Plestin-les-Grèves
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| Plestin-les-Grèves | ||||||
Mairie de Plestin-les-Grèves. |
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Blason |
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| Administration | ||||||
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| Pays | ||||||
| Région | Bretagne | |||||
| Département | Côtes-d'Armor | |||||
| Arrondissement | Lannion | |||||
| Canton | Plestin-les-Grèves (chef-lieu) | |||||
| Intercommunalité | Lannion-Trégor Agglomération | |||||
| Maire Mandat |
André Lucas 2008-2014 |
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| Code postal | 22310 | |||||
| Code commune | 22194 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Plestinais | |||||
| Population municipale |
3 701 hab. (2007[1]) | |||||
| Densité | 107 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 127 m | |||||
| Superficie | 34,52 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | Site officiel de la ville de Plestin-les-Grèves | |||||
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Plestin-les-Grèves [plɛstɛ̃ lɛ gʁɛv] (Plistin en breton) est une commune bretonne, située dans le département des Côtes-d'Armor.
Ses habitants sont les Plestinais et les Plestinaises.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Le littoral plestinais est composé de falaises, de criques rocheuses, de plages de sable fin et la Lieue de Grève. C'est l'une des plus grandes baies des Côtes-d'Armor et de Bretagne. Elle s'étend de Saint-Efflam à Saint-Michel-en-Grève sur 4 km et la mer se retire sur 1,3 km.
Le grand rocher culmine à 84 m, le site protégé offre un panorama de 180° sur la lieue de grève et abrite une réserve de chauves-souris.
De nombreux oiseaux marins vivent dans l'arrière-pays tels que les tadornes de belon, casarcas, aigrettes garzettes, hérons cendrés, martins pêcheurs et d'autres espèces limicoles.
L'orchidée sauvage y est présente, et en particulier l'Ophrys abeille et l'Anacamptis Pyramidalis.
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
D'argent au chevron de sable accompagné de trois étoiles du même.
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Histoire [modifier]
Cette commune est citée pour sa participation à la Révolte des Bonnets Rouges survenue en 1675 en Bretagne. L'un de ses habitants fut "excepté" de l'amnistie royale de 1676[2].
La seconde guerre mondiale et l'enseignement du breton [modifier]
Dans son ouvrage consacré aux écoles Diwan[3], Jean-Charles Perazzi, résume cette expérience :
« Pendant la dernière guerre mondiale, Yann Kerlann (Jean Delalande), ami et successeur de Yann Sohier à la tête d'Ar Falz, mensuel des instituteurs laïques partisans de l'enseignement du breton, a ouvert ainsi à Plestin-les-Grèves Skol Blistin. Mais son existence sera éphémère : un an. Et son initiateur, la guerre terminée, se verra condamné à "l'indignité nationale à vie". La République n'est pas toujours tendre pour les pionniers de l'Éducation nationale. »
Plus précisément, Yann Kerlann organise cet enseignement du breton à l'école publique de Plestin-les-Grèves en novembre 1942, non loin de Lannion, qu'il peut mener grâce au décret Carcopino qui autorise ce type d'enseignement (autorisation d'enseigner le breton 1 h 30 par semaine dans le primaire). Il organise une classe de douze élèves, probablement en majorité des enfants de membres du Parti national breton. Françoise Morvan, page 253 de son ouvrage Le Monde comme si, cite un extrait du journal du PNB L'Heure bretonne paru le 8 novembre 1941, où Kerlann présente ce qu'il veut réaliser dans un article titré "Une Bretagne nouvelle qui ne sentira pas le moisi" :
« Vous avez à apprendre l'Histoire de vos Ancêtres, vous avez à apprendre le breton, oui, à le lire et à l'écrire correctement. Vous avez à retrouver l'Esprit de la Race en parlant, en lisant, en écrivant, en chantant en breton !... Alors se lèvera de nouveau une Bretagne bretonne où les Bretons seront honorés, auront retrouvé leur fierté, où l'on parlera breton, un breton correct, nettoyé de ses gallicismes, qui sera enseigné dans nos écoles... »
“ L’école en breton ” de Plestin est annoncée le 24 octobre 1942, aux heures les plus noires de la collaboration des militants du Parti national breton avec les nazis, dans l’hebdomadaire du PNB, L'Heure Bretonne, qui, avec Arvor, hebdomadaire lui aussi pro-nazi, dirigé par Roparz Hemon, participera au financement de l’école de Plestin[4].
Cette expérience est définitivement interrompue en 1944.
Après la Libération, Yann Kerlann est condamné à « l’indignité nationale » pour faits de collaboration[4].
Administration [modifier]
Plestin-les-Grèves est composé entre autres des quartiers de Saint-Roch, Saint-Jagut, Saint-Efflam, Saint-Sébastien, Saint-Haran, Toul an Héry et Porz Mellec.
Langue bretonne [modifier]
Le breton trégorrois y était jusque dans les années 1950 la langue la plus utilisée.[réf. nécessaire]
- L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 8 mars 2006.
- À la rentrée 2007, 29,7 % des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[5].
Sports [modifier]
Le vieux port de Toul an Héry, sur l'estuaire du Douron, est devenu un port abri pour plaisanciers auquel s'ajoute le port de plaisance de Beg Douard sur la pointe de l'Armorique.
Les sports nautiques se pratiquent à Saint-Efflam. Il est possible de pratiquer char à voile, catamaran, planche à voile, dériveur et kayak de mer.
Lors des courses hippiques sur l'hippodrome marin, la plage de Saint-Efflam se métamorphose et environ 1 700 turfistes et vacanciers s'y retrouvent pour parier.
Culture et patrimoine [modifier]
Patrimoine religieux [modifier]
L'église Saint-Efflam classée en 1908 au titre des Monuments historiques. Elle a été construite aux XVe et XVIe siècles ce qui est attesté par la date de 1576 sur le pignon du porche[6].
La chapelle Sainte-Barbe inscrite en 1934 au titre des Monuments historiques[7]
La chapelle de Saint-Jagut, reconstruite en 1496 et consacrée en 1498 a été classée au titre des Monuments historiques, sauf l'intérieur de la maison du chapelain qui est inscrite[8]
Patrimoine civil [modifier]
Les thermes gallo-romains du Hogolo qui datent de l'an 50 sont remarquablement conservés dans une dune littorale.
La fontaine Saint-Efflam, construite au XVIIIe siècle, couverte par un dôme de pierre a été inscrite en 1926 au titre des Monuments historiques[9]
Le Château de Lesmaës[10] et le manoir de Kerviziou[11], tous deux datant du XVIe siècle et le Manoir de Leslach du XVIIe siècle[12] ont été inscrits en 1927 au titre des Monuments historiques.
Événements [modifier]
De nombreux pardons et fêtes de quartiers, et la célèbre nuit de la saucisse.
Le festival de Courts-Métrages "Armoricourt".
Le "Circuit des Chapelles" initié en 2009, par l'Office Culturel Municipal, allie chemins de randonnée familiale autour des chapelles (au nombre de sept) et accueille expositions et concerts l'été.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Saint Eflamm et sainte Enora, saint Gestin.
- Jeanne Bohec résistante, écrivain, enseignante et femme politique, née et décédée à Plestin.
- Marcel Hamon, résistant, ancien maire, conseiller général et député
- Jean-Pierre Abraham, écrivain
- Yves Tanguy, peintre surréaliste ayant résidé à Plestin dans son enfance.
- René Largillière, avocat et écrivain, auteur entre autres d'une thèse sur les saints bretons
- Macario Vitalis, peintre philippin ayant vécu á Plestin.
- André L'Hénoret, Prêtre ouvrier.
- Even Bégaignon, Evèque de Tréguier de 1362 à 1371, né à Plestin.
- Simon Richard dit Simonet Richard, Participant du Combat des Trente.
- Eugène Mando, Homme politique décédé à Plestin en 1939.
- Yves Coativy, Historien originaire de Plestin.
- Edmond Rebillé Médecin, historien et romancier, a passé sa retraite à Plestin.
- Jean-Luc Sassus, footballeur.
Notes et références [modifier]
- populations légales 2007 sur le site de l’INSEE
- Cette information est issue du document .
- Jean-Charles Perazzi, Diwan, vingt ans d'enthousiasme, de doute et d'espoir
- Pierrick Le Guennec, "Diwan, une école qui vient de loin", consultable http://www.communautarisme.net/Diwan-une-ecole-qui-vient-de-loin_a274.html
- Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
- Notice no PA00089428, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00089426, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA22000008, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00089429, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00089427, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00089430, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00089431, base Mérimée, ministère français de la Culture