Français

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la langue française. Pour les autres significations, voir Français (homonymie).
Français
Parlée en Europe : Belgique, France, Îles Anglo-Normandes, Italie, Luxembourg, Monaco, Suisse

Amérique : Canada, Dominique, États-Unis, Guyane, Haïti, Sainte-Lucie
Afrique : Algérie, Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Comores, Côte d'Ivoire, Djibouti, Égypte, Gabon, Guinée, Guinée équatoriale, Madagascar, Mali, Maroc, Maurice, Mauritanie, Niger, République centrafricaine, République démocratique du Congo, République du Congo, Rwanda, Sénégal, Seychelles, Tchad, Togo, Tunisie
Asie et Océanie : Cambodge, Israël, Laos, Liban, Vanuatu, Vietnam

Au total : 38 pays dans lesquels le français est langue officielle ou administrative

Nombre de locuteurs 220 millions (dont 115 millions comme langue maternelle)[1]
Nom des locuteurs francophones
Typologie SVO
flexionnelle - syllabique
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle de 29 pays
et de nombreuses organisations internationales
Régi par Académie française,
Délégation générale à la langue française et aux langues de France,
Service de la langue française (Belgique),
Office québécois de la langue française,
les Conseils supérieurs de la langue française de France,
de Belgique
et du Québec, Délégation CIIP à la langue française[2] en Suisse (non officielle)
Codes de langue
ISO 639-1 fr
ISO 639-2 fra, fre
ISO 639-3 fra
ISO 639-5 roa[3]
IETF fr
Échantillon
Article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme  : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité.

Le français est une langue indo-européenne de la famille des langues romanes. Le français s'est formé en France (variété de la « langue d’oïl ») et est aujourd'hui parlé sur tous les continents par environ 220 millions de personnes dont 115 millions de locuteurs natifs[1], auxquels s'ajoutent 72 millions de locuteurs partiels (évaluation Organisation internationale de la francophonie : 2010). Elle est une des six langues officielles et une des deux langues de travail (avec l’anglais) de l’Organisation des Nations unies, et langue officielle ou de travail de plusieurs organisations internationales ou régionales, dont l’Union européenne. Après avoir été à l’époque de l’Ancien Régime français la langue des cours royales et princières, des tsars de Russie aux rois d’Espagne et d'Angleterre en passant par les princes de l’Allemagne, elle demeure une langue importante de la diplomatie internationale aux côtés de l’anglais, de l'allemand et de l’espagnol.

La langue française est un attribut de souveraineté en France, depuis 1992 « la langue de la République est le français » (article 2 de la Constitution de la Cinquième République française). Elle est également le principal véhicule de la pensée et de la culture française dans le monde. La langue française fait l’objet d’un dispositif public d’enrichissement de la langue, avec le décret du 3 juillet 1996 relatif à l'enrichissement de la langue française.

La langue française a cette particularité que son développement et sa codification ont été en partie l’œuvre de groupes intellectuels, comme la Pléiade, ou d’institutions, comme l’Académie française. C’est une langue dite « académique ». Toutefois, l’usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui malaxèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Rabelais et Molière : il est d’ailleurs question de la « langue de Molière »[4].

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

À l’époque de la conquête de la Gaule par les armées romaines de Jules César en 52 av. J.-C., la Gaule était majoritairement peuplée de tribus gauloises qui parlaient des langues celtiques certainement apparentées et probablement mutuellement intelligibles. Il n’existait donc pas une mais plusieurs langues gauloises (i.e. le belge, le gaulois transalpin, le gaulois cisalpin), qui n’étaient que très rarement écrites. La langue des Romains, le latin, connaissait l’écriture, et en tant que langue de l’autorité et langue de prestige, le latin vulgaire proche des gaulois fut peu à peu adopté par tous au cours des siècles qui suivirent la conquête du pays en 51 av. J.-C..

La version romane des Serments de Strasbourg de 842 est le premier texte écrit en langue d’oïl, dérivée du Bas-latin et remodelée à la suite de l’établissement des Germains, principalement des Francs (d’où l’appellation du français), dans le nord de la Gaule. La première mention de l’existence d’une langue romane date de 813, lors du Concile de Tours, qui la nomme lingua romana rustica, « langue romane rustique ». Il faut attendre vers 880 pour le premier texte littéraire, la Séquence de sainte Eulalie, encore qu’on[Qui ?] puisse considérer que la langue de ce texte est plus du picard que du français lui-même, le français ayant été un dialecte parmi plusieurs au Moyen Âge, appelé le franceis / françoys / françois alors (prononcé progressivement [frãntseis], [frãntsois] puis [frãswe]). Paris et sa région sont le berceau historique de ce franceis qui très vite s’est enrichi par l’apport de normand, de picard, de bourguignon et des autres parlers d’oïl alentour, car au fur et à mesure que Paris prenait de l’importance sur le plan politique, des gens de tout le pays y affluaient, important avec eux leur variante linguistique.

Au Moyen Âge, la France n'a pas d'unité linguistique, car au début du IXe siècle le latin n'est plus qu'une langue « sacrée » et la France est morcelée par les différents dialectes, regroupés dans trois différents groupes :

  • Le francoprovençal (ou arpitan) avec par exemple les parlers de Savoie, lyonnais, dauphinois autour de Grenoble, forézien (région de Saint-Étienne), de Suisse romande aussi ;
  • La langue d'oïl dans le nord avec entre autres le picard, le normand, l'angevin, le champenois : cette région était encore très germanique et de nombreux seigneurs composaient le système féodal,
  • L’occitano-roman (occitan ou langue d'oc et catalan) dans le sud avec le limousin, l'auvergnat, le languedocien, le gascon, le provençal, le vivaro-alpin : les parlers de cette région, qui baignent durant des siècles dans la culture romaine et ont conservé le droit romain, se rapprochent davantage du latin (« Oc » et « Oïl » signifiant « oui »).

À cette époque le français n'était qu'un parler parmi d'autres, appelée le « françoys », « franceis », ou « françois ». Mais la langue connaît un développement graduel étant donné que c'est sur son territoire linguistique qu'un pouvoir politique puissant émerge[5]. Le françois s'enrichit donc très vite grâce à l'apport des autres parlers d’oïl alentour, et plus Paris prenait de l'importance, plus des gens de tout le pays y affluaient, apportant avec eux leur variante linguistique.

La période qui s'étend de la fin du XIe siècle au début du XIVe siècle correspond à une période de rayonnement du français médiéval. Le français devient une langue internationale, parlée dans toutes les cours des royaumes d'Europe, ce qui laissa des marques dans toutes les langues européennes. Elle devient la « lingua franca » du monde, les lois sont rédigées en français, la diplomatie se fait en français.

La langue d'oïl, sous sa forme normande, s'introduit en Angleterre dans le sillage de la conquête de ce pays par Guillaume le Conquérant en 1066. Puis le normand céda, le règne du français y durera plus de trois cents ans. Le vocabulaire anglais en a de profondes marques : 70 % à 72 % de l'anglais vient du normand ainsi que du français[6]. On dit qu'à cette époque le français était plus utilisé en Angleterre qu'en France[7],[8],[9].

Dès le XIIe siècle, le français (la langue d'oïl) a une influence dans la littérature médiévale italienne.

La langue française commence à prendre de l'importance en 1250, lorsque Saint Louis commande une traduction de la Bible en français.

À la fin du XIIIe siècle, c'est en langue d'oïl que le chroniqueur vénitien Martino da Canale (it) rédige sa Cronique des Viniciens et assure, que « la langue française court le monde »[10].

Vers 1256, le célèbre philosophe et chancelier florentin Brunetto Latini (1220-1294) écrivait en langue française (langue d'oïl) son Livre du Trésor et s'en explique en déclarant que c'est là « la parlure plus délitable et commune à toutes gens »[11].

C'est au XIIIe siècle qu'apparurent des œuvres littéraires en français. En 1296 ou 1298, Marco Polo dicte ses récits de voyages en français dans la prison de Gênes[12],[13].

Durant le Moyen Âge, les devises royales étaient le plus souvent en français, par exemple celle du prestigieux Ordre de la Jarretière : « Honi soit qui mal y pense » et celle de la monarchie britannique : « Dieu et mon droit ». La devise des Pays-Bas est « Je maintiendrai ».

En 1346, pendant la guerre de Cent Ans, à Crécy, Édouard III roi d'Angleterre ne connaît pas d'autre langue que le français, comme son adversaire le roi de France[14]. En 1362, l'anglais remplace le Law French (en) en tant que langue officielle des tribunaux via le Pleading in English Act de 1362 (en)[15]. Le discours judiciaire peut désormais être compris par une plus large population et pas exclusivement par la noblesse. La même année, l'anglais commence à être utilisé au Grand Conseil[16],[17]. 1385 est l'année officielle où l'anglais remplace le français dans les grammar schools [18]. Le français laisse ainsi l'anglais reprendre sa place en Angleterre.

Le Catholicon (du grec Καθολικόν, universel) est le premier dictionnaire trilingue rédigé en breton, français et latin. Il est aussi parmi le premier des dictionnaires de breton comme de français[19]. Ses six mille entrées furent rédigées en 1464 par Jehan Lagadeuc et imprimées par Jehan Calvez le 5 novembre 1499 à Tréguier sur une initiative de Maître Auffret Quoatqueveran, chanoine de Tréguier.

Mais c'est en 1539 que débute officiellement la francisation de la France avec la proclamation de l’ordonnance de Villers-Cotterêts, signée par François Ier : elle impose le français comme langue du droit et de l’administration en France, en remplacement du latin. Cependant[7], il ne faut pas en conclure que tous les Français parlent cette langue : les historiens estiment que 10 % à 20 % de la population parle la langue du roi au XVIe siècle[20]. Bien que l'ordonnance soit relativement longue avec ses 192 articles[21], seuls les articles 110 et 111 concernaient la langue :

Copie du préambule et des articles toujours appliqués de l'ordonnance de Villers-Cotterêts.

Texte original :

  • 110. Que les arretz soient clers et entendibles et afin qu'il n'y ayt cause de doubter sur l'intelligence desdictz Arretz, nous voullons et ordonnons qu'ilz soient faictz et escriptz si clerement qu'il n'y ayt ne puisse avoir aulcune ambiguite ou incertitude, ne lieu a en demander interpretacion.
  • 111. Nous voulons que doresenavant tous arretz, ensemble toutes aultres procedeures, soient de noz courtz souveraines ou aultres subalternes et inférieures, soient de registres, enquestes, contractz, commissions, sentences, testamens et aultres quelzconques actes et exploictz de justice ou qui en deppendent, soient prononcez, enregistrez et delivrez aux parties en langaige maternel francoys et non aultrement.

En français moderne :

  • 110. Afin qu’il n’y ait cause de douter sur l’intelligence des arrêts de nos cours souveraines, nous voulons et ordonnons qu’ils soient faits et écrits si clairement, qu’il n’y ait ni puisse avoir aucune ambigüité ou incertitude, ni lieu à demander interprétation.
  • 111. Nous voulons donc que dorénavant tous arrêts, et ensemble toutes autres procédures, soit de nos cours souveraines ou autres subalternes et inférieures, soit des registres, enquêtes, contrats, testaments et autres quelconques actes et exploits de justice ou qui en dépendent, soient prononcés, enregistrés et délivrés aux parties en langage maternel français et non autrement.

En 1549, Joachim du Bellay écrit Défense et illustration de la langue française.

Au long du XVIIe siècle, le français s’impose comme langue scientifique et comme langue d’enseignement. En 1606, publication post mortem du premier dictionnaire de la langue française "Trésor de la langue française tant ancienne que moderne" de Jean Nicot. Le Discours de la méthode (1637) de René Descartes constitue une étape importante car il s’agit d’un des premiers essais philosophiques écrits en français et non en latin comme les Méditations sur la philosophie première. En réalité, René Descartes avait été censuré dans ses Méditations métaphysiques ; il avait donc réécrit son livre et l’avait publié sous le nom Le Discours de la méthode, en français, sachant que les élites ne liraient pas son livre car écrit en langue vernaculaire tandis que les lettrés ouverts à ses idées pourraient le lire sans craindre la menace de la censure.

Enfant du latin, le français le remplace en tant que langue internationale au XVIIe siècle avant de laisser à son tour sa place à l’anglais depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. La cause principale de cette hégémonie française tient à la puissance de l'État français à l'époque. En 1685, Pierre Bayle peut ainsi écrire que le français est « le point de communication de tous les peuples de l'Europe »[22]. Le 6 mars 1714, le traité de Rastatt marquant la fin de la guerre de Succession d'Espagne est rédigé uniquement en français[23]. Le célèbre philosophe et savant allemand, Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716), écrivait le plus souvent en français.

Le français est parfois surnommé « langue de Molière »

À Saint-Pétersbourg, Catherine II impératrice de Russie (1762-1796) fait rédiger tous les mémoires de l’Académie en français[24].

Frédéric II de Prusse (1740-1786) est un grand amateur de la langue française, il correspond en français avec Voltaire et écrit son autobiographie en français[25], il ira jusqu'à remplacer le latin par le français à l’Académie de Berlin[26]

En 1777, le marquis de Caraccioli publie un livre intitulé L’Europe française ou Paris, le modèle des nations étrangères. En 1783, l'Académie de Berlin proposait, comme thème de concours aux écrivains, le sujet suivant : « Qu'est-ce qui a rendu la langue française universelle ? »[27],[28].

En 1892, le premier journal communautaire au monde est créé en Australie, il est appelé Le Courrier australien[29].

En 1911, Jacques Novicow rédige un article[30] nommé Le Français, langue auxiliaire de l’Europe. Cet article explique pourquoi le français devrait devenir la langue véhiculaire de toute l’Europe[31].

La maintenance de la langue française est suivie par : l’Académie française, la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), le Service de la langue française (Belgique), l’Office québécois de la langue française (OQLF), les Conseils supérieurs de la langue française de France, de Belgique et du Québec.

En 1985, la chaîne francophone internationale TV5 Monde est créée. Malgré des débuts très humbles, la chaîne grossit très rapidement et devient dans les années 2000 l'un des 3 plus grands réseaux mondiaux de télévision, aux côtés de MTV et de CNN[32]. En 2010, elle est surnommée « la plus grande classe de français du monde »[33].

Actuellement[Quand ?], le français québécois est combatif et novateur. La francophonie doit à cette province canadienne la terminologie francophone dans le domaine de l'informatique et d'Internet notamment.[réf. nécessaire]

Sur le territoire français[modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, les élèves de France apprennent toujours à lire en latin, qui a toujours le statut de langue de transmission du savoir. Le français est enseigné de manière rudimentaire : simples notions d'orthographe et de grammaire. De plus, les classes se déroulent toujours en dialecte local afin de se faire comprendre des élèves, car ces dialectes sont toujours utilisés comme langue courante en France.

Dans son rapport[34] de juin 1794, l’abbé Grégoire révéla que le français était uniquement et « exclusivement » parlé dans « environ 15 départements » (sur 83). Il lui paraissait paradoxal, et pour le moins insupportable, de constater que moins de 3 millions de Français sur 28 parlaient la langue nationale, alors que sur le territoire de la Nouvelle-France, celle-ci était utilisée et unifiée depuis plus de 100 ans de Bâton-Rouge à Montréal[35]. La francisation du territoire s'est fait au détriment des langues d'Oc et des autres langues d'oil, causant notamment des séquelles psychologiques et des tensions.

Mais c'est la Révolution française qui va marquer une amplification considérable de la francisation du territoire avec le « plan Talleyrand », qui prévoit de n'enseigner que le français afin de chasser cette « foule de dialectes corrompus, derniers vestiges de la féodalité ». Pour la première fois, sont associées langue et nation, le français est alors considéré comme le ciment de l'unité nationale[36].

Le 17 novembre 1794, en vue d'accélérer le francisation dans les campagnes, la Convention nationale adopte le décret de Joseph Lakanal et, le lendemain, toujours sur proposition de Lakanal, est décidée la création de 24 000 écoles primaires (une école par 1 000 habitants). Le gouvernement veut que le français s'impose là où il y a des écoles, le décret du 27 janvier 1794 ordonne aux instituteurs de n'enseigner qu'en français « dans les campagnes de plusieurs départements dont les habitants parlent divers idiomes. »

En Europe, au XIXe siècle, le français devient une langue diplomatique de premier plan ; en plus d’être apprise par l’aristocratie elle s’exporte dans les colonies[37]. La Seconde Guerre mondiale constitue un tournant, tant par le massacre d’élites francophiles en Europe de l’Est, que par la montée en puissance de l’anglais comme langue véhiculaire internationale[38].

Au début du XIXe siècle, le ministère de l'éducation nationale trouvait que la francisation était trop lente, les autorités décidèrent donc de nommer des professeurs d'une autre région pour les rendre incapables de parler les patois et donc les forcer à utiliser le français. Les dialectes cèdent donc progressivement la place à un enseignement du français, la loi Guizot de 1833 amplifie le phénomène de francisation : « l'instruction primaire comprend nécessairement […] les éléments de la langue française. » En 1831 les lois visant à la francisation continuent à être votées, par exemple cette directive de monsieur Auguste Romieu, sous-préfet de Quimper :

« Multiplions les écoles, créons pour l'amélioration morale de la race humaine quelques-unes de ces primes que nous réservons aux chevaux ; faisons que le clergé nous seconde en n'accordant la première communion qu'aux seuls enfants qui parleront le français [...]. »

Dans toutes les écoles, l'enseignement doit être fait en français, comme il est remarqué dans les règlements locaux par exemple le règlement pour les écoles primaires élémentaires de l'arrondissement de Lorient, adopté par le Comité supérieur de l'arrondissement en 1836 et approuvé par le recteur en 1842[39].

En 1863, d’après une enquête lancée par Victor Duruy, 8 381 communes sur 37 510, environ le quart de la population rurale, ne parlaient pas français[40]. Vers 1880 le ministre de l’Instruction publique Jules Ferry et Jules Simon introduisent la notion de rédaction et de composition, puis l'étude de la littérature afin d'évoquer la dimension culturelle de la langue française.

L'article 19[Quoi ?] ordonne que « Chaque classe commence et se termine par une prière en français, qui est arrêtée par le comité local sur proposition du curé ». L'article 21 édicte qu'« il est défendu aux élèves de parler breton, même pendant la récréation et de proférer aucune parole grossière. Aucun livre breton ne devra être admis ni toléré. S'exprimer en breton et parler « grossièrement » font l'objet de la même prohibition[41]. »

Mais c'est la loi Ferry qui en 1881 institue la gratuité de l'école primaire et en 1882 la rend obligatoire, imposant finalement la langue nationale sur tout le territoire français et la démocratisant. Pourtant en 1863, sur 38 millions de Français, 7,5 millions ne connaissant pas la « langue nationale » étaient comptabilisés. D'après les témoignages de l'époque, les enfants des villages ne retenaient presque rien du français appris à l'école, celui-ci « ne laisse pas plus de trace que le latin n'en laisse à la plupart des élèves sortis des collèges ». Les élèves reparlent leur patois à la maison.

Au cours du XXe siècle et jusque dans les années 1960, les gouvernements ont adopté pas moins de quarante lois concernant surtout l'enseignement, la presse, l'administration et l'orthographe.

La Grande Guerre a aussi participé à la francisation de la France, des hommes de toutes les régions se retrouvant ensemble à combattre avec comme seule langue commune le français, la francisation s'est donc encore amplifiée durant la Première Guerre mondiale[42].

En 1925, Anatole de Monzie, ministre de l’Instruction publique proclame : « Pour l'unité linguistique de la France, il faut que la langue bretonne disparaisse »[43]. En 1926, le grammairien Ferdinand Brunot écrit dans son Histoire de la langue française que les patois sont encore bien vivants dans les campagnes. Au XVIIIe siècle, comme de nos jours, le patois était chez lui partout où « l'on causait au village » […]. À l'heure actuelle, le français est la langue des villes, le patois, la langue des campagnes[44]. En 1972, Georges Pompidou, alors président de la République, déclare au sujet des langues régionales : « Il n'y a pas de place pour les langues et cultures régionales dans une France qui doit marquer l'Europe de son sceau. »[45]. C'est entre 1981 et 1995 que les premières mesures pour conserver les patois en voie de disparition vont être prises comme l'annonce le discours de François Mitterrand de 1981, à Lorient : « Le temps est venu d’un statut des langues et cultures de France qui leur reconnaisse une existence réelle. Le temps est venu de leur ouvrir grandes les portes de l’école, de la radio et de la télévision permettant leur diffusion, de leur accorder toute la place qu’elles méritent dans la vie publique. » Pourtant, en mai 1997, l'inspecteur de l'Éducation nationale Daniel Gauchon déclarait qu'il fallait privilégier la culture et la langue françaises et non pas les langues régionales[46].

Le 7 janvier 1972, le gouvernement français promulgue le décret no 72-9 relatif à l’enrichissement de la langue française, prévoyant la création de commissions ministérielles de terminologie pour l’enrichissement du vocabulaire français.

La révision constitutionnelle du 25 juin 1992 insère à l'article 2 de la constitution française la phrase : « La langue de la République est le français. »

Contrairement à d'autres pays, la France a instauré beaucoup d'organismes chargés de créer une terminologie française et d'assurer « la défense et l'expansion de la langue », comme l'Académie française, qui rend obligatoire certains mots nouveaux, mais encore l'Association française de terminologie[47], qui travaille en collaboration avec l'Office québécois de la langue française (OQLF) et le Service de la langue française de la Communauté française de Belgique, le Haut Comité pour la défense et l'expansion de la langue française, ou même l'OIF, l'Organisation internationale de la francophonie, qui est chargée de protéger la francophonie mondiale et de participer à son expansion (la France est un des 70 membres).

Une autre date importante pour la francisation de la France est la loi 94-665 du 4 août 1994 ou « Loi Toubon », qui est la première loi en France, à l'instar de la loi « loi 101 » au Québec, à imposer clairement le français comme seule langue de la République française. Son but est de défendre la langue française en France, non pas contre les patois, mais principalement contre l'américanisation de la France, elle vient s'appuyer sur une disposition introduite en 1992 dans la Constitution : « La langue de la République est le français ».

L'emploi du français dans l’affichage, la publicité, la consommation, le droit du travail et les organismes publics est soumis aux dispositions de la loi Toubon. Un dispositif public d'enrichissement de la langue française a été mis en place dans le cadre de l'application du décret du 3 juillet 1996 relatif à l'enrichissement de la langue française, qui a fait suite à la loi Toubon. Il s'appuie sur l'Académie française et sur la Délégation générale à la langue française et aux langues de France.

En particulier l'usage des termes en français recommandés par la Commission générale de terminologie et de néologie, publiés au Journal officiel de la République française, et disponibles depuis 2008 sur le site internet FranceTerme, est obligatoire dans les services publics de l'État[48]. Le décret d'application du 3 juillet 1996 a mis en place un dispositif d'enrichissement de la langue française. Il impose l'usage des termes en français dans les services et établissements publics de l'État (articles 11 et 12 du décret) :

  • Art. 11. - Les termes et expressions publiés au Journal officiel sont obligatoirement utilisés à la place des termes et expressions équivalents en langues étrangères :
  1. Dans les décrets, arrêtés, circulaires, instructions et directives des ministres, dans les correspondances et documents, de quelque nature qu'ils soient, qui émanent des services et des établissements publics de l'État.
  2. Dans les cas prévus aux articles 5 et 14 de la loi du 4 août 1994 susvisée relative à l'emploi de la langue française. La commission générale observe l'usage prévu au présent article des termes et expressions publiés.
  • Art. 12. - Les listes de termes et expressions approuvés en vertu des dispositions règlementaires relatives à l'enrichissement de la langue française précédemment en vigueur sont assimilées aux listes publiées en vertu du présent décret. Elles peuvent être modifiées selon la procédure prévue aux articles 7 à 10 du présent décret.

En 2004, le sénateur Philippe Marini (UMP) fait une proposition de loi destinée à renforcer la loi Toubon. En 2005, cette proposition est finalement adoptée à l'unanimité par le Sénat. Elle comporte des dispositions visant les entreprises : l'obligation faite aux chefs d'entreprises de soumettre au personnel un rapport sur l'utilisation de la langue française dans l'entreprise, la rédaction en français de l'ordre du jour du comité d'entreprise, ainsi que du procès-verbal consignant les délibérations. Cette proposition de loi vise également les techniques de l'information et de la communication, les messages d'erreur par exemple. En 2006, à la suite de l'application de la loi Toubon, des entreprises ont été condamnées en France pour usage illégal de l'anglais. Par exemple la société américaine GEMS, condamnée à 570 000 euros d'amende pour avoir transmis des documents en anglais sans traduction à ses salariés français[49]. Il en va de même des sociétés Nextiraone et Europ Assistance, elles aussi condamnées pour avoir voulu imposer à leurs salariés des logiciels en anglais sans traduction[50].

Particularités dialectales du français de France ou français parisien[modifier | modifier le code]

En France, le français est la langue officielle de la République française selon l'article 2 de la Constitution de 1958, qui précise : « La République participe également au développement de la solidarité et de la coopération entre les États et les peuples ayant le français en partage », dans l'article 87 de la Constitution.

Le français parlé de Paris a remplacé chez la presque totalité des locuteurs de la zone d’oïl les variétés locales de francilien[51]. Les différences entre le français d’un jeune Normand et d’un jeune Parisien, par exemple, seront dans la plupart des cas minimes au regard de la diversité qui a existé historiquement en France dans le francilien même.

Le français parisien a constitué pendant longtemps la norme du français pour l’ensemble des francophones dans le monde, et continue d’exercer une influence sans pareille sur la langue française prise en son entier. C’est pour cette raison que les francophones débutants prennent souvent le français parisien comme point de référence auquel d'autres variétés de français peuvent être comparées.

Toutefois, certaines évolutions récentes du français parisien par rapport à la norme traditionnelle du français, qui sont acceptées en France et même entérinées dans les dictionnaires (dont la quasi-totalité sont publiés en France), ne passent pas inaperçues à l’étranger[Qui ?]. Cela est vrai particulièrement au Canada, la région francophone où l’influence du français parisien est la moins forte. Pour ce qui est de la prononciation, on peut penser par exemple à la suppression du l géminé dans « collègue », l’ajout du t dans « août », ou l’homophonie de « brin » et de « brun ».

Un régionalisme caractéristique du français de France est parfois appelé « francisme ». Voir aussi le débat sur la norme du français québécois.

La variation régionale du français peut être abordée de deux manières :

  • en considérant que le français est un synonyme de la langue d’oïl, ce qui implique que tous les dialectes romans du domaine d’oïl sont des variétés dialectales du français (voir l’article langue d’oïl) ;
  • en se limitant à ce qui est appelé le « français régional », ensemble de variétés régionales dans le monde, qui restent très proches du français standard. C’est ce sens qui est développé ici.

Certains néologismes peuvent également être empruntés au vocabulaire du français régional. Les mots ou les expressions employés seulement dans certaines régions de la francophonie sont nommés « français régional », mais ils ne sont pas retenus par les dictionnaires académiques du français. Il ne s’agit pas de langue familière, mais bien du français qui a évolué de façon différente.

Dans une partie de la moitié nord de la France par exemple, le repas du matin s’appelle « petit déjeuner », celui du midi le « déjeuner » et celui du soir le « dîner », le « souper » désignant la collation prise le soir après le spectacle : en Normandie, Picardie, en Lorraine. Dans le Nord, en Région Rhône-Alpes, en Franche-Comté, en Occitanie, au Québec, dans le reste du Canada, en Belgique, en Savoie et en Suisse, on dit « déjeuner », « dîner » et « souper ». En Belgique, en Savoie, en Vallée d'Aoste et en Suisse, on dit « septante » (70) et « nonante » (90) tandis qu’en Suisse, plus précisément dans les cantons de Vaud, du Valais et de Fribourg, en Vallée d'Aoste et en Savoie, on dit « huitante » (80) (la forme ancienne et aujourd’hui désuète de « huitante » était « octante »). Au Québec, dans le reste du Canada, en Suisse, en Savoie, en Vallée d'Aoste, en Belgique et dans certaines régions françaises, on dit « tantôt » là où le français de Paris et le français africain utilisent « tout à l’heure » et en Normandie, il signifiera « cet après-midi » ; au Québec également, « magasiner » pour « faire des courses » (pour éviter l’anglicisme « faire du shopping »), alors que ce mot est perçu comme un barbarisme en France. Au Sénégal et en Afrique francophone, on parle parfois d’« essencerie » pour éviter l’emprunt anglais de « station service », alors que ce mot est également perçu comme un barbarisme en France. Au Québec et souvent dans le reste du Canada, on dit aussi « avoir une blonde » au lieu d'« avoir une petite amie » ou « avoir une copine », « avoir un chum » au lieu d'« avoir un petit ami » ou d'« avoir un copain », etc.

Les exemples de variations dialectales sont fort nombreux en français.

Le français dans le monde[modifier | modifier le code]

Le français dans le monde : bleu foncé : langue maternelle ; bleu : langue administrative ; bleu clair : langue de culture ; vert : minorités francophones
Le français dans le monde
  •      Langue maternelle
  •      Langue administrative
  •      Langue de culture
  •      Minorités francophones
Variétés régionales de la langue française dans le monde[réf. nécessaire]
Les 10 pays francophones les plus peuplés d'après le World Factbook (2008)[52]
Les dix premiers pays francophones, en 2005, d'après l'Organisation internationale de la francophonie, natifs et partiels réunis.

Le français est enseigné dans de nombreuses universités partout à travers le monde et il jouit d’un rayonnement notamment dans les mondes diplomatique, journalistique, judiciaire et universitaire. Dans les pays anglophones que sont les États-Unis, le Canada anglophone, le Royaume-Uni et l'Irlande, le français conserve le privilège d’être la première langue étrangère enseignée et loin devant les autres langues. En Australie, il est devancé de peu par le japonais, dont le Japon est leur deuxième partenaire économique. Le français est langue maternelle principalement en France (pays avec la plus grande population ayant cette langue pour langue maternelle[53]), en Belgique (en Wallonie et à dans la région de Bruxelles-Capitale), à Monaco, au Luxembourg (où il est l’une des trois langues officielles du pays), en Suisse romande (le français est l’une des quatre langues officielles de la Suisse) et en Vallée d'Aoste. En Amérique, le français est langue maternelle dans plusieurs provinces et territoires du Canada (principalement au Québec, dans une grande partie du Nouveau-Brunswick, mais aussi en Ontario, en Nouvelle-Écosse, à l'Île-du-Prince-Édouard, au Manitoba, au Yukon…), à Saint-Pierre-et-Miquelon, aux États-Unis (notamment en Louisiane et au Maine), en Guyane française, et, avec le créole, en Haïti et aux Petites Antilles (Guadeloupe, Martinique, Saint-Barthélemy, Saint-Martin). En Afrique, dans les pays dont il est langue officielle, il est parlé comme première langue par une minorité, surtout dans les milieux urbains. Ainsi, il existe des îlots de francophones natifs en Côte d’Ivoire (Abidjan)[54], au Gabon (Libreville)[55]. Dans de nombreux pays d’Afrique du Nord, d'Afrique de l'Ouest, et d'Afrique centrale, le français est souvent parlé comme deuxième langue, comme en République démocratique du Congo, pays francophone le plus peuplé du monde[56] (le français y est toutefois maîtrisé à des degrés très divers par la population)[57], l’un des 29 pays ayant le français pour langue officielle ou co-officielle[58].Ces pays ont pour la plupart fait partie des anciens empires coloniaux de la France et de la Belgique. Le français est également langue officielle à Djibouti. Dans l'Océan Indien, le français et des créoles français sont parlés à La Réunion, aux Seychelles et à l’île Maurice, et est langue officielle à Mayotte, aux Comores et à Madagascar. Il est aussi la langue des Terres australes et antarctiques françaises (bien que celles-ci soient inhabitées, elles reçoivent la présence de scientifiques et de militaires). En Océanie, le français est langue maternelle en Nouvelle-Calédonie, avec les langues kanak, et est parlé en Polynésie française, à Wallis-et-Futuna et au Vanuatu. En Asie, le français est encore présent à Pondichéry (Inde), ainsi qu'au Liban.

Le nombre de francophones (dans sa définition « sachant lire et écrire le français » mais excluant arbitrairement ceux sachant juste le parler car ces statistiques sont difficiles à obtenir) dans le monde ne cesse d'augmenter passant de 106 millions en 1985[59] à 173,2 millions en 1997[60], 200 millions en 2005[61] et 220 millions en 2010[62]. Dès 2015 l'espace francophone dépassera en population l'espace hispanophone et deviendra le 3e au monde après l'anglophone et le sinophone[63] et pourrait passer ce dernier à l'horizon 2050 si la démographie chinoise suit les prévisions démographiques à la baisse dû à la politique de l'enfant unique. De plus, les prévisions augurent une évolution exponentielle du nombre de francophones en fonction de l'éducation en Afrique, le nombre de francophones devrait atteindre 400 millions en 2025 puis 715 millions en 2050[64], c'est-à-dire être multiplié par quatre, alors que la population mondiale ne croîtrait que de 1,5[65],[66]. Divers scénarios possibles ont été étudiés et le nombre de francophones en 2060 pourrait varier de 368 millions pour le plus pessimiste à 1,2 milliard pour le plus optimiste[67].

La population francophone en explosion démographique devrait donc passer de 3 % en 2000 à plus de 8 % de la population mondiale en 2050[68].

La francisation dans le monde se fait aussi ressentir dans le fait que de plus en plus de pays rejoignent l'Organisation internationale de la francophonie (OIF). Alors que l'OIF ne comptait que 21 pays à sa création en 1967 (appelée anciennement Assemblée parlementaire de la francophonie), elle en compte 75 en 2010 (les derniers étant les Émirats arabes unis, la République dominicaine, le Monténégro, la Bosnie-Herzégovine et l'Estonie en 2010)[69], ce qui en fait la plus grande organisation linguistique mondiale.

Dans les années 2000-2010, le français est appris comme langue étrangère dans de nombreux pays. Il semble même être la langue dont le nombre de locuteurs augmente le plus rapidement (en pourcentage) dans le monde[70], grâce au rayonnement international du français mais aussi au fait que les populations des pays composant la francophonie ne parlent pas toutes français, sans oublier que le français est la seule langue parlée sur tous les continents, avec l'anglais[71].

Le français est aussi la langue étrangère la plus apprise après l'anglais[72],[73]. Les personnes apprenant le français sont aussi en forte augmentation, près de 30 % entre 1994 et 2004[74] tous continents confondus, l'Afrique étant en tête avec une augmentation de 60,37 % de 1994 à 2002, passant de 32 808 681 francophones en 1994 à 52 617 368 en 2002[75] et de 62 % de 1994 à 2004, suivie de l'Asie avec une augmentation de 48,8 % de 1994 à 2004[76].

En 2008 l'espace francophone représente 20 % du commerce mondial des marchandises en augmentation par rapport à 2005[77]. En 2008, les soixante-dix États et gouvernements de l’OIF totalisent 870 millions d’habitants, soit 13 % de la population mondiale[78].

En 2005, le nombre de personnes en contact avec la langue française est estimé à 250-300 millions ; ce chiffre est censé atteindre 500 millions en 2010[79].

Le français est la langue officielle de nombreux pays, Il est largement utilisé dans un certain nombre d’autres pays. Une partie des nations utilisant cette langue est regroupée au sein de la « francophonie ». Dépassant le seul cadre linguistique, le Haut Conseil de la francophonie est une plateforme d’échanges impliquant un tiers des pays de la planète. Ce mouvement confirme une redéfinition de la place du français dans le monde. En 2010, une estimation du ministère français des affaires étrangères évalue à environ 200 millions le nombre de personnes capables de parler en français dans le monde[80].

La signalisation bilingue à Guernesey

En 1998, le Haut Conseil de la Francophonie estimait les francophones « réels » à 112,6 millions auxquels il convient d’ajouter 60,6 millions de francophones qualifiés de « partiels » ou « occasionnels », soit 173,2 millions de francophones. De plus, 100 à 110 millions de « francisants », qui, d'après le rapport officiel, « ont appris le français pendant plusieurs années et en ont gardé une maîtrise variable ou qui sont amenés à le pratiquer, même partiellement, pour leur métier. » Le même type d’étude avait été mené par ce même organisme en 1989 (rapport publié en 1990) avec 104,6 millions de francophones « réels » recensés et 54,2 millions de « partiels », soit 158,8 millions de francophones. La progression enregistrée est importante avec un gain de 14,4 millions en 9 ans. Deux millions de ces « nouveaux » francophones sont des Français, mais la majeure partie est localisée sur le continent africain. La République démocratique du Congo est d’ailleurs le premier pays francophone du monde[81]. En extrapolant ces chiffres, le nombre des locuteurs « francophones natifs » peut être estimé à 115 millions en 2010 et 85 millions ceux qui ont appris le français, soit un total de 200 millions de personnes aptes à s’exprimer en français[80].

Bien qu’il soit difficile de mesurer avec précision le nombre total de locuteurs d’une langue donnée, le français figure parmi les 10 langues les plus parlées du monde et la deuxième langue la plus rayonnante après l'anglais ainsi que la langue la plus enseignée après l'anglais[82]. L'encyclopédie Wikipédia en langue française est la 2e en termes de quantité de contenu après celle en langue anglaise et la 6e en termes de trafic de consultation[83].

Les projections des Nations unies ont développé plusieurs scénarios afin d’évaluer différentes hypothèses sur l’avenir de la francophonie. Les deux plus plausibles sont la plus optimiste et la plus pessimiste. L’avenir de la langue dépendant énormément du développement de l'éducation en Afrique, le nombre de locuteurs peut donc sensiblement varier[84]. Selon le scénario le plus pessimiste, se basant simplement sur les chiffres actuels et les changements démographiques, les francophones seraient 276 millions de personnes dans le monde. Selon le scénario le plus optimiste, les chiffres seraient totalement différents. Avec l’éducation pour tous et l’importante croissance démographique de l’Afrique, on[Qui ?] estimerait le nombre de locuteurs francophones à plus de 680 millions. Bien sûr, cela ne se fera pas sans l’aide des pays francophones du nord[85]. Le poids démographique des francophones dans le monde prendrait alors une toute autre mesure : 8 % de la population mondiale serait francophone en 2050 contre 2,9 % aujourd'hui. Dans la perspective d’une scolarisation des pays du sud, les Africains représenteraient plus de 80 % du nombre total des francophones, tandis que les Européens n’en représenteraient plus que 11 %[86]. Cela démontre l’importance et le poids de l’Afrique dans la francophonie, ainsi que l’importance de l’éducation dans ce même continent.

Savoir si l'apprentissage du français est encore pertinent aujourd'hui ou déterminer s’il sera une langue importante dans le futur sont des questions présentes dans l’actualité. À titre d’exemple, on peut citer le débat médiatique récent à New York. Le 30 janvier 2014, le New York Times sortait un article qui mentionnait l’explosion de l’enseignement du français dans la "Big Apple", notamment au sein de programmes bilingues[87]. Quelques jours plus tard, le linguiste John McWhorter attaquait frontalement l’article du New York Times sur son blog New Republic[88]. Selon lui, l’apprentissage du français par les américains est une caractéristique sociale qui s’ancre dans une vision dépassée où le français était encore la langue la plus parlée en Europe et où l’immigration n’avait pas encore explosé aux États-Unis. Pour McWhorter, il est aujourd’hui beaucoup plus cohérent que les jeunes Américains apprennent des langues comme le mandarin, l'espagnol, l’arabe ou encore l’hindi. Pour autant, dans une étude parue en mars 2014 et reprise par le magazine Forbes[89], la banque d’investissement Natixis affirme que le français pourrait être d’ici à 2050 la langue la plus parlée au monde, notamment en raison de sa propagation rapide dans certaines zones où la population augmente très vite, particulièrement dans le Sud Sahara.

Au sein des organisations internationales[modifier | modifier le code]

Au début du XXIe siècle, le français conserve encore nombre de ses prérogatives. Si les instances internationales peuvent accepter plusieurs langues officielles, une seule langue se doit d’être la langue de référence en cas de conflit. Dans ce domaine, le français résiste.

Citons, pour l’exemple, la tentative d’imposer l’anglais à la place du français comme langue de référence du Comité international olympique qui fut rejetée. La règle 24 de la charte olympique précise toujours : « Les langues officielles du CIO sont le français et l’anglais. (…) En cas de divergence entre le texte français et le texte anglais de la Charte olympique et de tout autre document du CIO, le texte français fera foi sauf disposition expresse écrite contraire. »[90] Il existe même des organisations internationales où la seule langue officielle reste le français : l’Union postale universelle notamment. En revanche, l’anglais est clairement préféré au français en matière de publications scientifiques ou de discours à la tribune de l’ONU, par exemple. Dans l'Union européenne, la position dominante du français s’érode également.

Si le français parvient à maintenir ses positions institutionnelles, son utilisation au quotidien comme langue de travail diminue, renforçant l’image de déclin depuis 1919. Pourtant, le nombre de locuteurs a recommencé à augmenter depuis les années 1980 et il est même prévu que les francophones représentent 8 % de la population mondiale (715 millions de locuteurs) en 2050.

Le français demeure l’une des langues officielles de nombreuses organisations internationales : il est la deuxième langue officielle de l’OCDE, dont le siège est à Paris et figure parmi les six langues officielles de l’ONU et de l'UNESCO (avec l’anglais, l’espagnol, le russe, le chinois mandarin, et l’arabe). Il est langue officielle de l'OTAN avec l'anglais[91]. Il est également langue officielle de nombreuses autres institutions ou organisations de toutes sortes[réf. nécessaire] (par exemple, l’Organisation internationale de normalisation).

Le français figure également parmi les deux langues de travail de l’ONU[92], ainsi que de toutes ses agences. Il est langue de travail de l'OTAN avec l'anglais[91]. La langue française est une des trois langues de travail de l’Union africaine et l'une des trois principales langues de travail de l’Union européenne et de la Commission européenne avec l’allemand et l’anglais[93]. En 2001, 56,8 % des pages reçues par la Commission européenne étaient écrites en anglais, et 29,8 % étaient écrites en français[94].

De nos jours, toutes les notes internationales du Vatican sont rédigées dans la langue de la diplomatie, le français. Les papes Paul VI et Jean-Paul II, reçus à l’ONU, se sont adressés en français[95] — qui est, d'ailleurs, une des deux langues officielles de fonctionnement de l'ONU. En pratique, l’utilisation du français comme langue de travail doit se traduire dans l'utilisation des outils informatiques tels que le web sémantique.

Europe[modifier | modifier le code]

Connaissance du français dans l’Union européenne et les pays candidats en 2005[96]

Le français était jusqu'à il y a quelques années la deuxième langue étrangère la plus enseignée dans les écoles de l’Union européenne (l’espagnol arrivant seulement loin derrière en 4e position). Avec l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l'Union européenne depuis janvier 2007, le français repasse devant l’allemand en tant que langue étrangère la plus enseignée dans l’Union après l’anglais. Au Portugal, depuis 2004, l'apprentissage d'une seconde langue étrangère est obligatoire ; le français est choisi dans la grande majorité des cas[réf. nécessaire]. En 2006, 60 % de la population francophone avait moins de 30 ans[97],[98]. En 2007, le français a remplacé l'anglais dans les écoles du Land de Sarre en Allemagne, le français y devient donc la première langue étrangère obligatoire[réf. nécessaire]. Récemment, les entreprises chinoises se sont mises au français pour pouvoir investir en Afrique[99]. En 2008, l'université roumaine Danubius de Galati - Roumanie, publie un article intitulé « Le français - langue universelle, car aussi (et surtout) langue du droit! »[24]. La Lituanie compte depuis la rentrée 2009 un réseau de douze établissements bilingues francophones, dont l’École Dzukija d’Alytus, où la première section bilingue lituanienne avait été créée en 2002[100].

Il existe une politique de promotion du français dans l'Union européenne, avec le « Plan pluriannuel d’action pour le français » mis en place en 2002 entre les gouvernements français, luxembourgeois et de la Communauté française de Belgique avec le concours de l’Organisation internationale de la francophonie. Les quatre volets de ce plan sont[101] :

  • formation en français
    • des diplomates, fonctionnaires et agents des pays candidats à l'adhésion qui travaillent en liaison avec les institutions de l'Union européenne et qui sont chargés de l'application et de la mise en œuvre de l'acquis communautaire,
    • des fonctionnaires des institutions européennes (administrateurs, interprètes et traducteurs)[102] ;
  • formation des interprètes francophones des pays candidats à l'adhésion et formation aux langues de ces pays des interprètes de langue française des institutions de l'Union européenne ;
  • formation de traducteurs francophones des institutions de l'Union européenne aux langues des pays candidats à l'adhésion et formation au français des traducteurs de ces pays ;
  • développement des technologies de l'information et de la communication pour favoriser l'usage du français comme langue de travail des institutions de l'Union européenne.

Allemagne[modifier | modifier le code]

En 2012, le français est et reste de loin la deuxième langue enseignée en Allemagne[103] (27 %[104]), malgré l'hégémonie de l'anglais (74 %) et l'émergence récente, bien qu'encore assez faible, de l'espagnol. Cette importance du français n'avait pas bougé au cours des dernières décennies mais a accusé une régression de 7 % ces 5 dernières années[105].

En 2007, le français a remplacé l'anglais dans les écoles du Land de la Sarre en Allemagne, à la frontière avec la France. Le français y devient donc la première langue étrangère obligatoire. La Sarre est le seul Land allemand à faire du français, avec l’anglais, une seconde langue obligatoire dans les lycées. À l’université de la Sarre, les bacheliers allemands et français peuvent étudier parallèlement le droit allemand et français en vue de passer une licence de droit[106]. Plus d'un élève sur deux apprend le français en Sarre, car son enseignement y détient une exclusivité dès le primaire[107].

Belgique[modifier | modifier le code]

Le français de Belgique est principalement parlé dans la Communauté française, en rouge sur la carte. Cependant la région flamande compte aussi de nombreux francophones, de langue maternelle et seconde.
Signalisation bilingue néerlandais-français à Ronse. (Flandre Orientale).
Le français en Flandre (Belgique) :
« Fabricant » orthographié : « Fabrikant » avec un k comme en néerlandais.
(photo prise à Ronse, Flandre)

Le français est parlé par environ 40 % de la population belge, principalement dans les provinces du sud du pays – la Région wallonne – ainsi qu’à Bruxelles, la capitale. Il est encore parlé en Région flamande, historiquement langue de la bourgeoisie. Ceci est encore particulièrement remarquable à Anvers, Gand et Courtrai. Il est également parlé dans les familles francophones de la périphérie bruxelloise.

En Région wallonne, les langues romanes régionales comme le wallon ou le picard ont été remplacées par le français au fur et à mesure de l’instruction de la population, si bien qu’elles ne sont quasiment plus utilisées. Les enfants qui allaient à l’école apprenaient la langue de l’administration et de la bourgeoisie. Une évolution pareille s'est d'ailleurs produite à Bruxelles, historiquement de langue néerlandaise.

Dans certaines provinces (Liège, Namur…), il en est resté des mots du vocabulaire typiquement locaux comme des mots wallons tels que macrale (sorcière), oufti (typiquement de Liège, intraduisible ; ce serait une sorte de « diantre ! » mais résolument plus « populaire »), potchî foû (s’énerver), clinche (poignée de porte qui rappelle notre clanche) et des expressions idiomatiques telles que « tomber bas de ses clicotes » (potchîr foû de ses clicotes, l’expression complète pour s’énerver), « petèye-crompîre » (pomme de terre petée, c’est-à-dire avec la peau, enveloppée dans de l’aluminium et passée au four, ou à l’ancienne, sans aluminium et directement dans les braises), « tesse to po ! » (tais-toi donc un peu !) et « c’est todi les petits que l’on språtche » (c’est toujours les petits que l’on écrase). Il existe le même phénomène dans d’autres régions comme dans le Tournaisis ou à Bruxelles.

Les termes propres au français parlé en Belgique et admis par les dictionnaires, tels que chicon (endive), crolles (bouclettes), nonante (90), septante (70), bourgmestre (maire)…, sont appelés des belgicismes.

Bruxelles[modifier | modifier le code]
Les recensements linguistiques montraient une transition simultanée de l'unilinguisme néerlandophone vers le bilinguisme d'une part, et du bilinguisme vers l'unilinguisme français d'autre part.
Signalisation bilingue français-néerlandais à Bruxelles

Au cours des XIXe et XXe siècles, Bruxelles est passée d'une ville quasiment entièrement néerlandophone à une ville bilingue, voire multilingue, avec le français pour langue majoritaire et lingua franca[108]. Bien qu'historiquement Bruxelles fût une cité dont les habitants parlèrent des dialectes brabançons[109] — communément appelés « dialecte flamand »[110],[111] —, la situation linguistique bruxelloise changea radicalement au cours des deux derniers siècles. À côté d'une immigration française et wallonne, cette progression du français s'explique avant tout par la conversion linguistique de la population néerlandophone au cours des générations[112]. La raison en fut le manque de considération dont jouissait le néerlandais en tant que langue de culture au sein de la société belge[113], renforcé par l'attrait que représentait à l'époque le français comme langue de grande culture et des échanges internationaux[114],[115].

Cette transformation démarra graduellement au XVIIIe siècle[116] mais prit toute son ampleur lorsque la Belgique devint indépendante et que Bruxelles déborda au-delà de ses murs[117],[118]. La francisation réelle et massive de la population urbaine ne commença cependant que dans la seconde moitié du XIXe siècle[119]. À partir de 1880[120], une véritable explosion de bilingues est constatée au détriment des néerlandophones unilingues[114],[121]. Le néerlandais ne se transmettait plus à la génération suivante[122], ce qui a eu pour effet une augmentation considérable du nombre des francophones unilingues après 1910[123]. À partir des années 1960[124], à la suite de la fixation de la frontière linguistique[125] et de l'essor socioéconomique de la Région flamande[121], la francisation des néerlandophones a stagné[126],[127]. Selon une étude publiée en 2008[128] par un professeur de la Vrije Universiteit Brussel (VUB), 56,8 % des familles bruxelloises parlèrent le français à la maison en 2006, face à 7 % de familles néerlandophones. Il y avait également 8,6 % de familles bilingues néerlandais-français[108].

Selon une étude publiée en 2008 par un professeur de la VUB[128], cette francisation atteignait 95,55 % de francophones en 2006 contre 28,23 % de néerlandophones (le français restant la « lingua franca » de la capitale, il est également remarqué que la connaissance du français augmente toujours avec une augmentation de 0,4 % comparé à 2000 alors que le néerlandais a chuté de 5,06 % de 2000 à 2006, passant de 33,29 % à 28,23 %). L'anglais, quant à lui, est devenu deuxième langue la plus connue mais elle reste une langue scolaire (elle n'est pas parlée à la maison).

Langues connues
(19 communes)
Année Néerlandais Français
1846 60,6 % 38,6 %
1910 49,1 % 49,3 %
1920 39,2 % 60,5 %
1930 34,7 % 64,7 %
1947 25,5 % 74,2 %
2000 33,3 % 95,4 %
2006 28,2 % 95,6 %

Les cinq premières langues de cette étude sont reprises ici, en comparant les chiffres de 2006 avec ceux de 2000 :

Cinq premières langues
Classement Langue En 2000 En 2006
1 Français 95,52 % 95,55 %
2 Anglais 33,25 % 35,40 %
3 Néerlandais 33,29 % 28,23 %
4 Espagnol 6,90 % 7,39 %
5 Arabe 9,99 % 6,36 %
Banlieue de Bruxelles[modifier | modifier le code]

Ce phénomène est bien plus récent que la francisation de Bruxelles même. Cette progression du français, se produit en plein territoire néerlandophone et davantage dans les villes éloignées de la capitale que dans les villes proches[129].

Le magazine Carrefour indiquait « Ce qui ressort de façon constante dans notre analyse, c’est l’importante hausse de naissances francophones dans des communes plus éloignées de la capitale, que ce soit dans l’arrondissement de Hal-Vilvorde ou dans celui de Louvain »[130].

La francisation des villes flamandes se produit à grande vitesse comme les villes de :

  • Kraainem qui passe de 36,8 % de francophones en 2006 à 49,2 % en 2008;
  • Bever qui passe de 8,3 % de francophones en 2006 à 25 % en 2008;
  • Lennik qui passe de 8 % de francophones en 2006 à 17,3 % en 2008;
  • Kortenberg qui passe de 7,3 % de francophones en 2006 à 14 % en 2008[130].

Suisse[modifier | modifier le code]

Signalisation bilingue en français et allemand à Fribourg (Suisse)
Articles détaillés : Français de Suisse et Français fédéral.
Les différentes langues de la Suisse : allemand, français, italien, romanche.

Le français de Suisse est parlé, comme langue principale ou exclusive, par environ 1,85 million de personnes (dont 1 523 094 de plus de 15 ans en 2011)[131]. Il est parlé surtout en Suisse romande, la partie francophone de la Suisse, mais on trouve des francophones dans tous les cantons de Suisse.

Il se différencie peu, voire pas du français de France ou du français de Belgique. Ainsi un Suisse francophone n’aura aucune difficulté à comprendre un Français, alors qu’un Français pourra s’étonner de quelques mots usités en Suisse romande et dans les régions limitrophes françaises uniquement.

Le français de Suisse se caractérise par quelques termes issus du franco-provençal, par des mots tels que septante, huitante ou nonante, ainsi que localement par des mots et expressions issues de langues germaniques tel que mouttre, witz, ou poutser. Ce dernier phénomène provenant en partie de la proximité de la communauté francophone et alémanique en Suisse et fonctionne dans les deux sens. Par exemple l’utilisation du mot jupe ou vélo en suisse-allemand. Le français local de Suisse romande ressemble à celui des régions limitrophes, notamment celui de la Savoie voisine, également de langue franco-provençale. Les nombres en suisse romand ont une similarité avec les nombres utilisés en Belgique francophone (septante, huitante, nonante).

Depuis les années 1970, la Suisse se francise de plus en plus au détriment du romanche, de l'italien et de l'allemand. En 1970 les francophones (langue maternelle) représentaient 18,1 % de la population suisse, en 1980 : 18,4 %, en 1990 : 19,4 % et en 2000 : 20,4 % [132].

Le recensement de 2010 confirme la tendance avec 23,1% des résidants parlant le français à la maison (contre 61,1% parlant allemand)[133].

Alors que les germanophones sont en chute depuis 1941 ou ils représentaient 72,6 % de la population suisse, ils n'en représentaient plus que 65 % en 1980 et 63,7 % en 2000[132].

Les francophones se sont aussi affirmés dans les régions francophones ; en 1990 ils représentaient 77 % des habitants des régions francophones alors qu'en 2000 ils représentent plus de 81,6 % des habitants de ces régions.

« Dans les cantons francophones, la part des germanophones et des italophones est en recul tandis que celle des francophones augmente. » Extrait du recensement fédéral de la population 2000 (Le paysage linguistique en Suisse)[132].

Italie[modifier | modifier le code]

Vallée d'Aoste[modifier | modifier le code]
Bilinguisme franco-italien sur les cartes d’identité des Valdôtains.
Article détaillé : Francophonie en Vallée d'Aoste.

La Vallée d’Aoste, la plus petite des régions italiennes, où se concentrent les plus hauts sommets européens, dont le Mont Blanc, fut la première administration au monde qui ait employé la langue française comme langue officielle (1536), trois années avant la France même[134].

Le français est devenu la langue officielle de la Vallée d'Aoste après la promulgation de l'« Édit de Rivoli » par Emmanuel-Philibert Ier de Savoie le 22 septembre 1561.

En Vallée d’Aoste, le français historiquement a toujours occupé une position prédominante par rapport au patois valdôtain d’origine francoprovençale. Après le Traité de Turin (1860), cette région francophone se retrouva en minorité par rapport aux autres régions italophones du Royaume de Sardaigne et l’italien commença forcément à se diffuser. Au XXe siècle, à cause de la tentative d’anéantissement du français de la part du régime fasciste et surtout après la Seconde Guerre mondiale, l’usage de cette langue a presque disparu, même si elle est officielle. Ce processus est dû sans doute d’une part à l’attachement des Valdôtains pour leur patois, et d’autre part aux médias italiens et aux petites dimensions de la région. De toute façon, le français joue encore un rôle primaire dans l’activité politique (surtout dans les rapports bilatéraux avec les régions limitrophes francophones, entre autres dans le cadre des projets Interreg) et chez les intellectuels valdôtains. À l’école le français est parifié à l’italien, ce qui fait en sorte que tous les Valdôtains connaissent cette langue au moins au niveau passif, à côté de la langue maternelle italienne (surtout à Aoste) et valdôtaine dans les autres communes de la région. La signalisation routière est presque parfaitement bilingue, avec des déséquilibres parfois en faveur de l’une, parfois de l’autre langue. Le français valdôtain présente des différences par rapport au français standard relevant de l’influence du patois local : l’inversion sujet-verbe dans les questions est très fréquente à l’oral, le verbe se tracasser est utilisé au lieu de s’agiter, et bailler pour donner, les chiffres soixante-dix, quatre-vingts et quatre-vingt-dix sont souvent transformées en septante, huitante, nonante. Le maire est appelé syndic et la mairie, maison communale.

Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Les territoires ayant été contrôlés par la France
Toute inscription dans les voitures aux États-Unis est en français et anglais

Le français en Amérique du Nord a été introduit grâce à l'immense territoire de la Nouvelle-France et la Louisiane française, qui comprenait presque la moitié des États-Unis actuels et une grande partie du Canada. C'est pour cela que beaucoup d'endroits portent des noms d'origine français comme (ex. : Détroit, Bâton-Rouge, Trois-Rivières, etc.) Une liste des noms de lieux d'origine française aux États-Unis est disponible, mais cette liste est très incomplète et ne regroupe qu'une infime partie de ces noms. En Amérique du Nord, les principaux acteurs de la francisation sont le Québec, la Louisiane et l'Acadie. Bien que faible, la francisation se produit aussi aux États-Unis, en premier lieu grâce à la Louisiane qui en 1968 crée le Conseil pour le développement du français en Louisiane qui ouvre des écoles de français et forme des professeurs à travers les États-Unis, mais aussi grâce au fait que les langues étrangères enseignées dans la plupart des écoles sont le français et l'espagnol.

Canada[modifier | modifier le code]

Signalisation bilingue à Moncton (Nouveau-Brunswick)

Depuis l’arrivée de Jacques Cartier, la langue française était la langue officielle de la Nouvelle-France[135]. Plusieurs vagues de population venue de France se sont établies dans l’est du Canada. Parmi eux, les Acadiens habitent et occupent principalement les quatre provinces maritimes : la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, l'Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve[136]. Dans toutes les provinces canadiennes, il y a plusieurs francophones d’origine française[137]. Sur le pays entier en 2006, environ 9,6 millions de Canadiens (soit 30,7 % de la population) savaient parler français.

Panneau d’arrêt/stop à Ottawa

L’enseignement du français comme langue seconde dans les provinces anglophones du Canada favorise l’apprentissage de la langue française aux Canadiens[138].

Le Québec est la seule province canadienne où le français est l’unique langue officielle. Le Nouveau-Brunswick, quant à lui, est la seule province à être bilingue officiellement. Les huit autres provinces sont unilingues anglophones. Au niveau des institutions fédérales, le français est une des deux langues officielles[139]. Le Québec est la province qui compte le plus de francophones dans le pays avec près de 6 millions et demi de personnes qui ont cette langue comme langue maternelle, soit 80 % de la population, suivi de l’Ontario avec près de 582 695 francophones, soit 4,8 % de la population totale de la province. Le Nouveau-Brunswick, étant bilingue, a une forte concentration de francophones, installés principalement dans le nord-ouest, le nord-est et le sud-est de la province. La province compte 230 000 francophones représentant 33 % de la population totale. Environ 23 % des Canadiens déclarent avoir le français comme langue maternelle[140].

Panneau touristique bilingue au Yukon

Sous la pression du Québec et des francophones du Canada, le 7 juillet 1969, la Loi sur les langues officielles est votée et le français obtient un statut égal à celui de l'anglais dans toutes les instances gouvernementales fédérales.

Les francophones de l'extérieur du Québec obtiennent le droit d'aller à l'école publique en français de la même façon que les anglophones du Québec pouvaient le faire depuis des générations, des lois obligent toutes notices d'aliment à être rédigées en anglais et en français ; tout service gouvernemental fédéral peut être effectué dans les deux langues, les lois doivent être disponibles dans les deux langues.

Depuis 1951, le nombre de francophones à l'extérieur du Québec a augmenté passant de 721 820 en 1951 à 935 692 en 1971[141] puis à 1 020 545 en 2001[142],[143].

Depuis 1996, la proportion de francophones est restée stable, alors que la proportion d'anglophones a baissé de 1 %[144]. De plus, une augmentation du nombre des francophones (hors Québec) utilisant le français au travail est observée : il passe de 65 % en 2001 à 66 % en 2006[145]. Et c'est plus d'un quart de million d’anglophones hors Québec qui utilisent régulièrement le français au travail[146]. Le nombre de personnes parlant le français a quant à lui presque doublé depuis la loi sur les langues officielles : d'environ 800 000 personnes en 1960, on[Qui ?] est passé à 2 561 960 de personnes qui auraient en 2006 la capacité de le parler au Canada hors Québec. Au Québec, il est recensé 7 028 740 francophones[147].

Sur l'ensemble du territoire canadien il y avait 9,6 millions de francophones en 2006, soit 30,7 % de la population[148],[149]. La prochaine mise à jour du nombre de francophones, avec les chiffres du recensement de 2011, sera mise à la disposition de tous le 14 octobre 2012 (Calendrier de la diffusion du Recensement de 2011).

La population dont le français est la langue parlée le plus souvent à la maison a elle aussi augmenté dans l'ensemble du Canada (+1,3 % de 1996 à 2001 et +2,4 % de 2001 à 2006)[150].

Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Français québécois.

Au Québec en particulier, l’espace linguistique francophone n’a plus été nourri de façon privilégiée par les apports de la métropole, ni soumis à son influence, depuis la Conquête anglaise en 1759 jusqu’au XXe siècle environ. Le français y a conservé ses influences lexicales empruntées au vocabulaire de la marine du XVIIIe siècle (« barrer » une porte pour « verrouiller », par exemple), mais également des formes archaïques qui ont été maintenues en français nord-américain : on dit « breuvage » pour « boisson », soit la même nuance qui existe en anglais entre le beverage américain et le drink britannique[réf. nécessaire], le terme québécois ayant conservé le même sens neutre qu’en vieux-français (boisson).

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, c’est une véritable ingénierie linguistique qui a participé de l’évolution du français québécois, notamment en inventant des équivalents québécois à des anglicismes. On dit « courriel » pour e-mail et « clavarder » pour chatter.

L’Office québécois de la langue française (OQLF) est, dans ses missions de veille terminologique, l’équivalent québécois de l’Académie française en France : son rôle est à la fois consultatif et normatif[151]. Au sein de la francophonie mondiale, l’influence considérable et relativement nouvelle de l’OQLF et du français québécois en matière lexicale (mots francisés, néologismes, etc.) est importante même en dehors du Québec[Note 1]. Pour illustration, l’Académie française « importe » et intègre désormais beaucoup d’apports lexicaux québécois (recommandés par l’Office québécois en ce qui concerne l’usage de la langue au Québec ), enrichissant le français international et permettant la diffusion de ces termes dans la Francophonie mondiale. Par exemple, après avoir été initialement « marqués » comme des québécismes, des termes comme « courriel » sont désormais considérés comme des mots standard pour l’ensemble des pays francophones (« français international ») et ne sont plus nécessairement « différenciés »[152].

Le but de l’OQLF dans les matières terminologiques n’est pas de s’écarter de la norme internationale du français (grammaire, etc.), mais d’encadrer sa variante nord-américaine, dans le respect des règles communes de la langue française (corpus commun)[réf. nécessaire]. En cela, les activités lexicales de l’Office contribuent à enrichir le français international par une contribution québécoise. L’office propose sur l’Internet son grand dictionnaire terminologique[153].

Le Québec déploie tous les moyens pour améliorer la qualité de l’enseignement du français. Ce dernier adopte, comme référence, une nouvelle méthode pour l’enseignement de la grammaire française[154]. Le Multidictionnaire de la langue française est l’outil de référence pour consulter les mots français, les anglicismes, les faux amis, etc.

La Charte de la langue française, connue également sous le nom de loi 101, a permis à la langue française d’être officialisée et protégée dans la province de Québec. De plus, l’apprentissage de la langue française aux nouveaux arrivants allophones devient une des priorités du gouvernement québécois[155].

L'affichage bilingue heurte la fibre francophone et la sensibilité de certains Québécois, comme en témoigne le vandalisme sur ce panneau québécois bilingue ARRÊT-STOP en référence à la loi 101.

Les immigrants venus de France lors du régime de la Nouvelle France (1534-1759) ont constitué la première population francophone du monde à réaliser son unité linguistique, et cela, deux siècles avant la France, et sans véritable intervention étatique[156].

Le Québec travaille activement à la francisation de son territoire, depuis la mise en place en août 1977 de la Charte de la langue française (ou Loi 101). Le Québec est alors devenu la seule province unilingue francophone. Les autres provinces sont soit bilingues (exemple : le Manitoba, le Nouveau-Brunswick) ou juste anglophones avec des facilités francophones (exemple : l'Ontario, la Saskatchewan). Par contre, depuis la loi sur les langues officielles du Canada, tous les territoires du Canada ont le français comme langue officielle[157].

Cette loi 101, qui est une charte visant à faire respecter la langue française et à franciser les immigrants du Québec, instaure des lois linguistiques inédites, par exemple l'obligation d'affichage unilingue en français à l'extérieur des commerces, et l'obligation pour tout affichage commercial intérieur d'avoir le texte français écrit plus gros que celui de toute autre langue[158]. La loi 101 force toute personne à étudier dans une école publique francophone, sauf si l'un des deux parents a fait son éducation primaire ou secondaire au Canada dans une école anglophone. Le nombre d'élèves anglophones a chuté de 43 % en vingt ans, passant de 256 251 élèves anglophones en 1971-72 à 111 466 en 1994-95. Ce phénomène est encore plus présent dans l'île de Montréal, ou le nombre d'élèves étudiant en anglais a subi une diminution de 60 % entre 1971 et 1995[159]. Aussi un certificat de francisation est accordé aux entreprises de 100 employés et plus qui démontrent que leurs employés francophones peuvent travailler en français. (Le taux de certification des entreprises québécoises est passé de 71,4 % en 2002 à 80,7 % en 2007[160].)

Ce grand projet de francisation est considéré comme une réussite, sachant que les anglophones sont passés de 14 % en 1971 à 7 % en 2006[161]. Mais aussi le pourcentage de nouveaux immigrants choisissant l'anglais comme langue d'étude est passé de 90 % en 1966 à 4 % en 2006[162].

La connaissance du français dans l’ensemble du Québec est passée de 93,6 % en 1991 à 93,9 % en 1996 puis à 94,6 % en 2001[163].

Chez les personnes de langue maternelle anglaise, l'aptitude à parler le français est passée de 35 % en 1971 à 60 % en 1991, à 67,2 % en 2001[164], puis à 71 % en 2006[165]. Chez les personnes de langue maternelle tierce, l'aptitude à parler le français est passée de 35 % en 1971[166] à 68,6 % en 1991 à 73,5 % en 2001[163],[167] puis à 75,3 % en 2006[168].

Mesures institutionnelles prises au Québec[modifier | modifier le code]

La Loi sur la langue officielle (loi 22) est adoptée en 1974. La Charte de la langue française (loi 101), adoptée le 26 août 1977, réaffirme l'unilinguisme francophone de la province, et institue le Conseil supérieur de la langue française et la Commission de toponymie du Québec. La Commission de protection de la langue française, quant à elle, a pour mission d'assurer le respect de la Charte de la langue française. Cette charte est modifiée le 1er octobre 2002 à la suite de l'adoption de la loi 104.

L’Office de la langue française (OLF), devenue l’Office québécois de la langue française (OQLF) en 2002, et le ministère des Affaires culturelles sont créés le 24 mars 1961. Le rôle de l'OQLF est de veiller à ce que le français soit la langue de travail, des communications, du commerce et des affaires dans l'administration et les entreprises[169]. Il rédige un dictionnaire gratuit en ligne, le Grand dictionnaire terminologique (GDT), donnant les équivalents français de termes anglais ou latins dans 200 domaines d'activité. Il propose également les alternatives à l'utilisation de plus de 150 anglicismes employés couramment et signale les faux-amis. Il offre également aux internautes sa Banque de dépannage linguistique (BDL) gratuitement.

Le Québec se montre souvent plus réticent que l'Europe francophone à utiliser à l'écrit des mots franglais, ce à quoi les annonceurs publicitaires s'adaptent. Par exemple l'ordinateur portable MacBook d'octobre 2008 est vanté par Apple pour sa « coque unibody » en France, mais pour son « boîtier monocorps » au Canada francophone.

Le certificat de francisation est accordé en vertu de la Charte de la langue française du Québec aux entreprises de 100 employés et plus qui démontrent que leurs opérations quotidiennes se déroulent en français. Alors que le taux de certification des entreprises n’était que 8 % en 1981 il passe à 60 % en 1990 puis à 71,4 % en 2002 pour atteindre 80,7 % en 2007[170].

Estrie[modifier | modifier le code]

L'Estrie, anciennement appelée « Eastern Townships » du fait de sa localisation frontalière avec les États-Unis, fut un territoire refuge pour les anglophones loyalistes fuyant la révolution américaine, l'empire britannique offrant des terres aux loyalistes dans cette région de la Nouvelle France récemment conquise. À partir des années 1760 la population est donc très largement anglophone.

Dans les années 1812, une faible quantité de Canadiens-français arrive dans la région, mais elle ne représente qu'une petite minorité parmi la population anglophone[171]. Mais c'est dans les années 1840 qu'une grande vague d'immigration irlandaise et écossaise puis francophone débute. Alors que les francophones ne représentent toujours qu'une faible minorité parmi les autres, ils grandissent rapidement en raison d'une natalité record et d'une immigration qui ne cesse d'augmenter. Dans les années 1850-1860 ils commencent déjà à représenter une minorité importante[172]. En 1890, poussés par une des plus fortes natalités au monde, les Canadiens-français représentent plus de 70 % de la population de l'Estrie.

Cette proportion francophone restera à peu près la même jusque dans les années 1930 ou une grande industrialisation de la région pousse les travailleurs francophones à venir en Estrie, ce qui produit une nouvelle vague de francisation : les francophones de l'Estrie passent ainsi de 76 % en 1930 à plus de 88 % en 1960. Suivi du pic de la natalité de l'après-guerre, en 2001 les francophones représentaient plus de 97 % de la population de l'Estrie[173].

Nouveau-Brunswick[modifier | modifier le code]
Carte des régions francophones du Nouveau-Brunswick

La population francophone du Nouveau-Brunswick a chuté dramatiquement depuis la prise de contrôle du territoire par les Anglais, avec la déportation des francophones et les lois antifrançaises qui ont été prises jusque dans les années 1960. Mais pourtant, on assiste depuis peu à une refrancisation du territoire du Nouveau-Brunswick (la connaissance du français de 1951 à 2001 est passée de 38 % à 43 % au N.-B.)[174].

En 1875, un compromis admettant la possibilité de communiquer et d'étudier en français dans les écoles primaires fut le premier pas en faveur des francophones du Nouveau-Brunswick. Puis en 1922, le premier hôpital francophone de la province a vu le jour à Moncton : l’Hôtel-Dieu[175]. Il faut attendre les années 1950-1960 pour voir les débuts de la refrancisation du Nouveau-Brunswick. En 1954, Moncton recevait la première station radiophonique de langue française de Radio-Canada puis le premier poste de télédiffusion francophone dans la même ville en 1959. Moncton devint alors le bastion francophone du Nouveau-Brunswick[175]. Mais la francisation s'intensifie le 12 juillet 1960 avec l'élection de Louis Robichaud, le premier Acadien élu premier ministre de la province du Nouveau-Brunswick. En 1963[176], l'Université de Moncton est créée[177]. Le Québec, voisin, à majorité francophone, fait pression sur le Nouveau-Brunswick en défendant la cause francophone, et en 1969 la première loi sur les langues officielles, qui rend le français et l'anglais officiels sur le plan juridique, est votée[178].

L'Article 16.2 stipule que « Le français et l'anglais sont les langues officielles du Nouveau-Brunswick[179] ils ont un statut et des droits et privilèges égaux quant à leur usage dans les institutions de la Législature et du gouvernement du Nouveau-Brunswick. »

Mais les francophones trouvent qu'elle ne va pas assez loin, et les anglophones trouvent cette loi scandaleuse et font bloc contre elle, il faudra donc attendre jusqu'en 1977 pour que soient mis en vigueur tous les articles de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick. En 1981 est adoptée la loi reconnaissant l'égalité des deux communautés linguistiques officielles au Nouveau-Brunswick[180]. Voyant que cette francisation continuait d'augmenter, certains anglophones se sentant menacés ont créé le parti Confederation of Regions (COR)[181] qui voulait abolir le bilinguisme au Nouveau-Brunswick. Le COR a obtenu près de 20 % des suffrages en 1991[182].

En 1988 la loi fédérale sur les langues officielles fut modifiée pour protéger et affirmer plus fortement le bilinguisme de la province. Le gouvernement canadien s'engageait à faire la promotion de la dualité linguistique et à appuyer le développement des communautés linguistiques en situation minoritaire.

Mais c'est finalement en 2002 que le gouvernement conservateur de Bernard Lord a fini par adopter à l'unanimité une nouvelle loi sur les langues officielles ou loi 64[183], procédant ainsi à une mise à jour aussi nécessaire qu’attendue de la loi de 1969. Cette nouvelle loi demande la création d'un commissaire aux langues officielles et donne à la communauté francophone du Nouveau-Brunswick de nouveaux outils législatifs lui permettant d'affirmer sa présence et de poursuivre la francisation du territoire.

L'article 29 dispose que « tout affichage public et autre publication et communication destinées au grand public et émanant d’une institution est publié dans les deux langues officielles. » Les affichages du Nouveau-Brunswick sont donc en français et en anglais, tout comme la signalisation, les lois et toutes instances gouvernementales.

Depuis les années 1990-2000 les villes se francisent, par exemple la ville d'Edmundston, qui est passée de 89 % de francophones en 1996 à 93,4 % en 2006, la ville de Moncton (de 30,4 % en 1996 à 33 % en 2006), la ville de Tracadie-Sheila (de 94 % en 1996 à 96 % en 2006), Dalhousie (de 42,5 % à 49,5 %) et Dieppe (de 71,1 % en 1996 à 74,2 % en 2006). Certaines villes sont devenues majoritairement francophones, comme Bathurst, qui est passée de 44,6 % de francophones en 1996 à 50,5 % en 2006, ou alors Campbellton, qui est passée de 47 % en 1996 à 55 % en 2006[184],[185],[186].

Le nombre de francophones a augmenté de 12,4 % au Nouveau-Brunswick entre 1961 et 2001[187].

Sud-est du Nouveau-Brunswick[modifier | modifier le code]

Il est remarqué que la connaissance du français augmente énormément dans les régions à majorité anglophone comme dans le comté de Westmorland qui passe de 44 % à 55 %. Mais la région ayant subi la plus forte francisation est le comté d'Albert, en 1951 seulement 1 % de la population connaissaient le français, alors qu’en 2001 cette proportion est de 23 %[174],[188].

États-Unis[modifier | modifier le code]

Le français aux États-Unis

En 2009, la célèbre université d'État de Virginie (Virginia Tech) a publié un article intitulé French, The Most Practical Foreign LanguageLe français, la langue étrangère la plus utile — expliquant pourquoi, d'après Richard Shryock, le français est la langue la plus importante à apprendre aux États-Unis et dans le monde[189].

Le Québec joue aussi un rôle important dans la francisation des États-Unis grâce à ses lois sur l'obligation de notices en français, de nombreux emballages d'aliments ou d'objets vendus aux États-Unis sont écrits en français et en anglais. Par exemple, les messages de sécurité sur les voitures aux États-Unis sont tous rédigés en français et en anglais.

Les grandes entreprises québécoises participent beaucoup à la francisation à travers les États-Unis, en demandant à leurs employés de connaître le français ; pour ceux qui ne le connaissent pas, elles organisent des cours de francisation, d'ailleurs chaque année, un prix est remis aux entreprises ayant le mieux participé à la francisation (ce qui leur donne une très bonne image), on peut par exemple citer Zinc électrolytique du Canada Limitée[190], La capitale groupe financier inc[191] ou encore Cirque du Soleil qui emploie plus de 3 000 personnes à travers les États-Unis[192].

Au cours du XIXe siècle, plus d'un million de Québécois immigrent aux États-Unis en raison de l'explosion démographique du Québec[193] la revanche des berceaux leur donne le taux de natalité le plus élevé du monde à cette époque (le nombre des Canadiens français est passé de 140 000 en 1791, à un million en 1871). Cette croissance de la population a créé une surcharge par rapport aux terres cultivées, et le problème ne pouvait être résolu par les structures existantes. C'est donc plus d'un million de Québécois qui immigrent vers les États-Unis, créant une francisation des villes du Maine et du Vermont.

De nos jours, certains comtés du Maine sont toujours francophones :

Le sondage le plus récent de l'Association des langues vivantes (2006) montre que les inscriptions pour l’apprentissage du français aux États-Unis sont à la hausse[194]. De plus, en 2008, le Conseil américain sur l'enseignement des langues étrangères a effectué un sondage indiquant qu'il y a plus de personnes voulant étudier le français que toute autre langue étrangère aux États-Unis[195].

Les médias de Toronto commencent à parler de « La grande francophonie d’Amérique », projet du XXIe siècle[196]

Louisiane[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Langue française aux États-Unis.
Panneau routier bilingue à l'entrée de la Louisiane

Entre 1916 et 1931 des lois successives bannissent la langue française dans les écoles. En 1921, la Constitution louisianaise déclare l’anglais seule langue autorisée. Ce n'est qu'avec l'arrivée de James Domengeaux (1907-1988), que la refrancisation de la Louisiane débute. En 1968, il obtient l'adoption de la Loi 409, créant le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL) qui a pour mission de « faire tout ce qui est nécessaire pour encourager le développement, l’utilisation et la préservation du français tel qu’il existe en Louisiane pour le plus grand bien culturel, économique et touristique de l’État »[197]. À cette époque, seulement le quart de la population parlait une variété de français, sans pouvoir ni le lire ni l'écrire[198].

Depuis la création du CODOFIL les Louisianais ont pris conscience qu'il faillait sauvegarder cette culture française, plusieurs lois ont été votées comme :

  • la Loi no 408 (1968) prévoyant l'enseignement du français dans les cinq premières années des écoles primaires et les trois premières années des écoles secondaires ;
  • la Loi no 259 (1968) exigeant que les universités et les collèges forment des enseignants qualifiés en français ;
  • la Loi no 256 (1968) reconnaissant la langue française comme officielle dans la publication des avis juridiques et des contrats ;
  • la Loi no 458 (1968) autorisant l'établissement d'une station de télévision en français[199].

En 1971, la partie méridionale de la Louisiane est reconnue officiellement comme région francophone de l'État de Louisiane sous le nom d'Acadiana[200]. En 1976, publication du premier livre en français cadien, « Lâche pas la patate » de Revon Reed. Arrivée des premiers enseignants belges. En 1987, pour la première fois, la Louisiane participe au Sommet de la Francophonie de Québec en tant qu'observateur.

En 1991, arrivée des premiers enseignants acadiens et en 1992 les premiers programmes d'immersion débutent. C'est en 1994 que l’Université de Louisiane à Lafayette lance le premier programme de doctorat en Études francophones en Amérique du Nord. En 1999 La FrancoFête célèbre trois cent ans de l’héritage français en Louisiane et durant l'année 2000, on[Qui ?] assiste à la création de la première section francophone du barreau louisianais[201].

2004 : Kathleen Babineaux Blanco est la première femme gouverneur d'origine francophone de la Louisiane[202].

De nombreux médias aident à la diffusion du français en Louisiane comme les radios : La voix de l’Amérique française[203], KLRZ et Radio Louisiane[204]. Les associations sont aussi très nombreuses, en fait elles sont tellement nombreuses qu'en 1987 la ville de La Nouvelle-Orléans fonde le Council of Societies of Greater New Orleans afin de coordonner les organisations francophones de la ville.

Il existe une forte francophilie en Louisiane, et les liens avec le Canada, notamment avec le Québec, « porte-étendard de la francophonie en Amérique », y sont entretenus. Les dégâts occasionnés par le passage du cyclone Katrina, en août 2005, ont permis de voir s’exprimer une solidarité particulière entre ces deux régions. Voici par exemple ce qu’écrit Charles Larroque, président de l’association Louisiane à la carte[205] : « Nous avons besoin, plus que jamais, du Québec. « Nous avons la même mère, la même langue, une culture qui « nous » ressemble, qui « nous » rassemble… Oui ! Dira-t-on ! » En Louisiane, la langue française est moins présente que jadis, mais cette langue est toujours vivante. »[206].

En Louisiane, le français cadien (terme dérivé du mot acadien), parfois aussi appelé « français régional louisianais »[207] est parlé surtout dans les paroisses du sud. Le français cadien est différent du créole louisianais et on[Qui ?] présume généralement que le français cadien dérive presque uniquement du français acadien tel qu’il était parlé dans la colonie française d’Acadie (située dans ce qui est maintenant les Provinces Maritimes du Canada et le Maine). Le français cadien diffère du français métropolitain par la prononciation, le vocabulaire et l’intonation.

En 2007, la plupart des Cadiens d’ancienne génération sont bilingues, ayant grandi avec le français à la maison et l’anglais pour les études. Le nombre des locuteurs du français cadien a diminué considérablement. Toutefois, des efforts sont faits pour réintroduire la langue parmi les plus jeunes générations. Le CODOFIL a été créé à la fin des années 1960, et continue à enseigner une version de français entre le dialecte ancien cadien et le français « parisien » ou métropolitain. Aujourd’hui, les régions cadiens ou cadiennes de la Louisiane forment souvent des associations avec les Acadiens du Canada, qui envoient des professeurs de français pour réapprendre la langue dans les écoles.

Les comtés et paroisses les plus francophones[modifier | modifier le code]

Note : Les gens qui parlent les créoles à base lexicale française ne sont pas comptés dans ces pourcentages.

Afrique[modifier | modifier le code]

Afrique francophone :
  •      Pays généralement considérés comme francophones. Ces pays avaient une population de 363 millions d'habitants en 2013[208]. Leur population devrait atteindre entre 785 millions[209] et 814 millions[208] d'habitants en 2050 d'après les projections de population.
    Elle est également la langue qui progresse le plus rapidement sur l’ensemble du continent africain (comme langue officielle ou comme langue étrangère)[210],[211].
  •      Pays parfois considérés comme francophones.
  •      Pays non francophones mais qui sont membres ou observateurs de l’OIF.
Journaux locaux en français et en malgache à Tananarive, Madagascar.

Sur 53 pays, l’Afrique francophone compte 32 pays, soit plus de la moitié. En surface, la zone de ces pays fait deux fois la taille des États-Unis[212].

Les pays africains francophones totalisent 363 millions de personnes en 2013[208], soit 1/3 de la population du continent africain. Leur population devrait atteindre entre 785 et 814 millions d'habitants en 2050[208],[209] pour une population totale du continent africain de 2,4 milliards d'habitants, soit également 1/3 de la population du continent. D'ores et déjà, il y a plus de francophones en Afrique qu'en Europe[213].

Les contacts entre l’Afrique et la langue françaises débutent au XVIe siècle avec des comptoirs sur la côte ouest africaine. Marquant le début de la francophonie africaine, la première classe de français en Afrique continentale s’est tenue au mois de mars 1817 à Saint-Louis au Sénégal[214].

Le français a été introduit en Afrique par la France et la Belgique pendant la période coloniale, le processus de francisation a continué après la période coloniale à cause de l'énorme étendue des territoires francophones en Afrique, si bien que des pays comme le Ghana ou le Nigeria, qui sont anglophones, se voient constamment francisés car complètement entourés de pays francophones.

Un autre exemple de la francisation actuelle de l'Afrique est l'entrée en 2006 du Mozambique dans la Francophonie alors que ce pays est lusophone, le gouvernement demanda l'envoi de professeurs pour franciser le pays.

Le français est devenu la langue la plus parlée d'Afrique, le nombre de locuteurs évolue très rapidement entre 1992 et 2002, le nombre d'apprenants du français en Afrique subsaharienne et Océan Indien a augmenté de 60,37 %, passant de 22,337 millions à 34,563 millions de personnes[213].

On observe une tendance similaire au Maghreb. Cependant, les chiffres fournis par l'OIF pour le Maghreb ont été réunis avec ceux du Moyen-Orient, le décompte exact pour les pays du Maghreb n'est donc pas possible mais on observe une augmentation de 10,47 millions à 18 millions d'apprenants pour cet ensemble, quand bien même le français n'est pas une langue officielle (Algérie). Il faut aussi considérer le nombre de locuteurs du français dans chaque pays pour se faire une idée de l'importance que joue le français en Afrique[213].

Plusieurs pays africains non francophones ont aussi rejoint l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) :

Le français joue actuellement un rôle important en Afrique, servant de plus en plus de langue véhiculaire voire de langue maternelle (au Gabon, Côte d'Ivoire, Congo, Cameroun et Bénin notamment) dans un grand nombre de pays, et son utilisation s'intensifie. Il a donc été créé, en 2001, l'académie africaine des langues (ACALAN) afin de gérer ce patrimoine linguistique[221].

Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

Localisation du Maghreb (le français est la langue secondaire dans tous les pays du Grand Maghreb excepté en Libye).

Sur l'ensemble de 22 pays arabes étudiés en mai 2013 par la Dubai School of Government, le français est la troisième langue d'interface la plus choisie par les utilisateurs de Facebook, le principal réseau social des pays arabes (55 millions d'utilisateurs), avec 23 % chez les hommes et 27 % chez les femmes, derrière l'arabe et l'anglais[222].

Algérie[modifier | modifier le code]
Signalisation trilingue en arabe, berbère et français à Tizi Ouzou (Algérie).
Plaque bilingue français-arabe en Alexandrie, Égypte. Il y a deux universités francophones en Égypte, l'Université française d'Égypte et l'Université Senghor.

Selon le livre La Langue française dans le monde 2010 de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), page 9 : « Nombre de personnes âgées de cinq ans et plus déclarant savoir lire et écrire le français, d'après les données du recensement de 2008 communiquées par l'Office national des statistiques d'Algérie : 11,2 millions, soit 33 % (un tiers) des 34,4 millions d'Algériens, et plus en termes de pourcentage en excluant les moins de 5 ans (qui en Algérie ne sont pas encore scolarisés). »

« Ce chiffre ne tient pas compte de ceux qui sont capables de s'exprimer en français ou de le comprendre [...] » : il y a forcément plus de personnes sachant parler la langue française que de personnes sachant la lire et l'écrire.

Selon un sondage publié par l'institut Abassa 60 % des foyers algériens comprennent et/ou pratiquent le français[223] et selon une étude du conseil supérieur de l'enseignement, 70 % des parents d'élèves souhaitent que leurs enfants apprennent le français[224].

En Algérie il y a 111 000 personnes qui ont le français pour langue maternelle, pour la plupart des descendants de Pied-Noir[225].

Tunisie[modifier | modifier le code]

Durant le protectorat français de Tunisie, le français s’impose à travers les institutions, particulièrement l’éducation, qui deviennent un fort vecteur de diffusion. À partir de l’indépendance, le pays s’arabise peu à peu même si l’administration, la justice et l’enseignement restent longtemps bilingues[226] alors que la connaissance des langues européennes est renforcée par l’exposition de la Tunisie à ce continent par l’intermédiaire de la télévision et du tourisme[227]. Les gouvernorats de Béja, Gafsa, Médenine, Monastir, Sfax, Sousse et Tunis sont membres de l’Association internationale des régions francophones[228].

Les années 1990 marquent un tournant avec l’arabisation des cours de sciences jusqu’à la fin du collège, avec toutes les difficultés occasionnées par ce type de processus, afin de faciliter l’accès aux études supérieures et ce dans un contexte de réhabilitation du référent arabo-islamique dans l’espace public[226]. En octobre 1999, les établissements commerciaux se voient contraints d’accorder deux fois plus de place aux caractères arabes qu’aux caractères latins[226]. Dans le même temps, l’administration se voit contrainte de communiquer exclusivement en arabe mais seuls les ministères de la Défense et de la Justice et le parlement sont totalement arabisés. Dans ce contexte, l’usage du français semble régresser malgré le nombre accru de diplômés du système d’enseignement, ce qui conduit au fait qu’une bonne pratique du français demeure un marqueur social important[226]. Puisqu’elle reste largement pratiquée dans les milieux d’affaires, l’univers médical et le monde culturel, on peut même considérer qu’elle s’est embourgeoisée[226]. En mai 2011 les utilisateurs tunisiens de Facebook montraient une préférence sans appel pour l'interface en français avec 94,60 %, suivie de l'anglais avec 2,72 % et un très faible choix de l’arabe avec 1,56 %[229].[non pertinent]

D’après les dernières estimations fournies par le gouvernement tunisien à l’Organisation internationale de la francophonie, le nombre de personnes ayant une certaine maîtrise du français est chiffré à 6,36 millions de personnes, soit 63,6 % de la population[230].

Maroc[modifier | modifier le code]
Une école dans le quartier d'Anfa à Casablanca, Maroc.

Le français n'est pas langue officielle, mais le Bulletin officiel[231] est publié à la fois en arabe et en français, qui reste la langue de travail de beaucoup de ministères marocains. C'est la langue officieuse des domaines comme l'économie, les études supérieures scientifiques et techniques, entre autres. Il est enseigné dans les écoles primaires, collèges et lycées, dans toutes les universités et dans les écoles supérieures.

À nouveau, nombre de Marocains en milieu urbain choisissent d'élever leurs enfants en français afin de leur donner un atout pour leur vie professionnelle[232]. Selon une enquête publiée en 2010[233], le français est très largement maîtrisé au Maroc : 10 366 000 personnes sont considérées comme francophones (sachant le lire et l'écrire), soit 32 % de la population totale ou 39 % de la population âgée de 10 ans et plus. Ceci n'inclut pas les personnes sachant parler le français mais qui ne savent pas l'écrire ou le lire. Le français est bien plus parlé en ville qu'en milieu rural. Notons également qu'au Maroc, le français est la seule langue d'enseignement pour les études supérieures dans les domaines scientifiques, ainsi que dans les deux tiers des filières juridiques, économiques et sociales[234]. Le français constitue donc une langue d'ouverture à l'international pour de nombreux étudiants marocains.

L'enseignement en primaire ayant été arabisé dans les années 1980, de nombreuses familles scolarisent leurs enfants dans le privé afin de leur faire donner une meilleure maîtrise du français. Des mesures sont prévues par le gouvernement pour permettre un plus grand accès aux écoles privées[235].

  • En 2011 les utilisateurs marocains de Facebook montraient une préférence pour l'interface en français avec 77 %[236].[non pertinent]
  • Au Maroc, en 2011, 79 % des films produits sont tournés en arabe, 17 % en français et 4 % en anglais[237].
Mauritanie[modifier | modifier le code]

La Mauritanie est un membre de la Francophonie. Le rapport historique privilégié avec la France est toujours au goût du jour, même si la Mauritanie a fait le choix de l'arabisation et à institué l'arabe comme seule langue officielle dans sa constitution de 1991[238].

D'après des chiffres fournis par le gouvernement mauritanien à l'OIF, il y avait en 2003, et sur 3,1 millions de personnes, 167 399 (5,4 % de la population totale) francophones et 155 000 francophones partiels (5 %). De plus, d'après le dernier rapport de l'OIF sur la francophonie, on observe une très forte croissance du nombre d'apprenants du français en Mauritanie, suivant en cela une tendance générale du Maghreb. Actuellement, 300 000 élèves sont scolarisés dans une école bilingue (dont l'une des langues est le français) du primaire et 16 111 dans le secondaire, sans compter les élèves apprenant le français dans le cadre d'une scolarité normale[230].

Selon le rapport annuel de la Dubai School of Government daté de mai 2013[239], le français est la première langue d'interface la plus choisie par les utilisateurs mauritaniens de Facebook, le réseau social le plus utilisé dans le pays (bien qu'utilisé par seulement 3,5 % de la population, soit 110 000 personnes), avec 46 %, devant l'arabe (34 %) et l'anglais (6 %). Le pourcentage du français ayant toutefois régressé (70 % de part un an plus tôt) depuis l'ajout de nouvelles langues d'interface (14 % de part) et aussi face à la progression de l'arabe, le tout dans un contexte de désélitisation et de démocratisation de l'accès à l'Internet.[non pertinent]

Afrique subsaharienne francophone[modifier | modifier le code]

Gabon[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Langues du Gabon.

La langue officielle du Gabon est le français[240]. Elle est la langue d'enseignement et joue un rôle d'unification pour le pays. Il est estimé que 80 % de la population du pays est capable de s'exprimer en français. Il s'agit de la plus forte proportion de tous les pays du continent africain. Selon l'OIF en 2010, 99 % des habitants de la capitale Libreville savent lire, écrire et parler français[241].

Avant la Seconde Guerre Mondiale très peu de Gabonais avaient appris le français, presque tous travaillaient alors dans l'administration. Après la guerre, la France introduisit l'éducation primaire pour tous dans toutes ses colonies africaines et le recensement de 1960 montra que 47 % des Gabonais de plus de quatorze ans parlaient français alors que seulement 13 % savaient lire et écrire dans cette langue. Dans les années 1990, le taux d'alphabétisation avait atteint environ 60 %. Un tiers des librevillois ont le français comme langue maternelle. Plus de 10 000 Français vivent au Gabon et la France prédomine dans les relations extérieures du Gabon économiquement et culturellement parlant.

Le français n'est ainsi plus seulement une langue d'origine étrangère mais est aussi devenue une langue pleinement gabonaise.

Le Gabon abrite la première station de radio internationale du continent africain, Africa no 1, qui diffuse ses émissions en français. Les émetteurs sont installés à Moyabi, à 600 km au sud de Libreville.

Côte d'Ivoire[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Langues de Côte d'Ivoire.
Pharmacie dans la commune de Port-Bouët à Abidjan en 2009.

Le français est la langue officielle de la Côte d’Ivoire et environ 70 % des habitants du pays le comprennent et le parlent[81].

Le français existe sous différentes variétés en Côte d'Ivoire. Il existe le français standard parlé par l'élite du pays et la partie de la population qui a fait des études.

Le français populaire ivoirien, variété parlée par la partie de la population n'ayant pas terminé sa scolarité et enfin le nouchi qui est un argot dérivé en partie du dioula, parlé à la base par des classes de jeunes marginalisés et qui est devenu par la suite à la mode parmi l'ensemble de la jeunesse ivoirienne.

Le français populaire ivoirien aussi appelé français de Moussa, désigne une variété du français parlé en Côte d'Ivoire et principalement dans la ville d'Abidjan.

Cette variété de français diffère du français parlé en France de par ses expressions et du fait qu'il a adapté dans son vocabulaire certains mots provenant d'un parler argotique local: le nouchi. Il s'agit d'un français employé par la partie de la population n'ayant pas terminé ses études et ayant appris le français dans la rue et sur le tard. Il tend à devenir le français véhiculaire d'Abidjan et du reste du pays.

Selon Jérémie Kouadio, « Le français populaire ivoirien est une espèce de sabir franco-ivoirien qui utilise des mots français (phonétiquement déformés) sur des structures syntaxiques des langues ivoiriennes ». Dans le français ivoirien, pour dire des mots finissant par -ir se dit -ie.Exemple : Je vais partir se dit « Je vais patie »

République du Congo[modifier | modifier le code]

La langue officielle de la République du Congo est le français. Selon l'OIF, en 2010, cette langue est parlée par 78 % des Congolais de plus de 10 ans. Selon une étude d'Omar Massoumou, 88 % des Brazzavillois de plus de 15 ans déclarent avoir une expression aisée à l'écrit en français.

Selon l'université Laval, « en raison des guerres civiles qui ont secoué le pays, la langue française est devenue une langue-refuge pour les différentes factions armées. Par exemple, les locuteurs incompétents en kituba (surtout au sud), en kikongo ou en lingala (surtout au nord) préfèrent s'exprimer en français pour des raisons de sécurité. De peur de révéler leur origine ethnique, les Congolais passent au français, ce qui permet de conserver l'incognito. »

Togo[modifier | modifier le code]

La langue officielle du Togo est le français.

Selon la Délégation Générale à la langue française et aux langues de France 30 % de la population sont des francophones réels, 37 % selon le Ministère des Affaires Étrangères français en 2007. Le français est la seule langue à l'écrit.

Selon Couchoro « Le fait notable de ces quinze dernières années, c’est, liée à tous les facteurs de développement et grâce à la scolarisation en particulier, la diffusion notablement en expansion de notre langue dans les masses populaires. La conséquence en est une appropriation du français par les peu ou pas lettrés, phénomène pratiquement inconnu autrefois. » [242]

Selon Isabelle Anzorge « Celui-ci n’est plus seulement une langue "importée" mais prend peu à peu une identité togolaise, se libérant de toutes les contraintes normatives, intégrant par là même les réalités culturelles du pays. »

Cette dernière a relevé l'existence d'un français dialectal1: « (…) depuis la chute du taux de scolarisation due aux différents bouleversements économiques et politiques (effondrement des phosphates, dévaluation du FCFA, grèves universitaires faisant suite à la grève générale de 1992, climat de guerre civile depuis 1991), le français [est] devenu un outil, voire un moyen de communication privilégié de la plupart des Togolais scolarisés ou non »

Guinée[modifier | modifier le code]

La langue officielle de la République de Guinée est le français. Il s'agit de la langue de l'État et des institutions officielles. À la fin du régime de Ahmed Sékou Touré, le français est redevenu la langue unique d'enseignement à l'école.

La langue française est une langue en forte expansion en Guinée d'après les derniers rapports. En 2002, le nombre de locuteurs de langue maternelle française était estimé à 2 % de la population totale[243]. D'après les autorités guinéennes, une nouvelle estimation de 2007 revoit ce chiffre fortement à la hausse par rapport à celle de 2002 : le nombre de francophones atteindrait 21,1 % et le nombre de francophones partiels 42,1 %. L'ensemble cumulé représente 6 millions de personnes, soit 63,2 % de la population totale ayant une maîtrise partielle ou complète de cette langue[244].

Burkina Faso[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Langues du Burkina Faso.

Le Burkina Faso a pour langue officielle le français.

Le français est la principale langue des institutions, des instances administratives, politiques et juridiques, des services publics, des textes et des communiqués de l’État, de la presse écrite, des écrivains. Il s'agit de la seule langue à l'écrit des lois, de l'administration et des tribunaux.

Selon une estimation de la CIA de 2003, 21,8 % de la population de 15 ans et plus sait lire et écrire[245], de plus le taux net (c'est-à-dire sur une classe d'âge donnée) de scolarisation, malgré une hausse constante depuis plusieurs années, n'est que de 47,70 % pour l'année scolaire 2005-2006[246] d'où le fait que le français ne soit compris que par environ 15 % de la population[247]. Malgré la supériorité numérique des langues nationales, le statut de langue officielle et celui de langue internationale font en sorte que le français pèse progressivement de plus en plus dans la vie sociale et économique du pays. Le français jouit, sur le plan social, d'un statut de prestige associé à une participation au monde moderne[248]. Il s'agit de la langue de la promotion sociale.

Selon André Magord et Rodrigue Landry, « Depuis quelques années, dans les villes principales telles que Ouagadougou, Bobo et Banfora, la langue française s'étend à d'autres situations de communication que celles juste décrites. Devant la dimension de plus en plus multilingue de ces villes, le français s'impose de façon croissante comme lingua franca chez les commerçants et lors des échanges liés à tous les petits métiers qui se multiplient dans ces grandes villes[249]. La langue française parlée n'est plus alors le français standard mais un français qui, sans la base de l'écrit, se transforme, se réinvente pour une part[250]. Cette expansion du français est relayée par l'affichage publicitaire très présent dans les villes et qui propose des slogans en français. Ces slogans deviennent vite populaires dans une société burkinabè à forte tradition orale. »[251] Cette variété de français endogène qui résulte d'une hybridation linguistique[252] est un pidgin en voie de créolisation[253].

Ainsi comme dans le pays voisin la Côte d'Ivoire est apparu un français populaire au Burkina Faso[254]. Dans ce français appelé parfois « français de Ouaga » et qui reste essentiellement une langue orale[255], s'est crée un certain nombre d'interférences entre le français standard et le français populaire du Burkina du fait de l'influence des langues africaines dans la pratique locale du français[256].

On assiste de plus en plus à des mariages mixtes constituant des familles dont la langue première est le français[257].

Cameroun[modifier | modifier le code]
Connaissance du français au Cameroun en 2005 selon l'OIF[258]
Carte linguistique du Cameroun :
  •      francophones
  •      anglophones
  •      bilingue (hispanophones/francophones)

Les deux langues officielles du Cameroun sont le français et l'anglais. Le pays appartient à la fois à la Francophonie et au Commonwealth. Il s'agit d'un héritage du passé colonial, le Cameroun ayant été une colonie à la fois du Royaume-Uni et de la France.

En 2005 18 % de la population étaient des francophones « réels », alors que 26,8 % étaient des francophones « partiels ». Le français est en progression constante au Cameroun ; en 2010 plus de 60 % des camerounais écrivent le français et plus de 80 % le parlent, et la plus grande ville Douala parle français à 99 %[241]. Le français progresse également comme langue maternelle ; une forte proportion de jeunes ne parlent aucune langue camerounaise et n'utilisent que le français[259].

Comme la plupart des autres pays d’Afrique, le Cameroun voit son nombre de francophones s'envoler passant de 46 % en 2005 à plus de 60 % en 2010. Encore plus frappant, la capitale économique Douala est quant à elle passée de 98 % de francophones en 2008 à 99 % en 2010[260].

Bénin[modifier | modifier le code]

La langue officielle du Bénin est le français. Il est parlé par 8,8 % de la population[261] essentiellement en ville. Le prestige de cette langue comme langue officielle, langue des médias et langue de communication entre les différentes ethnies pousse à son apprentissage notamment en milieu urbain. Le français est la seule langue dans l'enseignement primaire.

Une variété de français dénommée français d'Afrique s'est développée dans les rues et marchés de Cotonou. Il s'agit d'un parler presque argotique[262].

Sénégal[modifier | modifier le code]
Connaissance de la langue française au Sénégal en 2005 selon l'OIF

Le français est parlé par 20 % à 30 % des Sénégalais et est la langue maternelle d'une élite constituant 2 % de la population du pays[263]. Fin 2007, 16 966 Français étaient inscrits dans les registres consulaires (y compris les binationaux)[264]. La grande majorité vit à Dakar, où une autre source chiffre le nombre de Français à environ 17 800[265].

Cela dit, le français au Sénégal n’est plus perçu comme la « langue du colonisateur », mais plutôt comme une « composante du patrimoine linguistique national ».

République démocratique du Congo[modifier | modifier le code]
Rouge: variantes du français qui sont originaires de Belgique et utilisées en Afrique. C'est-à-dire en République démocratique du Congo, au Burundi et au Rwanda.
Rose : autres pays francophones.

Héritage de la colonisation belge au XIXe siècle et XXe siècle, le français est la langue officielle de la République démocratique du Congo.

  • En 2005, le pays compte 6 millions de francophones et 18 millions de francophones partiels[266].
  • En 2010 c’est plus de 31 millions de personnes qui savent écrire, lire et parler français[241].

À Kinshasa, la capitale, le pourcentage de francophones évolue aussi fortement : en 2008, 87 % de la capitale parlait français, alors qu’en 2009, 92 % parle le français[241].

Le français est la langue de l’administration, de l’enseignement à tous les niveaux, des médias, des élites et en partie du commerce et des affaires. À l’exception de la musique dominée par les langues congolaises, le français reste la référence en matière culturelle : cinéma, littérature, science etc. Il est également très employé par le monde religieux, en particulier par les pasteurs protestants[267].

Le français de la République démocratique du Congo emprunte beaucoup à celui de la Belgique mais a développé ses propres caractéristiques et particularités, avec de plus en plus de néologismes dans la langue parlée[268]. Ainsi, le français « gong unique » pour signifier la journée continue côtoie le portugais « matabiche » pour dire pourboire, l’anglais « wax » pour pagne et le kikongo « nganda » pour buvette.

Afrique non francophone[modifier | modifier le code]

Nigeria[modifier | modifier le code]

Le Nigeria qui est un État anglophone se trouve « enclavé » entre des pays francophones (le Bénin, le Niger, le Tchad et le Cameroun)[269].

C'est donc vers la fin des années 1990 – début 2000 qu'il a été fait état de la volonté du gouvernement fédéral nigérian de franciser le pays en envisageant notamment un enseignement obligatoire du français comme langue vivante voire l'institution du français comme seconde langue officielle[270].

C'est donc dans ce contexte que le français devient progressivement langue officielle du Nigeria, comme le précise la section 1, no 10 de la Politique d'éducation nationale de 1998 : « L'enseignement du français a été déclaré obligatoire dans toutes les écoles ».

Le Nigeria a récemment fait preuve de son envie de francisation en appelant à un soutien accru à la formation de professeurs de français[270].

C'est en 1996 que le président nigérian Sani Abacha déclarait devant le Nigerian Institute for International Affairs que « le Nigeria est résolu à lancer un programme national d'apprentissage linguistique qui permettra, rapidement, à notre pays de devenir parfaitement bilingue[271] ».

Le gouvernement envisagea donc de créer des cours de français en accéléré, pour transformer 140 millions d'anglophones en francophones. Le projet fut expérimental dans certaines écoles (où plus de 90 % des étudiants apprenaient le français) mais a néanmoins été freiné ces dernières années, à la suite d'un nouveau rapprochement du Nigeria avec les États-Unis et face à la pénurie de professeurs de français.

Mozambique[modifier | modifier le code]

Le Mozambique est un état officiellement lusophone mais pourtant depuis 1992 une forte progression du français est en cours dans ce territoire, alors que ce pays n'est même pas entouré de pays francophones des grandes mesures de francisation sont prises depuis les années 1990. Alors que le nombre d’étudiants du français n’était que de 5 000[272] dans les premières années après sa réintroduction il est de nos jours appris par plus de 50 % des 15 à 18 ans en plus d'être choisi comme option dans les départements universitaires des Sciences Sociales, Médecine, Droit mais encore par les cadres de la police et des finances[273]. En 1992 le français devient obligatoire pour les classes de lettres et dans certains secteurs de l'enseignement supérieur[274].

Le 29 septembre 2006 le Mozambique rejoint l'Organisation internationale de la francophonie[275].

En 2009 le français est introduit à des niveaux inférieurs (9e et 10e)[276]. Il est prévu que les effectifs doublent dans une période de 5 ans dans le circuit scolaire. Sont aussi prévus le lancement d’un mensuel français Flash Hebdo et l’élargissement du temps de diffusion du français sur les ondes radiophoniques, notamment grâce à Radio France Internationale[277].

De plus, il a été récemment annoncé que l'enseignement du français s’étendra aux classes scientifiques.

Zambie[modifier | modifier le code]

La Zambie, État anglophone, connaît ces dernières années une forte francisation, comme le titrait en 2002 le journal africain SYFIA Info : « L'étonnante progression du français en Zambie »[278].

Le français est introduit pour la première fois dans le système scolaire Zambien en 1954 avec une seule classe de français de 22 élèves, puis en 1964 l'enseignement s'étend à une douzaine d'écoles. Dans les années 1990 il y a déjà plus de 100 écoles publiques de français en Zambie[279]. Cependant, le plus étonnant est la multiplication fulgurante des écoles privées de français. Depuis les années 2000, le français devient une langue de plus en plus importante, et des quartiers riches jusqu'aux quartiers pauvres de Lusaka, la capitale zambienne, on peut voir des panneaux et pancartes incitant à apprendre le français qui fleurissent de partout[278].

Les différentes raisons de cette francisation grandissante s'expliquent, en plus du rayonnement des pays francophones voisins, par la forte présence de réfugiés et commerçants congolais en Zambie.

Asie[modifier | modifier le code]

Depuis les années 2000, il se produit en Asie une grande progression du français. Tout commence en septembre 2006[280], lorsque le programme VALOFRASE[281] (Valorisation du français en Asie du Sud-Est) a été lancé grâce à l'Agence universitaire de la Francophonie, l'Organisation internationale de la francophonie, la Centrale des syndicats au Québec, la Wallonie-Bruxelles à Hanoï et la Coopération française. De 1994 à 2004, le nombre d'étudiants en français a ainsi augmenté de 48,8 % en Asie[282].

Chine[modifier | modifier le code]

Avec un total d'environ 100 000 étudiants [283] apprenants le français en université, et un corps enseignant de plus de 700 professeurs chinois de français et 70 professeurs français, la population chinoise montre un intérêt croissant pour la langue française »[284]. Le réseau des 15 Alliances Françaises en Chine accueille près de 28 000 étudiants chaque année alors que près de 24 000 Chinois étudiaient dans une université française en 2009[285]. L'attrait de la culture française, l'émigration au Canada ou les possibilités d'emploi en Afrique francophone sont les moteurs principaux de cette croissance de l'apprentissage du Français en Chine.

La Télévision centrale de Chine a ouvert en 2007 une chaîne internationale entièrement en français, CCTV-F, visant particulièrement le marché de l'Afrique francophone. Son ouverture s'inscrit dans la politique de partenariat diplomatique et économique fort entre la République populaire de Chine et le continent africain. Cette chaîne diffuse par satellite et par câble des journaux télévisés, ainsi que des programmes éducatifs et des divertissements chinois traduits en français.

Viêt Nam[modifier | modifier le code]

Les étudiants passant par le VALOFRASE ont un taux de réussite au concours d’entrée à l’université d'environ 70 % alors que la moyenne nationale est de 15 %[286]. Plus de 113 667 étudiants ont choisi le français comme langue d'étude en 2007. 40 provinces sur 64 proposent l'apprentissage du français à l'école[287].

Cambodge[modifier | modifier le code]

Alors qu'avant le lancement du programme VALOFRASE les étudiants en français au Cambodge étaient peu nombreux, en 2007-2008 45 434 étudiants décident de choisir le français comme langue d'apprentissage, ce nombre passe à 98 184 durant l'année 2008-2009 et atteint 114 529 durant l'année 2009-2010[288]. De plus, le nombre de régions proposant le français passe de 16 sur 24 en 2006 à 21 sur 24 en 2009[288].

Laos[modifier | modifier le code]

Le nombre d'étudiants diplômés du baccalauréat augmente de 400 % de 2004 à 2006 et de 935 % de 2004 à 2009[289].

Thaïlande[modifier | modifier le code]

En 2008, la Thaïlande a décidé de devenir membre de l'Organisation internationale de la francophonie[290], en raison de la francisation qui se produit en Asie mais aussi du fait que la Thaïlande partage des frontières avec deux anciens protectorats français, le Cambodge et le Laos. En 2009, le français est la deuxième langue étrangère étudiée dans le secondaire[291].

Inde[modifier | modifier le code]

La signalisation bilingue à Pondichéry (Inde)

La langue française est apprise par près de 500 000 personnes, ce qui fait d'elle la première langue étrangère apprise dans le pays. Elle est surtout apprise dans le cadre de l'apprentissage en ligne (e-learning) et est considérée comme une langue d'avenir[292],[293].

Aujourd'hui en Inde il y a 16 Alliance française[294].

Liban[modifier | modifier le code]

Première langue « étrangère » en usage au Liban[295], le français est à la fois langue de culture et de communication. 45 % de la population libanaise est entièrement ou partiellement francophone et 55 % des Libanais ignorent totalement cette langue[295]. Le Liban compte 30 % d’anglophones[295] donc le français a une longueur d’avance sur l’anglais car il est davantage pratiqué dans les classes aisées économiquement et, quand il touche toutes les classes de la population, il est généralement beaucoup plus présent chez les jeunes encore scolarisés et a tendance à décroître au fur et à mesure que l’on avance en âge. La connaissance et le niveau de français au Liban ne sont pas homogènes entre les différentes institutions scolaires. L’avenir de la langue française au Liban dépend du renforcement de beaucoup de facteurs plus particulièrement dans les domaines de l’audiovisuel.

Océanie[modifier | modifier le code]

Australie[modifier | modifier le code]

Selon le recensement 2006, 43 217 personnes parlaient le plus souvent le français à la maison en Australie [296]. Un chiffre en augmentation de 9 % par rapport à 2001. Il s'agit pour la plupart d'émigrants belges[297], français[298], suisses[299] ou canadiens[300] mais également de Mauritiens[301] ou de Seychellois[302]. Avec 185 000 apprenants, tout secteurs et tout niveaux confondus dans le système scolaire australien, le français est la 4e langue apprise derrière le japonais, l'indonésien et l'italien. Les 31 Alliances Françaises présentes dans ce pays recevaient environ 6 000 étudiants en 2003[303].

Nouvelle-Calédonie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Français de Nouvelle-Calédonie.
Billet de 500 francs CFP (4,20 € ; 5,85 $CAN) utilisé en Polynésie française, en Nouvelle-Calédonie et à Wallis-et-Futuna. Une nouvelle gamme de billets en francs CFP destinée à remplacer la présente gamme doit être mise en circulation en 2014.

Dans cette collectivité d'outre-mer française, le français est la langue officielle, mais il voisine avec 28 langues océaniennes. Lors du recensement de 2004, 95,6 % des personnes de 14 ans et plus ont déclaré savoir parler, lire et écrire le français, c'est la première langue utilisée au sein de 72,5 % des ménages. Toutefois 41,3 % des Néo-calédoniens ont indiqué être capable de parler ou de comprendre une langue océanienne en 2004[304].

Nouvelle-Zélande[modifier | modifier le code]

Au recensement de 2006, 53 757 personnes ont indiqué le français comme leur 1re langue soit 1,4 % de la population [305], il s' agit de la 4e communauté linguistique du pays derrière l'anglais, le maori et le samoan. À Wellington, le français est parlé par 3,5 % de la population, il arrive en deuxième position après l'anglais[306]. Le français est la première langue étrangère apprise dans ce pays avec près de 56 000 étudiants tout niveaux confondus. Un chiffre qui a augmenté de près de 20 % entre 2004 et 2010[307].

Polynésie française[modifier | modifier le code]

Le français est la langue officielle de la Polynésie française, le tahitien et plusieurs autres langues polynésiennes ont un statut dans l'enseignement. Lors du recensement de 2007, 94,7 % des Polynésiens de plus de 15 ans ont affirmé avoir une maîtrise parfaite du français, seuls 2 % reconnaissant n'avoir aucune connaissance de cette langue. Le français est la langue principale de 68,5 % des ménages[308].

Vanuatu[modifier | modifier le code]

Le français est avec l'anglais et le bichlamar la langue officielle du Vanuatu. 37 % des ni-Vanuatu de plus de 5 ans ont affirmé avoir une compétence linguistique en français lors du recensement de 2009, soit 72 245 personnes[309]. Ce pourcentage varie toutefois suivant la zone. Ainsi, si en milieu urbain 50 % des habitants peuvent s'exprimer en français, ils ne sont que 32 % en milieu rural. Le plus fort taux de francophone est atteint dans la province de Shefa (42 %), le pus faible, dans celle de Torba (20 %). Les îles de Pentecost, Santo et Tanna abritent les plus fortes concentrations de francophones. Il faut toutefois constater que le nombre de locuteur du français ne dépasse celui des anglophones ou des locuteurs de bichlamar dans aucune province ou dans aucune île. Les données du recensement de 2009 laissent d'ailleurs apparaître que le français est quasiment toujours parlé en combinaison avec une langue mélanésienne, le bichlamar voire l'anglais.

Wallis-et-Futuna[modifier | modifier le code]

Le français y est la seule langue officielle, cependant la plupart des Wallisiens et Futuniens parlent quotidiennement une langue de souche Tongienne ou Samonane. 83 % des habitants de 14 ans ou plus, de cette communauté d'outremer française ont affirmé maîtriser le français lors du recensement de 2008, 80 % des répondants ont indiqué être capable de le lire et 78 %, de l'écrire [310].

Influence dans d'autres langues[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge jusqu'aux années 1920, le français était la langue internationale, c'est pour cela que l'on retrouve des mots français dans beaucoup de langues. La langue qui a été le plus francisée est sans aucun doute la langue anglaise, qui est composée de 70 % à 72 % de français[311],[6],[312]. On trouve de nombreuses expressions françaises utilisées en anglais[313].

Dans les grandes villes[modifier | modifier le code]

Pourcentage de personnes sachant lire, écrire et parler le français dans les grandes villes de la francophonie :

Enseignement et défense de la langue française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Français langue seconde.

De façon générale, le français demeure une des langues les plus enseignées dans le monde.

Enseignement de la langue française comme langue étrangère : Alliance française[modifier | modifier le code]

La Fondation Alliance française est une fondation française de droit privé reconnue d’utilité publique et dont la mission est la promotion de la langue et de la culture française à l’étranger. Son siège se situe au 101, boulevard Raspail à Paris 6e où se trouve également l’Alliance française Paris Île-de-France.

Elle est liée au ministère français des Affaires étrangères et européennes par une convention annuelle spécifiant que l’Alliance française forme avec les centres et instituts culturels français à l’étranger « un réseau unique » et « situe son action et son développement dans le cadre de la politique linguistique et culturelle définie par le gouvernement français et mise en place par le ministère ».

Les Alliances françaises installées dans les pays étrangers sont généralement nées d’initiatives locales et sont très intégrées dans la vie des pays. Régies par le droit local (le plus souvent sous une forme associative), elles sont indépendantes de l’Alliance française de Paris, tant statutairement que financièrement, et fonctionnent vis-à-vis du siège parisien comme des franchises. La Fondation Alliance française est propriétaire de la marque « Alliance française » et accorde le droit de l’utiliser après examen des statuts et des objectifs annoncés. Il n’y a pas de relations financières entre le siège et les Alliances installées à l’étranger qui doivent pourvoir elles-mêmes à leur financement. Ainsi à New York, le French Institute Alliance Française recourt au mécénat tel qu’il est pratiqué aux États-Unis.

Le ministère français des Affaires étrangères a depuis 2001 une politique de signature de conventions-cadres de coopération entre les Alliances françaises et les services de coopération et d’action culturelle des ambassades, qui peuvent aller jusqu’à confier la gestion de l’action culturelle à l’Alliance française locale. Ces conventions peuvent prévoir des subventions publiques et la mise à disposition de personnels français détachés pour des fonctions de direction. Seules les plus grandes antennes, soit environ 20 % des implantations.

Fin 2010, le réseau des Alliances françaises représente 461 000 étudiants dans 135 pays :

  • Afrique : 38 pays, 129 Alliances françaises, 83 163 étudiants.
  • Amérique du Nord : 2 pays, 133 Alliances françaises, 36 128 étudiants.
  • Amérique latine, Caraïbes : 33 pays, 274 Alliances françaises, 169 675 étudiants.
  • Asie, Océanie : 30 pays, 78 Alliances françaises, 114 615 étudiants.
  • Europe : 33 pays, 354 Alliances françaises, 88 801 étudiants.

En France[modifier | modifier le code]

Il existe 27 Alliances françaises en France. Celles-ci ont pour mission l'enseignement de la langue française ainsi que la diffusion des cultures francophones.

À Paris[modifier | modifier le code]
Le bâtiment de l’Alliance française en 1920
Alliance française Paris Île-de-France en 2011

L’Alliance française Paris Île-de-France (anciennement Alliance française de Paris dont la création remonte à 1883) propose des cours de français à Paris depuis 1894. Elle accueille aujourd’hui plus de 11 000 étudiants de 160 nationalités différentes chaque année, désireux d’apprendre le français dans la capitale française. Sont ainsi proposés des cours de français général, des ateliers de français oral ou écrit, culturels et professionnels, des cours en entreprise et des formules personnalisées toute l’année pour tous les niveaux. Tous sont alignés sur les niveaux du CECRL (Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues).

L’Alliance française est aussi centre de passation pour tous les diplômes délivrés par le ministère français de l’Éducation nationale pour certifier des compétences en français : DELF (Diplôme d’Études en Langue Française), DALF (Diplôme Approfondi de Langue Française), et TCF (Test de connaissance en Français).

Elle est aussi centre d’examens agréé par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris (CCIP) pour le TEF (Test d’évaluation de français) et le DFP (Diplôme de Français Professionnel).

L’Alliance française Paris Île-de-France est aussi centre de formation pour les professeurs de français langue étrangère. Chaque année, près de 2 300 professeurs du monde entier sont formés, sur place ou à distance en formation initiale ou continue via différents programmes : stages d’été, formations à la carte, stage d’observation…

Elle délivre ainsi des diplômes spécifiques pour les professeurs, tel que le DAEFLE (Diplôme d'Aptitude à l'Enseignement du Français Langue Étrangère), qu'elle a créé en collaboration avec le Centre national d'enseignement à distance (Cned), ou encore un diplôme qui lui est propre : le DPAFP (Diplôme Professionnel de l’Alliance française Paris Île-de-France en Français Langue Étrangère), anciennement le Professorat (créé en 1948).

Défense de la langue française[modifier | modifier le code]

Associations de défense et de promotion de la langue française[modifier | modifier le code]

Étant donné l'hégémonie de l'anglais dans les relations internationales, et le risque de multiplication des anglicismes dans la langue française, de nombreuses associations se sont créées pour défendre la langue française. Peuvent notamment être cités :

Voir les sites relatifs à la défense et à la promotion de la langue française Voir écoles de cours de français pour les étrangers

Défense de la langue française dans l'audiovisuel[modifier | modifier le code]

En France, c'est le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) qui est chargé, en application de l’article 3-1 de la loi du 30 septembre 1986, de veiller « à la défense et à l’illustration de la langue française » dans la communication audiovisuelle ainsi qu’au respect des dispositions de la loi du 4 août 1994 relative à l’emploi de la langue française (loi dite Toubon). En particulier, le CSA veille au respect des obligations envers la langue française inscrites aux cahiers des charges des sociétés nationales de programme et dans les conventions annexées aux décisions d'autorisation des diffuseurs privés. Le CSA se doit d'être attentif à la qualité de la langue employée dans les programmes des chaînes de télévision et de radio[317]. Pour ce faire, le CSA est amené à prendre des initiatives, telles que l'organisation du colloque « Quel avenir pour la langue française dans les médias audiovisuels ? », le 9 décembre 2013[318].

Approche linguistique[modifier | modifier le code]

Origines : vocabulaire et étymologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la langue française.

La majorité du fonds lexical français provient du latin (en tant que langue-mère) ou bien est construit à partir des racines gréco-latines. De nombreux termes possèdent un doublon de même étymologie, l’un ayant évolué à travers les siècles à partir du latin populaire tandis que l’autre est emprunté directement au latin classique : métier/ministère, façon/faction, raide/rigide, froid/frigide, frêle/fragile, rançon/rédemption, raison/ration, poison/potion, chance/cadence, etc. Souvent la création de mots à partir d’un mot bien français passe par un emprunt à sa forme en latin classique : mère/maternel, frère/fraternel, cheveu/capillaire, foi/fidèle, œil/oculaire, sûr/sécurité, siècle/séculaire, etc.

Il est ignoré jusqu’à quel point la langue gauloise a pu influencer le français. Son apport lexical se réduirait à une centaine de mots, tels que char/charrue, mouton, crème, dont une partie proviendrait d’emprunts du latin au gaulois. L’étymologie de ces expressions n’est d’ailleurs pas toujours assurée. Quant à son influence sur la syntaxe et la prononciation, elle est également indéterminée.

Le francique, en tant que superstrat, a laissé également quelques mots importants (gris, blanc, blond, bleu, etc.) et aurait fortement influencé la prononciation du roman du Nord de la Gaule, autrement dit des langues d'oïl et du proto-français.

Il est parfois désigné sous le terme francien ce protofrançais comme dialecte de langue d’oïl parlé en Île-de-France au Haut Moyen Âge, qui est à l’origine du français d’aujourd'hui. Mais ce terme a été créé en 1889 par Gaston Paris, un linguiste français, pour désigner ce dialecte médiéval qui très tôt, en fait, dès le XIIe siècle avec l’essor de Paris, s’est enrichi des autres parlers d’oïl : normand, picard, lorrain, bourguignon. Le terme francien n’était pas utilisé par les gens qui le parlaient, puisqu’il était déjà nommé franceis puis françois (sans confusion possible car, à l'origine, le domaine royal du roi de France, partie du royaume de France sous contrôle direct du roi, se limitait à une partie de l’actuelle Île-de-France, et sa langue d’oïl locale, le françoys, était encore bien distincte de celle des autres régions environnantes non encore rattachées au royaume dont certaines sans allégeance à celui-ci). Avant le XIIe siècle, il était question de roman ou de langues romanes, qui étaient plus ou moins mutuellement intelligibles. C’est pourquoi une désignation commune de langue(s) d’oïl a été donnée. Dès lors que ces dialectes devinrent moins mutuellement intelligibles, les locuteurs leur donnèrent le nom de picard, normand, wallon, françois, etc.

Le français parlé aujourd’hui tire son nom de cet ancien franceis, qui a évolué lentement vers un parler supra-régional à partir des XIe/XIIe siècles (franceis [frãntsëé] > françois [frãswé] > français [frãsé]. Les autres langues d’oïl disparurent petit à petit au fur et à mesure que le français prenait du prestige, mais aussi parce que les langues d’oïl étaient très proches du françois. Cela explique pourquoi, a contrario, malgré un recul encore constaté, les langues non romanes et les dialectes non d’oïl persistèrent ou résistèrent davantage : breton, occitan, alsacien, basque, flamand, corse, même si ces derniers ont eux aussi enrichi la langue française.

Emprunts plus récents, néologismes et évolution de l'orthographe[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Emprunt lexical.

Les emprunts plus récents à d’autres langues sont assez nombreux : d’abord à l’anglais (même anciens : nord, sud), puis à l’italien, aux autres langues romanes, aux langues germaniques tels que l'allemand ou le néerlandais (ainsi boulevard vient du hollandais ou du flamand bolwerk). L’arabe a fourni, et fournit encore quelques mots : alcool, algèbre, toubib, bled, etc.

On[Qui ?] estime à moins de 13 % (soit 4 200 mots) la part des mots d’origine étrangère dans la langue française courante soit environ les 35 000 mots d’un dictionnaire d’usage. Ces mots viennent pour 1 054 d’entre eux de l’anglais, 707 de l’italien, 550 de l’ancien allemand, 481 des anciennes langues gallo-romanes, 215 de l’arabe, 164 de l’allemand, 160 de l’ancien celtique, 159 de l’espagnol, 153 du néerlandais, 112 du perse (ancien persan) et du sanskrit, 101 des langues amérindiennes, 89 de diverses langues asiatiques orientales (dont le chinois ou le japonais, mais aussi certaines langues mon-khmères), 56 de diverses langues afro-asiatiques, 55 de langues slaves ou baltes et 144 d’autres langues diverses (dont les langues malayo-polynésiennes ou langues nigéro-congolaises)[319].

Toutefois, cette proportion relativement faible d’emprunts dans le vocabulaire courant ne rend pas compte de la pénétration de termes en anglo-américain dans le domaine des affaires, où les États-Unis exercent une forte domination, domaine par ailleurs très stratégique[320].

De nombreux néologismes ont également été formés à partir de mots grecs ou latins. Peuvent être cités mètre, gramme, phobie et leurs dérivés (kilomètre, milligramme, etc.), ainsi que des mots plus récents comme cinéma, logiciel, domotique, etc.

D’autres sont des calques ou des adaptations de l’anglais, par exemple baladeur créé pour remplacer l’anglais walkman et discman.

De nombreux néologismes ont également été créés pour se substituer aux mots anglais, comme :

Certains néologismes ont été créés en Amérique du Nord, où l’Office québécois de la langue française est très actif :

Certains néologismes sont parfois plutôt utilisés dans les provinces francophones du Canada, et leur diffusion en France peut être plus ou moins répandue.

Sémantique[modifier | modifier le code]

La langue française a une sémantique très riche. Elle se prête à des jeux de mots, des traits d’esprit, des devinettes, des contrepèteries

Cette caractéristique est importante pour le traitement de l’information dans les bases de données (web sémantique).

Le projet Wiktionnaire regroupe 226 264[321] mots français au 7 octobre 2012. Mais, si l'on prend en compte les flexions (conjugaisons, pluriels, etc.), ce projet approche les 1 200 000 entrées pour seulement la langue française (noms propres inclus).

Grammaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grammaire française.

Une des caractéristiques de la grammaire française vis-à-vis de nombreuses langues vivantes est la richesse de ses temps et modes. Toutefois, cette richesse tend à se réduire à l’oral. Par exemple, certains temps, tel le passé simple, ne se trouvent guère plus qu’à l’écrit[322] et le passé antérieur se réduit le plus souvent à un simple jeu de « style » oratoire avec des expressions diverses mais toutes construites autour du seul verbe être (j’eus été…, il eut été…).

Également, une partie non négligeable de la grammaire française (pluriels, personnes dans la conjugaison), n’est notable qu’à l’écrit (exemple : ils jouent, il joue).

La langue française est illustrée par de grands grammairiens comme Claude Favre de Vaugelas (première moitié du XVIIe siècle) et Maurice Grevisse (1895-1980), grammairien belge, auteur de la grammaire de référence Le Bon Usage.

Prononciation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prononciation du français.

Écriture de textes[modifier | modifier le code]

Le français est écrit (principalement) avec l’alphabet latin de base (26 lettres) étendu par quelques signes diacritiques (obligatoires) et ligatures (utilisées conventionnellement mais selon une convention moins respectée). L’écriture du français en écriture latine fait l’objet depuis plusieurs siècles de normes orthographiques assez précises, publiées, enseignées, généralement reconnues et acceptées mais pas toujours très bien respectées (ces normes ont évolué et se sont plus ou moins bien adaptées avec le temps).

D’autres écritures sont possibles pour écrire le français, notamment avec l’alphabet Braille (qui nécessite une adaptation de l’orthographe française existante, car le Braille est plus limitatif et apporte des contraintes propres à son utilisation).

Les transcriptions purement phonétiques utilisent l’alphabet phonétique international (API), mais elles sont utilisées uniquement pour préciser la prononciation (généralement uniquement sur le plan phonologique pour permettre une intercompréhension suffisante, et non la transcription phonétique exacte qui dépend de l‘accent régional du locuteur). La transcription est assez facile aussi dans les alphabets grec et cyrillique grâce à l’existence de normes (utilisées pour la transcription officielle des toponymes et noms français), mais plus délicate et imprécise avec les écritures sémitiques (dans les langues qui utilisent ces écritures, l’écriture française normalisée est le plus souvent conservée.)

Orthographe latine normalisée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Orthographe française.

L’Académie française et des institutions analogues d'autres pays francophones ont approuvé une série de rectifications orthographiques proposées en 1990 par un rapport du Conseil supérieur de la langue française. Ces rectifications portent sur moins de 3 % du vocabulaire. En outre, l’Académie française souligne que ces rectifications n’ont pas de caractère obligatoire, mais qu’elles sont recommandées.

De tous temps, l’orthographe du français a subi de nombreuses rectifications, mais l’habitude littéraire d’adapter les ouvrages dans l’orthographe officielle du moment donne une impression de continuité que la langue française écrite, en fait, n’a jamais eue. Ces rectifications orthographiques du français ont pour objectif de rendre le français plus « logique » et plus moderne tout en respectant l’étymologie, mais aussi d’influer des règles précises pour la création de nouveaux termes. Ainsi les rectifications orthographiques de 1990 recommandent, par exemple, l’orthographe « chaine » plutôt que « chaîne » où le « î » ne sert à rien et ne se justifie nullement par l'étymologie.

Dans les faits, ces rectifications ne sont pas toujours suivies. La plupart des francophones s’en tient encore à l’orthographe traditionnelle. Cependant, bien que très contestées, de nouvelles pratiques d'orthographes alternatives et non-officielles ont suscité un certain intérêt auprès de personnes frustrées par une orthographe qu'ils préféraient être plus conforme à la langue parlée[réf. nécessaire] (comportant moins de lettres muettes, par exemple) et surtout plus faciles à apprendre.

Les nouvelles technologies de communication (sur des téléphones portables, notamment) ont vu le développement de nouvelles méthodes orthographiques (surtout par les jeunes), tentant à minimiser le nombre de lettres écrit dans un message SMS (Service de messagerie court des téléphones, limitant comme le télégramme la longueur des messages) initialement pour gagner en rapidité et surtout minimiser le coût de l'envoi mais cela n'est plus d'actualité avec les offres "SMS illimité" de nombreux opérateurs et l'apparition de la saisie intuitive même si nombreux sont encore les gens à l'utiliser surtout par ignorance de l'orthographe et par habitude plus que par réelle utilité.

Ordre alphabétique[modifier | modifier le code]

Tri primaire - , ; : ! ? . " ( ) [ ] { } §
Tri secondaire
Tri tertiaire _ ´ ` ˆ ˜ ¨ . . . " «  »

Suite de la table :

Tri primaire @ * / \ & # % ° + ± ÷ × < = > | $ £ 0 1 2 3 4 5 6 7 8 9
Tri secondaire
Tri tertiaire

Suite de la table :

Tri primaire a a e b c d e f g
Tri secondaire a à â æ c ç e é è ê ë
Tri tertiaire a A à À â Â æ Æ b B c C ç Ç d D e E é É è È ê Ê ë Ë f F g G

Suite de la table :

Tri primaire h i j k l m n o o e p q r
Tri secondaire i î ï n ñ o ô œ
Tri tertiaire h H i I î Î ï Ï j J k K l L m M n N ñ Ñ o O ô Ô œ Œ p P q Q r R

Suite de la table :

Tri primaire s t u v w x y z
Tri secondaire u ù û ü y ÿ
Tri tertiaire s S t T u U ù Ù û Û ü Ü v V w W x X y Y ÿ Ÿ z Z

L’algorithme de tri est multi-niveau, conformément à la spécification des algorithmes d’ordonnancement normalisés UCA (d’Unicode) :

  1. dans un premier temps, les différences de casse et d’accents sont ignorées, de même que, pour certains types de tri, tous les séparateurs de mots et la ponctuation. L’alphabet français utilise des digraphes et trigraphes pour noter certaines lettres ; cependant, ils ne sont pas considérés comme des lettres distinctes de l’alphabet (comme c’est le cas en breton). Toutes les lettres latines ne sont pas utilisées, mais peuvent apparaître dans des mots importés (notamment des noms propres et toponymes non traduits, mais le plus souvent transcrits littéralement depuis une autre écriture) : ces mots, qui contiennent des lettres supplémentaires (comme þ, etc.) après ceux contenant les autres lettres sont alors classés ; cependant certains dictionnaires peuvent classer ces lettres latines supplémentaires d’après leur translittération dans l’alphabet de base, comme þ, la lettre nordique thorn, classé comme th) ;
  2. en français (comme en breton), les différences secondaires (d’accents principalement) seront normalement triées en comparant d’abord les derniers caractères des textes ou mots à classer, et non les premières lettres de ces textes ;
  3. enfin les séparateurs de mots, la ponctuation, les symboles et les différences de casse et accents sont considérés dans le sens de lecture normal.

L’orthographe française utilise l’ensemble des lettres de base de l’alphabet latin (sur fond vert ci-dessous) et leurs variantes (sur fond blanc) et les séparateurs orthographiques (en jaune, dont l’espace ; les autres symboles de ponctuation sont traités comme l’espace) ; les symboles mathématiques et monétaires (sur fond orange) sont classés avant les chiffres. Les nombres sont écrits avec les chiffres décimaux arabo-européens (sur fond bleu).

La table ci-dessous (conforme à la table d’ordonnancement par défaut d’Unicode (DUCET), seulement adaptée pour l’alphabet de base français et le cas particulier de ligature œ qui n’est pas considérée comme une lettre de l’alphabet français mais une forme typographique recommandée ; l’ordonnancement par défaut d’Unicode classe déjà la ligature spécifiquement française œ comme deux lettres) ne liste aucune autre lettre empruntée à une autre langue : d’autres caractères spécifiques peuvent être aussi employés tels que des ligatures purement typographiques non différenciées sur les plans alphabétique et orthographique, différents symboles techniques, des signes de ponctuation supplémentaires, et des lettres empruntées à d’autres langues que le français. Les caractères ignorés durant les premiers niveaux de tri (ou traités pour ce niveau comme s’ils étaient d’autres caractères indiqués en italique et traités pour cette phase comme ces caractères séparés) sont marqués d’un fond gris pour ces phases.

Spécificités typographiques[modifier | modifier le code]

Plusieurs conventions typographiques ont souvent la force de convention orthographique en français, et font l’objet de corrections fréquentes, destinées à préciser le texte écrit.

Espaces et tirets séparant les paragraphes, phrases et mots[modifier | modifier le code]

Au sein d’un même paragraphe, les phrases doivent être terminées par des ponctuations finales (qui sont le point, le point d’exclamation, le point d’interrogation et les points de suspension). Deux paragraphes de même niveau ne sont normalement pas séparés si ceux-ci se terminent par une virgule, un point-virgule ou un signe deux points ; ces signes lient ensemble deux phrases qui se complètent mutuellement, et une espace simple et sécable suit ces ponctuations séparatrices mais non finales.

À l’exception des paragraphes de titres, quand ils ne forment pas une phrase complète, et des paragraphes introduisant une liste (qui devraient être terminés par une ponctuation non finale, c’est-à-dire le plus souvent un signe deux points, parfois un point-virgule), tous les paragraphes doivent être terminés par une ponctuation finale. Une même phrase ne devrait pas être coupée en deux paragraphes distincts.

Cependant, dans les listes à puces ou numérotées, les sous-paragraphes constituant les éléments de la liste et terminés sont séparés par une virgule ou un point-virgule, si la liste entière complète la phrase commencée dans un paragraphe précédant cette liste énumérative[Note 7]. Les listes, qu’elles soient énumératives ou non, ne devraient comporter aucun élément non terminé par une ponctuation, ne serait-ce qu’une virgule ou un point-virgule ; le dernier élément de la liste se terminera toujours par un point (sauf si la phrase se poursuit dans le paragraphe suivant après la liste elle-même, qui n’en est qu’une partie et qui devrait se limiter à une simple énumération).

Entre deux phrases d’un même paragraphe, l’espace qui sépare la première phrase (terminée par une ponctuation finale) de la phrase suivante est préférablement une espace simple et sécable (contrairement aux conventions typographiques anglaises qui préfèrent une espace agrandie, ou bien deux espaces simples dans les textes dactylographiés). Si une séparation sémantique est vraiment nécessaire en français, on[Qui ?] préférera séparer les phrases dans deux paragraphes distincts ; dans les autres cas, une séparation par une espace élargie n’est pas nécessaire dans les textes en français.

Entre les mots d’une même phrase, ou après une virgule, avant ou après une citation au sein d’une phrase, un espace simple sécable est utilisé. Aucun espace ne doit être mis entre un mot et une ponctuation simple (virgule en milieu de phrase ou point en fin de phrase), les deux éléments étant inséparables même en cas de césure. Les seules ponctuations qui peuvent être précédées d’une espace simple sont les ponctuations ouvrantes (de parenthèses, crochets, accolades, guillemets, ou tiret cadratin d’aparté) ; cette espace simple est même nécessaire si cette ponctuation n’est pas en tête de paragraphe mais introduit et sépare un sous-paragraphe au milieu ou à la fin d’une autre phrase.

Aucune espace ne sépare le trait d’union reliant les mots d’un même mot composé ; il en est de même pour le tiret demi-cadratin séparant les deux bornes d’un intervalle (de date, ou de lieux distincts).

Espace fine insécable française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : espace fine.

Cette espace fine insécable française devrait toujours être placée avant tous les signes de ponctuation comportant deux glyphes séparés (à l’intérieur des guillemets doubles, et avant le point-virgule, les deux points, le point d’exclamation et le point d’interrogation).

L’espace fine insécable devrait aussi être utilisée comme séparateur de groupement de chiffres, tels que les milliers dans les nombres cardinaux ou les numéros de téléphone ou d’identification (au lieu de l’espace simple souvent jugée trop large car elle peut permettre l’insertion d’un chiffre dans l’espace laissé vide, voire d’une virgule décimale si le nombre est initialement écrit sans décimales, mais surtout car l’espace simple est sécable et la césure des nombres est généralement indésirable sauf là où elle est explicitement utilisée pour les très grands nombres). Les années sont des nombres ordinaux (non cardinaux, car ils n’indiquent pas une quantité mais un rang exact) et on ne doit donc pas y séparer le chiffre des milliers par une espace (cette convention n’est pas requise pour les années préhistoriques ou futures très lointaines car ce sont des estimations scientifiques quantitatives).

Règles de césure françaises[modifier | modifier le code]

Article détaillé : césure (typographie).

La césure d’un texte long peut se faire partout où figure une espace sécable entre deux mots. Elle laisse cette espace en fin de ligne, et commence la ligne suivante directement avec le mot qui suit cette espace. Il est donc permis de couper les phrases. Si cela n’est pas suffisant, la césure française au milieu d’un mot s’écrit avec un petit tiret de césure (semblable au trait d’union des mots composés) uniquement après la première partie du mot coupé, et aucun tiret au début de la ligne suivante où le mot se poursuit. Les conventions typographiques déconseillent fortement la césure si celle-ci laisse une syllabe de seulement une lettre ou deux séparée du reste du mot (que cette syllabe soit au début du mot et en fin de ligne, ou en fin de mot et en début de ligne), car cela rend la lecture plus difficile. Certains éditeurs permettent d’imposer d’autres contraintes typographiques, en augmentant le nombre de lettres suffisantes pour détacher une syllabe d’un mot.

Les règles de césure semblent assez intuitives en français pour les locuteurs natifs qui savent reconnaître les syllabes : une césure peut être uniquement effectuée entre deux syllabes. Cependant cela doit correspondre aux syllabes morphologiques et non aux syllabes phonétiques qui peuvent attacher deux morphèmes distincts composant le même mot. De plus des césures sont jugées indésirables si le mot ainsi coupé peut être interprété comme deux mots composés prenant un autre sens (par exemple « consacré » ne peut être coupé en « con-sacré »). Cela nécessite donc un dictionnaire de césures ou la connaissance de la langue pour trouver les nombreuses exceptions à la règle phonétique simple.

De même, une césure peut être effectuée après le trait d’union reliant les mots d’un mot composé, ou après le tiret demi-cadratin séparant les bornes d’un intervalle (sans ajouter aucun tiret supplémentaire pour la césure elle-même). La césure est interdite avant ou après une apostrophe d’élision placée entre deux mots attachés ensemble et dont les lettres avant et après l’apostrophe forment une même syllabe phonétique.

Apostrophe française[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Apostrophe.

Le français ne différencie normalement pas (orthographiquement) les trois formes typographiques différentes de l’apostrophe ; cependant, la forme typographique hautement recommandée est orientée et non verticale, utilisant le même signe (généralement en forme de petit 9 plein en exposant, parfois aussi en forme de coin fin orienté vers la base du caractère à sa gauche, c’est-à-dire comme une virgule haute) que le signe simple de ponctuation à droite d’une citation courte. Toutefois, les claviers français ne permettent souvent pas de la saisir : l’apostrophe dactylographique (en forme de coin vertical orienté vers le bas) est donc très souvent présente dans les textes français.[réf. nécessaire]

L’apostrophe française marque l’élision grammaticale des dernière lettres muettes de mots très courants dont le e final n’est normalement pas muet (mais le devient avant le mot suivant dont l’initiale est une voyelle ou un h muet non aspiré) : cette élision contextuelle est obligatoire à la fin des mots « ce », « de », « jusque », « le », « lorsque », « me », « ne », « puisque », « que », « se », « te » et supprime non seulement leur e final, mais aussi l’espace qui le sépare du mot suivant, remplacé par cette apostrophe d’élision (on observe une règle similaire d’élision marquée par l’apostrophe en italien). L’élision est utilisée aussi dans certains mots composés comme « grand’rue » ou le mot autrefois composé « aujourd’hui » (devenu inséparable et un mot unique, le terme « hui » du vieux français ayant totalement disparu partout ailleurs en français moderne).

L’usage de l’apostrophe en tant que signe de ponctuation est donc très fortement déconseillé en français (sauf pour quelques documents techniques adoptant des conventions syntaxiques spécifiques) ; il en est de même pour le signe de sens opposé (en forme de petit 6 ou de coin penché vers la base de la lettre suivante), bien que ce dernier ne représente pas correctement une apostrophe française.

Citations et guillemets[modifier | modifier le code]

Article détaillé : guillemet.

… Pour encadrer les citations, le français utilise les guillemets doubles (en chevrons «…» pour la citation principale, en forme de doubles apostrophes hautes “…” pour les citations internes) qui devraient être séparés du texte cité par une espace fine insécable française (dont la largeur devrait être d’au moins un sixième de em, contrairement à la typographie anglaise où cette fine n’excède pas un huitième de em, et peut donc être omis si la fine anglaise n’est pas supportée : c’est souvent le cas car les signes de ponctuation qui nécessitent cet espace fine incluent déjà cette espace suffisante dans le glyphe présent dans les polices de caractères utilisées). Cependant, il est admis d’utiliser en français une espace insécable normale.

Écriture des nombres simples dans les textes français[modifier | modifier le code]

Pour les petits nombres entiers positifs ou nuls (exprimables par un seul mot), il est d’usage de les écrire en toutes lettres plutôt qu’en chiffres dans les textes (de « zéro » à « seize », « vingt », « cent » et « mille », voire « mil » pour le nombre ordinal uniquement) ; cependant les nombres romains (en lettres latines capitales) sont systématiquement utilisés pour les nombres ordinaux représentant un ordre de règne, et souvent aussi pour un numéro de volume, de tome, ou de chapitre. Exceptés les nombres qui doivent être écrits en chiffres romains, les dates qui peuvent être écrites en chiffres et les quelques cas particuliers, comme les citations d’un texte où un nombre est écrit en chiffres, écrire un nombre en chiffres est une faute de français.

Lettres majuscules et lettres en capitales[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Capitale et majuscule.

La distinction entre lettre minuscule (bas de casse) et lettre capitale (ou petite capitale ou majuscule) n’est pas sémantique mais typographique selon des conventions très strictes en français dictées par la grammaire (contrairement à l’anglais où ces conventions typographiques varient suivant les pays et les sources).

La distinction sémantique entre lettre majuscule et lettre minuscule revêt un caractère obligatoire et unique en français (mais aussi en anglais) ; elle est utilisée comme distinction significative dans les dictionnaires français dont les entrées principales écrivent toutes les lettres minuscules (sémantiques) en lettres minuscules (typographiques) et toutes les lettres majuscules (sémantiques) en lettres capitales (typographiques) :

  • la lettre majuscule (sémantique) est utilisée systématiquement pour la seule lettre initiale des mots significatifs des noms propres (noms de famille, prénoms), toponymes, gentilés et ethnonymes, titres d’œuvres, et certaines désignations honorifiques placées avant le nom (par exemple, Monseigneur ou Maître) ou leur abréviation (par exemple, Mgr pour Monseigneur, Me pour Maître), à l’exception des articles définis et adverbes qui peuvent s’articuler et se contracter. Les autres lettres des constituants de noms propres sont toutes des minuscules (sémantiques). Les majuscules sont également utilisées pour toutes les lettres des sigles imprononçables autrement que lettre à lettre, et pour toutes les lettres, ou seulement la première, des acronymes ;
  • les mots communs français sont orthographiés entièrement sans aucune majuscule quel que soit le contexte.

Les lettres minuscules (sémantiques) s’écrivent normalement en minuscules (typographiques) partout où c’est possible en français (mais peuvent s’écrire aussi en petites capitales pour certains paragraphes utilisant ce style), et seulement dans certains cas très précis en capitales : une lettre minuscule (sémantique) s’écrira en capitale si, et seulement si, c’est l’initiale du premier mot d’une phrase (ou d’un titre principal) et dans ce cas on ne doit pas l’écrire non plus en petite capitale. L’anglais est beaucoup plus permissif et autorise la capitalisation de toutes les minuscules initiales de tous les mots ou seulement de certains mots, voire aucun.

Les lettres majuscules (sémantiques) s’écrivent toujours en lettres capitales, jamais en lettres minuscules typographiques (c’est alors une erreur orthographique en français), et normalement jamais en petites capitales (sauf parfois si tout le paragraphe est écrit en petites capitales, mais il est hautement recommandé même dans ce cas de conserver l’écriture capitale de toutes les majuscules).

Littérature[modifier | modifier le code]

Parmi les œuvres majeures, on peut citer :

Étude de la langue française[modifier | modifier le code]

La discipline qui s’occupe du français est une subdivision de la linguistique romane : la linguistique française.

Les principales revues s’occupant de linguistique française sont, en France, Le Français moderne et Langue française.

Usage et licéité de la langue française[modifier | modifier le code]

Dans certains pays, le législateur a réglementé l'usage de la langue.

Au Québec les principales législations sur l'usage de la langue française sont codifiées dans la Charte de la langue française (L.R.Q., chapitre C-11[323]).

En France, ce rôle est tenu par la loi no 94-665 du 4 août 1994 relative à l'emploi de la langue française [324]

Ces textes régissent notamment le rapport aux administrations, au droit des consommateurs et au droit des salariés. Ils sont non contraignants dans d'autres domaines.

Citations[modifier | modifier le code]

« la langue française court le monde, [...] elle est « plus délectable à lire et ouïr que nulle autre »

— M. da Canale, chroniqueur vénitien de la fin du XIIIe siècle[325]

« la parlure plus délitable et commune à toutes gens »

— Brunetto Latini dans Le Livre du Trésor

« Ma patrie, c’est la langue française »

— Albert Camus, quelques jours après avoir reçu le prix Nobel de littérature à Stockholm, le 10 décembre 1957

« Le français permet la magistrature de l'essentiel. »

— Le pape Paul VI au philosophe français Jean Guitton[326]

« Parce que nous sommes des métis culturels. Parce que si nous sentons en nègre, nous nous exprimons en français, parce que le français est une langue à vocation universelle, la langue de la civilisation de l’universel. »

— Léopold Sedar Senghor, dans Éthiopiques, en réponse à la question « Pourquoi écrivez-vous en français ? »

« Après tout, même riche d'incomparables potentiels, la langue française n'est pas indispensable : le monde a bien vécu avant elle. Si elle devait céder la place, ce serait précisément à des langues mieux adaptées aux besoins réels et immédiats de ceux qui la délaisseraient. »

— Bernard Kouchner, Ministre des Affaires étrangères de 2007 à 2010[327]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Exemple : « courriel » est aussi utilisé en dehors du Québec
  2. Message indésirable.
  3. Courrier ou message électronique.
  4. Conversation par Internet.
  5. Téléchargement.
  6. Lecteur électronique.
  7. Il ne devrait y avoir au sein de cette phrase introductive ou de la liste aucune ponctuation finale, en dehors des citations qui doivent être encadrées.

Références[modifier | modifier le code]

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    L'auteur est docteur en histoire contemporaine à l'Université de Gand.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis), Pierre Vandernoot (Université libre de Bruxelles), Roel De Groof (Vrije Universiteit Brussel).
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    L'auteur est chercheur au Centre de droit public de l'Université libre de Bruxelles.
    Rédaction : Els Witte (Vrije Universiteit Brussel), André Alen (Katholieke Universiteit Leuven), Hugues Dumont (Facultés universitaires Saint-Louis) & Rusen Ergec (Université libre de Bruxelles).

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  314. L’usage des langues à Bruxelles et la place du néerlandais. - Rudi Janssens, Brussels Studies no 13, 7 janvier 2008 [PDF] (voir archive)
  315. Le paysage linguistique en Suisse - Office fédéral de la statistique, avril 2005
  316. Recensement de 2006 : Évolution de la situation linguistique au Québec - Statistique Canada
  317. « Le respect de la langue française » sur le site du CSA
  318. « Quel avenir pour la langue française dans les médias audiovisuels ? » sur le site du CSA
  319. Henriette Walter, Gérard Walter, Dictionnaire des mots d’origine étrangère, Paris, 1998
  320. Prééminence de l'anglo-américain dans le vocabulaire des affaires
  321. 126 004 noms communs, 47 449 adjectifs, 31 123 noms propres, 22 162 verbes…
  322. Études littéraires
  323. http://www2.publicationsduquebec.gouv.qc.ca/dynamicSearch/telecharge.php?type=2&file=/C_11/C11.html
  324. http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=LEGITEXT000005616341&dateTexte=vig
  325. Livre : Le souffle de la langue: voies et destins des parlers d'Europe : par Claude Hagège Disponible sur google livre
  326. cité par Xavier Deniau, La Francophonie, Éd. PUF, coll. Que sais-je ?, 1998, 4e édition
  327. « L'Anglais, avenir de la francophonie », page 151 dans Deux ou trois choses que je sais de nous, Éditions Robert Laffont (ISBN 2-221-10645-8)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Jeux de langue[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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