Plouha
| Plouha | ||||||
Chapelle de Kermaria an Iskuit |
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Blason |
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| Administration | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Pays | ||||||
| Région | Bretagne | |||||
| Département | Côtes-d'Armor | |||||
| Arrondissement | Saint-Brieuc | |||||
| Canton | Plouha (chef-lieu) | |||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Lanvollon - Plouha | |||||
| Maire Mandat |
Philippe Delsol 2008 - 2014 |
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| Code postal | 22580 | |||||
| Code commune | 22222 | |||||
| Démographie | ||||||
| Gentilé | Plouhatins | |||||
| Population municipale |
4 597 hab. (2010) | |||||
| Densité | 115 hab./km2 | |||||
| Géographie | ||||||
| Coordonnées | ||||||
| Altitude | 108 m (min. : 0 m) (max. : 109 m) | |||||
| Superficie | 39,97 km2 | |||||
| Localisation | ||||||
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Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : Côtes-d'Armor Géolocalisation sur la carte : France Géolocalisation sur la carte : France |
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| Liens | ||||||
| Site web | http://mairieplouha.wordpress.com/ | |||||
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Plouha [plua] est une commune du Goëlo dans l'ancien Pays de Saint-Brieuc située dans le département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.
Elle fait partie de la Communauté de communes Lanvollon - Plouha.
Ses habitants sont appelés les Plouhatins et les Plouhatines.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Si le bourg de Plouha est à 3 km de la mer, ses falaises, situées sur la façade ouest de la baie de Saint-Brieuc, évoquent quelque peu l'Irlande.
La pointe de Plouha culmine à 104 mètres du niveau de la mer, ce qui en fait la falaise la plus haute des côtes bretonnes. Les falaises sont bordées par le sentier des douaniers, très fréquenté par les touristes et les promeneurs bretons.
Plusieurs plages permettent des activités balnéaires : la plage de Bréhec, la plage Bonaparte, l'anse de Porz Moguer.
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Pointe de Plouha : le littoral de la Manche côté nord
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Pointe de Plouha : le littoral de la Manche côté sud
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La côte au nord de Bréhec jusqu'à l'île de Bréhat à l'arrière-plan
Situation [modifier]
La commune se situe entre Saint-Quay-Portrieux et Paimpol, à 27 km de Saint Brieuc, 120 km de Rennes et environ 450 km de Paris.
Communes limitrophes [modifier]
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Voies de communication [modifier]
Fin XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe siècle, Plouha bénéficia d'une desserte ferroviaire grâce à la voie ferrée Saint-Brieuc-Paimpol qui longeait en maints endroits le littoral.
Plouha est actuellement desservie par :
- Les voies routières suivantes :
- D 786 (en provenance de Saint-Malo, Saint-Brieuc ou de Paimpol, Tréguier, Lannion et Morlaix)
- D 21 (en provenance de Pléhédel, Pontrieux, Lannion ou Binic et Plourhan)
- D 32 (en provenance de Guingamp ou Bégard)
- D 84 (en provenance de Pléguien et Châtelaudren
- D 94 (en provenance de Lanloup ou Pludual
- Les voies maritimes suivantes :
- le port de Bréhec
- le port de Gwin Zégal
- la grève du Palus
- l'anse de Porz Moguer
- Les voies aériennes suivantes :
- aéroport Saint Brieuc-Armor (18 km)
- aéroport de Lannion (39 km)
- aéroport Dinard-Pleurtuit-Saint-Malo (65 km)
- aéroport Morlaix-Ploujean (67 km)
- Les transports en commun suivants :
- La ligne interurbaine Tibus n° 9 (en provenance de Saint-Brieuc ou Paimpol)
- La ligne interurbaine Tibus n° 22 (en provenance de Guingamp)
- Les lignes scolaires Plouha - Tressignaux, Plouha - Tréméven, Plouha - Yvias, Kermaria an Isquit - Plouha, Tréveneuc - Saint-Quay-Portrieux et Plouha - Guingamp.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 4 597 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
La croissance démographique de la commune sur 10 ans est de 0,52 %.
| Structure de la population | Plouha | Moyenne nationale |
|---|---|---|
| Hommes | 45,9 % | 48,6 % |
| Femmes | 54,1 % | 51,4 % |
| Pyramide des âges | Plouha | Moyenne nationale |
|---|---|---|
| Plus de 75 ans | 16,5 % | 7,7 % |
| 60 - 74 ans | 26,8 % | 13,6 % |
| 40 - 59 ans | 22,6 % | 26 % |
| 20 - 39 ans | 17,1 % | 28,1 % |
| 0 - 19 ans | 16,9 % | 24,6 % |
Héraldique [modifier]
| Blasonnement :
Au premier de gueules aux sept mâcles d'or ordonnées 3, 3 et 1, au second d'azur aux sept besants aussi d'or ordonnés 3, 3 et 1 et surmontés d'un chef du même.[réf. nécessaire]
|
D'après Régis de Saint-Jouan[3] dans son Dictionnaire des communes (Département des Côtes-d'Armor, 1990), Plouha avait été représenté en 1882 dans la décoration de la salle du Conseil général de l'ancienne préfecture par les armes suivantes :
| Blasonnement : |
« En effet la famille de Rohan (les macles), puis à partir de la fin du XVIIe siècle, celle de Melun (les besants et le chef) ont possédé le seigneurie de Plouha sous l'Ancien Régime. »
Histoire [modifier]
La plus ancienne référence à la paroisse est une charte de l'abbaye de Saint-Rion (1198) et une bulle du pape Innocent III. L'église de "Ploeha" est citée ensuite, à partir de 1212, dans les chartes de l'abbaye de Beauport.
L'origine du nom de Plouha est relativement floue (Ploeza, puis Ploeha, Ploaha, Plouaha, Plouha dès 1579). Plusieurs théories s'affrontent sur son étymologie. L'une d'entre elles, la plus vraisemblable, dit que le nom de Plouha viendrait de Plou (paroisse) et de "Aza" ou "Adda" (forme galloise du nom biblique Adam). Ce nom aurait été porté par le saint ou chef ayant donné son nom à la paroisse au VIe siècle ou VIIe siècle.
L'occupation du site de Plouha est ancienne. La découverte en 1879 de douze haches en bronze en atteste. Ces haches se trouvent actuellement au musée de Rennes. Des vestiges de l'âge du fer sont également visibles aujourd'hui, telle une pierre taillée que l'on peut voir devant la chapelle de la Trinité et dont la finalité est imprécise.
Au Moyen Âge (à partir du XIIe siècle), la ville est dirigée par les comtes de Goëlo qui feront construire six églises dont celle de Plouha. Du XVe au XVIIIe siècle, les seigneurs de Plouha furent successivement les Rohan, Guéméné et Montbazon. Les autres nobles faisaient partie d'une noblesse très pauvre.
La période de la Révolution fut marquée par la chouannerie qui connut une importante activité. Ainsi, en mars 1794, quelques centaines de chouans attendirent en vain un ravitaillement maritime britannique sur la plage du Palus. Par contre, ils y rencontrèrent une troupe armée de révolutionnaires qui les extermina presque totalement. Plus tard, le 19 pluviose an VIII (8 février 1800), un groupe de chouans pillèrent les maisons des citoyens et assassinèrent certains d'entre eux. Quelqu'un fut même enterré vif.
En novembre 1943, les québécois ou "canadiens français" Lucien Dumais de Montréal et Raymond Labrosse, engagés dans le MI 9 des services secrets britanniques, viennent organiser et diriger le réseau Shelburn qui a pour but de récupérer les pilotes des avions alliés abattus et de les rapatrier vers le Royaume-Uni. Ils étaient recueillis un peu partout en France et hébergés dans des familles plouhatines ou des environs, ceci, bien sûr, à l'insu de l'occupant nazi. Avant l'embarquement, 20 à 25 aviateurs étaient regroupés dans la maison (nom de code : Maison d'Alphonse) où habitaient Marie et Jean Gicquel puis acheminés de nuit, par la lande, par des passeurs plouhatins. Ils arrivaient à l'anse Cochat (nom de code : plage Bonaparte) où les attendaient des embarcations légères chargées de les acheminer sur une corvette britannique qui était mouillée au large. Cent trente-cinq personnes, aviateurs américains, canadiens et agents secrets furent ainsi évacués vers le Royaume-Uni.
Langue bretonne [modifier]
- L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 20 novembre 2008.
- Le 14 novembre 2011 a été remis à la commune le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 2.
Personnalités liées à la commune [modifier]
- Jean-Marie de Courson de Kertanguy, commandant une bande de Chouans, trahi par son domestique et fusillé à Plouha.
- Maurice Le Lannou, né en 1906 et mort en 1992 à Plouha, géographe, universitaire, professeur au Collège de France, membre de l'Institut (Académie des sciences morales et politiques)
- Jean-Louis Hamon, né le 5 mai 1821 à Plouha et décédé le 29 mai 1874, peintre qui a donné son nom au collège public de Plouha
- Mona Ozouf, historienne
- Paul Chardin, peintre
- Lt Cdr David Leslie Birkin (1914-1991), lieutenant commandant (Lieutenant commander) de la Royal Navy britannique, père de Jane Birkin
- L'impératrice Eugénie qui fit rénover la chapelle qui porte désormais son nom
- Famille de Lannion ;
- Jean de Lannion
Lieux et monuments [modifier]
- La chapelle de Kermaria an Iskuit du XIIIe siècle offrant une représentation murale du Dit des trois morts et des trois vifs et l'une des deux fresques bretonnes montrant une Danse macabre. La chapelle est classée au titre des Monuments historiques[4].
- L'église de Plouha, ou l'église Saint-Pierre (1857-1872), édifiée sur les plans d'Alphonse Guépin à l'emplacement de l'ancienne église[5].
- La chapelle de Sainte Eugénie dédiée à Sainte Twina, invoquée pour les grossesses et éponyme de la sainte galloise Twynen.
- La chapelle Saint-Jean
- La chapelle Saint-Samson
- La chapelle Saint-Laurent des sept chemins
- La chapelle Notre-Dame de Kérégal
- La chapelle de la Trinité Jean
- La chapelle du Lizandré
- La chapelle du Kerdreux
- Plusieurs croix et calvaires, dont la croix de la Sauraie classé/inscrit au titre des Monuments historiques[6] et la croix du Run, inscrite au titre des Monuments historiques[7].
- Le château de Lysandré, XVIIIe siècle, extérieur visitable toute l'année sur rendez-vous. Chapelle, Orangerie et parc créé au XVIIIe siècle, inscrit au titre des Monuments historiques[8].
- Le Domaine de Keravel qui appartint un temps au peintre Paul Chardin
- Le port de Gwin Segal et son îlot, où les bouées de mouillage habituelles sont remplacées par des troncs d'arbres plantés dans le sol marin.
- Le Palus, station balnéaire avec sa plage, sa grève, ses marais, ses falaises et son cordon littoral.
- Bréhec, la station balnéaire des paimpolais.
- Les blockhaus et abris à munition de Bréhec.
- La casemate ou batterie de Beg Hastel
- La plage de Porz Moguer, sa demi lune et son quai en granit rose
- La plage Bonaparte : haut-lieu de la résistance durant la Seconde Guerre mondiale, le réseau Shelburn[9] l'a utilisée pour permettre à de nombreux pilotes de la RAF de regagner la Grande-Bretagne. Le commodore de la vedette rapide de récupération de la Royal Navy était le père de l'artiste Jane Birkin[réf. souhaitée].
- La maison d'Alphonse incendiée par les russes blancs.
- Le sentier Shelburn utilisé lors des évasions.
- La Vallée Verte
- Les reste des nombreux moulins à vents, à eau de la commune.
- Les lavoirs, pressoirs et rouoirs.
- L'Usine, ancienne manufacture de pinceaux.
Divers [modifier]
Dans le cimetière de Plouha repose le sergent Georges Le Calvez (né à Plouha 11 octobre 1918), pilote d'un Bristol Blenheim du Groupe « Lorraine » qui, à court de carburant, disparut dans le désert le 5 février 1941, au retour d'une mission effectuée sur l'oasis de Koufra. L'appareil, intact, ne fut retrouvé – avec ses trois membres d'équipage décédés – qu'en 1959.
Jumelages [modifier]
Killorglin (Irlande) depuis 1999
Palas de Rei (Espagne) depuis 2003
Bibliographie [modifier]
Faits d'armes du réseau Shelburn :
- Colonel Rémy, La Maison d'Alphonse
- Dominique-Martin Le Trividic, Une héroïne de la Résistance (Marie-Thérèse Le Calvez), éditions Ouest-France
- La chapelle Sainte-Eugénie en Plouha – Les Carnets du Goëlo n° 7 (1991- par Francine et Jean Maillard) et n° 10 (1994 - par Louis Dagorn), bulletin de la Société d'études historiques et archéologique du Goëlo
Galerie [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- www.marikavel.org, Plouha / Ploua / Plouha / Plouc'ha. Consulté le 15 mars 2011
- Notice no PA00089487, base Mérimée, ministère français de la Culture
- http://www.infobretagne.com/plouha-eglise.htm
- Notice no PA00089489, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00089490, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Notice no PA00089488, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Le réseau Shelburn de Plouha
