Poitevin-saintongeais

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Poitevin-Saintongeais
Parlée en France
Région Vienne, Deux-Sèvres, Vendée, Charente, Charente-Maritime, extrême ouest de la Dordogne, nord et est de la Gironde, sud de la Loire-Atlantique, et nord-est du Lot-et-Garonne (petite gavacherie).
Typologie SVO
Classification par famille
Échantillon
Article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme (voir le texte en français)

Le munde trtouts avant naeçhu libres trtouts parélls den la dégnetai é den lés dréts. L'avant de l'aeme é de la cunsience é le devant coméyàe trtouts fratrnaument.

Le poitevin-saintongeais, ou parlanjhe, est une langue de la famille des langues d'oïl. Plus spécifiquement, le terme recouvre l'ensemble linguistique d’entre Loire et Gironde, réunissant parlers poitevins et saintongeais, dont l'unité (relative) a été mise en évidence dès le début du XIXe siècle[1], et réaffirmée par d'autres auteurs, en particulier saintongeais ou angoumoisins, durant le reste du XIXème siècle[2]. Cette unité a ensuite été confirmée tout au long des XIXe et XXe siècles par des travaux d'universitaires des universités de Liverpool[3], Angers[4] Poitiers[5], Lyon[6], Nantes[7], et Clermont-Ferrand [8], ou de l'Institut national de la langue française de Nancy[9].

Le terme poitevin-saintongeais, attesté dès 1905[10], a été vulgarisé dans les années 1970 pour donner une nouvelle impulsion au poitevin et au saintongeais, en particulier à la SEFCO, où on trouve, en 1972 par exemple, le terme poitevin-saintongeais sous la plume de Pierre Bonnaud, universitaire auvergnat spécialiste de l'auvergnat[11], et d'origine saintongeaise[12], dans « Correspondances phonétiques morphologiques et lexicales entre le poitevin-saintongeais et l'occitan »[13].

Le poitevin-saintongeais, à la suite de son introduction en 1999 dans le rapport Cerquiglini[14] apparaît dans la Liste officielle des Langues de France, puis y est remplacé entre début 2007 et début 2010, par le poitevin et le saintongeais, alors langues de France dans la classification du ministère de la Culture. Le poitevin-saintongeais réapparaît dans la liste des langues de France, début 2010, sous le libellé suivant : « poitevin-saintongeais, dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais » [15].

Le poitevin-saintongeais apparaît dans la liste de langues de L’Atlas 2009 international des langues en péril, publié par l'UNESCO[16]. Il est enseigné à l'université de Poitiers[17].

Le poitevin-saintongeais est parlé sous ses variétés poitevin ou saintongeais[18] en Poitou-Charentes, dans la Vendée, dans le nord de la Gironde (Pays Gabaye du Blayais et du nord Libournais), dans le sud de la Loire-Atlantique (Pays de Retz), dans quelques communes d'Indre (vers Le Blanc, Bélâbre, Argenton-sur-Creuse), dans l'extrême ouest de la Dordogne aux alentours de La Roche-Chalais[19], et sur le bord du département de Lot-et-Garonne proche de l'enclave saintongeaise de Monségur en Gironde, ainsi qu'autrefois à la pointe de Grave[19]; en somme, dans les anciennes provinces du Poitou, de l'Aunis, de l'Angoumois et de la Saintonge, en France[20]. Le poitevin et le saintongeais ont eu une influence dans le québécois, l'acadien et le cadien.

Controverse[modifier | modifier le code]

En février 2007, la DGLFLF a reconnu le saintongeais et le poitevin comme langues de France, entraînant une polémique sur cette individualisation du saintongeais par rapport au poitevin. Une demande en ce sens a été faite auprès de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (ministère de la Culture et de la Communication) par le Collectif pour la défense de l’identité saintongeaise.
La réponse de Xavier North, délégué général de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, datée du 27/02/2007, fut la suivante : « Il me semble par conséquent légitime de faire droit à votre demande de reconnaissance, […]. Le saintongeais figurera donc dans la liste des langues de France utilisée par la DGLFLF, au même titre que le poitevin et les autres langues d’oïl.»[21]

Le président de Défense et promotion des langues d’oïl (association nationale fédérant les langues d’oïl dont le poitevin-saintongeais), fit part de son étonnement à la Délégation générale à la langue française et aux langues de France. Voilà la réponse donnée, le 26/04/2007, par le même Xavier North : « Ma décision ne vaut bien entendu que pour la liste de langues diffusées par mes services (et qui n’a d’ailleurs pas de valeur juridique) : au sein des langues d’oïl, une virgule y prend la place d’un trait d’union. […] Il va de soi que l’appellation “poitevin-saintongeais” garde toute sa légitimité partout où elle est reçue : nous savons que la vitalité d’une langue ne se décrète pas, et que les noms qu’on lui donne sont de peu d’importance par rapport aux œuvres de l’esprit qui s’expriment en elle. »[22]

Pour mieux cerner la position de la DGLFLF, reportons nous à son site internet, et consultons le document intitulé Méthodes d’apprentissage des langues de France. Dans le chapitre intitulé Langue(s) d’oïl, où le « s » entre parenthèses est déjà un premier symbole de la difficulté à nommer ces langues, nous trouvons tour à tour les chapitres suivants :

Nous constaterons déjà que l’ensemble « poitevin et saintongeais » est mis sur le même plan que le normand, ou le picard. Voici l’analyse qu’on y trouve de la situation du « poitevin et saintongeais » : « ce parler d’oïl (on notera le singulier) couvre une région importante et est subdivisé en plusieurs dialectes intercompréhensibles. Il concerne de nombreux locuteurs. Il est lui aussi scindé entre plusieurs régions administratives, les Pays de la Loire (département de Vendée), le Poitou-Charentes et l’Aquitaine (Nord de la Gironde). »[23]

Pour certains on se trouve en présence d’une seule langue poitevine, aujourd'hui appelée à tort « poitevin et saintongeais » (ou poitevin-saintongeais), et qu'en son sein, il existe plusieurs petites nuances locales, et particulièrement un dialecte saintongeais. Pour d'autres, le saintongeais et le poitevin sont deux langues d'oïl différentes, ayant chacune donnée une littérature et les différences très marquées empêchant l'intercompréhension. Enfin pour d'autres encore, le saintongeais et le poitevin sont des langues proches, réunies au sein d'un ensemble linguistique d'entre Loire et Gironde, ensemble que certains qualifient de langue poitevine-saintongeaise ou poitevin-saintongeais.

Pour les locuteurs du saintongeais qui ont défendu la reconnaissance du saintongeais comme langue de France (regroupés dans le « Collectif pour la Défense de l’Identité Saintongeaise » et son journal Xaintonge), le poitevin-saintongeais est une invention d’universitaires poitevins pour les besoins de la création de la région Poitou-Charentes. Pour eux le terme poitevin-saintongeais aurait été créé dans les années 1970 par des Charentais et des Poitevins soucieux de donner une nouvelle impulsion à la langue poitevine (Mais maintenant on sait que ce terme est bien antérieur, on le trouve dès 1905 :[10]). Le nouveau terme « poitevin-saintongeais » devait être le terme de l'union. Une langue dans laquelle les Saintongeais, pas plus que les Poitevins ne se reconnaissent. Toujours d'après eux, aucune œuvre littéraire dans cet idiome à part un dictionnaire et une grammaire.

Entre 2007 et fin 2009, le poitevin-saintongeais cesse d'apparaître dans la liste des langues de France, langues d'oïl, depuis début 2007, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLF), service du ministère de la Culture.

À noter qu'une publication plus récente de la DGLFLF, en 2009, utilise encore l'appellation poitevin-saintongeais [24].

Le poitevin-saintongeais réapparaît dans la liste des langues de France, langues d'oïl, début 2010, sur le site de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), service du Ministère de la Culture, sous le libellé suivant : « poitevin-saintongeais, dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais » [25].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Coquebert de Mombret : Essai d'un travail sur la géographie de la langue française, dans Mélanges..., 1831 : « bien que les habitans de la Haute-Bretagne (auxquels les bretons bretonnants donnent le nom de Gallots) ne parlent pas un français bien pur, on ne peut mettre le leur au rang des patois proprement dits, puisque les expressions qui le caractérisent se retrouvent dans les auteurs du XVe et du XVIe siècle tels que Rabelais […]. Mais à quelques distance au-delà de la Loire commence le patois poitevin usité dans les départements de la Vendée, des Deux-Sèvres, et de la Vienne, et auquel succède, comme simple variété, le patois saintongeois en usage dans la partie orientale [sic : il voulait évidemment écrire : occidentale] des deux départements de la Charente […]. À l’est du pays occupé par le patois poitevin se trouve le Berri qui n’a pas de patois particuliercopie numérisée sur Google Livres
  2. Le Saintongeais Pierre Jônain dans son Dictionnaire du patois saintongeais paru en 1869 (remarque en intro page 4); le Charentais Boucherie (natif de Challignac près de Barbezieux) dans son ouvrage Le dialecte poitevin au XIIIe siècle paru en 1873 : « Fallot a désigné sous le nom de dialecte poitevin l’ancienne langue écrite des provinces du Sud-Ouest, comprises entre l’embouchure de la Loire et celle de la Gironde. Il serait plus exact de l’appeler dialecte saintongeais, parce que c’est à la Saintonge et spécialement à l’Aunis qu’appartiennent la plupart des documents authentiques qui nous l’ont conservé. Cependant, comme le Poitou était la plus importante des provinces du Sud-Ouest, et que la classification et la dénomination des dialectes de la langue d’oïl, telles que les a établies Fallot, ont été acceptées par les philologues, j’ai cru qu’il fallait me conformer à la tradition. Je comprends donc sous le nom de dialecte poitevin la langue écrite de l’ancien Poitou, de l’Aunis, de la Saintonge et de l’Angoumois. » ; De Tourtoulon et Bringuier dans La Limite de la langue d'oc et de la langue d'oïl paru en 1876 (remarque page 22); le folkloriste charentais Jérôme Bujeaud (né à Angoulême) dans son ouvrage Chants et chansons populaires des provinces de l’Ouest, Poitou, Saintonge, Aunis et Angoumois paru en 1895 : « dans ce vaste et plantureux pays qui se nommait jadis l’Angoumois, l’Aunis, la Saintonge et le Bas-Poitou, vous signalerez peu de différences génériques de langage, mais seulement des diversités de prononciation qui ne seront jamais assez tranchées pour empêcher un paysan de l’une de ces provinces de comprendre les paysans des autres provinces, ses voisines ».
  3. En 1926, dans La rencontre des langues entre Loire et Dordogne, dans : Le Centre-Ouest de la France, encyclopédie régionale illustrée, le linguiste charentais André-Louis Terracher (né à Vindelle près d’Angoulême), professeur à l’université de Liverpool puis recteur de l’université de Dijon, résumait la situation en ces termes : « Il suffit de parcourir les cent premières cartes de l’Atlas linguistique de la France de MM. Gilliéron et Edmont pour s’apercevoir que les parlers du Centre-Ouest (Poitou, Aunis, Saintonge et Angoumois) gardent, aujourd’hui encore et à les prendre d’ensemble, une indéniable originalité. Comme toutes les originalités, elle s’affirme dans ce qu’ils ont en propre, dans ce qui ne se retrouve normalement ni au nord de la Loire (Touraine et Anjou), ni aux lisières occidentales du Massif Central (Limousin et Périgord), ni au sud de la Gironde et de la Dordogne (Gascogne), à savoir : des termes spéciaux (tels que brelière, anse de panier, ou borde, arête de poisson), des déplacements très particuliers d’accent (par exemple, dans les troisièmes personnes du pluriel des verbes : i devant, ils doivent ; il avant, ils ont), etc. Mais cette originalité est faite encore – et pour une part tout aussi importante sans doute – de l’accord qu’offrent alternativement ces parlers, soit avec ceux de l’ouest de la langue d’oïl (de la Manche à la Gironde règne le type j’allons, nous allons, tandis que le Limousin emploie n’ ou nous comme pronom sujet des premières personnes du pluriel, que le Midi n’exprime pas ; aller, avoine… s’y opposent à ana, civada… du sud et de l’est), - soit avec ceux de la langue d’oc (des Pyrénées à la Loire abeille contraste avec l’avette tourangeau et angevin et la mouche à miel du Berry et de l’Orléanais ; fisson, aiguillon de guêpe, vergne, aune, se disent aussi en Limousin et au Midi, mais ne dépassent guère la Loire au nord ; cf. encore les types français aile, tel, brebis… qui sont, dans les pays d’ « au-delà Loire », ale, tau, oueille…) »
  4. A.-D. Poirier, professeur de philologie romane à l’université catholique d’Angers, dans Éléments d’unité : le parler, le folklore, l’art, dans La Revue du Bas-Poitou écrivait en 1941 : « Dans le Haut-Poitou, comme dans la Vendée, comme dans l’Aunis, la Saintonge et l’Angoumois, les mêmes termes, issus du dialecte, se retrouvent [...], avec la même physionomie, je pourrais dire, le même costume, en tout cas avec un air de proche parenté qu’un œil exercé saisit au passage. »
  5. En 1960, dans sa thèse intitulée L’évolution phonétique des parlers du Poitou, où il évoque « la zone poitevino-saintongeaise », Jacques Pignon, linguiste poitevin professeur à l'université de Poitiers (natif de Latillé dans la Vienne), déclare : « Il est évident que l’évolution phonétique des parlers poitevins et celle des parlers saintongeais est à peu près parallèle. Ils constituent, à l’ouest du domaine gallo-roman, une aire originale où se rencontrent, d’une part, traits d’oc et traits d’oïl, de l’autre quelques développements particuliers, inconnus dans les provinces limitrophes situées au Nord et au Sud. ». En outre Liliane Jagueneau, linguiste poitevine (née à Ulcot près de Thouars en Deux-Sèvres) professeur de poitevin-saintongeais et d’occitan à l’université de Poitiers, dans Les Traits linguistiques du poitevin-saintongeais, dans : La langue poitevine-saintongeaise : identité et ouverture, écrivait en 1994 « Tout d’abord le poitevin-saintongeais correspond aux cinq départements de Poitou-Charentes-Vendée, auxquels s’ajoute une partie du nord de la Gironde, le pays gabaye. […] les points du domaine poitevin-saintongeais sont suffisamment proches dans l’analyse (distance linguistique faible) pour être considérés comme formant un ensemble cohérent. Il n’apparaît pas en effet de partition entre la Vendée et le Poitou-Charentes, ni entre l’ensemble de la façade maritime et l’intérieur, ni entre le nord et le sud […]. […] il existe des différences entre le nord et le sud, mais elles sont moins nombreuses que les ressemblances. »
  6. Brigitte Horiot (linguiste spécialiste des parlers d’entre Loire et Gironde, CNRS et université Lyon-III) écrivait (dans Les Parlers du Sud-Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, Centre d’études linguistiques Jacques-Goudet, université Lyon-III, 1995, p. 228) en 1995 : «  La description linguistique du domaine de l’ALO [Atlas linguistique de l’Ouest : Poitou, Aunis, Saintonge, Angoumois] met en évidence l’existence entre Loire et Gironde d’un domaine linguistique important, forgé par sa situation géographique et par son histoire, et dont la particularité est d’être une marche entre le Nord et le Midi, entre les pays bretons et la région du Centre. »
  7. Pierre Gauthier linguiste vendéen (de Saint-Vincent-sur-Jar), professeur honoraire de l’université de Nantes, (dans Langue et littérature : la langue régionale : Les parlers vendéens dans l’espace linguistique poitevin-saintongeais, dans : Vendée, Encyclopédie Bonneton : écrit avec et Guy Perraudeau), partant de l’exemple vendéen, réaffirme en 2003 : « Rappelons d’abord que la Vendée, avant d’être un département, formait sous l’Ancien Régime, ce que l’on appelait le Bas-Poitou et que pour comprendre ce que sont les parlers vendéens, leur origine, leur vie, leur devenir, il faut les situer dans un espace linguistique, culturel et historique plus vaste, celui délimité par la Loire et la Gironde d’une part, l’océan Atlantique et le Massif central d’autre part, où vivent encore dans les zones rurales des parlers locaux d’une cohérence suffisante pour constituer une langue minoritaire, le poitevin-saintongeais. »
  8. En 2006 Pierre Bonnaud, professeur de géo-histoire à l'université de Clermont-Ferrand, au sein d’un article intitulé « Esquisse géohistorique du Poitou médioroman », dans le chapitre intitulé La langue régionale (au singulier, et qu’il nomme d’ailleurs « poitevin-saintongeais »), nous explique la double réalité (unité/diversité) : « Il est impossible de traiter séparément poitevin et saintongeais, mais ils sont à la fois solidaires et un peu distincts, tant dans leurs origines que dans leur évolution. La quasi-totalité des Charentes et le sud du Poitou ont eu parlé un langage voisin du limousin. De l’Aunis au Loudunais, il existait un langage voisin du Limousin, mais différent […]. Le poitevin […] a été relativement résistant […]. En Saintonge, la perturbation a été plus violente […]. Le saintongeais donne donc une impression à la fois plus méridionale (du fait de sa position ; il y a même un héritage gascon dans la Gavacherie du sud [enclave de Monségur] ) et plus francisée que le poitevin. En Poitou même c’est à l’Est (Seuil : couloir de passage ; Brandes aux sociétés paysannes moins compactes […] ) que la francisation est la plus importante, tandis que, toutes choses égales d’ailleurs, les “Plaines” [Niortais, Mellois…] aux sociétés plus stables ont conservé un profil dialectal plus original. » (N.B. : les passages entre parenthèses sont de l'auteur, les passages entre crochets sont des compléments explicatifs ajoutés ici.)
  9. Jean-Paul Chauveau de l'Institut national de la langue française de Nancy, (dans Unité et diversité lexicales dans l’Ouest, dans : Français de France et Français du Canada : Les parlers de l’Ouest de la France, du Québec et de l’Acadie, Centre d’études linguistiques Jacques-Goudet, université Lyon-III, 1995, p. 81) écrivait en 1995 : « Plus ou moins parallèlement à la Loire se révèle dans le sud du Nantais et de l’Anjou une zone notable de discordances lexicales. Toute une série de types lexicaux, qui couvrent de façon compacte et cohérente l’Angoumois, la Saintonge, l’Aunis et le Poitou, brusquement cessent d’avoir cours. »
  10. a et b Mémoires et documents de la Société de l’École des chartes : « comme en Poitevin-Saintongeais » : http://books.google.fr/books?cd=6&id=L_PVAAAAMAAJ&dq=poitevin-saintongeais+%C3%A9cole+des+chartes&q=poitevin-saintongeais, Phonétique historique du Français, volume 3, Pierre Fouché : « chai en poitevin-saintongeais : http://books.google.fr/books?id=XytcAAAAMAAJ&q=chai+en+poitevin-saintongeais&dq=chai+en+poitevin-saintongeais&cd=2, La Revue du Bas Poitou et des provinces de l’Ouest : « notre parler poitevin-saintongeais » : http://books.google.fr/books?id=a_JLAAAAMAAJ&q=notre+parler+poitevin-saintongeais&dq=notre+parler+poitevin-saintongeais&cd=4
  11. Actuellement professeur honoraire de l'université de Clermont-Ferrand. On lui doit un colossal travail lexicographique sur l'Auvergnat: http://books.google.fr/books?id=iIkx9IPwQD4C&printsec=frontcover&dq=Pierre+Bonnaud+dictionnaire&cd=1#v=onepage&q=&f=false
  12. Dans l'ouvrage Medioromanie : Etudes sur la France médiane : n°5 (2006) : Regards sur le Centre-Ouest publié en 2007 par le Groupe de Souvigny, Pierre Bonnaud écrit en page de garde : « Avec l'autorisation du groupe, le rédacteur [lui-même donc] dédie les textes de ce recueil à la mémoire de ses ancêtres paternels, originaires les uns de Coulonges-sur-l'Autize, les autres du Pays d'Arvert, et à son père, né à Javrezac (Charente). »
  13. Voir le résumé de Correspondances phonétiques morphologiques et lexicales entre le poitevin-saintongeais et l'occitan de Pierre Bonnaud sur le site du CNRS : http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=21885957
  14. http://www.culture.gouv.fr/culture/dglf/lang-reg/rapport_cerquiglini/langues-france.html
  15. Voir site de la DGLFLF Délégation générale à la langue française et aux langues de France, service du ministère de la CultureDGLF - Ministère de la Culture
  16. Voir l'article du journal Le Monde : http://springclo.wordpress.com/2009/02/18/langues-en-peril/
  17. Voir la présentation de l'enseignement du poitevin-saintongeais à l'université de Poitiers : http://www.metive.org/IMG/pdf/Langues_regionales_Faculte.pdf
  18. Sur le site de la DGLFLF, dans le document Méthodes d’apprentissage des langues de France, dans le chapitre « Langue(s) d’oïl », à l'article « Poitevin et saintongeais », on lit : « Comme le picard, ce parler d'oïl [on note le singulier pour "poitevin et saintongeais à la fois"] couvre une région importante et est subdivisé en plusieurs dialectes intercompréhensibles. Il concerne de nombreux locuteurs. Il est lui aussi scindé entre plusieurs régions administratives, les Pays-de-la-Loire (département de Vendée), Poitou-Charentes et l'Aquitaine (nord de la Gironde). » Voir la page : http://www.dglf.culture.gouv.fr/lang-reg/methodes-apprentissage/Listes_d_ouvrages_d_apprentissage/Langues_d_oil.htm
  19. a et b Ch. de Tourtoulon et O. Bringuier, Étude sur la limite de la langue d’oc et de la langue d’oïl, 1876. [Premier rapport à monsieur le ministre de l’Instruction publique, des Cultes et des Beaux-Arts]
  20. www.troospeanet.com/article.php3?id_article=148
  21. www.culture.gouv.fr/culture/dglf/lgfrance/lgfrance-presentation.htm
  22. http://www.arantele.org/bernancio/B91-p123.pdf
  23. http://www.dglf.culture.gouv.fr/lang-reg/methodes-apprentissage/Listes_d_ouvrages_d_apprentissage/Langues_d_oil.htm
  24. Références 2009. Les langues de France
  25. L'extrait concerné de la liste en question étant le suivant : « Langues régionales : alsacien, basque, breton, catalan, corse, flamand occidental, francique mosellan, francoprovençal, langues d’oïl (franc-comtois, wallon, champenois, picard, normand, gallo, poitevin-saintongeais [dans ses deux variétés : poitevin et saintongeais], lorrain, bourguignon-morvandiau), parlers d’oc ou occitan (gascon, languedocien, provençal, auvergnat, limousin, vivaro-alpin). » Voir site de la DGLFLF : DGLF - Ministère de la Culture

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