Pharmacologie

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La pharmacologie est une discipline scientifique du vivant, subdivision de la biologie, qui étudie les mécanismes d'interaction entre une substance active et l'organisme dans lequel elle évolue, de façon à pouvoir ensuite utiliser ces résultats à des fins thérapeutiques, comme l'élaboration d'un médicament (principalement) ou son amélioration.

Pour ce faire, la pharmacologie intègre des concepts et données issus de la physiologie, physio-pathologie, biochimie, génétique et biologie moléculaire.

Le champ de la pharmacologie peut être étendu puisqu'elle étudie également les moyens d'administration des médicaments, les interactions médicamenteuses et les effets néfastes de ces médicaments (effets latéraux, effets secondaires).

Cette discipline médicale est fortement liée à la recherche fondamentale, à la recherche clinique et à la santé publique (pharmacoépidémiologie), mais aussi à la toxicologie.

Histoire de la pharmacologie[modifier | modifier le code]

Durant l'Antiquité, Hippocrate de Cos fut le premier médecin à rejeter les superstitions et les croyances qui attribuaient la cause d'une maladie à des forces surnaturelles ou divines. Dans son livre Sur la maladie sacrée, il évoque sa « théorie des humeurs » qui prouva qu'une maladie n'est pas une punition infligée par les dieux, mais plutôt le résultat de facteurs environnementaux, de l'alimentation et des habitudes de vie. Ce constat permit à la médecine de se dissocier de la religion et d'exister en tant que discipline à part entière, mais aussi de concevoir l'interaction de l'organisme, entité matérielle, avec son environnement qui est lui aussi matériel.

Plus tard, Galien, médecin grec considéré comme l'un des fondateurs de la pharmacie, reprit et précisa la théorie d'Hippocrate. Selon lui, la maladie résulte d'un déséquilibre entre les humeurs et la thérapie consiste donc à en rétablir l'équilibre, souvent à l'aide de remèdes ayant l'effet inverse aux symptômes identifiés. Toutefois, la dissection de cadavres étant interdite par le droit romain, il pratiqua la dissection sur des d'animaux ce qui l'amena a développer un grand nombre d'idées erronées sur l'anatomie humaine. Ainsi, il est à noter que Galien proposa la saignée comme remède à presque tous les maux. L'utilisation abusive de purgatifs, de sudorifiques et d'émétiques (vomitifs), visant à purifier le corps pour en chasser l'excès maladif de l'une des humeurs, fut l'un des premiers balbutiements de la pharmacie et de la pharmacologie occidentale.

Au Moyen Âge, on ne constate pas d'avancement significatif : la théorie galénique est conservée jusqu'au XVIe siècle et on fait une distinction entre la pharmacie et la médecine. Néanmoins, les concoctions ayant des propriétés miraculeuses sur l'organisme se multipliaient. Des épiciers connaissant les propriétés médicamenteuses de certaines épices se spécialisèrent en apothicairerie. En effet, la profession d'apothicaire devint popularisée aux XIIIe et XIVe siècles. Le terme « apothicaire » désignait alors les boutiquiers qui vendaient des drogues et des médicaments pour les malades. Évidemment, la distinction entre l'apothicaire et le charlatan était presque imperceptible. Des rapports houleux s'établirent alors entre les apothicaires et les médecins du XIIe siècle. Ces derniers considéraient l'acte médical des autres comme moins noble. En 1241, l'édit de Salerne édicté par Frédéric II sépara juridiquement la médecine et l'apothicairerie, ce qui marqua l'origine officielle de la profession d'apothicaire.

Au XVIe siècle, Paracelse, alchimiste et médecin parfois considéré comme le père de la toxicologie et de la pharmacologie, écrit un livre sur le corps humain qui réfute Galien. À l'époque, on se purgeait encore dans l'intention de se « nettoyer des humeurs putrides ou malsaines » qui attaquaient le corps et provoquaient un déséquilibre physiologique. Paracelse énonça la théorie selon laquelle le fonctionnement de l'organisme s'explique par un ensemble de réactions chimiques. Selon lui, les maladies sont provoquées par des désordres chimiques, provenant d'organes spécifiques, à l'intérieur du corps et elles ne peuvent donc être soignées que par des moyens chimiques. Le remède est donc formé par l'extraction d'un élément particulier pour chaque maladie, la « quintessence », puis donné au malade. À ce titre, il introduit notamment l'utilisation du mercure pour le traitement de la syphilis, ce qui provoqua un évident intérêt pour les gens de l'époque. L'une des causes de ce succès est dû au fait qu'il reconnaissait la relation dose-effet d'un médicament, l'un des principes fondamentaux de la pharmacologie. Dans ses mots, Paracelse écrit :

« Toutes les choses sont poison, et rien n’est poison ; seule la dose détermine ce qui n’est pas un poison. »

L'apparition des premières pharmacopées, recueils officiels de médicaments, vit le jour aux XVe et XVIe siècles. On parle entre autres du Codex Medicamentarius Parisiensis parut en 1638.

[Histoire de la pharmacologie du XVIIe siècle à aujourd'hui : à terminer]

Branches et divisions de la pharmacologie[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

Les étudiants en pharmacologie doivent acquérir un large éventail de connaissances, notamment en physiologie, biochimie, chimie, génétique, ainsi qu'en pharmacologie moléculaire et clinique.

À Sherbrooke, Québec au Canada, l'Université de Sherbrooke offre son baccalauréat en pharmacologie depuis 2001[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

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