Lorrain

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Lorrain
Lorin
Pays France, Belgique
Région Lorraine et Lorraine Belge
Typologie SVO
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle langue régionale endogène de Belgique
Situation du lorrain parmi les langues d'oïl.

Le lorrain est une langue d'oïl, ensemble de dialectes romans de Lorraine, très peu usités de nos jours, bien que de plus en plus de personnes s'y intéressent, et qu'ils soient étudiés par les linguistes. Le lorrain déborde sur la frontière belge où il est appelé gaumais. Il était également parlé dans les hautes vallées des Vosges et il gardait là des formes archaïques comme la conservation des affriquées (tchaté pour château[1]) ; du côté alsacien, on distingue le patois welche apparenté aux parlers de l'Est vosgien.

Ne pas confondre le lorrain avec le francique lorrain, composé des divers dialectes germaniques de Lorraine.

Classification Linguasphere[modifier | modifier le code]

Pohhon.jpg

L'observatoire linguistique Linguasphere distingue sept variantes du lorrain :

Après 1870, les membres de l'académie Stanislas de Nancy ont relevé 132 variantes de patois lorrain entre Thionville au nord et Rupt-sur-Moselle au sud, ce qui signifie que les variantes principales se déclinent en sous-variantes.

Toponymes[modifier | modifier le code]

Quelques localités en Lorrain roman[modifier | modifier le code]

S'li en Sauneu (Silly-en-Saulnois), Aumanv'lé (Amanvillers), Auvlé (Avillers), Circo (Circourt), Ronco (Roncourt), Ansrevelle (Ancerville), Fieuvelle (Fléville), Lech'ire (Lixières), Méch'ly (Marsilly), Ma-lai-tô (Mars-la-Tour), Mékieuf (Mécleuves), Bieu (Beux), Monteu (Montoy), Augondange/Agondanche (Hagondange), Souagsonche (Xouaxange), Chaméni (Xermaménil), Lovni (Louvigny), Coïni (Colligny).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Louis Remacle, La différenciation dialectale en Belgique romane avant 1600, Bibliothèque de la faculté de philosophie et lettres de l’université de Liège, Presses universitaires de Liège, Librairie DROZ S.A, 1971 ; la Revue de Philologie française, au tome 18, p. 258, ne parle pas directement des Vosges mais cite « tchité » et « tchaté » en Haute-Saône pour « château ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lanher, Les Contes de Fraimbois, 1991. Recueil de contes humoristiques en lorrain.
  • Brondex & Mory, Chan Heurlin ou les fiançailles de Fanchon, éditions Serpenoise, Metz. Poème en patois messin en sept chants, illustré par Clément Kieffer.
  • Georges L'Hôte, Les fitabôles du pâpiche Contes de Lorraine-Moselle, Imprimerie Morin, Sarrebourg 1946.
  • Mory, D., Lo baitomme don piat fei de Chan Heurlin, Nouv. éd. par J. Th. Baron, Annuaire de la Société d'Histoire et d'Archéologie lorraine, Metz, XX, 1908, p. 121-151
  • Léon Zéliqzon, Dictionnaire des patois romans de la Moselle, éditions Serpenoise, Metz. Dictionnaire très complet et très sérieux sur une langue aujourd'hui presque disparue.
  • Patois de La Bresse, in Bulletin de la Société philomatique vosgienne, par J. Hingre (1903-1924).
  • Régis Watrinet, Patois romans de la Lorraine. Recueil d’expressions, proverbes, dictons, coutumes et traditions avec illustrations, imprimerie Léon Louis, Boulay, septembre 2008.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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