Callac

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Callac
Eglise Saint-Laurent
Eglise Saint-Laurent
Blason de Callac
Blason
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Callac (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Callac - Argoat
Maire
Mandat
Carole Le Jeune
2008-2014
Code postal 22160
Code commune 22025
Démographie
Gentilé Callacois, Callacoise
Population
municipale
2 375 hab. (2006[1])
Densité 72 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 18″ N 3° 25′ 36″ W / 48.405, -3.4266666666748° 24′ 18″ Nord
       3° 25′ 36″ Ouest
/ 48.405, -3.42666666667
  
Altitude 108 m (min. : 116 m) (max. : 291 m)
Superficie 33,03 km2
Localisation

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Callac

Callac [kalak] (Kallag en breton) est une commune française, située dans le département des Côtes-d'Armor et la région Bretagne, souvent désignée par Callac-de-Bretagne.

Sommaire

Géographie [modifier]

Callac est située à 28 kilomètres au sud-ouest de Guingamp et à 20 kilomètres au nord-est de Carhaix-Plouguer, Finistère. Cette commune est aux limites du Poher historique. Elle est arrosée par la petite rivière de l'Hyères, affluent de l'Aulne.

Histoire [modifier]

Cette commune est connue pour des faits liés à la Révolte des Bonnets Rouges en 1675.

Le Château de Callac [modifier]

Aujourd'hui disparu, la construction du château féodal de Callac remonterait au XIIe siècle. C'était une véritable forteresse entourée d'un mur d'enceinte continu avec un seul accès donnant au sud sur ce qui deviendra l'actuelle rue des Portes. Bâti à la pointe du promontoire rocheux qui se termine à la jonction des deux vallées de Pont-ar-Vaux et de l'Hyères, le château offrait une protection certaine, qui attira les habitants de la région. Peu à peu, des habitations virent le jour donnant naissance à un village.

Durant les guerres de succession à la tête du duché de Bretagne qui opposèrent Charles de Blois et Jean de Montfort, le château fut assiégé plusieurs fois en 1341, 1342 et 1345. Le dernier siège que le château eut à subir, en 1363, fut très probablement mené par le futur connétable de France Bertrand Du Guesclin qui venait de prendre le château de Carhaix. Tous ces sièges eurent raison de la puissance du château de Callac et sa démolition fut ordonnée par le roi Charles VI de France en 1393.

Les ruines de l'église de Botmel

Suite à ce démantèlement, le château resta à l'abandon plusieurs années. Mais les menaces que faisait peser le Royaume de France sur le duché de Bretagne, et surtout la volonté d'annexion du duché par Louis XI, obligèrent le duc François II à demander le renforcement des places fortes du duché. Le château de Callac profita de cette volonté défensive et retrouva sa puissance vers 1475. Après l'union de la Bretagne à la France, le château subit de nouveau un démantèlement, vers 1551, sur ordre du Roi de France Henri II, également duc de Bretagne. Les restes du château passèrent alors aux mains des Bénédictins de l’abbaye de Quimperlé.

Durant les Guerres de la Ligue, les ruines du château servent de repaire à des soi-disant partisans du roi, profitant de cette place pour piller les communes voisines. Délogés par le général espagnol Don Juan d'Aguila, ils furent vite remplacés par des ligueurs aux ordres du capitaine Du Mas, puis par les hommes du sieur de Bougerel, lieutenant de La Fontenelle.

Suite à ces occupations successives, la destruction du château est ordonnée en 1619. Commença alors le lent éparpillement des pierres, qui dura plus de cinquante ans. Elles serviront à la construction des moulins du Quinquis et Kerdréquen, ainsi qu’à la construction de l’église de Botmel et à la tour de la chapelle Sainte Catherine située sur la place du Martray, actuelle place du centre.

Résistance [modifier]

  • En début de mars 1943 l'intendance allemande de Callac fut incendiée par les FTPF
  • Le 25 mars 1944 une voiture de gendarmerie de Guingamp fut attaquée par la résistance de Callac
  • Le 31 mai 1944 la Gendarmerie de Callac fut attaquée par quinze résistants qui s'emparèrent de 700 litres d'essence
  • Le 3 juin 1944 au Pont-Guernadet eut lieu un combat entre la Résistance et les milices

Héraldique [modifier]

Blason Blasonnement :
D'argent aux trois chevrons de gueules.

Administration [modifier]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Carole Le Jeune PCF Est présente à toute les occasions
mars 1989 mars 2008 Félix Leyzour PCF Conseiller général Canton de Callac (1970-2008)
mars 1983 mars 1989 François Le Gall    
1981 mars 1983 Albert Prigent    
mars 1965 1981 Louis Raoul    
1948 mars 1965 Jean Auffret    
1945 1948 Louis Toupin    
1944 1945 Trémeur Burlot    
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie [modifier]

Évolution démographique
(Source : INSEE[2])
1962 1968 1975 1982 1990 1999
3 002 3 043 3 024 2 872 2 592 2 459
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

Éducation [modifier]

  • École Primaire Publique de Callac.
  • Collège Gwer Halou (222 élèves en 2008/2009)

Langue bretonne [modifier]

  • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le Conseil municipal le 30 juin 2011.

Élevages divers [modifier]

  • Callac est connue pour être la capitale de l'épagneul breton, croisement du setter écossais avec le chien local, dit du charbonnier.

Un musée "La Maison de l'épagneul breton" a ouvert ses portes au public depuis juillet 2007. Objets, dessins, peintures, photographies, vidéos, film original qui vous transporte par ses images « impressionnistes », racontent cette histoire si particulière de l’épagneul breton et l’inscrivent dans son berceau d’origine, l’Argoat. http://www.callac-argoat.fr/-Maison-de-l-Epagneul-Breton-

  • Les haras de Callac sont célèbres pour l'élevage de chevaux de trait, dont le meilleur représentant fut Naous, mort en 1951
Pont gallo-romain, sur la commune de Callac

Lieux et monuments [modifier]

  • Ruines de l’église Notre-Dame de Botmel, ancienne église paroissiale de Callac, inscrit par arrêté du 22 janvier 1927[3].
  • Pont gallo-romain
  • Statue de l’étalon Naous, de la station de Callac, par le sculpteur animalier Georges Lucien Guyot (1958)

Évènements [modifier]

  • La semaine culturelle de Callac : la première édition a eu lieu en 2005 avec l'ambition de dynamiser la vie culturelle dans le Centre Bretagne et susciter, autour de la culture en général, la rencontre entre le public et des artistes : auteurs, réalisateurs, conteurs, chanteurs, musiciens, écrivains, peintres, etc.. L’Association propose des animations sur des thèmes qui intéressent un large public, des plus jeunes aux plus âgés, et qui rayonne bien au-delà du Canton de Callac.

La 8ème édition 2012 s'est déroulée du 20 au 26 août 2012. Depuis 4 ans, en plus de La semaine culturelle de Callac, est organisé le Concert de la Saint Valentin (février), le Concert "Opéra Rustica" (avril), le Concert de l'Avent (dernier dimanche de novembre). Pour plus de renseignement, voir le site http://callac-culture.fr

  • Callac est ville départ et arrivée de La Pierre le Bigaut, une concentration cyclo-touristique au profit de la lutte contre la Mucoviscidose, une des plus importantes organisées en France.
  • L'année 2011 a vu le Tour de France traverser Callac, plusieurs animations ont été proposées par les Associations de Callac en collaboration avec la Mairie.

Économie [modifier]

  • Callac compte 72 agriculteurs, 84 commerçants artisans et chefs d'entreprises, 24 cadres et intellectuels supérieurs, 80 professions intermédiaires, 256 employés, 192 ouvriers, 1 068 retraités et 404 personnes sans activité professionnelle sur 2 180 habitants dans l'ensemble.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Edmond Rebillé historien et romancier, fut médecin généraliste à Callac.

Voir aussi [modifier]

Notes et références [modifier]

  1. populations légales 2006 sur le site de l’INSEE
  2. Callac sur le site de l'Insee
  3. Notice no PA00089047, base Mérimée, ministère français de la Culture

Liens externes [modifier]