Sizun
| Sizun | ||
L'enclos paroissial - L'arc de triomphe |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Bretagne | |
| Département | Finistère | |
| Arrondissement | Morlaix | |
| Canton | Sizun (chef-lieu) |
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| Intercommunalité | Communauté de communes du Pays de Landivisiau | |
| Maire Mandat |
Jean-Pierre Breton 2001-2014 |
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| Code postal | 29450 | |
| Code commune | 29277 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Sizunien, Sizunienne | |
| Population municipale |
2 227 hab. (2010) | |
| Densité | 38 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 61 m — Max. 384 m | |
| Superficie | 58,14 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Mairie de Sizun | |
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Sizun [sizœ̃] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. C'est aussi un chef-lieu de canton qui regroupe Commana, Locmélar, Saint-Sauveur, Sizun. La commune est située au nord des monts d'Arrée, est classée station verte et fait partie du parc naturel régional d'Armorique.
Sommaire |
Étymologie et origines [modifier]
L'étymologie du nom Sizun est incertaine[1] : comme pour le cap Sizun, c'est peut-être le sens de rocher déchiqueté dans la langue celte, faisant allusion aux crêtes rocheuses des monts d'Arrée situés au sud de la localité, qu'il faut retenir. Une autre explication : le nom proviendrait de Sidonius, disciple irlandais de saint Philibert à l'abbaye de Jumièges. L'île de Sein, appelée par le passé Sizun aurait également la même étymologie. Bernard Tanguy réfute l'hypothèse du nom de saint Sidonius, ainsi que tout lien avec le mot courant Sizun, “semaine”, Seithun en vieux-breton[2].
L'appartenance de Sizun à l'ancienne vicomté de Léon reste discutée. Si la plupart des historiens considèrent traditionnellement le Haut Élorn comme sa limite méridionale, la configuration du finage de la paroisse de Sizun infirme partiellement cette hypothèse. L'Élorn coule à un kilomètre au sud et à l'ouest du bourg, mais le territoire de la paroisse (et de la commune désormais) s'étend bien au-delà vers le sud jusqu'à la ligne de crête des monts d'Arrée, incluant le territoire de la trève de Saint-Cadou, décalant alors la limite de la vicomté du Léon pour la faire coïncider avec la ligne de crête. Le raisonnement est analogue pour les paroisses (communes désormais) de Commana et Plounéour-Ménez[2].
Géographie [modifier]
Présentation générale de la commune [modifier]
Sizun est entourée par les communes de Lopérec, Saint-Éloy, Le Tréhou et Tréflévénez à l'ouest, La Martyre au nord, Locmélar, Saint-Sauveur et Loc-Eguiner-Saint-Thégonnec à l'est, Commana, Botmeur et Saint-Rivoal au sud. Les habitants se nomment Sizunien(-ne)s. Le bourg se trouve à 14 km au sud-est de Landerneau, à 108 mètres d'altitude, implanté dans la presqu'île de confluence formée par l'Élorn et son affluent de rive droite le Stain, nettement excentré vers le nord-ouest au sein du territoire communal.
Faisant partie du plateau granitique du Léon, la commune est située au nord des monts d'Arrée, la section de Saint-Cadou en possédant même une partie du versant nord, s'échelonnant de 382 mètres d'altitude au sommet du Ménez Kador (ou Tuchen Kador ou signal de Toussaines), dont le versant occidental appartient donc au territoire communal et qui fut longtemps considéré comme le plus haut sommet de la Bretagne avant d'être devancé par le Roc'h Ruz situé sur le territoire de la commune de Plounéour-Ménez et 80 mètres au nord-ouest du territoire communal dans la partie aval de la vallée de l'Élorn[3]. La commune forme donc un vaste plan incliné du sud-est (les parties sud et est de la section de Saint-Cadou dépassent les 250 mètres d'altitude, le prolongement occidental des monts d'Arrée ayant des sommets avoisinant 300 mètres à la limite méridionale de la commune dans le bois de la Caisse d'Épargne et plus à l'ouest le rocher de Caranoët à 299 m d'altitude) au nord-ouest, le dénivelé atteignant environ 300 mètres entre le point le plus haut et le plus bas.
La commune est traversée par le fleuve côtier Élorn[4], appelé autrefois Dourdun ou Dourdu, dont la source est située dans la commune au nord du Tuchen Kador, et deux de ses affluents : le Stain sur sa rive droite, le ruisseau de Kan an Ôd sur sa rive gauche. Ce fleuve fut longtemps riche en saumons[5], qui se jette dans la rade de Brest, le barrage du Drennec créé pour les besoins en eau de la ville de Brest et des autres communes du nord du Finistère ayant entraîné la création du lac du Drennec, à cheval sur les communes de Sizun et de Commana. Le syndicat de bassin de l'Élorn[6] est propriétaire et gestionnaire du barrage du Drennec, gère les eaux du lac et la microcentrale hydroélectrique qui y est installée. Le projet SAGE Élorn[7] est approuvé en février 2010 et va permettre une meilleure gestion des eaux du bassin[8] et en particulier d'améliorer la lutte contre les nitrates[9].
Dans cette commune, dotée d'une honorable superficie (>58 km2), la population est répartie, (outre le bourg), dans une trentaine de hameaux dont les principaux sont Coathuel, Roc'h Cléguer, Kerféos, le Drennec, Kermelon, le Guennec, Saint-Maudetz, Pennavoaz, Launay, Kergleuziou dans la partie orientale de la commune ; Bodivy, Castel Don, Vergraon, Kerhamon, Kermarguin, Kerembélec dans la partie occidentale ; Kéréveur, le Coadic, Lignou Drein dans la partie méridionale ; Roudouderc'h, Hengoat, Moguerou, Kermarquer, Labou, Quélennec, Coz Castel, Elléouet, Falzou, Falzou Baron, Kergréac'h, Lestrémélar dans la section de Saint-Cadou.
Saint-Cadou [modifier]
Une ancienne voie romaine, dont le tracé coïncidait approximativement avec la route actuelle Brasparts-Saint-Rivoal-Sizun passait par Saint-Cadou.
Le nom de Saint-Cadou[10] provient probablement de saint Cadoc ou Cadmael, fondateur de l'abbaye galloise de Llancarfan, au VIe siècle. Selon une version de sa vie, il se serait retiré comme ermite à Belz (Morbihan) où la chapelle Saint-Cado conserve le lit de pierre de l'ermite, mais sans doute s'agit-il d'un homonyme du moine gallois[11]. Une vingtaine de chapelles sont consacrées à ce saint en Bretagne occidentale. Un autre saint vénéré localement a été saint Mélar qui eut une chapelle, désormais disparue mais dont le souvenir persiste dans le nom du hameau de Lestrémélar[12].
Le cartulaire de Landévennec, rédigé vers 1050, nomme des lieux possédés par l'abbaye de Landévennec : parmi eux, le lieu nommé Rudheder a été identifié comme étant le lieu-dit Run-Eder situé près de Roudouderc'h en Saint-Cadou.
La fondation du bourg de Saint-Cadou[13] pourrait être la conséquence l’essor démographique du XIe au XIIIe siècle. La chapelle est construite entre 1650 et 1663. La chapelle de la trève de Saint-Cadou est érigée en succursale de l'église de Sizun en 1748 avec l'accord du recteur (= curé) de Sizun qui exige toutefois en qualité de recteur primitif que les paroissiens de Saint-Cadou viennent faire leurs pâques à Sizun ; elle est alors ainsi décrite : « Il y a trois autels : sur le maître-autel, on voit les statues de saint Cadou, saint Joachim, saint Joseph et de la sainte Vierge, sainte Anne et sainte Marguerite »[14].
Les habitants de cette ancienne trève, devenue paroisse, avaient formé le vœu de devenir une commune courant XIXe siècle, mais le ministère de l'Intérieur l'ayant refusé, Saint-Cadou est devenue une section de la commune de Sizun, qui possède sa propre liste électorale, son bureau de vote et ses registres d'état civil[15]. Connue pour ses importantes carrières d'ardoise, Saint-Cadou est aussi un point de départ pour des randonnées dans les monts d'Arrée.
Saint-Cadou[16] a moins de 200 habitants, comptabilisés par l'Insee avec ceux de Sizun. Son territoire correspond à la partie amont du cours de l'Élorn, source incluse. Son paysage boisé et vallonné est parsemé d'anciennes ardoisières dans l'alignement des crêtes de l'Arrée dont certaines n'ont fermé que récemment. Son pub Saint-Hubert est haut en couleurs[17].
La bruyère des landes de l'Arrée, qui servait de litière, était très utilisée à Saint-Cadou comme le décrit Laurence Benveniste[18] et même exportée : « Le transport s'effectuait à la charrette à cheval. Des convois de quatre, cinq charges prenaient souvent la direction du Nord-Finistère. Le chargement devait être effectué avec talent. [...] Les attelages devaient avoir fière allure. [...] Une ration d'avoine pour le cheval, et pour le conducteur [...] au bourg même de Saint-Cadou six estaminets offraient leurs services. Des anneaux extérieurs, encore visibles, servaient à fixer les rênes du cheval ». On exploitait aussi la tourbe.
Les premières ardoisières de Saint-Cadou[18] exploitant les affleurements de schistes[19] du Silurien et du Dévonien (la « pierre bleue ») ont été ouvertes en 1889 par Paul Charreteur, employant rapidement 28 ouvriers. Marbrée, rustique, résistante, l'ardoise locale est un excellent matériau de couverture.
Émilienne Kerhoas, née en 1925 à Landerneau, ancienne institutrice à Saint-Cadou, a écrit toute une œuvre poétique (L'épreuve du temps, Le sens du paysage, La pierre du jardin...) où elle évoque parfois Saint-Cadou[20].
Loc-Ildut [modifier]
Situé sur le tracé de l'ancienne Route nationale 164 allant de Landerneau à Angers (en fait Ancenis), et qui elle-même reprenait le tracé de l'ancienne voie romaine, Loc-Ildut abritait un relais de poste important, qui existait déjà en partie en 1812 (voir le cadastre de l'époque), les autres bâtiments datant de 1831 et 1845[21]. L'ensemble est hélas en piteux état désormais.
La première chapelle de Loc-Ildut fut construite au XIIe siècle par le comte de Léon était d'architecture gothique[22]. La chapelle actuelle date pour partie de 1653, 1677 et 1727, mais a connu de multiples réemplois et rajouts successifs. Très dégradée, elle faillit être vendue en 1930, mais elle a été progressivement restaurée depuis 1960.
Histoire [modifier]
Les origines [modifier]
Deux dolmens ruinés situés à Kermariaquer, les traces d'un ancien camp à Castel-Doum (à l'ouest du bourg), les restes d'une motte féodale à Lestrémélar, témoignent d'un passé ancien mal connu. Sept tumuli existaient encore dans les garennes de Caranoët, au sud-ouest du territoire communal, dont deux furent fouillés en 1899 par Armand René du Châtellier, mais la plupart ont été arasés par les agriculteurs lors de travaux de défrichement et de mise en culture[23].
Une habitation gallo-romaine a été découverte en 1954 à Kergréac'h en Sizun ; elle a été datée de la fin du Ie siècle ou du début du IIe siècle et fut détruite par le feu[24].
Sizun était autrefois une des paroisses primitives de l'Armorique, englobant Locmélar (ancienne trève depuis 1612), Commana, Saint-Sauveur (ancienne trève de Commana). Le nom est cité pour la première fois en 1173 dans la charte de fondation de l'abbaye de Daoulas sous le nom de Sizan et de Plouecisun, la graphie étant ensuite variable au fil du temps (Sizin en 1481 par exemple). En 1233, l'abbaye de Daoulas abandonna ses dîmes sur Sizun et ses décimes sur Irvillac à l'abbaye du Relec en échange d'une maison que celle-ci possédait à Daoulas[25]. En 1475 une halle et plusieurs moulins sont attestés à Sizun[26]. En 1549 des perrières d'ardoises sont mentionnées à Sizun dont celle de Hent Coët Sizun[26].
Du XVIe siècle à la Révolution française [modifier]
En 1748, Saint-Cadou est érigée en paroisse succursale[27].
En 1773, Christophe Castel, 23 ans, originaire de Lesneven, qui a dérobé 273 livres dans la paroisse de Sizun, et volé un cheval au pâturage sur la paroisse de Guimiliau, est condamné « d'être pendu et étranglé, jusqu'à ce que mort s'ensuive, par l'exécuteur de haute justice, à une potence qui sera pour cet effet plantée à la place publique et patibulaire de la ville [Lesneven] » et, en outre, à la confiscation de ses meubles et aux dépens[28].
Les deux députés représentant la paroisse de Sizun lors de la rédaction du cahier de doléances de la sénéchaussée de Lesneven le 1er avril 1789 étaient Olivier Inizan et Paul Sanquer[29].
Les juloded de Sizun [modifier]
Sizun faisait partie des paroisses qui, du XVIe siècle au XIXe siècle, ont dû une bonne partie de leur prospérité à l'activité toilière du lin et du chanvre, qui a permis le financement de l'enclos paroissial et l'ascension d'une véritable aristocratie paysanne, les « juloded », décrite entre autres, en ce qui concerne Sizun, par Jean-François Olier[30].
De nombreuses traces en subsistent comme l'ancienne ferme de Kerroc'h[31], en schiste et kersantite, construite en 1846 par Jean Le Bras et Marie-Françoise Dantec, un couple de juloded, ou encore le hameau de Falzou Baron[32], où subsistent, pour partie en mauvais état, trois maisons de juloded dont celle, construite en 1778, de la famille Fichou, marchands de toile qui habitaient là à la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle.
Sizun a aussi conservé de nombreux kanndi dont le mieux conservé est celui de Kervénan[33] qui a conservé ses aménagements intérieurs d'origine tels que pavage, cheminée, cuves en granite et bassin (douet) couvert de dalles de schiste. Jusque vers 1960, il a été utilisé comme lavoir.
Un bourg animé aux XIXe -début XXe siècle [modifier]
Selon des statistiques agricoles publiées en 1849 et concernant selon les productions des années comprises entre 1836 et 1846, la totalité de la population communale en 1836, soit 3 650 personnes, est considérée comme agricole. La répartition de l'occupation des terres est alors la suivante : 2 102 ha de terres arables, 2 635 ha de landes et bruyères, 237 ha de bois, taillis et plantations, 520 ha de prairies naturelles ; la commune possédait alors 12 moulins en activité. Les paysans de Sizun cultivaient à l'époque 420 ha d'avoine, 210 ha de froment, 210 ha d'orge, 176 ha de seigle, 252 ha de sarrasin, 21 ha de lin, 18 ha de chanvre, 42 ha de navets, betteraves, carottes et choux (dont 34 ha de navets et 8 ha de choux), 105 ha de trèfle, 105 ha de pommes de terre, 2 459 ha d'ajonc, 631 ha restant en jachère, et élevaient 433 chevaux (386 mâles, 2 juments, 45 poulains), 1 250 bovins (dont 600 vaches), 217 porcs, 420 ovins (20 béliers, 150 moutons, 250 brebis), 9 caprins (1 bouc et 8 chèvres), 694 poules et 131 coqs, 5 canards, et possédaient 403 ruches à miel[34].
Vers 1840, 14 foires, spécialisées dans le commerce des chevaux, des bêtes à cornes et des porcs, toutes « très suivies et très importantes » selon le sous-préfet de Morlaix de l'époque se tenaient chaque année à Sizun, le troisième jeudi de chaque mois et, en plus, le jeudi gras et le jeudi après le 15 septembre. Seules six d'entre elles étaient légales, les huit autres étant consacrées par l'usage[35].
Des foires importantes se déroulaient à Sizun le troisième jeudi de chaque mois encore au début du XXe siècle[36] : celle du troisième jeudi de février par exemple était « permise aux domestiques »[37]. L'une d'entre elles, dénommée Foar Encaut se tenait le premier lundi de décembre et donnait lieu « à des achats considérables en vue de la Noël anglaise », sa date ayant été fixée lors de sa création « de manière à coïncider avec le départ des steamers qui transportent les animaux en Angleterre à l'époque où la consommation les recherche »[38]. Mais la concurrence de Landerneau et Landivisiau, mieux desservis par le rail, nuit aux foires de Sizun. Le désenclavement routier tarde aussi : ce n'est qu'à partir de 1872 que sont aménagés progressivement les axes routiers reliant Sizun à Landerneau (N 164) et Landivisiau (D 30)[39]. Pour ce dernier axe, le rapport du Conseil général du Finistère en 1872 précise : « Il y a 21 kilomètres à ouvrir à travers de grandes difficultés ».
En 1894, un fait divers sanglant fit grand bruit : un double assassinat perpétré au lieu-dit Kerbrat Huella : une femme âgée de 40 ans, Marie Kerbrat et son fils Guillaume âgé de 8 ans en furent les victimes, l'assassin étant un amoureux éconduit, Yves Jaffrès de Ploudiry qui fut condamné par les assises de Quimper au bagne à perpétuité, mais l'assassin mourut un an après[40].
Entre 1912 et 1934, Sizun fut desservi par la voie ferrée à voie étroite du réseau des Chemins de fer armoricains allant de Plouescat à Rosporden via Landerneau, Commana, La Feuillée, Brasparts et Châteauneuf-du-Faou[41].
L'affaire Guillaume Seznec - Pierre Quéméneur [modifier]
En mai 1923, à la suite de la disparition de l'homme d'affaires et conseiller général du canton de Sizun Pierre Quéméneur, son associé Guillaume Seznec est accusé de l'avoir tué et d'avoir fait disparaître son corps et condamné par la cour d'assises de Quimper aux travaux forcés à perpétuité et déporté en Guyane, à l'île du Diable ; c'est le début de l'affaire Seznec, une des plus célèbres énigmes judiciaires du XXe siècle. Gracié le 2 avril 1946 par le général de Gaulle et revenu en France, il est écrasé par une camionnette en 1953 et décède en 1954 des suites de cet accident. Son petit-fils Denis Seznec a consacré sa vie à se battre pour la réhabilitation de son grand-père, mais n'y est pas parvenu pour l'instant, la chambre criminelle de la Cour de cassation ayant refusé la révision du procès le 14 décembre 2006.
Les guerres du XXe siècle [modifier]
La Première Guerre mondiale [modifier]
Le monument aux morts de Sizun[42] porte 127 noms de soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale (et de 25 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale)[43] et celui de Saint-Cadou les noms de 45 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale, dont trois frères[44].
La Seconde Guerre mondiale [modifier]
Albert David Rothschild, d'origine juive, fils de commerçants brestois, se réfugia à Sizun pendant l'Occupation. Âgé d'une trentaine d'années, aimant la pêche et parfaitement assimilé aux jeunes du pays, il ne se cachait pas, malgré son port de l'étoile jaune. Il entra dans le réseau de résistance Justice de Morlaix, animé dans le canton de Sizun par François Manac'h et Lucien Messager. Le 10 juin 1944, le réseau sabote une ligne téléphonique près des moulins de Kerouat. Les Allemands réquisitionnent tous les hommes âgés de 16 à 50 ans pour surveiller la ligne. Jacques Bellec, de Kerouat, est abattu par méprise par les Allemands qui croyaient avoir affaire à un terroriste. Albert Rothschild est arrêté et conduit à la Feldkommandantur de Sizun et violemment battu. Son corps supplicié fut retrouvé, les mains liées dans le dos, sous un tas de charbon dans la cour de l'école, au lendemain de la libération de Sizun[45].
Le 6 août 1944, le maréchal des logis Giroult, de la brigade de gendarmerie de Sizun, apprend que des militaires allemands se cachent dans un champ en bordure de la route de Sizun à Quélennec. Revêtu de son uniforme et faisant preuve de culot, il va les trouver et les persuade de se rendre en leur disant que les Américains sont déjà à Sizun, ce qui est faux. Les soldats allemands démontent leurs armes et se rendent. Ils sont convoyés par le bataillon FTP René Caro à Brasparts où ils sont détenus dans l'école publique. L'état-major allemand décide alors un coup de main audacieux pour libérer les prisonniers : venu de Brest, un convoi allemand déguisé en convoi américain parvient le 16 août 1944 à libérer les Allemands prisonniers après des combats qui font plusieurs morts dans le bourg de Brasparts et plusieurs résistants sont aussi faits prisonniers. Pendant le retour du convoi allemand vers Brest, des combats sanglants ont lieu au Tréhou où cinq résistants de la compagnie de Plounéour-Ménez sont tués, et à Irvillac où 17 résistants de la compagnie de La Feuillée sont tués[46].
Démographie [modifier]
Commentaire : Sizun, après une stagnation démographique pendant la Révolution française et l'Empire, connaît un essor démographique pendant les deux premiers tiers du XIXe siècle (+1058 habitants entre 1806 et 1861, soit +36,7 % en 55 ans), atteignant son apogée en 1861 avec 3 960 habitants. Une période de stagnation démographique commence alors pendant une vingtaine d'années entre 1861 et 1881, suivie d'un long et important déclin démographique qui s'amorce pendant les deux dernières décennies du XIXe siècle et s'amplifie à partir de la Première Guerre mondiale, la population baissant de 1 800 habitants entre 1911 et 1990, perdant donc un peu plus de la moitié de sa population (-51 % en 79 ans). La dernière décennie du XXe siècle voit s'amorcer un renouveau démographique (+122 habitants entre 1990 et 1999), qui s'amplifie pendant les premières années du XXIe siècle (+279 habitants entre 1999 et 2006), Sizun étant touché par la périurbanisation qui essaime à partir des villes de Brest, Landerneau et Landivisiau, ce dont témoigne la construction de plusieurs lotissements depuis une vingtaine d'années.
En 10 ans, entre 1998 et 2007, la commune a enregistré 284 naissances et 319 décès[49], enregistrant donc un léger déficit naturel de 35 habitants. Le solde migratoire, négatif avant 1975 en raison de l'exode rural, est devenu positif surtout ces dernières années (+2,4 % l'an en moyenne entre 1999 et 2006). En 2006, les 65 ans et plus représentaient 19 % de la population communale, contre 22 % pour les 0 à 14 ans.
La densité de la population communale est de 36,6 habitants par km2.
La commune possède un EHPAD (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes) qui compte 75 lits.
Administration [modifier]
En 1840 et en 1853 le maire est Boucher (nommé par le gouvernement impérial). En 1865 c'est Le Bras (nommé aussi par le gouvernement impérial).
Enseignement [modifier]
- Outre deux écoles (groupe scolaire public et école privée à la fois maternelle et primaire, Sizun possède un collège public (297 élèves à la rentrée scolaire de septembre 2011), avec internat de 25 places, le collège du Val d'Élorn[50].
Le groupe scolaire public possède une filière bilingue breton-français, et le collège a vu à la rentrée de septembre 2011, l'ouverture d'une section bilingue français-breton.
- À la rentrée 2007, 16,3 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[51].
Économie [modifier]
La capitale de la crêpe [modifier]
En 1950 des crêpières de Sizun découvrent une méthode pour conserver des crêpes fraîches et souples pendant plusieurs semaines. Un Sizunien se lance dès 1951 dans la fabrication industrielle et la commercialisation en grande série de crêpes. Lors de l'apogée dans les années 1960, 27 crêpières œuvraient à Sizun[52].
Industrie [modifier]
- "MAGSI", une usine de matériel agricole, spécialiste de l’accessoire de manutention agricole, industriel, construction ou espaces verts, emploie une cinquantaine de salariés. L'usine est implantée ZAC de Bel-Air.
Tourisme [modifier]
Sizun, station verte au pied des monts d'Arrée, fait partie du Circuit des Enclos[53] et dispose d'une infrastructure touristique assez développée : un office de tourisme, deux hôtels-restaurants, l'Hôtel-restaurant des Voyageurs[54] et l’Hôtel-restaurant Le Clos des Quatre Saisons[55], d'un autre restaurant l’Orée des Monts, d'une crêperie Crêperie de l'Argoat, de gîtes[56] et à Saint-Cadou. Il se trouve également un parc de loisirs, bar, crêperie et restaurant à Milin Kerroc'h.
Monuments et sites [modifier]
L'enclos paroissial[57]. Classé monument historique, il regroupe plusieurs édifices remarquables :
- l'arc de triomphe (1585 - 1588), dont une reproduction grandeur nature a été exposée en 1989 dans les jardins des Tuileries à Paris à l'occasion des cérémonies de commémoration du bicentenaire de la Révolution française est classé monument historique depuis 1884 ; c'est un monument très représentatif de la Renaissance bretonne, le plus beau du genre en Bretagne.
- la chapelle-ossuaire (1585) dont la façade est ornée des statues cariatides des douze apôtres. Elle abrite aujourd'hui un musée d'art et traditions populaires montrant lit clos, horloge, costumes, broderies.
- l'église Saint-Suliau, restaurée en 2010-2011, date du XVIe au XVIIIe siècles et son clocher est haut de 56 mètres. Elle possède un maître-autel du XVIIe siècle, richement décoré et sculpté et un orgue polychrome construit de 1683 à 1686 par Thomas Dallam. Son porche sud, du XVIe siècle, est de style flamboyant. Une statue de saint Suliau, en chasuble, surmonte la porte intérieure et est datée de 1514. un très beau baptistère surmonté d'un baldaquin en bois sculpté date de 1619. Un reliquaire en argent de saint Suliau date de 1625. L'église a conservé une bannière de procession du XVIIe siècle où est représenté saint Suliau sur l'une des faces et le Christ en croix sur l'autre face[58].
- La chapelle Saint-Ildut[59] date du XVe siècle, construite vers 1485. Elle a été construite par le comte du Léon. Consacrée à saint Ildut, ce moine gallois évangélisateur de l'Armorique, qui fait partie des saints bretons non reconnus officiellement par l'église catholique. Elle possède des bannières, des croix, des statues dont certaines sont de remarquables pièces d'orfèvrerie (saint Mélar, la Vierge à l'Enfant[60]. Trois fontaines sont visibles sur le placître dont l'une, associée à un lavoir, est peut-être un ancien bassin à rouir le chanvre[61].
- L'église de Saint-Cadou[62] du XVIIe et XIXe siècles et son calvaire, qui date de 1744.
- Une dizaine de croix[63] parsèment le territoire communal.
- Une maison à avancée (apotheiz) datant de 1640 se trouve à Kergudon en Saint-Cadou[64]
La vallée de l'Élorn est à l'origine de plusieurs centres d'intérêt :
- L'Élorn, fleuve côtier réputé pour ses poissons, attire de nombreux pêcheurs (truite, saumon, alose). L'AAPPMA (Association Agréée de Pêche et de Protection du Milieu Aquatique de l'Élorn), forte de plus de 1000 adhérents, gère la pêche dans la partie fluviale du cours de l'Élorn, lac du Drennec inclus, ainsi que dans la partie amont de la Penzé et quelques autres petits cours d'eau.
- La Maison de la Rivière, de l'Eau et de la Pêche[65], située à la périphérie du bourg dans l'ancien moulin du Vergraon, présente tous les aspects de la vie d'une rivière (aquariums, maquettes) et possède une annexe la Maison du lac. Une station aquacole INRA-IFREMER de salmoniculture est implantée le long de l'Élorn, juste en aval du barrage du Drennec.
- Le lac du Drennec est à cheval sur les communes de Commana et Sizun. C'est un lac-réservoir de 110 hectares renfermant 8,7 millions de m3 d'eau, avec barrage poids formé de 500 000 tonnes de matériaux et de remblais, datant de 1982, destiné à stocker de l'eau potable pour l'approvisionnement de la région brestoise et d'une bonne partie du nord du Finistère. En 2009, profitant de la hauteur de chute de 25 mètres créée par le barrage, une petite centrale hydroélectrique a été aménagée, dotée d'une turbine principale de 139 kW, et de deux petites turbopompes qui produit environ 3 300 kilowattheures par jour, soit environ la consommation électrique de 120 maisons[66]. Un sentier pédestre de 7 km en fait le tour, permettant de découvrir paysages, faune et flore[67]. Le centre nautique de l'Arrée s'y est installé. Deux plages ont été aménagées.
- Le centre de loisirs de Milin-Kerroc'h est un étang privé situé à proximité du bourg (pêche, pédalo).
- Le centre d'art et nature de Kervelly et les moulins de Kerouat (ces derniers dépendant du parc naturel régional d'Armorique sont situés à la limite de Sizun et de Commana.
- 12 moulins dont ceux de Vergraon, Cozlen, Drennec.
Associations [modifier]
- ASST AS Sizun - Le Tréhou
- le Cercle celtique de Sizun Lapoused ar Menez (Oiseaux de la Montagne) a été formé en 1988[68].
- Les Amis de Loc-Ildut, association créée en 1985 par Jean-François Olier, dont le but est de sauver la chapelle de Loc-Ildut (en Sizun) et aussi de restaurer le patrimoine local.
Personnalités [modifier]
- Alain de La Roche, né à Sizun vers 1428, fut un dominicain qui prêcha en Flandre, aux Pays-Bas autrichiens et en Allemagne, décédé à Zwolle le 8 septembre 1475, qui a été béatifié par la ferveur populaire.
- Yves Abgrall, né à Sizun le 16 juillet 1691, reçu au séminaire à Paris le 9 juin 1711, fait ses vœux le 10 juin 1713 comme membre de la Congrégation de la Mission, devenant donc lazariste. Il fut visiteur provincial. Il décède à Toul le 22 février 1751[69].
- Pierre-Marie Boucher, né à Sizun le 23 septembre 1829, notaire à Landerneau, est élu député du Finistère au scrutin de liste le 4 octobre 1885 et réélu en 1889 au scrutin d'arrondissement. Il siège à droite.
- Henri Derrien, né à Sizun le 23 juillet 1857, avocat, fut élu député de la première circonscription de Lannion dans les Côtes-du-Nord le 30 mai 1897, (remplaçant de Kergariou) et réélu en 1898 ainsi qu'en 1902. Il siège dans le groupe Action libérale. Décédé le 7 octobre 1903.
Contes et légendes [modifier]
- Les deux amis (histoire de Jean Bleiz ou Bleiz du Menez, originaire de Sizun, transcrite par Anatole Le Braz[70]).
Bibliographie [modifier]
- Jean-François Olier, Sizun, éditions Jean-Paul Gisserot, 1995, réédition 2001, [ISBN 2877471772].
- Jean-François Olier, Au pays des enclos, tisserands et juloded, éditions Keltia Graphic
- Jean-François Olier, Légendes du pays des enclos, éditions Jean-Paul Gisserot, 2002 [ISBN 978-2-87747-665-2]
- Claire Morvan, Les buanderies des paroisses de Plounéour-Ménez, Commana et Sizun au 18e siècle. Mémoire de maîtrise d'histoire. Université de Bretagne occidentale. Centre de recherche bretonne et celtique, Brest, 1994.
Filmologie [modifier]
- Dans le journal télévisé du 15 mars 1996, le reportage Une ardoisière à Saint-Cadou[71] montre l'exploitation d'une ardoisière située à Saint-Cadou et momentanément sauvée par les commandes d'ardoises rustiques liées à la restauration de la cathédrale de Quimper.
Liens externes [modifier]
Références [modifier]
- Albert Deshayes, « À propos du nom de Sizun », Bulletin de la société archéologique du Finistère, tome CXXVII, 1998
- Dictionnaire des noms de communes, trèves et paroisses du Finistère, Douarnenez, 1990
- Carte IGN au 1/25 000 0517 Est Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h
- Eaux et Rivières de Bretagne
- Maison de la Rivière
- Syndicat de bassin de l'Élorn
- SAGE de l'Élorn
- Bretagne environnement Le bassin versant de l'Élorn
- Le Télégramme, 5 février 2010
- Jean-Yves Le Moing, Noms de lieux en Bretagne : plus de 1500 noms expliqués, Bonneton, 2007 [ISBN : 978-2-86253-404-6]
- Jacques Baudouin, Grand livre des saints : culte et iconographie en Occident, Nonette, 2006 [ISBN : 2-84819-041-8]
- Pondaven et Abgrall, Notices sur les paroisses du diocèse de Quimper et de Léon, Bulletin diocésain d'Histoire et d'Archéologie, 1924, page 66
- A. Chédeville, N.-Y. Tonnerre, La Bretagne féodale. XIe ‑ XIIIe siècle, Rennes, 1987
- Bulletin de la société archéologique du Finistère « Antiquité de Morlaix (suite) » sur Gallica, Chanoine Paul Peyron, 1917
- Mairie de Sizun – Saint-Cadou
- Finistère Nord Saint-Cadou
- Pub irlandais Le Saint-Hubert
- Terre d'embruns, Les aînés ruraux racontent [récit de Laurence Benveniste, Les chapeaux jaunes du pape], Le Coudray-Macouard, Cheminements, Collection Un livre pour l'histoire, 2005
- Académie de Rennes – SVT - Les ressources naturelles
- Alain-Gabriel Monot, Proses de Bretagne, La part commune, Rennes, 2006 [ISBN 2-84418-097-3]
- http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA00005783
- http://www.mairie-sizun.fr/page00010028.html
- Bulletin de la société archéologique du Finistère, « Fouille d'un tumulus au Ménez-Glujeau »,Louis Le Guennec, année 1909
- Persée Ve circonscription, revue Galia, 1955, Volume 13, N° 13-2, pp. 151-161, Pierre Merlat et « L’établissement gallo-romain de Kergréac’h, en Sizun. - Enquête du 13 novembre 1954 », Bulletin de la société archéologique du Finistère, tome LXXX, Pierre Merlat, 1954
- Bulletin de la société académique de Brest, 1877
- Patrick Kernévez et Robert Le Roy, « La seigneurie de Léon aux XVe et XVIe siècles », Bulletin de la société archéologique du Finistère, t. CXXXV, 2006, p. 299-319
- InfoBretagne - Sizun
- Documents de criminologie rétrospective, Bretagne, XVIIe et XVIIIe siècles, sur Gallica, Armand Corre et Paul Aubry, A. Storck, Lyon, 1895
- Archives parlementaires de 1787 à 1860, Archives parlementaires de 1787 à 1860 : recueil complet des débats législatifs et politiques des Chambres françaises, sur Gallica, J. Madival et E. Laurent, imprimé par ordre du Corps législatif. 1re série, 1787-1799
- Jean-François Olier, Au pays des enclos, tisserands et juloded, éditions Keltia Graphic, 2005
- Patrimoine architectural et mobilier en Bretagne
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- http://patrimoine.region-bretagne.fr/sdx/sribzh/main.xsp?execute=show_document&id=MERIMEEIA29002359
- Statistique agricole générale de l'arrondissement de Morlaix, sur Gallica, Jean-Marie Éléouet, imprimerie de J.-B. Lefournier aîné (Brest), 1849
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- Dictionnaire géographique et administratif de la France et de ses colonies. T. 7, Se-Z, publié sous la direction de Paul Joanne, Hachette (Paris), 1890-1905
- Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère, sur Gallica, recueillis et mis en ordre par J.-M.-P.-A. Limon,...- imp. de Lion (Quimper), 1852
- Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère, 1874, page 365
- Rapports et délibérations du Conseil général du Finistère, 1872, pages 79-80
- La Dépêche de Brest et de l'Ouest, 31 octobre 1894
- Annick Fleitour, Le petit train Rosporden-Plouescat, éditions Ressac, 2001
- http://www.memorial-genweb.org/~cpa/com.php?insee=29277&dpt=29&comm=Sizun
- http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29277&pays=France&dpt=29&idsource=10022&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=0
- http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29277&dpt=29&idsource=22188&table=bp04
- Mairie de Sizun
- Forum de Brasparts
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Insee – Recensement de la population – 2007 - Sizun
- Académie de Rennes – Collège du Val d'Élorn
- Ofis ar Brezhoneg : Office de la langue bretonne
- Mairie de Sizun
- Maison du tourisme – Baie de Morlaix – Les circuits de enclos paroissiaux
- An Arvorig – Hébergement – Hôtel-restaurant des Voyageurs
- An Arvorig – Hébergement – Hôtel-restaurant Le Clos des Quatre Saisons
- Le village du Moulin
- Mairie de Sizun
- Enclos de Sizun
- Mairie de Sizun
- J. Malléjac, « La chapelle de Loc-Ildut, en Sizun », Bulletin de la Société archéologique du Finistère, tome LXX, année 1943
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- Mairie de Sizun
- Croix et calvaires du Finistère - Sizun
- In Situ – Revue du patrimoine – N° 8 – Les maisons à avancées
- Maison de la rivière
- Syndicat de bassin de l'Élorn
- L'Hebdomadaire du Finistère – Lac du Drennec
- Les Filets Bleus – Le Cercle celtique de Sizun Lapoused ar Menez
- "Abgrall+missionnaire" Catalogue du personnel de la congrégation de la mission (lazaristes) depuis l'origine (1625) jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, Paris, 1911 (sur le site de University Libraries)
- Anatole Le Braz, Vieilles histoires du pays breton, partie III, conte Les deux amis, pages 258 et suivantes
- A2, « Une ardoisière à Saint-Cadou », L'Ouest en mémoire (INA), 15 mars 1996. Consulté le 29 juillet 2010
