Union pour un mouvement populaire

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Union pour un mouvement populaire
Image illustrative de l'article Union pour un mouvement populaire
Logo officiel
Présentation
Président Jean-François Copé
Fondation 17 novembre 2002
Siège 238, rue de Vaugirard
75015 Paris Cedex 15
Vice-présidents Luc Chatel
Laurent Wauquiez
Secrétaires généraux Michèle Tabarot
Valérie Pécresse
Marc-Philippe Daubresse
Trésorière Catherine Vautrin
Personnages-clés Jacques Chirac
Nicolas Sarkozy
Alain Juppé
Jean-François Copé
François Fillon
Adhérents 324 945 (2012)[1]
Idéologie Gaullisme,
libéral-conservatisme,
démocratie-chrétienne
Affiliation internationale Internationale démocrate centriste et Union démocratique internationale
Affiliation européenne Parti populaire européen
Couleurs bleu, rouge
Site web www.u-m-p.org
Présidents de groupe
Sénat Jean-Claude Gaudin
Assemblée Christian Jacob
Parlement européen Joseph Daul
Représentation
Députés
196 / 577
Sénateurs
131 / 348
Députés européens
25 / 74
Présidence de conseils généraux
27 / 101
Présidence de conseils régionaux
3 / 27

L'Union pour un mouvement populaire (UMP) est un parti politique français libéral-conservateur du centre droit et de la droite, héritier de l'Union pour la majorité présidentielle dont il garde les initiales, mouvement qui avait pour ambition au début des années 2000 de rassembler l'ensemble des forces de la droite et du centre et de soutenir la candidature du président Jacques Chirac à sa propre succession en 2002.

Regroupant le RPR et Démocratie libérale, rejoint en juin 2002 par deux tiers des députés de l'Union pour la démocratie française (UDF), l'UMP cherche à sa création à être un rassemblement de tendances gaullistes, centristes, libérales et conservatrices. Elle soutient Jacques Chirac et ses différents gouvernements de 2002 à 2007, puis Nicolas Sarkozy lors de son accession à la présidence de la République en 2007 et pendant son mandat présidentiel.

L'UMP affirme dénombrer 324 945 adhérents à jour de cotisation au 18 novembre 2012, et se revendique comme la première force politique du pays en nombre d'adhérents et la deuxième en nombre d'élus. Elle dispose d'une équipe dirigeante constituée de 51 personnalités, soutenues par 300 conseillers politiques et secrétaires nationaux. Elle se revendique comme le principal parti d'opposition au gouvernement de Jean-Marc Ayrault.

Sommaire

Histoire [modifier]

Processus de fondation : l'Union pour la majorité présidentielle [modifier]

Le président Jacques Chirac, l'un des fondateurs de l'UMP.
Article détaillé : Ancêtres de l'UMP.

Issue d'Alternative 2002 (mouvement de soutien à Jacques Chirac qui avait pour ambition de rassembler l'ensemble des forces de droite et du centre), l'UMP est créée le 23 avril 2002 par Jacques Chirac et Alain Juppé, sur le conseil de Jérôme Monod, à la suite du premier tour de l'élection présidentielle et en vue des législatives de la même année, afin d'« unir les forces politiques de toutes les droites ». Elle se nomme d'abord « Union pour la majorité présidentielle » en signe de soutien au président de la République, mais une fois les élections terminées, ce nom perd sa raison d'être et doit donc être changé. Un débat interne a lieu afin de nommer ce nouveau parti. Alain Juppé proposa de nommer ce parti « La Maison Bleue », quand d'autres étaient partisans (les libéraux pour l'essentiel) d'une référence au Parti populaire européen et au Parti populaire espagnol, souvent cité en exemple, et proposèrent de nommer le parti « Union populaire ». Il a été choisi de conserver le sigle alors déjà bien connu des Français, mais de changer la dénomination en « Union pour un mouvement populaire », lors de son congrès fondateur le 17 novembre 2002 au Bourget. Le RPR, DL et Écologie bleue sont dissous à l'intérieur de l'UMP. Seuls deux partis fondateurs subsistent en tant que tels : le Forum des républicains sociaux de Christine Boutin, le Parti radical de Jean-Louis Borloo ayant quitté le parti en 2012 afin de créer l'UDI avec d'autres partis de centre-droit.

2002-2004 : les années Juppé [modifier]

Alain Juppé, président-fondateur de l'UMP de 2002 à 2004.

Au congrès du Bourget du 17 novembre 2002, Alain Juppé est élu premier président de l'UMP par 79,42 %, devant Nicolas Dupont-Aignan (14,91 %) et trois autres candidats. La participation ne s'élevait qu'à 28,79 %, avec un corps électoral composé des adhérents à jour de cotisation. Refusant d'entrer au gouvernement, le parti permet à Juppé de tenir une lutte à distance avec son principal rival à l'intérieur de sa famille politique, Nicolas Sarkozy. Les années 2003-2004 constituent l'apogée du combat féroce mené entre chiraquiens et sarkozystes. L'UMP en devient un de ses principaux théâtres. En 2004, ont lieu les premières élections depuis 2002, véritable test pour le gouvernement Raffarin et le parti. Lors des régionales, cantonales et européennes, les résultats sont désastreux. La politique gouvernementale est sévèrement sanctionnée. En outre, Alain Juppé est rattrapé par la justice : le 16 juillet 2004, à la suite de sa condamnation dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris, il donne sa démission. Jean-Claude Gaudin assure l'intérim à la tête du parti, en attendant l'élection d'un nouveau président par les adhérents.

2004-2012 : les années Sarkozy [modifier]

Nicolas Sarkozy, président de l'UMP de 2004 à 2007, en meeting pour la campagne présidentielle de 2007.

2004-2007 : la préparation de la présidentielle [modifier]

Le 28 novembre 2004, au Bourget, élu par 85,09 % des membres du parti face à Nicolas Dupont-Aignan (9,10 %) et Christine Boutin (5,82 %), Nicolas Sarkozy devient le deuxième président de l'UMP[2]. La participation s'élevait à 53,29 %. Pierre Méhaignerie est nommé secrétaire général. Lui permettant de rivaliser à distance avec Jacques Chirac, le nouveau président de l'UMP n'a plus qu'un seul objectif en tête, à savoir l'élection présidentielle de 2007. Malgré l'échec du référendum constitutionnel de 2005, l'UMP bat tous les records d'affluence et d'adhésion. Le mouvement entreprend alors un vaste chantier de modernisation et de réflexion interne, par l'organisation d'une vingtaine de conventions thématiques entre 2005 et 2006, afin d'élaborer le programme de Nicolas Sarkozy et de l'UMP pour les échéances de 2007. Le parti abandonne à cette occasion toute référence gaulliste. Seul candidat en lice, Nicolas Sarkozy est investi candidat de l'UMP par les militants à l'élection présidentielle le 14 janvier 2007. Il est élu président de la République quatre mois plus tard, avec 53,06 %, face à Ségolène Royal. Le 14 mai 2007, deux jours avant son investiture, il démissionne de la présidence du parti. Jean-Claude Gaudin, pour la deuxième fois, assure l'intérim.

2007-2012 : Nicolas Sarkozy, président de la République [modifier]

À partir de ce moment se pose la délicate question de la succession de Nicolas Sarkozy à la tête de l'UMP. La bataille est lancée entre Patrick Devedjian, proche du président de la République, et Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, développant une image consensuelle. À la sortie d'une réunion du bureau politique, le 25 juin 2007, Jean-Claude Gaudin affirme « [considérer] que, moralement, le président [de l'UMP] reste Nicolas Sarkozy et, par conséquent, [penser] qu'il n'est pas utile d'élire à nouveau un triumvirat comme les statuts l'exigent[3] ». Réuni le 7 juillet 2007, le conseil national de l'UMP adopte à 72 % une réforme des statuts du mouvement instituant une direction collégiale de l'UMP composée d'un pôle législatif (le bureau du conseil national, animé par trois vice-présidents, Jean-Pierre Raffarin, Jean-Claude Gaudin et Pierre Méhaignerie) et d'un pôle exécutif (le secrétariat général, dirigé par Patrick Devedjian assisté de Philippe Cochet et de Dominique Paillé). À la suite des élections municipales et cantonales de 2008, Xavier Bertrand et Nathalie Kosciusko-Morizet sont nommés secrétaires généraux adjoints en lieu et place de Philippe Cochet et Dominique Paillé. Christian Estrosi les rejoint quelques semaines plus tard.

Le 5 décembre 2008, Patrick Devedjian est nommé ministre de la Relance économique. Il démissionne aussitôt de son poste de secrétaire général. L'intérim est assuré dans un premier temps par les trois secrétaires généraux adjoints, puis confié à Xavier Bertrand jusqu'au 24 janvier 2009[4], date à laquelle le conseil national désigne les nouvelles instances nationales et confirme ce dernier à ce poste. En avril 2009, l'UMP lance sa campagne pour les élections européennes avec la création d'un site web[5], l'organisation d'un meeting à Rueil-Malmaison en présence de François Fillon le 28 avril 2009 et le lancement de la caravane de l'Europe des Jeunes Populaires pour sillonner la France[6]. En juin 2009, après sa victoire aux élections européennes, l'UMP lance une grande campagne d'adhésion et de re-adhésion pour ses adhérents.

Jean-François Copé devient secrétaire général de l'UMP le 17 novembre 2010, à la suite du retour de Xavier Bertrand au gouvernement. Les responsables de l'UMP décident de ne pas organiser de primaire pour la présidentielle de 2012[7], malgré le souhait de certaines personnalités[8], et de soutenir la candidature de Nicolas Sarkozy pour un second mandat. Le 2 mai 2012, entre les deux tours de scrutin, Jean-François Copé propose la création de « mouvements » internes au parti afin d'éviter un éventuel éclatement du parti en cas d'échec à la présidentielle[9], tournant le dos selon certains observateurs au schéma du courant unique au service du Président[10]. Il se déclare favorable à la mise en place d'un système de primaires pour l'UMP en 2017[11].

Depuis mai 2012 [modifier]

Après la défaite de son candidat à la présidentielle N.Sarkozy, l'UMP organise le renouvellement de sa direction, ce qui aboutit à la première crise majeure du mouvement.

Départ préalable des radicaux et de certains centristes fondateurs [modifier]

Les membres du Parti radical de Jean-Louis Borloo reprennent leur indépendance. Le 21 octobre 2012, une assemblée constituante officialise la création de l'UDI qui regroupe le Parti Radical et les autres partis de centre-droit (tels que le Nouveau Centre ou l'Alliance Centriste) restés indépendants de l'UMP. Ils sont rejoints par Valéry Giscard d'Estaing et Simone Veil, puis après le scrutin UMP du 18 novembre par Pierre Méhaignerie, secrétaire général de l'UMP de 2004 à 2007.

Campagne électorale [modifier]

En juillet 2012, le bureau politique de l'UMP fixe la date du prochain congrès aux 18 et 25 novembre 2012[12]. En l'attente, plusieurs ténors de l'UMP décident de créer leur propre mouvement pour pouvoir peser sur la ligne du parti[13]. Les principaux candidats déclarés à l'élection du président de l'UMP sont[14]

Les candidatures doivent être parrainées par au moins 3 % des adhérents à jour de cotisation de l'UMP (soit 7 924 parrains), sur au moins 10 fédérations différentes[22]. Cette règle de parrainage est un obstacle pour certains candidats, malgré l'autorisation d'accès au fichier des adhérents donnée le 8 août par la CNIL[23], et cause le retrait le 22 août de Dominique Dord en faveur de François Fillon[24]. C'est pourquoi Bruno Le Maire[25], Nathalie Kosciusko-Morizet[26], Henri Guaino puis François Fillon demandent au secrétaire général Jean-François Copé de faciliter « l'accès » aux signatures des militants[27].

Finalement, seuls François Fillon et Jean-François Copé restent en lice le 18 septembre[28], en annonçant respectivement 47 000 et 46 000 parrainages[29]. Aucun autre candidat n'atteint le nombre de parrainages requis[30] et Xavier Bertrand, qui affirme pourtant avoir 8000 parrainages, renonce, en annonçant néanmoins sa candidature à l'élection primaire pour la présidentielle de 2017[31].

La campagne officielle dure deux mois (du 18 septembre au 18 novembre). François Fillon possède une large avance chez les sympathisants[32] et de nombreux parlementaires et cadres du parti se rallient à lui. Jean-François Copé se présente lui comme le « candidat des militants » contre celui des « barons »[33], et introduit dans la campagne des thèmes tels que le racisme anti-blanc[34],[35]. Il met en avant un concept de « droite décomplexée », cette stratégie semblant être adressée aux militants de l'UMP plus droitiers[36]. Un débat télévisé a lieu le 25 octobre dans le cadre de l'émission Des paroles et des actes[37]. Tout en se plaçant dans le cadre d'un dialogue en apparence « amical » et malgré une proximité sur le plan des idées et des soutiens (chacun bénéficiant autant de soutiens de personnalités plutôt centristes que plutôt conservatrices), les deux candidats affichent surtout leur différence de style et de tempérament, mais aussi de fond sur des sujets sociétaux tels le mariage entre personnes de même sexe ou le racisme anti-blanc[38]. Jean-François Copé promet le 29 octobre d'appeler à manifester dans la rue contre des « projets de loi qui viendraient soit porter atteinte à l'intérêt supérieur de notre pays, soit déstructurer les piliers qui assurent la cohésion de notre société ou qui font monter le communautarisme »[39]. Pour le Front national, Marine Le Pen se déclare prête a manifester avec l'UMP, tout en appelant les adhérents de l'UMP à rejoindre le FN[40]. François Fillon, dans une lettre aux adhérents UMP, dit qu'il ne manifestera pas et qu'il n'a d'ailleurs « jamais cédé aux intimidations de la rue »[41]. Il reproche à son rival de « rechercher le buzz à tout prix » tandis que celui-ci critique le respect du « politiquement correct » et conclut que « cette campagne interne a bien révélé deux lignes politiques distinctes »[42].

Par ailleurs six motions (ou déclarations de principe) sont déposées et soumises aux votes à cette même élection :

Au siège de l'UMP, Jean-François Copé reste secrétaire général, malgré les demandes du camp Fillon. Il bénéficie des moyens du parti et garde autorité sur le personnel technique[43],[44]. Le 16 octobre, le directeur juridique de l'UMP, David Biroste, est licencié pour « faute grave » par le directeur général Éric Césari. Ce licenciement fait suite à un conflit sur l'utilisation de l'expression « génération sarkozyste » par la motion « La Droite forte »[45]. Dominique Dord (rallié à François Fillon) reste à son poste de trésorier jusqu'au 26 novembre. Après avoir quitté son poste, il estime à « plus de 200 000 euros l'avantage représenté par la prise en charge de l'équipe Copé, salariée par le Mouvement » et annonce que le « déficit de trésorerie atteindra plus de 50 millions d'euros en juin 2013 »[46].

Vote et contestation des résultats [modifier]

Le vote du 18 novembre voit une participation record avec notamment des files d'attentes de plusieurs heures et assez rapidement des soupçons d'irrégularités[47]. Dans la nuit, les deux camps proclament leur victoire à moins de 20 minutes d'intervalle[48].

Concernant les motions, cinq d'entre elles dépassent le 20 novembre 2012 les 10 % des suffrages exprimés, et sont donc habilitées à se constituer en mouvements au sein de l'UMP :

La commission de contrôle (COCOE) proclame au bout de 24h la victoire de l’équipe dirigeante composée de Jean-François Copé, Luc Chatel et Michèle Tabarot avec une courte avance de 98 voix[49]. Toutefois, ces résultats sont contestés dès le 21 novembre par les partisans de François Fillon, qui affirment que celui-ci aurait obtenu 26 voix de plus que Jean-François Copé[50], arguant notamment de l'omission des résultats de 3 DOM-TOM. Alain Juppé accepte le 23 novembre d'organiser une médiation, mais ses conditions sont rejetées par le responsable de la commission des recours, supposé proche du camp Copé[51]. Cette médiation échoue le 25 novembre 2012. Le lendemain, un huissier est envoyé au siège du parti pour saisir le matériel électoral suite à une assignation en référé déposée par François Fillon l'avant-veille[52]. Le même jour, Jean-François Copé est à nouveau proclamé vainqueur par la commission des recours, qui tient compte des remarques formulées par son camp et refuse celles du camp Fillon[53].

Vers un nouveau scrutin [modifier]

Jean-François Copé (à gauche) et François Fillon (à droite) revendiquent chacun la victoire à la présidence de l'UMP en novembre 2012. Un accord est finalement trouvé un mois plus tard : le premier est président du parti, mais son mandat est écourté jusqu'à l'organisation d'un nouveau scrutin à l'automne 2013.

Le 27 novembre, la création d'un groupe Rassemblement-UMP, présidé par François Fillon et comportant 72 membres, est actée à l'Assemblée Nationale[54]. Parallèlement, Jean-François Copé reprend l'idée de Nicolas Sarkozy d'un référendum sur la tenue d'un nouveau vote concernant la présidence de l'UMP. La proposition est acceptée par François Fillon sous certaines conditions, notamment celle d'un vote par Internet, sous la supervision d'une commission indépendante des candidats. Jean-François Copé annonce de son côté qu'il compte rester président jusqu'au référendum, puis jusqu'à l'éventuel nouveau scrutin[55]. Le lendemain, affirmant que la constitution par le camp Fillon d'un groupe autonome à l'Assemblée constitue un « casus belli », il retire sa proposition d'un référendum[56]. Luc Chatel, vice-président proclamé de l'équipe Copé, se déclare pour sa part le 1er décembre favorable à une nouvelle élection après modification des statuts[57]. Le lendemain, Jean-François Copé propose d'organiser en janvier 2013 un double référendum sur une proposition de modification des statuts du parti et sur une proposition de réduction de son mandat à deux ans, jusqu'en novembre 2014. François Fillon dit « se féliciter du consensus autour du principe d'un nouveau vote » et affirme que « ce nouveau vote doit avoir lieu dans les plus brefs délais », rejetant le calendrier proposé par son rival[58]. Les « non-alignés » de l'UMP, représentés par Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet, réclament pour leur part « une élection pour la présidence du parti au printemps 2013, avec congrès préalable pour fixer les règles du jeu »[59].

Le 17 décembre 2012, un accord de sortie de crise est finalement trouvé entre Jean-François Copé et François Fillon, acté sous la forme d'un communiqué transmis aux médias[60]. Cet accord en 7 points prévoit la tenue d'un nouveau scrutin avant octobre 2013, organisée par une haute autorité assurant l'égalité stricte entre les candidats, avec une mise en réserve des salariés et des services de l'UMP, ainsi que du Président s'il est candidat. Un comité de rédaction des statuts doit être créé, composé notamment des anciens premiers ministres du mouvement et des partis fondateurs, des anciens présidents des assemblées parlementaires et des anciens secrétaires généraux. L'équipe dirigeante à constituer et installer en janvier 2013 prévoit implicitement à côté du trio copéiste l'entrée des 2 colistiers de François Fillon, ainsi que d'autres représentants "de toutes les sensibilités et motions". Ceci doit entrainer la dissolution du groupe parlementaire Rassemblement-UMP. Enfin, les deux parties s'engagent à renoncer à des poursuites internes ou devant la justice, concernant les élections du 18 novembre 2012[61]. Le lendemain, l'accord est entériné par le bureau politique du parti[62].

La mise en place initiale de cet accord est fixée en janvier 2013, notamment par une réorganisation et une confirmation des postes au sein du parti (la plupart des postes sont ainsi doublés) : les copéistes Luc Chatel et Michèle Tabarot sont respectivement vice-président délégué et secrétaire générale ; les fillonistes Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse vice-président et secrétaire générale déléguée. Christian Estrosi, Gérard Longuet, Henri de Raincourt (pro-Fillon), Jean-Claude Gaudin, Brice Hortefeux et Roger Karoutchi (pro-Copé) deviennent également vice-présidents du parti. Marc-Philippe Daubresse est nommé secrétaire général adjoint, Catherine Vautrin demeure trésorière du parti, Jean-Pierre Raffarin président du Conseil national de l’UMP, Hervé Mariton est responsable du pôle projet, assisté par la copéiste Valérie Debord et le filloniste Bruno Retailleau. Édouard Courtial (pro-Copé) et Éric Ciotti (pro-Fillon) deviennent délégués généraux en charge des fédérations ; Nadine Morano (pro-Copé) et Dominique Bussereau (pro-Fillon) sont eux chargés des élections. La conseillère de Paris Danièle Giazzi et première adjointe à la mairie mairie du 16e arrondissement de Paris (pro-Fillon) devient déléguée générale aux fédérations professionnelles avec le copéiste Sébastien Huyghe. Le porte-parole de François Fillon, Jérôme Chartier, est nommé délégué général à l'animation du parti avec le copéiste Philippe Cochet. La filloniste Anne Grommerch et la copéiste Marie-Anne Montchamp sont, elles, chargées de la formation. La commission des investitures et celle des statuts (qui devra préparer le scrutin de l’automne 2013 et la primaire de 2016) sont co-présidées par Jean-François Copé et François Fillon ; à noter que le rapporteur général de la commission des statuts sera Anne Levade, professeur de droit constitutionnel et qui avait participé au comité Balladur de 2008. Il n’y a pas de porte-paroles officiels. D’autres nominations suivront d’ici les prochaines semaines, chargées de nommer les secrétaires généraux adjoints, et les leaders de principales motions, dont Guillaume Peltier, porteur du mouvement de la Droite forte. Des secrétaires nationaux seront enfin nommés. Chaque semaine, une réunion bipartisane de vingt personnes (cinq copéistes, cinq fillonistes, cinq non-alignés et cinq « personnalités » choisis par Jean-François Copé et François Fillon) se réuniront. Quant à lui, le groupe RUMP est dissous[63],[64].

Dès le 3 février 2013, Jean-François Copé nomme de nouveaux vice-présidents, portant leur nombre total à 20 : Hubert Falco, Rachida Dati, Hervé Gaymard, Christian Kert, Jean-François Lamour, Jean-Paul Fournier et Jean-Pierre Audy[65], ainsi qu' "au titre des mouvements" : Guillaume Peltier, Jean Leonetti, Thierry Mariani, Patrick Ollier et Bernard Perrut. 12 nouveaux secrétaires généraux adjoints: Marc-Philippe Daubresse, Valérie Boyer, Franck Riester, Dominique Dord, Michel Herbillon, Philippe Dallier, Geoffroy Didier, Eric Berdoati, Camille Bedin, Fabien de Sans Nicolas, Marie-Louise Fort et Guy Geoffroy viennent appuyer la fonction occupée par Michèle Tabarot et Valérie Pécresse[66]. De nombreux médias qualifient cette nouvelle organisation d'"armée mexicaine"[67], tandis que certains partisans fillonistes affirment sous le couvert de l'anonymat que Jean-François Copé veut "diluer les pouvoirs" [68]. 52 conseillers politiques sont nommés le 21 février 2013[69], tandis que le filloniste Lionel Tardy écrit qu'il refuse d'être "colonel dans l’armée mexicaine"[70]. Enfin, 248 secrétaires nationaux sont nommés le 5 avril 2013[71].

Fin mars 2013, la parution du livre "Le coup monté"[72], relatant de façon critique le scrutin du 18 novembre 2012, provoque des réactions diverses. Patrick Gélard nie avoir tenu les propos relatés dans le livre, tandis que François Fillon réaffirme sa version d'un résultat "inversé dans des conditions inacceptables"[73]. Jean-François Copé de son côté qualifie le livre de "baroud d'honneur de journalistes très engagés"[74].

Historique des dirigeants [modifier]

  • 17 novembre 2002 - 16 juillet 2004 : Alain Juppé, président de l'UMP, et Philippe Douste-Blazy, secrétaire général ;
  • 16 juillet - 28 novembre 2004 : Jean-Claude Gaudin, président par intérim ;
  • 28 novembre 2004 - 14 mai 2007 : Nicolas Sarkozy, président de l'UMP, et Pierre Méhaignerie, secrétaire général ;
  • 14 mai - 7 juillet 2007 : Jean-Claude Gaudin, président par intérim ;
  • 7 juillet - 25 septembre 2007 : Pierre Méhaignerie, secrétaire général par intérim (à partir de cette date, la fonction de président de l'UMP est gelée et le restera pendant tout le mandat présidentiel de Nicolas Sarkozy, de 2007 à 2012) ;
  • 25 septembre 2007 - 5 décembre 2008 : Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP ;
  • 8 décembre 2008 - 17 novembre 2010 : Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP ;
  • Depuis le 17 novembre 2010 : Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP jusqu'au 19 novembre 2012, puis président de l'UMP.

Fondements idéologiques [modifier]

Valeurs [modifier]

Dans sa « Charte des valeurs[75] », l'UMP se donne pour but de donner à la politique française un « souffle nouveau » et d'enrayer « la montée [de la] méfiance à l’égard de la politique ». Ses mots d'ordre : « écouter les citoyens, agir avec eux et pour eux ».

La doctrine de l'UMP déclare qu'il faut laisser libre cours au « destin individuel de la personne » qui dépasse le « déterminisme social ». L'UMP « [rejette] les systèmes qui étouffent la liberté (économique) en cherchant à tout encadrer ». Le travail, le mérite et l'innovation doivent être encouragés, afin de mener la France vers la reprise de la croissance et la baisse du chômage. Cette liberté ne doit cependant pas être comprise comme un égoïsme : « La liberté ouvre la voie à la générosité ». Pour faire respecter cette liberté, un respect strict de la loi est nécessaire : « L’autorité de l’État et la justice doivent assurer que chacun réponde de ses actes ».

L'UMP se déclare très attachée à la solidarité : « l’État est là pour que soit garantie la protection sociale à laquelle les Français sont légitimement attachés ». Néanmoins, la solidarité se doit de « respecter l’individu » et « ne (…) pas se transformer en assistanat ». Elle se limite essentiellement aux domaines des services publics, de l'égalité entre les territoires, du soutien des familles et de l'école de la République, laquelle doit « permettre à ceux que leurs mérites distinguent, d’exercer les responsabilités les plus élevées ».

Enfin, l'UMP affirme sa fierté pour la nation française, tout en définissant son horizon dans la construction européenne, synonyme de « paix » mais aussi d'« élargissement [des] perspectives ». L'Europe ne doit pas se réduire à la seule coopération économique : elle doit « permettre [à ses membres] d'avoir plus de poids » dans le contexte de la mondialisation, tout en faisant en sorte que « chaque pays conserve son identité ».

Courants de pensée internes [modifier]

La création de l'UMP s'est voulue être le grand rassemblement des forces politiques de la droite et du centre. Afin de permettre aux différentes familles qui la composent de s'exprimer en son sein, les statuts de l'UMP prévoient la possibilité de créer des courants internes appelés « mouvements ». L'un des buts de ces mouvements était de favoriser l'émergence d'un débat interne riche et d'éviter que l'UMP, à l'instar du RPR de Jacques Chirac, ne se transforme en un parti avant tout organisé pour favoriser la victoire politique de son leader.

Cette création n'a toutefois pas lieu pendant longtemps. Dans un premier temps, Alain Juppé a été contraint de la repousser, Jacques Chirac, entre autres, y voyant un risque de recréer au sein de l'UMP une « guerre des chefs » telle que l'UDF l'a connue pendant plus de 30 ans entre libéraux et démocrates chrétiens et les multiples chapelles qui naquirent au sein de ces deux familles. De plus, les courants qui se dessinaient à l'époque reprenaient presque à l'identique les contours des anciens partis, ce qui aurait pu donner un argument à ceux qui dénonçaient (notamment au sein de l'UDF demeurée indépendante) le caractère artificiel de la nouvelle formation. Ce report devint très rapidement définitif, la peur des chiraquiens se fondant rapidement sur les conséquences que pourrait avoir la création d'un courant sarkozyste à vocation majoritaire. Lors de son élection à la présidence de l'UMP, Nicolas Sarkozy prit l'engagement de favoriser l'émergence de ces courants, bien des militants s'estimant quelque peu « floués » par rapport aux engagements qui avaient prévalu lors de la création de l'UMP. Mais devant le nombre de ralliements très important autour de son nom (devenant très largement majoritaire, il n'avait plus lui-même l'utilité de rassembler ses partisans au sein d'un courant, qui serait au contraire devenu exclusif pour les autres) et la difficulté pour certaines familles, comme celles des centristes ou des gaullistes, à se structurer sans démontrer par là même une déliquescence certaine, ce projet ne sera pas concrétisé.

L'expression des différentes tendances internes à l'UMP n'en existe pas moins. Elle se traduit à travers plusieurs clubs, associations, voire partis politiques associés, qui regroupent des élus et/ou des militants. À l'exception des partis associés (PCD, CNI, et jusqu'en 2011 le Parti radical), ces différentes structures n'ont cependant aucune reconnaissance en termes de démocratie interne, bien que l'UMP les subventionne pour la plupart. Il est également à noter que certaines grandes familles comme les néo-gaullistes (« chiraco-villepinistes ») ne s'appuient sur aucune structure formelle, mais n'en ont pas moins une très forte influence grâce à leurs leaders.

Arrivé au secrétariat général de l'UMP en 2010, Jean-François Copé décide d'appliquer les statuts et de permettre le dépôt de déclarations de principe par les courants. Ceux dont la déclaration de principe, parrainée par au moins dix parlementaires membres d'au moins dix fédérations départementales, obtient au moins 10 % des suffrages exprimés lors du congrès sont en effet officiellement reconnus et peuvent peser plus fortement au sein des instances dirigeantes de l'UMP. Ils disposent en outre d'une autonomie financière grâce à une dotation annuelle fixe et à une dotation annuelle proportionnelle aux suffrages obtenus. L'ensemble des sommes versées aux courants est limitée à 30 % du montant de l'aide publique annuelle versée par l'État à l'UMP. Une partie du financement de la formation politique revient donc directement aux courants qui en feront un usage libre[76]. Le premier congrès à appliquer cette organisation en courant est celui du 18 novembre 2012. Quelques courants s'étaient déjà formés et structurés au cours du quinquennat de Nicolas Sarkozy, tels la Droite populaire ou la Droite sociale en 2010. D'autres groupements plus anciens, jusqu'ici associations ou partis associés à l'UMP, comme Le Chêne ou Les Réformateurs, apparaissent très vite comme ayant vocation à devenir des courants reconnus. À l'approche du congrès de novembre 2012, de nombreux autres courants voient le jour, dans le but de déposer une déclaration de principe ou de soutenir un candidat à la présidence du parti[77].

Les gaullistes [modifier]

Depuis la création de la Ve République en 1958, les gaullistes ont longtemps constitué la base de la droite française. Ils se placent dans l'héritage du général de Gaulle et sont à l'origine de la création du RPR. Pour autant, même si un courant visant à les fédérer a récemment été créé en vue du congrès de l'UMP de novembre 2012 (« Le Gaullisme, une voie d’avenir pour la France »), les gaullistes se divisent traditionnellement en plusieurs tendances. On distingue ainsi les néo-gaullistes, les gaullistes légitimistes, les gaullistes sociaux et les gaullistes de gauche.

Davantage que les idées, les néo-gaullistes (Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Alain Juppé, Jean-Louis Debré), également appelés « chiraco-villepinistes », ont gardé du général de Gaulle la pratique pragmatique du pouvoir, qui peut les amener à défendre tantôt des solutions d'inspiration libérale, modérée, sociale ou dirigiste). De fait, les néo-gaullistes ont un positionnement très mobile sur l'échiquier politique traditionnel (cf. thèmes de campagne de Jacques Chirac aux différentes élections présidentielles), mais ils rejettent l'approche transpartisane du gaullisme traditionnel : en effet, les néo-gaullistes de l'UMP ont été les artisans de l'ancrage définitif à droite du gaullisme, à la suite de Georges Pompidou. Malgré les postes clés qu'ils contrôlent dans les institutions républicaines et le soutien que leur apportent les autres familles d'inspiration gaulliste, cette famille apparaît en perte de vitesse au sein du parti depuis qu'en 2004, Alain Juppé a été contraint d'en quitter la présidence. Les difficultés qu'a rencontrées Dominique de Villepin en tant que Premier ministre ont condamné les chances de cette famille à voir désigner l'un de ses membres comme candidat de l'UMP à la dernière élection présidentielle et a entrainé une forte perte d'influence de ce courant.

Les gaullistes dits « légitimistes », tels que Jean-Louis Debré, Dominique de Villepin ou encore Michèle Alliot-Marie (via son mouvement Le Chêne), rejettent le libéralisme comme solution globale et apparaissent comme les héritiers de la tradition bonapartiste. Ils se réclament à la fois de la pratique du pouvoir du général de Gaulle (pouvoir exécutif fort, dirigiste et pragmatisme transpartisan) et de son corpus idéologique propre, lié à la fameuse formule « une certaine idée de la France ». On les assimile en règle générale aux néo-gaullistes, dont ils sont en réalité très proches.

Les gaullistes sociaux ou « séguinistes » (en référence à Philippe Séguin), dont François Fillon, Roger Karoutchi et Henri Guaino, défendent une forme de démocratie sociale et de réformisme social-démocrate, sans toutefois remettre en cause les fondements du libéralisme. Ils sont notamment présents dans le club France.9 de François Fillon ou dans le Club Nouveau siècle. À l'origine hostiles à une Europe supranationale et trop libérale, ils s'étaient, derrière Philippe Séguin, opposés au Traité de Maastricht. Néanmoins, ils ont évolué depuis sur cette question puisque la plupart de ses représentants ont fait campagne pour le « oui » lors du référendum de 2005 sur le Traité instituant une constitution pour l'Europe. C'est à cette occasion que Nicolas Dupont-Aignan, resté hostile à une Europe supranationale, décide de quitter l'UMP et d'ériger Debout la République comme un parti gaulliste indépendant.

Les gaullistes de gauche sont de loin les moins nombreux (Bernard Reygrobellet, Yves Guéna, Alain Terrenoire, Jean Peyrelevade, Alain Marleix). Minoritaires au sein du RPR, ils regroupent au sein du Club Nouveau siècle les gaullistes issus de l'Union des jeunes pour le progrès et du Mouvement Solidarité Participation qui ne se reconnaissent pas en premier lieu dans les valeurs de droite, mais plutôt dans celles de la social-démocratie et qui rejettent en partie le capitalisme. Historiquement, ils sont issus de l'Union démocratique du travail, qui a soutenu le retour au pouvoir du général de Gaulle et rejetait les thèses marxiste et communiste.

Les libéraux [modifier]

Article détaillé : Libéralisme.

Les libéraux sont essentiellement issus de Démocratie libérale, de l'Union pour la démocratie française et, auparavant, des Républicains indépendants de Valéry Giscard d'Estaing. Une partie provient également du RPR, pour la plupart d'anciens « balladuriens ». Là encore, il existe différentes tendances.

Les libéraux-conservateurs [modifier]

Cette branche regroupe les libéraux patriotes, souverainistes, antieuropéistes et antimondialistes. Héritiers de Tocqueville, Bastiat, Montalembert, Châteaubriand, etc., proches de l'école autrichienne d'économie, ils défendent un libéralisme interne; une société traditionnelle fondée sur la famille (opposition au mariage entre personnes de même sexe et à l'avortement); un libre-échange modéré dans le cadre de nations ; une définanciarisation de l'économie et une promotion de la libre-entreprise ; un État minimum laissant place à l'innovation, à la concurrence et à la propriété privée ; l'identité nationale française et un patriotisme fièrement affiché ; une politique de défense forte et ambitieuse ; une politique étrangère fondamentalement isolationniste mais aussi pragmatique ; une décentralisation massive et profonde afin de respecter le principe de subsidiarité, une libéralisation de l'éducation notamment grâce au chèque scolaire et au développement de l'enseignement privé hors contrat, une politique d'immigration restreinte et suivie d'une politique d'intégration assimilationniste, etc. Cette tendance en tant que telle est assez faible dans l'Union, mais se retrouve particulièrement au sein des mouvements internes à l'UMP que sont la Droite populaire et la Droite libre. Les libéraux-conservateurs sont en fait davantage présents dans la société civile que dans la sphère politique classique (Contribuables associés, SOS Éducation, Institut pour la Justice, Les Libéraux-Conservateurs-Français, etc.).

Les libéraux réformateurs [modifier]
Article détaillé : Les Réformateurs.

Issus de DL (Hervé Novelli), du RPR (Patrick Devedjian) ou de l'UDF (Pierre Méhaignerie), ils sont notamment regroupés au sein du club Les Réformateurs, et des Cercles libéraux présidés par Alain Madelin. Cette famille trouve dans le libéralisme politique et économique une solution globale pour la société française. La liberté est donc leur valeur fondamentale et doit prévaloir à tous les niveaux qu'il s'agisse du développement économique, sur lequel ils mettent le plus l'accent, du champ d'intervention de l'État ou des questions sociétales (liberté individuelle). Ils rejettent l'égalitarisme, le dirigisme et encouragent les mouvements de mondialisation et de libéralisation de l'économie qu'ils estiment positifs. Cette famille est l'une des plus dynamiques au sein de l'UMP et a compté de nombreux ralliements aussi bien au niveau des adhérents que des élus. Elle est aussi la famille qui a su le mieux promouvoir ses idées en interne et constitue un soutien important de Nicolas Sarkozy qui, cependant, apparaît un peu moins libéral qu'il ne l'a été. On peut notamment citer David Martinon, ancien porte-parole de Nicolas Sarkozy, ou encore Emmanuelle Mignon, sa directrice de cabinet et l'une de ses « plumes ».

Les sociaux libéraux [modifier]

Il existe au sein de l'UMP un courant important qui défend des valeurs généralement associées à la « gauche » (certains de ses membres sont d'ailleurs d'anciens socialistes : Éric Besson, Jean-Marie Bockel) et met l'accent sur la justice sociale et la solidarité, sans véritablement remettre en cause le libéralisme. Il s'agit des sociaux-libéraux et des radicaux (ceux de la tendance de Jean Leonetti depuis 2011). Tendance minoritaire, mais efficace dans son lobbying interne, les sociaux libéraux se réclament du libéralisme dont ils retiennent surtout l'approche sociétale qui préconise de laisser à chaque individu la liberté de mener sa vie comme il le souhaite pour peu que cela ne nuise pas à la société dans son ensemble. Courant, qui a émergé à l'occasion de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 (la création d'un « pôle de gauche » à l'UMP a été annoncée par François Fillon entre les deux tours de l'élection présidentielle), semble aujourd'hui se structurer en marge du parti plutôt qu'en son sein. Il est notamment constitué du parti La Gauche moderne de Jean-Marie Bockel, qui se veut un allié indépendant mais loyal de l'UMP, du club La Diagonale, qui regroupe des personnalités de gauche soutenant Nicolas Sarkozy, et du club Gay Lib, mouvement de l'UMP s'adressant aux homosexuels et entend en défendre les droits au sein de la société (cette tendance a estimé en 2010 n'être pas suffisamment écoutée au sein de l'UMP, sans toutefois remettre en cause ses liens avec le parti[78]).

Les centristes et les démocrates-chrétiens [modifier]

Article détaillé : Démocratie chrétienne.

Celle-ci est essentiellement issue de l'ancienne UDF et en son sein de Force démocrate (et de tous les partis qui l'ont précédé depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, du MRP au Centre des démocrates sociaux). Il s'agit de l'une des idéologies dominantes au sein des droites européennes, et incarne aussi la famille la plus européiste au sein de l'UMP. Elle comprend deux tendances principales.

Les radicaux [modifier]
Articles détaillés : Radicalisme et France moderne et humaniste.

De 2002 à 2011, le Parti radical (Jean-Louis Borloo, André Rossinot, Yves Jégo), parti ayant été au fondement de la IIIe République et se revendiquant comme la plus ancienne famille politique française, est associé programmatiquement et financièrement à l'UMP. Sur cette période, les radicaux « valoisiens », trouvent leur originalité dans une ligne politique plus sociale que la majorité de l'UMP, marquée par un fort attachement à la République et à ses valeurs fondamentales comme la laïcité. En 2005, le Parti radical connaît plusieurs ralliements d'anciens centristes (Renaud Dutreil) et gaullistes (Serge Lepeltier) qui y cherchent semble-t-il un espace d'expression moins libéral et moins sarkozyste qu'au sein de l'UMP. Le parti radical reprend son indépendance en mai 2011 (la double appartenance restant tolérée aux législatives de juin 2012[79]), avant de fonder l'UDI en septembre 2012. Cependant, une partie des membres du Parti radical (y compris de sa direction) ne rejoignent pas l'UDI et restent à l'UMP : sous la conduite de Jean Leonetti, ils sont réunis au sein du courant de la France moderne et humaniste avec les libéraux réformateurs de Luc Chatel et Hervé Novelli et les libéraux modérés de Jean-Pierre Raffarin.

Les modérés de centre-droit [modifier]

Ils sont pour la plupart issus de l'ancienne UDF (Philippe Douste-Blazy, Hervé de Charette, Pierre Méhaignerie) et sont notamment regroupés au sein des clubs Démocrate et populaire et Convention démocrate. Ils se placent dans la tradition orléaniste de la droite française et dans celle de l'ancien MRP, parti politique pivot de la IVe République. Le fondement de leurs valeurs se situe dans le christianisme, mais la référence à ce dernier est très modérée et peu affichée. Idéologiquement ils sont très européens, plutôt fédéralistes (au niveau européen, mais aussi dans leur approche très « décentralisatrice » de l'organisation de l'État français) et revendiquent un libéralisme social, plutôt que d'opposer l'un et l'autre. On peut également classer dans cette famille la branche libérale-giscardienne incarnée par Jean-Pierre Raffarin et le PPDF. En raison de l'existence de l'UDF en externe, et du dynamisme très fort des libéraux, mais aussi de l'échec relatif de Philippe Douste-Blazy à se faire accepter comme son chef de file crédible, cette famille apparaît en proie à une forte démobilisation conduit une partie de ses membres à rejoindre d'autres courants internes de l'UMP, ou pour certains à rejoindre à terme le Nouveau Centre qui tendait à incarner le pôle centriste de la majorité présidentielle avant de fonder l'UDI en septembre 2012. En janvier 2012, Philippe Douste-Blazy quitte l'UMP pour rejoindre le Modem de François Bayrou[80]. Le 20 novembre 2012, Pierre Méhaignerie démissionne de ses fonctions et annonce qu'il s'engage à l'UDI[81].

Les chrétiens sociaux [modifier]

Ils sont issus entre autres de l'ancienne UDF (Christine Boutin) et rassemblés au sein du Parti chrétien-démocrate, parti politique associé à l'UMP. Proches des démocrates chrétiens historiquement, ils en constituent une tendance plus affirmée dans son attachement aux valeurs catholiques, rejetant le libéralisme à la fois d'un point de vue sociétal (participation aux marches anti-IVG, opposition au PACS) et économique. Ils se caractérisent notamment par des prises de positions très sociales (ex. revenu universel) dans une démarche humaine avec les catégories de populations qu'ils estiment négligées ou rejetées par la société (ex. détenus, sans abris…), souhaitant ainsi être les tenants d'une droite « plus humaine ». Le PCD, minoritaire au sein de l'UMP, revendique 9 500 adhérents et 50 000 sympathisants[82].

Les conservateurs [modifier]

Les indépendants [modifier]

Ils sont rassemblés au sein du Centre national des indépendants et paysans (CNI), famille très minoritaire malgré un rôle historique important sous la IVe République, qui regroupe les Indépendants qui n'ont pas soutenu Valéry Giscard d'Estaing à la fin des années 1960 lorsque celui-ci a créé les Républicains indépendants (partisans d'un soutien au général de Gaulle), futur Parti républicain au sein de l'UDF, devenu DL en 1998. Le CNI a connu des positionnements politiques très à droite, puis s'est positionné en allié de la droite républicaine à la fin des années 1980 après avoir tenté de devenir une « passerelle » entre les partis de droite classique (RPR, UDF) et le Front national. Le CNI voulait constituer l'aile droite de l'UMP tout en rappelant son attachement à la République et à ses valeurs comme en témoigne la « Charte du CNI », adoptée lors du conseil national du 18 novembre 2000. Jean-Michel Jardry, son vice-président, a apporté son soutien à Nicolas Sarkozy pour l'élection présidentielle de 2007. En septembre 2012 le CNI a rejoint l'UDI.

Les deux députés CNI, Gilles Bourdouleix et Christian Vanneste, ont continué à siéger au sein du groupe UMP de l'Assemblée nationale, et ce malgré le fait que, 7 juin 2008, le CNI, réuni en conseil national, ait décidé de reprendre son indépendance vis-à-vis de l'UMP[83]. Puis en 2012 Gilles Bourdouleix rejoint l'UDI tandis que Christian Vanneste se rapproche des valeurs de l'extrême droite.

Le mouvement Chasse, pêche, nature et tradition (CPNT) de Frédéric Nihous, parti conservateur et traditionaliste, associé à l'UMP, peut être classé dans cette famille.

La droite populaire [modifier]

Ils sont issus du RPR, du RPF de Charles Pasqua ou du MPF, ils constituent l'aile la plus conservatrice et la plus à droite de l'UMP : c'est la « Droite populaire » Ils se réclament généralement de l'héritage gaulliste dont ils retiennent essentiellement les prises de positions souverainistes et en faveur d'une « Europe des Nations ». Ce sont des euro sceptiques. Cette famille est souvent considérée comme proche de mouvements externes classés à la droite de l'UMP, comme les partis souverainistes, Mouvement pour la France (MPF) de Philippe de Villiers ou bien Debout la République (DLR) de Nicolas Dupont-Aignan, et constitue la famille qui exprime le plus son attachement à prendre en compte les aspirations des électeurs nationalistes, du Front national ou d'autres partis classés à l'extrême droite tout en affirmant vouloir indéfectiblement rester dans la famille de la droite républicaine. Le positionnement patriote et souverainiste de cette famille lui donne une influence plus grande que son poids réel au sein du parti en ce qu'elle tient un discours susceptible d'attirer les suffrages d'électeurs souverainistes et du Front national non membres de l'UMP.

La Droite populaire répond à une idéologie avant tout conservatrice mais aussi libérale et se dit attachée à des valeurs tel que l'identité nationale, la famille, la lutte contre le communautarisme social et religieux, la défense nationale, l'école républicaine, la lutte contre le terrorisme et le radicalisme religieux, la laïcité, la nation et le patriotisme, l'autorité et l'ordre en luttant contre l'insécurité, une réduction de l'immigration, la liberté d'entreprendre et moins « d'assistanat », une gestion saine des finances publiques, une France plus indépendante et plus visible sur le plan international. Le Collectif parlementaire de la Droite populaire réunissant des citoyens et des hommes politiques de l'UMP comme Lionnel Luca ou Thierry Mariani à pour objectif de faire peser ces thématiques au sein de l'UMP[84].

Ce positionnement en faveur de la Droite populaire, avec un glissement incluant des mesures limitant l'immigration et valorisant la lutte contre l'insécurité, est repris par Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007, dans l'optique de prendre des voix au Front national. Conformément aux engagements pris, un ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Codéveloppement est créé en mai 2007, avec notamment des objectifs chiffrés de reconduite à la frontière[85]. Ce ministère est confié à Brice Hortefeux, puis à Éric Besson, avant que ses fonctions ne soient attribuées au ministère de l'Intérieur en 2010. Ces options sont reprises avec plus ou moins de soutien par la direction de l'UMP. Le 14 juillet 2010, le « collectif de la droite populaire », réunissant 42 députés UMP[84], est créé dans l'optique de « revenir aux fondamentaux » et de « faire barrage au FN »[86]. Début 2011, un débat sur la laicité est perçu comme anti-islam par des médias et les différents cultes[87] et provoque des dissensions entre le ministre de l'Intérieur Claude Guéant, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé et le Premier ministre François Fillon notamment[88]. Deux mois plus tard, un débat sur la double nationalité, reprenant notamment des propositions de Claude Goasguen[89], mais aussi celles de Marine Le Pen (présidente du FN)[90] oppose les députés de la « Droite populaire » à des élus de l'UMP centristes ou plus modérés comme Étienne Pinte ou Nathalie Kosciusko-Morizet[91].

Les sarkozystes [modifier]

Articles détaillés : Conservatisme libéral et La Droite forte.

Souvent désignés sous le nom de « sarkozystes », héritiers eux-mêmes des « balladuriens », ils sont issus du RPR, de DL, de La Droite libre fondée par Rachid Kaci, ou même de l'UDF. Ces courants se réclament des mêmes valeurs que les libéraux réformateurs, mais y ajoutent un préalable plus pragmatique dans la pratique du pouvoir, le concept de libéralisme étant estimé rejeté par les Français car mal-compris par ceux-ci. Cette famille de pensée qui ne rejette pas certaines valeurs traditionnelles (attachement à la famille, à une structuration sociale forte de la société), a tendance à devenir très composite du fait des nombreux ralliements à la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle de 2007, mais constitue aujourd'hui le noyau central de l'UMP autour du président de la République. Elle pourrait être rangée, sur un échiquier politique européen, dans le camp des conservateurs (PPE) plus que dans celui des libéraux (ELDR).

Après la défaite de mai 2012, « sarkozyste » définit souvent un soutient à l'ex-président, voire une envie de son retour dans la vie politique. La motion et courant La Droite forte se définit comme sarkozyste ; elle obtient le meilleur score de 27,01%, devançant toutes les autres motions, lors du vote de novembre 2012.

Le pôle écologique [modifier]

Article détaillé : Écologie bleue.

Issu principalement de Génération écologie ou de l'UDF, il est regroupé au sein d'Écologie bleue.

Écologie bleue, présidée à l'origine par Patrice Hernu, et devenue UMP-Écologie bleue constitue l'une des cinq composantes fondatrices de l'UMP. Cette structure a été marginalisée par la création du Conseil de développement durable de l'UMP, sous l'égide de Nathalie Kosciusko-Morizet. Cette famille politique très minoritaire, mais à l'influence non négligeable, défend avant tout un développement durable de la société et les valeurs du mouvement écologiste. Elle rejette fortement le positionnement à gauche des Verts, considère que les grands partis doivent désormais être les premiers à porter cette exigence et se réclame volontiers d'un écologisme non idéologique, réaliste, très orienté vers les priorités du climat, de l'énergie et de la biodiversité. On retrouve ses membres de manière transversale dans toutes les sensibilités actuelles de l'UMP et, depuis 2013, Écologie Bleue se reconstitue sous forme de réseau de militants dans les fédérations UMP.

Par ailleurs, Écologie Bleue s'est affiliée au think tank transversal « France Bleue » que préside Patrice Hernu.

À l'extérieur de l'UMP également, Génération écologie-Les Bleus, après avoir noué un partenariat avec Démocratie libérale en 2000, a entamé une démarche d'association à l'UMP en 2002 qui n'a pu se concrétiser formellement. Elle a pris ses distances à la suite des élections régionales et cantonales de 2004 dans l'espoir de lancer la candidature de France Gamerre à l’élection présidentielle. Depuis, Génération écologie se défend de tout lien avec l'UMP, et l'organisation Les Bleus, à laquelle elle fait néanmoins toujours référence, semble sans réelle activité. Plusieurs cadres de ce parti sont élus aux côtés de maires UMP. En 2012, Génération écologie a soutenu la candidature socialiste de François Hollande en opposition à la candidature de Nicolas Sarkozy.

Résultats électoraux [modifier]

Élections présidentielles [modifier]

Date Candidat 1er tour 2nd tour
2007 Nicolas Sarkozy 11 448 663 voix (31,18 %) 18 983 138 voix (53,06 %)
2012 Nicolas Sarkozy 9 753 629 voix (27,18 %) 16 865 340 voix (48,36 %)
  • Élection présidentielle de 2002 : le 21 avril 2002, le président sortant, Jacques Chirac, candidat du RPR, parti fusionné dans l'UMP deux jours plus tard, arrive en tête du premier tour de l'élection présidentielle, avec 19,88 % des suffrages exprimés. Le Premier ministre socialiste Lionel Jospin (16,18 %) se retrouve éliminé par le candidat d'extrême droite Jean-Marie Le Pen (16,86 %), et le second tour permet à Jacques Chirac d'être réélu confortablement avec 82,21 % des suffrages exprimés.

Élections législatives [modifier]

Date 1er tour 2nd tour Sièges
2002 8 408 023 voix (33,30 %) 10 029 669 voix (47,26 %) 365
2007 10 289 028 voix (39,54 %) 9 463 408 voix (46,37 %) 313
2012 7 037 268 voix (27,12 %) 8 740 628 voix (37,95 %) 194

Ces élections voient la victoire sur la gauche pour le nouveau parti, qui décroche un total de 365 sièges contre 141 au PS.

Les élections ont lieu sur le thème de donner au président les moyens ou non de gouverner. Dès le premier tour de scrutin, le 10 juin 2007, l'UMP réalise des scores très importants, puisque 100 députés de droite sont élus contre 1 de gauche (PS). Au second tour, l'UMP l'emporte largement mais la « vague bleue » attendue n'a pas eu lieu, sûrement à cause du lancement maladroit du sujet sur la TVA sociale. À elle seule, l'UMP obtient tout de même 313 sièges sur 577, soit la majorité absolue[92]. Depuis 1978, c'est la première fois qu'une majorité se succède à elle-même.

Élections locales [modifier]

Pour son premier véritable test électoral depuis ses écrasantes victoires de 2002, l'UMP subit une lourde défaite aux élections régionales et cantonales de mars 2004, perdant 20 régions sur 22, et une contre-performance en Outre-mer, depuis longtemps dirigé par une majorité de droite. Néanmoins, en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, la liste UMP a obtenu la majorité relative des voix, devançant du double la liste suivante. Au final, les deux seules régions restant à droite sont l'Alsace et la Corse.

Si à l'échelle nationale les listes étiquetées « majorité présidentielle » arrivent en tête en nombre de voix et en nombre de sièges[93], l'UMP et la droite en général perdent un certain nombre de villes importantes. Si après les élections municipales de 2001 elle contrôlait 21 villes de plus de 100 000 habitants sur 39, la droite en perd 10 et n'en gagne aucune.

Pour les cantonales, la gauche qui contrôlait déjà une majorité de départements depuis 2004, en remporte huit de plus, alors que la droite en reprend deux à l'opposition.

L'UMP perd ces élections régionales, conserve l'Alsace et remporte la Réunion et la Guyane, mais perd la Corse[94].

Élections européennes [modifier]

Le deuxième grand test électoral de l'UMP, les européennes de 2004, n'est guère brillant pour l'UMP, puisqu'elle n'obient que 16,6 % des voix alors que le Parti socialiste en remporte pas loin du double avec 28,9 %, et que l'UDF la talonne avec 12 %. Le parti présidentiel obtient 17 élus au Parlement européen.

À l'issue des élections européennes en France, les listes de la majorité présidentielle conduites par l'UMP arrivent en tête de l'ensemble des formations politiques en lice avec un total de 27,88 % des suffrages exprimés[95]. Sur les 72 sièges à pourvoir, 29 ont été remportés par la majorité, dont 24 pour l'UMP. Le Parti socialiste recueille seulement 16,48 % des voix, suivi de près par Europe Écologie (16,28 %)[95].

Organisation interne [modifier]

L'UMP est organisée autour d'une direction nationale, de plusieurs instances collégiales, de fédérations locales et de différentes antennes spécialisées.

Direction nationale [modifier]

Depuis janvier 2013 :

Nommés par le bureau politique sur proposition du président de l'UMP, « les secrétaires nationaux sont responsables de l’activité et de la réflexion de l’Union » (article 22 des statuts de l'UMP) dans leurs domaines respectifs. Ils doivent rendre compte de leurs travaux auprès du bureau politique et, au moins une fois par an, devant le conseil national. On peut retrouver leur liste complète sur le site officiel de l'UMP[96].

Instances collégiales de direction [modifier]

Les trois principales instances collégiales de direction de l'UMP sont le congrès, le conseil national et le bureau politique. Le congrès est l'assemblée générale de l'UMP, composée de l'ensemble des adhérents du parti. C'est lui qui désigne le candidat que soutient l'UMP à chaque élection présidentielle. Le conseil national, présidé par le président de l'UMP, est composé de conseillers nationaux élus par les adhérents. Le bureau politique est chargé d'assurer la direction de l'UMP entre les sessions du conseil national. Le président ou un quart de ses membres peuvent le réunir et définir de l'ordre du jour. Les décisions sont prises à la majorité, à condition qu'il y ait au moins la moitié des membres présents. Il est composé des principaux dirigeants du mouvements (président, vice-président, secrétaire général, trésorier, conseillers politiques, secrétaires nationaux, membres élus par le conseil national)[97].

Outre le conseil national et le bureau politique, il existe six autres instances nationales de l'UMP :

  • la commission des sages, qui comprend les "anciens présidents et secrétaires généraux de l’Union, les présidents des anciens partis politiques représentés à l’Union, huit personnalités choisies par les groupes parlementaires pour leur ancienneté" (art. 36 des statuts);
  • la commission nationale d'investiture, chargée de préparer les investitures des candidats UMP pour les élections législatives, sénatoriales, européennes, territoriales et municipales (dans les villes de plus de 30 000 habitants), investitures qu'elle soumet ensuite au conseil national ;
  • la commission nationale des recours (CNR ou CoNaRe) "formée de neuf membres, élus par le conseil national" (art. 30 à 35 des statuts);
  • la commission d’organisation et de contrôle des opérations électorales (COCOE), chargée de préparer et d'organiser toutes les élections internes à l'UMP, de s’assurer de la régularité des votes, de valider les candidatures et de veiller à l’égalité des candidats dans le déroulement des opérations de propagande et des opérations de vote (art. 29 des statuts);
  • la commission de contrôle de gestion financière ;
  • la commission permanente des statuts ;

Fédérations locales [modifier]

Les fédérations départementales de l'UMP sont organisées dans chaque département autour d'un président du conseil départemental, d'un secrétaire départemental et d'un responsable département des jeunes.

Structures spécialisées [modifier]

Les fédérations professionnelles [modifier]

Les fédérations professionnelles de l’UMP constituent un réseau comprenant adhérents et sympathisants de l'UMP dans leur domaine d’activité professionnelle.

Les Jeunes Populaires [modifier]

Article détaillé : Jeunes Populaires.

L'UMP a une branche pour les jeunes de 16 à 30 ans, les Jeunes Populaires ou Jeunes de l'UMP.

Les Jeunes Actifs [modifier]

Les Jeunes Actifs sont une autre antenne de l'UMP pour laquelle l'appartenance n'est pas liée à une tranche d'âge spécifique, mais plutôt au fait d'exercer une activité professionnelle. L'association a été créée par François Guéant dans le courant de l'année 2005 et elle est présidée par Gilles Laborde[98] de 2008 à 2010. Depuis juillet dernier, un processus d'intégration des Jeunes Actifs est en cours. Franck Allisio a été nommé chargé de mission national des Jeunes Actifs de l'UMP. François Guéant est, pour sa part, secrétaire national de l'UMP chargé de l'emploi des jeunes et des Jeunes Actifs.

Nombre d'adhérents [modifier]

  • Au 5 janvier 2007 : environ 335 000 adhérents à jour de cotisation, d'après les chiffres de l'UMP (le parti aurait enregistré plus de 200 000 nouvelles adhésions depuis que Nicolas Sarkozy en était devenu le président).
  • Au 31 décembre 2007 : environ 370 000 adhérents.
  • Au 7 novembre 2008 : environ 256 000 adhérents.
  • Au 20 novembre 2010 : 236 341 adhérents.
  • Au 18 novembre 2012 : 324 945 adhérents (d'après les chiffres de la COCOE au moment du congrès de l'UMP).

Figures politiques [modifier]

Depuis 2002, l'UMP compte ou a compté dans ses rangs plusieurs personnalités figures de la politique française, qui ont parfois pu occuper les plus hautes fonctions de la République sous l'étiquette de l'UMP :

Outre ces figures de la classe politique, on dénombre plusieurs personnalités du monde de la culture, de la société civile ou du show-biz considérées comme proches de l'UMP ou ayant même officialisé leur soutien à l'UMP :

Budget [modifier]

Dans le cadre des financements des partis politiques, l'UMP perçoit un financement public de 33 millions d'euros en 2010[103] (13 millions dans le cadre de la première fraction de l'aide publique et 20 millions dans le cadre de la deuxième). Le parti était en déficit de plus de 30 millions d'euros à la fin de l'année de la présidentielle en 2007 et tablait sur un retour à l'équilibre pour 2011[104]. Après les campagnes présidentielle et législative de 2012, la situation financière du parti est difficile. Il doit faire face à une dette de 43,9 millions d'euros[105]. Le déficit approche 50 millions lors de la démission du trésorier Dominique Dord, après le congrès de novembre 2012[46]. Pour suivre son plan de retour à l'équilibre en 2017, l'UMP doit faire des économies annuelles de 10 millions d'euros[106].

L'UMP propose à ses donateurs de rejoindre l'un des deux cercles suivants : le Cercle France (accessible à partir de 300 euros) et le Premier Cercle (à partir de 3 500 euros).

Trésoriers nationaux du parti [modifier]

Structures associées et satellites [modifier]

L'article 3 des statuts de l'UMP évoque des « personnes morales associées », c'est-à-dire « les associations loi 1901, disposant ou non de la qualité de parti politique, ayant régulièrement demandé leur association à l'UMP et dont celle-ci a été approuvée par le conseil national ». Ces personnes morales associées sont représentées au conseil national et dans les fédérations départementales de l'UMP[107]. ».

Partis politiques associés [modifier]

Les partis politiques associés à l'UMP le sont selon les statuts du mouvement :

C'est le cas également de partis politiques à portée strictement locale :

Autres mouvements associés [modifier]

Français de l'étranger [modifier]

Il existe plusieurs délégations de l'UMP à l'étranger, en Allemagne, en Belgique, aux États-Unis, au Québec ou encore au Maroc. Le Rassemblement des Français de l'étranger, réputé assez proche de l'UMP, est représenté à l'Assemblée des Français de l'étranger.

Mouvements indépendants proches ou alliés à l'UMP [modifier]

Partis de l'ex-majorité présidentielle indépendants mais alliés à l'UMP [modifier]

Mouvements proches de l'UMP [modifier]

Organisations politiques internationales auxquelles l'UMP est affiliée [modifier]

Accords internationaux [modifier]

En octobre 2009, Xavier Bertrand a signé un protocole entre l'UMP et le Parti communiste chinois. Ce protocole a pour vocation de rapprocher les deux partis au pouvoir dans leur pays respectif et ainsi d'améliorer les relations entre la France et la Chine[113]. En novembre 2010, Xavier Bertrand a proposé à Gilles Duceppe, alors Premier Secrétaire du Bloc québécois, l'officialisation des relations entre l'UMP et le Bloc, parti québécois qui défend les intérêts spécifiques des francophones sur la scène politique canadienne[114].

Bibliographie, notes et références [modifier]

Bibliographie non exhaustive [modifier]

  • UMP, ton univers impitoyable, Neila Latrous et Jean-Baptiste Marteau, Flammarion 18 Janvier 2012[115]
  • Le coup monté, Carole Barjon et Bruno Jeudi, Plon, 28 Mars 2013, 216 p, ISBN : 2-259-22129-7[72]

Notes [modifier]

Références [modifier]

  1. Nombre d'inscrits, donc d'adhérents à jour de cotisation, pour le Congrès du 18 novembre 2012, d'après les chiffres de la COCOE.
  2. LCI
  3. Devedjian-Raffarin: une direction à deux têtes pour l'UMP, L'Express, 26 juin 2007
  4. Xavier Bertrand, Secrétaire Général de l’UMP, 8 décembre 2008
  5. http://www.ump2009.eu
  6. http://www.jeunesump.fr/2009/04/23/les-jeunes-pops-lancent-la-campagne-europeenne/
  7. Primaire UMP : Fillon et Bertrand changent de pied NouvelObs, 03/11/2011
  8. La primaire gagne du terrain à l'UMP, sur fond d'ambitions pour l'après-2012 L'Express, 06/10/2011
  9. « Copé : “Je proposerai de créer des mouvements à l'UMP” », Le Figaro, 02/05/2012.
  10. « L’UMP tourne la page du sarkozysme » Le Monde, Françoise Fressoz, 02/05/2012.
  11. Primaires 2017 : "Une évidence" (Copé), Le Figaro, 4 mai 2012.
  12. L'élection du président de l'UMP aura lieu les 18 et 25 novembre
  13. Les courants foisonnent à l'UMP, Le Figaro, 19 juillet 2012.
  14. Adresses de parrainage Site officiel de l'UMP, consulté le 09/09/2012
  15. François Fillon officiellement candidat à la présidence de l'UMP France24, 01/06/2012
  16. [1] Le Lab Europe 1, 14/07/12
  17. Nathalie Kosciusko-Morizet brigue officiellement la présidence de l'UMP France24, 21/07/2012
  18. Bruno Le Maire : « Pourquoi je suis candidat » Le Figaro, 20/08/2012
  19. Copé vise la tête de l'UMP pour «regagner la France» Le Figaro, 26/08/2012
  20. Henri Guaino: "Pourquoi je suis candidat à la présidence de l'UMP" L'Express, 03/09/2012
  21. Xavier Bertrand : «J’ai les 8000 parrainages !» Le Parisien, 06/09/2012
  22. Répartition des parrains potentiels par fédération Site officiel de l'UMP, consulté le 09/09/2012
  23. La Cnil autorise l'accès aux fichiers UMP: Wauquiez satisfait AFP-L'Express', 08/08/2012
  24. Le trésorier de l'UMP soutient François Fillon Le Figaro, 22/08/2012
  25. Présidence de l'UMP : une élection "inéquitable" pour Le Maire France TV Info, 06/09/2012
  26. Duel Fillon-Copé : Juppé, Le Maire et NKM partagent le "malaise" d'Accoyer Le Point, 05/09/2012
  27. Parrainages : Fillon demande à Copé d'assouplir le dispositif JDD, 05/09/2012
  28. Présidence de l'UMP : le choc Copé-Fillon France Info, 18/09/2012
  29. Succession à l'UMP : Copé revendique 46 103 parrainages, Fillon 47 000 France TV Info, 22/09/2012
  30. Présidence UMP : ceux qui n'iront pas France Info, 18/09/2012
  31. Xavier Bertrand vise la présidentielle de 2017 Sud-Ouest, 16/09/2012
  32. Fillon / Copé : le match de la présidence de l'UMP en chiffres Le Huffington Post 02/10/2012
  33. Jean-François Copé se pose en défenseur des militants UMP L'Express, 09/09/2012
  34. Copé dénonce l'existence d'un «racisme anti-Blanc» Le Figaro, 26/09/2012
  35. François Baroin dénonce les propos «toxiques» de Copé Le Figaro, 08/10/2012
  36. UMP : le projet économique « décomplexé » de Copé Les Échos, 03/10/2012
  37. UMP : Revivez le débat Fillon-Copé sur France 2 France TV Info, émission du 25/10/2012
  38. Copé-Fillon : ce qui les sépare Le Figaro, 26/10/2012
  39. Présidence de l'UMP : Copé envisagerait d'appeler à manifester contre l'exécutif Le Point, 29/10/2012
  40. Le Pen prête à manifester avec Copé JDD, 01/11/2012
  41. Fillon écrit aux adhérents UMP et prend ses distances avec Copé L'Express, 04/11/2012
  42. UMP : Fillon charge Copé pour ses "viennoiseries" Metro France, 11/11/2012
  43. UMP: le camp Copé raille les "mauvais joueurs" de l'équipe Fillon L'Express, 06/07/2012
  44. UMP: pendant la campagne, Copé reste secrétaire généralL'Express, 29/08/2012
  45. Sale ambiance à l'UMP Le Point, 19/10/2012
  46. a et b UMP : les accusations de Dominique Dord contre Jean-François Copé Le Point 26/11/2012
  47. Présidence UMP: le scrutin est clos, mais des files d’attente encore dans les bureaux de vote Dernières Nouvelles d'Alsace, publié le 18/11/2012 à 18:16
  48. Copé ou Fillon ? Les trois enseignements d'une soirée ubuesque à l'UMP France TV Info, 18/11/2012
  49. Copé, la victoire au forceps Le Figaro, 20/11/2012
  50. Présidence de l'UMP : le camp Fillon revendique la victoire, Le Monde avec AFP et Reuters, 21 novembre 2012
  51. UMP : le président de la Commission des recours rejette les conditions de Juppé Le Point, 23/1/2012
  52. « Pour tout comprendre à la bataille juridique entre Copé et Fillon », LeMonde.fr, 27 novembre 2012.
  53. Les calculs de la commission des recours favorables à M. Copé Le Monde 26.11.2012 à 18h50
  54. « UMP: le groupe filloniste déposé à l'Assemblé »e, AFP sur Le Figaro, le 27/11/2012 à 20:02
  55. « Référendum UMP : les exigences de Fillon », Le Point, 27 novembre 2012.
  56. Les négociations autour d'un référendum ont échoué à l'UMP, sur Le Monde, 28 novembre 2012. Consulté le 28 novembre 2012
  57. « Chatel : "Il faut redonner la parole aux militants" », Le JDD, 1er décembre 2012.
  58. Fillon rejette la proposition Copé, le blocage se poursuit à l'UMP Le Monde-AFP, 02/12/2012 à 19h02
  59. « La crise UMP se transforme en guerre froide », Mediapart, 5 décembre 2012.
  60. Communiqué de Jean-François Copé et de François Fillon Site officiel de l'UMP, Espace presse, mis à jour le Mardi 18 Décembre 2012
  61. UMP : l'accord entre Fillon et Copé décrypté Le Monde, 18/12/2012
  62. http://www.lexpress.fr/actualite/politique/ump-l-accord-cope-fillon-adopte-a-l-unanimite-par-le-bureau-politique_1200751.html
  63. Alexandre Lemarié, « Hortefeux, Ciotti, Morano… L’organigramme complet de la direction de l’UMP », in lemonde.fr, 15 janvier 2013.
  64. Rodolphe Geisler et Judith Waintraub, « UMP : Copé et Fillon se partagent les postes », in Le Figaro, mardi 15 janvier 2013, page 7.
  65. « Hubert Falco nommé vice-président de l'UMP », in varmatin.com, 3 février 2013.
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  68. L'UMP réinvente l'"armée mexicaine" Le Monde, Alexandre Lemarié, 05/02/2013
  69. L'UMP nomme ses 52 conseillers politiques Libération, 21/02/2013
  70. Le député UMP filloniste Lionel Tardy ne veut pas d’une "fonction bidon dans un organigramme obèse" Le Lab Europe1, 26/02/2013
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  76. Articles 15 à 18 des statuts de l'UMP [PDF]
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  93. [PDF] Résultats globaux pour les communes de 3500 habitants et plus sur le site du ministère de l'intérieur
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  108. Qui sommes nous ? sur le Site officiel du mouvement Des Progressistes
  109. [3]
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  111. ATP, « Alliance officielle entre Gaston Tong Sang et l'UMP », Tahiti Presse, 18/06/2009
  112. D. N., « Gaylib quitte l'UMP, faute de "place audible" », in bfmtv.com, 13 janvier 2013.
  113. Aujourd'hui la Chine : L'UMP a un nouvel ami en Chine : le Parti Communiste Sur le site aujourdhuilachine.com
  114. Québec: alliance UMP et Bloc Québécois Sur le site lefigaro.fr
  115. UMP, ton univers impitoyable LeFigaro.fr Evene

Voir aussi [modifier]

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Articles connexes [modifier]

Liens externes [modifier]