]*. Le s du nom de la commune est muet. La forme bretonne Plouganoù se prononce [plugãːnu]. Elle se distingue de la prononciation française par un a nasalisé.

Évolution de l'orthographe[modifier | modifier le code]

Au XIe siècle[4] dans les textes en latin, la paroisse était nommée Ploicathnou ou Ploigathnou[5]. L'orthographe évolue progressivement : Plegano (1163, 1330), Ploegaznou (1371), Ploegasnova (1450), Guycaznou (1495, 1505, 1520), Ploegaznou (1516, 1550), Plougaznou (1550) et Plougano (1630).

L'orthographe bretonne actuelle, Plouganoù, date de la fin XXe siècle[4]. Elle concilie à la fois la prononciation en breton et l'étymologie en marquant par le suffixe -où la chute d'un a du suffixe originel -aou. Elle remplace, depuis le début du XXIe siècle, l'orthographe Plougañou en usage alors, dont la prononciation était calqué sur le français [pluganu].

Villages et hameaux[modifier | modifier le code]

L'habitat est très dispersé avec plusieurs villages le long de la côte (Térénez, Le Diben, Primel-Trégastel), sur les hauteurs (le bourg de Plougasnou, Kérénot) ou bien dans les terres (Kermouster) et un grand nombre de hameaux très anciens.

Histoire[modifier | modifier le code]

De la préhistoire à la fondation[modifier | modifier le code]

Carte de la baie de Morlaix

Datant du Ve millénaire av. J.-C., sur la commune de Plouezoc'h, le cairn de Barnenez est la plus ancienne preuve de présence humaine sur ce littoral. Ce tumulus situé face à Térénez est le site mégalithique le plus important des environs.

Sur la commune elle-même, trois mégalithes de l'âge du fer (Ier millénaire av. J.-C.) sont classés aux monuments historiques[6] :

  • le lec'h de Kermenhir ou Keraminir (lec'h est le mot breton désignant un mégalithe, le plus souvent un dolmen[7])
  • le lec'h de Kermouster
  • le menhir de Traon-Bihan

Bien que quelques vestiges gallo-romains aient été découverts à proximité du bourg[8], la fondation du village de Plougasnou n'eut sans doute lieu qu'au cours du VIe siècle.

De la fondation au XXe siècle[modifier | modifier le code]

Fondation du village[modifier | modifier le code]

Le village de Plougasnou ne fut probablement fondé qu'au VIe siècle par des immigrants domnonéens fuyant la Bretagne insulaire[9].

Autrefois, Saint-Jean-du-Doigt était une trève, plus exactement une simple succursale, de la paroisse de Plougasnou[5].

Article détaillé : Saint-Jean-du-Doigt.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 1039, la duchesse Berthe de Blois, épouse du duc Alain III de Bretagne, donna la prévôté de Saint-Georges en Plougasnou à l'Abbaye Saint-Georges de Rennes[5]. La paroisse se situe à cette époque en pays de Léon[10].

La famille des Guicaznou, originaire de cette paroisse, fonda la forteresse de Bodister en Plourin[11]. La réformation des fouages de 1426 dans l'évêché de Tréguier[12], évoque plusieurs membres de cette famille.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1899, Plougasnou fait partie des dix-huit seules communes du département du Finistère à déjà posséder une société d'assurance mutuelle, forte de 159 adhérents (c'est la deuxième commune du département en nombre d'adhérents après Ploujean), contre la mortalité des animaux de ferme, qui assure les chevaux et les bêtes à cornes[13].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Légendes[modifier | modifier le code]

Chassé de Bretagne insulaire, Saint Mériadec débarqua à Plougasnou et apprivoisa un loup qui terrorisait les environs.

Saint Primel serait le fondateur du village de Primel aujourd'hui associé à Trégastel.

Jacques Cambry, écrivain breton qui voyagea dans le Finistère à la fin de l'Ancien Régime, rapporte des coutumes particulières à la cérémonie du mariage dans la paroisse de Plougasnou[5] :

  • Les invitations au mariage se font en vers. Il s'agit en général de formules toutes faites, qui sauf de légères modifications servent à tous les garçons.
  • Lors du repas de mariage, quatre hommes vêtus de blanc portent sur une civière une soupe aux mariés. Quatre autres portent des serviettes sur une autre civière et feignent de leur essuyer la bouche quand ils ont mangé. Le pain qu'on leur sert dans ce repas est alors coupé en petits fragments, puis ceux-ci sont réunis par un fil qui les traverse, emblème de la vie conjugale.

Hauts faits[modifier | modifier le code]

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Plougasnou

Les armes de Plougasnou se blasonnent ainsi : D'argent fretté d'azur

Armes de la famille de Guicaznou, reprises sur toutes les plaques de rues de la commune. Armoiries des Bartaige représenté sur le pignon ouest de la chapelle Sainte-Barbe de Plougasnou.

Du XXe siècle à nos jours[modifier | modifier le code]

Les chemins de fer armoricains[modifier | modifier le code]

Gare de Plougasnou des CFA
Article détaillé : Chemins de fer armoricains.

Officiellement ouverte le , les chemins de fer armoricains exploite la ligne Morlaix-Primel[14].

  • En 1913, dès la première année de mise en circulation, il y a 3 départs de Morlaix et 3 départs de Primel. Le train met alors 1h23 pour faire ce trajet.
  • En 1930, le train ne met plus que 1h10 à 1h15.
  • En 1934, après 22 ans d'exploitation, la ligne devenue déficitaire est fermée.

La gare de Plougasnou existe toujours et se trouve face au stade de football en contrebas du bourg côté ouest.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Plougasnou est utilisée comme base du réseau « Var » animé par Peter Deman du SOE qui assure des liaisons avec la Cornouailles[15]. Ce réseau permet le retour de François Mitterrand, alors chef du mouvement de résistance MNPRG, qui débarque près de Plougasnou en février 1944.

La commune a été décorée de la médaille de la Résistance[16]. Un monument à la mémoire des Bretons des Forces françaises libres est dressé sur un îlot dans le port du diben. Il a été inauguré en 1955 et comporte 288 noms de morts ou disparus.

Sites et monuments[modifier | modifier le code]

Les pointes et falaises littorales[modifier | modifier le code]

La pointe de Primel-Trégastel, la pointe de Diben et la pointe Annalouesten sont les trois pointes principales s'avançant en Manche, à l'entrée est de la Baie de Morlaix.

Plages[modifier | modifier le code]

D'ouest en est, Plougasnou dispose de plusieurs plages aux caractéristiques bien différentes.

Le port de Terenez
La plage du Guerzit à Plougasnou
  • Térénez : face à Carantec, Térénez dispose à l'entrée de sa crique d'une petite grève utilisée toute l'année par l'école de voile[17].
  • Saint Samson : plage de sable blanc, idéale pour les bains de soleil, elle dispose d'un parking facilement accessible. Orientée plein ouest, elle est cependant parfois très exposée au vent.
  • Le Guerzit (en breton ar Guerzhid) : située au bout d'une route sans issue, éloignée du bourg et disposant d'un petit parking, le Guerzit est la plage la mieux protégé du vent. Orientée nord-ouest, c'est à marée haute une plage de galets, mais à marée basse son sable et ses flaques d'eau chaude entre les rochers font le bonheur des enfants et des pêcheurs à pied.
  • Primel-Trégastel : la plus grande plage de la commune accueille une foule de touristes en été. Depuis la plage il est possible de marcher dans la lande jusqu'à une importante pointe granitique dominant la mer d'une cinquantaine de mètres. Cette pointe comporte notamment quelques dizaines de voies d'escalade.
  • Plougasnou-Saint-Jean : La plage de Plougasnou-Saint-Jean à la frontière avec Saint-Jean-du-Doigt est la plus proche du bourg.

Port de plaisance[modifier | modifier le code]

Un projet de port de la zone portuaire du Diben a été porté par la municipalité actuelle dès son premier mandat. Ce projet fut l'un des thèmes centraux du dernier suffrage municipal de 2008 qui a vu le maire sortant, Yvon Tanguy, reconduit, emportant 21 sièges sur 23. Passé sous compétence communautaire, le projet est actuellement porté par Morlaix-Communauté. Le projet d'aménagement du port du Diben a été présenté le lundi 27 février 2012 et soumis au vote de 79 élus communautaires. 54 élus ont voté pour le projet, 8 ont voté contre, 17 se sont abstenus. Après onze années d'études, le dossier va être prochainement déposé en Préfecture.

Monuments[modifier | modifier le code]

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Plougasnou possède huit monuments historiques[18].

L'oratoire Notre Dame de Lorette[modifier | modifier le code]

Cet oratoire dédié à Notre-Dame de Lorette, construit en 1611 par Jeanne de Keredan, douairière de Kerastan, est d’une architecture unique en Europe[19]. Il contient trois statues : une Vierge Marie en pierre de Kersanton, un saint prêtre tenant un livre et une statue de bois. Jusque dans les années 1950, les jeunes filles qui désiraient se marier dans l’année venaient y déposer une mèche de cheveux. Si le vent ne l’emportait pas, elles pouvaient espérer une union heureuse[20]. L'oratoire est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 8 octobre 1910[21].

L'oratoire Notre Dame de Lorette
L'église Saint Pierre[modifier | modifier le code]

Cette église est dédiée à Saint Pierre[22]. Il a été construite à plusieurs époques successives. Il ne reste de la première construction que 3 arcades à pleins cintres romans qui remontent au XIe siècle. La tour, surmontée d'une flèche en pierre, est de 1582. Le portail latéral est de 1574 et le porche qui le précède de 1616. Le chœur et les enfeus qui l'entourent sont du XVe siècle. Les armes de plusieurs seigneurs se voient dans cette église, notamment celles des Guicaznou[5]. L'église est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 27 mars 1914, alors que la croix du Bourg, située dans le placître de l'église est inscrite au titre des monuments historiques par arrêté du 18 octobre 1971[23].

L'Église Saint-Pierre
La chapelle oratoire du cimetière[modifier | modifier le code]

Cette chapelle avec la statue de Saint Éloi est située au cimetière à l'est du bourg. Elle est classée au titre des monuments historiques par arrêté du 27 mars 1914, tandis que la chaire extérieure et la croix du cimetière font l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques par arrêté du 16 août 1971[24].

Le menhir de Traon-Bihan[modifier | modifier le code]

Il est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 13 octobre 1956[25].

Le manoir de Tromelin[modifier | modifier le code]

Il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 16 août 1971[26].

Le manoir du Cosquer[modifier | modifier le code]

Le manoir et ses communs, pour leurs façades et toitures, ainsi que le portail d'entrée et le colombier sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 16 avril 1975[27].

Le lec'h de Kermouster[modifier | modifier le code]

Datant de l'âge du fer, il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 23 janvier 1956[28].

Le lec'h de Kermenhir[modifier | modifier le code]

Datant également de l'âge du fer, il est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 8 novembre 1956[29].

Autre monuments notables[modifier | modifier le code]

Le manoir de Ruffélic (XVIIe siècle)[modifier | modifier le code]

On y trouve un puits. Il s'agit de la résidence du recteur de Plougasnou (au XVIIIe siècle) et celle de François Louis de Kermerchou, sieur de Lézénor (vers 1772) [30]

Le calvaire de Kergreis[modifier | modifier le code]

Déplacé aujourd'hui à côté de l’oratoire Notre Dame de Lorette, ce calvaire provient de Kergreis près de Kermouster. Il y marquait l’arrêt de la progression d’une des épidémies de peste qui ravagèrent le Trégor dans la première moitié du XVIIe siècle. La pierre levée est une stèle de l’âge du fer[20].

La maison du douanier[modifier | modifier le code]

Sur les hauteurs de la pointe de Primel, au milieu de la lande et des roches granitiques, se trouve une maison abandonnée. Construite en pierre taillée avec un toit en ardoise, elle n'a plus ni porte ni fenêtre. C'était au XIXe siècle le logement du douanier chargé de veiller au blocus continental décrété par Napoléon 1er.

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Manifestations culturelles[modifier | modifier le code]

Les Mardis de Plougasnou[modifier | modifier le code]

Tous les étés, la municipalité installe une scène sur la place de l'église. Elle y organise chaque mardi une soirée festive, avec restauration et buvette, autour d'un concert de chants marins ou de musique et danses bretonnes[31].

Le Festival de la mer[modifier | modifier le code]

Ce festival se tient début août au Diben, près du port de Plougasnou. C'est une kermesse typique associant tradition religieuse et ambiance festive. Elle commence en fin de matinée par une messe, suivie d'une procession qui s'achève par la bénédiction de la mer. Le soir, un fest-noz organisé en bord de mer clôt les festivités[32].

Le Salon de peinture de Plougasnou[modifier | modifier le code]

À l'origine simple exposition de toiles à la maison prévôtale, située dans le bourg près de l'église, cette manifestation s'élargit aujourd'hui aux céramistes et sculpteurs. Les œuvres présentées à l'arrière des locaux de l'office du tourisme sont souvent produites par des artistes locaux ou bretons[33].

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

Cyclo-cross de Primel[modifier | modifier le code]

Tous les ans, début novembre, le VC Plougasnou organise un cyclo-cross sur la pointe de Primel, de grands noms figurent au palmarès Francis Mourey, John Gadret, Steve Chainel...

Personnalités locales[modifier | modifier le code]

Jeux traditionnels[modifier | modifier le code]

Boules plombées du pays de Morlaix[modifier | modifier le code]

La boule Bretonne telle qu'elle est pratiquée dans le nord Finistère dans la région de Morlaix a sa particularité et est sans doute la plus singulière des boules bretonnes actuelles. L'Amicale bouliste de Plougasnou est membre actif de la Fédération des boules plombées du Pays de Morlaix, adhérente à F.A.L.S.A.B. (confédération des jeux et sports traditionnels de Bretagne).

La commune de Plougasnou met à disposition des joueurs 4 allées en terre battue dont deux couvertes situées derrière la salle des fêtes.

L'association est composée d'une soixantaine de membres et organise de nombreux concours tout au long de l'année. Le jeu se pratique tous les jours de 17h à 19h sur l'allée privée du café épicerie Chez Masson quand le temps le permet ou sur les allées couvertes du bourg, les jeudis, samedis et dimanches de 14h30 à 17h30 sur les allées de Primel Trégastel aux beaux jours, ou sur les allées couvertes du bourg, sur les allées privées couvertes de Kerlanguis en Kermouster au café "Au relais des chasseurs" les jeudis et dimanches après midi. Une autre allée en plein air existe aussi à Kermébel (entre le port de Térenez et la plage de St Samson); elle dépend de l'ancien café-garage-forge tenu par la famille Prigent(garage automobile à nouveau ouvert depuis l'été 2010). L'amicale organise des séances d'initiation et de découverte gratuites de ce jeu si particulier du patrimoine du pays de Morlaix tout l'été sur les allées de Primel Trégastel et dans les collèges des alentours.

Économie[modifier | modifier le code]

Plougasnou compte diverses entreprises, notamment du secteur agro-alimentaire, telles que Primel Gastronomie[36]. Les Viviers de la Méloine qui emploie aujourd'hui environ 50 salariés, est le second employeur de la commune[réf. nécessaire].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 159 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 959 3 103 3 106 3 029 3 827 3 790 3 817 4 003 3 735
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 650 3 261 3 868 3 876 3 786 3 723 3 709 3 805 3 644
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 700 3 843 3 997 3 968 3 767 3 677 3 687 3 683 3 350
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
3 536 3 422 3 368 3 432 3 530 3 393 3 240 3 217 3 159
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2004[38])
Histogramme de l'évolution démographique


Vivre à Plougasnou[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux écoles maternelles et élémentaires (au bourg et à Kérénot), et d'un collège.

Promenade sur les galets à la pointe du Diben

Été comme hiver, ses sentiers côtiers permettent de pratiquer la randonnée pédestre. Ils font d'ailleurs partie du GR 34.

Des vêtements (tee-shirt, sweat-shirt) Alerte à Plougasnou, parodiant la série télévisée Alerte à Malibu, sont commercialisés en Bretagne. Sur le dos, une bigoudenne court sur une plage avec une bouée de sauvetage à la main.

Administration[modifier | modifier le code]

Source : MairesGenWeb

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le club de football s'appelle l'Étoile du Trégor Plouganiste [lire en ligne], le club de pétanque la Pétanque Plouganiste [lire en ligne]
  2. Office du tourisme de Plougasnou - Saint-Jean-du-Doigt - Plouezoc'h, Plougasnou [lire en ligne]
  3. Cathnou est l'orthographe relevée sur le site de la mairie de Plougasnou, d'autres orthographes sont utilisées par différents étymologistes (Catnou, Cano ou bien Caznou) [lire en ligne]
  4. a et b Ressources linguistiques de l'office de la langue bretonne [lire en ligne]
  5. a, b, c, d, e et f « Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne dédié à la Nation bretonne », par Jean Ogée, A. Marteville, Pierre Varin, publié par Mollieux, 1845, copie de l'exemplaire la New York Public Library numérisé le [lire en ligne]
  6. Ministère de la Culture, Base Mérimée [lire en ligne]
  7. Agence Bretagne Presse, Dictionnaire Favereau [lire en ligne]
  8. En 2002 Plusieurs parcelles du lotissement communal de l'Oratoire ont été soumises à des fouilles archéologiques préventives qui ont révélé l'existence de vestiges de type gallo-romain [lire en ligne]
  9. Louis Le Guennec, Plougasnou son histoire, son patrimoine, édité par la section patrimoine du foyer rural de Plougasnou [lire en ligne]
  10. http://www.mairie-plougasnou.fr/histoire-patrimoine.htm
  11. http://fr.groups.yahoo.com/group/Noblesse-Bretonne/message/3680
  12. http://www.genealogie.com/v4/forums/recherches-genealogiques-reformation-des-fouages-de-1426-/-eveche-de-treguier-t1196955.html
  13. Compte-rendu et procès-verbaux, " Association bretonne, Classe d'agriculture", Saint-Brieuc, 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f68.image.r=Ploudaniel.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f91.image.r=Ploudaniel.langFR
  14. « Le chemin de fer : La ligne Morlaix - Plougasnou - Primel », Mairie de Plougasnou, [lire en ligne]
  15. Alain Lozac'h, Petit lexique de la Deuxième Guerre mondiale en Bretagne, Éditions Keltia Graphic, Spézet, 2005, pages 174 et 175
  16. Mairie de Plougasnou, Plougasnou dans la guerre [lire en ligne]
  17. Société des Régates de Térénez, site internet [lire en ligne]
  18. Liste des monuments historiques de Plougasnou, Base Mérimée, Ministère de la Culture.
  19. Mairie de Plougasnou, L'Oratoire Notre Dame de Lorette [lire en ligne]
  20. a et b D'après le texte apposé sur la plaque explicative près du monument
  21. « Notice no PA00090238 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. Mairie de Plougasnou, L'église Saint Pierre de Plougasnou [lire en ligne]
  23. « Notice no PA00090232 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Notice no PA00090231 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Notice no PA00090237 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Notice no PA00090236 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. « Notice no PA00090235 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  28. « Notice no PA00090234 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Notice no PA00090233 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. http://www.infobretagne.com/plougasnou.htm
  31. Office du tourisme, Programmation 2007 des Mardis de Plougasnou [lire en ligne]
  32. Office du tourisme, Programmation 2007 du Festival de la Mer [lire en ligne]
  33. Office du tourisme, Salons, expositions [lire en ligne]
  34. Par les Trois Caps ? : T'es pas cap !, Éditions L'Ancre de Marine, 2006, 199 p. ISBN 2-84141-211-3
  35. La mare aux gobies et autres Histoires salée, Éditions L'Ancre de Marine, 2009, 160 p. ISBN 2-84141-234-2
  36. appartenant au groupe Sill et premier acteur économique de la commune depuis 1974, Primel Gastronomie
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Jean BARVET    
1791 1800 Jean GUYOMAR    
1800 1802 Ollivier GUILLOU    
1802 1803 François PASTOUR de KERJEAN    
1803 1808 Vincent LE LAY    
1808 1815 François PASTOUR de KERJEAN    
1815 1836 Yves Guy PASTOUR de KERJEAN    
1836 1839 Hervé CLECH    
1839 1843 Pierre BOURDONNEC    
1843 1847 Salaun de KERTANGUY    
1847 1878 Joseph MAHE    
1878 1893 Vincent BARAZER    
1893 1904 Guillaume REDOU    
1904 1929 Guillaume TEURNIER    
1929 1944 Théodore LE GUEN    
1944 1971 François CHARLES SFIO  
1971 1983 André DEAN PS  
1983 mars 2001 Hervé PICART PS  
mars 2001 2008 Yvon TANGUY SE  
mars 2008 2014 Yvon TANGUY SE  
Les données manquantes sont à compléter.|}
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