Saint-Jean-du-Doigt

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Saint-Jean-du-Doigt
L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste et la fontaine.
L'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste et la fontaine.
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Lanmeur
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Morlaix
Maire
Mandat
Hervé Quéméner
2001-2014
Code postal 29630
Code commune 29251
Démographie
Gentilé Saint-Jeannais, Saint-Jeannaise
Population
municipale
617 hab. (2010)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 42′ N 3° 46′ W / 48.7, -3.7748° 42′ Nord
       3° 46′ Ouest
/ 48.7, -3.77
  
Altitude 15 m (min. : 0 m) (max. : 128 m)
Superficie 19,81 km2
Localisation

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Saint-Jean-du-Doigt [sɛ̃ ʒɑ̃ dy dwa] est une commune littorale de la Manche située dans le département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Le nom breton est Sant-Yann-ar-Biz. Il vient d'une relique supposée être l'index de saint Jean-Baptiste.

Sommaire

Géographie [modifier]

Saint-Jean-du-Doigt se situe au nord de la partie aujourd'hui finistérienne du pays trégorrois, au bord de la Manche, à 17 km au nord de Morlaix. Le bourg se trouve à environ 15 mètres d'altitude, les altitudes au sein du finage communal allant du niveau de la mer à 128 mètres d'altitude pour une altitude moyenne de 64 mètres.

Communes limitrophes de Saint Jean du Doigt
La Manche La Manche La Manche
Plougasnou Saint Jean du Doigt Guimaec
Plouezoc'h Garlan Lanmeur

Des catastrophes naturelles surviennent parfois à Saint-Jean-du-Doigt : des inondations et coulées de boues, le 27 mai 1992, le 9 août 1994, entre le 17 et le 31 janvier 1995 et entre le 25 et le 29 décembre 1999 ; le littoral a subi l'action de fortes tempêtes, en particulier dans la nuit du 15 au 16 octobre 1987 et le 10 mars 2008 qui ont provoqué des arrêtés de reconnaissance "catastrophe naturelle"[1].

Histoire [modifier]

Toponymie et origines [modifier]

Tirant son nom de la relique supposée de la phalange antérieure de l'index de la main droite[2] de saint Jean-Baptiste, la paroisse, appelée autrefois Traon-Meriadec (ou Meriadek), en l'honneur de saint Mériadec, supposé être un descendant du roi légendaire Conan Meriadec ; la chapelle dédiée à saint Meriadec se trouvait dans un vallon situé à l'est de l'église de Plougasnou[3]. Ce fut d'abord une simple succursale, même pas une trève, quoiqu'elle possédât dès le XVIe siècle des fonts baptismaux et un vicaire qui y exerçait les fonctions curiales, dépendant initialement de la paroisse de Plougasnou, paroisse primitive formée à l'époque de la christianisation de l'Armorique, avant d'être une paroisse dépendant de l'évêché de Tréguier[4].

La localité s'est appelée successivement "Sainct Jehan de Tnoumeryadec" (en 1533), "Saint Jean Traoun-Meriadec" (en 1636), "Saint Jean du Traon" (en 1639), "Sainct Jan du Doigt" (en 1656).

Moyen Âge [modifier]

L'arrivée légendaire du doigt de saint Jean-Baptiste [modifier]

Selon la légende racontée par Albert Le Grand dans la "Vie des Saints de la Bretagne Armorique", c'est un jeune homme de Plougasnou qui en 1437 aurait ramené de Normandie, de la région de Saint-Lô où elle serait parvenue à l'époque des Croisades, cette phalange qui fut par la suite "authentifiée" par le duc de Bretagne lui-même et plusieurs évêques[2].

« Albert Le Grand a composé son « histoire de la translation miraculeuse du doigt de saint Jean-Baptiste de Normandie en Bretagne » comme tous ses autres récits : les données fournies par les documents ou les textes anciens ont été copieusement augmentées à l'aide de prétendues traditions locales, et comme ces traditions étaient bien singulières et difficilement acceptables, l'auteur a voulu donner à toute son histoire une apparence de vérité en semant au milieu de son récit quelques dates et quelques noms de personnages historiques[5]. »

La tradition rapporte que les Anglais, envoyés par Henri VII d'Angleterre au secours de la duchesse Anne, ayant pillé le bourg, en 1489, et enlevé le doigt du saint, pour le transporter dans leur île, ce doigt revint miraculeusement dans l'endroit où il avait été primitivement déposé[6].

Les miracles attribués à la relique attirèrent les foules dans la petite chapelle de Traon-Meriadec et l'on décida alors de construire une église plus grande dont la première pierre fut posée le 1er août 1440, mais qui ne fut achevée qu'en 1513 (elle est dédiée à saint Jean-Baptiste par Antoine du Grignaux, évêque de Tréguier, le 18 novembre 1513). L'église possédait alors un riche mobilier (12 autels construits en haut de l'église sans compter ceux dédiés à saint Divy et saint Fiacre en bas de la nef, des retables, des croix et de nombreux chandeliers de cuivre, des fonts baptismaux surmontés d'un dôme de menuiserie, des orgues (remplacées en 1585, puis en 1652, dues à Robert Dallam, et maintes fois restaurées par la suite), etc.[7]

La visite d'Anne de Bretagne [modifier]

Le pèlerinage devint rapidement si célèbre qu'en 1505 la duchesse Anne de Bretagne, alors épouse du roi de France Louis XII, et qui avait les yeux malades, vint de Morlaix implorer la relique, faisant à pied les 5 ou 6 derniers kilomètres. Elle assista aux vêpres, puis le lendemain matin aux mâtines, puis à la messe, en l'église de Saint-Jean-du-Doigt. L'évêque de Nantes lui appliqua la relique sur les yeux et elle fut guérie ; en reconnaissance de ce miracle, Anne de Bretagne fit don à l'église de plusieurs pièces d'orfèvrerie dont un calice et une croix processionnelle en vermeil, et donna aussi de l'argent pour achever la construction de l'église paroissiale[2].

En fait la visite d'Anne de Bretagne à Saint-Jean-du-Doigt n'est pas prouvée historiquement : le chroniqueur Alain Bouchart, qui raconte dans son livre Grandes Chroniques de Bretaigne la seule visite faite par la reine Anne en Basse-Bretagne, ne mentionne pas la visite à Saint-Jean-du-Doigt. Il est toutefois prouvé qu'elle vint au Folgoët et séjourna à Morlaix qui ne sont pas très distants. Mais le récit fait par Albert Le Grand 130 ans plus tard reste toutefois incertain compte tenu du manque de fiabilité de son récit évoqué précédemment.

Vers 1543, la paroisse de Plougasnou compte 16 frairies dont Mériadec, Kervron, Donnant, Quenquizou, Tréhenvel[2].

Les comptes de la chapellenie de Saint-Jean et le pèlerinage [modifier]

Le calvaire de Saint-Jean-du-Doigt (dessin de 1844)

D'après un arrêt du Parlement de Bretagne du 25 août 1560, le tiers des offrandes de la chapellenie de Saint-Jean était, suivant l'usage, perçu par le recteur de Plougasnou (dont la cure était pour cette raison l'une des plus lucratives de Bretagne et était très convoitée), les recettes provenant de l'opulente chapelle profitant donc à la paroisse de Plougasnou ; les deux autres tiers étaient consacrés à l'entretien de l'église sous la direction d'un prêtre et d'un gentilhomme élus par les habitants. Les revenus liés au pèlerinage étaient tels que les deux voies menant à la chapelle provenant de Morlaix et de Lameur étaient pavées « aux frais de la fabrique de Saint-Jean pour l'utilité des paroissiens et commodité des pèlerins » dit l'ancien chartrier de Saint-Jean pour l'année 1573, ce qui était très rare en Basse-Bretagne à l'époque[8].

Aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, les paroissiens élisaient deux marguilliers et ceux-ci, au bout d'un an, à l'époque de Pâques, présentaient leurs comptes à deux prêtres, deux gentilshommes et deux roturiers, désignés au prône de la messe paroissiale. Les comptes étaient ensuite soumis, suivant la règle ordinaire, au général de la paroisse, puis à l'évêque[9].

Les guerres de religion provoquèrent un déclin temporaire du pèlerinage : les recettes annuelles perçues par la fabrique, qui étaient de 1016 livres en 1585, tombèrent à 585 livres en 1592 et à 206 livres en 1595 et même à 196 livres en 1598 ; il fallut mettre en sûreté les reliques et les vases sacrés, une partie étant expédiée au château du Taureau et une autre partie cachée en divers endroits. Cette précaution ne fut pas inutile car Saint-Jean-du-Doigt fut visité par des gens de guerre, en particulier par les soudards du royaliste Goesbriand en 1591, puis par le capitaine-ligueur Anne de Sanzay de la Magnane, probablement en 1594[10]. À partir de 1599, grâce au retour de la paix, le duc de Mercœur, chef des Ligueurs en Bretagne ayant conclu la paix avec Henri IV, les recettes remontent (741 livres en 1600) et dépassent presque chaque année les 1 000 livres aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, par exemple 1 119 livres pour le dernier exercice se terminant au printemps 1792 avant la tourmente révolutionnaire[11].

Parmi les autres faits notables survenus à l'époque et évoqués dans les comptes de la chapellenie de Saint-Jean, la création en 1586 ou 1587 de deux foires et un marché à Saint-Jean ; des épidémies de peste sont évoquées en 1567 et 1599 ; l'insécurité liée aux actes de piraterie des Barbaresques[12] commis même aux abords de la Bretagne explique des aumônes faites en 1567 pour le rachat d'un jeune homme et en 1587 à quatre femmes de la paroisse « pour les aider à payer la rançon et rachat de leurs maris estant pris et détenus en captivité par les Turcs infidèles ». En 1599 et les années suivantes, des taxes de 20 sols par loup abattu sont payées au veneur du seigneur de Coetnisan, ce qui illustre la prolifération des loups à la suite des guerres de religion dans la région[13].

On trouve trace aussi dans les comptes de la chapellenie de Saint-Jean des frais de « nourriture » des enfants trouvés : des enfants étaient en effet souvent abandonnés à Saint-Jean par leurs mères, non pas que la moralité fut plus relâchée qu'ailleurs, mais parce que les mères abandonnant leur enfant préféraient le faire dans une paroisse non dénuée de ressources[14].

Époque moderne [modifier]

Ce n'est qu'à partir de 1780 que des velléités séparatistes se font jour, mais la paroisse ne devint indépendante de Plougasnou que lors de la création des communes en 1793, se dénommant d'abord "Saint-Jean" avant de prendre en 1801 la dénomination de "Saint-Jean-du-Doigt".

Pendant la Révolution française, les richesses architecturales et le trésor (caché par les marguilliers) de Saint-Jean-du-Doigt furent épargnés par les destructions, seuls les écussons du marquis de Locmaria et de l'évêque de Tréguier Antoine du Grignaux furent martelés, l'église ne subissant par ailleurs aucun dommage.

Le XIXe siècle [modifier]

Le tantad, la fontaine et la croix de Pen ar C'hra, le jour du grand pardon de Saint-Jean-du-Doigt, le 24 juin 2012.

Le pardon de Saint-Jean-du-Doigt est resté renommé tout au long du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle: « Le pardon de Saint-Jean est renommé dans toute la Basse-Bretagne. plus de dix mille pèlerins y viennent tous les ans demander à l'eau de la fontaine la guérison de leurs ophtalmies; la cure se complète par l'application du doigt de saint Jean sur la partie malade. toute la journée un prêtre reste à l'autel et accomplit cette fonction[15]. »

Le pardon perdure de nos jours : la population célèbre la relique du doigt lors du grand pardon de Saint Jean-Baptiste. Le dernier dimanche de juin (par exemple le 26 juin 2011), une fois la messe terminée, la procession arborant les costumes traditionnels, se rend à la fontaine du Doigt où brûle une haute pyramide de lande séchée, le Tantad. Après ce feu de joie, et uniquement ce jour-là, les fidèles peuvent admirer le trésor et surtout la relique miraculeuse[16].

En 1899, Saint-Jean-du-Doigt fait partie des dix-huit seules communes du département du Finistère à déjà posséder une société d'assurance mutuelle, forte de 63 adhérents, contre la mortalité des animaux de ferme, qui assure les chevaux et les bêtes à cornes[17].

Le XXe siècle [modifier]

Le monument aux morts de Saint-Jean-du-Doigt porte les noms de 64 personnes mortes pour la France dont 55 pendant la Première Guerre mondiale et 9 pendant la Seconde Guerre mondiale[18].

Administration [modifier]

La mairie (et agence postale).
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1868 1871 Gilles Loyer    
1871 mars 1874 Jean-Marie Tallégas    
mars 1874 octobre 1876 Nicolas Primot    
octobre 1876 octobre 1876 Louis Auguste de Kergrist    
octobre 1876 janvier 1878 Jean-Marie Tallégas    
janvier 1878 janvier 1907 Hervé Masson    
mars 1907 mai 1935 Jean-Marie Masson    
mai 1935 juin 1940[19] François Tanguy-Prigent Parti socialiste SFIO Résistant, Député, Ministre de l'agriculture
juin 1940 août 1944 Thomas Charles   Délégation spéciale nommée et non maire élu
août 1944 juin 1980 René Prigent    
août 1980 mars 1983 Jeanne Clech    
mars 1983 mars 2001 François Jegaden    
mars 2001 mars 2014 Hervé Quéméner    
Toutes les données ne sont pas encore connues.
Source : MairesGenWeb

Démographie [modifier]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 550 1 251 1 375 1 309 1 402 1 487 1 454 1 417 1 500
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 525 1 487 1 458 1 408 1 398 1 323 1 374 1 278 1 172
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 167 1 131 1 116 1 031 1 031 971 905 885 907
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2010 -
865 818 688 656 661 628 636 617 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1962[20] puis Insee à partir de 1968[21].)


Histogramme de l'évolution démographique

Monuments [modifier]

  • L' enclos paroissial :
    • L' Église Saint-Jean-Baptiste, du XVIe siècle, de style flamboyant, restaurée : vestiges du XVe siècle (nef), tour-clocher avec galeries à jour superposées (la flèche actuelle a été construite entre 1566 et 1571 par Fiacre Hamon, maître pintier (plombier) à Morlaix), porche voûté sur croisées d'ogives orné de bénitiers sculptés du XVe siècle, fonts du XVe siècle, cloche du XVIIe siècle ; à la base du clocher, deux ossuaires d'attache (XVe siècle et XVIIe siècle). L'église a été sinistrée trois fois : au XVIIe siècle (destruction de la flèche de l'église), en 1925 (destruction de la flèche à nouveau) et en 1955 (la nuit du 5 au 6 novembre 1955) suite à un incendie (destruction du riche mobilier qui ornait l'église antérieurement).
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Le trésor de l'église, sauvé lors de l'incendie, comprend l'étui du doigt de Saint-Jean-Baptiste, la croix processionnelle en vermeil, deux calices, dont l'un est enrichi de huit médaillons en émail, les reliques du chef de saint Meriadec et du bras de saint Maudet, toutes deux enchâssées d'argent et un crucifix d'ivoire.

Les vitraux modernes de Louis René Petit[22] ont été inaugurés le 24 juin 1990 et représentent la Transfiguration du Christ, l'Arbre de Jessé et l'Apocalypse.

    • Le cimetière entourant l'église avec le mur d'enceinte, escaliers et porte double dite aussi "arc de triomphe" (la grande baie de style gothique semble remonter au XVe siècle ou au début du XVIe siècle ; elle est accompagnée à droite d'une petite porte cintrée destinée aux piétons, qui date sans doute de 1584-1585. La croix du cimetière est une croix de mission datant de 1877.
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    • La fontaine monumentale, en pierre de kersanton, aurait été construite grâce aux libéralités de la reine Anne, ce qui semble très peu probable car elle date sans doute de 1691 et est due au maître sculpteur morlaisien Jacques Lespaignol (mais une autre fontaine existait antérieurement, attestée en 1520[23]). Au milieu d'un large bassin circulaire en granite s'élève un pilier qui supporte trois vasques superposées d'où l'eau s'écoule par la bouche d'angelots. Au sommet, Dieu le Père bénit son fils, que saint Jean-Baptiste baptise dans une vasque inférieure.
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    • L' Oratoire du Sacre dans le cimetière (XVIe siècle) : modèle d'architecture de la Renaissance bretonne, il s'agit en fait d'un reposoir de la confrérie du Saint-Sacrement, servant aussi les jours de pèlerinage à la célébration de la messe, et aussi d'un lieu abritant le corps des défunts lors des veillées funèbres. Cet édifice a été construit en 1577 par l'architecte Michel Le Borgne, le granite ayant servi à sa construction venant de l'Île-Grande. Cet édifice à baies ouvertes séparées par des balustres carrés, contenant un autel et des consoles qui supportaient autrefois des statues, conserve des poutres, des clefs pendantes et sablières sculptées par un menuisier local et qui représentent des scènes mythologiques (Hercule étranglant le Lion de Némée, Lucrèce[24] étendue, un couteau dans la poitrine, etc..), des végétaux, des masques et même des personnages dans une position lascive. On y célébrait aussi probablement la messe les jours de grande fête, les fidèles n'ayant pu entrer dans l'église s'entassant alors dans le cimetière[25]. Cet oratoire fut reproduit au "Village breton" lors de l'Exposition universelle de 1900.
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  • La "Maison du Gouvernement" (ou "Grande Maison de Saint-Jean"), qui date de 1562-1572 (agrandie au XVIIe siècle), était la résidence du gouverneur ecclésiastique de la chapelle saint-Jean-Baptiste. On a parfois attribué là encore sa construction aux libéralités de la reine Anne, mais c'est très douteux. La porte principale est de style gothique ; des traces d'armoiries (sans doute s'agit-il de l'écusson de la famille de Montfort, alors régnante en Bretagne) martelées lors de la Révolution française, sont encore visibles au-dessus d'une petite fenêtre à meneau située sur le pignon sud. Cette demeure recevait les pèlerins et visiteurs de marque aux XVIIe siècle et XVIIIe siècle, qui étaient les hôtes du gouverneur. Devenue bien national pendant la Révolution française, elle fut vendue le 21 vendémiaire an IV (14 septembre 1795) à François Pezron, négociant à Morlaix, pour 54 200 livres assignats. C'est désormais une propriété privée[26].
  • Le Calvaire de Pen-ar-C’hra (1757) et la Fontaine Pen-ar-C'hra, dite miraculeuse (XVIe siècle), (elle servait à l'alimentation en eau potable du bourg jusque dans les années 1950). Vasques en granit de Kersanton, figurines en plomb.
  • Le manoir de Kermabon.

Vallée des moulins [modifier]

La vallée du Donnant Rau compte une douzaine de moulins sur la commune. Seul trois d'entre eux ne sont pas en ruine, mais aucun n'a conservé sa roue. Le chemin de randonnée permet encore d'admirer les ruines et les biefs de ce complexe réseau hydraulique qui a cessé son activité dans les années 1940 à 1960.

Événements [modifier]

Fête du violon 2010
  • Le Pardon de la Saint-Jean. Le dernier dimanche de juin, où, après un défilé de personnes costumées de façon typiquement bretonne (coiffe, châle, etc.) et une messe, une procession rejoint ensuite le feu de joie de la Saint-Jean (Tantad en breton).
  • La Fête du violon est le rendez-vous annuel des violonistes amateurs et professionnels de la région (rassemblement de violonistes en plein air, concerts de musiques classique, traditionnelle, latino-américaine ou encore celte).

Personnalités liées à la commune [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. http://www.mairie.biz/mairie-saint-jean-du-doigt-29630.html
  2. a, b, c et d http://www.infobretagne.com/saintjeandudoigt-relique.htm
  3. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finsitère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f379
  4. http://www.infobretagne.com/saint-jean-du-doigt.htm
  5. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f380
  6. http://marikavel.org/bretagne/saint-jean-du-doigt/accueil.htm
  7. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f402
  8. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f401
  9. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f382
  10. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f386
  11. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f385
  12. Christian Bolzer, "Finistériens prisonniers des Barbaresques", Le Lien (revue du Centee généalogique du Finistère n°121, mars 2012
  13. Cité par Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f388
  14. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f388
  15. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", réédition par A. Marteville et P. Varin, Molliex, Nantes, 1843
  16. http://www.tourisme.morlaix.fr/Saint-Jean-du-Doigt-entre-legende.html
  17. Compte-rendu et procès verbaux, " Association bretonne, Classe d'agriculture", Saint-Brieuc, 1901, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f68.image.r=Ploudaniel.langFR et http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5566957m/f91.image.r=Ploudaniel.langFR
  18. http://www.memorial-genweb.org/~memorial2/html/fr/resultcommune.php?insee=29251&dpt=29&idsource=32976&table=bp05
  19. Suspendu entre juin 1940 et août 1944
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
  22. http://www.louis-rene-petit.org/spip.php?article9
  23. Les comptes de la chapellenie citent une transaction du 15 juillet 1520 concernant des travaux de plombe concernant la dite fontaine
  24. Il s'agit probablement de Lucrèce de Mérida, vierge et martyre à Mérida en Espagne au temps de la persécution de l'empereur Dioclétien, décédée en 304, voir http://nominis.cef.fr/contenus/saint/194/Sainte-Lucrece.html
  25. Henri Bourde de La Rogerie, "L'église de Saint-Jean-du-Doigt ; notes pour servir à son histoire", Bulletin de la Société archéologique du Finistère, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076921/f392
  26. D'après un panneau d'information touristique situé sur place

Bibliographie [modifier]

  • AUZAS (P.-M.). Le Trésor de Saint-Jean-du-Doigt, Mémoire de la Société d'histoire et d'archéologie de Bretagne, n°59, 1982.
  • CASTEL (Y.-P.), HUON (M.), MILLET (C.). Saint-Jean-du-Doigt, église Saint-Jean-Baptiste : deux inscriptions inédites, bulletin de la Société archéologique du Finistère, n°124, 1995.

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