Plestin-les-Grèves

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48° 39′ 28″ N 3° 37′ 47″ W / 48.657777778, -3.629722222

Plestin-les-Grèves
Mairie de Plestin-les-Grèves.
Mairie de Plestin-les-Grèves.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Plestin-les-Grèves (chef-lieu)
Code commune 22194
Code postal 22310
Maire
Mandat en cours
André Lucas
2008-2014
Intercommunalité Lannion-Trégor Agglomération
Site web Site officiel de la ville de Plestin-les-Grèves
Démographie
Population 3 701 hab. (2007[1])
Densité 107 hab./km2
Gentilé Plestinais
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 28″ Nord
       3° 37′ 47″ Ouest
/ 48.657777778, -3.629722222
Altitudes mini. 0 m — maxi. 127 m
Superficie 34,52 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Plestin-les-Grèves est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne.

Ses habitants sont les Plestinais et les Plestinaises.

Sommaire

[modifier] Géographie

Le littoral plestinais est composé de falaises, de criques rocheuses, de plages de sable fin et la Lieue de Grève. C'est l'une des plus grandes baies des Côtes-d'Armor et de Bretagne. Elle s'étend de Saint-Efflam à Saint-Michel-en-Grève sur 4 km et la mer se retire sur 1,3 km.

Le grand rocher culmine à 84 m, le site protégé offre un panorama de 180° sur la lieue de grève et abrite une réserve de chauves-souris.

De nombreux oiseaux marins vivent dans l'arrière-pays tels que les tadornes de belon, casarcas, aigrettes garzettes, hérons cendrés, martins pêcheurs et d'autres espèces limicoles.

L'orchidée sauvage y est présente, et en particulier l'Ophrys abeille et l'Anacamptis Pyramidalis.

[modifier] Héraldique

Blason Blasonnement
D'argent au chevron de sable accompagné de trois étoiles du même.

[modifier] Histoire

Cette commune est citée pour sa participation à la Révolte des Bonnets Rouges survenue en 1675 en Bretagne. L'un de ses habitants fut "excepté" de l'amnistie royale de 1676.

Liste des exceptés de l'amnistie de 1676 en Bretagne

[modifier] La seconde guerre mondiale et l'enseignement du breton

Dans son ouvrage consacré aux écoles Diwan[2], Jean-Charles Perazzi, résume cette expérience :

« Pendant la dernière guerre mondiale, Yann Kerlann (Jean Delalande), ami et successeur de Yann Sohier à la tête d'Ar Falz, mensuel des instituteurs laïques partisans de l'enseignement du breton, a ouvert ainsi à Plestin-les-Grèves Skol Blistin. Mais son existence sera éphémère : un an. Et son initiateur, la guerre terminée, se verra condamné à "l'indignité nationale à vie". La République n'est pas toujours tendre pour les pionniers de l'Éducation nationale. »

Plus précisément, Yann Kerlann organise cet enseignement du breton à l'école publique de Plestin-les-Grèves en novembre 1942, non loin de Lannion, qu'il peut mener grâce au décret Carcopino qui autorise ce type d'enseignement (autorisation d'enseigner le breton 1 h 30 par semaine dans le primaire). Il organise une classe de douze élèves, probablement en majorité des enfants de membres du Parti national breton. Françoise Morvan, page 253 de son ouvrage Le Monde comme si, cite un extrait du journal du PNB L'Heure bretonne paru le 8 novembre 1941, où Kerlann présente ce qu'il veut réaliser dans un article titré "Une Bretagne nouvelle qui ne sentira pas le moisi" :

« Vous avez à apprendre l'Histoire de vos Ancêtres, vous avez à apprendre le breton, oui, à le lire et à l'écrire correctement. Vous avez à retrouver l'Esprit de la Race en parlant, en lisant, en écrivant, en chantant en breton !... Alors se lèvera de nouveau une Bretagne bretonne où les Bretons seront honorés, auront retrouvé leur fierté, où l'on parlera breton, un breton correct, nettoyé de ses gallicismes, qui sera enseigné dans nos écoles... »

“ L’école en breton ” de Plestin est annoncée le 24 octobre 1942, aux heures les plus noires de la collaboration des militants du Parti National Breton avec les nazis, dans l’hebdomadaire du PNB, L'Heure Bretonne, qui, avec Arvor, hebdomadaire lui aussi pro-nazi, dirigé par Roparz Hemon, participera au financement de l’école de Plestin[3].

Cette expérience est définitivement interrompue en 1944.

Après la Libération, Yann Kerlann est condamné à « l’indignité nationale » pour faits de collaboration[4].

[modifier] Administration

Plestin-les-Grèves est composé entre autres des quartiers de Saint-Roch, Saint-Jagut, Saint-Efflam, Saint-Sébastien, Saint-Haran, Toul an Héry et Pors Mellec.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
 ?  ? Marcel Hamon PCF Conseiller général du Canton de Plestin-les-Grèves

(1973-1979)

 ?  ? Roger Rioual PCF Conseiller général du Canton de Plestin-les-Grèves

(1985-1992)

2001 en cours André Lucas PS Agriculteur, Conseiller général du Canton de Plestin-les-Grèves depuis 1998
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Langue bretonne

Le breton trégorrois y était jusque dans les années 1950 la langue la plus utilisée.[réf. nécessaire]

  • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 8 mars 2006.
  • A la rentrée 2007, 29,7% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[5].

[modifier] Sports

Le vieux port de Toul an Héry, sur l'estuaire du Douron, est devenu un port abri pour plaisanciers auquel s'ajoute le port de plaisance de Beg Douard sur la pointe de l'Armorique.

Les sports nautiques se pratiquent à Saint-Efflam. Il est possible de pratiquer char à voile, catamaran, planche à voile, dériveur et kayak de mer.

Lors des courses hippiques sur l'hippodrome marin, la plage de Saint-Efflam se métamorphose et environ 1 700 turfistes et vacanciers s'y retrouvent pour parier.

[modifier] Culture et patrimoine

[modifier] Patrimoine religieux

L'église Saint-Efflam classée en 1908 au titre des Monuments historiques. Elle a été construite au XVe et XVIe siècle ce qui est attesté par la date de 1576 sur le pignon du porche[6].

La chapelle Sainte-Barbe inscrite en 1934 au titre des Monuments historiques[7]

La chapelle de Saint-Jacut, reconstruite en 1496 et consacrée en 1498 a été classée au titre des Monuments historiques, sauf l'intérieur de la maison du chapelain qui est inscrite[8]

[modifier] Patrimoine civil

Les thermes gallo-romains du Hogolo qui datent de l'an 50 sont remarquablement conservés dans une dune littorale.

La fontaine Saint-Efflam, construite au XVIIIe siècle, couverte par un dôme de pierre a été inscrite en 1926 au titre des Monuments historiques[9]

Le Château de Lesmaës[10] et le manoir de Kerviziou[11], tous deux datant du XVIe siècle et le Manoir de Leslach du XVIIe[12] ont été inscrits en 1927 au titre des Monuments historiques.

[modifier] Événements

De nombreux pardons et fêtes de quartiers, et la célèbre nuit de la saucisse.

Le festival de Courts-Métrages "Armoricourt".

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Voir aussi

[modifier] Article connexe

[modifier] Notes et références

  1. populations légales 2007 sur le site de l’INSEE
  2. Jean-Charles Perazzi, Diwan, vingt ans d'enthousiasme, de doute et d'espoir
  3. Pierrick Le Guennec, "Diwan, une école qui vient de loin", consultable http://www.communautarisme.net/Diwan-une-ecole-qui-vient-de-loin_a274.html
  4. Pierrick Le Guennec, "Diwan, une école qui vient de loin", consultable http://www.communautarisme.net/Diwan-une-ecole-qui-vient-de-loin_a274.html
  5. (fr) Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
  6. Notice no PA00089428, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  7. Notice no PA00089426, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  8. Notice no PA22000008, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  9. Notice no PA00089429, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  10. Notice no PA00089427, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  11. Notice no PA00089430, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  12. Notice no PA00089431, sur la base Mérimée, ministère de la Culture

[modifier] Liens externes

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