Plouha

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Plouha
Chapelle de Kermaria an Iskuit
Chapelle de Kermaria an Iskuit
Blason de Plouha
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Plouha (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Lanvollon - Plouha
Maire
Mandat
Éric Duval
2014-2020
Code postal 22580
Code commune 22222
Démographie
Gentilé Plouhatins
Population
municipale
4 587 hab. (2011)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ N 2° 56′ O / 48.68, -2.93 ()48° 41′ Nord 2° 56′ Ouest / 48.68, -2.93 ()  
Altitude 108 m (min. : 0 m) (max. : 109 m)
Superficie 39,97 km2
Localisation

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Liens
Site web http://mairieplouha.wordpress.com/

Plouha [plua] est une commune du Goëlo dans l'ancien Pays de Saint-Brieuc située dans le département des Côtes-d'Armor, dans la région Bretagne, en France.

Elle fait partie de la Communauté de communes Lanvollon - Plouha.

Ses habitants sont appelés les Plouhatins et les Plouhatines.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de Plouha

Si le bourg de Plouha est à 3 km de la mer, ses falaises, situées sur la façade ouest de la baie de Saint-Brieuc, évoquent quelque peu l'Irlande.

La pointe de Plouha culmine à 104 mètres du niveau de la mer, ce qui en fait la falaise la plus haute des côtes bretonnes. Les falaises sont bordées par le sentier des douaniers, très fréquenté par les touristes et les promeneurs bretons.

Vue panoramique de la plage de Bréhec

Plusieurs plages permettent des activités balnéaires : la plage de Bréhec, la plage Bonaparte, l'anse de Porz Moguer.

Situation[modifier | modifier le code]

La commune se situe entre Saint-Quay-Portrieux et Paimpol, à 27 km de Saint Brieuc, 120 km de Rennes et environ 450 km de Paris.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Voies de communication[modifier | modifier le code]

Le viaduc de Bréhec sur la voie ferrée Saint-Brieuc-Paimpol vers 1925

Fin XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe siècle, Plouha bénéficia d'une desserte ferroviaire grâce à la voie ferrée Saint-Brieuc-Paimpol qui longeait en maints endroits le littoral.

Plouha est actuellement desservie par :

  • Les voies maritimes suivantes :
    • le port de Bréhec
    • le port de Gwin Zégal
    • la grève du Palus
    • l'anse de Porz Moguer

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Mathieu Leff   Président de l'administration municipale du canton de Plouha
1791 1795 Jean Lesné   Président de l'administration municipale du canton de Plouha
1795 1798 Yves-Marie Marcos   Président de l'administration municipale du canton de Plouha
1798 1799 Mathieu Lariveu   Président de l'administration municipale du canton de Plouha
1799 1800 Yves-Marie Marcos   Président de l'administration municipale du canton de Plouha
1800 1802 Guillaume Le Cornec Nommé par l'État  
1802 1808 André Videment Nommé par l'État  
1808 1816 Mathurin Le Bigot Nommé par l'État  
1816 1830 Bonaventure de Kerguenech Nommé par l'État  
1830 1837 Charles Chaumont Nommé par l'État  
1837 1837 Jean Ollivier Nommé par l'État  
1837 1851 François-Marie Allain Nommé par l'État Greffier de Paix
Conseiller d'arrondissement du canton de Plouha (1848-1852 ; 1861-1871)
1851 1852 Louis-Nelti Curatteau de Courson Nommé par l'État Capitaine de la Garde nationale
Intendant de la Marine
Conseiller d'arrondissement du canton de Plouha (1833-1848)
1852 1852 Claude Ropers Nommé par l'État  
1852 1854 Yves Guézou Nommé par l'État Notaire
1854 1859 Louis Le Bigot Nommé par l'État Propriétaire marchand
1859 1862 Eugène Houard Nommé par l'État  
1862 1870 Jean Mordelet Nommé par l'État Notaire
1870 1873 Léopold-Yves Houard Nommé par l'État Notaire Conseiller d'arrondissement du canton de Plouha
1973 1879 Pierre Jouvelin Nommé par l'État Facteur d'orgues
Notaire
Conseiller d'arrondissement du canton de Plouha
1879 1882 Pierre Le Bigot Nommé par l'État Propriétaire
1882 1906 Alfred Bessard Gauche Républicain Notaire
Conseiller général du canton de Plouha (1879-1903)
1906 1908 Joseph Le Marchand Gauche Médecin
1908 1908 Vte Armand Garnier de la Villesbret Droite Capitaine au 4e Régiment de Zouaves
1908 1919 Pierre Jouvelin Droite Notaire
Conseiller général du canton de Plouha (1903-1934)
1919 1925 François Robin Gauche Républicain Notaire
1925 1929 Pierre Jouvelin Droite Notaire
Conseiller général du canton de Plouha (1903-1934)
1929 1931 François Robin Gauche Républicain radical Notaire
1931 1935 Désiré Droumaguet Gauche Union des gauches Greffier de Paix
1935 1945 Émile Le Guen Droite Union des Républicains Marchand
Conseiller d'arrondissement du canton de Plouha (1928-1934)
Conseiller général du canton de Plouha (1934-1940)
1945 1959 Francois Le Puluard Gauche Communiste Marin
1959 1964 Louis Droumaguet Gauche SFIO Notaire
Conseiller général du canton de Plouha (1945-1964)
1964 1971 Roger Le Puluard Gauche Communiste Marin
1971 1977 Alain Le Guen Droite Centre démocrate Universitaire Député (1958-1967) Conseiller général du canton de Plouha (1964-1979)
1977 1986 Jean Lanno Gauche PS Clerc de notaire
Conseiller général du canton de Plouha (1979-1989)
1986 2001 Jean Derrien Gauche PS Enseignant
Conseiller général du canton de Plouha (1985-2004)
2001 2008 Jean-Claude Le Guen Droite UDF Directeur de recherches
Universitaire
2008 2014 Philippe Delsol Gauche PS Enseignant
Conseiller général du canton de Plouha (2004→)
2014 2020 Eric Duval Droite avocat
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 587 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 551 4 145 3 967 4 732 5 041 4 958 4 818 4 933 5 052
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5 215 5 112 5 531 4 951 5 229 4 965 4 802 4 780 4 862
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 459 4 746 4 764 4 472 4 310 4 412 4 427 4 489 4 251
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
4 365 4 296 4 195 4 248 4 197 4 397 4 425 4 511 4 582
2011 - - - - - - - -
4 587 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


La croissance démographique de la commune sur 10 ans est de 0,52 %.

Structure de la population Plouha Moyenne nationale
Hommes 45,9 % 48,6 %
Femmes 54,1 % 51,4 %
INSEE, 2004
Pyramide des âges Plouha Moyenne nationale
Plus de 75 ans 16,5 % 7,7 %
60 - 74 ans 26,8 % 13,6 %
40 - 59 ans 22,6 % 26 %
20 - 39 ans 17,1 % 28,1 %
0 - 19 ans 16,9 % 24,6 %
INSEE, 2004

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Au premier de gueules aux sept mâcles d'or ordonnées 3, 3 et 1, au second d'azur aux sept besants aussi d'or ordonnés 3, 3 et 1 et surmontés d'un chef du même.[réf. nécessaire]

D'après Régis de Saint-Jouan[3] dans son Dictionnaire des communes (Département des Côtes-d'Armor, 1990), Plouha avait été représenté en 1882 dans la décoration de la salle du Conseil général de l'ancienne préfecture par les armes suivantes :

Blason Blasonnement :
Parti, au Ier, de gueules à deux macles d'or et trois demies ; au 2, d'azur à trois demis et deux besants d'or, à un chef du même, ou plus simplement mi-parti de Rohan et de Melun

« En effet la famille de Rohan (les macles), puis à partir de la fin du XVIIe siècle, celle de Melun (les besants et le chef) ont possédé le seigneurie de Plouha sous l'Ancien Régime. »

Histoire[modifier | modifier le code]

La plus ancienne référence à la paroisse est une charte de l'abbaye de Saint-Rion (1198) et une bulle du pape Innocent III. L'église de « Ploeha » est citée ensuite, à partir de 1212, dans les chartes de l'abbaye de Beauport.

L'origine du nom de Plouha est relativement floue (Ploeza, puis Ploeha, Ploaha, Plouaha, Plouha dès 1579). Plusieurs théories s'affrontent sur son étymologie. L'une d'entre elles, la plus vraisemblable, dit que le nom de Plouha viendrait de Plou (paroisse) et de « Aza » ou « Adda » (forme galloise du nom biblique Adam). Ce nom aurait été porté par le saint ou chef ayant donné son nom à la paroisse au VIe siècle ou VIIe siècle.

L'occupation du site de Plouha est ancienne. La découverte en 1879 de douze haches en bronze en atteste. Ces haches se trouvent actuellement au musée de Rennes. Des vestiges de l'âge du fer sont également visibles aujourd'hui, telle une pierre taillée que l'on peut voir devant la chapelle de la Trinité et dont la finalité est imprécise.

Au Moyen Âge (à partir du XIIe siècle), la ville est dirigée par les comtes de Goëlo qui feront construire six églises dont celle de Plouha. Du XVe au XVIIIe siècle, les seigneurs de Plouha furent successivement les Rohan, Guéméné et Montbazon. Les autres nobles faisaient partie d'une noblesse très pauvre.

La période de la Révolution fut marquée par la chouannerie qui connut une importante activité. Ainsi, en mars 1794, quelques centaines de chouans attendirent en vain un ravitaillement maritime britannique sur la plage du Palus. Par contre, ils y rencontrèrent une troupe armée de révolutionnaires qui les extermina presque. Plus tard, le 19 pluviôse an VIII (8 février 1800), un groupe de chouans pillèrent les maisons des citoyens et assassinèrent certains d'entre eux. Quelqu'un fut même enterré vif.

Article détaillé : Bataille de la Ville-Mario.

En novembre 1943, les québécois ou « canadiens français » Lucien Dumais de Montréal et Raymond Labrosse, engagés dans le MI 9 des services secrets britanniques, viennent organiser et diriger le réseau Shelburn qui a pour but de récupérer les pilotes des avions alliés abattus et de les rapatrier vers le Royaume-Uni. Ils étaient recueillis un peu partout en France et hébergés dans des familles plouhatines ou des environs, ceci, bien sûr, à l'insu de l'occupant nazi. Avant l'embarquement, 20 à 25 aviateurs étaient regroupés dans la maison (nom de code : Maison d'Alphonse) où habitaient Marie et Jean Gicquel puis acheminés de nuit, par la lande, par des passeurs plouhatins. Ils arrivaient à l'anse Cochat (nom de code : plage Bonaparte) où les attendaient des embarcations légères chargées de les acheminer sur une corvette britannique qui était mouillée au large. Cent trente-cinq personnes, aviateurs américains, canadiens et agents secrets furent ainsi évacués vers le Royaume-Uni.

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 20 novembre 2008. Le 14 novembre 2011 a été remis à la commune le label Ya d’ar brezhoneg de niveau 2.

À la rentrée 2013, 51 élèves étaient scolarisés dans les filières bilingues publiques (soit 11,8% des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [4].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle de Kermaria an Iskuit
La chapelle de Kermaria an Iskuit
Entrée de la plage Bonaparte
La chapelle de Kermaria an Iskuit
La plage Bonaparte
Le port de Gwin Zegal
Anse de Porz Moguer
  • La chapelle de Kermaria an Iskuit du XIIIe siècle offrant une représentation murale du Dit des trois morts et des trois vifs et l'une des deux fresques bretonnes montrant une Danse macabre. La chapelle est classée au titre des Monuments historiques[5].
  • L'église de Plouha, ou l'église Saint-Pierre (1857-1872), édifiée sur les plans d'Alphonse Guépin à l'emplacement de l'ancienne église[6].
  • La chapelle de Sainte Eugénie dédiée à Sainte Twina, invoquée pour les grossesses et éponyme de la sainte galloise Twynen.
  • La chapelle Saint-Jean
  • La chapelle Saint-Samson
  • La chapelle Saint-Laurent des sept chemins
  • La chapelle Notre-Dame de Kérégal
  • La chapelle de la Trinité Jean
  • La chapelle du Lizandré
  • La chapelle du Kerdreux
  • Plusieurs croix et calvaires, dont la croix de la Sauraie classé/inscrit au titre des Monuments historiques[7] et la croix du Run, inscrite au titre des Monuments historiques[8].
  • Le château de Lysandré, XVIIIe siècle, extérieur visitable toute l'année sur rendez-vous. Chapelle, Orangerie et parc créé au XVIIIe siècle, inscrit au titre des Monuments historiques[9].
  • Le Domaine de Keravel qui appartint un temps au peintre Paul Chardin
  • Le port de Gwin Segal et son îlot, où les bouées de mouillage habituelles sont remplacées par des troncs d'arbres plantés dans le sol marin.
  • Le Palus, station balnéaire avec sa plage, sa grève, ses marais, ses falaises et son cordon littoral.
  • Bréhec, la station balnéaire des paimpolais.
  • Les blockhaus et abris à munition de Bréhec.
  • La casemate ou batterie de Beg Hastel
  • La plage de Porz Moguer, sa demi lune et son quai en granit rose
  • La plage Bonaparte : haut-lieu de la résistance durant la Seconde Guerre mondiale, le réseau Shelburn[10] l'a utilisée pour permettre à de nombreux pilotes de la RAF de regagner la Grande-Bretagne. Le commodore de la vedette rapide de récupération de la Royal Navy était le père de l'artiste Jane Birkin[réf. souhaitée].
  • La maison d'Alphonse incendiée par les russes blancs.
  • Le sentier Shelburn utilisé lors des évasions.
  • La Vallée Verte
  • Les restes des nombreux moulins à vents, à eau de la commune.
  • Les lavoirs, pressoirs et rouoirs.
  • L'Usine, ancienne manufacture de pinceaux.

Divers[modifier | modifier le code]

Dans le cimetière de Plouha repose le sergent Georges Le Calvez (né à Plouha 11 octobre 1918), pilote d'un Bristol Blenheim du Groupe « Lorraine » qui, à court de carburant, disparut dans le désert le 5 février 1941, au retour d'une mission effectuée sur l'oasis de Koufra. L'appareil, intact, ne fut retrouvé – avec ses trois membres d'équipage décédés – qu'en 1959.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Faits d'armes du réseau Shelburn :

  • Colonel Rémy, « La Maison d'Alphonse » et « Autour de la plage Bonaparte »
  • Dominique-Martin Le Trividic, Une héroïne de la Résistance (Marie-Thérèse Le Calvez), éditions Ouest-France
  • La chapelle Sainte-Eugénie en Plouha – Les Carnets du Goëlo n° 7 (1991- par Francine et Jean Maillard) et n° 10 (1994 - par Louis Dagorn), bulletin de la Société d'études historiques et archéologique du Goëlo

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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