Hervé II de Léon

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Hervé II de Léon, mort en 1168 selon la chronique de Robert de Thorigny est vicomte de Léon, succédant à son père Guyomarch III de Léon vers le milieu du XIIe siècle[1].


Biographie[modifier | modifier le code]

Hervé II de Léon est l'époux d'une fille naturelle d'Étienne de Blois, prétendant au trône d'Angleterre, rival d'Henri II Plantagenêt. Il est présent à l'assemblée d'Oxford en 1139 sous le nom d'« Hervé Brito » pour y défendre les droits de son beau-père et obtient momentanément le titre de comte de Wiltshire, mais doit quitter l'Angleterre en 1139/1140 à la suie d'une révolte paysanne sans rien y conserver[2].

Au milieu du XIIe siècle les vicomtes de Léon sont au sommet de leur puissance et Hervé II prend le titre de comte en 1156, titre qui ne sera pas conservé par ses descendants, et affranchit l'abbaye de Saint-Mathieu en 1157 de toute servitude. Son prestige est tel que le Pape Adrien IV lui envoie une correspondance dans laqelle il lui demande de soutenir le droits d'Hugues le Roux comme archevêque de Dol [3]

Un document de 1163 le montre seigneur de Lesquelen[4] en Plabennec où se voit encore aujourd'hui la motte féodale. Il est, ainsi que son fils Guyomarch, capturé par le vicomte du Faou en 1163, blessé, il serait alors devenu borgne et tous deux sont emprisonnés dans la forteresse de Châteaulin. Ils furent délivrés par un autre fils d'Hervé II, Hamon, évêque de Léon, aidé des troupes de Conan IV de Bretagne et le vicomte du Faou, ainsi que son fils et son frère, furent enfermés dans le château de Daoulas où ils moururent de faim et de soif. À la suite de cette félonie une nouvelle lignée de vicomtes s'implante au Faou issue d'une branche cadette[5].

Postérité[modifier | modifier le code]

Il est le père de Guyomarch IV de Léon, lui aussi vicomte de Léon et deux autres fils qui recoivent des charges ecclésiastiques importantes ; l'un Hamon est évêque de Léon et l'autre « E(limarius) », est probablement, abbé de Landévennec. Sa fille Jeanne (?) est le seconde épouse d'Eudon II de Porhoët[6]

Lors de la réconciliation entre Henri II d'Angleterre et Rolland de Dinan, Hervé II de Léon cède à l'Abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre, l'Île Béniguet. Outre ses fils Guyomarch et Hamon l'évêque on note aussi la présence de son autre fils nommé Hervé, le « frère de Guyomarch  », accompagné de ses trois fils aux noms cornouaillais: Gradlon, Budic et Guegon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Joëlle Quaghebeur La Cornouaille du IXe au XIIe siècle PUR Rennes (2002) (ISBN 2 868477437) p. 375 note n°113
  2. André Chédeville & Noël-Yves Tonnerre La Bretagne féodale XIe-XIIIe siècle. Ouest-France Université Rennes (1987)(ISBN 2737300142) p. 79
  3. André Chédeville & Noël-Yves Tonnerre p. 165.
  4. http://michel.mauguin.pagesperso-orange.fr/sonj/Lezkelen.htm
  5. Joëlle Quaghbeur La Cornouaille du IXe au XIIe siècle PUR Rennes (2002) (ISBN 2 868477437) p. 375-376
  6. André Chédeville et Noël-Yves Tonnerre op.cit « Les vicomtes de Léon » p. 164.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Kernévez, André-Yves Bourgès Généalogie des vicomtes de Léon (XIe, XIIe et XIIIe siècles). Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXXXVI, 2007, p. 157-188.